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interviewLCP (sur YouTube)· 24 juin 2026 66 min

Canicule : l'école en surchauffe | Chaque voix compte - 24/06/26

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:24
Présentateur

Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP. On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale. Avec pour m'accompagner ce soir, Lou Frittel, journaliste à Paris Match. Bonsoir Lou. Bonsoir. Et Olivier Ramanello. Bonsoir Olivier. Merci à tous les deux d'être là. A la une ce soir, alors que la France vit une quatrième journée consécutive de vigilance rouge canicule, alors que cette journée vient à nouveau d'être la plus chaude de notre histoire, la grande débrouille à l'école. Ventilateur acheté à la hâte, couverture de survie aux fenêtres, classe dans les couloirs.

L'école essaye de rester ouverte, mais elle tient avec du système des illustrations criantes de notre inadaptation au réchauffement. Et nous en parlons ce soir avec vous, Carole Zerbib. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes proviseur de lycée à Paris, membre du syndicat SNPDEN-UNSA, le syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale. Merci d'être là. Bonsoir Emma Ferrand. Bonsoir. Journaliste au Figaro, spécialiste des questions d'éducation. Merci de votre présence. Et bonsoir Quentin Gaiquière.

1:25
Locuteur non identifié

Bonsoir.

1:25
Présentateur

Vous êtes urbaniste spécialisé dans l'adaptation des villes au changement climatique. Vous avez cofondé le réseau ADAPT il y a quelques semaines et vous publiez S'adapter ou mourir aux éditions Rue de l'Échiquier. Merci également d'être là ce soir. Olivier Ravanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Une histoire de piscine, la Reflecting Pool qui est au centre de Washington est recouverte d'algues vertes et Trump ne sait plus comment s'en débarrasser. Lou, vous vous intéressez vous ce soir à la visite de Georgia Méloni demain en France. Et tout à fait, assistons-nous au grand rapprochement de la France et de l'Italie.

Emmanuel Macron recevra son homologue italienne à Antibes demain pour un sommet entre les deux pays. C'est une première depuis 2022. Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche. Qui a le droit de se marier en France ? Le groupe UDR défendra demain matin une proposition de loi pour interédire les mariages aux étrangers en situation irrégulière en France. Et nous en débattrons tout à l'heure avec Alexandre Alegre-Pilot qui est député UDR du Gard et avec Paul Christophe Locke qui est député PS de la Drôme. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques. Vous cliquez ici, vous flashez le QR code qui est là.

Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet vos questions en direct en plateau. Et puis Bourbon Express tout à l'heure, le journal de l'Assemblée nationale présenté par Marco Pommier. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement et au frais, je l'espère. Jacques Voix compte, c'est parti. 45 000 écoles, 5 500 collèges, 3 500 lycées et autant d'équipes pédagogiques qui scrutent le thermomètre dans leur classe depuis une semaine. 6 000 établissements scolaires étaient fermés ou aménagés ce mercredi. Des élèves et des enseignants suffoquent en classe. Des oraux du bac ont été décalés le matin. Et le brevet des collèges est finalement maintenu, mais il sera aménagé vendredi.

Bref, l'école organise sa survie par 40 degrés avec partout la même question. Fermez ou gardez les enfants ? Dario Borgogno.

3:39
Invité

Record de température à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur. 10 heures et il fait 38 degrés à l'intérieur de la classe. Des salles d'école surchauffées, obligées de s'adapter. On fait ce qu'on peut pour mettre les enfants dehors quand il fait un petit peu plus frais dehors ou au contraire tout fermer quand les chaleurs deviennent insupportables. Plus de 5 000 écoles avec des horaires aménagés aujourd'hui. 788 entièrement fermées, principalement faute de bâtis capables de rafraîchir les enfants. Il ne faudrait que des écoles toutes neuves avec un système de flux qui permet d'avoir de la fraîcheur pour pouvoir accueillir convenablement, sauf que ce n'est pas la réalité.

4:14
Présentateur

Les élèves souffrent, les enseignants souffrent et les parents s'agacent. Colère reliée cet après-midi dans l'hémicycle. On bricole, on fait comme on peut, mais on parle d'enfants là, d'être particulièrement vulnérables. Les vagues de chaleur se succèdent et s'intensifient, on le sait. Ce dôme de chaleur en particulier, on l'a vu arriver. Et puis quoi ? Pas une réponse claire.

4:39
Invité

L'Etat s'en défend, les 60 000 établissements scolaires sont avant tout les propriétés des collectivités locales. J'ai déjà fait faire un recensement des principales zones à risque. Il y a 2300 établissements que nous avons identifiés comme étant particulièrement à risque et donc comme devoir recevoir un accompagnement particulier. Mais à la fin, le ministère ne pourra pas déclencher les travaux à la place des collectivités, ça c'est sûr. Par contre, l'éducation nationale promet de réfléchir à un nouveau rythme uniquement matinal pour les examens nationaux.

L'épreuve de français de ce vendredi du brevet des collèges est ainsi maintenue, mais soumise à plusieurs aménagements comme la multiplication de pauses pour s'aérer. Moins de chance pour certains candidats au bac de cette semaine. 10 300 d'entre eux ont vu leurs euros censés se dérouler l'après-midi être décalés.

5:24
Présentateur

Carole Zerbib, comment ça va ? Ça va ? Ça va ? On survit ? 6000 écoles fermées ou aménagées en France, précisément 788 fermées aujourd'hui. Est-ce qu'on avait déjà vu ça ? Non, à ce point-là, on n'avait, je crois, de mémoire, jamais vu ça. Mais ça témoigne de la difficulté là aujourd'hui avec le phénomène d'extrême chaleur que nous vivons, de l'inadaptation du bâti scolaire au phénomène climatique, notamment de forte chaleur. Que vous disent les directeurs d'établissement qui vous appellent au SNPDEN cette semaine ? Comment vont les enseignants ? Comment vont les élèves ? Est-ce que vous avez des remontées sanitaires du terrain ?

Alors oui, les remontées qu'on a, c'est qu'il fait extrêmement chaud dans les salles de classe, plus de 30 degrés. Et les préconisations sanitaires disent qu'au-delà de 30 degrés, il y a un risque pour la santé, que ce soit pour les personnels ou pour les élèves. Et dans les salles de classe, on est en moyenne autour de 34-35 degrés. Même si on a mis en place des ventilateurs, des points d'eau à proximité, on arrive à maintenir la température, mais on n'a pas réussi à rafraîchir véritablement.

Donc les conditions d'enseignement et d'examen et de correction, parce qu'il n'y a pas que des examens, il y a aussi les corrections d'examen sur place, parce que toutes les corrections ne se font pas de façon numérisée, notamment pour le bac professionnel, eh bien tout cela s'est fait dans des conditions extrêmement difficiles. Et il va falloir maintenant, on est en période de crise, donc on agit, on réagit et on bricole, comme ça a été dit dans le reportage, on bricole tous, mais il y a un moment, il va falloir qu'on s'assied au temps d'une table et qu'on réfléchisse et qu'on ne se laisse plus malmener par la situation et qu'on ne se retrouve plus dans une telle situation de crise.

Emma Ferrand, vous vous occupez des questions d'éducation au Figaro, je le rappelle, vous avez des exemples de bidouillage dont parle Carole Zerbib dans les écoles, les collèges, les lycées ? Ça va être tout simplement baisser les volets, laisser les fenêtres ouvertes le matin à la fraîche, avec des stores, des bribes de stores si j'ose dire. J'ai vu certaines écoles dans Paris où franchement ce sont des bouts de stores. Ça va être aussi justement faire appel aux parents pour éventuellement avoir des ventilateurs, des climatiseurs d'appoint. Voilà, ça va être ce genre de choses, mais rien de très révolutionnaire.

7:54
Invité

Les couvertures de survie aussi.

7:55
Présentateur

Oui, les couvertures de survie aux fenêtres. Il y a des choses qui vous ont mis en colère cette semaine, Carole Zerbib, ou qui ont mis les profs en colère, justement dans ce bidouillage ? Mais oui, parce que vous voyez par exemple, il n'y a pas de rideau aux fenêtres. Souvent les rideaux, ils sont déchirés. Et faire l'acquisition de rideaux, ça coûte extrêmement cher. Moi j'avais fait cet hiver un devis. Comme il faut des rideaux spéciaux, inuffigés, enfin voilà, il y a des règles à respecter. Équiper une salle de classe, ça coûte 2500 euros. Donc quand vous avez plusieurs salles de classe, vous voyez un peu la facture. On n'a pas de store. En fait, on n'a pas les équipements qu'il faut.

Et pourtant, en plus moi, il y a les remontées des collègues, mais il y a aussi, moi, ce que je vis dans mon établissement, qui est un établissement des années 70. Donc l'hiver, on chauffe la rue, et l'été, c'est la rue qui nous chauffe. Donc j'ai alerté les collectivités. C'est donnant-donnant. Voilà. Et donc j'ai alerté, on n'a pas de store, on n'a pas de volet, ou alors quand on en a, ils sont à moitié cassés. Donc j'ai alerté la collectivité territoriale à plusieurs reprises. Qui sait qu'il y a des travaux à faire ? Sauf qu'il y a énormément de travaux à faire dans énormément d'établissements. Donc oui, ça a un coût énorme.

Peut-être qu'à un moment, les collectivités territoriales ne pouvant peut-être pas faire face seule, est-ce que l'État ne va pas devoir aussi peut-être mettre la main à la poche ? Un enfant ne peut évidemment pas exercer son droit de retrait. Un enseignant, si. Est-ce que vous avez eu des cas déjà ? Oui, alors pas des enseignants qui ont fait un droit de retrait, mais en tout cas des enseignants qui ont exprimé leur incapacité, pour des raisons de santé, à faire face et à rester dans une salle de classe. Oui, oui. Ou alors des enseignants qui ont fait des malaises et qu'on a renvoyés chez eux ou à l'hôpital.

