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interviewSénat (sur YouTube)· 30 avril 2025 128 min

Politique forestière

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madame, messieurs les présidents, donc nous allons commencer notre audition, enfin cette table ronde donc sur la filière bois. Je pense qu'un certains de nos collègues vont nous rejoindre mais pour autant en vous remerciant de votre présence. Donc je suis ravie d'accueillir ce matin madame Anne Duissabot qui est présidente de l'interprofession France Bois forêt qui est forte d'une carrière dans les entreprises de panneau en bois.

Monsieur Jean-Pascal Archambo, président de la Fédération nationale du bois qui rassemble les entreprises de la première transformation et dirigeant du groupe Archimbau, producteur de palettes et de granulé dans les deux séèvres. Et monsieur Mathieu Fleury, président du comité interprofessionnel du bois énergie, compétent pour le chauffage collectif et industriel. Je rappelle que 2/ tiers du bois récolté en France sont utilisés en bois énergie en comptant les coproduit et l'autoconsommation.

Votre venue ce matin inaugure la mission d'information sur la compétitivité de la filière Forê Bois que nous avons lancé au nom de la commission des affaires économiques. Par compétitivité, il faut bien sûr entendre l'ambition de mener de front la création de valeurs et de la décarbonation sans jamais sacrifier l'une à l'autre dans l'esprit du rapport de Mario Dragy. La filière Foretbois se prête pleinement à cette logique en tant que puit de carbone d'UP part et puis parce qu'elle fait face au défi de l'adaptation au changement climatique.

Nos collègues Anne-Catherine Noisier du groupe Union centriste et Serge Milou du groupe socialiste, écologiste et républicain seront les rapporteurs de cette mission sur la compétitivité de la filière bois. Ils essaieront de résoudre un paradoxe bien connu. La France dispose d'une ressource forestière abondante et croissante avec plus de 17 millions d'hectares de forêt contre 11 en Allemagne.

Mais la France affiche un déficit commercial chronique de 7 milliards d'euros par an quand l'Allemagne elle dégage un excédent de 3 milliards. Nous connaissons tous le constat d'une mauvaise valorisation de la ressource. On exporte des grumes, on importe des meubles malgré les recommandations de nombreux rapports sur la gestion plus dynamique de la forêt privée, la solidarité accrue des maillons de la filière, l'allongement de la durée de vie des produits bois, l'adaptation de l'outil de transformation aux essences d'avenir ou la bonne valorisation des coprits.

Les résultats sur la balance commerciale tardent à se concrétiser. Madame la présidente, messieurs les présidents, quels sont selon vous les leviers prioritaires à activer et les verrous majeurs à lever pour renforcer la compétitivité de la filière Forêt Bois ? Pourriez-vous les classer par ordre d'importance et nous aider à distinguer l'essentiel de l'accessoire ?

Il nous a parut opportunant en cette année 2025 de dresser le bilan des politiques publiques conduites en faveur de la filière au terme de 5 années marqué par une mobilisation financière inédite dans le cadre de France-Rance France 2030 et de la planification écologique lointain héritier du fond forestier national. L'année 2024 a aussi été marqué par les Jeux Olympiques de Paris et la réouverture de Notre-Dame de Paris au public, deux événements mondiaux qui devaient être des vitrines du matériau bois pour la charpente de la cathédrale et le village olympique. Enfin, alors que l'actualité politique des derniers temps risque de nous enfermer dans le court termisme, cette mission d'information sur la forêt et sur la filière bois qui s'inscrivve par nature dans le temps long peut nous aider à retrouver le sens de la durée.

Je vous donne sans plus sans plus tarder la parole à chacun d'entre vous. Vous la distribuerez comme vous l'entendez entre vous. Et puis ensuite, je donnerai la parole à nos deux rapporteurs donc de cette mission d'information. sur la compétitivité de la filière bois, mais qui travaille sur ces sujets depuis de très nombreuses années avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme et d'engagement et de détermination.

Je peux véritablement comme bon nombre de nos collègues ici en témoigner et ensuite bien sûr on ouvrira les questions aux autres membres de la commission. Je rappelle que cette table ronde, elle est retransmise en direct sur le site internet du Sénat. Voilà, je vous cède la parole peut-être à vous madame la présidente.

Merci beaucoup. Bonjour à tous. Merci de nous auditionner ce matin.

Donc peut-être en préambule, juste pour planter rapidement le décor et redonner quelques chiffres qui concerne notre filière. Euh aujourd'hui, la filière bois française emploie 419000 personnes. C'est un peu l'équivalent de la filière automobile française.

Alors à son elle est peu visible puisque justement c'est une filière qui a un gros atout qui structure les territoires. Il est évident que la transformation du bois ne se passe pas sur la place de la Concorde à Paris. Donc nous sommes dans un schéma réel de structuration des territoires, ce qui est très très important aujourd'hui pour pour la France.

Le deuxième point, c'est que nous avons quand même une valeur ajoutée très importante. Nous avons 30 milliards d'euros de valeur ajoutées avec une évolution positive ces dernières années. Les politiques de l'État lancé dans l'investissement notamment industriel ont permis d'augmenter cette valeur ajoutée de l'ordre de 3 milliards d'euros.

C'est un point très important. Madame la présidente a souligné tout à l'heure le déficit chronique de la balance commerciale. Ce déficit chronique, quand on le regarde plus précisément, il est lié à deux postes particuliers.

Notamment le meuble qui est un secteur qui aujourd'hui a été très très transformé sur les 20 dernières années avec une réindustrialisation de l'Europe centrale et aujourd'hui des importations qui sont européennes bien évidemment également grand export mais une citation du meuble qui est structurelle et qui est particulière. La papéterie, vous avez également évoqué euh ce secteur-là est un secteur qui aujourd'hui est très déficitaire sur la sur en matière de commerce extérieur. Si on prend la transformation du bois en France, c'est-à-dire la Syrie et la valorisation des bois d'œuvre, on note une évolution favorable sur les 5 si dernières années avec une augmentation d' 1,7 million milliards d'euros pardon du de la balance en faveur justement de de pardon en faveur de cette évolution positive.

Donc ça c'est un point qui montre que nous avons aujourd'hui une réindustrialisation de la Syrie en France. Elle est liée à deux points majeurs. La première, c'est la valorisation du bois.

Il faut comprendre qu'aujourd'hui la forêt française, elle est morcelée, vous le savez qu'elle est privée à 75 %. C'est une forêt qui est très diverse en essence. C'est une forêt qui a un souci numéro 1, c'est mobiliser le bois.

Aujourd'hui, un investissement en France, qu'il soit petit ou gros, a besoin de la ressource. On est obligé quand on est industriel d'être assuré de sa ressource sur 5, 10, 20 ans. Les investissements sont aujourd'hui capitalistique dans tous les secteurs.

Il est difficile de prendre des paris sur l'avenir quand on n'est pas sûr des évolutions sur la ressource. Donc la massification est un sujet très très important. La mobilisation c'est un des sujets majeurs de la fiabilité de le de l'industrie française en matière de transformation de bois.

Le deuxième point qui pour nous est également très très important, ce sont les marchés, les évolutions réglementaires. Aujourd'hui, ce qui tire la forêt française, c'est bien sûr le bois d'œuvre. Évidemment, c'est le bois de qualité qui va être destiné à la construction.

Ce bois d'œuvre sur les 15 dernières années a évolué de façon importante. Initialement, les premières transformations françaises faisaient des produits qui n'étaient pas forcément aboutis à forte valeur ajoutée. Les évolutions des 10 dernières années ont permis notamment en investissant massivement sur le séchage de transformer ces produits et d'avoir des produits beaucoup plus finis qui sont aujourd'hui compétitifs et du niveau de nos de nos amis outrerins ou autrichiens ou allemands avec pour preuve par exemple concernant le LCT qui est un produit à destination de la construction bois à forte valeur ajoutée.

C'est la première année où on voit les importations de bois autrichiens réduire en France de plus de 24 %. Ça veut dire qu'on a réussi à créer une filière en 10 ans qui est aujourd'hui compétitive à la fois qualitativement et à la fois capable de répondre aux demandes des clients en donnant confiance sur les produits. Donc ça veut dire que ces transformations et ces éléments qui sont positifs.

Madame la présidente l'a cité, nous avons eu cette année ces deux grands événements qui ont été la reconstruction en 5 ans de la charpente de Notre-Dame. qui est un événement euh qui évidemment est superbe mais qui a demandé beaucoup de travail et beaucoup de coordination dans la filière mais qui a surtout prouvé que la France était capable de tenir ses engagements et qu'aujourd'hui la filière est professionnelle et capable de répondre. Alors évidemment, les choses vont évoluer, vont s'améliorer, mais la dynamique est lancée et c'est ça qui est le plus important aujourd'hui.

Donc ça, ce sont des éléments de contexte qui sont importants et qu'il faut signaler. Maintenant, je vais laisser la parole à mes deux compagnons de route qui vont vous parler plus précisément de la Syrie française et puis ensuite de l'activité Bois énergie. En précisant un point quand même, il faut comprendre que la filière c'est pas juste la série d'un côté, juste le bois énergie de l'autre, juste la papetterie sur un troisème côté.

