Le Jour d'Après: la Révolution des Octets - Bluetouff, Alexis Roussel et Caroline Zorn [EN DIRECT]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] [musique] Messieurs dames, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.
Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous voulez bien vous présenter succintement Caroline ?
Allez, je commence. Caroline Zorn, j'ai 46 ans, je viens de Strasbourg, je suis avocate. Euh je suis avocate du numérique libre, c'est comme ça que j'aime bien me définir.
Et j'ai euh politiquement j'ai été au parti pirate. Euh j'étais tête de liste aux européennes [raclement de gorge] en 2024. Sacrée expérience.
Euh j'ai été aussi euh élue à Strasbourg, donc je sors de 6 années de mandat. C'était en avril dernier, j'ai rendu j'ai fini mon j'étais élu local donc concert de Strasbourg et vice-présidente de l'Eurométropole de Strasbourg en charge du numérique et de et d'autres choses et voilà pour une présentation brève. Alexis Roussell déjà précaution oratoire, je dis je tiens à spécifier que tu m'as fait inviter en Angleterre une nuit, que tu m'as payé ma nuit d'hôtel et mon billet de train en première classe d'ailleurs.
Première classe et et je tenais à le spécifier avant pour des questions de transparence et ça va pas m'empêcher de te rentrer dedans. Non. Donc qui es-tu ?
Alexis Roussell. Donc moi, je suis à Nechâtel, je suis franco-suisse et je suis entrepreneur en Suisse. Donc actuellement, je j'ai cofondé et je codirige une entreprise qui s'appelle NIM et on fait un une infrastructure de protection de la vie privée et une des applications, la première application qu'il y a dessus, c'est un c'est un VPN tout simplement.
Mais à côté de ça, j'ai aussi des activités de de de réflexion politique. J'étais aussi au parti pirate et c'est là que j'ai rencontré Caroline mais partie pirate en Suisse dont j'étais le président et j'ai écrit un un ouvrage qui s'appelle notre si précieuse intégrité numérique et où en fait je décris ce concept d'intégrité numérique qui a un droit fondamental euh qui façonne un petit peu ma ouais ma pensée et que j'ai réussi à faire inscrire dans la Constitution de Genève et de Nechâtel il y a maintenant 2 ans. Voilà.
Donc je j'ai des réflexions sur l'évolution de notre démocratie dans le monde numérique et c'est ça qui me qui me qui me passionne et je suis assez activiste dans ce milieulà et pas que. Et on va rentrer dans des sujets que qui vont surprendre d'ailleurs toute notre communauté. Passons à Olivier Bluetooth.
Ma petite touffe, comment vas-tu ? Bah écoute, plutôt bien. Je suis une sorte de Stinkerview. [rires] Non, plus sérieusement enfin je m'appelle Audier Laurie, je travaille actuellement sur un projet de l'AB économique riscopolitique qui se situe en fait entre moi et mon salon.
Mais en dehors de ça, je construis des trucs et je casse plein d'autres trucs et ça reste C'est la définition du hackur. Tu l'optimises ou tu casses juste ? [grognement] Je je je casse d'abord, après j'essaie d'optimiser, d'abord j'essaie de comprendre en fait ce que je casse et une fois que c'est cassé, j'essaie de faire des trucs.
Donc ça ça veut dire à cœur euh Olivier et en plus c'est un cœur que j'adore parce que c'est le seul capable de diffuser l'hymne ukrainien dans les stations essence russes. [rires] C'est le seul capable de prévenir les Ukrainiens que les Russes sont dans les les dashcam des voitures de flic. C'est toi qui qui avait levé ça ?
Non non, c'est pas moi. C'est reflet qui a le reflet. Voilà.
C'est pas moi. On embrasse Champomi Antoine Champagne, je t'embrasse. Et revenons.
Vas-y. Tu peux dire un truc ? Ouais, parce que quand même pour moi c'est un moment, il y a un [raclement de gorge] truc un peu particulier pour moi, c'est que Bluetooth [grognement] en fait moi je je suis c'est une de mes stars.
Tu veux un autographe, tu veux lui faire un bisou ? Voilà, parce que je te raconte très rapidement, mais en fait moi j'ai fait mon euh mon DESS en droit public des nouvelles technologies à Nanterre et en fait c'était euh c'était en fait tout le le début de Bluetooth du numérique du numérique. Et en fait Bluetooth c'est un personnage que moi je suivais de façon enfin avec des yeux qui brillaient à l'époque et puis un jour bah c'est en c'est même lui je crois qui m'a contacté et puis on a commencé à discuter, à échanger et je trouve ça génial. d'être maintenant aujourd'hui dans une émission avec lui, c'est pour moi une consécration et parce qu'on est dans l'instant fan base, moi je l'ai enseigné cet arrêt Bluetooth de la Cour de cassation aux étudiants en informatique un problème pour vous.
Ah non mais non non parce que Bluetooth il aime bien visiter et alors la loi appelle ça maintien dans un quoi ? Dans un espace public frauduleux dans un espace public ou système de traitement automque. Toi tu mangeais ton sandwich tu regardais passer les choses quoi.
Voilà. Bah écoute je fais à peu près les mêmes choses sauf que maintenant j'utilise plus Google et que j'offre mes contenus et qu'éventuellement je vais taper des contenus publics. Mais c'est pas moi, c'est mon agent qui le fait.
C'est ça. Bon revenons à notre sujet. On est en plein mois de juillet.
On a de la chance, il fait pas trop trop chaud. Euh on va parler géopolitique, on va parler démocratie, on va parler libre, on va parler implication, on va parler guerre, on va parler préconisation et je vais essayer de vous mettre les doigts dans le cerveau pour savoir si vous avez quelque chose à l'intérieur. On va commencer avec Alexis et je vais faire une entorse au programme de de l'émission parce que je t'ai eu au téléphone il y a quoi une semaine.
Tu étais quand en Ukraine ? Euh, il y a de semaines. Il y a de semaines.
On a eu une conversation très intéressante sur l'après-gerre. Euh je voudrais que si tu m'autorises, je voudrais que tu en parles parce que quand je t'ai eu, tu étais à Kief. Ouais.
Tu étais en train de te prendre des petites bombinettes sur la tête. Ouais. Et et nous, on était en train de discuter quand tu tu descendais dans ton bunker.
Voilà. Ouais. C'était le c'était le jour du bombardement du site de Laavra.
Euh donc la cathédrale de euh de Kief euh que j'ai le jour même je visiter le le monument juste à côté qui est la mère Patrick et cette grande statue avec un glève et un bouclier. Euh voilà donc c'était c'était un moment particulier parce qu'effectivement j'étais sur le site quelques heures avant quoi. Qu'est-ce que tu allais [ __ ] en Ukraine d'ailleurs ?
Qu'est-ce que je [ __ ] en Ukraine ? Moi je vais en Ukraine depuis 2014. Euh tous les tous les ans, j'y vais.
J'ai euh j'ai été invité parce que euh c'est je suis dans le monde des cryptoonnaies et en fait on m'a fait venir pas que pas que mais on m'a fait venir pour faire une des premières conférences en Ukraine sur le Bitcoin en 2014 et c'était juste après Myan et en fait j'ai découvert la communauté Bitcoin voilà plus largement la communauté tech à cœur de de Kief et de Carkif et en fait j'ai découvré j'ai découvert à travers eux bah l'histoire de Maidan et la transform formation de la société qui est en train de qui est en train de se faire sous mes yeux et ça ça m'a complètement passionné et j'ai lié des amitiés, j'ai commencé à travailler un petit peu avec des boîtes là-bas et j'y vais régulièrement et quand la guerre a éclaté le 24 février le 22 je devais être à Kief. On a annulé au dernier moment et [grognement] euh et puis j'ai j'ai gardé le contact. Je suis allé ben au mois de février, donc au mois de mai.
Euh euh Buchait venait juste d'être libéré, enfin libéré voilà et euh et en fait je suis aussi allé à Boucha parce que un de mes amis était à Boucha à ce moment-là. Donc j'ai j'ai vu ça, j'ai j'ai circulé un petit peu en Ukraine et et depuis je garde ce lien avec. J'ai aidé et et j'y vais une fois au moins une fois par an.
Voilà même pendant la guerre. pendant la guerre. Euh je voudrais qu' on a parlé d'un sujet très intéressant et très important qui était la décentralisation de l'esprit de défense.
Ouais. Euh et des répercussions que ça peut avoir euh sur l'Ukraine et sur les autres pays de autour de l'Ukraine en cas d'un mauvais accord de paix. Ouais.
Alors ce que j'ai remarqué dès et ça je l'ai vu dès le début dès le le février 2000 24 non 22 pardon euh dès le début de la guerre en fait on a vu que euh l'armée ukrainienne elle était pas elle était pas haut niveau. Elle était encore organisée de façon soviétique. Elle était quand même un peu formée par des des correspondants de guerres occidentaux.
Non non pas pas en masse pas dans la masse en fait. Voilà. Et euh et ce qui fait que alors malgré le fait qu'elle était déjà en guerre, une guerre larvée depuis depuis longtemps euh mais euh euh ce qui s'est passé c'est que euh on a vu la population ukrainienne s'organiser à travers les réseaux sociaux, à travers les outils du numérique, à travers en fait une une forme de décentralisation dès le début.
Et tout de suite, on a vu en fait deux réseaux de logistique se mettre en place. Euh c'était une logistique, il y a une logistique militaire, on amène des armes et des choses, mais en fait il y a une logistique euh de nourriture, de de médicaments, de camions, de de moyens de de moyens de déplacement, de d'habit tout ça qui s'est fait au niveau euh euh de la société civile et euh et ça a complètement euh euh c'est c'est basé sur les outils du numérique, c'estàdire dès dès le début, il ils utilisaient bah Telegram, enfin ce genre de de communication, mais aussi des applications que que le gouvernement a fait qui tombait à ce moment-là. Par exemple, l'application DIA qui est euh l'application de d'identité électronique faite par qui a été faite par le ministre qui est aujourd'hui le ministre de la défense mais qui était le ministre de la tech à ce moment-là, Federof.
Et en fait, on a une population de bah 10 millions de gens qui bougent euh mais en fait qui restent connectés à leur société, qui restent connectés, qui se s'organise flux d'argent de d'aide assez fantastique à travers le numérique aussi. Euh et euh voilà, une une reconfiguration de la société qui euh qui moi m'a m'a m'a passionné vers des euh des interactions euh voilà qui dans un contexte de corruption en plus parce que c'est euh la population corruption Ukraine arrête. Non, tu as déjà été à Monaco ?
Euh j'ai jamais enfin je juste passer comme ça. C'est très intéressant parce que tu entends les négociations de contrat de drone. Ah c'est possible hein.
Alors quand tu es russophone tu entends ces trucs passer à Monaco. C'est extraordinaire. Ouais.
Et puis il y a plein de services de renseignement ukrainien qui vont s'infiltrer dans ta chambre d'hôtel. Ouais. Euh mais ce qui ce qui se passait ce qui se passait à ils aiment pas trop les pieds jaloux.
C'est un peu comme les femmes de ménage. Ouais. Ce qui euh ce qui se passait à ce moment-là, c'est qu'en fait la la population et moi là je le voyais dans mes dans les milieux tech euh euh qui n'étaient pas associés au gouvernement encore à ce moment-là. pas corrompu.
Euh non, ben ils étaient juste pas associés à la politique. Donc euh oui, pas corrompu dans ce sens-là parce que c'est des boîtes qui font euh de l'outsourcing. Donc ils reçoivent des des contrats de l'extérieur, ils font du dev et puis ils renvoient ça.
C'était la la le grand métier en fait des informaticiens russes, c'est l'outuring et ukrainien, pardon, j'ai dit euh et puis en fait euh ces gens-là euh ils étaient conscients, ils sont conscients de la corruption qu'il y a. Et et donc il y a il y avait vraiment en fait la population avait une volonté de de de sortir de cette corruption là. Alors, on sort on en sort pas euh comme ça évidemment de cette corruption, mais il y a cette volonté que moi j'ai que moi j'ai ressenti dans les gens avec qui je je discutais et et on le voit jusque au front où en fait euh ben moi j'ai eu la l'occasion de discuter avec des soldats qui m'ont dit bah s'il y a un message que tu dois que tu peux ramener euh à Kief ou ailleurs, c'est nous on se bat et là si on était en 2024, on se bat parce que pour revenir dans un pays où la corruption elle est elle est partie.
Voilà. Et donc cette société civile en fait, elle profite en fait, elle elle prend l'opportunité de cette guerre pour en fait euh faire un contrepoids à l'État euh et à travers cette double logistique qui se met qui se met en place. Euh et moi je moi je trouve ça très intéressant.
Et donc on voit les prémisses, ça c'est intéressant, on voit les prémisses d'une forme. Alors on verra jusqu'où ils iront parce que c'est pas évident mais les prémisses d'un d'un citoyen soldat ou d'un d'un citoyen d'un soldat qui s'implique dans la politique d'une certaine manière. Un Suisse assez proche de la Suisse.
Ouais. Et on le voit aujourd'hui se faire parce que c'est la c'est les c'est la contrainte en fait du de la guerre qui a qui a un peu ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui la la guerre c'est quoi ? des drones hein, c'est on est on est passé maintenant, on était à 80, on est apparemment le dernier chiffre que j'ai entendu, c'était 90 % des tués euh bon principalement russes maintenant sont par drone.
Donc il y a plus de tu tires plus un coup de feu en fait hein, c'est vraiment des drones qui détruisent tout. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans les deux armées, ce sont les opérateurs de drones qui sont les qui sont les principaux acteurs du de l'armée famille et leur réseau, leur famille, leur réseau dans lequel il y a des chez lesquels il y a des imprimants de 3D pour imprimer des trucs.
Il y a des logistiques comme ça décentralisées et et ces gens-là, tu peux pas, c'est pas des des militaires à la base, tu vas aller chercher dans la société civile. Et et en plus maintenant avec les bombardements qui a lieu en bah en Ukraine, en Russie aussi, mais la Russie a pas fait ce changement encore là en Ukraine pour ils ont développé des intercepteurs, c'est des petits drones qui vont essayer de de choper des des drones à russes. Mais en fait, ces petit ces petits drones là, ils sont très peu chers, mais ils ont un rayon d'action de 15 km².
Et donc en [grognement] fait quand tu as les drones russes qui passent à travers tout le territoire, il faut il en faut plein euh partout. Ça veut dire qu'il faut plein de gens qui soient aussi euh là pour les opérer. Et tu peux pas couvrir tout le territoire ukrainien qui est énorme de militaire.
Donc tu es obligé de de créer euh tu es obligé d'associer en fait la société civile dans la défense active. J'aurais alors ils appellent ça réserve. Donc en fait c'est ben moi je les ai rencontré, on était avec des des collègues en fait c'est des gens avec qui je travaille régulièrement qui qui font de la cryptographie à Kief et qui passent de tr jours du mois dans un village dans un champ quelque part où on va leur donner des intercepteurs, ils vont les opérer et et ensuite ils reviennent dans la dans la dans la vie civile et tout ça en fait ça va avoir un impact et ça commence déjà à avoir un impact dans la structure de la société ukrainienne.
Et si on même on fait une comparaison avec la Russie, ce qui est très intéressant et c'est pour ça que aujourd'hui on voit que la l'Ukraine prend le dessus, moi c'est ce que je vois, prends le dessus d'une certaine manière, c'est que euh l'Ukraine euh ont un comportement appennent ces outils de la décentralisation. Euh ils utilisent aussi des systèmes comme l'ura, c'est des systèmes de wifi euh sur le sur le front qui sont décentralisés et en fait l'État les laisse faire. Et donc en fait, ils peuvent les utiliser.
Alors qu'en face lorsque l'armée russe essae de d'utiliser ces outils de décentralisation, même Discord ou Telegram qui ont des des éléments de décentralisation, ben en fait qu'est-ce que fait le le gouvernement central ? Leur coupe ça. Voilà.
Et donc ils se plaignent et ça et donc en fait fondamentalement le l'état russe euh est centralisé et en fait mène une guerre centralisée. L'État ukrainien laisse la décentralisation à son avantage même si c'était à la base un état centralisé. Puisque qu'est-ce qui se passe après la guerre quand tu as toute une population qui est formée aux techniques ?
Mais justement alors alors bon, il y a ce que l'on voit déjà, c'est-à-dire qu'en fait tu as une industrie qui se met en place et là l'état pousse aussi. C'est très intéressant de voir comment ils ont et ça c'est Federf, c'est pour ça qu'il est monté en tant que ministre de de la défense. Il a mis en place une un truc qui s'appelle Brave One.
On peut aller sur site internet he tout est transparent. Brave One, c'est un sorte de fond d'investissement ukrainien sur la technologie de drone et de de guerre tech avec des rythmes de développement à la start-up. Donc euh c'est des développements euh qui durent une semaine où tu as accès euh à la à tu signes un contrat, tu as accès aux données et tu as un cycle de développement extrêmement rapide et donc c'est comme ça et puis tu as des des financements qui apparaissent en en même temps et euh et donc ça ça leur donne une un là sur la technologie, ça leur donne un avantage qui est assez dingue.
Donc ils vont revendre ça à l'étranger. qu'ils ont déjà bah au Moyen-Orient, ils ont envoyé des centaines d'opérateurs de drones pour protéger les les pays du Moyen-Orient contre les drones iraniens. Donc ils savaient ils savaient faire ça.
Donc ça c'est un côté, mais de l'autre côté aussi, tu vas avoir des des gens qui sont entraînés à ça. Et je sais pas comment ça va ça va se faire mais c'est sûr que on m'a déjà dit, ça j'ai déjà entendu alors que c'est des dire voilà c'est tout mais que effectivement il se posait la question déjà comment est-ce qu'on va gérer après guerre bah toute une population qui smanit des drones militaires en fait ou des ou des des des [grognement] nuages de drones. C'est une compétence qui est qui est unique.
Voilà. Et donc d'habitude dans une guerre, bah à la fin de la guerre, on se dit bah qu'on on demande aux gens de rendre les armes, hein. On désarme les gens, il y a toujours des armes qui restent.
Mais là, tu vas avoir une compétence qui est qui est vraiment nouvelle. Et donc ce que j'espère et parce que les gens dansent enfin ceux avec qui je parle, mais on verra jusqu'où ils pourront aller, mais eux ils ont envie d'associer euh cette nouvelle cette nouvelle compétence à un véritable changement du monopole de l'aviance en fait. parce que le c'est le monopole de l'alliance qui va qui va se transformer ou que l'on commence à voir se transformer où ça donne des pistes en tout cas de réflexion et et on verra comment justement l'Ukraine euh une fois que la guerre se termine, que ça s'apaise, va continuer dans cette décentralisation et en fait intégrer ou pas ses ses compétences dans la dans la nouvelle politique qu'ils vont voir.
Voilà, moi je suis observateur de ça, ça me passionne. Petite parenthèse fermée, on pourra y revenir si tu as envie de d'y revenir un peu plus tard. Je voudrais qu'on parle de démocratie, je voudrais qu'on parle de vote, je voudrais qu'on [raclement de gorge] parle de perception de la santé de nos sociétés thermoindustrielles en terme de relation avec ses citoyens, de remonté d'information, de prospective et de mise en place de bonnes choses qui peuvent éviter de nous affamer ou nous rendre un peu nerveux.
Caroline, tu es avocate ? Ouais, ça se passe bien. J'aime mon métier.
Tu dois halluciner un peu en ce moment sur le numérique. Alors, je voudrais que tu me parles du DSA, je voudrais que tu me parles de chat contrôle, je voudrais que tu me parles de tous ces petits organismes, du moins toutes ces petites fausses solutions que l'Europe est en train de nous implémenter pour protéger la veuve et l'orphelin et le mineur contre tout un tas de choses tout pas belles. Si tu permets avant, je permets pas.
Vas-y. [rires] [grognement] Euh, je vais faire le lien en fait avec ce qu'Alexis a dit parce que Ah, c'est [rires] compliqué mais non, en fait, je vais faire le lien avec le avec le niveau. C'est quoi ce cette petite broche que tu as là ?
C'est un c'est un cadeau. C'est un cadeau d'une amie ukrainienne qui euh avec qui on entretient ben maintenant une amitié à distance. On dire un phare de Bentley. [rires] Je crois pas qu'elle y ait pensé.