Et alors à Paris, le rectorat offre la possibilité aux enseignants vulnérables de se faire dispenser de travail sans certificat médical. Ça s'appelle des autorisations spéciales d'absence, ASA. Les premières ont été délivrées cette semaine. Vous comprenez que ça puisse choquer certains parents ? Oui, mais à partir du moment où un enseignant n'est pas en capacité de faire classe pour des raisons de santé... Dans ces cas-là, il a un arrêt de travail de son médecin, non ? Oui, mais la justification du rectorat, c'était de ne pas surcharger les médecins et les urgences qui l'étaient déjà. C'était une mesure de bon sens, je trouve.

Un mot des examens, puisque Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation, a annoncé ce matin que 10 000 élèves de Terminal avaient vu leur oral du bac décalé au matin. Et puis les épreuves du brevet, qui vont être maintenues vendredi, parce qu'elles ont lieu le matin, ce vendredi. Vous comprenez cette décision ? Oui, alors c'est extrêmement compliqué de modifier un calendrier national. On l'a fait en 2019. Les épreuves nationales. Oui, oui. Après, je pense que si le ministre a pris la décision, c'est qu'il s'est aussi assuré que les personnels de direction en qui il fait enterrement confiance étaient en capacité d'organiser ces épreuves dans de bonnes conditions.

Il y a plein de choses qu'on peut mettre en place. Réduire le nombre d'élèves par classe, c'est-à-dire réorganiser la façon dont se passent les examens, permettre aux élèves de faire davantage de pauses, ça aussi, c'est peut-être... Et aller se rafraîchir, voilà. Ça, c'est des mesures qui peuvent aider les élèves, même si, effectivement, ils vont quand même passer le brevet dans des conditions difficiles. Oui, Emma Ferrand, c'est prévu, d'ailleurs. Le ministre a annoncé ce matin ses aménagements pour ce brevet. Les collégiens de 3e auront le droit de faire quoi, qu'ils n'avaient pas le droit de faire avant ?

En fait, si vous voulez, pendant la première épreuve du brevet, c'est l'épreuve de français et elle est divisée en trois temps. Et en fait, là, pour la première fois, d'habitude, ce n'est pas le cas. Entre les trois épreuves, les trois petites épreuves, les collégiens auront la possibilité, en fait, justement, de quitter la salle, d'aller éventuellement aux toilettes, se rafraîchir. Aux fraîcheurs, comme au football. Oui, c'est un peu ça. Mais voilà, l'idée, c'est qu'il y a une première partie de l'épreuve qui dure une heure et demie, me semble-t-il, et ensuite, 20 minutes et le temps restant.

Et je lis que les collégiens auront aussi le droit d'aller aux toilettes la première heure, ce qui n'est pas le cas normalement. Oui, ce qui est bien regardé, on n'a pas le droit de sortir une heure après la distribution des sujets. Quentin Guéquierre, que révèle cette vague de chaleur de l'état de notre école ? Demain, 60 millions de Français seront en vigilance rouge, ce qui signifie vigilance absolue. Et pourtant, des enfants vont aller à l'école, des collégiens vont plancher sur une épreuve de français vendredi matin.

12:03
Invité

En fait, ça révèle un épisode climatique. Il révèle l'ensemble des tensions et des vulnérabilités des sous-investissements qui ont été faits au fil des décennies. Et au fait qu'on n'a pas assez anticipé le fait que le climat dans lequel nous sommes aujourd'hui est complètement différent de celui dans lequel on a vécu, dans lequel se sont bâties la majorité des établissements scolaires. Et qu'on n'a pas assez anticipé ce phénomène. Si bien qu'on arrive dans une situation de tension qui était finalement attendue. Que oui, on a battu un record encore une fois aujourd'hui de vagues de chaleur.

Mais c'est ce que prévoient la plupart des chercheurs, des climatologues, depuis maintenant plusieurs décennies. Au moins depuis 2001, le rapport du GIEC le mentionnait très bien, en particulier pour l'Europe et donc la France, que les vagues de chaleur entraîneraient forcément une menace pour les personnes les plus vulnérables. Et les enfants, d'ailleurs, n'ont pas assez été identifiés à l'époque.

Si la vague de chaleur de 2003 a assez bien identifié les personnes âgées, pour lesquelles ont été ensuite mis en place des plans sanitaires, pour les autres personnes vulnérables, les femmes enceintes, les travailleuses en extérieur et les enfants en particulier, ce n'a pas été effectivement suffisamment fait.

13:06
Présentateur

Comment on assure l'égalité des chances quand certains vont passer des examens dans une salle qui est à 28 et d'autres à 35 ? Ça pose aussi cette question-là, Carole Zerbib. Vous avez raison de la poser, bien sûr. Les examinateurs, ils vont tenir compte de réchauffement dans leur notation ? Je ne sais pas quelles sont les consignes du ministre à ce sujet. En détail, il n'y en a pas. Alors, vous voyez, ça aussi, monsieur le disait très justement, tout ça, ça s'organise. Un calendrier des examens, ça s'organise. On sait que les examens ont lieu en mai-juin. Et à un moment, il va falloir qu'on anticipe ce calendrier et qu'on fasse en sorte que les épreuves n'aient lieu que le matin.

Ça a été fait pour le bac général et technologique. Ça n'a pas été fait pour le bac professionnel, ni pour le CAP, ni pour le DNB. Et si vous n'avez plus d'épreuves l'après-midi, vos épreuves du bac, ils durent jusqu'en août, non ? Non, c'est tout à fait gérable. C'est gérable ? Bien sûr. D'annuler toutes les épreuves qui ont lieu l'après-midi pour les matrimataires ? Mais il n'y en a pas tant que ça. Il y a énormément d'épreuves qui sont quand on le continue. Vous voyez, en bac professionnel, il y a trois ou quatre épreuves. Eh bien, on fait ça sur quatre demi-journées. Quentin Guéquierre, pardon, s'adapter, c'est fermer les écoles ?

14:12
Invité

Pas nécessairement. Parce que si vous fermez une école, vous pouvez mettre l'enfant dans une situation aussi défavorable dans le logement dans lequel il se trouve. En revanche, on peut réenvisager la manière dont on fait classe dans ces temps-là. Avec ADAPT, on vient de sortir d'ailleurs un rapport, dix recommandations à destination des nouvelles municipalités afin qu'elles puissent arbitrer les décisions qu'elles doivent faire dans l'urgence pour encaisser les vagues de chaleur. Et parmi elles, il y a par exemple faire classe dans des lieux qui sont naturellement rafraîchis.

Maintenant, il n'y a pas une commune dans laquelle il n'y a pas une église, dans laquelle il fait naturellement plus froid. Il y a des musées qui sont climatisés, il y a des cinémas qui le sont aussi. On peut faire classe autrement et garantir le droit à l'éducation autrement.

14:45
Présentateur

Est-ce qu'on va aussi chercher des exemples à l'étranger ? Vous allez en Grèce, en Italie, en Espagne, à Athènes, Rome, Palerme, Madrid vivent très longtemps avec des températures très hautes. Est-ce qu'on s'interroge sur, sinon les bidouilles, les solutions qui sont trouvées dans ces villes-là, ces capitales comparables ?

15:05
Invité

Oui, effectivement, on peut complètement s'inspirer de ces pays. Il y a d'ailleurs un cadre européen de résilience qui est en train d'être mis en place, qui va être proposé par la Commission européenne en décembre prochain. On peut tout à fait envisager une coopération internationale pour faire émerger les solutions. C'est aussi la raison d'être de notre association, c'est de montrer que maintenant que le climat a changé, comment on fait et comment on tire exemple de personnes qui vivent dans ce climat depuis plusieurs décennies maintenant ?

15:26
Présentateur

Carole Zimbib ? Dans ce plan qu'il faudrait mettre en place, parce que là on est en crise, mais il va falloir qu'on réfléchisse à des choses, on sait bien que le bâti scolaire ne va pas être entièrement rénové dès l'année prochaine. Mais peut-être qu'on pourrait réfléchir à ce que dans tous les établissements, il y ait au moins une pièce qui soit climatisée ou rafraîchie. On va venir justement aux adaptations à la fois à court terme, parce qu'il y a une urgence, l'année scolaire n'est pas encore finie, et puis à long terme également.

Mais Emma Ferrand, je voudrais qu'on parle des parents aussi, parce qu'au milieu de tout ça, eux, ils se retrouvent aussi coincés entre le marteau de la fermeture de l'école ou l'enclume de la garde des enfants à domicile. Ils comprennent ce qui se passe en ce moment dans les décisions qui sont prises, qui peuvent être différentes d'un quartier à l'autre ? Oui et non, en fait, j'ai l'impression que chacun s'adapte un petit peu au jour le jour. Donc évidemment, il y a des parents qui sont dans l'incompréhension de se dire déjà que les règles ne sont pas les mêmes partout, et puis de se dire aussi que les règles arrivent tardivement.

En fait, ça va nécessiter aussi pour certains parents de s'organiser un peu à la hâte, alors qu'on aurait pu imaginer qu'ils puissent s'organiser un peu plus en amont. Donc il y a un peu des deux. Il y a à la fois beaucoup de compréhension parce que ça reste un événement météo et donc on ne peut pas toujours le prévoir, mais on se doute que ces dernières années quand même, voilà, il y a des vagues de chaleur à répétition. Dans votre lycée, Carole Zimbib, vous recevez beaucoup de coups de fil à la vie scolaire de parents pas contents ? Non, pas du tout, mais je pense qu'on a pris les bonnes décisions. On a déplacé des cours qui avaient lieu l'après-midi, le matin.

