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interviewJournal l'Humanité· 30 janvier 2026 75 min

Quelles alliances pour les Écologistes ? Cyrielle Chatelain face à l'Huma | ÇA IRA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Celonsoir. Vous allez bien ? Bien et vous ?

Oui. Vous avez été déprimé aussi je suppose par cette séquence que vous avez entendu dans les coulisse. On est un peu déprimé depuis le 2 janvier.

Non enfin je sais pas que ma faute. Ouais [rires] ou bien sûr. Trump.

Ouais bien sûr. Cyprien, je je te laisse ou vou commencer par un petit portrait. Alors Chapelin, bonjour.

Déjà je pense pas vous en forcer en disant que vous n'êtes pas pas encore l'écologiste la plus médiatisée de France. Pourtant, vous êtes encarté chez les Verpuis 2006, 20 ans quand même. Vous avez longtemps été une militante, non pas de second plan mais de l'arrière-plan, si on peut dire.

C'estàdire collaboratrice parlementaire, conseillère en cabinet à la métropole de Grenoble puis à celle de Lyon. Et puis en 2022, c'est le grand saut dans l'arène médiatique. Vous devenez député de l'ISER sous l'étiquette NPES et Colo et en 2024 NFP et Colo.

Et depuis vous présidez donc le groupe écologique et social à l'Assemblée. Alors, en préparant ce portrait, je suis tombé sur celui de Libération qui était vous ont consacré pardon en 2023. Avec cette remarque, c'est quasiment impossible de trouver quelqu'un qui dirait du mal de Cyril Châelin à l'assemblée.

Alors certes, c'était il y a 3 ans. Peut-être vous avez des ennemis aujourd'hui, vous nous le direz peut-être mais pas tant que ça visiblement. Alors pourquoi tout le monde vous apprécie ?

Peut-être parce que vous gérez une cololoque ingérable à savoir le groupe écologiste où cohabite cinq parties qui sont pas toujours d'accord entre eux. D'ailleurs, on l'a vu sur le vote du PLFSS et du budget. Euh ou peut-être parce que vous êtes l'une des rares personnalités à gauche à ne pas vouloir être candidate à la présidentielle.

Merci pour ça. Tout ça ça nous amène à la question. Arriverons-nous à nous fâcher avec S Châelin ce soir ? pas que ce soit pas que ce [rires] soit un objectif en soi mais vous connaissez l'émission on a des questions de fond et des questions qui grattent.

Alors pour ouvrir le bal parlons d'international, on a un petit peu déjà abordé dans le début de l'émission. Venezuela, Groenlande, Ukraine, Iran, citoyen abattu à Minapolis. On l'a dit, l'actualité nous submerge.

Tout est urgence et court terme. Les conflits se multiplient. L'extrême droit progresse.

Dans ce monde qui se brutalise, on a envie de se demander où est passé l'impératif écologique. Est-il condamné à passer toujours après ? Non, parce que dans le tableau euh total dans les décisions euh de Trump, il y a aussi et d'ailleurs c'est été effectif le 27 janvier, hein, donc il y a je ne sais plus combien hier ou avant-hier euh la sortie des États-Unis de l'accord de Paris.

Et en fait, dans le tableau fasciste, la question environnementale, elle fait partie des endroits de clivage en fait. C'est-à-dire que effectivement, on voit bien qu'on est dans une vague de recul sur les questions des droits humains de manière générale, mais sur l'écologie aussi parce qu'en fait dans le la vision de Trump, c'est finalement la loi du plus fort. La loi du plus fort, c'est aussi l'accaparement des terres. aussi l'exploitation de ces terres au profit des grandes notamment de la la Bigtech ou en tout cas des très grandes multinational et donc en fait la bataille écologique ça fait partie des batailles antifascistes mais je on pose la question aussi parce que on a l'impression que quand on est tout de suite en train de penser par comment on évite la guerre ou l'escalade avec l'Ukraine et la Russie on sent très vite que la question de l'écologie et de préparer la transition écologique on verra plus tard balayer quo et alors mais ça c'est le le la deuxième erreur et pourtant on l'a répété depuis depuis le début de la guerre en Ukraine.

Si on veut faire de la sécurité, en tout cas, si on veut vivre en sécurité, si on veut pouvoir se défendre, il faut avoir une pensée de sécurité globale. Et la question de l'indépendance et de l'indépendance énergétique, elle est clé. C'est-à-dire que pourquoi est-ce que Poutine a pu aller aussi loin ?

Et pendant aussi longtemps, on a fermé les yeux quand même. On a fermé les yeux de l'action de la Russie en Syrie en 2014. On a vraiment voulu penser qu'il allait s'arrêter là.

Mais parce qu'en fait on est dépendant et on est toujours en partie dépendant énergétiquement de la Russie. Et donc en fait, si on n'arrive pas à développer euh une énergie et pour les écologistes notamment l'énergie renouvelable qui permet de couper ses dépendances, et ben on narrivera pas à euh finalement tenir tête à euh ces grandes puissances prédatrices. Alors votre partie, il est fédéraliste.

Alors justement dans ce contexte, ce serait quoi le rôle de l'UE l'Union européenne ? Alors pour moi non, enfin et même pour notre partie dans dans le contexte et qu'effectivement alors il y a lieu tel qu'on aimerait la construire et lieu tel qu'elle existe. Dans un idéal écologiste, on va vers une Europe fédéraliste, une Europe effectivement avec notamment plus démocratique.

C'est-à-dire qu'on n'est plus sur un euh par exemple la présidente de la commission n'est plus quelqu'un de nommé mais c'est bien quelqu'un d'élu et après on est sur un système fédéral parce qu'on pense que globalement on y arrivera mieux à plusieurs. Ça demande effectivement euh de poser un certain nombre de valeurs communes. La montée du fascisme et l'existence au sein de lieu de de pays maintenant qui ont basculé dans l'extrême droite pose des questions et en fait non mais c'est ça fait vraiment partie de en fait à la fois typiquement si on prend la question de la défense moi je vais pas construire une coalition de défense avec Orbane.

Enfin je veux dire il est allié de Trump et de Poutine ça n'a aucun sens. Donc le dirigeant de la Hongrie, voilà Orban le dirigeant de la comprie. Donc il faut une coalition d'État volontaire avec qui on partage à la fois des valeurs et puis dont on est à peu près sûr qu' bosent pas pour le camp adverse.

Al ce serait possible de faire ça par exemple une nouvelle coalition à l'internationale avec des pays horieux mais qui soient par exemple le Brésil, le Canada. Tout à fait. Le Brésil, le Canada et d'ailleurs même on y a intérêt c'està-dire de se dire pour tout de nouvelles alliances de nouvelles alliances pour arriver à faire contrepoids à ces très grands empires.

Et pour finir quand même sur la Hongrie, ce qui me permettrait de dire un mot sur effectivement on est un peu tous déprimés depuis le 2 janvier mais à fois par exemple Hongri le fait que ça reste dans l'Union européenne ça permet aussi une solidarité avec les personnes qui s'opposent. Je pense par exemple à la Pride qui a eu lieu en Hongrie, c'était alors moi j'ai pas pu m'y rendre mais Lan Vogel qui est sénatrice écologiste y était. C'était impressionnant.

C'est-à-dire qu'on avait des dizaines et des dizaines de milliers de personnes dans une pride qui avait été interdite. Et là finalement il y avait un groupuscule fasciste mais qui était submergé. Donc en fait le fait aussi de rester dans ce réseau enfin dans cette coopération européenne, ça permet d'aller soutenir ça.

Et moi sur les États-Unis, ce qui m'empêche de déprimer, c'est aussi de voir la résistance. Moi, j'avais quand même l'impression au début du mandat de Trump qu'il y avait une espèce d'apathie, sans doute le choc. On savait qu'il allait très vite et il est allé très vite.

Et là, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui bouge aux États-Unis de manière alors ça serait peut-être pas suffisant, mais en tout cas moi ce sur quoi je me raccroche aujourd'hui, c'est les manifestations énormes de Minnéapolis. C'est tous les gestes de solidarité. On voit c'est les vidéos.

Bon alors mon Dani, on en a beaucoup parlé mais il y a pas que lui. Il y a un certain nombre de porte-paroles démocrates qui font des vidéos sur comment agir si a arrive. C'est donc il y a quand même quelque chose de se dire il y a une résistance à ce système autoritaire qui est en place et donc la bataille elle est pas finie.

Oui mais ça ça va dans le sens de finalement du de du constat qui est un petit peu dress en ce moment. C'est-à-dire que la polarisation, elle est de plus en plus forte entre une l'extrême gauche et l'extrême droite, si on on peut le dire ainsi, mais forcé de constater que là aux États-Unis, c'est l'extrême droite qui est au pouvoir et Hongrie aussi et dans d'autres endroits aussi. Il y a il y a peu de pays à l'inverse très progressistes qui font véritablement rêver, qui portent un projet de société que tout le monde veut suivre.

Alors, je dirais pas poléisation entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Je dirais qu'il y a effectivement une bataille euh pour le coup contre l'extrême droite mais qui euh dép enfin euh quand sinon enfin euh je sais que c'était pas l'objectif mais quand on dit l'extrême droite contre l'extrême gauche, on revient à cette idée qui est quand même que veulent nous faire croire les macronises qui aurait les deux extrêmes qui s'affronteraient qui polariseraient la vie politique et finalement un centre raisonnable. C'est pas ça auquel on et je sais que c'était pas comme ça que c'était dit.

C'est pas çaquel on assiste. On assiste effectivement à une vague réactionnaire néofasciste qui effectivement est en train de progresser dans de nombreux pays et des coalitions qui vont avec de la gauche radicale, de la gauche modérée parfois y compris des progressistes plutôt modérés et qui essayent d'y résister. Il y a des endroits le Brésil ont réussi à regagner et donc ça montre qu'on peut reprendre le voir.

La Pologne ils ont réussi à regagner. Donc on est dans un moment où il faut dire alors faut les empêcher d'arriver au pouvoir premièrement et deuxièmement la lutte est pas inutile une fois qu'ils arrivent au pouvoir. Et je pense que ce qui se passe aux États-Unis là c'est est-ce que cette grande démocratie va en rester une ?

Et effectivement ça amène à une polarisation quand on est sur un débat existentiel pour les États-Unis. les États-Unis, c'est quand même enfin c'est dans dans la mythologie américaine, c'est euh nous le peuple, on est le pays démocratique qui vont amener la liberté au travers le monde. C'est leur mythologie et ils sont il est en train de s'attaquer.

C'est un combat existentiel. Il est forcément dur. Euh justement sur ce basculement américain, ça nous pose la question de qu'est-ce qu'on fait face à ça et ça repose la question de la dépendance qu'on a aussi vis-à-vis des Américains.

Euh je sais que historiquement les écologistes sont plutôt pour le maintien dans l'OTAN si je me trompe pas. Est-ce que vous avez révisé d'autres position compte tenu de du basculement politique restant aux États-Unis ? C'est ça.

Alors, pour être exact, notre position euh en 2022 lors de la présidentielle, c'était un rééquilibrage euh du traité en fait de l'OTAN avec un renforcement du pilier euh du pilier européen. Euh aujourd'hui, il y a deux choses, c'est qu'en fait Trump, il a fait imploser l'OTAN de l'intérieur. C'estàd que globalement aujourd'hui, l'article 5 qui veut que l'ensemble des membres de l'OTAN se porte en traide s'ils sont attaqués, je crois que plus personne n'y croit.

