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Discours / meetingClémentine Autain· 11 janvier 2022 9 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

C. Autain avec les soignants de l'hôpital Ballanger

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « le président de la république qui au lieu de nous protéger au lieu d'apaiser au lieu de rassembler passe son temps à brutaliser à stigmatiser »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « on a régulièrement 30 fassions dans les couloirs là ce matin là ce matin on a trente patients dans les couloirs ça fait au moins un mois que ce même plus que c'est comme ça »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « jusqu alors les passions qu'ovide étaient mélangés avec les patients donc au vide donc ça me fait rire quand on entend le gouvernement qui dit oui c'est les non vaccinés qui propagent en premier lieu »
  • 1:56Invité politiqueChiffre
    « depuis ce quinquennat on a eu dix sept mille lits en moins dans les hôpitaux en france et que depuis la crise qu vide ce sont 500 lits en réanimation qui ont été supprimés »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « on a quinze patients qu'aux vide qui sont deux par box qui font leurs besoins les uns à côté des autres alors que ce sont des gens qui ne se connaissent pas »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « on vient seulement de finir de voir les patients qui sont là dans le couloir donc le service supplémentaire sans personnel attribué sans intimité pour les patients »
  • 4:38Invité politiqueChiffre
    « nous étions tombés d'accord sur une évaluation autour de cinq millions d'euros pour les j'ai acheté pour les trois établissements les occasions maintenant elle est revenue cinq cent mille euros »
  • 5:19Invité politiqueFait
    « le fait qu'on ait pas de purificateurs d'air que maintenant quand un gamin arrive et dit bah voila moi je suis voilà je suis je suis qu'à contacter qu'on l'envoie l'affirmer haut et qu'on aimait désolé on n'a pas le temps de faire les tests »
  • 7:06Invité politiqueFait
    « on n'est même pas assez de personnel pour recevoir et s'occuper des patients dire que c'est des urgences prioritaire qui attendent des fois une demi heure qu'on puisse les voir »
  • 7:41Invité politiqueFait
    « la dignité pour vous c'est aussi la reconnaissance de ce que vous faites et de ce que vous donnez et cette reconnaissance moi j'estime qu'aujourd'hui vous l'avez pas »