On a pris des mesures de bon sens que les parents ont tout à fait comprises. Et bon, moi, mon objectif, c'était aussi d'assurer la continuité du service public et accueillir le plus possible les élèves tant que c'était possible. C'est vrai qu'on a fermé une heure plus tôt que d'ordinaire. En tout cas, nous, les parents qu'on a rencontrés ce matin devant des écoles de Paris et de Venve commençaient à avoir beaucoup de mal à cacher leur exaspération. Regardez ce reportage de Nicolas Fleury et Eva Billon.

17:23
Invité

Des couvertures de survie posées à la hâte en guise de store. Le bricolage ne suffit pas. Dans cette école parisienne, le thermomètre atteint 38 degrés dans certaines classes. Peu d'ombre, pas de rideau, des journées intenables pour les élèves et pour leur santé.

17:39
Présentateur

On a eu des malaises, on a dû faire appel malheureusement au SAMU. On a eu des vomissements, des nausées, donc très compliqué.

17:48
Invité

Depuis la dernière vague de chaleur, les parents ont pris l'habitude de consigner les soucis de santé dus aux températures. Ils dénoncent un manque de moyens.

17:56
Présentateur

La direction de l'établissement fait ce qu'elle peut et fait bien les choses. Elle arrose la cour pour essayer d'humidifier un peu pour que les choses soient plus tolérables. mais on voit bien que c'est du système D et du bricolage et ça ne peut pas suffire et ça met quand même en danger nos enfants.

18:12
Invité

Cette semaine, la ville de Paris a annoncé en urgence l'installation d'un climatiseur par école. D'autres communes ont préféré fermer leurs établissements. A Venve, avec 34 degrés dans ces salles, les élèves n'arrivaient plus vraiment à suivre les cours. Ils resteront chez eux jusqu'à lundi. Pour les parents, c'est toute une organisation. Je suis en déplacement professionnel mais j'ai la chance que mon mari puisse les garder. Lui-même, il est prof et donc en ce moment, il est aussi confronté à des situations d'école fermée donc il peut garder les enfants. Cynthia Chouzier, elle, a posé des congés pour s'occuper de ses deux enfants.

Dans leur école, feuilles A4 et draps tendus servent de rideau. Pour elle, la fermeture ne résout rien.

18:56
Présentateur

Ça reste très compliqué dans les appartements. Il fait tout aussi chaud, voire plus qu'à l'école. Il aurait peut-être fallu en amont se préparer à ça et qu'on ne se retrouve pas dans ce genre de situation. Pas de store, pas de rideau, pas de ventilateur. Le réchauffement climatique, ce n'est pas nouveau. On en parle depuis longtemps au conseil de classe. Rien n'a été fait, ils auraient pu faire mieux.

19:16
Invité

Ici, le périscolaire accueillera les enfants sans solution de garde jusqu'à la réouverture des écoles.

19:24
Présentateur

Carole Zerbib, c'est le rôle des parents d'apporter des ventilateurs à l'école ? Non. Et pourtant, c'est ce qui se passe dans des tas d'écoles en ce moment. C'est fait. Mais ça montre bien l'impréparation dans laquelle nous sommes. On a entendu Edouard Geffray renvoyer un peu la patate chaude aux collectivités locales. À qui la faute ? Quand des parents apportent des ventilateurs, s'appellent entre eux pour se dire « T'en apportes combien demain ? » Parce que moi, j'en ai deux. Je peux en apporter un ? C'est vrai que ce sont les collectivités locales, ça a été rappelé dans votre reportage, qui sont chargées de l'entretien des collèges, des lycées et des écoles primaires.

Donc l'équipement, c'est à eux d'y pourvoir. Là, la région Île-de-France, puisqu'on a dû tous acheter des ventilateurs, la région Île-de-France a proposé de rembourser les ventilateurs qu'on avait achetés. Mais là, maintenant, il y a une rupture de stock. On ne peut même plus en acheter d'autres. Il n'y a pas de stock de ventilateurs à l'Éducation nationale, ni à la région Île-de-France, puisque c'est la région qui s'occupe des lycées. Mais ça montre bien, encore une fois, l'impréparation et le manque d'anticipation, ce que vous avez souligné. Oui, mais il faut qu'on tire les leçons de cette crise et que l'année prochaine, on se retrouve moins pris au dépourvu que cette année.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que là, parce que le risque, c'est quand même qu'on en parle maintenant parce qu'on est en plein pic de chaleur, qu'on en souffre tous, et puis la semaine prochaine, quand le thermomètre va redescendre à 24 degrés, c'est aussi ça, Quentin Guéquerre, non ? Le risque ?

20:52
Invité

Ah oui, complètement. Mais en fait, on ne peut pas apprendre à gérer un incendie en faisant l'exercice de sécurité incendie pendant l'incendie. On a besoin en amont...

21:00
Présentateur

C'est ce qu'on fait en ce moment ?

21:01
Invité

Oui, complètement. Et on a besoin en amont de dire, genre, on va revivre ces épisodes de chaleur. Comment on fait pour s'organiser ? À court, à moyen et long terme, vous l'avez très bien dit. Alors maintenant, sur la question de qui est responsable, il y a effectivement une part de responsabilité qui est un combat à l'État de mettre en place des règles, des normes, puisque l'État a ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant. Et donc, du coup, il a des obligations. Et il doit les respecter, effectivement. En revanche, je tiens vraiment à souligner ce point.

Il y a quand même un FNAC, un Plan national d'adaptation au changement climatique, qui a été maintenant publié il y a un peu plus d'un an, qui a le mérite de traiter la question de manière un peu exhaustive. Mais en revanche, effectivement, souffre d'un manque de moyens assez cruel. Et en plus de ce manque de moyens, parmi les aides qui existent, il y a le Fonds vert, effectivement. Il y a un soutien de dotation aux investissements locaux. Mais il y a aussi une prime qui s'appelle EduRénov', qui est aussi coordonnée par la Banque des Territoires. Malgré tout, en fait, ces aides ne sont pas suffisamment bien communiquées.

La plupart des mairies qui nous suivent nous dénoncent un parcours du combattant pour y avoir aussi accès. Donc il y a besoin aussi de mise en place d'un vrai dialogue et d'aller plus vite encore. Parce que pour l'instant, ce FNAC n'est pas appliqué à 100%, à 80%. Et parmi ces mesures, en fait, comment on peut les mettre en place s'il n'y a pas de moyens in fine pour qu'elles soient effectives et pour qu'il y ait un contrôle de son efficacité ? On voit du coup le niveau d'impréparation et l'état de débrouille dans lequel on se situe aujourd'hui.

22:22
Présentateur

Mais Emma Ferrand, vous avez mesuré cette semaine une forme de prise de conscience quand même du gouvernement et du ministère de l'Éducation nationale ? Oui, j'ai l'impression. Après, c'est vrai qu'on a changé de ministre de l'Éducation nationale pas mal de fois ces dernières années. Évidemment, chaque ministre a une façon d'aborder le sujet différente. Là, on a bien l'impression, effectivement, qu'Edouard Jeffrey s'est saisi du sujet. Maintenant, comme le disait madame, les ventilateurs, par exemple, il ne faut pas les acheter au mois de juin. Ça ne sert à rien. Et ça, je pense qu'on n'avait pas besoin d'attendre cette canicule pour en avoir conscience.

Ça veut dire qu'on avait besoin de ventilateurs. Et la clim, c'est une solution envisagée par le ministère ou pas ? Pas tellement, en fait. Parce que, comme le disait ce matin Edouard Jeffrey, là encore, ça revient éventuellement aux collectivités d'engager des frais, en fait. Mais par contre, lui, ce qu'il disait ce matin, c'était qu'en attendant les fameux travaux de rénovation, d'isolation qui sont promis par tant de collectivités, la solution d'appoint, justement, ça pourrait être de mettre des ventilateurs, des climatiseurs d'appoint.

D'ailleurs, on a vu depuis ce matin des maires d'arrondissement de Paris se mettre en scène sur les réseaux sociaux en apportant des déclimatiseurs mobiles dans des écoles. Vous-même, Caroline Herbib, vous avez envisagé cette solution ? Vous avez envisagé de la demander à la région pour votre lycée, par exemple ? Oui, ce serait la solution la plus simple. En même temps, c'est aussi une solution qui ne vient pas arranger le réchauffement climatique. Donc, il faut aussi trouver des solutions qui soient en respect de l'environnement. Quentin Guéquer, il en a plein des solutions avec son association ADAPT, qu'il a fondé le mois dernier.

Précisément, votre rôle, c'est de proposer des politiques publiques d'adaptation. Et vous avez plein de propositions. Vous le disiez, vous avez envoyé d'ailleurs 10 mesures au nouveau maire, juste après les municipales, pour répondre à la crise tout de suite. C'est vraiment des mesures, même pour demain. Par exemple, vous demandez au maire d'abord de commencer par identifier dès maintenant les écoles les plus exposées. Alors, apparemment, ça a... Apparemment, Edouard Jeffrey l'a fait cette semaine, puisqu'il disait avoir identifié 2300 écoles particulièrement vulnérables. Est-ce que c'est une cartographie qui vous paraît cohérente ?

24:36
Invité

Il y a... Alors, je ne suis malheureusement pas cartographe et donc, du coup, je ne connais pas l'ensemble du bâti scolaire en France. Et donc, du coup, je ne peux pas vous répondre par un oui ou par un non. En revanche, ce qui est nécessaire de faire, c'est effectivement, une école, en tant que telle, elle dépend d'un écosystème, de son quartier, c'est pas la même chose si l'école est porte de bagnolet ou si elle est dans un lieu rural, s'il y a un tissu de solidarité bien ancré avec une association de parents d'élèves très structurée, ou si, au contraire, elle fonctionne plutôt de manière isolée, il y a besoin de mettre en place une cohérence.