Ce qu'il faut percevoir c'est que la filière, c'est une succession de maillon. Aujourd'hui, un morceau de bois qui va rentrer en début de filière va alimenter un grand nombre de marchés. Nous avons au nom France Boisforé a lancé une opération il y a de cela 2 ans avec le cabinet Carbone 4.

Une étude pour montrer le flux du bois à travers la filière. C'est assez euh descriptif et ça permet de voir les liens entre les différents maillons. Aujourd'hui, il y a pas le bois d'énergie d'un côté, il y a pas la Syrie de l'autre.

Aujourd'hui, tout est lié et quand on agit sur un secteur, ça a des impacts globalement sur tous les autres secteurs. Deuxièmement, ce qui est compliqué et ce qui reste compliqué, c'est que le bois aujourd'hui, la ressource, elle est finie. On sait très bien, même si elle est renouvelable et si on replante et si l'avenir se fait, on connaît le temps de la forêt évidemment. une plantation, c'est pour dans 30, 40 ans pour certaines essences comme le chaîne.

Alors que le temps de l'industrie c'est pas 100 ans. Aujourd'hui, il faut être réactif en 10 15 ans. Donc ça, il faut savoir que ce facteur temps pour notre industrie nécessite une anticipation à très long terme.

Si demain on décide de développer du résineux, du feuillu, ben il faut savoir que le temps qui pousse, ça sera dans 40 ans. L'outil industriel que nous avons aujourd'hui, il répond à du bois qui a été planté il y a 50 ans, il y a 60 ans. Donc ça, ça c'est quelque chose qu'il faut pas perdre de vue.

Quant aux règles qu'on installe et qui sont d à des plantations ou des actions sur la forêt il y a 50 60 ans, évidemment aujourd'hui nous les subissons et si nous les modifions, nous pouvons les modifier que pour le futur. Aujourd'hui, nous sommes avec un outil qui est celui qu'il est. Donc ça c'est un point aussi faut comprendre qu'on a pas de marge de manœuvre.

On peut pas dire on va acheter 10 machines comme ça, faire c faire ça. Si la mobilisation de la matière n'est pas là, si la matière n'est pas là, ça va pas nous avancer grandement. Donc ça c'était c'était un point aussi important à souligner.

Merci Anne. Euh moi je vais vous faire un petit rappel historique euh pour savoir d'où on vient et où on va. Où on va, je sais pas trop mais d'où on vient.

Euh la Fédération nationale du bois a été créée juste après la guerre, la 2è guerre mondiale, à l'époque de la de la reconstitution de de la France. Il fallait refaire les chemins de fer, il fallait refaire tous les bâtiments détruits et il fallait mobiliser du bois en quantité relativement importante. Et à l'époque, tout le monde se souvient, dans chaque commune, il y avait une petite Syrie.

Et au fil du temps, ben ces petites Syries sont devenues de communal à Cantonal, de Cantonal à départemental et aujourd'hui de départemental à quasiment régional. Donc on a eu une espèce de concentration un peu comme dans le dans l'agriculture hein, on est passé de 10 hectares à 20 et on a on a on a une croissance exponentielle qui nous mène aujourd'hui à des à des difficultés hein, puisque'en fait les usines sont importantes par rapport à leurs ressources locales et euh et on est un petit peu dans certains cas dans des impasses. Il faut se rappeler aussi que juste après la 2e guerre mondiale, il y a le fond forestier national qui a été fait pour reboiser une partie de la France en résineux.

La France était très pauvre en résineux à l'époque, hein, contrairement à nos Allemands, à nos amis à nos voisins et amis allemands de l'époque. Euh et donc on en a on a même pris un certain nombre de prisonniers allemands pour reboiser une partie de l'Est de la France. Verdin a été reboisé avec des avec des plans autrichiens plantés par des Allemands juste après la deuxième guerre mondiale.

Résultat un siècle plus tard, la forêt est détruite parce que les plans autrichiens sont mal adaptés au terrain. Voilà. Et et donc cette évolution sur 70 ans, c'est marqué aussi.

On a eu un virage relativement important, un virage politique. En en 1981, on a nationalisé une partie importante de l'industrie du bois qui était un peu moribonde. on avait eu le choc pétrolier qui avait mis en difficulté un certain nombre d'entreprises et on a créé sous Saint-Gobin, enfin Saint-Gobin filière bois et a repris à l'époque toutes les entreprises, les grosses industries du bois, donc les papéteries euh facture et puis pas facture et tartas et toutes les les entreprises du du sud-ouest.

Euh les usines de panneaux euh on a on a on a globalisé les usines de panneau sous un une enseigne qui s'appelait Roll Rougier à Nior océan à Rochefort et Landex dans les landes. Donc on a créé un monstre qui a duré euh quelques années et au bout de quelques années on a dû euh enfin bon le le le système ne fonctionnait pas et on a cédé tous nos toutes nos industries à des étrangers. Donc la partie papetière a été cédée à un petit Irlandais qui s'appelait Smurfit à l'époque qui est devenu aujourd'hui un un leader européen très fort dans le papier carton.

Euh les usines de panneau, on les a cédé pour partie un petit autrichien qui s'appelait Eger à l'époque qui est devenu aussi un leader européen et l'autre partie, on l'a cédé à Chronospan qui était un petit autrichien, son voisin qui est devenu aussi un un géant européen. Voilà. Donc tout ça pour vous pour vous pour vous dire qu'on a perdu la maîtrise d'une partie de notre industrie lourde de transformation du bois qui était la valorisation des bois de trituration, des bois secondaires, des plaquettes de Sirie.

Alors pour les Syries, on a eu donc cette espèce de concentration entre donc jusque dans les années 2000, on avait un équilibre entre les sri de feuill et les sides de résineux. Euh ensuite, les les les quantités de de résineux plantés après la guerre sont venues en quantité importante et certaines grosses séries de l'Est, de la France se sont mécanisées avec des systèmes de de machines industrielles allemandes et ont pris des proportions relativement importantes pour débiter des quantités industrielles de bois. En même temps dans le feuillu euh qui lui était beaucoup dédié à l'ameublement au parquet, on a eu une fuite des bois massifs de l'ameublement vers des produits composés.

Le meuble s'est transformé en mettant de moins en moins de bois et du verre, de l'aluminium, enfin des produits des produits des pas des produits végétaux, des produits minéraux. Euh voilà. Donc on a eu cette espèce de transformation du marché qui fait qu'aujourd'hui on est un peu dans un noir en terme de de de de déboucher et et nos outils industriels ont dû aussi s'adapter face à la compétitivité, face à la productivité, face aussi aux contraintes environnementales. hein, vous savez qu'on a énormément de difficultés dans nos entreprises avec nos sites industriels qui sont des sites classés euh pour la plupart.

Donc bien sûr, on fait du bruit, bien sûr, on fait de la poussière, bien sûr on a des riverins, bien sûr, on a des plaintes et bien sûr on a des fermetures administratives parce qu'on ne peut pas répondre à tous ces engagements. Donc il y a eu ces 10 dernières années des quantités importantes d'entreprises qui ont fermé à cause des contraintes environnementales euh de voisinage. On en a partout dans nos départements hein où on avait la petite Syrie qui était au milieu du village, le lottissement qui s'est mis autour et finalement la poussière de la Syrie allait sur le lottissement et la et la Syrie a dû fermer ou déménager à l'extérieur du village.

Un pas qui est pas toujours facile à faire. Voilà pour cette espèce de petite description de notre filière 2è transformation avec un peu dans le dans le rétroviseur. Bon la projection, je pense qu'il faudrait aujourd'hui reprendre en considération l'équilibre feuillu résineux.

Alors le feuillu pos un problème relativement important euh parce que son utilisation aujourd'hui euh depuis une dizaine d'années, on a exporté énormément de grume à l'étranger et on la reçoit sous forme de de produits finis. Bon ça c'est pas c'est pas un secret hein. Et après, on a cet équilibre avec le le bois énergie.

Et là je vais laisser la parole à à Mathieu pour vous décrire un petit peu la situation du bois énergie. en France. Merci.

Merci Jean-Pascal. Euh le bois énergie. Alors le moi je suis président du cible le comité interproficial du bois énergie puis comme l'a dit en introduction la présidente plutôt pour parler plus spécifiquement du développement d'une jeune filière hein contrairement à Jean-Pascal le cible a été créé une vingtaine d'années c'est le les chaufferies collectives et industriell donc c'est des bois de plaquett c'est des des produits connexes de Siri c'est des broyademballage.

Ce sont tous les sous-produits de l'entretien des milieux naturels et des industries et finalement de notre consommation. Les palettes, c'est c'est l'activité économique que l'on valorise au plus près des territoires. Aujourd'hui, dans 8000 installations en France que ce de toute taille et disséminé sur le territoire, et bien on valorise cette ressource qui sinon trouve moins de débouché qu'auparavant.

Comme l'a très bien expliqué Jean-Pascal, l'industrie du papier et du panneau sont pas dans une dans une croissance, dans un modèle de croissance de ces 20 dernières années. Et le bois énergie sous ce modèle-là finalement a pris le relais de la valorisation d'un certain nombre de produits. Les Syries ont pu développer des unités de granulation qui permettent d'améliorer les rendements, d'améliorer la qualité de l'air sur les installations de chauffage domestique et collectif et de densifier cette matière qui qui est quand même moins dense que les combustibles fossibles et de lapporter au plus près des lieux de consommation.