Donc [rires] voilà non mais donc c'est un exemple qu'ils attaquent si si tu en était pas pris au Greenland mais juste le fait de faire alliance avec justement un pays qui a gouverné par un fasciste est-ce que par exemple dans ces cas-là aussi ça tient toujours ce genre d'allance non non moi c'est pour ça je dis Trump enfin le Groenland on est le Groenland oui c'est la preuve aussi mais disons que avant on est la preuve mais le Venezuela c'estd en fait avoir un allié qui retire les fonds sur l'Ukraine qui ne reconnaît pas le droit international au Venezuel qui en fait explique qui va en vrai enlever les Palestiniens enfin en fait accaparer la terre des Palestiniens pour faire un nouveau projet immobilier. on peut pas être allié avec quelqu'un comme lui mais mais donc il faut sortir de l'autom. Donc de fait donc ça c'est la deuxème partie mais de dire aussi déjà en fait la question ne se pose pas sur euh c'est plus l'OTAN tel qu'elle existait en 2022 est-ce qu'on sort ou on reste et en fait l'OTAN est en train de se désagréger.

À partir de là euh nous la question qu'on a c'est comment est-ce qu'en fait on commence à organiser un découplage ? C'est-à-dire une pour moi et en tout cas la réflexion, c'est-à-dire que pour pouvoir sortir de l'OTAN et pas sortir tout seul, on pense qu'en fait la France qui sort tout seul de l'OTAN sans organisation d'une coalition européenne, une vraie défense européenne, bah ça va juste nous isoler et on n pas besoin de ça. C'est comment on construit une coalition y compris européenne ?

Il faut qu'on explique à des pays, notamment les pays qui sont les plus proches de la Russie, qui aujourd'hui ont peur, qui aujourd'hui en fait sont structurés autour de l'OTAN. C'est-à-dire que c'est notamment ce qui les protège mais dans l'organisation de leur commandement en fait c'est structuré autour de l'OTAN. Il faut qu'on leur puisse leur proposer quelque chose. c'est qu'il faut qu'on puisse leur dire mais en fait là où il y avait l'auto avant maintenant on met une nouvelle coalition européenne et donc donc oui c'est ça faut préparer en fait il faut préparer la en tout cas il faut commencer à construire quelque chose qui soit suffisamment solide pour pouvoir être une défense européenne autonome et donc effectivement ça ne sera pas l'autemp et ça veut pas dire qu'européenne ça veut dire effectivement potentiellement avec le Canada ça veut dire avec le Brésil ça veut dire avec des grandes puissances qui sont en fait quand même dans la défense des démocratique non des petites gauche en quand je dis des grandes puissantes des pays qui ont envie [rires] de contribuer à construire plus qu'on soit clair dans l'ordre vous vous mettez l'Europe de la défense avant l'impératif de construire une Europe votre Europe un peu idéale que vous avez dit c'estàdire l'Europe plus démocratique fédérale ou est-ce que c'est dans l'autre sens parce que c'est vrai qu'on peut imaginer une Europe de la défense en l'état de l'Europe avec précisément une armée où on inté urbane et cetera ça peut faire grincer des dons à tout le moment la la position qu'on a la réflexion que c'est un groupe écologique c'est qu'effectivement pour le moment, on peut pas faire au cadre de l'UE cette coalition et c'est pour ça qu'on serait sur une coalition qui serait quand même assez proche de la question de la coalition des volontaires, c'est des pays qui construisent ensemble qui sont d'ailleurs pas forcément membres de l'UE ou membres de l'UE commencer à à structurer un commandement commun des valeurs communes, des enjeux de solidarité entre eux.

Ça veut dire qu'effectivement mais pas urban euh bien évidemment, mais en fait quelque chose qui est moteur de cette défense européenne. Après, moi je considère que euh la question de la défense, elle est légitime si elle répond à un pouvoir politique et démocratique. Donc pour moi, il faut pour avoir vraiment une défense pleinement européenne, ça va forcément avec une transformation des institutions et plus de démocratie.

Pour moi, les deux vont ensemble. Et pour rester sur le domaine des sanctions, enfin de la dépendance vis-à-vis des États-Unis, puisque là, on parle de dépendance militaire, mais il y a aussi la dépendance économique, d'ailleurs les deux sont souvent liés hein, par ailleurs, euh est-ce qu'on doit prendre des sanctions économiques contre le régime de Trump considérant que c'est un régime voyou parce qu'il a violé le droit international par exemple au Venezuela mais pas seulement. Est-ce qu'on doit prendre des sanctions économiques ?

Alors, je crois qu'il y a en ce moment même euh un rassemblement organisé paria Merch qui est député écologiste de Paris qui dit justement ça qui dit à un moment il faut commencer à prendre des sanctions contre certains dirigeants américains et de manière plus globale l'instrument anticoercition au niveau européen, je pense que ça se justifierait. En tout cas, il faut qu'on commence à regarder que ça soit sur les draps de douane qui sont quand même agités pour nous faire sauter à la corde. En fait, à un moment, il faut avoir des actes extrêmement forts.

En fait, on est sur un dirigeant qui ne comprend que la force. lui a laissé passer trop de choses que parce que le Venezuela, c'est vrai que c'était voilà comme vous dites, on s'est réveillé 2026, ça a commencé extrêmement fort mais avant le Venezuela, il y avait déjà eu énormément de choses qu'on a laissé passer que des pays par exemple comme la Colombie avaient avaient haussé la voie avant nous. Donc est-ce que du coup maintenant on peut nous se permettre d'avoir cette position-là ou c'est nous qui haut sur le après avoir été euh allié amis euh et laisser passer autant de de ton ça va dans le sens des questions du chat là qui disent mais tant qu'on a pas d'autres solutions, ça veut dire qu'on reste amis avec un pays fasciste.

Mais on n'est pas alors on va être clair, on n'est pas ami avec non mais on n'est pas amis, on n'est pas allié, on ne peut pas se reposer euh sur les États-Unis. Enfin, il faut être extrêmement clair de toute façon. Et d'ailleurs, ce qui est en train de se préparer en Ukraine, il faut regarder ce qui se prépare en Ukraine.

La question de ce qu'on appelle les garanti de sécurité pour l'Ukraine. En fait, c'est les États-Unis qui nous disent "De façon, moi globalement, je serai plus beaucoup là." Et donc, c'est des Européens qui commencent à se dire comment on s'organise.

Pour moi, aujourd'hui, ça va pas assez loin. On reste encore trop dépendant des Américains dans ces garanties de sécurité. Oui.

Puis là, concrètement de fait, on est encore allé avec eux. En tout cas, moi je considère qu'on ne doit plus être allié avec eux. On est en train d'osser la voie.

J'ai quand même l'impression qu'il y a En fait, moi ce qui me gêne, c'est la faibl enfin si on reprend par exemple l'exemple du Venéa, effectivement ce qui me pose question c'est la faiblesse de la parole européenne, la faiblesse de la parole française. En fait, on fait carpette et ça par contre c'est pas acceptable. La question, il y a Moi, je pense que l'OTAN est en train de se désagréger.

Donc la question il est pas finalement comment est-ce qu'on claque la porte ou pas, c'est comment on construit pour avoir quelque chose de solide. Il y a comment en fait bien que le l'OTAN continue soit en train de se désagréger progressivement, comment on construit une politique diplomatique, une politique économique qui sort de tous les accords de libre échange par exemple. Comment on sort des accords de libre échange ?

Où je prends un exemple très concret. Par exemple, nous étions très fermement opposés aux accords signés par Vlen avec les USA qui était une capitulation. Et si on parle de dépendance, il y avait une dépendance économique, il y avait une dépendance énergétique.

Dans cet accord, il y avait le fait d'aller acheter du gaz de chiste américain. C'estàd qu'on était en train de dire bah en fait, on va remplacer le gaz russe par du gaz de Trump. En fait, ça c'est pas possible.

Donc de toute façon, il faut peu à peu couper l'ensemble de ces liens qui finalement nous rendent dépendant mais ça fonctionne si on met en place aussi les politiques qui permettent cette indépendance. Et là vous urgence pour vous il y a absolument urgence et c'est pour ça par exemple que sur le point de vue énergétique on se bat enfin j'ai dit so question qui sont dire mais c'est indispensable et c'est là où il y a une incohérence enfin plus qu'une incohérence. Pourquoi est-ce qu'en fait à un moment on n'arrive pas à hausser la voie ?

Parce qu'on a euh au niveau des macronistes euh mais plus globalement au niveau de la position du de Vlon qui sont des ultralibéraux, une incapacité à penser le développement de politique qui nous permettent d'être indépendant, que ça soit en terme énergétique, on pourra parler du numérique mais de comment est-ce qu'on on fait sans les Américains sur du libre et cetera. Et donc si on narrive pas à penser ça, ben effectivement on n'ose pas osser la voir. Et et ça c'est bien la position du groupe écologiste.

Ah oui oui, c'est bien la position du groupe écologiste. Enfin, je veux dire, on organise une manifestation en ce moment même pour dire stop à la politique de Trump. Donc globalement, oui, c'est la position du groupe écologie, cette position de fermeté.

Euh Cyril, on avait également envie de d'échanger avec vous évidemment à propos du budget CPR, je je Oui. Alors sur le budget, je vais juste rappeler euh les votes, les derniers votes du groupe écologiste. Vous vous êtes abstenu sur alors vous personnellement parce que tout le groupe c'est pas abstenu, hein, vous êtes absten sur celui de la sécurité sociale et la majorité du groupe.

Et la majorité du groupe. Mais il y a aussi quelques votes pour et quelques votes contre. Et vous avez voté hier quasiment la majorité du groupe.

Je crois qu'il y a juste deux personnes qui n'ont pas voté. C'est ça. L'écrasante majorité.

L'écrasante majorité si vous voulez. La motion de censure donc hier soir en réaction 493 sur le projet de loi de finance. Cette fois, on a tous noté à quel point la question écologique était absente des débats budgétaires, notamment du PLF qui est le plus concerné, on va dire.

Euh et ce sans que ni les écologistes au Parlement, ni même un mouvement social écolo comme on a connu avant arrivent à remettre le le sujet c'est comme qui est l'enjeu du siècle he ça va pas bouger ça au centre des débats. Comment vous expliquez cette occultation ? parce qu'on peut parler de ça, je pense.

Alors déjà ce qu'il faut voir c'est que sur le budget en vrai, on a occulté toute la deuxième partie budgétaire qui est la partie des dépenses. En fait, le débat qu'on a eu à l'assemblée, c'était et c'est un débat indispensable, c'était la question de la répartition des richesses via la fiscalité, la question de la taxe dumane, la question de l'héritage avec le pack du treuil et cetera. Donc en fait nos débats ont tourné que autour de ça en fait.

Les seuls on a eu 4 semaines 40 jours je crois de débat en fait on a fait que la première partie et ce qui veut dire que l'écologie, l'école, la mission solidarité, tout ça n'a jamais été vu en séance. Et donc en fait c'est vrai qu'on n pas le support de la séance pour faire porter quelque chose, c'est déjà très compliqué. Donc déjà effectivement dans ce cadre de débat budgétaire en fait, on a un débat qui s'est concentré sur une question mais pour le coup qui est essentielle, c'est la répartition des richesses.