Euh et en fait c'est parce que on j'ai aidé à accueillir à Strasbourg un des adolescents puisque quand Alexis est allé en Ukraine et ce qu'il a pas dit c'est que il y a eu aussi il demande qu'est-ce que comment il peut aider et avec toutes ces discussions tu vois hyper intelligentes quoi que il y a aussi un élément très concret et qui n'est pas moins intelligent c'est les gamins ont besoin de vacances voilà et donc vu la tête qu'ils ont quand ils arrivent en France ils sont tout blem ah bah C'est en fait un gamin qui ne connaît pas la forêt puisqu'on a fait des balades dans les vauges et c'était c'était dingue. Il y a un gamin qui connaît pas la forêt et les mamans qui pleure derrière en disant mais ça fait des années que je n'avais pas vu la forêt. C'est hyper émouvant et ça c'est des choses.
Et donc comme j'étais j'étais élu local c'était plus facile en fait d'organiser dans le secret aussi un une colonie de vacances quoi. durant laquelle on a parlé, c'était un cyber camp en fait. Donc c'était leur offrir des vacances euh et euh et en même temps avoir euh une initiation, une un approfondissement à la cyber avec une une fondation euh ukrainienne et donc bah qui sont venus euh en France pour euh pour prendre aussi euh les gamins par la main parce que là ce qui s'est passé en fait, ça a été dur quand même.
Ça s'est fait dans la douleur. C'est-à-dire que ce conflit terrible là leur arrive euh tout assez rapidement. C'est c'est ce que Alexis explique, c'est que les civils ont été ont été mis euh devant la nécessité de de s'emparer de des question aussi cyber.
Et donc quand Alexis me décrit en fait ce qui s'est passé au début de la guerre et là est-ce que tu peux faire quelque chose pour pour ces gamins ? Moi je me dis mais on est absolument pas prêt en fait en France. Tu sais pourquoi on n'est pas prêt ?
Ah mais il y a tellement il y a tellement de raisons. Combien de temps on a là ? [grognement] Alors donne-moi ton point de vue là-dessus.
Je donne pas mon p, je te pose une question. Bah alors, je vais te donner plein de réponses. Euh, donne-moi la bonne, hein.
Il y en a il y en a plein qui sont bonnes, mais il y en a une en particulier, c'est que euh on en est là à cause des partis politiques français. Je pense réellement que tout ce mouvement de décentralisation qui a été évoqué à l'instant avec toutes ces vertus s'oppose fondamentalement à la pratique française qui est d'avoir des partis politiques hyper centralisés, hyper autoritaires et qui ensuite vont à mon sens polluer des politiques locales par le jeu de ce qui se passe au niveau national. Et ça c'est absolument pas décorrélé des thématiques qu'on peut aborder de la démocratie au climat à la géopolitique et au numérique.
Et donc ces outils là dont on va parler un petit peu plus tard qui sont des outils de décentralisation, c'est pas juste pour se faire plaisir, c'est parce que c'est ça qui va garantir la liberté des personnes. Et moi, c'est ce qui m'habite en fait. C'est pour ça que je suis avocate.
Quelle était ma question ? [rires][raclement de gorge] La question de départ à part c'est si le droit me plaît et si je suis contente d'être avocate, c'est comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Et alors le DSA, le chat contrôle, ça te parle un peu ?
Ouais. Alors alors c'est quoi typiquement ce mouvement de centralisation qui qui au départ à mon avis et c'est synonyme d'un autoritarisme en fait qui va nous bouffer. On le retrouve aussi.
Je suis partie du niveau local, j'ai été un petit peu loin mais je refais la boucle. On va monter au niveau euh européen. On a le fantasme que en centralisant les choses, je peux t'arrêter une seconde ?
Bien sûr parce que là tu vas trop chez toi tu vas trop vite pour mes petites neurones. Les partis politiques sont responsables selon toi en partie ? Ouais.
En partie ? Euh mais pourquoi ils sont responsables ? Pourquoi ils sont Alors regardons la qualité de notre classe politique.
D'accord. Et pourquoi ils implémentent ça ? Est-ce que tu t'es posé la question ce qui leur fait tourner la vie sur la liberté d'expression is bullshit my friend ?
Comment il dit l'autre tordu là ? Bullshit freedom of speech bullshit. C'est pas exactement le propos.
Il a pas dit ça. C'est il faut recontextualiser. C'est d'accord.
On va lui recontextualiser les lunettes de soleil un peu plus. On prends la première réponse à ta question c'est qu'est-ce qui motive les partis politiques àer la vis. Alors, ce qui motive déjà les partis politiques dans leur existence, c'est de se de perpétuer leur existence.
Pour ça, il faut de l'argent. Pour avoir de l'argent, il faut des élus. Et donc, il y a des stratégies qui sont pour avoir de plus en plus d'élus.
Et quel que soit le sujet derrière, il va falloir avoir des politiques qui se déclinent en fonction de la stabilité qu'on peut avoir, de l'ancrage et du nombre d'élus qu'on peut avoir. Et après, sur le fait de serrer la vis, euh c'est beaucoup plus simple de dire à quelqu'un, il nous faut le retour d'un homme providentiel, il nous faut le retour d'une société ordonnée, carrée, autoritaire, ça va rouler, on va surveiller tout le monde, ça va bien se passer. Quelle est la motivation primaire ?
Parce que c'est facile, c'est juste la facilité. C'est pas parce que ils ont des éléments exotiques et exogènes qui commencent à leur brûler le le bout des doigts, le bout des pieds, le bout des fesses comme l'incapacité de rouler la dette à un taux d'intérêt qui permet de pas trop augmenter les impôts, un sevrage énergétique, un sevrage de matière première. C'est peut-être ça qui les motivé un petit peu.
Comment faut pas aller aussi loin. Est-ce que tu as déjà vu François Hollande courir le 100 m ? [rires] Je serai pas là le jour où ça arrivera.
Mais je pense moi mon mon constat, je te parle de mon constat après 6 années en fait de de d'amanda local mais enfin surtout à Strasbourg tu vois du monde. C'est que la la première des choses c'est que les politiques se construisent par rapport à la facilité de dérouler un programme, de convaincre les gens et donc d'arriver à avoir des élus supplémentaires pour s'autoalimenter. Et donc sur le numérique, la facilité c'est quoi ? le technosolutionnisme, un problème, une application, on l'a vu, on l'a vu à de nombreuses reprises et là on a un problème, on a clairement un problème avec la pédophilie, je veux dire et là au moment où tu as l'air de le découvrir et au moment où je prononce le mot, alors je sais pas comment ça se passe sur les autres chaînes, mais il y a déjà des chaînes où on m'a dit "Ah non, faut pas prononcer ce mot, on va se faire bann en fait." Et donc là, Shadow Banou Shadow Ban DSA.
Bah oui. Bah voilà, j'y viens, tu vois. Euh et donc on est on vit dans une époque où euh les conditions générales d'utilisation de ces acteurs là du numérique sont supérieures en terme de force à la loi française parce que la loi de tous les pays parce que rien ne m'interdit à moi de parler de pédophilie, de pédopornographie, de parler de prostitution en ligne et j'ai beaucoup de choses à dire sur le sujet et notamment sur chat contrôle et ce fantasme là qu'on a que chat contrôle va réussir à protéger nos enfants.
Bon et ces mots-là, ces discours-là, je peux pas les porter sur certaines sur certains espaces numériques. Où est-ce que tu as été censuré ou mis dans une boîte ? Alors notamment, on a pu constater chez l'ami Phone qui tient Phone Radio une émission cryptolitéraire hyper sympathique que dès qu'on abordait ces sujets, bon ben il il savait très bien que il apparaî il était plus il montait plus en fait dans les résultats.
Donc c'est c'est et ça en plus c'est documenté. Enfin, il y a il y a plein de littératures là-dessus euh mais on et donc le DSA nous dit euh que la digital service act, voilà, exactement euh qui est donc entré en vigueur maintenant 2024 je crois. Euh et donc il est censé garantir une liberté d'expression, il est censé garantir un signalement, il est censé garantir euh un certain nombre d'éléments qui vont faire que nous sommes en Europe sur un continent où on va pouvoir équilibrer les droits et les devoirs.
Bon, mais dans la pratique et de manière très concrète euh c'est davantage les conditions générales d'utilisation de ces acteurs. Est-ce que tu as vu l'audition de monsieur YouTube, monsieur Facebook ou madame Facebook par notre Assemblée nationale ? J'ai regardé les auditions.
J'ai regardé les audition. Qu'est-ce que tu en as pensé de monsieur YouTube qui dit "Bon, quand il y a des contenus illégaux sur notre plateforme, bah on les dégage, ce qui est normal. Mais bon, quand il y a des contenus qu'on a pas trop envie de voir, on les débooste algorithmiquement.
C'estàd que on n'est même pas euh s on parle du même monsieur YouTube qui fait des courbes en face de Trump pour dégager des contents d'accord. [grognement] Hm hm. Et comment dire ?
On va le dire, on on va le c'estd que c'est c'est pas légal, c'est pas illégal, c'est àégal, c'est pas les conditions d'utilisation de la plateforme. Plus question d'égalité. Il y a un moment où droit français.
Je je suis désolé. Non vas-y vas-y non vas-y vas-y je reviens après sur la léité Olivier il est toujours très poli hein. Mais oui c'est bah Caroline désolé non Jeanfri le problème n'est pas je tiens à spécifier que Bluetooth garde ses lunettes non pas pour ressembler à Emmanuel Macron notre solaire président mais comme euh j'ai sont pas bleu déjà voilà et comme on a des lumières des lumières un peu fortes qui peuvent te créer quelques petits problèmes, je t'autorise à garder tes lunettes de Top Gun.
Merci. Euh et ça censure monsieur YouTube. Voilà donc le monsieur YouTube au moment où on a vu le pouvoir basculer aux États-Unis, on a vu toute la tech défiler dont le bureau de monsieur Trump euh pour courber les Chines.
Je dirais pas ça. J'aurais si je Non, je suis désolé, il y a pas d'autres termes. En fait, on parle de courbé leschines.
Je suis désolé. Moi quand je vois Sif Cook faire des courbettes et offrir des bidules machin, enfin tu je peux pas. Enfin voilà, pas poser la question en fait qui venait un petit peu lui illustrer un peu le bout des chaussures parce que comme il s'était un peu assis avec le premier amendement, il risquait d'avoir des répercussions quand même parce que Twitter files Biden.
Non, d'accord. Le le naïf aurait pu penser à un moment effectivement en train de me traiter de naïf là naïf en général. Je je parle pas spécialement de toi mais une personne naïve en général aurait pu commencer en fait à objecter que oui ben c'est normal que Bul enfin voilà.
On se retrouve aujourd'hui avec une société d'IA bien connue qu'on va pas nommer qui est en train d'offrir 5 % de son capital pour ne pas avoir de problème avec le parrain de la mafia américaine. Euh on en est là. C'est euh mettons, j'ai pas envie de mettre en fait des noms sur les sociétés, les gens et tout ça.
C'est pas un système, on rentre en fait dans une ère qui devient compliquée, qui n'est plus euh le le [soupir] moment où tu vas te demander de si j'ai le droit de poser telle question et un média où on on n'est plus là. En fait, on a cassé quelque chose. Quelque chose se casse en fait dans nos sociétés en ce moment et pas que les sociétés occidentales, ça fonctionne.
Je prends la société russe, il y a des choses qui cassent en ce moment. sur cet russe avec le rapport avec le pouvoir. Donc on dépasse réellement le stade de se dire bah oui mais c'est que dans les sociétés déclines occidental non il y a quelque chose de général qui se casse en fait avec le pouvoir de manière générale et qui devient compliqué si on n pas de solution à opposer.
Alors je vais te dire la même chose que j'ai dit à Caroline. Qu'est-ce qui motive toute cette complexité de l'information ? L'information c'est l'information.
C'est le fait de comprendre que ben déjà d'une part toi si tu payes ton essence en fait un genre plus cher et tout ça ce n'est pas parce que l'essence c'est plus cher, c'est qu'il s'est passé quelque chose. S'il s'est passé quelque chose et que tu ne comprends pas quoi ou qu'on te donne pas en fait les euh moyens bonnes clé de lecture technique, non des moyens techniques aujourd'hui c'est pas des bonnes clés de lecture. Une clé de lecture ne veut plus rien dire en fait.
Euh on peut avoir les mêmes clés les de lecture et on a on a interprété en fait des choses complètement différentes. J'ai toujours raison. Euh les clés sont toujours les meilleures.
On s'en fout. C'est juste pas du tout le problème. Aujourd'hui en fait on a accès à la même information.
On l'interprète de manière différente. On n' pas les mêmes outils peut-être en fonction des moyens parce que ben imagine ben toi tu es un petit peu geek. Tu peux avoir des crawers en fait qui vont te remonter des des informations de newsletter payantes ou bah imagine tu t'appelles Black Rock et que tu as un truc qui s'appelle Aladin, bah tu vas avoir vachement plus d'infos que le pékin moyen comme toi ou moi.
En revanche, la manière de recevoir cette information et d'en faire quelque chose politiquement et de te forger une opinion et de participer au débat démocratique, c'est plus la même chose. Ça commence à poser des problèmes quoi. Tu t'es pas posé la question pourquoi un peu partout dans le monde, tu avais tout un tas de pays qui étaient en train de se radicaliser démocratiquement parlant entre guillemets ? tu t'es pas dit bon quand il y a plus de foin dans les rateliers les chevaux se battent c'est-à-dire que l'énergie devient beaucoup plus chère que les matières premières deviennent beaucoup plus cher que les gens ont un pouvoir d'achat ou un pouvoir de survivre déclinant et que l'État les politiciens, les élus avec un peu plus haut grade avec des des informations un peu plus pertinentes comprennent que on est à à la veille d'une insurrection où les cibles [grognement] vont être ceux qui n'ont pas fait leur travail.
Alors, je passe beaucoup de temps en ce moment euh pour des raisons autant personnelles que professionnelles à euh étudier les mécanismes un petit peu d'opacité euh de l'économie mondiale en fait. En général, tu dis tes tes tes capacités euh de quand on était jeune ou tu le fais pas ? Complètement ?
Ah non, complètement. [rires] C'est je le fais de manière ou mais non, en fait, c'est pas moi qui le fait, c'est un agent et je le fais plus sur Google. En fait, je délègue euh le le truc qui me qui me perturbe réellement en fait en ce moment, c'est que on se retrouve en fait tous face à la faire à la même forme d'information euh sur les réseaux sociaux, sur la presse, tu vois.
En fait, et là on a on va commencer éventuellement si on en parle à avoir un vrai problème euh où la presse n'est plus capable d'affronter la masse d'information et la masse populaire quelque part est capable d'opposer en fait une information qui devient beaucoup plus pertinente que ce que la presse est capable en fait de distribuer euh de digérer ou de de distribuer. La presse distribue. La presse distribue et la presse encaisse régurgite peut-être c'est mieux que distribu.
J'ai pas envie en fait de taper non plus là-dessus parce que enfin voilà, tu sais que j'ai un petit peu un passif dans la presse donc je sais que tous les journalistes sont pas des [ __ ] Je suis pas en train de d'exliquer la grande majeur partie quand même. Je je je vais pas te dire que la presse est morte. Non mais la charte de Munique [ __ ] ça me fait rigoler quoi.
C'est on est en 2026 les mecs, réveillez-vous quoi. On est en train de causer avec des agents IA aujourd'hui. Ton si ton site de presse il expose pas en fait un serveur MCP, bah tu es mort, tu vois.
Enfin, c'est fini. Donc comment tu analyses le fait que la presse traditionnelle est en en en perte totale de d'audience, de pognon et de de crédibilité ? C'est une faille politique.
C'est une faille politique. Dans la même phrase risque bien sûr. Bien sûr.
C'est une faille politique parce que la politique a toujours eu intérêt à chouchouter à se servir de la presse. La presse a toujours été un moyen de conserver le pouvoir, a toujours été un moyen Ils s'en défendent tous les jours. On s'en fout.
Aujourd'hui, tu regardes ce qui se passe aux États-Unis. Je sais, vous allez tous m'opposer avec Macron, c'est pas mieux. On s'en fout.
Regarde ce qui se passe aux États-Unis où Trump est en train de verrouiller en fait tous les médias. Regarde ce qui s'est passé avec Orban euh en Hongrie ou pas avec Tarner. Regarde ce qui s'est passé avec.
Ça se passe réellement dans tous les pays. Là, il se trouve en fait que ça se passe dans la pseudo plus grande République pseudoémocratie du monde. [grognement] Euh Zimbabweé euh [gémissement] oui, avec des étoiles et des rubans et des bandes.
C'est compliqué aujourd'hui de te dire que la presse puisse avoir un rôle pertinent face à la manière dont la dont la population a des emparé en fait. La presse est censée faire des propositions politiques ou c'est la population la population qui fait émerger est censé faire son boulot à faire de l'investigation est censé euh pouvoir être le premier rempart en fait face à un pouvoir qui est en train de diverger quoi. Tu connais la pub du chocolat Milka ?
Il la marmotte. Elle met le papier dans le dans le le chocolat dans le papier d'aluminium et elle prend sa petite subvention et sa carte de presse. D'accord.
C'est je suis plus que toi en fait avec ça. Je je suis beaucoup plusancé que toi avec ça. Je sais qu'il y a des journalistes qui font le bou chose.
Tuas pas tu as pas vu la même chose qu'on a pu voir nous. Probablement. Je je te je je rebondis sur toi et je reviens après sur toi.
Alexis, quand tu as une presse qui fait plus son taf, quand tu as une presse qui est plus qui ressemble plus à une entreprise de technicien de surface, c'est-à-dire de femme de ménage du pouvoir ou de d'intérêt ou de lobby ou de groupes extérieurs qui font de l'ingérence en Europe, que ce soit russe, britannique, israélien, marocain, Qatari. Et la liste est aussi longue et la la liste est aussi longue que mon bras. Qu'est-ce qui se passe démocratiquement quand la population est laissée au quatre vents de toutes les propagandes ?
Mais c'est euh même au-delà de ça parce que tu as tu as ces ces influences en fait, elles ont tout toujours existé. C'est-à-dire que avec des des groupes de presse et ça fait quoi 100 150 ans que les groupes de presse existe, il y a eu des influences de de cette manière-là. Ce qui a changé c'est le support, c'est la la manière dont l'information circule dans la société et ça ça a complètement exposé en en quelques années.
Ils sont goulés. Alors euh bon, d'abord Internet qui est arrivé euh donc l'accessibilité de la de l'information à travers la la planète et puis maintenant on passe à une autre enfin ensuite l'arrivée de de l'information dans dans la main dans le téléphone de de la personne. Donc chacun a un flux direct et puis maintenant on arrive à ben un stade où l'information est générée.
Et donc en fait on voit même plus euh la vraie de la fausse. Et puis un jour, je pense qu'on arrivera dans un dans une société où toute l'information sera fausse par nature parce que on pourra même plus distinguer le vrai. Donc comment est-ce qu'on et et de et là tu as une institution qui elle existe de l'air prénumérique qui est le journalisme qui euh avait un rôle dans une démocratie.
Tu crées une démocratie, il y a un rôle quand même de diffusion de l'information. nos démocraties modernes, quand je dis moderne, donc euh 18e 19e siècle, ont [grognement] décidé que ben la presse qui euh était considérée sous on parlait du 4e pouvoir finalement euh c'était euh euh on allait donner ce pouvoir finalement à la presse de diffuser l'information. Il y a toujours un petit pouvoir de l'État.
L'État aussi a ses ses journaux, ses canaux de diffusion. Euh et euh et en fait euh dans un monde qui se désintermédie et dans un monde où on ne peut plus vérifier juste en regardant l'information numériquement ce qui est faux, ce qui est pas faux, ce qui est juste ou pas juste et en plus qui circule de façon internationale, ben en [grognement] fait n'importe qui a un peu des moyens techniques peut faire de la propagande à tout va et va l'utiliser parce que ça marche parce que ça parle tout parce que là alors non directement comme ça ça ne parle pas mais par contre Et donc et donc ça marche là. La dernière la dernière histoire qu'on entend, c'est euh le gouvernement russe qui profite en fait de des dissensions entre la Pologne et l'Ukraine et qui en rajoute une couche en en remontant des des des vieilles histoires entre la Pologne.