Il faut bien avoir en tête que le bois n'étant pas là où habitent les hommes et là où sont souvent les industries, il y a quand même cette logistique à appréhender et là on peut regretter que les chemins de fer et et le transport par voie ferroviaire qui existait auparavant dans les grandes industries papetières et je connais bien le sujet puisque je suis en Normandie ne soit plus aujourd'hui aussi actif que ça devrait l'être. Donc ça là, il y a des questionnements à avoir pour remettre le flux de bois en train de d'une manière ou d'une autre pour véhiculer ce matériau pour le l'amener auuprès des lieux de consommation. En terme de compétitivité, si on mélange le chauffage collectif et le chauffage industriel et le chauffage domestique, c'est 6 milliards d'euros que l'on évite d'acheter en produits pétroliers par an.

C'est 3 milliards d'euros que l'on va réinvestir sur nos territoires puisque c'est les flux financiers qui créent de la main d'œuvre. Le bois énergie chaufferie collective industriel, c'est 10 % des emplois qu'évoquait Anne tout à l'heure. He c'est de l'ordre de 40000 emplois que l'on crée sur le qui qui ont été créés ces 20 dernières années sur le territoire pour ben entretenir exploiter les forêts, pour entretenir les installations de chaufferie de chauffage.

C'est-à-dire qu'on est sur des installations qui sont beaucoup plus mécaniques que les installations press bouton comme le fuel et le gaz. Et donc ça crée de la main d'œuvre pour entretenir ces ces installations pour créer également les chaudières pour les bureaux d'études pour tout un tas de tout un plan d'activité euh qui qui mérite de d'être d'être signifié. Je voudrais revenir sur des événements bien plus récents.

La crise énergétique que l'on a connu où quand même l'État a dépensé 65 milliards de boucliers tarifaire. Là, la filière bois a joué pleinement son rôle de compétitivité, de stabilité du prix et a permis à tous les usagers des réseaux de chaleur, aux industriels de bénéficier d'une énergie stable et compétitive. Certes, on n'est pas on on est on n'est pas la moins chère tout le temps, mais par contre sur le temps, on sera de toutes les manières la plus compétitive.

Et donc ça c'est c'est ça ça s'inscrit dans la continuité de la filière bois qui doit s'inscrire nécessairement sur le temps long. On peut pas réfléchir un projet bois énergie à l'instant où le gaz est à 120 ou 200 € le MWh alors que le lendemain il va être à 30. Il faut le raisonner sur le temps long et sur le temps long, le bois énergie est compétitif et permet à nos industries, à nos réseaux de chaleur, aux habitants.

Les réseaux de chaleur, il faut bien avoir en tête que ce sont quand même des logements sociaux, sont les hôpitaux, sont les collèges, sont les lycées qui sont raccordés sur ces équipements-l et donc on propose à l'ensemble de la collectivité un prix de la chaleur qui est stable et compétitif sur la sur la durée en valorisant une ressource de proximité du territoire. Après je peux je peux continuer mais c'est je sais pas si comment s'organise j'ai l'impression pour c propos introductif et bien évidemment on va tout de suite céder la parole en en tout cas ben merci beaucoup madame la présidente. Merci madame messieurs.

Je suis ravie qu'on puisse avoir ce matin un un focus sur l'aval de la filière bois puisqu'on a déjà plusieurs occasions reçu l'ONF un certain nombre d'acteurs de la Mont euh mais pas encore à ma connaissance hein. Donc merci beaucoup madame la présidente. Alors, l'Amont et l'Aval sont bien entendu, comme l'a dit madame la présidente de France Boisforêt, étroitement lié puisqu'il s'agit d'une ressource qui est donné et qui va impacter la valorisation et l'aval donc pour pour des décennies.

Mais moi ce que je voudrais souligner là aussi la la vous l'avez dit hein madame présidente, c'est que c'est une filière qui est très présente sur l'ensemble de nos territoires, plus de 420000 emplois qui maintient vraiment une activité en terme d'aménagement de territoire et un maillage territorial qui est très important et qui permet à un bon nombre de nos de nos villages et de nos ruralités d'accueillir encore des jeunes professionnels, de maintenir des familles en tout cas et d'aménager et d'entretenir les espaces ruraux. On parlera pas ce matin par exemple des entreprises de travaux forestiers qui sont très improntantes, très implitées dans nos territoires et qui connaissent aussi beaucoup de difficultés. On en a parlé notamment dans les derniers projets de loi.

Ce qui est important à mon avis d'avoir à l'esprit, c'est et ça a été ça ça ressort de l'intervention de de ces trois interventions, c'est que en matière de matériaux bois, il y a une hiérarchie des usages qui s'impose et qui fait que en priorité on va utiliser le bois la le bois de la grume pour un usage long. Ça va être la construction, ça va être le mobilier. Euh ensuite euh on pourra en fonction des plus petits morceaux qu'on sortira d'une d'une grume les valoriser.

Par exemple dans des palettes. On parle pas beaucoup des palettes mais les palettes sont un élément essentiel aujourd'hui du transport mondial, du transport maritime. Et on l'a vu pendant les crises du Covid, pas de palette blocage des transports au niveau mondial.

Donc le bois c'est aussi voilà, c'est la grume, la maison, la charpente, mais c'est aussi la palette et c'est aussi le carton, la papéterie. Et c'est enfin avec tout ce qu'on ne peut plus faire enfin avec quand on ne peut plus faire de matériaux et bien c'est effectivement le bois énergie qui est la première en France. un foyer sur qu euh se chauffe au bois énergie et grâce au progrès technologique, on a pu effectivement maîtriser de mieux en mieux les émissions de particules, en tout cas les les problématiques environnementales qui pouvaient se poser.

La difficulté en fait, c'est qu'effectivement notre notre industrie du bois et ça a été bien dit par monsieur le président a connu une période de vide avec un défaut d'investissement pendant que nos voisins allemands autrichiens continuaient à innover, à moderniser. Et en fait, on a vu arriver en France ces dernières années, moi je l'ai vu en tant qu'élu local, bon nombre d'industries allemandes autrichiennes s'implanter en France parce qu'en fait nous avons la ressource une ressource de qualité, une ressource relativement en quantité par rapport à ce qui existe chez nos voisins, mais nous n'avons pas eu le tissu industriel et les industriels français en capacité d'investir et aujourd'hui il y a une vraie convoitise sur cette ressource. Elle est sous tension.

Tout le monde la veut aujourd'hui, surtout dans cette période de transition écologique et de transition énergétique. On veut du bois parce que c'est un matériau renouvable qui a un bon bilan de carbone, mais on veut aussi de plus en plus de bois énergie. Et peut-être que vous reviendrez dessus tout à l'heure, monsieur, avec notamment le ministre de de l'industrie qui veut décarboner maintenant une partie de l'industrie grâce à la à la biomasse.

Donc il y a une espèce de conflit d'usage aujourd'hui euh qui doit nous préoccuper en tant que politique puisque qui qui dit conflit d'usage, qui dit tension sur la ressource dit aussi monter des prix. Voilà. et et le sujet de l'inflation, le sujet de l'évolution des coûts euh est un sujet qui nous préoccupe tous et sur lequel on doit être vraiment vigilant.

Alors moi, pour revenir rapidement sur quelques questions, euh j'aimerais bien madame messieur que vous nous disiez sur ces trois grands champs d'usage du matériau bois, c'estàdire bois construction, bois matériaux donc plus largement et bois énergie, quels sont en fait les défis qui sont devant vous ? Quelles sont les difficultés auxquelles vous pouvez être confronté et quelles sont vos préconisations en fait en matière de de d'évolution en fait de votre activité ? Catherine Serge Milou.

Oui, madame la présidente, madame et messieurs les les présidents, mes chers collègues, moi je suis originaire d'un département et d'une région la Nouvelle Akitaine la Dordogne dans lesquelles la forêt occupe une place centrale et l'industrie du bois une place importante en matière d'emploi décentralisé comme ça vient d'être dit, mais aussi une région dans lesquelles les projets de biomasse se multiplient et et je dois dire que l'ampleur de certains de ces projets m'a quelque peu surpris dans le contexte que nous connaissons euh de tension sur la ressource de biomasse forestière ou non. tu viens de l'évoquer euh Anne- Catherine à l'instant et moi je voulais savoir quel regard vous portez sur ces projets et par exemple même si c'est pas très particulier sur les projets de pyro gazéification qui interroge plus encore tant pour l'approvisionnement des autres maillons de la filière que pour sa décarbonation dans ces projets comment garantir que la valorisation énergétique ne se fasse pas au détriment d'une transformation locale à plus forte valeur ajoutée pour nos territoires ruraux qui doivent être au cœur d'une transition écologique juste au service des populations local et quelles sont plus largement vos réflexions alors on l'qu tu l'as évoqué aussi hein sur la hiérarchie ou ce qu'on appelle la cascade des usages et sur l'objectif posé de façon consensuelle par tous les rapports de l'allongement de la durée de vie des produits bois il y aura évidemment toujours des coproduits à valoriser sous forme de bois énergie, mais euh on le dit, c'est quand même préférable d'un point de vue économique comme environnemental que ça vienne en dernier. Faut-il aller jusqu'à envisager des outils contractuels ou réglementaires pour encadrer davantage cette hiérarchie des usages afin de sanctuariser les usages de long terme du bois et réserver aux usages énergétiques ce qui est véritablement un coproduit ou un rebut. la meilleure valorisation des coproduits, par exemple en panneau isolant, on l'a évoqué les les le problème des panneaux des panneaux isolants, c'est d'abord un défi d'ingénieur.