Deuxièmement, sur la question environnementale euh alors elle est jamais suffisamment présente euh et aujourd'hui on est plutôt présent de manière en résistance face au coût euh effectivement réactionnaire la portée par LR euh et le RN. Mais il y a eu un mouvement euh sur l'écologie, c'estd que tout avant euh le les vacances enfin les en gros en mai-juin, c'était le mouvement sur la loi du plomb. il y a eu la pétition.

Je pense que avec le débat qui qui aura lieu le 11 février, ça va reprendre. Donc en fait, c'est des sujets qui sont quand même présents. Alors là, sur les questions de santé environnementale, de lutte contre la l'acétamiprine, mais c'est pas du tout des sujets qui disparaissent.

Ils peuvent changer de format. Effectivement là, on était moins sur par exemple l'isolation comme on a pu l'être, c'est un moins prix. Mais par contre cette question là de la protection de la santé et de la santé environnementale, je trouve qu'elle est au cœur des débats notamment avec en disant mais écoutez, on n arrive plus là, il y a le développement des cancers, enfin ça suffit et donc on voit bien que ça touche de manière extrêmement intime et donc que ça mobilise.

Et pour être clair, donc là vous dites en gros on n pas discuté de la partie la partie dépense. Pourtant cette partie va passer de force puisquelle passera par 43 et en fait ça a invisibilisé toute une partie de débat et il y aura un 3è 493 et donc sur l'ensemble du tex3 et nous le voterons et il y aura une enfin enfin on votera pas le 493, on dépose on fera la motion de censure, on la votera. En fait on a fait une votion de censure commune de tous les groupes de gauche qui souhaitaent la déposer.

La première signée par donc le groupe écologiste insoumis communiste porté par les insoumis. La deuxième signée par les trois mêmes groupes porté par les écologistes et la dernière sera signée par les trois mêmes groupes et portée par les communistes. Et juste parce qu'on on vous a on a pu vous reprocher votre abstention sur le PFSS très rapidement.

Ce qui vous justifie votre censure là, c'est le 493, donc c'est la méthode ou c'est le fond ? Les deux. Alors très clairement le de toute façon sur le budget nous on a arrêté début janvier les discussions en disant là le gouvernement repart sur la copie sénatoriale.

Donc en fait on a le choix entre la copie du gouvernement ou la copie de la droite sénatoriale qui est pire. Il y a il y a plus rien à discuter. Donc de toute façon nous avions sur le fond arrêté les discussions quelques jours après.

Ils sont passés en force avec le 493. Donc là, ni la méthode ni le contenu ne pouvait ne pouvait aller. Donc c'était la censure.

Euh Cyrel Chatelin, on voulait vous demander puisque vous avez forcément vu les images de Marine Tandelier quand elle est venue dans cette dans cette émission, elle avait pas su répondre à la question de de qu'elle pourrait est-ce qu'elle était contre le capitalisme ou anticapitaliste ou pas. Voici ce que vous vous avez répondu le mois dernier chez nos collègues de backsit. On regarde et et on vous questionne à ce propos.

L'accumulation du capital de toute façon, c'est consubstantiel avec l'idée de productivisme et que les écolos sont contre. En fait, le capitalisme, c'est l'appropriation certes des moyens de production, mais c'est aussi la logique d'enclosure, donc la la caparement des terres. Et en plus, si on fait le trisème postulat avec une autrice qui s'appelait Sivia Frederichi, c'est aussi l'accabarment du travail de reproduction des femmes.

Donc oui, moi à partir de là, je suis anticapitaliste et je pense que la pensée écologiste est anticipaliste. Alors donc vous dites "Je suis anticapitaliste, évidemment, nous on est tout content quand on évidemment et si je sais pas de le dire ça tout le monde peut le dire. C'est moi j'ai envie de vous interroger c'est quoi concrètement pour vous l'anticapitalisme en acte ?

Et par exemple, si vous deviez citer une première ou une deux premières mesures à prendre concrètement là pour lutter contre bah ce que vous dites donc la concentration des moyens de production et euh le le l'extension du marché sur le vivant et sur les hommes. Euh alors l'anticapitalisme peut-être dire qu'il y a plusieurs choses. Il y a comment enfin en fait changer un système qui est organisé depuis maintenant des siècles, ça prend du temps.

Donc il y a déjà la question de l'imaginaire. C'estàd qu'il y a cette citation. On dit c'est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.

Il faut qu'on arrive à renverser les choses par la question de l'imaginaire de dire en fait qu'est-ce que serait ce monde qui n'est plus dirigé par la question du capital et donc c'est-à-dire globalement l'exploitation des terres et des êtres humains au profit de quelques-uns et de l'augmentation du capital. Ça c'est quelque chose que je pense ça fait partie d'une bataille et d'une bataille culturelle. Après, de manière extrêmement concrète, euh je ne pense pas qu'on fasse tomber en quelques jours ce système-là.

Donc, il faut commencer par un certain nombre de mesures euh assez fortes. Peut-être pour expliquer pourquoi je vais choisir ces mesures-là. Euh en fait, j'ai je savais que vous alliez enfin je me doutais, vous savez que j'avais vu ma de lire, je me suis dit [rires] et vous êtes pas les seuls dit, c'est super facile à dire et cetera.

Je me suis en fait à un moment ça serait quoi les mesures qui sont vraiment qui peuvent en fait symboliser le mieux ce cette marche vers l'anci capitalisme c'est ça trans vers autre chose. Et en fait j'ai pensé euh à c'est quoi l'image du cap enfin en gros c'est c'est quoi cette image du capitalisme et à ce livre de Lazarato sur l'homme endetté. C'està-dire qu'une figure du capitalisme c'est le fait qu'aujourd'hui et ben en fait pour faire des études il faut faire un crédit.

C'est-àdire qu'en fait l'outil de crédit est devenu euh un outil de contrôle social. Le deuxième pour moi image, c'est la question de la personne ubérisée. C'est-à-dire que là, il y a même plus il y a plus aucun droit, il y a plus rien.

C'est dire qu'on doit supporter tout seul le fait d'acheter son vélo, que si on tombe et ben il y a plus aucune protection et cetera. Donc à partir de là, la question c'est comment peu à peu on arrive en fait à euh desserrer cet étau à la fois de cette contrainte du prêt et à la fois le fait de devoir être euh de se débattre un peu tout seul. Mais mais du coup ça donne quoi comme mesure concrè Non mais c'était juste pour expliquer comment je suis partie en terme de réflexion.

Donc en terme de mesure concrète, je vais commencer par une première chose, c'està dire il faut revenir vers une logique du droit. C'estàd qu'en fait il faut déjà effacer les années Macron et remettre un droit du travail solide. En fait, la première chose quand je pense à la question de lubérisation, c'est comment on remet un droit du travail extrêmement solide.

Comment on repose par exemple de manière concrète la deuxième chose quand on parle de l'homme d'été et du fait queon doit de plus en plus payer pour avoir accès à des services publics et même que par exemple sur l'école, il y a des personnes qui ont même de faibles revenus qui se sentent obligés maintenant de mettre leurs enfants dans l'école privée et donc de d'une certaine manière soit bosser plus soit s'endetter pour mettre leurs enfants en école privée. Il faut revoir le financement de l'école. pour que ça aille principalement sur l'école publique.

Juste je vais je vais finir après premier vous pourz me poser toutes les questions. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est en terme de réappropriation des moyens de production on va pas tout de suite faire la grande justement voilà.

Comment on le fait alors ? Et bien ça pour moi c'est là on est aussi sur des petites étapes. Donc on a un cette première chose là sur la réappropriation des moyens de production.

Moi, je viens plutôt de la tradition de du milieu de l'économie sociale et solidaire et de la question du modèle coopératif. Alors, ça peut aller de l'augmentation en gros de l'obligation d'avoir des salariés dans les conseils d'administration des entreprises. Ça peut aller sur l'augmentation et je sais que ça a été beaucoup promis mais en fait le fait d'avoir davantage de reprises d'entreprises en scope et d'arriver davantage à le mettre comme modèle.

En tout cas, je pense qu'il faut commencer à avoir des modèles où on montre que la gestion et que la propriété de l'entreprise, y compris des entreprises industriel peut faire peut être faite autrement. Je vais donner un exemple juste sur mon territoire en Iser. Vous avez je sais pas suivi toute la bataille autour de Vancorex qui est de l'industrie lourde, de l'industrie chimique qui a fermé.

Les salariés se sont battus pour faire une reprise en scope. Ça a pas marché. Et là en fait les mêmes salariés sur ce projet-là sont en train on ont pas arrêté même une fois que ça a fermé.

Et là on est à quelques jours de la décision sur le fait que ce projet qui s'appelle le projet Excelia pourrait finalement être repris qui pourrait reprendre une partie de la filière du sel qui produit de manière en chimie lourde. Donc cette question là de se dire que finalement on peut avoir moyens collectif des gestions de production, je pense que c'est important. Mais mais Cyril Chattin, est-ce que il y a pas une contradiction entre là ce que vous voulez de nous dire, c'est-à-dire à la fois cette utopie nécessaire pour renverser le capitalisme que il faut réussir à imaginer, à entreapercevoir et en même temps de commencer par des petits des petits pas parce que là c'est ce que vous étiez en train de dire.

Vous avez pas donné totalement des mesures concrètes. Vous vous avez donné des pistes sur lequelles on pourrait que vous avez pas convaincu le chat. En tout cas, j'ai pas convaincu le chat.

Moi, il faut que je m'améliore un peu plus. Premièrement, non mais alors premièrement sur la question des petits pas. Sur la question des Non mais ça je suis assez d'accord avec vous et sans doute que c'est des petits pas.

Euh je suis d'accord. Après moi je pense clairement que c'est les victoires qui entraînent en fait. Pourquoi est-ce qu'on arrive pas à faire penser que l'anticapitalisme est quelque chose de possible ?

C'est parce qu'en fait on a l'impression de toujours perdre. Et en fait, on peut pas dire qu'on est dans un moment où on est dans une arrivée, dans une victoire culturelle de l'extrême droite et pas penser que si on arrivait à remettre des choses. En vrai, qui me dit que effacer complètement tout le mal qui a été fait sur le droit du travail serait pas quelque chose qui a un moment serait vu comme quelque chose de positif.

Ce qui veut pas dire qu'on va pas faire des choses en plus après. Je dire qu'à un moment on a besoin de réenclencher quelque chose de positif pour dire aux gens non la régression n'est pas mais quelle imaginaire. justement parce que anticapitalisme donc voilà on voit bien qu'on se on va s'opposer au capitalisme mais derrière pour créer quoi avec sur la base de quel programme et quel quelle société quel modèle on va dire social et économique clair en fait ah c'est ça mais il y avait enfin là je répondais aux mesures et il y a quand même sur les mesures concrètes parce que j'avoue que je suis moins spécialiste de la question industrielle et des moyens de production mais il y a un troisème aspect qu'on n pas parlé c'est la question de la remise en cause de la enfin en tout cas de la remise en cause de penser le régime de propriété autrement Moi, il y a un sujet que beaucoup, c'est la question du logement.

La question par exemple de dire en fait un logement n'est pas un bien comme un autre et ce qui doit justifier d'abord c'est son usage et donc un logement ça sert à loger des gens. Donc c'est la question bien évidemment du droit de réquisition, ça c'est une évidence. C'est la question de dire aussi ben non en fait c'est pas open bar en terme de spéculation.