Pourquoi il y a une tension entre les Polonais et les Ukrains, c'est pour une histoire de en fait la Pologne c'est un des plus un des pays qui recettes de gâteau. Ils sont pas ils sont pas d'accord avec c'est un des pays qui soutient le plus l'Ukraine depuis le début. C'est la c'est le centre de logistique de la le centre de logistique de l'armée ukrainienne en réalité c'est la Pologne hein.
Je veux dire j'ai j'ai un ami qui travaillait à la banque centrale au début de la guerre qui me dit que en fait la banque centrale polonaise c'est elle qui a baqué qui était la première à baquer la banque centrale ukrainienne au début. Donc les liens sont forts. Mais mais il y a aussi eu des histoires horribles entre la Pologne et l'Ukraine hein.
Il a des histoires de de crimes de dans les dans les deux sens. Et donc qu'est-ce que fait en fait la propagande russe actuellement ? Attends, attends, attends, attends, rentre plus dans le détail parce que je sais que les Russes peuvent être un peu cons de temps en temps.
Euh, ils utilisent ils utilisent ce qu'ils veulent. Mais pourquoi il y a un bisbi entre l'Ukraine et la Pologne en ce moment ? Ben en fait, tu as alors le le le l'histoire précise, c'est que euh dans le l'Ukraine euh dans certains euh bah dans dans leur euh euh [grognement] dans leur corps militaire en fait euh ben ils remontent en fait des euh héros ukrainiens et je et en fait ils ont remonté un ils ont nommé, je sais plus si c'était une unité, une rue ou je sais pas quelque chose comme ça, ils ont renommé [grognement] euh unité une unité avec le nom d'un héros ukrainien qui en réalité avait massacré plein de Polonais.
Voilà, ils se sont pas rendus compte. [soupir] Je pense que c'est des histoires je veux pas ça je peux pas savoir. Vois est-ce que tu vois Emmanuel Macron nommer un régiment close Barbie ?
Bah, on n' pas de régiment close Barbie, mais par contre euh avec la guerre de l'Algérie, je suis pas sûr que euh les nos héros français de la guerre de l'Algérie euh ils sont euh toujours là, hein. Et pourtant, il y a eu des massacres. Euh moi, j'ai un oncle qui a fait la guerre d'Algérie qui voulait justement plus rien à voir avec ça parce que euh moi je je je pense qu'il pense qu'il a il a il faisait partie de de d'unités qui ont fait euh qui ont dû faire des massacres, qui ont dû faire des bien sûr.
Son âme il est il est il est plus là mais il a refusé toutes les médailles. Euh il voulait être il pourquoi il il voulait être pasteur. Euh il a fait ses études de pasteur, il est parti à la guerre, il est revenu, il est devenu professeur de psychologie animale. pour te dire le le ça ça a dû le ça a dû le chumatique ça a dû le choquer ce qu'il a ce qu'il a dû faire là-bas.
Donc je veux dire tous les empires dans le monde ont commis des exactions et tout dans tous les empires. Tu as tu tu penses que tu as des héros qui en réalité ont commis des exactions de l'autre côté. Je veux dire voilà, l'histoire se répète donc ça va tout dans tous les sens mais là dans le dans le dans les Polonais ils ont pas l'air d'apprécier hein.
Non, bien sûr, mais après euh ils ont pas il a il a renvoyé sa décoration de l'aigle blanc du poulet les blanc. Comment ça s'appelle ? En fait, c'est c'est de je sais plus mon fait, c'est une des plus grandes décorations une des plus une des plus grandes décorations euh l'igle blanc, l'aigle blanc, l'une des plus grandes décorations de la Pologne qui avait été donnée à Zelenski et puis à d'autres personnes.
Et en fait, le président polonais a a dit voilà que c'était pas cool et puis donc ils ont ils ont ils ont renvoyé. Mais en réalité la Pologne reste le plus le plus un des plus grands alliés de de l'Ukraine dans la réalité. Voilà, c'est proxy.
Mais mais mais là, on a une guerre de de d'informations où en fait effectivement ça coûte pas cher à la propagande russe en l'occurrence de mettre le doigt là-dessus et de diffuser ces informations. Voilà. Donc euh donc et les journalistes et les journalistes évidemment rentrent dedans parce que c'est un un sujet qui est qui est qui est croustillant.
Voilà. Finalement euh mais est-ce que une partie mais la population qui va aider euh celle qui va euh la population polonaise et la population russe qui elle travaille ensemble ça j'ai dit quoi ? dire soviétique ça iraique je me trompe je suis désolé mais la population polonaise et population ukrainienne qui bossent ensemble eux évidemment ça les intéresse ça s'intéresse pas ces histoiresl la presse fait plus son travail correctement donc en fait tu tu développes des des des réseaux alternatifs en fait des réseaux alternatifs de discussion qui se font courtcircuiter par le DSA qui se font suivre par chat contrôle Caroline euh tout à l'heure on a parlé des auditions je vais te parler de char contrôle mais avant quand on parlait des auditions quand on parlait de on a parlé de Microsoft, on a parlé enfin il y a eu les auditions Microsoft, il y a eu les auditions YouTube, il y a eu des tas d'auditions curer aussi pour signal enfin il y avait déjà il y avait quasiment pas de députés dans la dans la salle.
C'était juste honteux. Bien méride. Ah génial.
Absolument génial. Ou ouais. Euh et donc dans ces auditionsl pépite vraiment la somme de ces auditions.
Il y a des choses qui ont été dites qui ont été commentées dans un petit milieu dans lequel voilà on fait partie. Mais la presse à mon sens n'a pas fait suffisamment état des conclusions. C'est-à-dire vous utilisez Microsoft, vous pouvez être coupé du jour au lendemain.
Si ça arrivait à un juge de la Cour pénale internationale, c'est peut-être que ça peut vous arriver aussi. Euh si vous utilisez Google, sachez que ils sont bénévoles pour appliquer chat contrôle. Donc que aujourd'hui ce soit mis en place ou pas, ça n'est pas mis en place officiellement le dernier degré de contrôle de chat contrôle qui en fait est une réglementation qui sert évidemment à lutter contre la pédopornographie.
Donc c'est pas le terrorisme tout le temps toi. Bah là c'est les enfants puisque c'est censé justement scanner les images et reconnaître les images. Sauf que on estime qu'il y a 80 % de de faux positifs hein sur les images au global mais bon.
Donc même si c'est pas mis en place aujourd'hui parce que l'Allemagne et l'Autriche notamment ont fait blocage dans les négociations au niveau de l'Union européenne, je sais pas pourquoi l'Allemagne et l'Autriche, dites-moi. Et ben peut-être parce que ils ont plus de d'activistes euh qui sont euh Oui. qu'ils ont peut-être un petit passif à une gros passif mais de de ils ont défendu nos libertés. l'Allemagne et l'Autriche, grâce à eux, ils ont fait blocage sur chat contrôle alors que la France, l'Espagne et d'autres pays étaient absolument partants pour scanner toutes nos conversations privées professionnelles euh pour y débusquer des images pédopornographiques.
Alors euh petite parenthèse, si vraiment on veut aider les enfants, ça serait bien de mettre des moyens sur l'aide sociale à l'enfance et dans la vraie et et en étant que les éducateurs se suicident parce qu'ils ont pas de moyens, c'est ça ? Voilà. Peut-être.
Ouais, je pense que ça pourrait être une bonne idée. Faut pas parler de ça mauvaise ambiance. C'est je suis assez spécialiste de la mauvaise ambiance, j'avoue.
Et donc aussi [rires] et donc il faut avoir conscience et c'est suite suite à ces auditions, on aurait dû en parler énormément dire arrêtez d'utiliser ces outils puisque Google est volontaire pour appliquer chat contrôle alors même que l'Union européenne ne l'a pas décidé. Vous utilisez WhatsApp, c'est pareil. Vous utilisez ces outils-là ne protègent ne vous protègent pas.
Et Pierre encore, il participe à un système et c'est contre ce système-là en fait qu'on se bat. Il participe à un système autoritaire, centralisateur, qui joue sur les peurs des gens et qui ne met pas nos forces au bon endroit. Et c'est typiquement c'est chat contrôle.
Qu'est-ce que tu en parce que j'entends beaucoup de gens parler sur tout un tas de sujets dire bah on comprend pas, ils mettent leur force sur un truc qui va pas marcher. Alors je je vais être vulgaire si tu m'autorises. Ils sont cons ils ont un autre agenda ?
Alors pour moi c'est la première option. Tu es sûr qu'il soit con pour les politiques ? Oui.
Pour les pour le pour la partie tech, ils ont clairement un agenda. Et c'est ça qui est fou en fait, c'est qu'en réalité on imagine que les politiques ont des agendas et que la tech c'est un modèle économique et aujourd'hui ça s'inverse. C'est que pour moi les politiques ont un modèle économique alors que la tech a une idéologie et là on a on arrive à un point de bascule où il faut absolument se rendre compte de ça.
D'autant plus que je le disais tout à l'heure, les conditions générales d'utilisation des services qu'on utilise au quotidien ont plus de valeur que les lois pour lesquelles euh elles sont censées être la représentation de la souveraineté populaire. Bon, donc on a une inversion des rôles et ça c'est extrêmement dangereux. En revanche, que ce soit du côté politique ou du côté de la tech, il y a un élément commun, c'est l'autoritarisme.
Et c'est pour ça que moi je me définis comme non autoritaire. Gauche libérale non autoritaire. J'aimerais autant dire queen France, c'est un petit peu un positionnement un peu compliqué.
Gauche libérale, ça veut dire que tu comprends rien l'économie. Alors, d'aucun le traduiront comme ça, mais c'est que et j'espère qu'on va parler de d'économie tout à l'heure, c'est que j'ai l'impression que pour la gauche libérale, l'économie c'est public. Pour laquelle ?
Non, mais pour laquelle en fait ? Parce que de gauche libérale en France, il y en a pas. Donc je voilà, c'est compliqué.
Tu ne peux pas en fait faire ce ce genre d'amalgame. Enfin, voilà. [rires] Et pour terminer Et pour terminer là-dessus messieurs, juste euh le côté cet aspect économique là qu'il faut absolument creuser parce que sinon on n'est pas on n'est pas crédible et ça c'est quelque chose j'espère que Alexis va le développer dans son dans son ouvrage à venir parce que c'est un point qui est crucial, c'est la question du de la propriété des données et du modèle économique qui aujourd'hui est celui de l'exploitation des données personnelles.
Et ça le DS1 il il en dit rien. Voilà donc pour moi c'est un raté. Je pense que le le le truc le Ouais, je me permets juste.
Ouais. le le truc très intéressant. Donz l'autorisation à un Bluetooth de prendre ce Non, non, non, mais je t'en prie.
Vas-y. Tuas lui dire un truc vachement intéressant. Euh pour montrer ce cet inversement en fait entre les États et les sociétés privées, il y a un document qu'il faut absolument lire, enfin qui a fait un carton euh négativement.
Enfin, je dire c'est des gens le Bruno le maire, non, le manifeste de Palentir euh par Alex Carp et euh et en fait là-dedans il décrit euh très simplement en fait son plan et c'est intéressant parce que c'est pas la tech de la de Californie qui avait un un projet politique au début, c'est au elle s'est développée avec plein de raisons différentes et en fait aujourd'hui elle est captée par euh des gens qui eux amènent un projet politique en fait. Et leur projet politique c'est euh en fait on va remplacer l'État. On va remplacer l'État.
Pourquoi ? Parce que on a euh une société de l'information où on a accès à tout. On est déjà dans tous les contrats dans les réseaux de toute façon des États.
On est déjà dedans. On est dans la le système de santé anglais, on est dans même l'armée le français aussi maintenant. Euh [grognement] on est dans l'armée ukrainienne par exemple he pas l'entir aussi dans l'armée ra ukrainienne.
On est dans on est en fait dans tous les endroits où il y a les masses de données euh publique ou privé qui se qui se trouvent et en fait on utilise ça pour extraire et on a ce pouvoir de avec nouveaux outils de d'analyser tout ça. Alors et euh et en fait euh face à ça, les États sont complè les politiques sont démunis parce qu'ils ont pas d'idéologie politique liée au numérique. Donc il ils ont pas les clés de lecture pour ça. qui sont encore bloqués dans les dans les anciens systèmes euh et ils ont pas développé une approche de l'État dans cette dans cette gestion des outils et en fait ils perdent la main surtout et et queil et en fait finalement les histoires de de matière première et tout ça dans le monde c'est aussi en fait finalement l'in la lais l'in enfin le fait qu'ils sont pas capables de gérer en fait la quantité de données que ce soit des marchés ou des ou des choses comme ça et Et en fait ben palentir vient en disant "Ben moi je vais gérer tout parce que de toute façon que et Google et Microsoft ils vont proposer les outils de gestion et ils vont reprendre le le contrôle et c'est assez en fait c'est assez simple pour eux parce qu'ils sont déjà dans les rouages de l'État.
Euh [grognement] même dans un pays comme la Suisse qui est un pays très décentralisé, en fait, on le voit que euh un certain nombre de prises de décisions sont plus faites par les politiques, sont plus faites par euh les euh les administrateurs, sont faites par les euh fournisseurs de euh de matériel numérique, enfin de de système numérique euh qui fournissent l'État parce que eux, ils vont avoir besoin de faire un protocole. Alors là, on a un nouveau débat sur la nouvelle base de données de la police suisse, mais en fait, c'est un débat alors vu de l'excur oui, nouvelle base donné la police suisse. Bon, OK, mais en réalité en Suisse, on a des polices cantonales.
On a et en fait c'est un principe fondamental que les polices restent cantonales pour justement être proche des gens. Et à travers un décret, le l'État suisse va centraliser euh la les police à travers simplement une base de données qu'ils vont imposer aux polices et donc imposer un protocole, un standard de données, des standards de procédure et ainsi de suite. Voilà.
Donc à travers à travers un un la contrôle d'une base de données des informations, on centralise dans un pouvoir qui devient même autoritaire parce que il passe même plus par la démocratie et la Suisse on a et un super démocratie ça passe par une simple ordonnance qui euh qui a sur lequel on aura pratiquement aucun recours. Et donc c'est là en fait où je je rejoins ce que dit Caroline, c'est qu'évidemment cette inversion entre où en fait finalement les les les gros groupes sont en train de prendre le contrôle parce que il y a il y a il y a un appel d'air finalement aussi et ce qu'on va ce qu'on cherche à faire c'est qu'on doit développer enfin ce que ce qu'on essaie de faire c'est de développer en fait des nouvelles idéologies qui vont justement permettre à des au futurs politiques de peut- quelques générations d'avoir les outils et les outils technique et les outils idéologiques pour justement remettre la la démocratie là où elle devrait. C'est bien beau l'idéologie politique mais sans la connaissance profonde des dossiers qui permettent de soutenir notre économie thermo-industrielle qui épuise, qui consomme, qui dissipe de l'énergie, c'est bien aussi parce que là on voit beaucoup d'idéologies mais ils connaissent pas les dossiers.
Ils connaissent pas les dossiers les premiers les premières briques qui nous ont fait sortir de notre grotte. H comment tu veux ? Alors, si je peux me permettre, euh je suis alors je je suis euh vraiment un admirateur convaincu du modèle démocratique suisse euh la manière que les Suisses ont euh une capacité à à faire abstraction d'un problème politique national et d'émotion sur le long terme et enfin et d'être capable sur le court terme pardon et d'avoir en fait une une vision long terme pour être capable de voter en pleine conscience.
Par contre, je suis pas convaincu qu'en pratique ça fonctionne toujours. Si tu prends l'affaire des F35, par exemple en Suisse, tu sais bien qu'il y a quelqu'un qui a décidé à un moment où ce n'est pas le peuple en fait qui a décidé. Donc si ça a été rendu possible, faut se demander en fait à quel moment le truc a déconné.
Euh mais ce truc existe, il est là. Euh ensuite, c'est pareil, je vais être beaucoup plus nuancé sur la manière dont euh une société va être capable d'appréhender en fait des euh des des problématiques un petit peu plus complexes qui ne sont pas l'actualité et qui seront capables à un moment de se dire "Ben euh il faut qu'on se mette d'accord pour euh voter déjà en fait pour poser une problématique sur laquelle on peut avoir un vote qui n'est pas émotionnel, qui n'est pas enfin et donc pour faire naître une démocratie qui est réelle, qui est pas en fait une illusion en fait de recracher l'actualité et de s'opposer en fait à un truc enfin don tout le monde n'a absolument rien à [ __ ] en fait sur le long terme. Euh après, je suis assez d'accord avec toi sur euh le la manière dont euh dont on est capable après euh nous bah de se dire ben voilà, on est euh on on est OK en fait pour se euh ce se ce se ce ce enfin se se se poser enfin poser un problème sur la table et euh et arriver à un consensus.
Mais en fait le le le vrai souci c'est que en France on a enfin en France et dans beaucoup de pays dans nos démocraties en fait quand tu parlais de démocratie tout à l'heure on en est plus là en fait on a cassé quelque chose on a cassé en fait un rapport de de de confiance tout simplement qui n'est plus en fait le le truc de partir de la base. Enfin on s'en fout de partir du haut vers le bas ou du bas vers le haut. En fait, le problème c'est le milieu qui déconne, c'est l'administration, c'est enfin il y a il y a un truc qui est pété au milieu.
En fait, c'est pas les gens, c'est pas les politiques, c'est pas euh voilà, il y a il y a il y a un truc qui est pété au milieu pour moi. Caroline, méconnaissance du système dans lequel on est qui fait les règles. Je donne un exemple super concret sur ma découverte en arrivant à Strasbourg de une cûche, c'est ça la chouûte aussi excellente et le numérique et me dire mais Noël en fait ouais 3 millions de personnes très beau succès, je vous le conseille mais tout ça a un lien en fait avec le numérique mais le l'exemple typique du dysfonctionnement où tout le monde se dit mais bon sang quand est-ce qu'on va revenir là-dessus c'est sur la comptabilité publique. [grognement] Attends un exemple très concret.
Et tu crois toujours au Père Noël ou comment ça se passe chez toi ? La petite souris a fait clochette. Pourquoi est-ce que sur 150 personnes environ dans une direction du numérique, tu as la moitié de prestataires extérieur ?
Donc ben parce que ça fait baisser les chiffres de de des ressources humaines. Donc on est très content et ça c'est au niveau local mais c'est à tous les échelons de l'État. Tu parlais tout à l'heure des prestataires et de la facilité avec laquelle ils peuvent dérouler des agendas techniques qui en réalité, on l'a déjà dit, sont des agendas politique, mais on fait appel à eux parce que dans la comptabilité publique, on peut afficher, les politiques peuvent afficher des ressources humaines plutôt basses parce que on n'est pas dans la GAJ, on va pas embaucher des fonctionnaires surtout pas.
Donc en fait, on va payer des boîtes parce que le taf, il faut le faire quand même. Et donc là, c'est des vraies questions. Est-ce que dans les budgets des collectivité et même de l'État, est-ce que comment est-ce qu'on arbitre entre l'investissement et le fonctionnement ?
Comment et donc toutes ces règles-là de comptabilité publique dont tout le monde s'en fout parce que c'est pas sexy, parce que personne va faire en fait un reportage là-dessus ou une émission complète. Et pourtant, quand tu es obligé de prendre des décisions là-dessus, elles impactent mais vraiment la vie des gens. Parce qu'à partir du moment où tu veux avoir une politique de numérique libre et où tu veux faire du jardinage, avoir du logiciel qui soit auditable, interopérable et des briques qui soient cool pour des outils décentralisés, tu peux pas le faire si tu as des prestataires qui fonctionnent uniquement sur Microsoft.
Mais tout le monde te dit "Ah ouais, mais on peut pas embaucher, hein, ça va, c'est pas possible politiquement, ça va pas passer." Et donc on en revient à mais politiquement ça passe pas. Pourquoi ?
C'est-à-dire bah il faut être réélu. Ah oui, merde, j'avais oublié. [grognement] Voilà.