Et on voit d'ailleurs que les sociétés les plus résilientes, à l'échelle mondiale, mais aussi à l'échelon local, ce sont les sociétés dans lesquelles il y a justement ce tissu de solidarité, dans lesquelles il peut, justement, en cas de crise, avoir cette entraide. Mais ça doit être organisé, ça doit être institutionnalisé. On ne peut pas le faire comme ça, sur le tas, comme c'est fait là, en mode système D, par les parents d'élèves qui, du coup, demandent des pétitions pour qu'il y ait plus de moyens qui soient faits. C'est très bien que ce soit fait, puisqu'il faut effectivement, à un moment donné, qu'on tape du poing sur la table pour montrer l'impréparation.

En revanche, oui, effectivement, vous l'avez dit, moi, j'aimerais bien voir des élus qui, la semaine prochaine, après cette vague de chaleur, se disent, bon, clairement, voilà les solutions qu'on peut mettre en place pour la prochaine canicule qui aura certainement lieu encore cet été. Et voilà, à moyen terme, ce qu'on veut faire. Il y a un besoin de rénovation du bâti scolaire. Voici les obstacles normatifs pour le faire. Comment on se mobilise là, à la rentrée ? Je signale aussi qu'il y a une élection présidentielle l'année prochaine. Et ça peut être aussi un sujet, puisqu'on le voit maintenant, la crise climatique n'est pas un sujet climatique.

C'est une situation de sanitaire, de santé publique. C'est une question de sécurité nationale. C'est dans l'émission d'un président ou d'une présidente de la République de le garantir et d'investir pour traiter au mieux ces questions.

26:11
Présentateur

Dans les solutions que vous proposez, et vous en parliez déjà tout à l'heure, vous proposez aux diocèses et aux responsables des lieux de culte d'accepter l'usage des églises et des bâtiments encore frais comme refuge climatique de proximité.

26:23
Invité

Oui, effectivement, ça peut être... Ça va poser d'autres problèmes.

26:25
Présentateur

Ça va poser d'autres problèmes, Carole Zerbib.

26:27
Invité

Justement, il y a des obstacles sociaux, effectivement, à la mise en place de certaines mesures, mais elles n'ont rien d'insurmontable. Et il suffit juste de mettre en place un dialogue au niveau local, puisque, je le rappelle, la plupart des bâtiments catholiques ou des bâtiments religieux appartiennent en général à la commune. Et donc, il faut mettre en place, à l'échelle local, cette mesure.

26:45
Présentateur

Et alors, autre solution assez originale, vous demandez aux entreprises qui disposent de bureaux climatisés d'ouvrir leurs portes lorsque c'est possible pour organiser l'accueil des enfants de leurs salariés dans des espaces adaptés. Ça a marché, ça ?

26:57
Invité

En tout cas, c'est une mesure qu'on propose. Et encore une fois, je pense que ce n'est qu'une question de mise en place d'un dialogue entre des personnes qui ne se parlent pas ou très peu.

27:04
Présentateur

Une question téléspectateur, Olivier ?

27:06
Invité

Oui, il y a une question

27:07
Présentateur

qui est posée par Anne, qui se demande si dans les collèges, dans les lycées, en cas de canicule, est-ce qu'il ne faut pas dispenser certaines matières au profit de temps plus récréatifs, de faire, en gros, de moins solliciter la concentration des élèves parce qu'il fait très chaud et d'en profiter pour faire autre chose d'un peu plus léger ? Est-ce que c'est fait ? Est-ce que c'est souhaitable ? Bien sûr, il faut s'adapter. Bien sûr, mais je pense que c'est ce que les enseignants font. Ils essayent de proposer des activités qui soient un peu plus récréatives. On fait souvent en juin à la fin de l'école quand on joue aux cartes dans la cour, non ? Je crois qu'il n'y en a pas trop changé.

Non, non, il y a quand même un programme. Il faut quand même... Je ne suis pas pour des activités qui soient complètement ludiques. Il faut qu'il y ait toujours une visée quand même pédagogique. Les enseignants se plaignent qu'ils n'ont jamais assez d'heures de cours. Bon, ben voilà, je pense que toutes les heures d'enseignement doivent être utilisées. Alors évidemment, on peut essayer de varier les modes d'enseignement et d'essayer de faire des choses qui ne soient pas descendantes et qui soient un peu plus récréatives et qui en même temps permettent aux élèves d'acquérir ou d'acquérir des compétences ou de faire des révisions.

Moi, je trouve intéressant ce que vous proposez sur d'autres lieux. Alors, sur les lieux religieux, là, ça va poser d'autres problèmes qui pourraient être... De laïcité, peut-être. Au principe de laïcité, voilà. Mais peut-être, ce que vous disiez, faire cours à l'extérieur dans des endroits ombragés, encore faudrait-il que dans les établissements scolaires, parce qu'on a de la place, on a des cours, mais souvent, on a des cours qui ne sont pas végétalisés. Donc, on pourrait peut-être aussi commencer par ça, enlever le béton, végétaliser, planter des arbres, même si planter un arbre, ça prend du temps avant que ça puisse vraiment faire de l'ombre.

Mais voilà, c'est peut-être aussi des solutions qu'on pourrait explorer. Alors, justement, puisque vous parlez des solutions de plus long terme, je voudrais que vous écoutiez ce que disait ce matin le ministre d'Éducation, Édouard Geffray, pour expliquer pourquoi la plupart des écoles sont particulièrement vulnérables. Et écoutez aussi la ministre de la Transition, Monique Barbu, à sa suite. Regardez.

29:08
Invité

Ce qu'on appelle l'école Ferry, c'est-à-dire l'école type qui a été faite jusqu'au milieu du XXe siècle. C'était une école dont les classes étaient systématiquement exposées plein sud avec des grandes baies vitrées parce qu'on savait mal chauffer l'hiver. Aujourd'hui, on est sur la logique exactement inverse. Donc, vous voyez bien qu'en fait, la transformation du bâti, ce n'est pas seulement une question de l'isolation, c'est une question de transformation du bâti dans bien des cas qui, effectivement, va représenter des investissements assez substantiels

29:28
Présentateur

au cours des prochaines années. Il va falloir accélérer un certain nombre de choses. Et très clairement,

29:32
Invité

il faut bien se dire qu'on a un mur d'investissement devant nous. Un mur d'investissement. Et comme vous le savez très bien, le mur d'investissement, il doit aussi se voter

29:45
Présentateur

au Parlement. Alors, pardon, je me tourne vers l'urbanisme du plateau. Quentin Guéquier, je n'avais pas vu venir l'explication de l'école Jules Ferry qui a été construite orientée plein sud pour avoir de la lumière et du chaud en hiver. La plupart des écoles de France sont construites exposées plein sud ?

30:02
Invité

Alors, je ne suis pas urbaniste. C'est malheureusement. Mais en revanche, ce que je peux dire là-dessus, c'est effectivement, encore une fois, c'est une illustration de politique publique dont on a hérité par défaut et qu'on a pris comme ça, comme tel, et dans lesquelles on a accepté de vivre. En revanche, du coup, si ce sont des politiques publiques qui nous ont rendu vulnérables au changement climatique, ce sont aussi les mêmes politiques publiques qui peuvent nous débaisser cette vulnérabilité. Oui, il y a un mur d'investissement à faire, mais en fait, on n'a pas le choix de le faire. Alors, est-ce que du coup, ça me demande des financements pluriannuels ?

Et c'est d'ailleurs un des obstacles de ces collectivités. C'est que pour l'instant, ça repose sur des initiatives locales. Et en revanche, aller chercher ensuite les aides qui existent déjà auprès de l'État, c'est du coup un parcours assez difficile pour elles. En revanche, si l'État fixe un cadre pluriannuel de financement, un programme stable qui ne dépend pas nécessairement d'un mandat municipal, là, effectivement, on peut voir un changement. On peut effectivement voir une société, en tout cas à l'échelon local, un territoire changer du tout au tout.

30:58
Présentateur

Sauf que, juste une chose, là, le gouvernement est déjà en train de plancher sur le futur projet de loi des finances publiques. Et en l'occurrence, on est toujours dans un risque de déficit sans flamand et sans marge de manœuvre. Donc, comment on fait ? Parce que là, on parle de l'école. Il y a deux semaines, on parlait de la justice. Moi, ça me fait beaucoup penser aussi à la période Covid. C'est-à-dire que c'était le moment où les hôpitaux, justement, se mettaient en grève contre des situations catastrophiques et on s'est retrouvées avec cette crise et à devoir trouver du matériel en catastrophe.

Donc, comment on fait dans les situations financières dans lesquelles on est pour pouvoir régler ce problème ? Il faut fixer des priorités. Mais quand tout devient prioritaire, il ne peut rien ne l'aider. C'est ce qu'on disait pour la justice aussi. Il faut hiérarchiser et trouver des priorités. Est-ce que tout est une question d'argent ? Parce que ça fait... On en parle quasiment tous les soirs. Hier, on entendait un super conseil qui était de dire les volets, c'est vachement efficace. Sauf que vous voyez des constructions aujourd'hui, il y a de moins en moins de volets. Vous êtes en train de nous dire les arbres dans une cour d'école, ça apporte de la fraîcheur.

Bah oui, il y en a tous été dans des cours d'école avec des arbres. Sauf qu'il y en a de moins en moins. Orienter une école et la mettre au nord pour qu'elle soit moins exposée, ça, ça ne coûte rien. C'est une façon de penser la ville, de penser la construction. Il y a aussi une dimension architecturale, urbanistique à impliquer dont on parle assez peu en fait dans tous les débats. À chaque fois, on envoie la balle du côté des élus. Mettez de l'argent, mettez de l'argent. Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi d'autres façons de faire ? Ça a été dit dans le reportage. Il y a quand même énormément d'établissements qui n'ont pas d'isolation.