Temps de parole

  • Clémentine Autain100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

le président de la république qui au lieu de nous protéger au lieu d'apaiser au lieu de rassembler passe son temps à brutaliser à stigmatiser et des douanes et des choix politiques qui sont les siens parce que pendant qu'ils insultent une partie des français vous le savez mieux que moi nous n'avons toujours pas de masques ffp2 gratuits notamment dans les écoles mais même plus largement nous ne sommes pas dans une logique d'aller chercher les publics qui peuvent développer des comorbidités parce que les premiers qui sont pas vaccinés c'est quand même les plus âgés les plus de 80 ans et il faut aller les chercher parce que 40% d'entre nous a dit l'inserm ne n'est pas vacciner parce que ils ont ils rencontrent des difficultés pour accéder aux vaccins que maintenant nous avons se croirait dans un pays en développement on a en main devant les pharmacies dès que incroyable parce que le gouvernement n'a pas été capable d'anticiper et de produire des tests en nombre suffisant donc les l'incurie de ce gouvernement est quand même là du point de vue l'organisation et de la stratégie pour nous protéger on a régulièrement 30 fassions dans les couloirs là ce matin là ce matin on a trente patients dans les couloirs ça fait au moins un mois que ce même plus que c'est comme ça mais là c'est des 30 c'est récurrent quasiment depuis un mois les patients sont dans le couloir donc là on a réorganisé de nous mêmes un circuit qu vie d'un circuit donc au vide parce que autant sur la première vague le gouvernement avait plus ou moins donner les moyens pour qu'on puisse s'organiser là il n'y a plus aucun moyen donc jusqu alors les passions qu'ovide étaient mélangés avec les patients donc au vide donc ça me fait rire quand on entend le gouvernement qui dit oui c'est les non vaccinés qui propagent en premier lieu je pense que ce qui ce qui fait que la propagation elle est importante c'est que aussi dans les hôpitaux y'a pas de quoi mettre en place des circuits donc forcément l'écho vides sont avec les saints donc un moment donné dans les locaux qui sont pas et réunit ventilé ça va forcément se diffuser et donc quand il ya ces coupes budgétaires cg htc ont compensé qu'au final c'est sur vous que pèse la charge de travail etc sur les patios que se répercute une détérioration dans l'accès au soin et ça c'est une chaîne qui est inadmissible et inadmissible aussi par rapport à la crise du covin parce que ça n'a fait qu'intensifier la difficulté de l'ensemble des services qui sont qui sont les vôtres moi je ne décolère pas je ne cesse de le dire que depuis ce quinquennat on a eu dix sept mille lits en moins dans les hôpitaux en france et que depuis la crise qu vide ce sont 500 lits en réanimation qui ont été supprimés alors j'ai entendu monsieur verrou qui parce qu'on n'arrête pas de le répéter parce qu'ils ont déconné hrw alors c'est pas que macro ca déjà ça a déjà passé une pente que la logique de l'austérité budgétaire qui vous conduit à cette folie et que les biens communs comme la santé qui devrait être un bien commun absolument fondamental et un pays aussi riche le nôtre que le nôtre devrait investir dans son système de soins avec les regroupements avec l'austérité budgétaire on a un moins disant du point de vue de l'accès à la santé et des personnels soignants qui a été des héros et des ruines d héroïne d sourire je me suis tapé sur des casseroles et puis après on a l'impression de deux ans après certains secteurs de la santé enfin franchement ce qui vous a été octroyée l'étape du tout à niveau de ce que vous avez fait et vous est pointée du doigt en plus maintenant avec avec le président de la république qui en berne les non vaccinés ce qui est quand même assez formidable on a quinze patients qu'aux vide qui sont deux par box qui font leurs besoins les uns à côté des autres alors que ce sont des gens qui ne se connaissent pas on a à peine le temps de retourner voir pour leur donner les médicaments parce qu'ils sont 30 dans les couloirs et que bas dans la journée on a aussi le flux des patients qui arrivent tous les jours environ 250 patients qui arrivent tous les jours au sein des urgences et on a ces fameux 30 patients qui reste donc aujourd'hui 15 qu'ovide et quant à peu près quinze ou dix un don qui passent la nuit dans les couloirs les uns à côté des autres parqués comme des animaux on peut pas leur donner le bassin pour un verre d'eau ont fui parce qu'on a plein de soins faire et qu'on court dans tous les sens les je vous parle même pas des traitements de la journée qu on a à peine le temps dont on a à peine le temps de retourner voir les patients et de leur attribuer leur distribuer des armes et de leurs médicaments du midi et du soir les perfusions ben je vous dis même pas que elles sont régulièrement vide en fait on a d'une part on n'a pas le temps de surveiller les patients qui sont là les 30 qui sont des couloirs et on a encore - de tombes pour ceux qui arrivent parce que là actuellement il est 10 heures et on vient seulement de finir de voir les patients qui sont là dans le couloir donc le service supplémentaire sans personnel attribué sans intimité pour les patients c'est c'est juste un enfant du point de vue du rendez vous puisque vous avez été demandé de développer dans les meilleurs délais pour développer des