Donc c'était juste une illustration de ce que moi je pense être ce problème du milieu en fait. Je suis alors je suis entièrement d'accord avec toi, sauf que le problème c'est que on se retrouve forcément avec des gens pour lesquels on va voter qui n'ont pas intérêt à être au milieu et si déjà si tu as envie d'être élu, tu ne peux pas être au milieu et expliquer que pas qu'il va y avoir du sang et des larmes machin. Et je suis pas en train de refaire le discours d'Edouard Philippe.
Pourquoi il s'est parlé lui ? Écoute, apparemment il a fait un meeting sur lequel il expliquait que c'était pas du larm c un peu ça non ? Il disait que son bilan c'était le meilleur et que il était pas du tout responsable une différence.
Enfin voilà le le moi en fait le souci se situe même plus au niveau des candidats en fait. leiss le problème va se situer en fait au niveau de la compréhension que les gens en fait vont avoir d'un problème. Mais aujourd'hui, je suis désolé, il y en a plus aucune.
Enfin, c'est très compliqué d'avoir une conversation. Je je même pas te parler des réseaux sociaux, mais même en famille, des fois c'est compliqué. Bah à la maison, on peut quand même.
Merde. Non mais des fois même à la maison c'est chez moi avec avec ton chat peut-être. Non mais entre toi et moi, on peut se mettre des gros jus oratoires et être d'accord sur un sujet où on n pas d'accord.
Oui oui oui tout à fait. Ouais, mais là en fait ça va être des liens amicaux machin et on se voit pas assez souvent pour que une idée puisse infuser. Le le vrai problème que tu vas avoir en fait aujourd'hui quand on va se retrouver devant devant une urne, ça va être de voter pour le mec qui qui te promet la retraite à 60 ans et l'autre qui t'explique que ça va être compliqué et que on risque d'être en faillite et que on risque de plus avoir de retraite du tout.
Ben le problème c'est juste milieu, c'est de savoir où toi tu peux situer ton curseur et de savoir comment tu vas accéder à une information qui va être pertinente et comment tu vas te forger une idée. Quand tu entends Bruno Lemer dire la France est au bord du précipice, ça t'interpelle pas que notre ancien grand toutou des finances publiques dise précipice. Alors il y a il y a beaucoup de choses qui m'interpellent.
Euh j'ai entendu euh non seulement Lumè mais j'ai entendu euh Baerou euh expliquer là je crois pas plus tard qu'hier que euh le la charge de la dette euh allait être supérieure à la collecte fiscale. L'impôt sur le revenu de la collecte fiscale, pardon, excuse-moi. Effectivement, tu as raison. de l'emploi sur le revenu.
Euh je suis pas un grand économiste même si je m'intéresse beaucoup en fait à ces questions en ce moment. Je pense que là tu vois en fait on pourrait tous s'alerter parce que je pense pas que Bayerou va se présenter au présidentiel. Je pense que c'est je suis pas sûr que ça soit en fait un projet en fait pour lui et même si ça l' c'est pas c'est pas le projet du siècle.
En attendant, il y a il y a des chiffres en fait qui sont réels. On se dit que ben voilà, on est français, on est tout big to fail machin. On ne sent pas les problèmes inflationnistes, les problèmes monétaires, les qui qui Je te rassure, moi je les sens bien.
Non non, on les sent pas. Je te jure qu'ils sont vraiment très très atténués par l'euro, par la zone euro. St de bois, elle est passée de 60 balles à 100 balles.
Ouais, mais tu veux que je dise c'est que dalle. Vas-y, viens, on fait un frexit et tu vas le sentir passer. Hm.
Vraiment, en fait, je moi je comprends vraiment tout le discours souverainiste et tout ça. Je vais être le premier à être très souverainiste sur des questions de juste le rou le rou masque l'inflation, c'est grâce aux Allemands, c'est ça ? Non, non, non.
Ça va pas être spécialement grâce aux Allemands. Surtout quand tu regardes en fait ce qui se passe en fait au niveau de leur industrie, au niveau de plein de trucs. Enfin voilà, c'est très compliqué.
C'est c'est ça se passe pas qu'à ce stade là. En revanche, je pense que le souverainiste gueulard de base que tu as sur Twitter qui t'explique frit, le mec n'a aucune idée de combien ça va lui coûter. Revenons, recadrons le bordel.
Donc si je résume bien, si je vous ai bien compris, la presse fait pas son taf, n'a jamais fait son taf. Il y a aussi un modèle économique de la presse qui est la concentration, la centralisation et et donc ouais, c'est compliqué pour les politiques, c'est devenu un boulot, c'est ça ou clairement. Et la tech qui est devenue une idéologie.
Hm hm. Bon, moi je vous rajoute sevrage énergétique et de matière première. Je mélange très fort.
Qu'est-ce qui se passe ? Tu tu prends l'énergie. Euh qu'est-ce qui va se passer ?
Si si tu veux, je peux te faire une petite euh un petit pont. J'ai cru que tu allais dire autre chose. [ __ ] [rires] Donc je je vais te tendre la perche dans un instant.
Euh parce que là on vient de dire finalement l'euro inflation et cetera c'est dur. Moi dans ma tête je me dis mais finalement le problème il reste le le même pour moi. C'est que tôt ou tard on va me bloquer ma visa, ma Mastercard parce que j'aurais peut-être dit des trucs qui plaisent pas à un tel.
Tu as vu ce qui s'est passé avec le Front National en France ? Ils sont fait débancariser hein. Il ça Non mais alors c'est un phénomène qui est absolument massif, c'est la pratique de derisking.
Bien sûr que c'est scandaleux parce que c'est une pratique qui est une sorte de c'est des peines des peines occultes en fait. Euh et en même temps piquer beaucoup de pognons. Oui mais excuse-moi mais piquer beaucoup de pog enfin voler du pognon c'est aussi un peu scandaleux quand même.
Ouais mais je voudrais pas qu'il soit sanctionné comme ça. Moi non plus. Je j'aimerais que la sanction se situe ailleurs, mais enfin voilà, il y a eu un délire quoi, tu vois.
Enfin euh et donc moi dans mon idée, je me disais bon benah finalement la seule chose qui va passer à travers cette censure que je peux subir avec mes moyens de paiement et ben c'est Bitcoin. Donc et donc il y a aussi une question énergétique qui est peut-être un peu compliquée à aborder comme ça mais aujourd'hui une inflation c'est pas bon pour la planète en fait. Je vais le dire très simplement.
On est dans une société où on est poussé à acheter, on est poussé à consommer et donc c'est tout sauf de la sobriété. Tu peux me faire à l'avocat du diable ? Ah bah bien sûr, on est là pour ça.
Et l'inflation, c'est vachement bien. Alors c'est un impôt sur les pauvres, ça réduit les dettes. Nickel.
Qu'est-ce que tu en penses ? Il y a des il y a des gens qui ont foncièrement intérêt à ce qu'il yil ait toujours un peu d'inflation et je pense qu'il y a euh certaines générations qui nous écoutent peut-être qui auraient pas pu acheter un bien immobilier s'il y avait pas eu un peu d'inflation. Faut aussi prendre ça en compte.
C'est clair. C'est clair. Il y a il y a un équilibre à trouver mais il y a une il y a une vraie question de climat en fait derrière la question climatique.
Je veux dire le côté dire ça y est c'est ça y est on sort la carte W. Enfin aujourd'hui pardon mais c'est ça c'est bien un sujet tabou. Je on peut pas parler de climat sans que se voir opposer des débilités sur mais mais euh c'est c'est des mythes, c'est des fake news, euh c'est une idéologie woke que de parler des limites planétaires.
Euh non, absolument pas. En fait là, on touche aussi une distinction entre euh des faits scientifiques. Des faits scientifiques, c'est pas un truc que dit un scientifique en fait, c'est des années de recherche euh de littérature scientifique, de relecture.
C'est des processus en fait et c'est des protocoles qui établissent des éléments sur lesquels on peut s'appuyer. Si on croit plus à ça, on croit plus à rien. Enfin, c'est pas une question de croyance, c'est une question de de d'intelligence en fait.
Voilà. Non, c'est peut-être une question de défiance et que les gens on leur a tellement fait n'importe quoi que il être rebelle rien que pour emmerder le monde. Je comprends parce qu'il y a des faits scientifiques qui ont été détournés pour des questions politiques.
Donc je comprends la défiance des gens. Mais c'est à nous aussi de travailler pour ramener ça quoi, pour ramener la question de la de ce que c'est qu'un fait scientifique. Et sur le climat, il y a des choses qui sont pas négociables en fait.
Voilà, je veux bien mettre les deux pieds dans le plat en fait et c'est très en accord avec ce que tu viens de dire. Euh quand tu as Christine Lagarde qui tente, je je suis désolé, je suis obligé de la nommer, c'est président de la BCE, elle assume son enfin voilà, faut que tu mettes la précaution oratoire, c'est Christine Garde qui nous annoncé la veille de la crise de 2008. Tout va bien.
Voilà, je on sait pas d'où vient l'inflation machin. Enfin voilà, on va le rembourser in due time. Il y a pas de problème.
Tout va bien se passer. C'est il y a un moment où quand tu entends une personne comme Christine Lagarde t'expliquer qu'elle va poser l'eur numérique, que tu vas pas pouvoir épargner, que tu vas être obligé de dépenser, que tu vas être en fait obligé de consommer en fait avec et mais vous inquiétez pas, tout ça sera très bien encadré parce que vous aurez pas le droit à plus de 3000 3000 € en fait. Enfin voilà, ça c'est pour enfin pour préserver un petit peu le système bancaire.
C'est un deal en fait entre eux euh c'est quoi le rapport en fait entre les conneries qu'elle raconte et de ce côté-là en fait sur le la politique monétaire et sur comment on va enfin on va on va épargner un petit peu la je dis pas sauver la planète mais épargner un peu la planète en consommant plus avec une monnaie qui est fungible qui qui est pas fongible qui qui est fondante excuse-moi. Euh et déjà c'est même pas qu'il y a un problème de cohérence, c'est qu'elle raconte n'importe quoi à un moment. Peut-être que tu l'as pas compris.
Euh je pense que si je comprenais ce qu'elle raconte, c'est qu'elle s'est mal exprimée. Est-ce que tu veux qu'on fasse une expérience de pensée tous ensemble ? Pensée complexe, hein.
Christine la garde, elle se dit "Ou [raclement de gorge] a eu des tensions sur notre approvisionnement énergétique avec l'Iran ou c'est compliqué avec l'Ukraine et la Russie ou fournisseur d'engrais. de titane, d'essence de gaz et je t'en passe des meilleurs. Christine garde elle se dit ou ma population qui a quand même un peu épargné si du jour au lendemain elle a décidé d'acheter vite vite vite vite les premières les dents et de première nécessité parce que il se dit que ça commence à sentir la guerre civile ou la guerre tout court, elle veut un outil qui permet de réguler les envies soudaines des gens.
Alors, elle veut contrôler sa monnaie, contrôler son inflation et effectivement l'euro numérique est un portefeuille que tu as directement dans la banque centrale qui te permet en fait d'injecter ou euh ou au contraire en fait de faire fondre de la monnaie, donc de la faire disparaître. Donc tu contrôles directement en fait ta politique monétaire. Mais le problème c'est que l'ingérance derrière elle est phénoménale.
On t'empêche d'épargner. On t'empêche en fait on on te force à consommer. Enfin c'est le truc est délirant. tu n'as aucun intérêt en tant que particulier à conserver un actif qui s'appelle Eurodumérique, qui s'appelle or qui s'appelle je sais pas quoi, que qui n'est pas liquide ou qui va disparaître que tu peux tu es en train de me dire que ils ont [ __ ] la démocratie, ils ont [ __ ] le journalisme, ils ont [ __ ] la monnaie.
Qu'est-ce qu'ils ont [ __ ] d'autres ? L'énergie, la prospective. Mais moi je moi je vais dire en fait moi je pense que son le Christine garde puisqueon l'a cité mais il y a plein de gens autour d'elle qui pense la même chose en fait il y a il y a deux choses en fait qu' c'est beaucoup plus simple en réalité que ça c'est que dans dans le de pourquoi est-ce qu'ils font pourquoi parce qu'elle va elle va pas pousser pour un ronomérique par exemple euh d'abord parce que on est dans une société donc de l'information totale et il y Il y a cette folie en fait qui est dans toutes les autorités, tous les gouvernements de comme on a accès à toute cette information, cette volonté de dire on va pouvoir maîtriser en fait toutes les politiques publiques au plus bas niveau possible.
Ces outils sont disponibles. Il y a plein de boîtes qui nous les proposent en disant on va vous implémenter tel super système, ça coûte rien et vous allez avoir un beau un beau résultat grâce à ça. Donc en fait, ils sont abruvés de ces de ces de ces choses-là qu'il leur donnent en fait le leur leur donnent leur font croire qu'ils auront encore plus de pouvoir et pourront plus maîtriser.
L'autre chose qui se passe, c'est que c'est que les gens la population, elle dans le numérique et celle qui maîtrise les outils numériques, elle a commencé à aller ailleurs et elle a commencé à se faire corneriser. Elle a commencé à non mais elle elle a commencé à alors une partie se fait corneriser mais il y a une partie active qui est allée ailleurs et on a on développe des nouveaux outils des cryptonnaies Bitcoin une nouvelle finance laify ainsi de suite tout ça qui tendan suicidair toi tu as des tendances suicidaires moi non j'ai pas de tendance suicidaire je répète-moi encore un coup cryptomone ou tu n'as pas tu n'as pas de tension de de tentation suicidaire je n'ai pas de tentation suicidaire toi non Alors, il faut croire que si hein, vu ce que j'ai entendu en essayant de promouvoir justement une réflexion sur Bitcoin puisque tant que j'étais élu, j'ai fait passer une motion au conseil municipal de Strasbourg dire étudier l'opportunité d'une crypto de la cryptoonnaie au niveau local. Et donc, j'ai tout entendu.
Euh alors la droite qui me dit "Mais vous n'y pensez pas que Strasbourg soit associé à la monnaie du crime, c'est impensable." Euh la comment il s'appelait la personne euh c'est alors c'est public hein puisque le conseil municipal est enregistré, c'était Jean-Philippe Vetter. Voilà.
Euh par ailleurs, le Parti socialiste là c'était Céline Geiseman qui a pris la parole pour dire que il y avait un problème environnemental qui était évident. [grognement] Non et puis il y a une grande partie des écologistes qui se sont tu parce que merci à eux, ils m'ont fait confiance et la motion est passée. Certains sont abstenus.
On en avait parlé en amont mais ça courage les écologistes mais en fait cette motion est passée parce que la plupart des gens se sont abstenus parce qu'ils ne savaient pas de quoi je parlais et que j'ai organisé des conférences, des discussions, j'ai fait venir des experts. 1987 ça non ? Ouais, c'est ça.
Ouais. 87 2026 à peu près pareil. Ouais. et et on a une vraie question en fait de on a un gouffre en terme d'éducation numérique, d'éducation populaire ou numérique.
Et donc tous les outils dont on parle là, que ce soit de la crypto, que ce soit Deffi, que ce soit l'utilisation d'un VPN en fait, des moyens de cryptographie et cetera, tout ça, la plupart des gens n'en ont pas la n'ont pas la capacité de l'intégrer. Cryptographie ou stéganographie, j'ai pas compris. Cryptographie.
Cryptographie. La plupart des gens ne peuvent pas en fait intégrer ça à leurs outils de de à leurs outils de défense parce que ben c'est pas des choses qui ont été moi je vais être plus trasche, c'est que tu Non mais tu rajoutes en fait le problème de la compréhension technique du chiffrement de la cryptographie à la compréhension politique et l' enfin l'éducation financière qu'ont les Français. Oui, [ __ ] mais c'est un truc mais qui est euh pas équipé pour la c'est une [ __ ] de catastrophe.
C'est on ne comprend pas ce qui se passe. Et dès que tu veux avoir en fait un raisonnement que ça soit sur les retraites que ça soit enfin sur sur des questions économiques mais sur les notes de frais des sénateurs. Mais non mais les notes de frais, tu as envie de te dire ça ce machin, c'est le seul truc que les Français comprennent.
S'il y en a trop, ben c'est forcément un salot. Enfin voilà, ça c'est facile, il y a pas de problème. Comprendre ce que tu vas donner en retraite et que s'il y avait de la capitalisation et que bidu là, [ __ ] ça devient vachement plus compliqué parce que euh je sais pas ce que tu as retenu en sortant du lycée de comment fonctionne l'économie dans le monde.
Euh moi, à peu près que dalle. parce que tu avais pas la bonne prof. Nous, on avait une super bonne prof.
Et tu as tu as retenu en fait comment fonctionnent les flus que c'était qu'une dette ? Ah oui ouioui ça très facile mais le en fait ce qu'on a compris c'est que c'était un système qui était l'équivalent d'une pyramide de Pondie basée sur des ressources infinies et que les gars qui gérait ce truc là c'était des sociopathes tu vois quand tu quand tu vois je suis pas sûr que quand tu sortes du lycée aujourd'hui je dis tuais pas la bonne prof quand attends quand tu vois que les intérêts de la dette française en 2027 vont représenter 1,5 à 1,9 fois la consommation d'hydrogarbure physique Moi je dis merci ma prof d'économie et merci mon prof de math. H là le système éducatif français autre.
Les porofs sont payés au lance-pierre à 30 40 élèves par classe où on a plus le droit de faire la discipline parce que tu comprends, faut pas les choquer ces petites choses. Et on se retrouve avec les Chinois, les Américains, les Russes qui ont leur monnaie. Et nous, tu comprends que aujourd'hui à quel moment tu dis que tu vas pouvoir en fait voter pour un candidat qui de toute façon va parler Chinois pour 80 % de la population que sur ces 80 % de la population euh il y en a à peu près 79 qui vont voter en fait pour leur intérêt personnel.
Mais parce que c'est pas mis dans la peau d'un président. Regarde si je suis s Non mais moi le truc qui va me déranger Sky le truc qui va me déranger le truc qui va me déranger c'est que même si ces gens ont des enfants, ils ne voteront pas en fait dans l'intérêt de leurs enfants. Et je suis désolé mais le truc me terrorise en fait quand je vois des gens en fait euh brailler bien.
Alors je te dis pas que les retraites c'est pas un vrai sujet enfin voilà. Mais quand tu comprends ce qui s'est passé entre les années 70 et aujourd'hui, entre ce que tu cotisais, qui combien de personnes cotisaient et le le ce que tu récupères en fait derrière et comment ce machin a dégonflé parce que c'est facile de causer en fait sur les boomers mais les boomers de la première génération ne touchent pas la même chose que les boomers de la dernière génération. Il faudrait, tu vois, si tu rentres en fait dans ce genre de délire, ben tout le monde en fait a un truc à dire.
Mais le souci en fait qu'on a aujourd'hui, il est même pas en fait sur les boomers ou sur ce clas. On est en train de de péter un système et tous les mecs en fait qui te racontent que on va pouvoir refoutre en fait des tunes dans la matrice et que la dette n'est pas un problème et que si que ça, [ __ ] c'est compliqué quoi. C'est c'est des matths de CM2.
Tu vois, enfin c'est moi je peux pas expliquer en fait aujourd'hui à mes gosses qu'ils vont payer en fait pour ma retraite et que eux en fait vont galérer avec un climat qui déconne. C'est parce que tu as pas la bonne méthode tout. Regarde, tu sais comment tu leur expliques les impôts, hein ?
Regarde les suisses. Tu sais comment on explique les impôts à un enfant ? Ben, tu prends sa glace, tu bouffes 30 %, tu lui rends, tu dis c'est les impôts.
Mais tu écouté pourquoi ? Attends. Et c'est là tu vas lui dire on va faire les impôts français.
Là, tu lui prends 70 % de sa glace et tu lui dis je récupérerai plus tard. Voilà. [grognement] Et quand tu auras des caris, tu pourras être soigné, mon chéri.