Et là, isoler des bâtiments, ça coûte des centaines de milliers d'euros. Donc, si, il va y avoir un coût. Alors, je pense qu'on peut rénover le bâti scolaire déjà existant sans forcément détruire les écoles et en refaire. Donc, ça, ça va quand même diminuer le coût d'être que sur des rénovations et pas sur des reconstructions. Mais il va quand même y avoir un coût. À un moment, il va bien falloir isoler ces bâtiments qui ne le sont pas. Parce que ça, c'est une des solutions. équipées avec des volets, ça, c'est aussi une solution qui a un coût. D'autant que le ministre l'a rappelé aussi ce matin, il y a aussi toute la question pendant les travaux, les élèves, on les met où ?

En général, ils vont rester sur site. Une rénovation thermique, c'est au moins 4 ans. Et voilà. Donc, est-ce qu'on les déplace ? Si oui, ça va coûter de l'argent encore. Ou bien, est-ce qu'on les garde ? Et dans ces cas-là, comment on aménage aussi les travaux avec eux à l'intérieur ? C'est sous la question. C'est ça le risque, Quentin Guéquer, c'est le côté, bon, on va laisser tomber.

33:37
Invité

Il y a un côté où, effectivement, vous l'avez très bien dit, la question du financement peut être un piège. On peut dire genre, ah oui, c'est un coût, c'est un coût. En vérité, on peut le voir aussi d'une autre manière, ça peut être aussi un investissement. Puisque ces bâtiments que l'on doit reconstruire, en fait, ils vont continuer à exister en 2050, en 2060, ils vont accueillir plusieurs dizaines de générations dans le futur. Et en revanche, les coûts de l'inadaptation, ils sont bien plus élevés en réalité. Le gouvernement sort régulièrement le chiffre, genre, un euro investi dans l'adaptation, c'est 7 euros de coût évité in fine. Donc, en fait, il y a un besoin

34:09
Présentateur

de mettre,

34:10
Invité

évidemment à l'école, puisque les enfants qui sont confrontés à des températures, ils ne peuvent pas bien apprendre. On ne peut pas bien apprendre à 35 degrés. Enfin, je ne sais pas si c'est OK pour vous d'être à ce moment-là. En tout cas, pour moi, ça ne l'est pas du tout. Il y a une augmentation des maladies chroniques liées aux canicules, une augmentation des états de dépression et un impact sur la santé psychologique qui se répercute in fine sur les dépenses de sécurité sociale. Et tout ça, sans compter d'autres coûts pour l'urbanisme de manière générale.

D'ailleurs, il y a tout un pan de la recherche et au sein du ministère de la Transition écologique et de l'ADEME pour plancher sur l'urbanisme favorable à la santé qui offrent toute une gamme de solutions plus ou moins coûteux qui offrent des bénéfices directs sur la santé des personnes, aussi bien physique que psychologique. Ça fait partie effectivement des solutions de prévention qu'il faut mettre en place et qui sont directement applicables pour les enfants qui sont particulièrement vulnérables à la chaleur.

35:02
Présentateur

Il y a peut-être une adaptation ultime aussi, c'est la modification du calendrier scolaire. Est-ce que c'est dans les têtes ? Est-ce que c'est dans les tuyaux ? Est-ce que continuer à envoyer des candidats composés au mois de juin alors qu'on nous prédit 50 degrés d'ici 10 ans au début de l'été ? Est-ce qu'il faut remettre à plat le sacro-saint juin-septembre ? Septembre-juin, pardon. Peut-être qu'on y sera obligé si les épisodes... Parce que là, on l'a bien vu, cet épisode de chaleur, il y en a eu un premier au mois de mai qui était quand même assez tôt dans l'année. Là, on en a un nouveau juste avant l'été. Donc peut-être qu'à un moment, il faudra aussi réfléchir.

Si les conditions climatiques ne permettent plus de faire en sorte que les élèves composent en juin, peut-être qu'il va falloir réorganiser tout ça. Mais là, on est sur du long terme. Mais ça peut faire partie aussi des fameuses discussions qu'il faudra avoir une fois que la crise sera passée. Comme vous dites, se mettre autour d'une table. C'est compliqué. Vous voyez, en bac professionnel, on avait mis les examens au mois d'avril. Ça n'allait pas parce que les élèves n'avaient plus suffisamment de temps d'apprentissage avant l'examen. Vous vous rappelez quand il y a eu la réforme du bac professionnel.

Donc voilà, ça pose aussi, oui, réorganiser l'année scolaire, ça touche à beaucoup de choses. Ça, c'est du temps. Peut-être réorganiser aussi le rythme, c'est-à-dire faire travailler les élèves le matin et l'après-midi, peut-être leur donner un temps calme et ensuite des activités autres. Mais du coup, aussi raboter sur les vacances, être plus sur un modèle à l'italienne. Emma Ferrand, c'est en projet, une réflexion sur le calendrier scolaire ? En fait, il y a eu une convention citoyenne il y a quand même quelques mois sur le sujet sur les rythmes de l'enfant, sur les temps de l'enfant. In fine, il y a eu pas mal de propositions. In fine, on n'en retient rien, soyons honnêtes.

Sur la question, effectivement, des examens, il y a l'éventualité, effectivement, de mettre toutes les épreuves désormais le matin. Bon, ça peut s'envisager. Vous parliez du bac professionnel, mais aussi, quand il y a eu la réforme de Jean-Michel Blanquer, la réforme du bac, il y a eu au début, on l'oublie, mais les épreuves de spécialité étaient au mois de mars. Au final, on s'est rendu compte que ce n'était pas non plus une bonne solution parce que sur le même constat, les élèves étaient relâchés très tôt dans la nature avant la fin de l'année, il n'y avait plus tellement de motivation.

Donc, effectivement, il y a plein de questions, il y a aussi plein de débats et in fine, on n'en retient souvent pas grand-chose. Et tout ce qui nous reste à faire, c'est de souhaiter bon courage aux enseignants et aux élèves parce que l'école, ce n'est pas fini. Officiellement, les vacances, c'est le 3 juillet. Merci, en tout cas, à tous les trois d'être venus ce soir en parler sur le plateau de chaque voix compte. Dans un instant, on va parler des mariages avec des sans-papiers. C'est la proposition de loi que défend le groupe UDR demain matin à l'Assemblée nationale. Interdire ces mariages, c'est la question qui fâche et c'est dans quelques minutes avant cela. C'est Olivier Ravanello.

Quelle histoire. Vous voulez nous emmener, Olivier, mais alors, on ne va pas se baigner en fait. C'est la piscine de Washington, c'est la piscine de Donald Trump qui décidément accumule les déboires en ce moment entre les négociations avec l'Iran qui patinent, entre les célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance le 4 juillet. Donald Trump, il aurait voulu un beau bassin à Washington dans le Lincoln Memorial. Le problème, c'est que l'eau est devenue verte.

Et oui, et ce soir, je dis aux Français qui nous regardent et qui ont des problèmes avec leur piscine, avec l'eau de leur piscine qui tourne, qui passent leur temps à la choquer, à la filtrer, à la vider, à la re-remplir, qui s'épuisent avec leurs épuisettes ou qui floculent. À tous ces Français-là, je dis, sentez-vous moins seuls puisque Trump, lui aussi, a les mêmes problèmes que vous. Sa piscine est sûrement plus grande que la vôtre puisque c'est celle que l'on appelle la Reflecting Pool du Memorial Lincoln, soit 620 mètres de long, 50 mètres de large. Il y aurait de quoi faire des longueurs si elle était un tout petit peu plus profonde.

C'est un monument emblématique de la vie politique américaine. Vous l'avez vu quantité de fois dans des films, dans les news, évidemment, où les grandes manifestations à un moment donné tournent autour de cette pièce d'eau. Trump voulait en faire un endroit central des célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis. Et pour ça, il avait demandé qu'on change un peu la couleur, qu'on la repeigne dans un bleu plus profond qui rappellerait le bleu du drapeau des États-Unis. À l'origine, ça devait être un petit chantier de 2 millions de dollars qui est en train de prendre des proportions absolument dingues. La peinture qui a été mise, elle craquait.

On voit qu'il y a même des bouts qui flottent. Et puis, des algues sont venues envahir le bassin. Des employés s'échinent avec des épuisettes pour essayer de nettoyer tout ça. Ils n'y arrivent pas. Ils ont même balancé du péroxyde d'hydrogène. C'est un produit abrasif qu'on utilise pour blanchir le papier ou même pour faire des décolorations de cheveux. C'est quand même assez brutal. Rien n'y fait. Et pour cause, d'ailleurs, puisqu'il y a une revue qui a fait un prélèvement pour analyser l'eau de ce bassin.

Et puis, on s'est rendu compte que ce produit chimique qui avait été mis avait un effet contraire et qu'il avait fait apparaître une nouvelle algue encore plus virulente et encore plus agressive. On en est à 16 millions de dollars dépensés pour repeindre le fond de la piscine. L'eau est toujours verte. On est passé du bleu américain au vert canard. Mais à qui la faute ? À Donald Trump et à ses caprices, bien sûr. Non, évidemment. C'est jamais la faute de Donald. On le dit. Non, les responsables. Tiens, par exemple, un des responsables, ce serait Barack Obama. enfin, Barack Hussein Obama, comme l'a dit Donald Trump.