Encore faut-il que la puissance publique donne le bon cadre incitatif par les financements publics notamment. Et à votre avis, est-ce que c'est suffisamment le cas selon vous ? Estimez-vous que ce cadre incitatif est suffisant non seulement pour développer l'innovation industrielle mais aussi pour structurer des filières locales résilientes face au chaos climatiques et aux pressions économiques internationales.

J'ai fini mon temps de parole. Non, je je vais avoir fini, rassurez-vous. Cela renvoie la question des trajectoires de mobilisation du bois à l'horizon 2035 2050 puisquon est bien sur on l'a dit sur du temps long.

Les les trois trajectoires les plus récentes, celles de du SGPE, de Carbone 4 France Boisforêt et de l'hygiène FCBA prévoit à des degrés divers une hausse des prélèvements pour adapter la forêt au changement climatique, produire plus de bois d'œuvre et ainsi stocker davantage de carbone. Cependant, il faut que chaque segment de la filière avance au même pas car dans ces scénarios, il y aura plus de coproduit qu'il faudra bien valoriser, y compris en bois énergie, comment la filière que vous représentez se prépare telle à ces trajectoires. La forêt, on l'a dit aussiite, est un temps long face à une urgence climatique qui elle s'accélère comme la filière que vous représentez se prépare-elle à piloter son développement sans répéter les erreurs du passé en pensant dès aujourd'hui le renouvellement des peuplements forestiers à 2050 et au-delà.

Y a-t-il des maillons faibles qu'il faudrait renforcer ? Et c'est une question essentielle pour la compétitivité de la filière. Voilà.

Madame messieurs, je propose de répondre à à nos rapporteurs beaucoup de questions. Oui, peut-être certaines reviendront juste faire une petite introduction et puis on va se répartir probablement les réponses selon selon les secteurs. Merci pour ces questions.

La première en préambule est la modélisation des flux au travers de l'étude Carbone 4 qui a été lancée il y a 2 ans. Donc c'est une première et c'est effectivement une étude qui a permis un bouclage matière. Vous le signalez tous.

Aujourd'hui, nous sommes dans une quantité de bois qui est finie. Il y a du stock, il y a une forêt, mais elle est finie aujourd'hui. À un temps, on pourra pas multiplier par de la consommation de bois puisque les événements qui ont été il y a 15 20 ans ont créé cette forêt aujourd'hui.

Donc, les marges de manœuvre, elles sont pour l'avenir, elles sont plus pour maintenant. Maintenant, il faut qu'on fasse avec ce qu'on a sur pied et la façon dont on le mobilise est aussi importante. Donc cette étude carbone 4 soulligne le fait que effectivement le bois est un matériau idéal pour le stockage du carbone.

Vous le savez tous, la filière a vraiment un enjeu dans la transition énergétique. Et l'idée aujourd'hui est d'avoir une gestion dynamique de cette filière et de dire effectivement la forêt va être soumise à des aléas, on le sait tous. On a vu des incendies dans le sud-ouest, on a vu des problèmes d'oscolique dans l'est de la France.

C'est des choses qu'on aura du mal à anticiper. C'est des choses sur lesquelles il faut qu'on soit capable de réagir rapidement en mettant en place des cellules de crise, en mettant en place des optimisations de façon à ne pas laisser le bois mourir comme ça sur place et renvoyer le carbone à l'atmosphère. Donc là-dessus, on va lancer des choses et on travaille en filière aussi en communauté mais plutôt de façon locale puisque ces événements sont souvent locaux.

Il peut y avoir des événements à taille effectivement hexag surtout l'hexagone mais généralement on est quand même sur des zones assez localisées. Donc on est en train de travailler sur ça sur la partie gestion dynamique l'idée est de dire que aujourd'hui la forêt a du stock bien évidemment et ce stock le transformer en bois de construction et le mettre autour de vous dans des poutres, dans des charpentes, dans des structures permet d'allonger le temps de stockage du carbone. Aujourd'hui, une charpente, on la fait pas tous les weekends, donc c'est pour 30, 40, 50, 60 ans.

Et ce va permettre de compenser les défaillance du puit également de la forêt puisqu'on sait tous que la forêt est attaquée, la croissance diminue. On voit qu'on a une situation qui qui s'impose à nous où il va falloir aussi trouver des solutions. On va faire des choses sur les plantations, on fait des choses sur le renouvellement et sur l'adaptation aussi des méthodes de collecte.

Et l'idée de la filière est de dire si aujourd'hui on crée en 10 15 ans et ça c'est facile de changer les mentalités des gens de dire voilà ben la porte c'est pas mal qu'on la mette en bois, on stock du bois dans la porte du carbone pardon dans la porte pendant 20 30 ans. La durée d'utilisation c'est de changer en 10 15 ans de créer un second stock carbone dans les maisons. Aujourd'hui en France on utilise 6 à 7 % de bois dans les constructions.

Ça veut dire qu'il faut faire des maisons totalement bois. C'est pas ça. On est dans des constructions multimatériaux et on défendra toujours le carbone qui est aussi abaissé dans le béton, qui est aussi abaissé dans d'autres filières qui sont des filières plutôt humides.

Aujourd'hui, on se rend compte que en 15 ans, on peut arriver à des niveaux comme nos amis allemands ou autrichiens qui mettent 21 % de bois dans la construction. Ça fait vraiment une marge et une grosse différence. Donc pour ça, il faut évidemment de la matière.

C'est pour ça que vous soulignez que dans notre dans notre scénario, on augmente petit à petit le prélèvement. C'est pas l'idée, c'est pas de raser la forêt française. C'est pas du tout le but.

Je pense que la filière et l'industrie ont montré ces 30 40 dernières années que nous sommes très précautionneux de notre source. La preuve, la forêt française croit, on a dit qu'il y avait 17,5 millions d'hectares, le capital sur pied augmenté de 50 % en l'espace de 30 ans. Donc la déforestation, ça existe pas.

La dégradation de la forêt évidemment elle se dégrade mais on a évoqué ces sujets de changement climatique qui conduisent à à une situation qui qui est qui est plus agité. Mais aujourd'hui l'idée d'avoir des cycles courts, de produire euh des choses qui vont pouvoir être utilisées et créer un deuxième stock carbone est quelque chose de très important. Aujourd'hui, c'est le scénario qu'avec l'État, nous avons essayé de développer depuis 6 7 ans en investissant dans l'industrie, en valorisant les produits, en mettant de la valeur ajoutée, en transformant sur place, en créant des filières locales qui vont justement structurer ces ces territoires.

Euh donc voilà un peu une première réponse à une de vos questions. Je laisse la main à sur les autres questions. Oui, je vais essayer de répondre à à quelques questions qui qui ont été posées.

La première l'usage et la enfin la la hiérarchie des usages. Une petite question technique aussi sur la pyro gazéification. Petite enfin quelques petites explications qui demandent des précisions hein puisqu'on en parle beaucoup.

C'est pas c'est pas les choses dont on parle le plus qui font forcément beaucoup d'effets. Ensuite, je pourrais vous parler aussi sur les les les usines de granulé hors sol là qui sortent pas forcément dans le dans le bon ordre et puis la possibilité aussi de de d'agrandir notre notre possibilité de ressources de plantation avec les déprises agricoles jusqu'en 2050 qui sont annoncées. Alors tout tout d'abord sur l'usage enfin l' hiérarchie des usages dans le bon ordre quand on va dans une forêt qu'on coupe un arbre la première chose c'est d'utiliser le tronc enfin la partie la partie principale du tron pour faire du siage.

Quand on fait du siage là-dedans, on va récolter la moitié sous forme de planche et l'autre moitié sous forme d'écorce de plaquettes de sûr ça représente 50 %. Donc autrefois ces ces volumes là allaient au panneaux et au papier. Aujourd'hui, la plupart des grosses séries valorisent ça euh sous forme de granulé de bois euh qui est une bonne valorisation puisque ça permet de euh de les utiliser sur place, de supprimer des transports, de régler des problèmes de stockage.

C'est une très bonne chose que de pouvoir faire des granulés sur les sites de sillage. Ensuite, ce bois qui a été sié sous forme de planche, vous en avez un exemple dans votre salle. Je suppose que ces meubles qui sont sous ces jolis plaquages de chaîne ont été fait avec du panneau de particules.

Donc ce il est possible que ce panneau de particules euh dedans, il y a une partie de bois qui a déjà été recyclée une fois. Donc on a pris du bois de siège, on l'a broyé, on en a fait euh ce qu'on appelle des panneaux de process euh pour faire pour avoir une deuxième vie. Donc on en est déjà à la 2è vie de la partie euh de la partie du siage et dans la formule recyclage, on peut les faire euh tourner plusieurs fois.

Nous, on vient de développer cherchimbo une société qui s'appelle Archibloc qui fabrique les dans la palette, vous avez les planches et vous avez les blocs. Et ces blocs sont aujourd'hui faits 100 % avec du bois recyclé qui provient des benes de déchets. C'est-à-dire c'est pas du bois recyclé, c'est du bois qui provient des directement enfin qui a passé par des centres de triage auparavant mais c'est du bois qui provient des benes de déchets.