Donc on a l'encadrement des loyers et peut-être qu'il va falloir commencer à penser à se dire qu'il faut même faire baisser la bulle, donc commencer à réfléchir à un système d'encadrement des loyers qui permettent de faire baisser les prix. En fait, on a aussi cette question de comment on arrive à reerfléchir la question de la propriété privée, de ce régime de propriété en fait en disant que c'est les multipropriétaires, c'est quelque chose est-ce qu'on pourrait imaginer limité. On n pas le droit d'avoir plus d'une propriété.

On a notre maison, notre appartement secondaire, c'est vraiment on a des tunes et puis c'est tout quoi. Alors la question des je cherche des mesures mais la question des quotas euh c'est toujours quelque chose par exemple là alors sans doute que les gens dir parce qu'il il y aura toujours le moment où on va hériter de qu'est-ce qu'on fait et cetera. Euh pourquoi pas là comme ça je suis pas sûre que la mesure des quotas ça soit la plus efficace.

Moi, je crois plus en terme de répartition d'aller redurcir la question de l'héritage euh en arrêtant toutes les niches qu'il y a où on peut filer l'argent avant qui permet d'ailleurs de donner qu'on est multipropriétaire des logements. En fait, déjà si tout le monde payait l'héritage du ils seraiit obligés de vendre leur logement. Donc déjà, il y a cette questionlà.

Euh la donc ça c'est par enfin moi je je crois plus à la question d'attaquer sur l'héritage parce qu'on voit bien qu'une partie de l'augmentation du capital, il se situe beaucoup dans la spéculation immobilière. Je serai plus là-dessus. On taxe à combien de pourcent du coup ?

Euh, on taxe à combien de pourcent ? Alors là, j'aurais pas répond. Ce qui est sûr euh et je ce qui est sûr, c'est que un déjà on enlève toutes les niches euh c'est-à-dire ce que je disais, le fait de pouvoir donner tous les 10 ans jusqu'à 100000 € par enfant et cetera.

Moi, je pense déjà il faut arrêter. Donc en fait, on enlève parce qu'en fait la question de de mémoire de ce que j'ai travaillé pendant le budget, la question n'est pas forcément le taux en fait pour toute une partie des gens, c'est le fait d'avoir des stratégies d'évitement. Donc en fait, il faut déjà enlever la capacité de stratégie d'évitement et après il faut aller augmenter les taux sur effectivement euh les plus riches.

Et en fait, il y a la question après on vient sur Zucman de la question des holdings, c'est qu'en fait les plus riches, ils ont toute une partie de leur capital qui en soit en fait des actions et qu'en fait tant qu'on les laisse cacher dans les holdings et qu'en plus il y a la question des plusvalués effacés, ça marchera pas. Donc il faut à la fois faire les holdings et travailler sur la question des plusvalués effacés. Vous avez soulevé la question de l'imaginaire tout à l'heure, même si tout joue pas dans des idées évidemment on est matérialiste aussi à l'humain donc on sait que ça se joue aussi dans le concret mais n'empêche vous avez raison de soulever cette question là.

Il me semble qu'il y a deux choses en fait qui deux imaginaires qui sont que contre lesquels vous devez lutter en tant qu'écologiste. C'est celui de l'écologie punitive. C'est vraiment cette idée que l'écologie c'est forcément des privations, c'est forcément la déprime quoi en gros. et euh aussi bah lutter contre le l'imaginaire consumériste. par exemple une mesure comme ça je dans tête mais supprimer alors supprimer je sais pas mais encadrer la pub en tout cas parce que s'il y a bien un truc la pub s' a bien une courie de transmission l'imaginaire consumériste c'est la pub c'est l'injonction à consommer consommer consommer supprimer la plume et même on a beaucoup parlé des algorithmes enfin il y a eu tout le débat sur la question des réseaux sociaux et des moins de 15 ans et on a beaucoup parlé des algorithmes trompeur des questions addictives mais en fait les méthodes qui sont utilisées par les réseaux sociaux commencent aussi à être utilisées par les masses de fast fashion c'estàd C'està dire qu'on va créer le besoin d'acheter parce que attention attention c'est un super bon plan, attention vous voyez et donc en fait ces méthodes là c'est pareil en fait ça suffit que effectivement l'interdiction de la pub l'interdiction de ces méthode qui pousse à la consommation et qui pousse en plus à la consommation sur des produits faits dans des conditions environnementales sociales extrêmement dégradé ça ne fonctionne pas et en plus ça n'a pas d'effet pouvoir d'achat.

Je sais que l'image c'est dire oui mais en fait on n pas les moyens. Alors déjà, il y a une partie des gens qui achètent chez Chine qui sont plutôt euh classe moyenne et surtout qu'en fait quand au lieu d'acheter un t-shirt qui tenaiet, on en achète trois 4 5 10, bah à la fin en vrai si Chine fait ça, c'est qu'il fait de l'argent. Donc vous serez plutôt pour une écologie qui serait antiproductiviste ?

Absolument. Mais je crois que toute écologie antiproductiviste voilà. Est-ce que ce serait aussi ce qu'on pourrait parler de décroissance ?

Oui. Euh alors je sais que le mot décroissance est euh est très euh connoté enfin tout de suite décroissance. Il a été malheureusement dans le débat, on a un peu perdu, je crois, le débat sur comment ce mot il est euh il est perçu et il y a beaucoup de gens qui vont dire "Non, mais en fait la décroissance et le enfin c'est ce qu'on aime dire, le retour à la bougie, les aniches et cetera." Je pense qu'il faut replacer le débat.

Alors, je n'ai plus le nom de l'auteur, mais c'est Louenu qui avait fait un rapport qui dit "Aujourd'hui, la croissance est destructrice. Elle est destructrice en emploi. Elle est destructrice en en qualité de vie.

En fait, elle n'apporte plus de bien-être." On peut questionner de savoir si elle en a jamais apporté, mais en tout cas aujourd'hui, elle est très clairement destructrice. Donc oui, il faut aller vers alors après, est-ce que c'est de la décroissance ?

Est-ce que c'est un modèle accroissant ? Il faut sortir de la course à la croissance et de produire pour produire. Est-ce qu'on pourrait par exemple arrêter de produire ?

Enfin voilà, par exemple, on parle de la publicité à ce moment-là et il y a des choses dont on pourrait très bien se passer et ça passe façon juste pour la décroissance ça passe forcément par une planification, c'est pas on laisse tout s'écrouler et on verra ce qui se passe. C'est de toute façon ça passe par un outil enfin un état qui dit ce qui décroit ou ce qui décroit pas de toute façon. Alors ça en fait c'est vachement bien les questions parce que ça amène à faire des propositions vachement plus intéressantes que ce que j'avais préparé. [rires] Donc c'est chouette.

Je me suis dit que j'aurais dû euh Mais non mais typiquement euh la sur la question enfin pardon, il y avait deux questions, il y a beaucoup de choses dont on peut se passer. Il y a même des questions de savoir enfin premièrement comment est-ce qu'on arrête le j'allais dire l'optimisation mais c'est pas ça le fait d'avoir une durée de vie limitée des produits merci. L'obsolescence programmée en fait l'obsolescence programmée.

Pourquoi ? Au début, on a eu en fait les ménages n'avaient pas d'équipement. Donc on leur a donné une télé, une voiture.

Après, on leur a vendu deux télés, deux voitures. Puis en fait, quand les gens avaient une télé dans chaque pièce et une voiture par personne qu'on permis de conduire, ben on s'est dit qu'est-ce qu'on va faire pour le revendre plus ? Bah, on va limiter la durée de vie.

Donc à un moment, il y a des obligations par exemple sur les durées de garantie un l'obsolcence programmée. Deux il y a une question pour le moment je sais pas encore si on pourrait le résoudre par la loi mais si on prend par exemple les puces électroniques, je pense à ça. Moi j'ai est micro pas loin de chez moi.

Ça prend énormément d'eau. Ça prend des matières rares. Il y a des objets sur lesquels on a besoin de puce électronique.

Je pense qu'aujourd'hui on n'est pas prêt à dire il faut plus d'ordinateur. Par contre est-ce qu'il faut une puce électronique dans une machine à café ? Est-ce qu'il faut une puce électronique dans une machine à laver dans là dans un lave-vaisselle en fait on de et je ne sais pas si c'est possible mais typiquement c'est le genre de chose qui devrait être interdit.

On n pas besoin de puce dans ce type d'outil. Peut-être qu'on va créer de nouveaux besoins qu'il y a des gens qui seront super contents de pouvoir connecter leur cafetière à distance mais en fait c'est des besoins crés. Donc ça c'est des choses qu'on peut totalement s'en passer.

Et après sur le besoin de planification, je suis d'accord, il faut qu'on arrive à identifier les besoins. Et pour ça, mais moi en tant que écologue, je me suis beaucoup posé la question de la question industrielle parce qu'en fait c'est vrai qu'on a beaucoup de collectifs l'industrie en fait, il y a pas d'industrie qui a pas d'impact sur son environnement. Et j'en suis arrivé à la conclusion que si un moment on ne enfin et déjà depuis très longtemps les écologies il faut réimplanter mais en fait la réimplantation des industries, elle nous oblige à poser alors pas forcément que la nationalisation mais le fait d'avoir des industries sur son territoire.

Ça veut dire qu'elle prend son eau, qu'elle rejette les rejets dans les terre. Donc déjà, on a un vrai débat sur quel niveau de rejet acceptable. Et surtout, on a ce débat de la planification.

En fait, c'est quoi l'intérêt ? C'est qu'on a un débat démocratique sur parce qu'en fait tant qu'on produit ailleurs très loin, loi des yeux que ça pollue en Chine, en Inde, en Thaïlande, on n'est pas obligé d'avoir le débat. Si on produit en France ou en Europe, on est obligé d'avoir ce débat là en se disant qu'est-ce que je suis prêt en fait à prendre un peu pour pouvoir produire les choses dont j'ai besoin ?

Je pense que la planification elle commence par là se dire finalement dans cet équilibre là de quoi j'ai réellement besoin et je pense qu'il y a des choses où assez naturellement on se dirait que c'est peut-être pas utile de prendre autant d'eau pour produire les entreprises privées elles font ce qu'elles veulent globalement s'il y a pas soit de la nationalisation des lois fa Non mais je dis pas qu'il faut pas des lois je dis que il faut un débat démocratique qui permette ensuite après de passer des lois contraignantes. Je pense que le job des écologistes là-dedans, c'est de pousser extrêmement forte à des justement à dire mais en fait c'est pas plus de temps de consommation d'eau. Et donc à partir de là, mais en fait on ne crée pas en fonction des besoins de la croissance des entreprises mais en fonction de la capacité à faire physique.

Je dis pas qu'il faut pas de la réglementation, je dis juste que même le on ne pose pas la question de la réglementation tant qu'on n'est pas confronté à l'effet de notre consommation. Euh juste bah toujours pour rester sur la question des imaginaires, on voit que dans les classes populaires, c'est toujours un peu l'angle mort des écologistes, c'est on voit que l'imaginaire capitaliste est au travail dans les classes populaires et que l'imaginaire bah écologiste, on peut dire comme ça, lui il n'est pas vraiment au travail alors que c'est les premières qui vont trinquer en cas de réchauffement climatique en canicule, c'est plus sympa d'avoir une maison avec piscine que dans un HLM. Euh donc la question c'est est-ce que c'est toujours votre angle mort ça ?