Ce n'est pas sympa parce que le même Barack avait eu des problèmes avec des algues, lui aussi, sur cette même pièce d'eau. C'est lui qui avait fait installer une filtration. Ça n'avait pas été complètement probant. Ça avait quand même coûté 34 millions de dollars en 2012. Donc, on ne peut plus faire jouer la garantie décennale. C'est trop vieux. Et donc, Trump dit que c'est parce que sa filtration est complètement nulle et qu'elle ne marche pas. Et puis, à d'autres moments, il nous dit que c'est à cause des journalistes. qui sont toujours en train de lui chercher des noises, qui viennent mettre les mains dans le... Ah, il pollue. Oui, il pollue, évidemment.

Et puis, il y a eu cet extraordinaire sportif qui s'appelle David Hearn. Il est champion de kayak. Il a porté les couleurs des Etats-Unis à plusieurs fois aux choses olympiques. Il se baladait en vélo. Il a 63 ans. Puis, il a vu un petit bout de peinture flotter. Alors, il a voulu l'enlever. Paf, on lui a passé les menottes. Il sera jugé pour vandalisme le 9 juillet. Voilà. C'est lui le fautif, bien sûr. C'est sans doute lui. Et puis, il y en a d'autres. D'autres, c'est les gauchistes. Il y en a partout des gauchistes. Ils sont là, tapis dans les buissons pour essayer de faire tourner l'eau. Ça, c'est pas moi qui l'invente. C'est Trump qui le dit.

Il leur promet même 10 ans de prison s'il leur met la main dessus. Écoutez-les, je fais ça maraud en ce moment.

41:47
Invité

Il y a eu du vandalisme. Des vandales. Vous savez, nous avons, je crois, une entaille de 90 ou 100 mètres en plein milieu. Probablement faites avec un cutter ou un couteau. On a aussi eu des gens qui en soulevaient des morceaux. Ce n'est pas un gros dégât, mais il faudra probablement vider l'eau et réparer. Ils y sont allés avec un couteau.

42:12
Présentateur

Il a raison. Du coup, on a commencé à vidanger. On vide le bassin pour le remplir avec de l'eau propre. Alors, comme tous ceux qui nous regardent et qui ont une piscine ont fini par trouver la solution à leurs algues, ce que je leur propose, c'est de faire une petite vidéo sur Instagram. Vous taggez la Maison Blanche en apportant la solution que vous avez trouvée. Vous verrez, peut-être que ça va les aider. Alors, c'est vrai, c'est moins glorieux que la Fayette, mais quand même, ça peut donner un coup de main à Trump. 250 ans plus tard. Merci, Olivier Ravanello. On passe au off de l'eau, tout de suite.

42:47
Locuteur

Bon.

42:48
Présentateur

On tourne la page Donald Trump pour ouvrir la page Giorgia Meloni que Emmanuel Macron reçoit demain à Antibes, à Cannes et au Cannet. Voilà, c'est un sommet en trois lieux. Objectif, revenir aux fondamentaux de la relation franco-italienne. Oui, et ce n'est pas moi qui vous le fais dire. C'est l'Elysée qui reste toutefois assez obscure quant à la définition de ces fondamentaux,

43:11
Invité

se contentant d'évoquer une relation d'évidence entre deux très grands partenaires de l'Union européenne, de la zone euro, avec des intérêts économiques et politiques croisés.

43:20
Présentateur

Néanmoins, il est d'ores et déjà annoncé qu'une série d'accords de coopération en matière de défense, de culture, d'enseignement,

43:28
Invité

de recherche, de transport ou encore d'agriculture sera signée. L'entourage d'Emmanuel Macron

43:32
Présentateur

rappelle au passage les quelques 100 milliards d'euros d'échanges de biens entre la France et l'Italie, rien que pour l'année 2025. Donc c'est un dispositif exceptionnel qui a comme été mis en place et il y aura la présence donc d'Emmanuel Macron, de la première ministre italienne, mais aussi celle de huit ministres de part et d'autre pour les affaires étrangères, la défense, l'économie, l'énergie, l'intérieur, les transports ou encore l'agriculture. Bref, l'événement revêt un caractère essentiel pour notre coopération mais aussi, et ça c'est plus étonnant, un caractère inédit. Parce que c'est le premier sommet en fait, depuis l'arrivée au pouvoir de Georgia Meloni il y a maintenant 4 ans.

Très justement Adeline. Et pourtant, nos deux pays avaient topé en 2021. Souvenez-vous, c'était le traité du Courrinal qui mettait en place notamment la tenue de ces sommets chaque année. Ah oui, 4 ans c'est raté. Ah bah oui, mais il s'est passé quelque chose entre temps. A l'époque, c'était Mario Draghi qui était président du Conseil italien et ce traité avait été signé sous l'égide du président de la République italienne Sergio Mattarella tous deux proches d'Emmanuel Macron. Avec Meloni,

44:40
Invité

nationaliste, héritière du fascisme, arrivée en 2022 à la présidence du Conseil, c'est pas tout à fait la même limonade.

44:48
Présentateur

Elle est atlantiste, elle est conservatrice, elle affichait jusqu'à peu ses liens avec Victor Orban et Donald Trump. Emmanuel Macron, lui, c'est un mondialiste avec une tendance libérale sur le plan sociétal assumée. Forcément, entre les deux, ça fait quelques étincelles. Il y a surtout eu une étincelle en particulier. Tout à fait. C'était 2022 quand elle est arrivée au pouvoir et que Laurence Boone, qui était à l'époque ministre des Affaires européennes françaises, affirmait dans la Repubblica que la France veillerait au respect des valeurs et des règles de l'État de droit. en Italie. Autant vous dire

45:25
Invité

que l'épisode n'est pas du tout passé auprès des Italiens. Et depuis, Georgia Meloni, elle ne cache pas son agacement vis-à-vis d'Emmanuel Macron. Rappelez-vous cette image du G7 de l'an dernier où elle semble lever les yeux au ciel après une de ses remarques, toujours très expressives,

45:42
Présentateur

Georgia Meloni. Lui, il lui rend bien lorsqu'il lui répondait par exemple, après qu'elle-même a évoqué un événement profondément choquant et bouleversant à la suite de la mort de ce jeune nationaliste Quentin Déranque tué par des antifas à Lyon. Écoutez Emmanuel Macron.

45:59
Invité

Je suis toujours frappé de voir que les gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas les embêtre chez eux, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres. Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés.

46:08
Présentateur

Bon, que chacun reste chez soi, demain ce ne sera pas le cas puisqu'elle vient chez nous. Il faut s'attendre à des tensions pareilles ou tout est pardonné ? Ça, c'était avant. Les choses se sont apaisées depuis. Il y a eu quelques événements et en l'occurrence ce dernier en date c'est quand même la brouille entre Georgia Meloni et Donald Trump. Donald Trump qui s'est moqué de Georgia Meloni à l'issue du G7 qui était à Evian la semaine dernière. Un peu comme il se moque aujourd'hui d'un certain Emmanuel Macron alors que les deux hommes ont été assez proches à un moment donné. Et puis il y a autre chose.

Ils se sont rapprochés à la faveur du soutien commun à l'Ukraine dans le cadre de la guerre face à la Russie. Et comme on dit en diplomatie, l'ennemi de mon ennemi c'est mon ami. Merci beaucoup Lou. On passe à la question qui fâche. Ah oui parce que demain il n'y a pas que Georgia Meloni en France il y a aussi la niche parlementaire UDR. Et à cette occasion le groupe d'Éric Chiotti va défendre enfin le parti d'Éric Chiotti va défendre une proposition de loi qui vise à interdire le mariage entre un Français et un étranger en situation irrégulière. L'an dernier l'UDR avait échoué à faire adopter ce texte.

Il revient donc à la charge demain matin et on est en débat ce soir avec vous Alexandre Alegre-Pillot. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député UDR du Gard. Merci d'être là aux côtés de Paul Christophe. Le bonsoir. Bonsoir. Député PS de la Drôme. C'est Maïté Frémont qui vous pose la question qui fâche.

47:37
Invité

Dans la question qui fâche le retour d'un texte à l'Assemblée quasiment un an jour pour jour après son premier passage dans l'émission. S'il vous plaît.

47:46
Présentateur

C'était le 26 juin dernier la journée consacrée aux lois proposées par l'UDR le groupe d'Éric Chiotti.

47:52
Invité

Le trôneau de bon humeur sont en effet contraints de célébrer des mariages qui savent pertinemment frauduleux.

47:59
Présentateur

Les alliés du Rassemblement National portent un texte à l'origine venu du Sénat où il a été défendu par la droite et les centristes la lutte contre les mariages simulés ou arrangés.

48:11
Invité

Qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour chantait Daniel Balavoine ? Eh bien certainement pas les groupes de M. Chotty et de Mme Le Pen.

48:19
Présentateur

Les débats s'éternisent la gauche joue la montre.

48:22
Invité

Cette journée de niche a été une des plus épouses et une demi-heure

48:27
Présentateur

avant la fin coup de théâtre les troupes d'Éric Ciotti quittent l'hémicycle en plein débat sur leur propre proposition de loi.

48:36
Invité

Il n'y a plus de rapporteur. M. Ciotti qui a manifestement perdu ses nerfs a manifestement essayé par une manœuvre pas très habile de montrer que nous serions opposés à ce texte que nous avons pourtant soutenu.

48:48
Présentateur

Ce soir-là deux articles sont adoptés. Les futurs époux de nationalité étrangère doivent fournir à l'officier de l'état civil au moment du mariage tout élément lui permettant d'apprécier leur situation au regard du séjour et le renforcement des prérogatives du procureur de la République notamment en portant d'un à deux mois le délai de l'enquête pour prouver l'absence d'intention matrimoniale des époux.

49:13
Invité

Nous avons indiqué que nous serions favorables à l'article 1er A à l'article 1er B à la suppression de l'article 1er et ainsi l'adoption de cette proposition de loi modifiée.