Et après la dernière chose c'est l'énergie. euh l'énergie vient en 3e poste. Alors, quand on est dans un dans un cycle de produits industriel, après on élargit l'énergie quand c'est la récolte de rémanent, quand c'est des améliorations de peuplement, quand c'est du bois qui provient de catastrophe naturelle.

Euh il faut aussi relater euh moi je travaille depuis euh depuis depuis une trentaine d'années dans l'entreprise, j'en suis à la 3e tempête au premier gros incendie et quand on a des grosses tempêtes dans le sud-ouest, on en a une, on a stocké du bois pendant 7 ans. C'est-à-dire que je sais pas, je vous faudrais que je fasse le compte, mais sur 30 ans d'activité ou 35 ans d'activité, on a dû utiliser au moins 30 % de bois qui provenait de d'accident. Voilà, tempête.

Voilà. Donc aujourd'hui, on est on est on est hyper bien organisé pour réagir face à ces problématiques de de dépérissement ou d'accident naturel. Il faut par contre hyper rapide et nous aider pour déplacer les masses parce que la la pire des choses c'est quand on a un accident euh dans une région, il y a un afflux de bois énorme.

Donc on se retrouve avec des entreprises qui ont énormément de bois à des prix hyper compétitifs et qui bloquent le marché de l'autre côté. Donc il faut pour ça pour réguler, il faut déplacer et mettre en place. Ça avait été très bien fait pour la tempête de 80 pour clos où on a déplacé des trains et des trains et des bateaux et des trains de bois dans d'autres régions de façon à ce que les autres régions conservent leur matière première sur pied qui continuent à croîre dans ces régions-là. on réalimente le marché et hop, ça ça se passe ça se passe bien.

Voilà, une autre une autre chose concernant la pyrogasification donc en fait qui est un enfin c'est simplement le fait de faire chauffer du bois et de pas le brûler directement, de récupérer les gaz et de séparer euh l'hydrogène et euh et le CO2. Alors chez nous, on a développé à maé un petit système de périogéification pour fabriquer de l'hydrogène à base de granulé de bois. C'est-à-dire qu'on rentre 1 tonne de bois et on sort 80 kg d'hydrogène pur pour mettre dans des dans des dans des piles à combustible.

Le principe fonctionne très bien. Euh d'ailleurs, on va essayer de développer pour nous en interne pour avoir une autonomie énergétique totale. Euh c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on produit, on transforme à peu près 500000 m c de bois dans toutes les usines.

Euh et ça, on les sèche. Donc, on évapore 250000 tonnes d'eau. Euh donc, il faut 250000 tonnes d'eau, c'est c'est c'est un gros paquet d'eau, hein.

Et donc, pour pour évaporer l'eau, il faut chauffer. Voilà. Donc on produit ça avec nos sous-produits.

Dans cette boucle, on a des turbines à vapeur. Donc on fabrique nous-même notre électricité. Donc on est autonome en électricité.

Et demain, on va pouvoir avec une partie de nos sous-produits fabriquer nos propres carburants pour la mobilité de nos camions, nos engins, enfin tout ce qu'on aura pas pu passer à électricité à l'électrique ou à d'autres. Donc on a une filière aujourd'hui on est capable de on a une filière qui est complètement autonome en énergie. Il y a aucune filière industrielle aujourd'hui qui est capable d'être autonome en énergie.

Même l'agriculture aujourd'hui, elle est plus autonome. Je connais pas beaucoup de fermes aujourd'hui qui sont capables d'être autonomes en énergie, enfin depuis la graine jusqu'à la jusqu'au produit fini chez le particulier, quoi. Donc nous, on a cette la chance d'avoir cette filière aujourd'hui qui existe.

Euh le sujet de des gran des usines de granulé et des usines donc style pyrogification pour faire des safs. Alors les savs, c'est les les futurs carburants pour faire l'aviation, pour mettre dans des avions. En fait, on prend du bois, on le gazifie, on extrait l'hydrogène, on prend le CO2, on le CO pardon, on remélange le CO en de ensemble et on va faire un un hydrocarbure liquide euh qui est mélangeable ou missible avec les avec les carburants fossiles et on va continuer à faire voler les avions.

Bon, c'est une idée à développer. Je crois qu'il faut pas il faut pas aller contre l'innovation. Pour le moment, ils sont pas encore arrivés au bout du projet et je peux vous garantir que pour nous, ça fait 10 ans qu'on travaille sur le sujet, on on a réussi à un petit modèle. un petit modèle, ça fonctionne.

Un méga projet comme il se montre dans le sud sud-ouest, il est pas encore je je je suis pas sûr que ça fonctionne encore hyper bien pour garantir la qualité des carburants qu'il va falloir mettre dans les avions pour être sûr qu'on ait pas de crash avec les avec les moteurs. Voilà. Et après l'autre sujet des usines de granulé qui ont été montées.

Donc le Bois énergie, ça a sollicité euh depuis une dizaine d'années énormément de de convoitises euh de part de gens extra euh extra notre profession hein. On a vu arriver des fonds d'investissement, on a vu arriver euh des gens qui ont bâti des modèles des des business models en disant la tonne de granué ça vaut tempant. Euh je m'implante dans une zone, j'achète des machines et puis ça fonctionne.

Je vais voir la banque, j'ai un préver et je monte, je demande une autorisation d'exploiter et je vais raser toute la zone autour de mon usine. Donc ça c'est un sujet chez nous dont on débat régulièrement et c'est vrai que certaines usines, il y a eu enfin vous en avez vu pousser quelques-unes et il y en a encore quelques autres qui se montent aujourd'hui dans des zones où il y a pas de bois au milieu des champs de betterave. Euh on se pose des questions.

Pourquoi ces projets sont se se s'installent quoi ? Et quand on regarde la matière première qui rentre dans ces usines, la moitié c'est des produits qui iraient en Syrie. Voilà.

Bon, c'est la réalité. On n'est pas forcément d'accord, mais on peut pas les les les les porteurs de projet quand ils déposent leur projet, quand ils vont déposer euh leur projet et qu'ils ont des des subventions à hauteur de 30 40 50 % que ces subventions sont acceptées, on peut rien dire. C'est pas voilà.

Mais bon, c'est c'est une des choses qui qui doivent euh qui doivent être quand même regardé quand on voit localement les manifestations local qui sont qui sont faites autour de certains projets, vous ne vouez pas auprès des soutenir ces projets. Il y a des grandes discussions, on évite de rentrer dans ce débat là. Voilà.

Et puis le dernier point, donc l'innovation l'innovation l'innovation, elle se fait quand même assez naturellement et je suis pas sûr qu'en mettant des centaines de millions d'euros dans l'innovation, on ait forcément des résultats. L'innovation, elle vient souvent d'erreurs euh ou d'observation ou de d'adaptation et de bon sens. Nous, dans notre métier, on a encore le bon sens paysan.

Euh et moi je fais plus confiance au bon sens paysan qu'à certains grands docteurs scientifiques de nos grandes institutions. Voilà. Et un autre sujet sur lequel il faudra débattre, c'est ce qu'on appelle la déprise.

La déprise agricole. Aujourd'hui, on annonce une déprise agricole dans des rapports qui ont été publiés en 2023. Euh je sais pas si vous en avez tous pris connaissance euh où euh où où on est euh on a euh 20000 hectares qui se qui vont se convertir euh à autre chose que de l'agriculture.

Donc ça serait bienvenu qu'on puisse y planter des arbres. Voilà. Si que je peux juste donner un petit compliment sur ce que vous appelez le conflit d'usage.

Pour revenir au sujet, vous avez bien compris que la filière valorise d'abord la matière bois en matériaux et ensuite selon les passages dans les différents maillots, on essaie de valoriser au maximum pour arriver à une valorisation énergétique quand on peut plus faire. Un point qui est important pour reparler des saves puisque ça c'est un sujet qui inquiète beaucoup notre filière. La matière étant finie, l'organisation estelle étant celle qu'elle est, le développement technique se fera avec le temps.

C'est quelque chose vers lesquels on ira là-dessus. Je veux dire, on a strictement rien à dire. La chose par contre, c'est que le développement de tes filières ne peut pas se faire au détriment des autres.

Et c'est ça la difficulté. Le Camemberber est en ce qu'il est aujourd'hui. La répartition des matières allant dans les différents secteurs et créant de la valeur ajoutée sur le territoire tout en territorialement organisant les choses, tout développement de nouvelles filières doit être fait à boncient et sans compétition des usages.

Vous vous évoquez ce mot compétition des usages. Aujourd'hui, nous on considère qu'on est tous dans des meillants en succession. Il y a pas forcément une guerre.

On voudrait qu'il y en ait une mais il y en a réellement pas une. En revanche, si demain on crée un nouvel appel d'air avec des subventions de l'État dans un schéma de compétition qui sera complètement différent puisque la valeur de la planche n'aura rien à voir avec la valeur d'un combustible à destination de l'aviation, on peut bien s'imaginer qu'on va donner du pouvoir d'achat à un certain secteur et on pourra très bien mettre des chaînes de 80 ans pour fabriquer par exemple, je tire un très très large mais pour fabriquer par contre ça va créer un décalage de valeur sur le marché qui créa inévitablement des tensions et qui contribuera réellement à baisser la compétitivité du secteur. Voilà.