Et je voulais je voulais juste finir avec la garde Christine parce que ce que je voulais ajouter enfin terminer c'était que si en fait elle lance l'euro numérique c'est parce que aujourd'hui une partie de la population a commencé à utiliser d'autres outils et et le et le et le le timing il est exactement comme ça. C'est-à-dire que l'euro numérique ne serait pas venu si Bitcoin n'était pas là et si il y avait pas toute cette économie, nouvelle économie, il y a une fuite de la monnaie vers les cryptos et ils ont proposé une solution pour éviter qu'il y ait trop de fuite. Non mais la vraie question de quoi tu achètes tes bitcoin pour acheter des bitcoin au bout d'un moment quand tu vas sur des ou du autre chose que du Bitcoin parce que il n'y a pas que Bitcoin enfin voilà enfin c'est faut quand même l'expliquer pour accéder en fait au crypto.
Tu vas acheter des stable coin. Les stable coin en fait aujourd'hui sont libés en dollars. Et quand tu achètes des dollars en stable coin, en fait tu finances la dette US.
Christine Lagarde, je la renomme, je suis désolé, a tout fait, mais vraiment tout fait pour tuer les stable coin euro. Elle a tout fait. Le machin s'appelle Mika, le machin enfin voilà enfin c'est sur je crois qu'il devait y avoir à peu près 5000 start-up en fait de FINF. dire que Christine Lagard est un agent de l'étranger américain.
Écoute-moi bien sur 5000 start-up fintech, je crois en France. Il faut vérifier si c'est en France. Je crois bien que c'est en France.
Il y en a c'est en Europe. Bon, en Europe, il y en a sur 5000 en fait tu en as 250 qui ont eu leur agrément. Ça veut dire qu'on a tué tout le reste pour vendre un [ __ ] de shitcoin qui s'appelle l'euro numérique qui représente, excuse-moi, qui ne représente mais absolument rien en fait sur l'économie. mondial et on elle est là en fait, elle a les escalopes en se disant "Ou là là, le dollar nous menace" mais évidemment que le dollar te menace, tu as tuer tout le reste.
Et en fait, elle a tué ce qui il a pas phinix. Euh si enfin je faut que je m'arrête là parce que sinon après je deviens grossier pas. Non mais je j'ai pas envie de devenir grossier.
Elle tue elle tue ce qui vient de l'initiative des gens en fait. C'est-à-dire que euh les gens développent des projets et on parle de ces de ces alors c'est pas peut-être pas 5000, c'est c'est plusieurs milliers en tout cas de de société. On a ce microphénomène en Suisse aussi où en fait il y a tout un une nouvelle manière de de de d'aborder les l'économie à travers les réseaux décentralisés, à travers des des échanges d' des types d'informations différentes.
C'est-à-dire qu'on travaille sur une information transparente à la base. On travaille avec des des notions par exemple d'anonymat. On n'est pas obligé de donner l'identité de la personne.
Ça permet de protéger les participants à un marché. C'est des nouvelles manières de faire une économie et cette économie là c'est aujourd'hui un échappatoire pour une partie de la population qui maîtrise ces ces outils là. Échappatoire ou ou ou safe heven.
Bah les deux enfin c'est Ouais c'est ça. Ça dépend. Tu me dis qu'il a la BCE qui est en train de frémir parce que les gens ils ont ils se disent bon alors l'euro quand je regarde dans le détail c'est basé sur du vent oui et que il continue d'imprimer du vent il brassent du vent il sculpte du vent et que infiner si on prend note dans l'histoire excuse-moi mais le risque de change quand tu as en fait des cryptos aujourd'hui le risque de change tu vois c'est un truc qu'à peu près tous les traders connaissent quand tu tu vas acheter en fait des trucs libérés en dollar et que tu sais qu'il y a un risque en fait à peu près comme aujourd'hui que le dollar soit dévalué parce que il y a un mec orange en fait qui enfin qui veut le faire.
Tu fais comment aujourd'hui sur un exchange pour te couvrir de ce risque ? Je je sans passer par la je mets entre parenthèses et je finis ma phrase. Et quand on voit l'euro risque de perdre son pouvoir d'achat, il y a des gens qui sentent le couvenir qui se barrent.
Exactement. Oui, ils se barrent parce qu'ils ont peur de se faire fliquer. Euh alors la grande majorité c'est parce que ils sentent le coût venir avec l'euro.
Le coût quel coût ? Euh bah de perd perd de la valeur. Oui, bien sûr.
Mais regarde le pouvoir d'achat que tu as regarde le pouvoir d'achat de toutes les monnaies dans le dans le monde. Elle ne fait que s'écrouler depuis depuis leur création, depuis Breton Hoods pas en fait réellement depuis la fin de la convertibilité en or. le rapport enfin le la valeur de toutes les monnaies fiducières tend vers zéro.
Fais gaffe parce que le micro il est pas étanche hein. Et et et et ça en fait les gens le ressentent, on en parle tous les jours. Rappelle-toi des prix de des choses de quand tu étais gamin.
Et ça c'est un sentiment que qui est partagé par tout le monde. Même même mes enfants qui ont 15 ans 17 ans, ils voient la différence des prix sur leur sur leur jeunesse. Et en plus, on est en Suisse avec la monnaie une des monnaies les plus fortes du monde qui celle qui justement absorbe encore plus les chocs.
Donc si donc pour eux pour eux c'est évident en fait que c'est pas en en France suisse ou en euro que on va épargner. C'est évident, on va acheter alors de l'immobilier ou on donne pas de conseil financier sur pas donne pas de voilà mais ce que je veux dire c'est que beaucoup de gens qui vont dans la cryptoonnaie sont motivés principalement par ça. Ça c'est le premier qu'il comprennent l'économie ben il ils la comprennent au quotidien.
Il la voit bien au quotidien que 1000 € sur son compte aujourd'hui c'est pas 1000 € dans 5 ans. Alors ça c'est comprendre un p de l'économie. C'est je suis désolé mais le les bitcoiners avec lesquels je discute ne comprennent pas globalement l'économie.
Non, j'ai pas j'ai pas dit ça. Non, mais j'ai Non, mais je parle je parle pas des des voilà je veux pas donner en fait une image en fait qui vont épargner en non parce que tuas tu vas avoir des gens qui vont épargner en cryptomonnaie qui sont pas des bitcoiners, qui sont pas ils sont pas motivés intellectuellement par cela. Ils voient ça comme un outil qui va les permettre de de survivre. les plus grands.
Euh prends la Turquie par exemple euh la Turquie euh la la monnaie turque, elle est en chute libre constante. Les gens qu'est-ce qu'ils font ? Ils bougent en dollar et ils bougent en crypto en dollar parce que c'est ce qui va permettre ce qui va leur permettre de de garder leur leurs valeurs euh et de voilà de continuer à vivre normalement en Turquie.
Moi, je c'est vraiment au niveau individuel la Tu as des crypto toi ? Ouais, un tout petit peu. Ouais.
Qu'est-ce que tu fais avec ? Ouais. Euh je les compte en me disant euh combien de temps je peux rester sans euh accéder à mes comptes bancaires classiques en cas de problème.
Donc moi, c'est vraiment une question un outil en fait de lutte contre la censure potentielle. Voilà. Et je alors je j'ai pas de j'ai pas de chiffre en fait sur la sur le comment dire le nombre de personnes, le volume de de de gens qui ont des cryptos pour cet objectif là, pour l'investissement, pour que sais-je toutes les finalités.
Il y a pas mal de personnes qui ont des portes d'entrée différentes et c'est ça qui est assez fascinant dans la crypto, c'est que on a des cryptocommunistes euh des identitaires forcenés euh et en fait quelque part bah c'est pas le sujet parce que c'est un outil euh et alors voilà la phrase un peu éculée Bitcoin is foremise mais il y a un côté euh Bitcoin est pour ton ennemi potentiellement en fait tu sais pas le l'idée et on retrouve ça dans beaucoup d'outils en fait décentralisés c'est que ça va servir au-delà de l'autorité d'un pouvoir central. Tu me fais une transition parfaite. Tant mieux.
J'aimerais qu'on parle de ton projet Alexis de démocratie qui mélange à la fois les techniques de la crypto, la décentralisation, l'authentification par passeport, carte d'identité et j'en passe les meilleurs. Explique un peu ton bordel là. [rires] Déjà, est-ce que est-ce que j'ai droit à Est-ce que j'ai droit à un tunnel ?
Ça a été Ouais, [rires] je te je te un petit tunnel pas plus long que la manche. Alors euh bon, il y a Attends, il y a deux euh Oui, ça a été [raclement de gorge] testé. Oui.
Oui. Euh ben euh il y a eu plusieurs auditeurs qui ont testé le chose. Alors parce que en fait on a Ça veut dire quoi pen tester ?
Pen tester, ça veut dire que le le le système technologique qui a été mis en place a été audité par des entreprises qui pénétration testing. Tuengages des cambrioleurs pour te dire si l'alarme est bonne. C'est ça.
Voilà. Ouais. Exactement. ou trouver des B.
Donc donc moi je ce que je fais c'est que je me bas sur des technologies qui existent qui elles ont été peine testées et en fait je je j'y mets un habillage euh que que je que je vais présenter aux gens et qui cet habillage va s'adapter aux usages que l'on va chercher dans le cas précis. Donc là qu'est-ce qu'on a fait ? Et après on parlera du projet politique aussi parce que en fait dans aujourd'hui on a des des outils cryptographiques qui nous ont été donnés par l'État dans nos passeports, dans nos pièces d'identité.
On a une puce. Cette puce là, elle a été faite pourquoi ? Elle a été faite dans un objectif autoritaire de surveillance pour surveiller passage de frontière et de choses comme ça.
Mais en fait c'est un outil cryptographique et la cryptographie c'est aussi une arme et c'est une arme qui a une particularité c'est que c'est une arme défensive. Elle est extrêmement forte dans la défense et quand on l'utilise correctement en fait on peut prendre carte d'identité française, on peut pas prendre un passeport et on peut en faire une preuve qui permet de voter de façon anonyme sans que aucune infrastructure de l'État soit utilisée. Ça veut dire quoi ?
On peut imaginer aujourd'hui de faire des votes où on garantit que la personne est française parce que elle a voté avec sa pièce d'identité ou suisse ou suisse euh et en fait ce vote peut se faire sans [grognement] aucune infrastructure de l'État. On utilise des infrastructures ouvertes, libres, transparentes et on [grognement] garantit l'anonymat de la personne dans son sur son vote en fait. Donc une application où on va scanner sa sa pièce d'identité et répondre à une question.
Al évidemment le le qu'est-ce qui qu'est-ce qui différencie de je mets ma pièce d'identité pour aller me faire plaisir aux yeux sur phamster.com. Mais en fait pas alors ça dépend comment c'est construit derrière.
Ça peut être il y a il y a il y a deux manières d'utiliser sa pièce d'identité. Et aujourd'hui, si tu vas utiliser ta pète d'identité sur sur un site qui va respecter les demandes de gouvernement, en réalité, tu vas de façon transparente transférer les informations de ta pièce d'identité, ton nom, ta numéro de la pientité, ton ta date de naissance au service qui est en face. Voilà. [grognement] Et et donc eux ils vont te connaître, ils vont continuer à te tracer, ils vont savoir exactement qui consomme ce service là.
Ils vont peut-être revendre et qui vont revendre et surtout perdre parce que il y a un hacker qui va venir et qui va les récupérer. Un pirate. Un pirate.
Merci. Non non, un pirate, un un black hat. Voilà.
Black hat. Un black hat. Black hat. [grognement] Euh là ce qu'on fait c'est que euh Toi, tu es plutôt black, white ou gray.
Allez, je vais mettre dans le dans le dans le gris dans le gris clair. Dans le [grognement] gris clair touff tu es tu es dans le Je suis arc-en-ciel [rires] mais [grognement] [rires] j'adore. Donc en fait cette technologie elle vient d'Ukraine.
Voilà cette technologie elle vient d'Ukraine. Et justement bah en fait le jour où on avait ce téléphone ce coup de téléphone, ben j'étais avec non j'étais avec eux le lendemain. Exactement.
Enfin, le lendemain, j'étais avec l'équipe qui a créé cette technologie qu'ils ont utilisé la première fois pour euh aider un opposant russe à essayer de faire un vote euh pour en fait dans je crois c'était aux élections présidentielles russes, bon cit un un petit opposant, il voulait il a quand même réussi à faire voter 40000 personnes à travers ce système là. idée de Bluetooth. Euh non, c'était pas une idée de Bluetooth.
Euh et euh et donc ils ont ils ont démontré en fait le le fonctionnement. les gens avont voté avec leur passeport russe dans un vote un peu d'opposition euh et euh et en fait les gens n'étaient pas inquiétés, ils ont pu s'exprimer de façon sereine parce que justement la technologie faisait que leur vote était vérifiable mais entièrement anonyme. Et donc quand tu es dans une situation en fait euh révolutionnaire ou prérévolutionnaire ou en tout cas de de de Ouais. de tension de de tension avec les autorités.
Mais en fait, je veux dire le le le vote euh de pouvoir s'exprimer en fait sans révéler ton identité, c'est aussi ce qui te permet ce qu'on disait tout à l'heure, ben de de de faire ton vote en connaissance de cause et par exemple de de d'aller étudier le sujet différemment. Donc je peux te poser une question parce que tel que tu me le décris, ça a l'air joli. Ça a l'air joli.
Ouais. Mais tu sais nous avec tout fou et d'autres nous on n pas les cerveaux comme toi. Nous on pense toujours comment casser, reconstruire et voir ce qu'il y a dedans.
Je te prends un exemple. Imagine-toi en France on a un super organisme qui sécurise vachement les pièces d'identité. Ça s'appelle l'entesse.
Lantesse. Ouais. Qui perd toutes ces données.
Non. Bah si, c'est tombé là comme ça. Voilà.
Bon, imagine-toi que il y ait 200000 passeports français dans la nature. H moi j'ai payé le pirate qui a exfiltré ça, ça m'a coûté 1000 €. Je vais pouvoir faire voter 200000 personnes sur ton application parce que j'ai j'ai la copie du passeport, j'ai tout, recto verso, j'ai tout.
Non, alors tu pourras pas. Tu vois pourquoi ? Parce qu'en fait c'est ce qui est important, c'est le certificat.
C'est la clé de ça. C'est le c'est la dans la puce, tu as un mécanisme, tu as les données de la de la puce sont signées par un certificat de l'État français. Ce certificat, lui il est c'est celui qui va signer tous les passeports et en fait qui va d'ailleurs signer tous les passeports dans le dans le monde entier.
Toi ton téléphone où tu implémentes l'application, il est capable de lire la puce. Voilà, il va lire la puce. Et en fait, c'est comme à la à la frontière.
Les gens qui passent à la frontière, on leur demande leur passeport. En fait, il y a une machine qui va lire la puce. et qui va vérifier que le certificat est le bon.
Et en réalité dans cette base de données, c'est pas les clés du certificat qui ont qui ont fué. [grognement] Euh c'est ça, c'est un autre organisme. Je sais pas qui fait qui qui gère ça, mais euh ça a déjà fuité ça la clé ?
Non. Alors ça c'est un des plus gros secrets, c'est un des plus grands secrets euh tenus par les États. Si une clé de qui permet de signer du certifique de de certifier les passeports fuite, ça veut dire qu'à ce moment-là n'importe qui peut créer des vrais passeports d'un état.
Et toi toi tu as jamais été toi. Tu sais toute ton industrie de cryptographie qui s'était fait enfler par les Américains. Oui c'est cryptohagé.
Ouais. J'avais un pote chez j'avais un pote chez eux. Ouais.
Il était américain ? Non non, [rires] il était suisse. Il était su recevait des dollars.
Non non plus. Tu sais nous nous on suit un petit peu comment les services de renseignement défoncent. Bien sûr.
Maintenant Maintenant le truc c'est que aujourd'hui c'est que euh quand tu fais du vote quand tu fais du vote euh ce qui est important il y a il y a la technologie du vote. OK ça ou la manière dont tu fais le vote mais il y a aussi la perception que la population a du a du vote à ce moment-là. D'accord.
Et en [grognement] fait tu peux avoir des systèmes qui sont pas très sécurisés, qui sont moins sécurisés. Tu as l'impression qu'il y a un peu de laisser faire ou laisser aller, mais en fait la population va va avoir confiance dans le système de vote. Par exemple, en Suisse, on envoie les votes par enveloppe à la maison et on considère que la majorité de la population vote depuis la maison.
Il y a pas besoin d'aller dans un dans un une bureau de vote avec un isoloir et on pense que c'est OK. Dans certains cantons, on te t'offre quand même la possibilité dans d'aller dans un isoir isoloir si tu veux. Parce que vous êtes riche vous ?
C'est pas une question de non, c'est pas une question de c'est pas une question de de riche, c'est une question de d'éducation politique et euh c'est voilà et je pense que en France en France aussi les gens ils ont une compréhension de ce que c'est une bonne élection de donc euh ils ont l'habitude Non mais tu est-ce que est-ce que est-ce que on est-ce que la la la Français euh ont euh ils ont la possibilité de voir dans un Moi, j'ai fait des bureaux de des bureaux de vente en France aussi. tu peux venir, tu peux aller surveiller. Euh il y a il y a un un une toute une un construit social autour des élections qui fait que la population se donne une idée si les élections se passent bien ou pas.
Et le problème avec le vote électronique de manière générale, c'est que le vote électronique, il a au début été construit sous forme de boîte noire de façon centralisée où en fait on ne voyait rien et en fait ça interdisait à la population de se donner de se dire est-ce que euh ce vote se passe bien ou pas. Euh et là ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui on a des outils qui nous permettent en fait de récupérer euh bah une puce cryptographique par exemple qui a été faite pour nous surveiller. Mais en fait, on va la on va la on va changer l'utilisation de ça pour en faire un outil de de vote.
Et on va faire ça dans un réseau transparent où en fait on peut voir tous les votes se faire mais anonyme peut voir les votes se faire et on peut commencer à penser à à à donner à la population des outils qui vont leur permettre de challenger, de compter effectivement est-ce que les le le comptage de vote a été bien fait ? Si ainsi de suite. Ça coûte du pognon de faire ça hein de Ça coûte du pognon.
Bah aujourd'hui, les les coûts sont sont très bas, mais il y a des coûts d'infrastructure qu'il faut qu'il faut faire. Et donc ce qu'on a fait c'est que moi j'ai pris cette application ukrainienne qui avait une forme qui a été utilisée dans le contexte russe. on l'a refaite en fait pour la France et aujourd'hui en fait elle est utilisée elle alors il y a déjà un premier exemple qui est qui est utilisé et on va l'utiliser dans des communes aussi avec le le le la [grognement] demande en fait des maires de la commune qui veulent faire des consultations locales et qui veulent faire des consultations locales basées sur un vote qui est pas juste un vote de sondage ou un vote voilà ils veulent un truc qui a beaucoup plus un vote de sondage.
Un vote de sondage, ben tu où euh tu tu tu demandes aux gens de euh de faire une pétition, de juste de signer un truc ou juste de dire oui, cliquer oui sur un sur un site internet. Euh c'est pas ce sont des votes qui sont aujourd'hui les gens savent que la valeur de ces votesl moindre parce que on peut faire ce qu'on appelle attaque civile par exemple. C'est-à-dire qu'on peut créer plein plein de profils pour voter dans un sens.
Euh quand tu prends la puce de ton passeport ou de ta carte d'identité, ben cette attaque civile, elle est elle devient impossible parce que chaque puce a un certific parce que tu es pas assez tordu toi. Ouais. Non mais tu es pas assez tordu.
Comment c'est Non vraiment étant tordu c'est compliqué. Attends attends attends laisse-moi terminer. Vas-y là imagine-toi.
Moi j'ai 1,3 million d'abonnés. Ça fait 14 ans qu'on fait ça. On commence à regarder les politiques de travers parce qu'ils emmènent le pays dans le mur.
Moi, la veille des élections, imagine-toi, je prends un exemple bidon, mais je dis à ma communauté, nous on va voter tout sauf Macron. Tout qui ne sent pas Macron, tout qui n'a jamais approché Macron. Je leur dis, vous allez sur l'application de Popol, vous scannez vos pièces d'identité et c'est pas du C mass non massivement j'envoie ma communauté voter chez toi pour enterrer Macron.
Je trouve ça Macron et tous ses copains. Mais je trouve ça très bien. Tu es un réseau d'influence politique qui mobilise sa communauté.