Comment vous vous comptez arriver à convaincre avec cette classe populaire qui devrait être les premières à bénéficiaires en toute logique d'un changement enfin d'une transition écologique ? Euh alors est-ce que enfin très clairement, on n'arrive pas à convaincre euh je sais pas, je je sais pas si c'est un angle mort parce que depuis enfin en tout cas ça fait un certain nombre de d'années maintenant qu'on a pris conscience aussi des inég enfin parce que pendant longtemps il y avait eu un il y a eu cette histoire de nous êtres humains sommes responsables du réchauffement climatique ce qui est vrai d'un point de vue général mais en fait ce nous il a des responsabilités diverses. on a peut-être mis un peu de temps à vraiment l'assumer et aujourd'hui c'est fait.

On a un discours qui effectivement dit en fait les premiers impactés sont pas les premiers qui causent le réchauffement climatique. Donc je dirais que cette prise de conscience elle est en train d'être faite voir elle est faite. La question c'est comment on arrive à convaincre et comment on arrive à aller dans des classes populaires où très clairement les écologistmes et les politiques de manière générale sont complètement rejetés où en fait ils disent vous venez que pour les élections, vous nous utilisez et retisser de la confiance ça prend du temps, ça prend de la présence donc c'est je pense un travail de après est-ce qu'ils ont tort je pense qu'ils ont pas tort c'est du temps c'est de reconstruire justement euh ce lien de confiance que euh alors au-delà du lien de confiance, c'est non seulement aller et démontrer de de prendre le temps d'être sur ces de dans ces territoires là et de ne pas y être qu'au moment des élections et puis c'est aussi accepter que ben en fait parler des classes populaires, c'est aussi avoir dans les parties des personnes de ces classes populaires là qu'elles vont être élues et qu'elles vont peut-être pas faire les choses exactement comme on les aurait fait mais tant mieux.

Enfin, si on diversifie les élus, c'est justement pour avoir parce qu'il y a des points de vues différents sur les choses et des manières différentes de faire. Donc ça veut dire aussi laisser de la place dans nos organisations. Je vous parler de d'un petit peu autre chose, une actualité très récente euh dans votre partie.

Donc on a Julia Minaka, la présidente du Conseil fédéral des écologistes qui a démissionné ce lundi du parti. Et dans Mediapart, elle reproche aux écologistes de se dissoudre dans la social-démocratie en s'alliant majoritairement avec le PS au municipal. le PS qu'elle accuse d'être la béquille des politiques macronistes et au regard de ses votes sur le budget, euh comment vous réagissez-vous à cette démission et est-ce que vous trouvez que ça lix le PS c'est compatible avec l'ambition d'incarner une gauche anticapitaliste ?

Euh je sais pas qu quel quelle question je réponds en premier. Euh peut-être déjà celle sur le PS ou Julien Maka comme vous voulez. Euh voilà, euh ma réaction sur le départ, c'est qu'en fait on est euh on est en moment d'élection.

On est aussi dans un moment de doute avec toutes les questions qu'on a évoqué de comment on fait face euh finalement à une montée des tensions. Et il y a des il y a des départs chez nous, il y a des départs au sein du Parti socialiste de gens qui sont pas contents. Il y a eu des départs au sein de la France insoumise sur les questions d'organisation interne.

En fait, dans tous les partis s'attend. Dans tous les partis s'attend ce débat là. Alors ce ce départ là, il est à Montpellier.

Je je vous invite à regarder l'historique des municipales à Montpelier. C'est uniquement une histoire finalement de trajectoire individuelle ou de local. Enfin oui, je pense que alors c'est pas parce que c'est une question de trajectoire individuelle que c'est pas basé sur des convictions.

On peut à un moment se dire qu'on est plus en accord avec la manière dont les dont les choses se passent. Ça je c'est pas pour ça mais voilà je je la question des municipales Montpellieren à chaque municipal c'est toujours pour que tout le monde comprenne Julia Mignaka a rejoint la France soumise c'est ça non pas du tout mais elle reproche plutôt de que les écolos s plutôt avec le préférentiellement avec le PS plutôt que la France insommie c'est plutôt ça le les apparent officiellement mais j'entends et donc moi je ne pense pas qu'on se dissoude dans la sociale démocratie je pense qu'on a un autre essi que celui que le PS je pense que on ne vote pas la même chose que le PS je pense que oui on est allié avec le PS dans un certain nombre de villes. Après, il y a aussi un choix que je respecte absolument des insoumis.

Euh Grenoble, on a été allié avec eux pendant de longues années. Là, les insoumis ont décidé de faire une liste. C'est aussi leur choix.

Vous préférez travailler avec le PS qu'avec les insoumis ? Non, c'est pas une alors pour le coup, typiquement, il y a eu des discussions à Grenoble. À un moment, les insoumis ont fait une liste, on n'allait pas dire on restait tout seul.

En fait, on travaille aussi avec les partenaires autour d'un projet. Moi, je préfère des listes où il y a tout le monde. Quand c'est pas possible et ben en fait, on s'aligie avec les personnes sur lesquelles déjà qu'on envie de faire une liste commune.

Et moi, j'entends la volonté à un moment des insoumis de dire et c'est un choix dire en fait nous on va aller sur une mobilisation, une mobilisation à la fois pour la ville et à la fois pour la construction des présidentiels enfin on va se le dire aussi. Oui oui, on parle municipal et présidentiel stratégie, elle est claire, elle est logique, elle est légitime. Après, on a un certain nombre de villes où on était en gouvernance avec les socialistes depuis longtemps où ça s'est bien passé, on a refait d'ailleurs soit des mères écologistes où il y avait des socialistes dans la majorité, soit des mes socialistes où il y avait des écologistes sur la majorité.

On a reconstruit des choses ensemble. Ça me paraît logique aussi. Je pense pas que ça dessine une volonté de se dissoudre dans le Vous pensez que vous avez un petit peu le même électorat avec le Parti socialiste ?

Ah ben c'est pas que je le pense, c'est qu'en fait quand on regarde pour le coup les études de sociologie électorale, on montre que globalement le l'électorat écologiste et socialiste est quand même assez euh fluctuant. Oui, effectivement, on a un électorat qui est assez commun, qui n'est pas complètement commun, notamment chez l'électorat écologiste, la question environnementale arrive très en tête, mais oui, effectivement, on a un électorat qui est commun, mais c'est ce qui pour moi dit aussi le fait qu'on travaille ensemble mais le fait qu'on peut pas rester tout seul. Vous recherchez peut-être un petit peu justement l'électorat qui est plutôt au centre, qui serait plutôt centriste.

Alors moi je les déçus du macronisme par exemple je dire concrètement moi je ne crois pas à ça. Dire les déçus du Macroni, je pense que les personnes de gauche qui sont allé voter Macron, ils sont revenus en 2022 pour la grande majorité il me semble. Je le fais de tête que l'électorat macronique qui a fini par aller voter Gluxman aux européennes.

C'est à peu près 13 % des gens qui ont voté Gluxman. C'est pas grand-chose. Je le fais de tête.

Je peux dire une erreur dans ce cas, je m'en excuse mais ça restait minime le pari d'aller chercher des personnes qui auraient suivi Macron en 2022, pas en 2017, en 2022 après la loi immigration, je n'y crois pas. ce n'est pas notre projet et je ne pense pas que il faut perdre euh ce dont pourquoi on se bat pour aller chercher des électeurs qui viennent ou qui viennent pas d'ailleurs, mais on ne se transforme pas pour aller chercher euh cet électorat là qui en plus pour moi est voilà mais par contre c'est pas ma stratégie du tout, c'est pas ce que je défends. Vous vous vous avez vous venez d'expliciter le lien entre vos deux électorats avec le Parti socialiste.

Ça veut ça veut quand même dire puisque vous avez mené cette analyse là que vous voyez bien l'intérêt qu'il y a à être proche du Parti socialiste et et donc quand même ces dernières années le Parti socialiste s'est largement a largement chuté dans ses résultats électoraux et on voit bien le le procès qui est fait au Parti socialiste de traitrise à la gauche et et l'impact qu'a eu les votes de du Parti socialiste et de de ses représentants à l'Assemblée nationale ces derniers temps. Si je peux compléter MJDA, c'est un parti qui défend l'accompagnement de l'économie de marché. Ça pour le coup, c'est la ligne du PS.

Et et donc est-ce que vraiment c'est cette ligne là que vous voulez suivre et que que vous pensez que c'est c'est la bonne pour l'Union de la gauche pour faire triompher les idées anticapitalistes que vous avez défendu juste avant ? Juste pour chose déjà votre premier point, moi le la conclusion que je tire du fait qu'on est un élector et pas du tout que ça veut dire qu'il faut qu'on reste avec les socialiste. Je pense justement que comme on a un électorat qui est proche, il faut qu'on aille enfin je et c'est pour ça que moi je crois à la NUPS au NFP, c'est qu'en fait à un moment on a besoin d'aller au-delà de finalement un électorat qui est notre élect.

Enfin en fait bien sûr qu'on doit mobiliser nos adhérents, nos électeurs mais en fait il faut aller bien au-delà. Donc moi je enfin je je pense plutôt que ça nous invite à l'ouverture. Moi j'en tire l'analyse inverse.

C'està-dire qu'il faut qu'on s'alie et qu'on s'alie avec des personnes qui nous ancre à gauche et qui crée justement ce rapport de force pour ramener le PS on va dire à ses fondamentaux à ce qu'il est historiquement c'est-à-dire un parti socialiste. Pas le parti socialist. Je suis d'accord et moi je ne pense pas je ne croise pas qu'il faut accompagner le néolibéralisme.

Je pense que la question programmatique est essentiel et qu'il faut qu'on ait des discussions très claires. C'est-à-dire que ça veut dire aussi l'arrêt des projets inutiles. Ça veut dire qu'on arrête aussi de dire finalement enfin don par les projets inutiles des autoroutes.

Mais ça veut dire aussi qu'il faut qu'il soit beaucoup plus clair sur un certain nombre de projets sur la protection de l'eau et cetera. Donc oui, il faut être exigeant dans ce qu'on a avec l'ensemble de nos partenaires et je pense peut-être à tort que c'est peut-être de notre devoir de garder le parti socialisme le parti socialiste ancré à gauche. Oui, je et peut-être que c'est un combat perdu, mais moi je pense même si ne l' plus, pardon.

Même s'il ne l'est plus, je moi je serais pas je suis pas d'accord avec leur stratégie. Je pense qu'il faut voter la censure. Je pense que c'est un mauvais budget.

Je p je j'entends on en a beaucoup discuté et ils vous diront en fait la question c'est effectivement seul des compromis. C'est quand on a la capacité de d'être de faire la majorité, on doit aller faire des compromis. Je le comprends.

Moi je leur dis attention et c'est généralement ils vous disent attention Blue l'a dit. Vous pouvez regarder le discours de 46. D'ailleurs, c'est le discours où il dit attention vous avez peur du candiraton communiste.

C'est pour ça que vous ne voulez pas gouverner. Et là, ils disent "Regardez, vous avez peur du candiraton insoumis." Moi, je n'ai pas peur, enfin ça c'est pas ça ma ligne de conduite, c'est pas faire plaisir aux insoumis, aux socialistes.

Ce que je dis, c'est que vous oubliez la deuxième partie de Bloom. Bloom, il dit "Oui, effectivement, il faut aller exercer le pouvoir qu'on peut." Mais après, il dit autre chose.

Il dit que le fait d'aller exercer ce pouvoir, ça c'est de donner suffisamment de contreparties au travailleurs pour équilibrer les inconvénients qui auraient à exercer ce pouvoir. Donc très clairement, la question que je leur dis, c'est est-ce que dans ce budget il y a de quoi équilibrer ? Est-ce qu'en gros les travailleurs vont gagner quelque chose à la fin ?