fonds avant la fin de l'année pour une politique de résorption des luttes d'années du big band 2 nous étions tombés d'accord sur une évaluation autour de cinq millions d'euros pour les j'ai acheté pour les trois établissements les occasions maintenant elle est revenue cinq cent mille euros je ne sais pas où est ans pour aller chercher le reliquat mais un autre sens et au ministère et à rs il faudrait faire entendre qu'il ya urgence de développer des moyens pour résorber d'emplois précaires parce qu'il y va de la merde deux hôpitaux ont fait le constat que les jours de démission et de départ de pollens de cyprès si on remplit des veillées de ce policier aux établissements vont être en très grande difficulté et je vous parle pas des écoles même si vous le savez comme nous je veux dire le fait qu'on ait pas de purificateurs d'air que maintenant quand un gamin arrive et dit bah voila moi je suis voilà je suis je suis qu'à contacter qu'on l'envoie l'affirmer haut et qu'on aimait désolé on n'a pas le temps de faire les tests et puis ensuite ils vont à la vie scolaire on leur dit désolé on a put est c'est terminé on est en rupture de stock fin juillet on se demande où on vit avec des protocoles pour les enseignants qui sont reçus la veille pour le lendemain 20 tout ça ne va pas du tout ne va absolument pas et donc je disais monsieur verrou qui répond à notre argument que nous répétons en permanence sur les 17 me lis que nos ils n'ont pas fermé 17000 iso juste regrouper là aussi des liens donc maintenant comme vous le savez c'est plus deschamps remix des chambres doubles et il a fait disparaître comme par magie les 17 pays qui ont bel et bien disparu qu'on fasse des chambres simples vous qu'on fasse des chambres doubles on est censé être bon voilà au service des patients ont fait ça parce que on aime notre métier on finit par le l'exercer dans des conditions inadmissibles pour les patients déjà en premier lieu c'est même pas à la base pour nous qu'on sport parce que les conditions difficiles on les a déjà depuis un certain nombre d'années d'une par rapport à la fermeture des lits la restriction du personnel etc donc ça c'est des conditions qui font que évoluer de jour en jour maintenant plus de ça on vient on vient apporter une surcharge de deux patients les patients qu'aux vide qui sont comme je vous disais tout à l'heure dans les couloirs et qui sont pris en charge comme on peut à peine le temps d'aller faire pipi à peine le temps de manger on mange il est 17h on commence à 7h du matin fumer une cigarette bon effectivement c'est pas vital de fumer une cigarette mais bon quand on travaille dans un service d'urgence et qu'on est un peu sous tension une petite cigarette ça dépend un petit peu je sais très bien que c'est halal c'est pas la priorité mais maintenant les patients enfin je trouve que c'est quand même la base qu'ils aient leur traitement on est quand même à l'hôpital un jour ou l'autre il va y avoir un patient qui va faire un arrêt cardiaque dans le couloir parce que on n'est pas en possibilité d'avoir les gens sous surveillance même si la semaine dernière j'étais en médecine encore une fois on reçoit si des chocs les déchets accès des patients qui doivent être pris en charge de manière prioritaire on n'a même pas de box pour les recevoir ils arrivent tous en même temps on n'est même pas assez de personnel pour recevoir et s'occuper des patients dire que c'est des urgences prioritaire qui attendent des fois une demi heure qu'on puisse les voir alors que on devrait devoir les voir tout de suite en fait et on finit par faire notre travail dans des conditions inadmissibles et les patients on les prend pas en charge correctement ça s'appelle la maltraitance pour moi c'est de la maltraitance est simple voilà vraiment le sentiment qu'ils se moquent de nous et je crois pour vous qu'il ya à la fois la dureté du travail la dureté des conditions dans lesquelles vous exercez mais je crois qu'il ya aussi le mépris le mépris du gouvernement le mépris du président de la république est quelque chose qui est insupportable insupportable parce que la dignité pour vous c'est aussi la reconnaissance de ce que vous faites et de ce que vous donnez et cette reconnaissance moi j'estime qu'aujourd'hui vous l'avez pas donc je comprends que vous soyez dans la rue je comprends aussi que il y en ait qui n'y soit pas et je voudrais dire un mot pour ça parce que on est dans un moment tellement dur avec de plus en plus de précaires dans tous les services publics et quand on est précaire bah c'est plus dur de faire la grève est l'une d'entre vous tout à l'heure me disait ben voilà c'est nous les vieilles fonctionnaires depuis belle lurette qui faisons la grève et on l'a fait aussi pour ceux et celles qui n'arrivent pas à la faire ou peur de la faire et cette peur là c'est vraiment pas possible parce que la grève c'est un droit parce que se mobiliser et critiquer ça devrait être normal quand on est mécontent et que je vois bien que dans tous les secteurs il ya de plus en plus de difficulté donc je voudrais saluer celles et ceux qui sont là qui relève la tête parce que ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent alors je crois qu'on a besoin de beaucoup de gens comme vous pour arriver à faire grandir des idées de justice sociale et d'égalité et de bien commun vaucluse et vous pouvez compter sur moi à vos côtés