Mais qu'est-ce que font les partis politiques ? Qu'est-ce que font les associations aujourd'hui ? Imagine-toi que les Qataris, les Russes ou les Israéliens ou n'importe les Canadiens ou les Suisses ou les Allemands qui ont des réseaux d'influence en France, ils disent à leurs copains doz tous voter en même temps contre Macron.
C'est possible. Alors ça ça Ah non mais alors ça c'est ça c'est possible mais c'est là où tu dois en fait accompagner le vote. Est-ce que tu toi tu vois ça débarquer ?
Parce que tu vois par exemple si moi je débarque avec ma communauté ou si Emmanuel Macron débarque avec comm tu le fasses en vote électronique ou en vote papier c'est la même chose il y a pas de différence parce que ce sont chaque fois des français soit qui se déplacent au bureau de vote ou qui utilisent une application il faut un vrai passeport français tuas pas été médiatraîné toi hein h de tu as pas été médiatraîné non pas beaucoup ouais touf qu'est-ce que tu penses de ça euh alors sur l'approche alors Moi, je vais différencier en fait deux axes. Le le premier, il est technique effectivement sur du civil en fait avec un identifiant unique sur du passeport, c'est compliqué. Tu vas pas voter deux fois en fait avec le même passeport. tu as réellement un identifiant unique qui est vérifiable sur lequel en fait tu peux extraire en fait une preuve cryptographique unique et tu tu vas pas récupérer en fait l'identité de la personne et tout ça.
Il y a de risque. Soit la boîte qui a vraiment les clés pour coller en fait une identité derrière le H fait pone et en fait en gros elle va pouvoir dupliquer en fait des trucs et là tu vas avoir du cibil. Civil, c'est la même personne vote plusieurs fois.
Oui, mais là, tu perds toute la confiance dans les pièces d'identité. Et là, le problème est uniquement euh déjà à la base, le problème, il est numérique en fait au niveau du vote, mais le vrai problème, il est pas au niveau numérique, il est vraiment au niveau euh de l'infrastructure, du contrôle d'identité et voilà, c'est l'identité en fait française. [soupir] Et euh tu as le truc et l'influence qui est enfin voilà qui est comme le disait Alexis qui est le truc que font les partis politiques quelque part. tu peux parler d'astrosurfing ou de machin sur euh sur internet, mais là c'est pas réellement d'astrosurfing, c'est réellement de l'influence, c'est [grognement] Mais encore une fois, que tu le fasses de manière numérique, que tu le fasses de manière physique, bah c'est à peu près la même chose.
Donc le vrai problème en fait, il est pas sur l'acte de voter ou sur la partie technique. Il va se retrouver sur la question qu'on va poser aux gens et pour laquelle ils vont voter. Est-ce que tu vas éir en président ?
Est-ce que tu vas voter pour ou contre la peine de mort ? Est-ce que tu vas voter pour la rémigration ou je sais pas quoi ? Le problème c'est la question.
C'est sur quoi tu votes ? C'est se mettre d'accord déjà en fait sur notre corpus législatif sur lequel on va pouvoir dégager en fait une question d'intérêt national sur laquelle on va avoir le le le l'envie de voter et l'envie de s'exprimer. Et en fait c'est un problème qui est pas technique, c'est un problème qui est dans la culture démocratique en fait d'une nation.
Si tu permet, moi je le vois pas d'un point de vue extrêmement comment dire la première des utilités serait pas au point du point de vue national et même je pense que ça serait pas forcément une bonne chose. En tout cas le l'expression populaire dans les bureaux de vote, c'est quelque chose de lourd mais c'est aussi quelque chose dans lequel les gens s'impliquent. Euh il y a des assesseurs, il y a des volontaires, il y a des des des bureaux de vote.
Euh il y a des gamins qui viennent de regarder comment est-ce qu'on compte les bulletins et qui disent "Ah, c'est encore comme il y a 100 ans là." Et oui. Bon, c'est il y a aussi quelque chose euh qui ça fait société quoi.
Le vote, il fait société. Bon euh mais alors sur la question de l'influence, je vous rejoins tous les deux, j'ai rien à rajouter là-dessus. En revanche, là où je trouve que vraiment cette solution, elle peut avoir un un apport euh très important, c'est plus au niveau euh infra en fait, au niveau décentralisé, hein.
Parce que aujourd'hui euh dans les communes, organiser des consultations, c'est super cher parce que mobiliser bah des agents territoriaux, des bureaux de vote qui sont souvent dans les écoles et cetera, les agents territoriaux, on les pay au moins alors mais ils ont plein d'autres trucs à faire. Ouais, ouais, ouais, ouais. Et ils ont plein d'autres trucs à faire.
Et puis après bah le travail qui est pas fait là, si tu fais que des consultations avec des bureaux de vote dans les écoles globalement ça fait chez tout le monde. Donc il faut aussi rationaliser quand tu parce qu'il y a des questions matérielles. C'est pour ça tu en Suisse on voit peut-être pas le côté sous tu vois mais en France on voit le côté matériel où c'est c'est cher d'organiser ces consultations et on finit avec des consultations publiques notamment sur des extensions de tramoué au hasard avec où bah tu as des des sites qui recueillent même pas l'adresse IP.
Alors c'est bien mais les gens en fait votent 50 fois quoi et il y a plus de sens en fait à la consultation. Donc là, académie, ouais, c'est un peu ça. Ouais.
Ouais. Euh et mais et donc là, il y a vraiment un outil qui permet techniquement, j'ai rien à rajouter, on a compris que c'est que c'est on est quand même dans dans un niveau de de de d'intégrité du vote qui est intéressant euh où les gens ne sont pas n'ont pas besoin de se déplacer dans ces bureaux de vote qui ont un intérêt socialement. Je je dis pas, mais c'est bien aussi d'avoir une accélération entre plusieurs élections euh on va dire institutionnelles sur des sujets de société. euh ou des sujets d'aménagement urbain, enfin ou des sujets de cantine, que sais-je.
Donc, on aura plus peur d'organiser des de demander leur avis aux gens à cause des question de coût. Euh parce qu'aujourd'hui, la participation citoyenne, ça il y a une double authentification qui va se faire avec un SMS. C'est 10 centimes le SMS.
Je peux te poser une question ? Bien sûr. Bon, tu es une femme.
Oui. Bon, ton mari il est gentil. Non.
Non. Merde, j'en ai pas. Donc bon, d'accord.
Imagine-toi que tu as un méchant mari. Hm hm. et qui te dit "Tu vas voter ce que je te dis femme, tu prends ton téléphone, tu votes ce que je te dis, sinon tu retournes à la cave." Ouais.
Et ben c'est Oui. Qu'est-ce qui se passe avec ton authentification pour que il y ait pas d'influence sur le vote ? Je juste premier point, moi ça je l'ai vu en bureau de vote, hein.
Je l'ai vu en bureau de vote. Ouais. Et tu as appelé les flics.
Oui, c'est bien. Tu as un bouton panique sur ton application ? Non.
Alors là là ça prend ça prend pas Est-ce qu'elle est légitime ma question ? Oui, elle est légitime. Non, mais toutes les questions sont légitimes surtout là-dessus.
Mais ce que je veux dire, c'est que en fait cette question là de l'influence et de la pression qui peut être mise euh franchement il y a des sujets que je mettrai encore plus haut dans la question des priorités euh sur le le la pression que peuvent avoir des conjoints. Enfin, je veux dire aujourd'hui, il y a des actes qui sont imposés à des femmes par leur conjoint. On peut venir sur la question du vote qui est extrêmement importante, mais alors il va falloir prendre le problème dans sa globalité et ça va piquer quoi.
Donc je c'est un sujet de toute manière au sein des familles et les discussions ont évoqué la difficulté d'avoir aussi certaines discussions en famille. Donc c'est un vrai sujet. Bon euh je suis pas certaine que en si s'il y avait des calculs qui étaient faits, ça serait différent en fait de quand on s'éloigne du clavier quoi.
Et dans les bureaux de vote, je l'ai vu. Dans les célébrations de mariage, je l'ai vu. Euh donc non vraiment j'ai pas compris.
Dans les célébrations de mariage. Bah dans les célébrations de mariage, quand il y a des conjoints qui parlent pas la même langue et que en fait il y a pas de budget dans la plupart les conjoints qui parlent pas la même langue votre blanc voir mariage d'amour. Pas forcément pas forcément blanc. le mariage d'amour mais avec un des conjoints qui comprend pas le français en fait.
Donc là, normalement, il faut un traducteur. Il parle une langue entre eux. Euh je sais pas comment il faut entre eux.
Mais en tout cas, moi en tant que euh en tout cas quand je représentais euh la mère pour célébrer un mariage, donc en tant qu'officier d'état civil, c'estd qu'il parlait alsacien et l'autre breton. Il y a plusieurs langues en fait qui étaient parlées. Un conjoint français, l'autre qui les pas et le conjoint qui est hallophone donc qui ne parle pas le français.
Normalement, il faudra avoir un traducteur pour s'assurer queil va bien comprendre toutes les mentions de du code civil queon énonce et qui sont obligatoires à comprendre. Interprète ben dans la plupart des mairies, il y a plus de sous pour avoir des interprètes. Donc on va demander au beau-frères ou à la belle- sœur de venir faire la traduction.
Donc heureusement moi à Strasbourg, j'avais quand même des traductions. Tu parles alsacien euh j'ai arrêté. Euh mais donc je veux dire sur les questions de pression et de pression sur le sur l'expression et sur le vote, à mon avis, il y aura pas il y a pas de différence en fait là-dessus et quelqu'un qui va prendre une carte d'identité de son conjoint pour aller voter dans son dos, en fait c'est une infraction et c'est quelque chose de grave.
Et si la personne fait ça, je pense qu'on peut s'inquiéter aussi sur l'intégrité physique de la personne quoi. Ça va te perdre. Ah oui, Alexis, termine ta phrase.
Oui, pardon. Non, mais c'est euh c'est euh je je rebondis entièrement, c'est que effectivement euh en faisant un un n'importe quel système de vote, il a toujours des compromis, hein. On peut pas on peut pas faire euh euh tout euh on peut pas tout prévoir euh et surtout euh parce que chaque fois qu'on va rajouter une sécurité, on va devoir faire un compromis ailleurs en terme d'usage ou autre.
En en Suisse, on a on a cette question là. Elle a été posée, elle a été débattue en fait cette exacte question là. On envoie [grognement] des des enveloppes dans dans les maisons.
Dans les maisons, c'est quoi ? C'est bah souvent les parents, papa, maman, les enfants, ceux qui sont adultes qui discutent et qui votent. Et il y a la pression de la famille.
Et en fait, on s'est rendu compte, la société suisse a décidé dans son ensemble que c'était pas un problème à large échelle. C'est-à-dire que on avait suffisamment de euh contreprouvoirs, on avait suffisamment de discussions, on avait suffisamment de plein de votes, des mécanismes aussi pour dans les euh les votes les élections euh de on a des systèmes de panachage où en fait les gens peuvent ajouter et enlever des candidats. Ce qui fait que [grognement] les communes, les endroits où ils ont voulu promouvoir euh les femmes par exemple, ça s'est fait. et des des communes qui ont vraiment promu les femmes et on arrive alors on c'est pas c'est pas le le meilleur endroit en terme d'égalité homme-femme de de façon politique, loin de là, mais les mécanismes existent et en fait la société a considéré que bah euh le le l'avantage qu'on avait euh pour la participation [grognement] des gens à envoyer le courrier à la maison était plus important que les cas qui pouvaient y avoir des fois de pression.
Donc euh et dans le sens aussi c'est que euh si c'est un si ça c'est un problème, c'est qu'en fait il y a d'autres problèmes qui sont beaucoup plus graves dans les relation euh homme-femme et couple comme tu le décrivais si bien. Tout euh il y a autre chose. On est en train de parler en fait d'une application qui n'a pas valeur de scrutin national.
Tout à fait. Euh ouais, faut quand même un petit peu le marteler. C'est pas fait pour ça de enfin de moi ce que j'ai observer, on a longuement causé et je t'ai expliqué en fait tout tes réticences que j'avais par rapport au votes électroniques. [soupir][souffle coupé] Donc c'est des choses déjà qu'on s'est objecté si tu veux.
Là, le l'application dont on est en train de parler euh vise à essayer de faire en sorte que les gens puissent causer entre eux pour dégager un consensus sur la question de vote et ensuite avoir un moyen effectif, [raclement de gorge] matériel de pouvoir voter avec un niveau de confidentialité qui est honnête par rapport à l'enjeu, qui n'est pas un squin national en fait encore une fois. Est-ce que c'est utile ? Oui.
Est-ce que les moyens techniques qui sont mis en œuvre en fait derrière sont, je vais pas dire futuriste, bidu parce que c'est pas du tout en fait le truc, mais sont cohérents en fait avec ce que vise l'application. Oui, encore une fois, c'est comme si on était en train de parler d'un d'un VPN qui va te rendre complètement anonyme. Donc c'est du bullshit, tu le sais.
Voilà, tu tu es tu tu es à peu près au courant que c'est du bullshit. Tu fais toujours tes petits VPN de maison ? Non, ça fait ça fait des années que j'ai arrêté en fait de faire ce genre de truc.
Je moi je discute en fait avec les machines et puis les humains en fait en ce moment. Euh mais voilà, encore une fois, on est en train, il faut replacer un petit peu le truc en fait au milieu du village quoi. C'est on est vraiment en train de causer en fait d'un outil qui peut euh permettre de faire naître des questions démocratiques et de permettre aux gens de se mettre d'accord en fait avant de voter sur un truc.
On ne pose pas une question conne, est-ce que tu es pour ou contre la rémigration pour ou contre la peine de mort ? Voilà, c'est la question, elle est question con. Si c'est la la question telle qu'elle est posée comme ça est une question con.
Maintenant, il y a une manière de la poser. Il y a un débat démocratique en fait à avoir en fait en amont pour que la question à la fin ne soit pas con. Toute question en fait est con. la manière dont tu vas la poser.
Ce qui est intéressant, c'est le processus qui va te permettre de formaliser la question et de faire en sorte que tout le monde soit d'accord en fait pour voter pour un truc qui n'est pas un référendum pour lequel on va voter pour contre le président par exemple. Si tu veux que je te formalise truc de manière simple, c'est très bien résumé. Je suis entièrement d'accord avec les termes que tu as utilisé sur l'équilibre que ça permet.
Vous êtes tous les deux de gauche ? Non. Est-ce que je sais pas si c'est un sujet forcément parce que bah moi c'est compliqué tu vois, je suis un peu finance machin.
Enfin voilà, c'est très compliqué. On peut se dire qu'on est de gauche sans trouver de partie de gauche. Voilà.
Voilà. Vous êtes vous êtes comme Arnaud Mondbourg, vous êtes orphelin politique. Alors ça oui, c'est un sentiment que j'ai souvent vu.
Ouais. Mais bon euh qu'est-ce que je disais ? Oui, si cette question en fait du vote, le problème qu'on a en France à mon sens, c'est qu'on est rouillé.
C'est-à-dire que le vote c'est une sorte de dire rouillé en Suisse. Ah oups, qu'est-ce que j'ai ? Non, c'est pas On en parlera peut-être plus tard.
Ça prend du coton. [rires] Je ne suis pas suisse. Euh donc [rires] alors on est comment dire ?
On n pas on n'est pas très souple euh parce qu'on a pas l'habitude. Très [rires] souple. Oh mon dieu, je sais pas ce que j'ai dit parce qu'il y a des fact checkers.
Euh bref, on n pas on n pas cette habitude, on n pas cette habitude de vote. Et donc cet outil, il peut pas servir à poser voilà des espèces de questions en forme de de sex makina qui vont libérer la la population. Non non, ça c'est un outil qui doit permettre d'accélérer la pratique de la discussion, du vote, de la réflexion et le fait de creuser des sujets.
En fait, on est tellement habitué à voir cette instantanéité qui fait que là, je suis toute surprise d'avoir plus de 3 minutes pour dérouler un propos, quoi. Voilà. Donc, on n pas cette habitude là dans la société française.
Et donc, ces espaces doivent Non, non, non, non, non, je suis pas d'accord avec toi. H la société française a perdu ce qui faisait sa force. C'est-à-dire une bonne dispute.
Ouais. Oui. Je pense qu'effectivement le le comment et qu'elle est tombée dans le simple et court que les politiques adorent parce que c'est le passeport pour le slogan idéologique pur.
La punchline. Voilà. Et c'est quelque chose qui est délétaire.
Et donc là, on a une possibilité à peu de frais de manière sécurisée d'avoir des prétextes à la discussion. à la recherche, à la confrontation d'idées et tu l'as très justement dit, tout est dans comment est-ce qu'on pose les questions, comment est-ce qu'on alimente les questions avec des dossiers documentaires derrière et moi je pense par exemple que sur un aménagement urbain, un un un parcours de de tram ou la création de d'espace en fait dans les villes, ça il peut avoir cette ce temps en fait de réflexion sur pas seulement pour contre mais est-ce qu'il y a des espaces naturelle, quels sont les finances de la commune, comment est-ce que on peut ensuite développer pour avoir une attractivité sur le territoire ? Et en fait, c'est des questions, il y a aucune question con en fait dans ces cas-là, mais la plupart du temps, on ne se les pose pas parce que ça parce que c'est pas dans nos habitudes et qu'on préfère se [ __ ] sur la gueule en disant oui, non, enfin voilà, à côté salot de gauche, salot de droite, c'est ça saoule quoi.
Attendez, vous voyez entre vous pour celui qui pas Ouais, [grognement] si si je peux très rapidement en fait. très rapidement. Pierre feuille ciseaux, c'est euh Pierrefeuille ciseau. [rires] Faut se rendre compte en fait de la cascade intellectuel qu'il y a derrière. tu euh ne tu n'élabores pas en fait un sujet de discussion qui va déboucher sur un vote qui va avoir en fait un effet sur ton quotidien, sur ta vie et tout ça euh sans déjà comprendre le sujet, sans te mettre d'accord sur la notion de vérité.
Tu vois, c'est un truc qui est tout con. La notion de vérité aujourd'hui, c'est très compliqué parce que la notion de vérité, les gens vont la chercher sur les réseaux sociaux, vont ne vont même plus la chercher sur les médiia parce qu'ils n'y ont plus ou moins un raison, j'ai envie de leur dire un raison en fait, enfin confiance. Je suis un peu d'accord avec toi, sauf que la no langue, celle qu'il l'a implémenté à grande échelle, celui ou ceux qui l'ont implémenté, je m'en fous, je vais pas chercher des coupable, ça se fait Mais non, mais ça se fait pas, c'est pas celui ou on s'en fout en fait, tout le monde est d'accord en fait aujourd'hui pour dire que ben s'il fait 40°gr, c'est qu'il fait chaud et tu as qu'à te prendre à un bidule, un climatiseur, tu vois.
Enfin voilà, en fait c'est le fait on fait abstraction de la complexité de tout débat et le truc devient con mais un niveau que il y a plus un seul moment où tu peux dire je vais avoir en fait une un débat sur des des faits des des chiffres tu vois même les chiffres en fait on les conteste aujourd'hui. En fait, un chiffre aujourd'hui, tu dis tu dis tu dis 3000, ben 3000 c'est pas 3000 parce que ça dépend de comment c'est les 3000, tu vois. Et euh et ça ça devient compliqué si on n'est pas d'accord en fait déjà la base sur la notion de vérité, il y a un problème.
Donc en amont en fait de ce type d'outil, on a peut-être besoin en fait aussi d'une machine de vérité. Non mais le problème de la machine de vérité, c'est eu quand même une militarisation des fact checkers là. Mais un de ces quat [rires] falloir faire un procès.
Il va falloir faire un procès, les attraper un par un et puis leur dire "OK, c'était quoi ton agenda mon pote On on peut en causer en fait si tu veux mais mais des heures en fait de l'histoire des facteurs. Le problème c'est que ils ont déballé en fait avec un média qui était estampillé bidule le grand média. Bah quand tu arrive le grand média et moi j'ai fact checké bidule donc je suis le grand média donc le fact check c'est moi qui a raison.