Et donc ça aujourd'hui donc nous avons vraiment une position là-dessus. On demande on dit bah très bien le législateur prend des positions, le législateur donne des directions, mais comment on assure que le reste pourra continuer à vivre dans un dans un schéma contraint puisque la matière elle est finie. Merci.

Peut-être en en complément, on parle de hiérarchie ou de compétitivité des usages. Aujourd'hui, on est dans une articulation des usages. Chacun se respecte et les valeurs économiques du bois énergie que l'on peut acheter sur pied en forêt ou n'ont rien à voir avec les valeurs de que les que les Syries achètent les mètres cubes de bois qui rentrent dans leur dans leurs usines. et chacun travaillant pour le Bois énergie et pour les Syries, bien évidemment, on est aujourd'hui dans une intelligence collective de territoire qui fait que on n'a pas de conflit et on n pas de hiérarchisation.

Elle se fait naturellement par le marché. Là où je rejoins pleinement ce que vient de dire Anusabo, c'est que si on perturbe par un nouvel opérateur avec des règles qui ne sont pas les mêmes que les autres et une valeur ajoutée qui est différente et qui est notamment subventionnée de façon importante pour la mise en place et l'émergence d'une d'une filière sur les sur les safes notamment, là il y a un risque de perturbation et du coup de de de conflits qui serait naissant entre les différents débouchés du bois. Euh par ailleurs sur ce sujet de la pérogasification, c'est vrai qu'on en entend beaucoup parler.

Moi, ça ça vient quand même d'un sujet sur lequel il faut peut-être s'interroger. C'est-à-dire que on s'est fixé des objectifs très ambitieux en terme de développement de gaz renouvelable et on a demandé à GRDF et à GRT gaz d'assumer cette croissance d'injection du du gaz renouvelable dans son réseau. La réponse qu'ils ont, ils l'ont ils ont en partis par le monde agricole avec les méthaniseurs et ils ont trouvé une autre façon soi-disant trouver parce que d'un point de vue industriel aujourd'hui, il y a pas de démonstrateur qui fonctionne et ils ont mis dans la tête de tout le monde cette idée de pyrogazification en disant on va on va injecter 50 terwh de gaz à partir de pyrogazification dans le réseau à l'horizon 2030 sauf qu'il y a pas un démonstrateur industriel qui fonctionne aujourd'hui.

Et donc ça crée quand même un peu de pagaille dans la filière. Ça crée beaucoup de questionnements au sein du SGPE dans le bouclage biomasse et des des enfin sur un sur un truc qui aujourd'hui n'a pas de concrétisation et n'a enfin on est on est vraiment Jean-Pascal fait un démonstrateur industriel chez lui de toute petite taille. Euh moi sur la région Normandie, on avait un projet qui s'atenait Salamandre qui était porté par le Group NJ et finalement il jette l'éponge sur un projet qui était un projet de taille un peu plus industriel aux alentours de 50000 tonnes de biomasse mais on éétait pas encore sur les usines euh qui qui seraient potentiellement rentable du lors de millions de tonnes euh de bois à mettre pour faire ces pyrogasifications.

Donc là encore on parle beaucoup je pense un peu dans le vent et on se fait peur collectivement inutilement. Par contre, ça ça questionne quand même le modèle de financement et d'entretien de ce réseau de gaz et de se dire parce que GRT Gaz et GRDF sont payés en partie en prime fixe sur l'entretien du réseau mais sont également payés au nombre de molécules qui transitent dans ce réseau. Est-ce qu'il est pas à un moment donné question à questionner ce mode de financement de GRT gaz et de GRDF afin d'assurer qu'on soit pas dans de la croissance permanence tant qu'on a pas le gaz renouvelable qui est à mettre en face ?

Ça c'est c'est un sujet qui mérite peut-être une attention particulière. Si on parle de l'accompagnement des filières, moi je tiens à saluer le BCIB. On est c'est le biomage chaleur industrie du bois.

On est là dans quelque chose qui est extrêmement pertinent. On va vers la valeur ajoutée dans la filière au sein des Siries. On va mettre des outils pour sécher le bois.

On va valoriser au plus près dans les unités. Et donc ces unités, ces Siries, elles vont continuer de grossir, de se développer. Et c'est ça dont on a besoin aujourd'hui.

C'est ça. Nous quand les Syries fonctionnent, l'ensemble de la filière fonctionne. Le bois énergie peut pas travailler seul sans les On va pas quand on coupe quand le bois énergie c'est 40 c'est 50 % aujourd'hui de bois qui vient de forêt.

Le reste ça vient du bocage, ça vient des bois en fin de vie, ça vient des produits connexes. Mais quand quand on coupe un arbre et qui va en Syrie, il y a sur les feuilles notamment, il y a 40 % de houpied. et ben le haut pied ça va en bois énergie que ce soit en bois bûche ou si on coupe pas les arbres pour les mettre en série, on a déjà toute cette partie là qui existe pas.

Et puis ensuite pour avoir les arbres, bon la civiculture, on je vais pas on va pas en parler, c'est pas l'objet d'aujourd'hui mais néanmoins pour les faire grossir, il faut faire de la place et en effet il y a les cloisonnements, il y a les éclaircis qui apportent du bois d'industrie et qui apportent du bois du bois énergie. Et ce BCIB est plus globalement les aides, on a évoqué sur la pyrogasification. Moi, je tiens à saluer ce qui a été fait avec le fond chaleur.

Ça a été salué par la Cour des comptes à de multiples reprises. C'est sans doute le la méthode d'accompagnement pour développer les énergies renouvelables qui a le plus de pertinence et qui coûte le moins cher en terme de deniers public. Vous avez réussi à maintenir 800 millions d'euros d'aide sur l'année 2024 pour le fond chaleur contre 1 milliard3 qui était sollicité et qui était déjà prêt à être engagé sur les territoires.

Je pense qu'il faut je je souhaite qu'on ne casse pas cette dynamique surtout pas surtout pas. Ou alors si on la sur si on la casse et c'est le cas aussi sur ma prime Renove à ce moment-là qu'on soit homogène vis-à-vis des filières. On peut pas dire on enlève les aides au chauffage au bois pertinent performant avec des améliorations des matériels qui ont été faits ces 15 dernières ces 15 dernières années qui sont remarquables en terme de rendement et en terme de d'émission des particules et continuer et accélérer l'aide sur les pompes à chaleur.

Non, on arrête toutes les aides à tous les chauffages individuels. Point. Mais on peut pas favoriser l'électricité à Hautrance.

Je pense que ce serait une erreur magistrale dans ce pays sous prétexte qu'on redéveloppe le nucléaire à fond de dire allez hop on remet des des aides à fond sur le pompe à chaleur et on arrête le bois énergie. Non. le signal serait extrêmement négatif.

Soit vous arrêtez tout, on arrête tout pour tout le monde, soit on maintient peut-être à des plus faibles niveaux tout pour l'ensemble. Mais là dire on arrête le bois énergie, ça veut dire quoi ? Ça veut dire ben on s'est trompé en fait le bois énergie c'est mauvais alors que il y a 8 millions de foyers qui sont chauffés avec le bois énergie alors que c'est l'énergie la plus résiliente et la moins chère du marché aujourd'hui et qu'il y a des perspectives qui sont encourageantes.

Enfin je veux dire là pour le mois pour moi on fait une erreur majeure. Donc ça c'est important et donc préserver une continuité si le fond chaleur a été une vraie réussite avec le BCIB c'est que on a eu cette continuité dans l'action et cette durabilité. On on savait les uns et les autres savaient que quelque part bah peut-être leur projet il serait décalé de 2 mois ou de 3 mois mais ils auraient droit à quelque chose.

Ils auraient l'ajustement nécessaire, ça peut être 15 %, ça peut être 20 %, ça pu être 40 % à un moment d'aide publique à l'investissement pour juste être compétitif, c'est-à-dire - 3 - 4 % par rapport au prix du gaz. Alors, prix du gaz, c'est pareil hein. Je rappelle he 64 milliards d'euros le bouclier fiscal, le fin le bouclier tarifaire qu'on a tous collectivement payé pour éviter de payer la vraie facture énergétique quand les prix ont flambé.

Bon ben là 64 milliards, on parle de 800 millions, ça nous ça nous ferait quelques années de fond chaleur devant nous si on avait pas eu à faire ça. Donc anticiper correctement les choses, donc s'inscrire dans la durée vis-à-vis de l'accompagnement des projets Bois énergie de toute taille, que ce soit pour les particuliers, pour les collectivités ou pour les industries. Après, il faut je reviens sur les tailles de projet et sur la décarbonation dans l'industrie.

Il faut avoir en tête que le bois énergie de chaufferie collective et industriel est né au sein des industries du bois. C'estàd que historiquement les premières chaudières bois ont été installé dans les Syries pour sécher les grumes de bois. Donc on était déjà dans quelque chose qui a vraiment tout son sens, qu'il faut développer, qu'il faut péréniser, qu'il faut accentuer parce que ça donne de la compétitivité.

On fait des produits à plus forte valeur ajoutée et on a une filière bois bois d'œuvre qui qui se porte de mieux en mieux. Ensuite, c'est arrivé dans l'industrie agroalimentaire et ça a tout son sens. Que nos laisies demain soient indépendantes des fluctuations du prix du gaz parce qu'elles valorise une ressource sur de de 10 30 40000 tonnes de bois pour produire de la vapeur et fabriquer les les produits laitiers.