Je ne le pense pas. Et donc je pense que c'est une erreur mais je ne pense pas qu'il soit perdu pour la cause. Peut-être que j'aime les causes désespérées aussi.

Je me bats pour plein de d'animaux en voie de disparition. Écoutez, je me bats pour garder le PS à gauche. Fidèle à son histoire.

À propos des municipales euh parce que euh la il y a au dernière municipal, il y a eu une véritable vague verte et donc votre partie a a conquis un certain nombre de villes, de grandes villes. Euh et puis quelques années plus tard, les sondages pour l'instant, alors évidemment ça reste des sondages mais vous donnent véritablement perdant. On a l'impression que du coup vous êtes plutôt coincé là où il y a 6 ans on était en plein Covid et où donc il y avait une attention peut-être particulière sur les les enjeux environnementaux de santé et cetera.

Là on a l'impression que c'est plutôt la galère pour les les maires en place vert. Est-ce que signifie que vous avez pas réussi à imposer euh le le le l'écologie au niveau municipal depuis 6 ans ? Non, je le crois pas et moi je crois qu'on va gagner.

Vous pensez que vous allez réussir à conserver toutes ces villes et en gagner d'autres ? Je pense qu'on va réussir à conserver les villes. Je pense qu'on va réussir à gagner des villes comme l'Orient par exemple.

Oui, je pense qu'on va réussir à convaincre. Je pense que euh effectivement dans les chandages, on est challenger sur sur ces villes, mais c'est justement parce qu'on a amené des modification. Euh on parlait de la question de la rupture, mais c'est parce que il y a eu aussi des transformations qui étaient qui étaient importantes.

Euh et donc ça crée du débat, ça crée voilà, c'est normal, c'est naturel. Moi, je pense à l'inverse qu'on a changé les villes, que les choses sont positives. On pourra peut-être revenir sur ce qui a été fait, mais je pense qu'à la fin euh les candidats, enfin les maires à candidat à leur réélection garderont leur ville.

Et alors, c'est quoi la la spécificité de l'écologie municipale ? Qu'est-ce que vous avez réussi à imposer ? Quand je regarde la spécif, j'ai quand je regarde un peu la spécificité, ça va revenir avec notre conversation d'avant. 1, par exemple, le rapport à la publicité.

Toutes les villes écologistes, alors Grenoble a été la première, mais toutes les villes écologistes ont pris des mesures pour réduire la publicité. Alors après, de manière différente de la publicité à la fois les les plus les grands encars papier mais aussi de la publicité numérique survue et cetera. Donc première chose, réduction de la publicité.

Deuxième chose, la question notamment de la végétalisation de la ville. Euh et donc ça va euh effectivement sur la plantation d'arbres, le fait d'aller travailler sur moins euh de d'îo euh de charleur euh de chaleur urbaine. Et donc en fait cette qualité de la ville et de retrouver une ville plus verte et en contact avec la nature, c'est une spécificité.

Et la troisème chose, je pense que la question de l'éducation, un engagement fort bien sûr sur les rénovations des écoles, mais aussi sur l'imaginaire du loisir, la question du droit aux vacances, du droit au loisirs qui je pense est très ça c'est parti par l'ensemble de la gauche, c'est pas spécifique au moment je alors oui mais j'ai l'impression que c'est un peu oui c'est vrai c'est vrai les Non mais c'est vrai que les ben on va dire que on partait avec les communistes et qu'on a repris cette idé Non mais c'est c'est vrai que moi j'ai recyclé pas grandi dans des [rires] mais j'ai pas grandi dans des villes communistes. Donc j'ai pas eu la chance d'avoir j'ai pas eu la chance d'avoir ça. Donc moi, c'est vrai que ça ça restait quelque chose de nouveau.

Et donc je suis très contente que les écologistes l'ai repris. Mais donc du coup une mesure concrète pour vous qui a été forte des écologistes, c'est donc le l'arrêt de publicités dans les villes. Non mais ça a été les 200000 arbres plantées dans la métropole de Lyon, les 70000 à Bordeaux. la question du permis de végétaliser, c'est-à-dire qu'à Bordeaux, vous avez les permis de construire, vous avez le permis de végétaliser, c'est-à-dire que la ville vous donne enfin vous avez gratuitement des plantes que vous allez planter sur de l'espace commun, par exemple.

Donc il y a effectivement cette réappropriation de la ville. Il y a la question des transports que j'ai pas cité mais qui sont indispensables. C'està dire la le réinvestissement dans des transports en commun et donc le droit au déplacement.

En fait, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. Oui, la droite vous a reproché à peu près tout en réalité, si on est honnête, mais vous a reproché précisément quand même de délaisser les c'est souvent un truc qui revient de délaisser les sujets de sécurité. Et à part à par ça, justement euh j'ai noté que il y a eu des revirements dans les municipalités.

Donc à Bordeaux, par exemple, la police municipale est armée depuis l'été 2025 et à Lyon Grégory Dousseté parle de renforcer le parc de vidéosurveillance. Euh les écologistes qui parlaient plutôt de tranquillité publique que de sécurité jusqu'ici, est-ce qu'ils ont changé de ligne sur le sécuritaire ou la sécurité ? Je dirais qu'il y a une confront enfin en fait quand à un moment on arrive euh aux responsabilités effectivement cette question de moi je appeler de la tranquillité publique mais le fait que les gens ils sentent en sécurité dans leur ville en fait elle vous est énormément posée et donc c'est quelque chose effectivement sur lequel on a travaillé.

Je pense quand même que sur les fondamentaux, l'idée qu'il vaut mieux des personnes parce qu'il me semble par exemple que Grégorie DU, il y a effectivement plus de vidéos surveillance mais aussi un grand nombre d' poches de policiers municipaux. Donc la question de la primauté, de la présence humaine reste quelque chose d'extrêmement important dans la politique de tranquillité publique des écologistes. Après, par exemple, moi je je me permets parce que je suis de Lyon justement et donc je voulais quand on parle de de sécurité, on pose ceci, vous en parlez bien tout à l'heure, du logement, du droit au logement et là-dessus, on sait que il y a eu pas mal de d'expulsions alors qu'il y a 5000 logements vacants à Lyon et il y a pas très longtemps lors d'un meeting de Grégory Duset, si je dis pas de bêtises, il y a l'association du DAL, le droit au logement qui est intervenue pour demander des explications aussi.

Donc c'est vrai qu'il y a aussi cette Gor le maire de Lyon. Grégor Oui, pardon. Grégory Dousset, maire écologiste de Lyon.

Alors la enfin la question de en plus c'est des expulsions, j'imagine expulsion de squat principalement. On a un vrai sujet, c'est qu'on a et je ne vais pas tout reposer sur l'État, mais on a un état qui est très clairement défaillant en terme d'inconditionnalité de l'accueil. Et donc aujourd'hui, on se retrouve à Lyon, mais pas qu'à Lyon, avec un nombre de personnes à la rue qui explose, un état qui ne prend pas ses responsabilités et des collectivités qui essayent d'agir mais qui à un moment sont des fois confrontés à des choix qui sont extrêmement difficiles.

Par exemple, la ville de Lyon, c'est 800 personnes mises à l'abri grâce à la ville de Lyon. C'est pas leurs compétences, ils le font. C'est 3 millions qui sont engagés par la ville en 2025 pour la mise à l'abri et de l'hébergement.

Donc en fait, il y a des choses qui sont il y a le collectif solidarité femmes et enfants à la rue 69 par exemple qui qui pour le coup euh euh se bat pour mettre des personnes à l'abri, ne serait-ce que pour une nuit dans dans les centres sociaux, dans des gymnases et cetera. Mais ils ont raison. Enfin, en fait, ils ont mais en fait là les policiers viennent déloger des femmes et des enfants.

Euh mais c'est enfin en fait un alors je connais pas c mais effectivement déloger des femmes et les enfants c'est inacceptable. Après euh la question c'est que on est à la enfin je pense qu'on est dans un moment où même je sais que ça a pas l'air d'être le cas mais en fait on mène le même combat. C'est-à-dire que eux ils nous diront toujours que tant qu'il y a pas quand ch tant que chaque personne n'aura pas un toit au-dessus de sa tête pour être mis à l'abri, ça sera pas suffisant.

Ils ont raison. On a besoin d'eux. Et le job des villes, c'est d'aller chercher toujours plus loin.

Je pense que si c'était pas un ma écologiste, il y aurait pas 800 places d'hébergement sur une compétence qui n'est pas municipal. Il y aurait pas un bras de fer avec la préfecture qui voulait ouvrir un seul gymnase et qui en a ouvert deux. En fait, c'est un bras de ferel d'augmenter les moyens de mise à l'abri qu'en fait c'est pas le cœur de vos euh de vos compétences.

Et donc oui, c'est un sujet et c'est pour ça par exemple que nous euh dans la journée d'initiative parlementaire, c'est Daniel Simonet qui porte un texte qui est important, c'est la réquisition des logements vacants. Aujourd'hui, les les pardon les maires dans la loi n'ont pas le droit de réquisitionner des logements vacants. Et donc en fait, nous on veut que ça chance, on veut permettre à ces maires qui essayent de se battre sur l'hébergement de pouvoir justement réquisitionner des logements vacants.

Alors, je vais euh parler d'un autre sujet qui fâche euh nos confrères de reporters ont il y a eu beaucoup de choses du coup cette semaine. Ouais, mais c'est bien ça fait vraiment voilà, il y a eu beaucoup de choses. Et euh nos confrères de reporters ont révélé que Marine Tourdelier s'était rendu le 27 novembre dernier au dîner des bâtisseurs.

C'est un événement qui réunit des élites catholiques françaises et dont les organisateurs sont en lien avec des personnalités d'extrême droite. On pense notamment aux milliardaires assez connus Pierre Édouard Sterrain et Vincent Boloré qui voilà manipulent beaucoup nos médias et beaucoup d'influence. On a beaucoup parlé terrain qu'on connaît bien l'humanité parce que c'est l'humanité qui a contribué à révéler le projet rendu célèbre faut le dire on l'a rendu célèbre malheureusement qui qui pour le rappel pour ceux qui seraient pas assez à côté de la suite ces deux dernières années qui visent en gros à faire gagner le l'extrême droite dans les têtes et dans les urnes.

Voilà notamment municipal le fameux projet pip qui arrive bientôt. Ouais. On vous dit souvent qu'effectivement le l'enjeu des des municipales et puis on imagine bien au-delà, c'est quand même de faire reculer l'extrême droite.

Et donc qu'est-ce que va faire une secrétaire générale à ce genre de soirée ? Mais sa présence n'engageait pas le parti des écologistes. Voilà, c'est moi je suis en désaccord avec le fait qu'elle se soit rendue à ce dîner des bâtisseurs.

Je pense que effectivement quand c'est un lieu de résotage qui est noyauté et organisé euh par des grandes figures aujourd'hui du de l'extrême droite française qui sont en bataille civilisationnelle contre nous. Vous en avez parlé avec Marine Tourelier ? Oui, on en a parlé longuement.

Ça a gueulé en interne [rires] pour le dire clairement. Non, ça a pas gueulé en fait. On le sait.

Je moi j'ai exprimé mon désaccord. Elle a expliqué que c'était un choix qu'elle faisait à titre personnel. Donc c'est pour ça je le redis, ça n'engage pas les écologist international d'un mot enfin elle se doute et puis en plus c'est pas la première fois c'est pas la première fois qu'elle va. là, elle y est retourné.