49:23
Présentateur

L'article phare lui a été rejeté il prévoyait l'interdiction pure et simple de se marier pour une personne séjournant de manière irrégulière sur le territoire national demain le texte sera repris là où il s'était arrêté et cette question faut-il ou non interdire les mariages pour les étrangers en situation irrégulière. Alexandre Allégret-Pilot vous l'avez placé en première position de votre niche donc ce sera demain matin pourquoi est-ce qu'il faut changer la loi alors qu'elle punit déjà les mariages frauduleux ? Alors c'est une demande qui vient des maires et qui vient de nos concitoyens.

L'association des maires de France nous a expressément demandé de porter ce texte les sénateurs centristes et de droite l'ont porté donc on a une incompréhension vous voyez rien qu'aujourd'hui la maire du Chaisi Chaisi pardon Chaisi Chaisi a été condamné à verser 6 000 euros à un clandestin pour avoir refusé de prononcer son mariage et à l'UDR on considère que les maires ne sont pas des chambres d'enregistrement mais doivent effectivement vérifier certains éléments et s'opposer à des maires qui ont pour but manifeste de détourner cette institution et en réalité de faire un premier pas vers une naturalisation.

Ce que vous dites avec ce texte c'est qu'un étranger qui n'a pas le droit d'être en France ne doit pas avoir le droit de s'y marier en fait c'est ça ? Absolument. Vous considérez que le mariage c'est devenu un moyen de contourner les règles d'immigration ? Alors ce n'est pas une considération c'est un fait puisque le mariage offre la possibilité de bénéficier d'un titre de séjour vie privée et familiale puis après un titre pluriannuel enfin une carte de résident et au bout de 4 ans la naturalisation par déclaration. Donc effectivement c'est une première faille qui est largement exploité aujourd'hui.

Paul Christophe le Conseil constitutionnel et la jurisprudence protègent pour le moment la liberté du mariage donc en l'état est-ce que le texte du groupe UDR est inconstitutionnel ?

51:19
Invité

Oui

51:19
Présentateur

c'est probablement le cas et on verra au moment de la signe du Conseil constitutionnel si ce texte je rappelle qu'il est en première lecture à l'Assemblée nationale il va falloir ensuite il a été adopté par le Sénat mais donc il faudra ensuite qu'il soit réadopté par les deux chambres dans les mêmes termes et on l'a modifié donc son chemin est encore long mais il y aura une étude par le Conseil constitutionnel et il sera probablement censuré. Pourquoi ? Parce qu'en fait le mariage c'est une institution qui permet à deux personnes qui s'aiment de le spécialiser.

Et la réalité c'est qu'aujourd'hui si on a un doute sur le consentement si le maire considère que c'est pas vraiment deux personnes qui s'aiment ou qu'elle détourne l'institution du mariage S'il a un doute sur la sincérité de l'union C'est ça ?

Exactement du consentement et bien dans ce cas il peut saisir le procureur de la République qui va demander une enquête les policiers les gendarmes vont aller au domicile vont vérifier s'il y a bien une vie commune s'il y a bien un consentement si c'est bien une volonté libre et éclairée des deux époux et ça fonctionne très bien est-ce que vous savez combien de mariages frauduleux sont comme ça interdits chaque année sur les 200 000 mariages C'est précisément la question que j'avais écrite pour Alexandre Alégré-Pillot combien de mariages frauduleux justifient aujourd'hui de modifier la loi ?

52:25
Invité

Alors déjà la question n'est pas celle forcément du nom mais celle du principe en tant que tel c'est ce que nous demandent nos mères et puis c'est 2%

52:32
Présentateur

des mariages entre étrangers et français 700 c'est 2% et ça c'est ceux qui sont détectés en réalité et c'est ce qui est omis volontairement on fait tout pour ne pas pouvoir les détecter vous savez combien il y a de procureurs en France en première instance je vous pose aussi une question de chiffre vous voyez 1500

52:46
Invité

on a dit 240 000 mariages 35 000 mariages entre étrangers et français vous pensez vraiment que nos procureurs dans le cadre des affaires qu'on voit aujourd'hui qui défraient la chronique ont le temps d'instruire des dossiers sur un mois alors que les maires

53:00
Présentateur

actuellement n'ont pas le droit de demander de titre de séjour aux personnes qui veulent se marier donc n'ont pas le droit d'avoir les indices qu'ils doivent eux-mêmes fournir au procureur en fait on est en une situation où on ne veut pas voir la réalité c'est flagrant sur ces 700 mariages il y en a un très grand nombre qui ont lieu entre français parce qu'il n'y a pas que les français et les étrangers qui peuvent commettre des mariages frauduleux les français peuvent commettre des mariages frauduleux entre eux il y a beaucoup de cas pour des questions par exemple d'optimisation fiscale ou pour obtenir une mutation professionnelle deux personnes vont se marier et sur les 700 entre 400 et 700 mais peu importe c'est un tout petit chiffre par rapport aux 200 des mariages qui sont célébrés chaque année il y a beaucoup de mariages qui sont entre français et sur lesquels le maire va avoir un doute c'est sur le procureur qui va dire effectivement vous avez raison ce mariage n'est pas pour reconnaître une vie de couple etc etc il est en fait organisé pour permettre la mutation professionnelle de l'un des deux époux il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre raisonnement vous êtes sûr en gros est-ce que ces gens se marient parce qu'ils s'aiment bon vous avez un doute là-dessus mais ce dont on parle en l'occurrence c'est est-ce que des gens qui ne sont pas en règle c'est-à-dire qui normalement sont sinon poursuivis du moins que l'État fait en sorte de ne pas laisser sur le territoire comment est-ce que la République peut se mettre en branle et se mobiliser pour leur donner un certificat quel que soit le certificat de mariage ou autre chose c'est quand même étrange puisque le présupposé c'est qu'on considère qu'ils ne doivent pas être sur le territoire il y a plusieurs points à souligner premièrement moi je reconnais qu'un Français peut aimer un étranger y compris s'il est en situation irrégulière et donc il faut que je ne vous parle pas d'amour je ne vous parle pas d'être un civil Olivier Ravanello il ne fait pas dans les sentiments il peut lui être reconnu un tel droit alors qu'il n'a lui-même pas le droit de chez les journées d'être là c'est juste ça en fait la question je pense que c'est qui viole la loi est-ce que c'est le maire qui refuse de célébrer l'union ou l'étranger frappé d'une obligation de quitter le territoire qui est toujours là aujourd'hui c'est le maire et c'est ce qu'on trouve et c'est ce que le président de la République socialiste Emmanuel Macron a trouvé vous m'en a présentement eu vous faites plaisir à Paul Christophe là mais j'ai essayé de vous répondre par ailleurs vous savez que les étrangers en situation irrégulière ce ne sont pas que des criminels ni des délinquants qui sont arrivés en situation irrégulière mais je ne dis pas ça c'est juste qu'ils n'ont pas le droit d'être là non attendez je vous dis quelque chose c'est quelqu'un qui est arrivé en situation régulière qui travaille et qui perd sa situation de régularité du fait du non-renouvellement de son titre de séjour par retard de la préfecture donc c'est une personne voilà donc j'essaie de relativiser les catégories et ensuite le fait de se marier n'apporte aucun droit supplémentaire à la personne ça ne lui permet pas d'être régularisé vous pouvez très bien avoir une OQTF contre quelqu'un qui est marié à un Français c'est totalement faux

55:44
Invité

puisque ça annule l'OQTF puisqu'au bout de 6 mois de vie commune c'est facile à démontrer ou à falsifier au bout de 6 mois vous avez le droit au titre de séjour pour vie familiale et privée et au droit au travail donc vous le dites vous-même donc moi je connais des clandestins

55:55
Présentateur

qui ont utilisé cela pour se marier par ailleurs avec une étrangère en France

55:59
Invité

et qui ont aujourd'hui

56:00
Présentateur

un titre de séjour sans aucun problème donc pendant 6 mois ils sont restés en situation irrégulière puisque vous venez de dire qu'il faut attendre 6 mois de mariage

56:06
Invité

pour avoir un titre de séjour ça fait 10 ans qu'ils sont déjà sur le territoire dans une situation irrégulière et qu'ils fraudent

56:10
Présentateur

donc ils ne sont plus à ça près moi ce que je vous propose c'est que tous les étrangers qui sont en situation irrégulière ils puissent travailler comme ça au moins ça va vous régler un problème ils arrêteront de frauder ils auront des cotisations sociales ils paieront leurs impôts et on arrêtera de considérer que ce sont des gens qui sont une charge pour la faune à l'UDR on est comme l'était le parti socialiste dans les années 90 on est contre la prime à la fraude et c'est Elisabeth Guigou du parti socialiste qui voulait renforcer au contraire le cadre juridique qui luttait contre les marrages de complaisance y compris avec les clandestins à l'UDR on écoute les français les maires 75% des français sont opposés au mariage entre clandestins et français qui décide dans ce pays je pense que ce doit être les français précisément l'intitulé du sondage que j'ai consulté aujourd'hui c'est 73% des français sont favorables à l'interdiction de ces mariages donc qui doit décider en France je pense que ce sont les français je peux me tromper qu'est-ce que vous leur dites à ces 73% de français qui sont favorables à l'interdiction de ces mariages je pense qu'on peut leur expliquer les choses exactement comme j'essayais de le faire ce soir premièrement je rappelle on est en train de se parler peut-être de 300 400 cas par an donc on va passer une deuxième journée parce qu'on a déjà passé une journée l'an dernier sur ce sujet vraiment fondamental pour l'avenir du pays de savoir si ces 300 personnes doivent se marier ou non puisque vous voulez nous parler de l'affaire Liana tout à l'heure j'ai compris que vous avez une allusion je vous propose qu'on s'occupe des 70 000 plaintes pour violences sur les femmes et les enfants libérer le travail des procureurs laisser les maires filtrées nous avons 35 000 maires vous trouvez normal de laisser donc aux maires la responsabilité de décider c'est ce qu'ils demandent aujourd'hui les maires ils sont exposés en fait à leur responsabilité c'est 15 000 euros il ne demande pas être condamné il ne demande pas être responsable il ne demande pas être condamné c'est 15 000 euros d'amende