Ça a tout son sens que par contre là où on peut se poser plus de de de questionnements et je vous rejoins, c'est sur les safres Carbon 4 qui a répondu. L'étude Carbon 4 a dit on l'écarte vu les enjeux de consommation de kérosène pour l'aviation de toutes les manières il est hors de question de mettre la forêt le petit doigt dedans parce que on sera de toutes les manières totalement anecdotique face aux enjeux. Donc ben soyons courageux et peut-être écartons-le collectivement et on se dit le sujet il est pas pour nous en fait.

Je sais enfin ça c'est à à la filière globalement de décider. Ce qui est dommage c'est que ça brite de l'innovation. Ça bron donc il faut faut trouver les choses mais voilà c'est il y a il faut avoir toujours quand on réfléchit un peu les enjeux quand même en tête et où est-ce qu'on peut se positionner vis-à-vis de ces enjeuxl.

Je voudrais rajouter un un petit enfin une petite chose concernant les énergies. Je regarde avec beaucoup d'admiration ce tableau là-bas et cette photo où on voit un paysage rural où il y a plus de village, il y a plus rien et tout a été transformé pour faire de l'énergie. Vous voyez donc des éoliennes qui fabriquent de l'énergie électrique et vous voyez du colza qui fait du biofiule. et et et donc euh aujourd'hui ces paysages se multiplient hein dans notre poitoucharente ça ressemble majeurement majoritairement à ça.

Nous on milite chez nous pour recréer euh des linéaires de ha refaire de la de la refaire du bocage. et et on soutient ces initiatives et on a l'impression que le monde du bois et que le monde agricole alors on est tous pris dans un dans un espèce de de de d'industrialisation. Bon, ça c'est de l'industrialisation agricole et nous on est un petit peu dans ce modèle là avec l'industrialisation forestière.

Quoi que celle-ci produit de l'énergie avec son barrage électrique aussi. Voilà. Et donc aujourd'hui, je pense qu'on a, je refaisais l'histoire tout à l'heure de 70 ans en arrière.

Il y a 70 ans euh dans les deux sèvres ou dans notre dans notre dans la zone qui nous concerne, on avait pas de forêt, on avait rien du tout, on utilisait des arbres bocagés, on utilisait alors pour se chauffer, pour faire de la construction, pour voilà. Donc aujourd'hui, il faut, je pense que c'est un un débat qu'il faut remettre sur la table pour remettre d'ailleurs les populations un petit peu en ordre parce que c'est vrai qu'aujourd'hui les ruxaux qui se retrouvent dans des paysages comme ça s'y retrouvent plus pour faire des randonnées à pied hein. C'est quand même pas très marrant.

Euh voilà. Donc il y a aussi je pense qu'on a euh on a un message à faire passer et on a aussi une enfin quand on veut se projeter. Tout à l'heure, je vous ai je vous ai fait un une rétrospective, je crois que notre futur il est pas il est pas dans des paysages comme celui là-bas.

Voilà. Juste peut-être un petit complément. On on en a on en Ouais ouais pardon.

On a dit qu'on en parlait très très peu, mais on peut parler de notre ressource abondante et cetera, mais si on a plus d'entreprise et de personnes pour aller ramasser le bois, on peut parler du sexe des gens, ça changera rien. Très bien. Merci. vous avez parlé des ça a suscité sur les bans de notre commission à la fois des sourires parce que bon effectivement on a on a porté ce débat ici à travers une proposition de loi présentée par notre collègue Daniel Salmon.

Donc je pense à la série de questions. Euh Yannique Jadu. Merci madame la présidente.

Merci au aux trois intervenants et vous avez déjà été très complet et répondu à beaucoup de questions qu'on je pense les uns et les autres ici pouvaient se pouvaient se poser. Vous avez bien rappelé notamment au fond à la fois une accélération et c'est très positif de la demande à tout point de vue et j'aimerais peut-être que vous développiez un peu sur la question de la construction parce qu'on a là si on regarde par exemple le PMU PLU bioclimatique de Paris, je veux dire il va y avoir énormément de bois énormément de bois. Est-ce que vous allez pouvoir répondre à la demande ? y compris à partir de ressources françaises, hein.

C'est quand même un sujet euh extrêmement important quand on voit euh voilà donc peut-être développer un peu sur cet aspect-là. Et puis évidemment euh du côté de l'offre euh des des des contraintes d'adaptation. Euh toutes les études scientifiques montrent à quel point euh la forêt notamment euh soumise au dérèglement climatique évolue encore beaucoup plus vite que ce qu'on pouvait imaginer. et il y a des enjeux d'adaptation dans lesquels vous devez entrer forcément.

Donc euh au-delà de la question sur la construction, moi j'aurais une question un peu bête de communication parce que vous faites beaucoup de choses. Vous êtes présent sur tous les territoires. Moi, j'étais encore dans le weekend dernier dans ma forêt qui est à Saint-Govin.

Vous avez évoqué l'entreprise mais c'est mon c'est mon c'est mon pays natal. Euh et la communication, c'est à la fois des entreprises qui sont sur tous les territoires et je trouve qu'on raconte beaucoup de bêtises autour des filières que vous représentez. Moi, je suis surpris d'entendre autant de fois de dire que en fait il y a de la coupease à tous les étages partout et c'est vrai que parfois on en voit.

C'est c'est c'est perturbant. Et puis cette idée qu'au fond en France, on couperait les arbres soit pour les envoyer en Chine, soit pour les mettre directement en bois énergie. Et donc il y a, je suis toujours surpris de cette déconnexion entre votre ancrage territorial et les malentendus qui entourent le travail que vous réalisez.

Et donc comme vous faites beaucoup de choses, je pense que c'est toujours difficile de communiquer en plus. Mais à mon avis, il y a quand même un sujet de compréhension de ce que sont vos filières et à la fois de ce qu'elles font de bien sur nos territoires et de d'arriver à dépasser un certain nombre de de faits divers, de scandales qui parfois arrivent, mais quand même d'une incompréhension de la réalité de vos métiers et de ce qui se passe. Merci Yannick.

Franck mon On prend des questions 3 par trci Franck Monteog. Merci madame la présidente. Merci à à tous les trois de cette présentation, de ces présentations très éclairantes.

Merci beaucoup. J'auraiis deux questions. Euh l'exploration par satellite de la surface du globe permet avec des techniques particulières aujourd'hui de s'intéresser à ce qu'il y a dans le dans le sol.

Euh et et il semble être avéré euh peut-être sous réserve de confirmation scientifique que il y a une chute importante de de de capacité de séquestration de carbone du du sous-sol notamment en lien avec sur sur la partie forestière euh sur la partie forestière du territoire. Donc est-ce que est-ce que vous confirmez ça ? et et si oui, quels sont les les facteurs explicatifs peut-être en rapport avec ce qu'est ce qu'est aujourd'hui la forêt dans sa diversité et la manière dont elle a été gérée et donc la manière dont il faudrait la gérer pour pouvoir l'exploiter comme vous l'avez expliqué mais aussi pour regagner en capacité de de séquestration.

Première première question. Euh 2e question, quand on parle de de bois énergie, euh on on laisse de côté euh l'utilisation qui pourrait être faite euh de biogaz euh pour euh l'équilibrage du système de production consommation d'électricité nationale. Aujourd'hui, on utilise du du gaz naturel, du méthane pour faire fonctionner la centrale ou les centrales dites marginales qui qui dicent par ailleurs le prix le prix du marché de gros.

Et ce et ce gaz naturel est importé. Donc il y a on a aucune souveraineté d'une certaine manière par rapport par rapport à ça. Euh moi, j'ai toujours pensé que la la biomasse euh utilisé sous forme de de de biogaz pouvait faire permettre de faire tourner ces centrales et nous nous permettrait de gagner en considérablement en souveraineté par rapport à cette questionlà et aussi de de diminuer les prix les le prix du marché.

Voilà. Euh, on m'a toujours dit que la de la biomasse, il y en avait pas suffisamment, que c'était la raison pour laquelle euh on ne le on ne l'utilisait pas à ce titre à ce type de de d'emploi. Je ne suis pas convaincu de cette de cette réponse.

Et quand je regarde l'étude de carbone 4, là je l' fais rapidement tout en vous écoutant, je je ne vois pas cette cet aspect-l de la partie de la partie liée à à l'utilisation énergétique du bois. Donc je voulais vous interroger par rapport à ça. Merci.

Merci Daniel Gremill et ensuite vous pourrez répondre. Merci. Oui, merci madame présidente.

Merci pour vos interventions. Plusieurs questions. La première effectivement l'évolution de la ressource forestière va évoluer en fonction des essences qui seront en forêt.

Est-ce que l'industrie du bois sera en capacité ? Je prends toujours l'expression. Ben demain, le silleur devra siller le bois qui sera présent sur le territoire.

Et je prends un exemple très concret. Hier, on avait l'habitude de construire en chaîne des charpentes. Aujourd'hui, on a fait on fait des charpentes avec du être.

Enfin, le être rentre dans la construction, chose qu'on faisait peu avant. Euh c'est ma première question. Il y a une deuxième question aussi et je partage ce que vous avez dit sur le le monde des silleurs.