Mais c'est pour ça que là, je dis très clairement mon désaccord et c'est pour ça que je dis que ça du moment où elle considère que c'est un choix personnel, en fait, c'est un choix qui n'engage pas le parti, qui n'a pas été pris collectivement et je le redis, c'est un choix avec lequel je suis en désaccord. Ouais. Mais avec lequel le grand public ne peut évidemment ne sait pas que lorsqu'elle y va, elle se représente pour ça me permet de le dire.

Non, mais c'est pour ça que ça me permet de le dire très clairement. Je pense qu'effectivement ces lieux-là et j'entends et le débat que nous avons eu si vous voulez tout savoir qu'il y a un débat intéressant qui est dire mais il faut en fait il faut occuper les espaces hostiles. Oui, c'était ses arguments à elle effectivement et et en fait oui, il faut occuper les espaces hostiles quand il y a des manifes de chasseurs et ben il faut aller y aller et se confronter.

Si on est invité au MEDF, il faut y aller et leur expliquer qu'on va faire la taxe du Zukman. Par contre là, on est dans un dîner, on n'est pas dans un moment public, il n'y a pas de débat, c'est un moment de résotage et on ne peut pas résoter avec des personnes dont l'objectif final et en fait de détruire tout ce pourquoi on se bat. Très bien.

Et ben ça le mérite d'être clair. Euh merci beaucoup Cyriel. Ça va être l'heure et bien d'accueillir le pire journaliste de la rédaction, la carte de presque. [musique] Bonsoir le pire journaliste de la rédaction.

Bonsoir tout le monde et bonne année. Salut P. Vous l'avez dit bonne année.

Oui. Meilleur vœux tout ça tout ça. 28 janvier c'est un peu tard. [rires] Je crois que c'est jusqu'à fin voir mars que tu peux le dire.

Ah ok. Selon toi vous allez bien ? Oui et toi ?

Moi ça va nickel. Petite taille quand même. Le dernier rinceropol, j'ai pas trop aimé en fait.

J'aime pas quand vous êtes pas en plateau. Voilà, si je peux partager, c'est aussi un lieu de débat. Ouais.

Ouais. J'aime pas. J'aime pas quand vous êtes pas en plateau.

C'est c'est un peu le truc que je voulais que je voulais partager avec vous. Coup de gueule. Le coup de gueule.

C'est le coup de gueule de P. C'est bon. C'est un petit coup de gueule en vrai.

On va pas se sentir. C'est très petit [rires] engagé. Exactement.

Bon aujourd'hui, je voulais vous parler du procès en appel de Marine Le Pen et de sa bande dont Bruno Gonnich, Louis Aliot et Julien Andouille. Petit rappel d'effet quand même parce que bah je suis journaliste. Vous voulez voir mon car de presse ?

Non non, c'est bon, c'est bon, ça va. On te croit, on te croit sur parole. OK, pas de problème.

J'avais un doigt d'honneur dans la poche de toute façon. [rires] Donc oui, le le donc oui, le Rassemblement national ex feu Front National, c'est-à-dire la même chose mais sans le daron, est accusé d'avoir utilisé l'argent du Parlement européen pour payer des gens qui bossaient pour le parti et pas pour les députés. Donc ça c'est assez simple.

C'est du détournement de fond mais moi c'est pas forcément ce qui me choque parce que par exemple à Luma, j'utilise de l'argent des subventions pour m'acheter des perruques et parodier Saraknaki. Donc finalement j'ai pas jeté la pierre. [rires] Et tu as pas de per tu as pas de perruque ce soir ?

Je suis un peu déçu du coup. Non mais j'ai les lunettes de Macron dans la poche. Non mais du coup la la nuquette longue là c'est c'est pas une perruque.

Je tente quelque chose. [rires] Merci de le remarquer. Par contre moi il y a un truc qui me choque et non des moindres c'est que avec l'argent ils ont donné une carrière à Julien Odoule.

Pour ceux qui savent pas qui est Julien Audoule, député Ern de Lyon, le département de Émile Louis. Ouais, aussi je suis extrêmement tien. Ça c'est ça c'est pas mal. [rires] Ouais.

Il est aussi porte-parole du RN. Donc c'est-à-dire que c'est le gars là-bas qui dit le plus de trucs racistes. Voilà, c'est son rôle.

C'est [rires] c'est le rôle du gars. Et il est aussi également, bon ça c'est très niche, spécialiste en harcèlement sur les petites filles voilées. Ça c'est son truc.

Bon après c'est une petite niche. Bon c'est c'est différent maintenant parce que il y a Gabriel Atal qui l'a rejoint, Bruno Retillot et Bruno Gonnich. Deux Bruno Brunoich Bref, moi je le connais surtout bien mon petit Juju parce qu'il est conseiller régional en Bourgogonne Franchecté.

Je suis né à Vezou. Euh moi aussi j'ai grandi à Vezou. Incroyable. [rires] Je suis né à Montpell.

J'ai grandi à Vezou. Incroyable. Bon ben, je suis né à Vezou.

Les bourgs selon François Ruffin, tu l'aimes bien ? Ouais. Bah oui, je on est dans le même groupe, c'est sympa.

Rien direction [rires] bien. Bon bref. Oui.

Et ben on a quand même du beau monde en Franche Compté mis à part Julien Audoule. On a Victor Hugo qui chose, on a les frères Lumières, ils sont nés à Besançon. Non, après ils sont venus à Lyon pour le délire [rires] pour le délire.

D'ailleurs, c'est vrai qu'il faut toujours présenter sa carte d'identité dans le vieux Lyon. Moi, c'est ce qu'on m'avait raconté. Il me paraît même qu'il y a la des agents Ice aussi dans dans le viol. [rires] C'est ce qu'on m'a dit.

Faut bref très attentioni. Et on a aussi Gustave Courbet. Tu as des femmes un peu à citer ou tu as que des hommes du coup comme référence ?

OK, on s'améliore sur Et bref, je vais vous faire un petit dessin quand même. Là, on a Victor Hugo. Là, on a les frères Lumières.

Là, on a Gustave Courbet. Là, on a le caca de Victor Hugo. Et là, on a Julien Odou. [rires] Ça c'est ça c'est mon classement.

Sinon, par rapport au premier procès, je sais pas si vous avez regardé un petit peu ce qu'ils font ou ce qu' se dit, ils ont changé leur défense. Maintenant, ils reconnaissent les faits, mais il parlent de désordre. Voilà, c'est quand même un comble pour un parti qui parle d'ordre et de sécurité dans chacune de ces phrases.

C'est un peu comme si des journalistes de frontière tenaient des conseils sur le dry January. [rires] Il boivent et fument du cheat en direct. Euh sinon moi j'avais autre chose à proposer.

Voilà, on parle souvent du drive January. Moi j'avais le drve Februari à proposer à Morandini. Voilà, ce serait un mois sans corruption de mineur.

Voilà, le mois de février, il a assez court. Je crois c'est 27 ou 28 jours. Je sais pas si on en est bisexuel ou [rires] je sais pas.

Donc potentiellement lui proposer un truc. Voilà, ça peut ça peut l'aider. Ça peut aider ces news.

Sinon bah vous avez vu, je déteste Julien Odoule et euh pas vu j'ai eu j'ai eu en exclusivité monde le l'appel FaceTime entre Julien Audoule et Marine Le Pen quand elle découvre le mail qu'il a envoyé qui les incrimine tous. Wouh ! Magetto Mike s'il te plaît.

Allô Julien ? Ouais Marine ça va ? Bon à cause de toi, on va perdre le procès là.

Comment ça ? C'est quoi ce mail que tu as envoyé ? J'ai même pas adresse mail.

Attends, tu vas me dire que c'est pas toi ? Juju 25@onlyfan.fr fr tuas envoyé salut mdr c'est Julien Landouille à skip je suis ton assistant rappelle s'il te plaît PS tu en penses quoi de cette photo me avec une photo de toi torsenu tu te moques de moi ouais mais je suis quand même plus musclé que Jordan non c'est pas le sujet Julien tout le monde nous taxe de voleur maintenant je suis pas un voleur tout le monde.

Puis Jordane il fait la même chose tu disputes jamais. Bon, stop Julien, il faut que tu te relances là. Tu veux pas plutôt continuer tes délires sur les petites filles vont aller là ?

Tu aimes bien ça ? Non. Ouais, c'est grave mon truc.

C'est notre truc, Juju. C'est notre truc. Et mets-nous un pantalon là.

J'en ai mis un aujourd'hui. Oh, [rires] moi aussi. Bon, c'est leur truc.

Euh, passons au ça ira. Ça ira pas si tu le veux bien. Cyren, est-ce que tu connais ?

Euh oui, je connais. OK. Bon, on va quand même réexpliquer pour ceux qui elle avait bossé l'émission vu comment ton de ça s'était passé ici.

Ça aurait été une faute politique de pas regarder l'émission. Tu capitaliste du coup. Ouais, [rires] c'est juste pour j'améliore la mise en place concrète.

J'ai [rires] compris les feedback. Bon, ça ira, ça ira pas. Je montre des images et tu commentes en disant ça ira, ça ira pas et tu me fais deux trois petites phrases.

En on a le temps, on a juste 20 minutes de retard. [rires] Loi du plan, ça ira ou ça ira pas ? Ah, ça ira pas.

Pourquoi ça ira pas du tout ? Ah bah la cétamitri la caparement de l'eau, enfin rien ne va. Le mercour ça ira ou ça ira pas ?

Ça ira pas. Ça ira pas parce que c'est concurrence desloyal augmentation du CO2, enfin rien ne va ni pour l'écologie ni pour l'agriculture. Merci.

L'interdiction de la chasse ça ira ou ça ira pas ? On va commencer le dimanche. Le dimanche interdiction.

Samedi, ça passe. C'est les petits pas. C'est la politique des petits pas.

C'est on est sur la co interdire le dimanche. On est sur la la politique de cohabitation. Don va Non mais en vrai si on gagnait l'interdiction le dimanche, on l'avait présenté lors de notre première journée d'initiative parlementaire, c'est pas passé.

Donc on continue, c'est déjà on fait pour que les gens puissent se balader sans avoir peur de se faire tirer dessus le dimanche. Lia dans nos vies, ça ira ou ça ira pas ? À la base, je voulais mettre la une de Luma de avant-hier mais [rires] était trop bien.

D'hier d'hier c très récent. Euh non, ça ça ira pas. ça ira pas.

Ça a pris une place de dingue et donc il va falloir à la fois protéger les règlements existantes comme le l' acte européen et puis encadrer encore plus fort et puis d'un point de vue environnemental c'est une catastrophe. Euh alors je l'utilisais pas. Il y a une semaine je me suis dit que j'avais quand même regardé ce que c'était.

Donc j'ai téléchargé une appli. J'ai essayé une fois et bon je me suis que pour le moment je manquais pas grand-chose. OK.

Euh la Coupe du monde 2026, on boycotte ou on boycotte pas ? Ah moi j'aurais tendance à dire on boycotte mais là-dessus voilà c'est un point de vue personnel. Tendance à dire [rires] j'aurais tendance à dire on boycotte en fait aller chez Trump Ice de toute façon ils vous laisseront pas rentrer.