Le problème c'est qu'il y a pas de méthode en fait derrière. Si tu publ si tu publies pas ta méthode, tu publies pas tes preuves, que tu n'as rien en fait derrière qui est reproductible pour reproduire en fait un calcul ou un truc comme ça, bah ta preuve elle vaut que dalle. En fait, c'est tu peux fact checker ce que tu veux, c'est on s'en fout, c'est tu n'as pas plus valeur de toi on va pas s'en [ __ ] C'est oui, donc c'est le c'est le temps c'est le temps en fait du du le temps du débat euh le temps de la question euh et [grognement] euh et ça c'est un moment en fait où euh quand tu es sur un débat n'importe quel débat en fait politique les gens tu en a qui vont être motivés par cette question là et puis tu en a qui vont se rendre compte un peu plus tard des implications pour eux qui vont se motiver en après le le temps du débat permet en fait à la société entière d'aller d'aller dans le fond des choses et surtout de dépersonnifier le le sujet.
C'est-à-dire au lieu de quand tu poses une question est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes pour la cette loi qui va faire tel truc ? Ben en fait c'est pas forcément la loi machin où la personne on vote pas pour une on vous vote pas pour une personne, on vote pour un texte. Et ce qui est génial quand dans un dans un outil qui serait euh qui serait purement un outil technique dans lequel une question apparaît, c'est-à-dire que on peut avoir des gens euh moi je on doit pouvoir voir des gens de droite et de gauche qui vont voter de la même manière.
Ils vont voter oui par exemple sur un sujet ensemble pour des raisons complètement différentes. Ouais. Alors que aujourd'hui euh on va ils vont se comme le débat est fait parce qu'ils doivent voter pour une personne en fait ils vont être constamment séparé alors qu'il pourrait être d'accord sur un sujet pas pour forcément pour les bonnes les mêmes raisons mais ils peuvent un consensus pour avancer ensemble.
Exactement. Voilà. Et alors ce qui est intéressant, et c'est là où je veux ramener le l'esprit à cœur parce que c'est ça peut-être que euh on a besoin en fait là, c'est que euh le la volonté d'avoir des référendums en France, ça existe depuis très longtemps.
Il y a plein de mouvements politiques à droite à gauche. D'ailleurs, c'est en fait euh à travers l'ensemble de la population ou du spectre politique que se demande qu'on veut avoir un RIC ou il y a différents noms pour pour un dô d'initiative citoyenne. Voilà.
Et euh et il y a même eu j'ai j'ai vu ça, c'était cette année ou l'année dernière, une députée qui a présenté ça pour une réforme de la Constitution pour instaurer un un RIC au niveau de la Constitution française. Je trouvais ça c'était très bien. Et en fait, en fait pour ta sécurité 1 2 Tu m'as déjà posé la question sur ma sécurité ?
Non, j'ai pas peur de ma sécurité. Tu comprends pourquoi je te pose cette question ? Oui, je comprends.
Mais pourquoi je pose cette question ? Mais mais moi je suis pas je suis pas dangereux comme personne. OK.
Non mais que tu sois naïf, c'est ton problème. [rires] Tu as pas tu vas t'opposer à des intérêts où il y a des centaines de millions d'euros d'un côté. Tu vas peut-être te retrouver en frontal en proposant un outil qui va courtcircuiter le les petits musiciens médiatiques pour faire voter soit à gauche soit à droite.
Il existe déjà. C'est pas moi qui c'est pas moi qui l'invente cet outil. Moi, je le package d'une certaine manière et je l'offre à d'autres qui vont le réutiliser.
Moi, je suis juste un un pion un pion là-dedans. Je vais pas me présenter à la place. Tu peux la forquer ton app ?
Ben oui, tu peux la forquer. Elle est en elle est en GPL V3 pour ceux qui connaissent. Donc c'est du logiciel libre à 100 %. toute la l'infrastructure, elle est entièrement publique.
Mais pour revenir avec cette cette députée française, elle met en place un elle propose un article instaurer le RIC euh dans la constitution française. Le sujet euh passe en commission et là le texte est modifié et alors c'est oui, on veut proposer le RIC mais alors on parle pas interdiction de parler de loi de finance, de droits européen, de et de fiscalité. Voilà.
Enfin, oui, enfin en gros, les sujets le plus important sur lequel bah les gens voudraient peut-être s'exprimer, la fiscalité par exemple, et ben en fait ce serait ce serait exclu. Donc on n'est pas aujourd'hui en France, on n'est pas capable de on veut la population veut je pense en majorité l'instauration de mécanisme référendaire mais en fait n'arrive pas à le mettre en place. Et donc moi ma proposition la proposition à cœur c'est de dire en fait on va pas demander l'autorisation pour le faire, on [grognement] va le faire avec nos propres outils qui sont indépendants.
On n' pas besoin, je dire jusqu'à présent, on voulait faire un référendum, on avait besoin bah des écoles, des infrastructures pour faire les bureaux de vote et ainsi de suite. Maintenant, on a plus besoin de ces infrastructures là puisque les infrastructures du monde numérique décentralisé qui garantit l'anonymat, qui garantit la vérifiabilité, qui garantit les choses fondamentales du vote, on les a. Donc utilisons-les et demandons pas le l'autorisation.
Sauf que la reconnaissance que tu vas avoir face à l'État, ils vont te regarder, ils vont faire en bron. C'est encore les gauch organisé une kermesse avec des petits papiers numériques. On va les laisser on va les laisser patoger dans leur pédiluve et puis comme ça ça ils vont avoir l'impression d'avoir un une prise vraiment.
En fait, il y a un momentù tu regardes le nombre de de signatures pour avoir enfin quand tu fais une pétition pour que ton projet enfin que ta demande soit écoutée à l'Assemblée nationale ou même au niveau européen. Il faut que tu passes par des infrastructures étatiques ultra centralisé sur lesquelles on va collecter ton adresse IP, ton nom si tu le donnes, enfin tu peux voter son pseudo, peu importe. on va on va collecter plein de trucs sur toi et tu fais la démarche toi-même pour un truc sur lequel tu es contre d'aller sur l'infrastructure de celui contre lequel tu es, tu vois.
Enfin déjà le truc il est what the fuck ? Le fait d'avoir un truc qui est complètement décentralisé, qui sort de ce truc là et qui bon bah malheureusement est hébergé chez les gars femmes quand tu as envie de enfin voilà, c'est c'est l'une des limites qu'on pourrait objecter en fait à ce type d'application. C'est ça ?
Non non non le Ah non mais c'est que en fait l'app elle est sur Github. Oui, enfin la PC sur Gitubraller elle est en GPLV3 effectivement si tu veux garantir la distribution au maximum, elle doit être dans les stores. Alors voilà et donc là tu es distributeur enregistré et voilà mais par contre ça va parce que si tu votes en fait sur une question d'enjeu national, tu t'en fous en fait d'aller télécharger en fait ton app chez Google ou chez Apple.
Donc il y a cette notion de compromis, de faire une démarche pour aller faire quelque chose sur laquelle en fait tu vas tu vas aller vers un acteur qui est pas forcément lequel enfin celui qui aura en fait un moment un impact sur sur le l'objet de ton vote. Donc tu peux faire ce genre de démarche mais c'est vrai que c'est une objection aussi qu'on peut tu vois qu'on peut opposer. Tu ne vas pas installer ton application à partir de GitHub.
Il y a très peu de gens qui font ça, on est bien d'accord. Euh, je peux vous poser une question ? H alors, c'est un pavé.
Je vais essayer de vous la lire. [rires] Essayez de me faire des questions courtes, les gars. Je sais euh si vous étiez chargé de mettre une plateforme en conformité avec le DSA, quelles seraient les principales fonctionnalités techniques que vous seriez obligé d'implémenter ?
Et à l'inverse, si un citoyen européen utilise des services développés hors de l'Union européenne, par exemple NIM VPN qui estse, est-ce que cela lui permet réellement d'échapper aux effets du DSA ? Pour interrogation, où se trouve le véritable checkpoint Charlie du DSA ? Est-ce que la nationalité de l'entreprise, l'emplacement des serveurs, la résidence de l'utilisateur ou simplement le fait qu'un service soit accessible depuis l'Union européenne pour interrogation pour Caroline en c'est une consultation juridique là en fait.
Protocole DLC, tu fais tes en tant qu'avocate. Bon ça ça c'est une autre question. Donc qui veut répondre à ça ?
Protocole d'C la valise. Ouais. Tu fais ta valise, tu fais pas en Europe, tu fais ailleurs.
Euh tu choisis En fait le le le problème est jamais de choisir une juridiction. Tu as l'émetteur et tu as la personne qui va souscrire au service. La personne qui souscrit au service, si elle souscrit à un truc en Thaïlande machin et qu'elle est thaïlandaise, ça n'a aucun sens.
Euh pour échapper en fait à une loi thaïlandaise, par exemple. Si tu es français, tu as envie d'échapper à une loi française et que tu vas passer par un proxy suisse pour aller souscrire un service en Thaïlande, ça a déjà plus de sens. Donc à chaque fois le problème en fait c'est pas une question de solution, c'est une question de contexte.
Un le contexte en fait de l'utilisateur c'est quoi ? De comment tu as fait tes recherches pour te couvrir juridiquement par rapport à la problématique que tu as. C'est toujours une question de contexte.
Il y a pas de solution ultime. C'est ça existe pas en fait. Maître.
Maître, qu'est-ce que vous en pensez ? Il il a faut dire maître ou maîtresse ? Ah alors c'est maître si on y tient mais comme je suis pas là en tant qu'avocate du coup euh c'est la question du secteur d'activité en fait déjà.
Donc et puis en plus là on peut pas raisonner que sur le DSA. Il y a le DSA, il y a le DMA, il y a le RGPD, il y a la ICT. Donc en fait cette espèce de paquet là fait que ça a pas vraiment de sens de répondre juste par rapport à cette réglementation.
Mais je crois je je crois comprendre le la question sous-jacente et et Boutouf a parfaitement répondu. Si tu fais une connerie et que tu sais que tu as par exemple pour du trafic humain et que tu as des droits d'extradition euh entre je sais pas quel pays voilà. Mais non mais ça dépend de ce que tu fais, ça dépend de la connerie que tu as envie de faire.
Voilà. On n'est pas là on n'est pas là pour donner des des conseils conneries. Tu veux ajouter ?
Je vais ajouter en fait que le que non [rires] vas-y qu'en fait quand tu utilises des outils décentralisés en fait tu fous en l'air toutes leurs règles parce que eux tous ces tous ces DSA, ce RGPD même les lois financières elles sont là parce qu' pour contrôler des intermédiaires qui sont identifiés et en fait les outils de la révolution numérique qui sont en train d'apparaître ce sont des outils décentralisés où en fait chacun de nous est un œuf. Et quand tu utilises ces outils-là, ben en fait euh ils ont plus de prise sur toi. Et euh ou alors le seul manière de de de revenir, c'est de ben finalement d'aller te chercher toi, d'aller chercher l'individu directement.
J'ai compris pourquoi il m'appelait tête de nœud dans leur papier bleu. [rires] Question pour Caroline, en tant qu'avocate, quel est le plus grand défi juridique pour protéger les citoyens contre une surveillance étatique qui se justifie constamment par des arguments de sécurité nationale ? Le plus grand défi, c'est de faire comprendre à tout le monde l'importance de l'éducation au numérique et que c'est pas un truc neu cuccu la praline que de dire que il faut massivement investir sur l'éducation populaire au numér au numérique et qu'au fur et à mesure queon ferme des tiers lieux queon moins de moyens à des établissements qui s'engagent justement sur pour accueillir des alors en Alsace on appelle ça des stub des tubes enfin à des lieux, à des espaces où n'importe qui peut venir bricoler, euh apprendre enfin en informatique par exemple au fur et à mesure qu'il y a de moins en moins de lieux qui ont suffisamment de subventions pour accueillir des conférences, faire venir des gens.
Bah en fait tout ça restreint les espaces où on peut apprendre. Oui, mais tu peux pas trouver un peu de tune pour financer tes conférences au lieu de me demander de payer les impôts pour financer tes conférences pour apprendre à faire des tresses sur des chihuahua ? Euh alors je pense que il y a des financements de conférences dont les les organisateurs sont largement revenus parce qu'en fait ben quand tu as un financement mais alors après ça peut être aussi un financement de certaines collectivités hein qui te dit ça tu fais pas et ça tu fais mais de toute manière il faut il faut des lieux il faut des espaces et il y a des choses qu'on peut pas expliquer aux gens quand ils ont pas en fait les bases.
Donc pour moi le défi c'est ça. Après juridiquement c'est sûr faudrait juste avoir un ministère de l'équivation nationale. Voilà.
Oui, mais même enfin là je parle plus d'éducation populaire et juridiquement le nœud du problème c'est souvent expliquer que non, on ne cherche pas à commettre des infractions parce qu'on utilise des outils protecteurs de la vie privée et ça euh les juges ont du mal à le comprendre, les politiques ont du mal à le comprendre, les journalistes ont du mal à le comprendre, nos proches ont parfois du mal à le comprendre. C'est un lieu, c'est devenu un lieu commun en fait. C'est imponsif et ça c'est tout un imaginaire en fait qui s'est construit sur la surveillance qui est légitimée par le risque d'être trop libre en fait.
C'est ça. Et la traduction numérique, elle est assez évidente. Quand on veut lutter aujourd'hui contre des crimes contre les enfants, contre les minorités, contre ah bah il faut surveiller tout le monde.
On sait que ça marche pas. Quand on voit les résultats, les chiffres de la surveillance algorithmique et des caméras de vidéos surveillance qui nappent tout le territoire, mais c'est une pitié. Mais [grognement] alors il y a des industriels qui se sont grassement enrichis et des politiques qui continuent à dire "Ah non mais le sentiment de sécurité c'est important.
Allez-y, faites-vous réir sur des sentiments de sécurité quoi. Pourquoi tu as un sentiment de sécurité quand tu te balades gard du nord à 23h30 ou ça va ? Bah non mais j'y vais pas.
Pourquoi ? Bah parce que c'est pas un endroit où je vais avoir où je vais être libre de de mes mouvements, de mes gestes, de mes de ton code vestimentaire et de ta coupe de cheveux. C'est ça.
Mais par contre, c'est pas parce qu'il y a une caméra qui elle va descendre de son petit poteau, elle va prendre ses petites pattes et elle va venir me surveiller. Pourtant, il y a marqué le message des SNF. Cette caméra vous protège.
Non, elle protège pas en fait. Non, en fait, c'est Bluetooth et Sky qui sont derrière qui vont te défendre. Non, mais tu sais quoi ?
À tous les mecs en fait qui achètent des clim là, il fait pas chaud hein. C'est un sentiment de chaleur. [rires] Problème quoi.
Question internet. Allez-vous parler du passeport numérique européen ? Pourquoi ?
Euh, on on peut euh Bah ouais, moi je peux moi je peux en parler rapidement. Ouais, mais tu as demandé à la dame si tu pouvais prendre la parole. Je t' autorise.
Merci d'avoir voilà, c'est gentil. Merci. Tu l'as coupé trois fois, toi c'est pareil. tu vas t'en prendre une.
Voilà, [rires] tout va bien. Euh [grognement] bah le passeport numérique européen, je vais je vais je vais en parler à travers le le pass le la carte d'identité suisse aussi parce que là, j'étais vraiment très actif et en Suisse, on a on a la chance de de voter sur le sujet et on a voté malheureusement pour, moi j'étais dans le camp du nom, on a voté pour à 50,03 %. Et et ce qui est intéressant, c'est que le système de la carte d'identité électronique suisse, en réalité, il est pas trop mal.
Techniquement, c'est assez bien foutu. C'est un c'est un réseau distribué. C'est un système où qui est le il y a un protocole où tout le monde peut être acteur de ça.
Et il y a un émetteur qui est la police fédérale de la pièce d'identité. Mais bon, [grognement] comme en France, il y a un émetteur des des pièces d'identité euh et puis euh voilà. Mais sinon, le le système était assez bien foutu.
Euh mais euh dedans, il y avait dans la loi, il y avait deux problèmes, enfin il y en a plein d'autres mais qui nous intéressent là. Le premier problème, c'est que il y avait marqué, il nous disait que tout le système était open source en logiciel libre. Très bien.
Et donc il y a un article effectivement qui dit euh le code source est disponible. Bien. Euh mais la lignée à deux c'est euh on peut fermer toute ou partie du code source pour respecter le droit de tiers.
Donc en gros, je leur ai dit "Mais votre article, il sert juste à rien hein." Voilà. Euh et donc par exemple leur première version en fait on peut pas l'installer sur des téléphones qui ont pas Google ou pas euh euh qui sont pas de l'Apple Store parce que euh ben il ils sont pas Ouais, ils sont pas authentifiés avec le Google Integrity Check.
Enfin voilà le truc comme ça. Donc voilà, ils sont bloqués. Donc moi, par exemple, il y a un téléphone non Googleisé, je peux pas utiliser l'application suisse.
C'est sur graphine ? Euh ouais, c'est sur graphine. Donc maintenant euh tu as le le l'autre point, c'est un un cheval de 3 qui se trouve dans une bague d'or dans la loi qui dit porte dérobé.
Porte des robé qui dit "Tu es pas si vieux que ça en fait toi. Tu es pas si vieux que ça. Je suis pas si vieux que ça.
Ça dépend. Tu as pas tu as pas dit Bo. J'ai pas dit Bo.
Bacorifice. Ah bacorifice, je me rappelle. Ouais, c'est beouet pour les vrais vieux. [rires] Bref, euh donc il y a il y a une un article qui dit pour des raisons de compatibilité avec les systèmes étrangers, on peut modifier le protocole de la pièce d'identité.
Donc en fait, ils nous ont servi un protocole en disant "Regardez, il est ouvert, il est comme si il fonctionne à la Suisse." Mais si on doit se synchroniser avec d'autres systèmes, bah on peut modifier la loi. Enfin, on a même pas besoin de modifier la loi, on peut modifier le système.
Le système européen, il est pas du tout comme le système suisse. Il a pas été fait sur le même protocole. C'est un truc très beaucoup bien plus centralisé en fait et aussi centralisé en terme de projet.
Donc en fait ce qui va se passer pour les Suisses, c'est qu'à un moment donné euh le système de vot de d'identité électronique suisse va devoir s'adapter et en fait va perdre ses caractéristiques pour être peut-être comme le système de passeport. Les Suisses vont laisser faire ça. Et les Suisses vont laisser faire ça.
Euh je sais pas, on verra parce que là le vote, il était quand même serré et et justement la la notion de de le débat sur le numérique, il il avance quand même mais pas aussi vite que je le je l'espérerai. Donc ils vont se laisser faire pendant certain un certain temps quand même. [grognement] Mais ce qui est intéressant, c'est ça, c'est qu'en fait finalement ce système de de passeport européen, il est très centralisé.
Il va s'imposer en fait de facto notamment à travers le système bancaire comme étant une comme étant obligatoire, même si on va dire qu'il sera facultatif. [grognement] Euh euh et euh à un moment donné, on arrivera dans une dans une société, on n'est pas loin de ça, où si tout est lié à ton passeport, ta carte d'identité, ton ton système euh européen euh c'est-à-dire où c'est poney, c'est non mais c'est même pas ça tu as même pas besoin. C'est parce que les enjeux sont tels pour les pour l'État en terme de contrôle que là, ils vont mettre la sécurité qu'il faut en place pour ça.
Donc ce sera pas poné dans le sens, tu peux faire les identités que tu veux, mais par contre le contrôle qu'ils vont avoir sur toi euh parce qu'ils vont te dire bon, tu dois l'utiliser pour vérifier l'âge pour aller sur les réseaux sociaux, tu dois l'utiliser pour avoir tes allocations familiales comme si, tu dois l'utiliser pour aller à la justice comme ça, tu dois l'utiliser pour avoir la banque. Système chinois, euh le système Ouais, finalement le système chinois. Et un jour, mais ils vont te dire "Bon bah, on pense que tu as fait un crime." On n'est pas sûr parce que comme le tout à l'heure ce que tu disais pas avec la la surveillance, c'est qu'en fait on est en train de renverser la charge de la preuve et en fait on rend les gens présumés coupables parce qu'ils utilisent de la cryptographie et c'est déjà dans le dans la loi française hein.