57:46
Invité

5 ans d'emprisonnement une inéligibilité aujourd'hui pour un maire qui refuserait de célébrer un mariage parce que de façon flagrante on a quelqu'un qui est clandestin quelqu'un qui n'est pas et qu'on a une magouille je vous donne un exemple tout ça

57:56
Présentateur

mais parce que là vous parlez par exemple du cas de Robert Ménard à Béziers qui va être jugé en septembre ce qu'il risque vous venez de le dire le ministre de l'intérieur Laurent Nunez lui a donné tort au maire de Béziers il y a quelques jours il a estimé qu'il aurait dû respecter la loi parce qu'aujourd'hui les textes ne permettent pas à un maire de s'opposer à un mariage dans ce genre de situation c'est l'état de droit on propose justement on propose de régler ça en 5 minutes si le PS et ses collègues ne font pas de l'obstruction comme ils l'ont fait la dernière fois en nous bloquant toute la journée l'affaire sera réglée moi ce que je vous propose c'est que le Robert Ménard et tous les maires de France respectent simplement le droit actuel tel qu'il est c'est à dire que s'ils ont un doute 1500 procureurs les OQTF ont été doublés en moins de 10 ans vous allez me dire que les OQTF et que nos procureurs ont le temps pour ça arrêtons la blague peut-être que le problème en fait ça vient de respecter la loi et donc on ne va pas forcer des maires à célébrer des mariages pour des personnes qui refusent de respecter la loi la République ne va pas donner un brevet à des personnes qui n'ont rien à faire parce que l'an dernier quand vous aviez déjà présenté cette mesure dans votre niche parlementaire Gérald Darmanin qui soutenait le texte vous avez quand même dit enfin oui Medzo Vodsché on va dire il avait quand même mis un doute sur la constitutionnalité des articles et notamment eu égard à l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme à partir de l'âge nubile l'homme et la femme sans aucune restriction quant à la race la nationalité ou la religion ont le droit de se marier ils ont des droits égaux au regard du mariage durant le mariage et lors de la dissolution c'est la déclaration des droits de l'homme

59:25
Invité

Premièrement la nationalité n'a rien à voir avec le fait d'être en règle sur le territoire français la déclaration

59:32
Présentateur

des droits de l'homme ne tient pas compte par exemple des mariages au sein d'une famille pourtant c'est interdit dans notre pays ne tient pas compte de la polygamie pourtant c'est interdit dans notre pays donc je veux bien qu'on brandisse la déclaration des droits de l'homme quand ça arrange mais je pense qu'il faut être cohérent ces mariages-là

59:42
Invité

sont interdits au Danemark sont interdits au Royaume-Uni sont interdits en Suisse je pense que ce ne sont pas des affreux jojos juste ils sont logiques voilà

59:49
Présentateur

Rendez-vous demain matin donc pour la niche parlementaire EDR Je brasse les doigts Paul Christophe On sera bien là Merci à tous les deux et le débat le vote Pourbon Express c'est le journal de l'Assemblée nationale c'est Marco Pommier Bonsoir Marco Bonsoir Adeline C'est le début des soldes aujourd'hui je ne dis pas ça pour vous parce que c'était aussi le jour où les députés ont adopté définitivement une loi contre la mode ultra jetable l'ultra fast fashion Oui après un accord trouvé la semaine dernière entre députés et sénateurs le texte a été adopté cet après-midi à l'Assemblée à l'unanimité même si toute la gauche s'est abstenue lancée il y a deux ans la proposition de loi de la députée Horizon Anne-Cécile Violent entend freiner les importations des géants asiatiques comme Chine ou Tému la députée s'est félicitée d'une avancée historique

1:00:42
Invité

Ce vote monte vraiment la volonté historique de la France de légiférer sur ce sujet de l'ultra fast fashion la France est pionnière grâce à vous aujourd'hui et ce n'est qu'une première étape puisque nous irons plus loin sur les différents enjeux de cette ultra fast fashion et de pouvoir élargir le périmètre Merci infiniment à tous et à toutes

1:01:02
Présentateur

Élargir le périmètre dit Anne-Cécile Violent car si la gauche s'est abstenue c'est parce qu'elle considère que les critères retenus pour définir l'ultra fast fashion restent trop complexes et pourraient être facilement contournés le texte prévoit aussi l'interdiction de la publicité pour ces plateformes et la mise en place d'un malus sur 7 vêtements importés ce qui pourrait faire grimper leur prix dernière étape désormais un vote définitif au Sénat prévu lundi prochain Et juste avant l'adoption de ce texte sur la fast fashion il y avait la séance de questions au gouvernement du mercredi La France Insoumise a visé le Rassemblement National après des propos racistes tenus par un groupe d'individus dans une discothèque de l'Aveyron Des propos qui ont fait l'objet d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux les faits se sont produits jeudi dernier dans une discothèque à Rodez avec des individus qui mentionnaient Marine Le Pen

1:01:49
Invité

Depuis une enquête

1:01:59
Présentateur

a été ouverte pour provocation à la haine mais ces derniers jours les Insoumis dénonçaient une omerta médiatique et politique sur cette affaire ils ont donc interpellé le gouvernement sur ce sujet cet après-midi

1:02:11
Invité

Le silence du RN est assourdissant Vos sympathisants traduisent sans filtre votre programme de préférence nationale

1:02:19
Présentateur

en voulant envoyer les Arabes comme ils disent à l'abattoir Madame la Ministre notre pays se meurt du racisme il est plus que temps de ne plus rien laisser passer Monsieur le député nous ne laissons rien passer et nous ne laisserons rien passer d'ailleurs sur les propos que vous avez mentionné j'ai demandé évidemment aussi qu'un signalement procureur de la République soit fait chacun doit prendre sa part et quand je dis chacun je m'adresse à vos bancs en particulier parce que les propos qui ont été tenus sont des propos que vous devriez être les premiers à condamner à partir du moment où ils se réclament de voter La ministre qui s'adressait au banc du RN justement Marine Le Pen a réagi ce matin elle a jugé ses propos insupportables en ajoutant j'espère que la justice les condamnera je n'ai strictement rien à voir avec tout cela je cite Cet après-midi les députés ont aussi poursuivi l'examen de la proposition de loi fin de vie on en est à la troisième lecture à l'Assemblée hier soir un vote surprise est venu bousculer l'équilibre du texte Oui c'était vers 21h30 à la reprise des débats de nombreux députés partisans d'un droit à l'aide à mourir n'étaient pas encore revenus dans l'hémicycle résultat le RN opposé au texte en grande partie a réussi à faire adopter un amendement concernant l'administration de la substance létale pour bien comprendre dans la version actuelle du texte le principe est celui de l'auto-administration mais lorsqu'un patient n'a plus la capacité d'accomplir lui-même le geste il peut demander l'intervention d'un médecin ou d'un infirmier l'amendement voté supprime la possibilité de recourir au médecin le rapporteur de la proposition de loi a parlé d'un texte déchiqueté

1:03:52
Invité

je pense que lorsqu'on le dit faire permettrait de vous dire cela on ne le fait pas pour faire des coups mais on essaie de voir comment on peut améliorer la loi ce que vous avez fait là n'est pas me semble-t-il un beau service qu'on rend à tous les soignants et rappelez-vous les malades dont nous parlons ce sont ceux qui sont dans un processus irréversif j'appelle simplement chacun à réfléchir je ne provoquerai jamais délibérément la mort ça c'est le serment d'Hippocrate l'amendement qui a été adopté évoqué le serment d'Hippocrate parce que nous on y croit parce que les médecins ils le demandent non monsieur le rapporteur général on ne fait pas un coup on a fait un vote et on l'a gagné et oui aujourd'hui le texte ne prévoit plus que les médecins puissent administrer la mort et oui c'est le vote et c'est la démocratie précisément

1:04:36
Présentateur

résultat Philippe Vigier va demander une seconde délibération sur ce point précis avant le vote solennel prévu sur l'ensemble du texte mardi prochain mardi 30 juin on termine avec un point canicule du palais Bourbon Marco on en parle déjà hier il faisait très très chaud bon aujourd'hui il faisait très très très très très très chaud on est revenu dans la salle des 4 colonnes et regardez le résultat il est à peu près le même qu'hier près de 30 degrés comme hier et puis on est aussi allé dans la cour d'honneur alors ça on le voit sur l'image près de 30 degrés dans la salle des 4 colonnes et puis dans la cour d'honneur de l'assemblée le mercure il a dépassé les 51 degrés autant vous dire qu'à cette température on ne croise pas grand monde sauf effectivement ces bidons toutes ces bonbonnes d'eau qui ont été consommées elles sont vides c'est pas de l'eau qui est stockée en plein soleil on a été consommées voilà on boit de l'eau et on reste au frais merci Marco merci d'être venu ce soir sur le plateau de chaque voix compte merci Lou on vous lit demain dans Paris Match avec à la une cette semaine vivre sous 40 degrés canicule historique en France merci Olivier et nouveau logo nouveau logo de Paris Match on l'a vu passer en effet Lou merci Olivier à demain à vous aussi je vous dis à demain 19h30 pour chaque voix compte en direct mais d'ici là vous pouvez revoir cette émission tout à l'heure à 23h30 et à tout moment sur lcp.fr passez une excellente soirée à demain