Maintenant faut checker les réseaux sociaux et cetera ça va être compliqué. Tu pourras jamais rentrer aux États-Unis du coup pas aller les supporters pourront pas rentrer. Je suis même pas sûr que les flux de balleur puissent rentrer donc ça va être compliqué.

Moi je suis d'accord avec Ky James quand il dit que c'est un pays de merde donc je vais pas pas [rires] changer mon truc. Euh prendre l'avion ça ira ou ça ira pas ? Est-ce qu'on devra arrêter de prendre l'avion ?

Alors ça ira alors ça dépend pourquoi ça ira pas si tu prends l'avion pour aller faire un weekend à Ibiza. Par contre si ta famille vit à la réunion ben c'est plus logique. Donc on va dire de manière modérée et pour des bonnes raisons.

OK. Si entre vésulien c'est ça ? C'est pas ce que ça voulait dire en fait.

C'est les habitants de Bou. On dirait un truc d'une autre planète. C'est le gentilet [rires] de Buzzoule les amis.

Bon euh je vous fais des bisous. Bonne année et puis euh salut. C'est trop cool de rencontrer quelqu'un de Bah ouais. [rires] Merci beaucoup PA.

Merci. Merci. Salut.

Euh et bien avant de se quitter évidemment on va vous parler de de des de la primaire et de la présidentielle qui se rapproche chaque jour un peu plus. Les écologistes participent donc à la primaire de la gauche unitaire le 11 octobre prochain mais unitaire sans le PC, les insoumis et place publique. Est-ce que vous êtes toujours confiance dans ce processus dit de bagneux ?

Est-ce que ça risque pas simplement cette cette primaire d'ajouter un candidat de plus à à Mélenchon, à Gluxman et et potentiellement à Fabien Russell ? Moi, je suis confiante et je pense que si ça réussit, pardon, je suis confiante et je pense que si ça réussit, ça ne sera pas un candidat de plus. C'estàdire que si vraiment et je pense que c'est notre objectif, on arrive à avoir un engouement des électeurs de gauche, des synthétisans de gauche qui décident d'un candidat, déjà ça va lui donner une dynamique de dingue et donc à un moment oui, ça va reposer la question de la démultiplication des candidatures.

Donc ça va les limiter. En fait, l'objectif c'est que ça les limite et que ça se fasse sur un base démocratique, c'est-à-dire que les gens votent et deux sur un travail programmatique parce qu'effectivement, on a des débats programmatiques dans le cadre de cette primaire. Justement ce que j'avais dire l'union de la gauche en soit c'est pas un programme, c'est une étape qui peut estimer nécessaire mais on tarde un peu à avoir votre programme le programme de bagneux quoi si on peut l'appeler comme ça.

Alors c'est effectivement l'union de la gauche, je pense que c'est nécessaire indispensable ça ne gagne que si on a un programme. On a commencé, il y a eu la convention éducation qui s'est tenue il y a quelques quelques semaines. Là on travaille sur les questions justement du travail de l'industrie.

Donc si c'est en cours. OK. Et vous pensez que le si vous si madame Tondelier gagne par exemple ou même par exemple François Ruffin, le PS va se raller gentiment à la candidature et pas à celle de Gluxman par exemple.

Ben moi, j'espère que en fait la candidature de Gluxman ne sera plus un sujet. Moi je pense que si on combine un la dynamique de la primaire, de ses réussites audiovisuelles, je pense qu'à ce moment-là il sera plus candidat. Non mais si s'il est encore s'il est encore, est-ce que vous croyez vraiment dans le fait que le PS se rangera derrière le candidat l'Union de la gauche ?

Moi je le pense. Je pense que sil s'y engage et c'est pour ça que ça fait débat chez eux d'ailleurs et c'est peut-être plus sain qu'ils aient le débat maintenant, c'est que s'il s'y engage, ils s'y engagement et à soutenir le candidat qui sort. Et la deuxième chose, c'est que je j'allais dire je pense qu'il le sera plus.

C'est-à-dire que la seule chose qui attire chez Gluxman, c'est qu'il est un peu haut dans les sondages. En fait, du moment où il baissera. Vous verrez qu'il y a plus beaucoup de socialistes qui voudront aller avec lui.

Mais indépendamment de Gluxman, vous voyez bien que vous avez dit OPS a débat en fait au PS, il y a quasiment deux parties en un depuis le congrès. Voir on dirait des écologistes. [rires] Oui, mais nous on est un groupe parlementaire.

Oui. Au se au sein du Paris socialiste, il y a Ouais, il y a deux au moins deux voitures de bloc et on a un bloc le bloc d'Alga et cetera qui clairement lui ne veut pas entendre parler de la primaire. Donc et s'il gagne pas la primaire, ce qui ce qui est possible, ça ils iront ailleurs quoi parce qu'ils voudront un espace social-démocrate justement. avec Gluxman par ailleurs.

Alors je enfin en fait une présidentielle ça se prépare ça se prépare quand même longtemps à l'avance. Il y a des signatures à aller chercher. Il y a le programme à à constituer.

Je pense que d'ailleurs c'est ce que Raphaël Luxman est en train d'expérimenter. C'est beaucoup de pression. Je pense pas qu'un candidat solide ça ça sorte comme ça ou une candidate.

Est-ce qu'il faut pas d'abord un programme avir un candidat ? D'ailleurs si moi je pense que dans d'ailleurs dans la manière dont on a pensé la primaire, c'est bien sûr qu'il va y avoir les candidatures où les gens vont avoir leur parrainage et cetera, mais dans le même temps, avant qu'il y ait la désignation du candidat, queil y ait ce travail programmatique qui soit remis. Je pense que c'est absolument indispensable.

Ce programme, il sera pas exhaustif. Bien évidemment que le candidat ou la candidate, ça sera pas la même chose selon qui est désigné. Enfin, si c'est Marine Tondenier, François Ruffin, c'est pas exactement la même campagne, mais au moins qu'il y a un socle très clair sur un certain nombre de choses.

Et je une dernière question avant qu'on rentre l'antenne. Euh, je vais vous soumettre un scénario que vous n'avez pas aimé, mais je vais quand même vous le soumettre. Si jamais euh il y a effectivement un candidat ou une candidate de la primaire qui est élue et qu'elle se rajoute donc à au moins à Jean Mélenchon parce que on va pas se mentir, il y a peu de chance que les insoumis rejoignent la primaire de Manieux.

Oui, mais pour l'instant ça les intéresse pas spécialement. Euh est-ce que si la campagne la dans les sondages, ça ne prend pas finalement cette candidature d'union, est-ce que le candidat de l'Union de la gauche de Bagneux devra prendre la responsabilité de se retirer pour ne pas précément gréver les chances de la gauche, que ça soit celle de Jean-Luc Mélenchon ou de quelqu'un d'autre ? D'ailleurs, moi je dans l'idéal, j'aimerais qu'on ait un seul candidat à gauche ou une seule candidate à gauche.

Je pense que c'est notre meilleure chance pour pouvoir gagner, pouvoir passer au second tour. Et je sais que il y a quand même cette stratégie de dire le second tour ça va pas jouer à grand-chose à 16 ou 17 % je passe. Oui, enfin quand tu as fait 17 % et que le RN a fait 40, bah vas-y pour gagner le deuxième tour.

Donc je trouve que c'est une mauvaise stratégie. Pour moi, il nous faut un seul candidat avec un objectif de passer au second tour et de passer très haut pour pouvoir engendrer une dynamique et gagner le second tour. Donc moi en vrai dans l'idéal si à la fin on arrive à un seul candidat c'est ce que c'est ce que je souhaite.

Après effectivement moi mon scénario moi mon scénario c'est que c'est le candidat et la candette issue de la primaire qui va prendre cette dynamique et c'est quelque chose àquel je crois profondément. Mais mais donc ça veut bien dire pour répondre à la question de Céprien que si potentiellement euh c'est pas ce candidat ou cette candidate de la primaire euh il y aura euh potentiellement cet effacement pour faire en sorte que la personnalité qui est on n' pas encore désigné de candidat, je vais pas parler de son effacement, moi je veux vous parler de sa rude. Non mais enfin je je veux bien que fasse de la politique fiction mais là à un moment on essaie de construire quelque chose d'avoir justement quelque chose de plus large possible qui rassemble le plus possible.

Moi je pense que l'enjeu c'est déjà ça, donc de créer une dynamique en fait qui cré une dynamique et une dynamique non mais en tout cas une dynamique qui euh et qui met cette question du rassemblement au cœur parce que là on voit bien que la dynamique qui est en ce moment c'est euh c'est quand même le le retour du récit des gauches irréconciliables. On a besoin de faire vivre autre chose que ce récit des gauches irréconciliables. Ça pour le coup ça nous emmène dans le mur, c'est sûr.

Après elles ont pas les mêmes projets quoi. Donc c'est compliqué. Oui, mais en fait les même les grandes gauches unies en fait toutes les tous les partis de gauche ont jamais eu exactement le même projet.

Il y a toujours eu des Non, mais il y a toujours eu des débats très profonds sur les questions euh internationales, mais même y compris sur des questions sociales euh importante. En fait, je pense que quand il y a eu des séparations historiquement avec le PC, le Parti socialiste, enfin, il y avait des débats qui étaient profonds, des désaccords qui étaient profonds et à un moment ils font quand même ensemble et ça a fait de belles choses, ça a fait la CMU, ça enfin je suis désolé, on a vraiment réussi avec une union de la gauche et même des partis qui pas d'accord surtout à faire des belles choses. Donc moi je dis OK, on n'est pas d'accord mais à un moment on se met OK sur les belles choses qu'on veut faire.

On a réussi avec les NUPES, on a réussi avec le NFP dis avec le NFP aussi. Voilà, c'est vrai vraiment je reprends cette phrase qui a été dite et redie mais je la redis quand même mais voilà entre le NPA et le PS enfin cétait vraiment complètement voilà c'était Ouais même entre entre Philippe Poutou et François Hollande on n'est pas du tout sur les mêmes programmes on n pas du tout les mêmes pensées politiques, les mêmes idé enfin voilà idéologie les mêmes les mêmes projets. Donc c'est vrai que c'est ça paraît enfin voilà pour pour nous grand public on va dire c'est c'est un petit peu programme façon je suppose mais bien sûr non mais c'est mais la question du programme je suis d'accord elle est elle est indispensable elle est première mais par contre partir du principe que parce qu'on a des visions différentes et c'est normal dans une démocratie on arrivera pas à se mettre d'accord moi je je refuse non mais en fait moi je je trouve que la question de se dire mais on reste quand des gens qui ont exactement la même vision des choses, c'est très bien.

On sera très content mais on sera très tout seul et on aura beaucoup perdu. Enfin, on est je pense à un moment où il faut qu'on fasse aussi primer ce qui nous rassemble sans être sur quelque chose d'édulcoré. Enfin, je je veux pas avoir un truc bénéoui.

Je dis juste qu'à un moment, on a réussi sur la question de l'international. Faut se rappeler quand même dans quelles conditions on négocie l'UNFP. On pose la question de l'Ukraine, on pose la question de Gaza.

Ça fait 1 an que ça tire dans tous les sens à gauche. Et je vous invite à relire ce qu'on a écrit. C'est pas de l'eau tienne et ça a mis tout le monde d'accord.

Donc moi je pense qu'à un moment quand il y a une volonté de faire ensemble et de se dire dans les conditions qu'on a qu'est-ce qu'on arrive à mettre en œuvre, on y arrive. Très bien, merci beaucoup Cyrel Chaelin, merci d'avoir répondu à nos questions.