Euh pour l'utilisation d'un mixeur par exemple pour les cryptomonnaies, tu es présumé blanchisseur d'argent. l'utilisation de de signal comme application euh devant un tribunal, c'est présumé aussi euh euh utiliser des des outils de Heureusement, on a des arrêts intéressants de la Cour européenne des droits de l'homme là-dessus. Heureusement.
Heureusement, il y a quelques années en fait Benjamin Bayard avait bien formalisé le truc, c'est l'ordinateur est fatal. Ouais, c'est vrai. Voilà, c'est embrasse.
Benjamin Bayard, Benjamin, si tu nous écoutes, on fait qu'est-ce qu'est-ce que va pouvoir faire l'État une fois que tu as tu as en fait cette structure qui est en place, mais en fait on pense que tu as fait un crime et on sait pas si c'est un crime politique, un crime réel, c'est flou finalement. Mais en fait, on te déconnecte. Ton passeport, on le on le révoque et à ce moment-là, ben la banque ça marche plus.
Euh ton site de porn, ça marche plus. Tu diras c'est moins moins grave quoi. [rires] Euh tes allocations familiales, ça marche plus.
Tu déconne. Merde. [grognement] Et tu as plus rien pas comme ça hein. [rires] Et tu as plus rien qui marche.
Et puis tu as même certains il y avait cet exemple qui était assez assez assez drôle en Angleterre où tu avais des supermarchés où tu pour rentrer, tu devais badger, pour sortir, tu devais badger aussi. Donc finalement on l'Élysée. Non pardon, ça s'appelle l'Élysée. [rires] Non non.
Et euh et donc en fait même l'accès l'accès à tout, l'accès au téléphone, à tes à tes moyens de communication, à tes moyens financiers, à à bah tes moyens de subvenir à la vie, en fait, ils peuvent être coupés comme ça à distance. Donc tu as une peine de mort sans juge. Sans juge aujourd'hui.
Alors aujourd'hui les les je t'en prie. Enfin je dire le la scène émise en fait pour faire ça son juge. On a une gradation c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a des sanctions qui sont rendues par des juges qui sont à mon avis très contestables d'un point de vue de ce qui est juste mais en tout cas c'est légal mais on a de plus en plus de sanctions qui sont prises par des organismes privés.
On parlait des banques tout à l'heure avec le derisking qui aboutit en fait à desbanking. Euh ouais bon, on vous on vous débarise euh où on vous prend même pas en réalité. Donc le droit au compte, bah bonne chance pour en avoir un dans certaines situations.
Euh et puis c'est aussi parfois les conjoints des personnes qui sont soupçonné à qui on gèle les comptes. Donc il y a toute une série comme ça de peines qui deviennent quasiment des peines occultes, ensuite des peines privées et on s'éloigne en fait du pouvoir du juge qui je le redis est parfois même contestable en fait la manière dont la justice est rendue. Après je rappelle que les juges ils appliquent les lois que nos représentants votent.
Donc euh parfois on a les représentants qu'on mérite hein avec 5 € sur 1000 balles. Comment ? Avec 5 € sur 1000 balles de budget en fait de l'État, il y a 5 € qui vont la justice.
Oui. Et en fait sur les 5 € il en reste pas en fait grand-chose. Euh c'est typiquement la porte qui avait été ouverte par Adopi.
Vous le rappelezin le truc où on se passe du juge, où on institutionnalise en fait le fait de se passer d'un juge, où on peut automatiser une peine. Enfin voilà, c'est voilà. Aucun recours.
Ce machin vient d'Adopi. Hm hm. Euh c'est pas pour rien que des gens comme Fabrice Pelboin comme moi, comme plein d'autres gens en fait que j'aime très [rires] très bien la voix de Fabrice Pelboin.
Ouais. Je vais te dire bonjour Bluetooth. Vas-y essaye.
Bonjour Bluetooth. Ah ouais tu démerdes [rires] c'est incroyable. C'est des alliés de pratique.
Ouais. Bon, j'ai une question à vous poser. À quel moment la collecte de données par les gars femmes lié à l'identité numérique pour tout va aboutir à un parfait panopticon ?
Fait une faute numérique. L'absence de culture tech d'une partie des jeunes qui la consomment sans vraiment comprendre ne va-t-elle pas laisser s'installer le goulag numérique tranquillement ? Alors c'est déjà le cas à mon sens.
Euh on a déjà une tout un ensemble de choses qui ont été mises en place euh qui depuis euh comment dire on on a eu l'utopie d'Internet, on a pensé que on pouvait partager dans des réseaux euh qui soient pas accaparés par les uns ou les autres, qui soient neutres, qu'on pouvait partager euh le savoir de l'humanité. Puis en fait ce savoir de l'humanité, bah si c'était si on se le figurait comme une bibliothèque, on a vu au fur et à mesure les étages qui étaient privatisés quoi. Voilà.
Et aujourd'hui, on est dans compris dans le vivant, ils font la même chose avec Oui, complètement. Il y a il y a rien de plus scandaleux quoi. Le brevet de l'ADN quand même dingue.
C'est le le principe c'est qu'on peut pas breuvetter le vivant en fait. Il y a que des exception. Donc on arrive à cette à cette aberration et donc aujourd'hui il y a cette surveillance à travers les à travers les réseaux.
Alors toujours pas pédér politico euh non pas trop ça. Pas trop. Politico pas trop politico pas trop.
Pedro narcottero tiens tiens Pedro. Ouais. Bon, on a ça, on a le fait d'avoir élevé les gens dans cette optique de consommation.
C'est-à-dire que aujourd'hui, on achète un iPhone, on achète tel et tel équipement, j'ai même pas envie de les citer. On nit pas en fait en tant que citoyen numérique, on est consommateur. Mais c'est aussi parce que la réglementation, elle a été faite comme ça.
Tu sais ce que c'est le som ? Euh non, c'est pas mal pour dormir. Euh tu sais ce que c'est le som ?
C'est la petite pilule qui va bien. Tu as terminé ton raisonnement ? Ça c'est parce que je prends trop de temps et que tout le monde te fait chier, c'est ça ?
OK, d'accord. [rires] Ex tu veux rajouter quelque chose ? Bah quand tu me le diras sinon je me tais.
Bon rajoute-moi un petit truc. [rires] Donc tous ces cette réglementation, elle s'est organisée pour faire des gens, des consommateurs qu'on allait protéger au mieux. Mais en réalité, c'est pas des consommateurs qu'on doit protéger, c'est des citoyens qu'on doit faire grandir.
Là, j'arrête. Touff, j'aime bien en fait l'histoire de faire grandir les citoyens. Euh je pense qu'on y arrivera pas seul.
Je alors je vais pas partir dans des trucs technoptimistes machin mais je pense quelque part que des machine peuvent nous aider aujourd'hui. C'est c'est oui c'est je sais c'est chelou ce que je dis c'est complètement perché ça rien à voir avec la chocoute. En même temps, je on va pas s'en sortir sans aujourd'hui avec quand tu regardes la foire d' point que c'est sur les réseaux sociaux, enfin le le problème qu'on a déjà en fait pour formaliser un problème et pouvoir en discuter.
Si c'est la machine qui formalise le problème et qui émet les preuves de ce problème et que le problème ne devient plus discutable et que les preuves elles-mêmes ne sont plus discutables et qu'on peut reproduire quelque chose, ben on peut commencer à avoir une base de discussion. Rétablir la peine de mort. Non mais justement en fait avant de poser la question de rétablir la peine de mort, faut qu'on comprenne en fait pourquoi on a ce débat enfin et qu'on arrive à se demander en fait dans quel cas il faut rétablir la peine de mort.
Est-ce que enfin c'est ça combien ça coûte ? C'est quoi le le l'apport à la société en fait de la peine de mort et qui n'est pas que pécunier ? Enfin voilà, c'est c'est quoi c'est de quoi on cause.
Si on arrive à se mettre d'accord en fait déjà en fait sur ces ces ces éléments qui sont très très compliqués, c'est le c'est 90 % du problème et qu'ensuite les 10 ou 5 % qui restent, c'est juste le vote et que on a une solution technique qui est peut-être pas parfaite, qui est peut-être un bureau de vote, qui est qui est qui qui est peut-être informatisé, on s'en fout en fait, le problème est pas là. les les vrais 90 95 % des problèmes, ils sont en amont en fait, ils sont dans la société et euh et pour ça en fait on n'a pas une solution informatique qui est euh qui est bien, c'est qu'on on en a plein qui doivent constituer une forme de société bis en fait quelque part. Question pour Alexis, si on ne comprend rien au numérique, à la technologie, est-ce qu'on est foutu ?
Euh moi, je dirais non. Non parce que enfin j'essorte la drogue en Suisse quand même. Vachement optimiste.
Non, c'est moi qui suis optimiste. Les les Suisses le sont beaucoup moins de manière générale. Moi, je suis très optimiste.
Enfin, très je suis très optimiste dans le long terme. Court terme, malheureusement, on va vraiment dans dans le dans le mur. Euh comme ça c'est dit.
Ouais. Maintenant euh est-ce que euh euh moi j'ai envie de je j'aimerais avoir une société où effectivement euh le fait qu'on soit pas euh fort en technologie euh ça ça fait pas de nous un citoyen de 2è classe ou quoi que ce soit. Donc euh et comment on fait ça en fait ?
On fait ça par euh en fait finalement bah l'apprentissage al tu parlais de l'apprentissage populaire mais aussi enfin l'apprentissage à l'école [grognement] et euh et en fait avoir une société où les outils qui protègent les gens soient valorisés. C'est-à-dire que aujourd'hui euh on va te dire non mais utilise utilise Google les outils Google. Enfin, je suis si par exemple je suis une autorité administrative, je vais faire une application et je vais les mettre je vais le mettre sur le store Google et en faisant ça, je j'interdis à un citoyen lambda de se protéger parce que je le force à aller sur Google.
Je lui interdis de de peut-être prendre le téléphone que son cousin lui avait proposé en disant "Mais prends tiens le graphines qui est sympa et qui te protègera." Mais c'est trop compliqué pour lui parce que son application bancaire, son application ceci marchera pas. Coucou pour en fait c'est pire que ça en fait aujourd'hui on arrive à un stade c'est aujourd'hui en fait on a fait le chemin inverse.
Quand le FF tu vois l'électron frère Foundation en fait c'est fondé Barl expliquait très très très bien que le combat allait être super compliqué que ça allait durer des années et voilà et bordel comment il s'est pas planté quoi. Il s'est pas planté pour une raison qui est toute conne. que aujourd'hui en fait non seulement on criminalise du code mais on envoie en tôle des gens qui ont publié ce code.
Euh si tu prends l'histoire par exemple de Wallette, tu vois, enfin cram les bases de données de chez Hermite. J'avais trouvé ça dingue. C'est le le problème, il est vraiment dans la le rapport que les politiques eux-mêmes parce que c'est eux qui passent en fait ce genre de truc.
C'est pas la population qui se dit on va envoyer en tôle le développeur de Samour Wallet. Tu vois c'est ça n'arrive pas. Euh le fait que des politiques commencent à comprendre que le code est dangereux pour eux devient compliqué en fait pour la démocratie, devient compliqué pour la société et euh et il faut les arrêter quoi.
Enfin qui c'est qui finance les campagnes de parti politique ? C'est les Mais tout le monde les finance. Toi tu es le premier à les financer.
D'accord. L'Étatou mais par contre il faut déjà l'argent appelle l'argent donc faut déjà être un gros parti pour des financements. Un petit parti il en a pas.
Mais moi, je voudrais apporter une note d'optimiste aussi. D'optimisme très rapidement. Non.
Oh s'il te plaît vraiment j'en une phrase c'est que moi je suis pas technicienne, je suis pas informaticienne, je me suis intéressée à ces choses-là par plein de moyens différents. Les bouquins, les podcasts, les conférences, les mais c'est du travail. Et donc non, c'est pas perdu pour répondre à cette question.
Euh et je crois que vraiment il faut justement ne pas se sentir euh beaucoup de gens ne se sentent pas légitimes en réalité euh parce que ils ont pas de formation technique parce qu'ils vont pas comprendre leur jargon là. Euh et et c'est et c'est c'est dur parfois en fait. C'est gratuit de Ouais. il explique le le jargon mais j'allais dire euh ils le ils le font bien parce qu'ils l'expliquent et parce que ils viennent dans un espace aussi où ils expliquent à un public qui est pas forcément technicien une configuration, un système et donc le fond de la question c'est pas la technique, c'est vraiment le système que ça porte quoi.
Donc oui, même en étant pas du tout tech, ça demande un peu de temps mais c'est Caroline, je voudrais que tu me donnes trois livres. Trois ? Ah, je pensais qu'on était trois et que c'était chacun un.
Partisane du moindre effort. Donne-moi un livre. Euh alors Dalose, le code pénal.
Ah quelle horreur ! Quelle horreur ! Non, un livre qui qui m'a qui m'a Je connais pas son auteur.
Le livre de Bruno Lemire. Ah, j'aimerais tellement le Non, non, c'est le l'âme noire de la démocratie de la ganerie. En fait, ça m'a ça m'a un peu mousculé.
Un mec de gauche, je sais pas. Je alors euh il semble mais c'est le propos de la critique de la démocratie en se demandant est-ce que c'est vraiment encore une bonne idée ? Et en fait ça m'a plu de ce c'est pire qu'un mec de gauche en fait.
Je pense que c'est le le sujet il est il transcende en fait les trucs quoi. Euh ça ça transcende la question des parties et sur le numérique la question des parties. J'ai j'ai rarement eu un sujet de débat qui est aussi peu polarisant.
C'est-à-dire que sur les questions numériques et on le voit sur chat contrôle, on le voit sur des tas de sujets, droite gauche, ça a plus vraiment de sens. La question elle est plus, la ligne, elle est plus autoritaire, non autoritaire. Ça c'est vachement intéressant.
Et donc de mettre les pieds dans le plat sur la question de la démocratie, je pense que c'est aussi un autre sujet qui est pas forcément polarisant au sens traditionnel français du terme et c'était intéressant. Voilà, ça m'a un peu bousculé et je il pose la question, il y va franchement et ces discussions sont intéressantes. Touf un bouquin.
Alors moi, j'ai lu en fait un truc dont je me rappelle à chaque fois, je me rappelle jamais du titre, c'est le l'essai que Amedda le boss enthopique a publié sur son blog. J'ai j'ai lu ça il y a pas longtemps. Voilà.
Euh alors je suis pas d'accord. On a quoi ? Alors celui c'est un gros techno optimiste machin je trouve en fait suisse je [grognement] je je suis incapable de dire où il habite maintenant je j'ai j'ai trouvé ça plein d'espoir tu vois enfin voilà c'est c'est le truc ça te donne envie de croire en lien en bid j'ai trouvé ça super lu un autre truc dansopique qui n'a absolument rien à voir qui est une spec pour le coup qui est aspect du protocole MCP sur laquelle je passe beaucoup de temps en fait en ce moment Donc d'ailleurs, je te remercie de t'être déplacé avec ton temps compté et tu viens de très loin pour venir nous parler.
Ouais. Alexis, un bouquin. Euh ben en fait, on que tu réfléchis, j'en profite pour dire à la communauté, soutenez-nous sur Tipi.
C'est grâce à ça qu'on arrive à faire des des interviews sans problème de temps, sans problème d'invité, sans avec une totale indépendance, une totale autonomie et on remercie fort notre communauté nous permettre de faire ça. Et pour vous remercier très très fort, on va vous faire une petite surprise pour cet été. Alors, on vous attend bien sur Tip.
Alexis, un livre. Alors moi, j'en avais déjà donné trois la dernière fois. Donc là, j'en donnerai deux ou un et demi, on va dire.
Euh le premier c'est Bitcoin monnaie céphale euh de Jacques Favier et de Alita Bataille Tac Bataille qui sont [grognement] deux amis et Jacques Fav a a préfacé mon premier livre. Donc donc qui explique vraiment en fait alors c'est c'est une c'est une entrée dans dans le monde de Bitcoin mais qui [grognement] explique en fait aussi bah l'aspect décentralisé donc cépha sans sans tête du Bitcoin. Et moi ce que j'aime bien avec Bitcoin c'est que c'est une clé de lecture de la société décentralisée euh de demain en fait.
Voilà. Et je pense que eux ils ont un angle. Il y a plein d'autres angles encore différents qui peuvent se faire mais qui est vraiment très très bon.
Et puis le deuxième, bah peut-être voilà, je je j'y travaille. Ce sera mon propre mon propre Ça c'est interdit ça. Ah c'est interdit.
Bon le titre que tu cherchais c'est de The Adolescence of Technology. Non pas du tout. C'est pas celui-là.
C'est machine quelque chose. Grace. OK.
Love Grace. Ouais. Alex, j'aurais que tu me donnes un conseil pour les jeunes générations.
Loving Grace. Un truc. Un conseil pour les jeunes générations.
Euh ben la dernière fois, j'avais dit qu'il faut plus rien croire ce qu'il y a sur internet parce que c'est tout est faux. Tout tout sera faux. euh produit par de de l'IA et puis euh et et maintenant mon conseil de maîtriser les outils de l'anonymat, maîtriser savoir se cacher, savoir se protéger et et voilà, maîtriser ces outils parce que c'est ce qui va vous sauver.
Sauver contre quoi ? Ah [ __ ] moi je peux pas être d'accord avec ça. Tu pas être d'accord ?
Ah mais non. Ouais. Mais attends, sauver contre quoi ?
Non mais c'est c'est sauver c'est se protéger c'est protéger son propre libre libre arbitre. Euh c'est-à-dire que les outils de cryptographie, l'anonymat, c'est ce qui permet euh de euh de de d'éviter que le le monde autour de soi capte toutes les données que l'on que l'on aimait et les réutilise contre contre soi et donc en fait modifie euh ton univers autour de toi. et et donc tuas tuas les répond quand tu as ton fil que ce soit sur X, sur Facebook ou autres ou des fake news qui apparaissent et qui sont basés sur ton comportement mais je veux dire tu tu vas penser différemment.
Dimerman le résumait très très bien ça. Tu voulais dire juste gentiment un petit mot positif à Alex si c'est ça ? Oui.
Ouais. Ouais. Tout à fait.
Moi je je peux pas cours quand même. Voilà. Je peux pas conseiller aux gens de tout faire pour être anonyme.
Déjà, d'une part, c'est très très compliqué, personne n'a envie de le faire. Contrôler ses ses identités sur internet. Oui, évidemment, ça je suis entièrement d'accord. euh comprendre en fait la notion de contexte pour fournir telle information ou telle information, mais non pas devenir anonyme, c'est euh utiliser des des outils d'anonymisation et entre guillemets d'anonymisation euh de pseudonymisation plutôt euh pour jouer avec tes identités en fonction de ton contexte.
Ça, je suis entièrement d'accord mais tu peux décemment pas en fait dire aux gens "Vous allez être anonyme sur internet sinon tu deviens ce que ce que Macron raconte. Vous n'êtes pas, vous n'existez pas, vous êtes des rien quoi, tu vois. Enfin voilà, c'est non, je je j'adore ça.
Je mais je suis Tu sais tu sais Google pense que c'est une femme, hein. [grognement] Voilà. Mais on va on va pas on va pas être d'accord.
Mais je comprends pas. Au moins, si on peut pas être d'accord sur un truc, c'est super bien. Alors, accordons-nous sur ce désaccord.
Caroline, je voudrais parce que ça va valoir comme conseil aux jeunes générations de ton côté si tu m'autorises. Je t'en prie. Caroline, un conseil pour les jeunes générations.
Je vais leur dire ce que je dis à ma fille de 17 ans euh qui est de prendre du temps, que en fait la clé c'est le le temps, trouver du temps pour discuter, pour se cultiver, pour se renseigner, pour se pour regarder Syerview. C'est vrai. Euh et de pas être dans cette course en se disant que à optimiser, à vouloir livrer des choses et à vouloir mesurer en fait son efficacité permanente, le fait de se cultiver, de prendre le temps et de débattre avec des potes, ça fait partie en fait de son éducation et c'est un outil à part entière pour protéger sa liberté.
Messieurs dames, merci. Merci. Mais merci.
Merci à vous. [musique] [musique]
Fabien Roussel