Moi je je vois dans Massif Dév aujourd'hui une Syrie en pleine forêt. Il y a qu'une maison et c'est pas une énorme Syrie. Et bien excusez-moi l'expression, j'allais être un peu vulgaire donc je vais rester poli.

Mais il est embêté pour sa propre existence par rapport au bruit que fait la Syrie alors qu'il est en pleine forêt. Le bilan carbone n'en peut être pas mieux. Il y a qu'une maison qui était avant une résidence secondaire ils habitent en permanence et cette seule maison va l'emporter sur la Syrie qui est historique qui était là bien avant.

Je prends cet exemple là parce qu'on l' pour le comment pour le ensuite non justement les conneries ça suffit euh et parce que là on est dans le monde de la connerie entre nous. Euh je je reviens sur le le recyclage. Vous avez évoqué madame sur les constructions et notamment les charpentes.

Lorsqu'on fait une charpente, c'est plus souvent plus pour un siècle que 30 ou 40. Non, je dis ça parce qu'aujourd'hui est en train de naître dans nos territoires, y compris le recyclage des anciennes charpentes pour lesquelles on retrouve à nouveau une vie de construction. Non, mais je chose qui n'existait pas avant. avant on déconstruisait, c'était ça partait à la chaudière et aujourd'hui donc on s'aperçoit que la déconstruction va être un gisement énorme de ressources qui pourra alimenter à la fois les panotiers.

Je pense à une entreprise qu'on a chez nous aujourd'hui. Hier, il y avait pas un morceau de bois de provenant des déchetteries. Aujourd'hui, quand vous voyez le volume qui rentre, c'est et c'est ça peut être à l'infini.

Donc et donc on voit bien qu'il y a eu des progrès techniques euh absolument formidables. Euh donc le dossier du recyclage euh dans tous ces états du bois euh va devenir à mon avis majeur et va donner qu'est-ce que vous en pensez ? Une capacité supplémentaire de contribution et de valeur ajoutée au niveau du secteur forêt.

Il y a un point que je voulais aussi évoquer sur le dossier énergétique. Dossier énergétique, il faut être très prudent. Je le défends complètement.

Mais quand je dis prudent parce que le moment où on a mis le bois dans la chaudière, c'est fini. Donc il faut que ce qui va rentrer dans la chaudière soit vraiment des parties de bois qui ne peuvent pas être valorisées parce que aujourd'hui on peut faire du bois à bouter donc parfois un petit bout de grume bah il peut trouver une valeur autre que uniquement la le et là encore on a une capacité contributive sur le la l'utilisation du bois en énergie qui est formidable au niveau industriel et au niveau particulier. Par contre, on se souvient quand même de la crise pandémie Anne-Christine euh Anne-Catherine pardon.

On a avait été sollicité par la finière, le prix s'était envolé du granulet bois et on avait des granulés bois qui venaient du Canada trois fois moins cher que les granulés bois provenant de nos territoires. Je dis ça parce que ça a beaucoup perturbé un certain nombre de particuliers sur le prix de du gran les bois alors que il y a une ressource mais il faut qu'on il y avait un peu de spéculation et puis il y avait aussi une moindre activité euh donc moins de sillage donc moins de sillage moins de composants pour faire les grenules et les bois mais si on veut donner une lisibilité sur la filière énergétique il faut encore être meilleur je pense au niveau interprofessionnel et ma dernière question C'est euh concernant les bois d'périssants. Euh un bois d'périssant, que ce soit un feuillou ou résineux, c'est quand même dommage.

La plupart du temps, ils ont allez 50 ans, voire enfin entre 30 et voire plus pour certains un siècle. Et ça serait quand même dommage de consid est-ce qu'on a des possibilités d'aller plus loin dans l'utilisation du bois périssant, dans la construction et cetera et cetera. Je dis ça parce qu'il y a eu des expériences qui ont été fait dans du lamelécollé avec en utilisant des bois d'érissants qui donnent des très bons résultats parce que le bois n'a pas perdu pour autant sa résistance mais on garde de la valeur ajoutée et puis cuide de la chimie verte forestière.

Voilà beaucoup de questions auxquelles je ne doute pas vous allez répondre les uns et les autres. Je commence le bal. Alors on va répondre aux questions.

On va essayer de faire dans l'ordre. J'espère que tout le monde trouvera les réponses à ces questions. Donc la première sur le bois de la construction, monsieur Jadeau, un point important.

Donc le bois dans la construction, on a vu depuis une vingtaine d'années une réutilisation du bois de façon importante dans la construction. D'abord à partir de de Exnilo, des maisons qui sont construites pleinement en bois en structuration bois. Aujourd'hui, on a un marché qui est en train de s'ouvrir, c'est le marché de la réhabilitation.

Vous savez tous que il y a de très grand nombre de logements collectifs qui ont été construits dans les années 70 voire peut-être même avant qui qui vont aujourd'hui sur le marché devoir être contraint de s'adapter notamment en matière énergétique et et en matière émission carbone. Donc on a ces marchés là et on est en train de développer dans la filière monsieur Archemo en parlera aussi beaucoup mieux que moi, des produits à destination, donc des systèmes constructifs, des choses qui vont permettre des isolations pour pouvoir répondre à ces demandes là. Donc ça ce sont deux gros marchés qui existent.

On a prouvé, je pense la fiabilité, le professionnalisme de la filière dans les Jeux Olympiques 2024. On a on a eu des bâtiments emblématiques, on a réussi à tenir des délis, montrer l'industrialisation, montrer comment on utilise du bois en structure. Je pense notamment au village des athlètes où la structure carrément du bâtiment est elle même en bois.

Et donc à ce titre-là, je veux souligner l'importance d'une réglementation qui est la RE 2020 qui va permettre de donner justement au bâtiment une visibilité et donc tout à la filière à assurer des débouchés de matière. Cette réglementation R2020 donne de façon évolutive dans le temps avec des seuils 2025, 2028, 2031, des obligations en matière de construction et c'est vraiment le moteur aujourd'hui du bois de la construction française. Euh aujourd'hui, nous savons qu'une une mission a été lancée justement par le ministère du logement pour étudier l'impact économique sur effectivement la construction puisqueaujourd'hui c'est un sujet quand même sociétal important.

Nous nous souhaitons et et nous nous allons témoigner en ce sens. Nous souhaitons montrer que la construction et les évolutions de coût de la construction ne sont pas lié justement à l'évolution de cette réglementation. Ça c'est un point qui est vraiment très très important et qui demain permettra d'atteindre ce que j'évoqué tout à l'heure des 21 % dans la construction ou 25 % d'utilisation de bois qui qui est le cas.

C'est pas juste mettre un plaquage bois sur les murs. Ça veut dire concevoir un bâtiment non plus comme on le conçoit à partir d'une structure béton comme on sait faire et comme on excelle en France à faire. C'est aujourd'hui dans la conception déjà intégrer ce bois.

Ça veut dire construire différence. Ça veut dire aussi former des gens de façon différente. Donc c'est un vrai chantier, c'est pas quelque chose qui va se passer en 10 minutes.

Il faut compter plusieurs années mais mais les grandes majors que ce soit Vinc travaillent sur ces sujets-là et c'est quelque chose qui qui évolue très favorablement et on travaille en partenariat sur ces sujets-là. Donc ça c'était à souligner. Pour répondre peut-être au point sur la communication.

Effectivement, vous vous le disiez, nous sommes nous sommes soumis sur les réseaux sociaux à à beaucoup d'imprécision et parfois de fle news aussi. Nous travaillons en filière et nous avons lancé cette année deux grands axes, donc une communication filière pour montrer qui nous sommes. Il nous est apparu effectivement très important de rapprocher notre filière et nos industries de la société.

Aujourd'hui, tout le monde aime les poutres dans son salon, dans sa maison, mais par contre, personne n'aime couper un arbre et personne ne fait le le lien réel, pardon, entre cet arbre qu'il faut couper, qui arrive à maturité. Nous sommes dans de la civiculture. Nous dépendons de choses qui ont été décidées il y a 30 40 ans.

Le FF, vous le disiez vous-même, qui s'arrêtait dans les années 80. euh des décisions qui sont prises aujourd'hui. La forêt, elle est conçue comme ça.

La coupe rase qui qui qui en France est vraiment quelque chose qui est moins de 2 % hein. C'est quelque chose qui est vraiment très très faible. Aujourd'hui, on focalise euh sur ces sujets-là qui ne sont en fait pas des vrais sujets.

L'industrie française n'est pas aujourd'hui alimentée par des coupases. C'est c'est une erreur. C'est vraiment un non sens que de dire ça.

Donc à ce stade aujourd'hui, nous avons une forêt qui se gère d'une façon. Je suis tout à fait d'accord avec vous et je pense que toute la filière, on est d'accord. Les évolutions sont nécessaires dans la gestion vis-à-vis de la dégradation de la forêt compte tenu des évolutions climatiques.

Donc nous sommes prêts et nous le faisons. Je pense que le forestier euh la France la forêt a été plantée par Colbert il y a de ça plus de 250 ans. Aujourd'hui, elle croit, elle embellit.

Elle a eu des mauvais passages mais on a repris la main. Donc aujourd'hui le forestier sait très bien que c'est un patrimoine qui transmet, vous le savez le temps c'est il plante, ça sera son petit fils, peut-être son arrière petit fils qui pourra assister à la coupe. Donc c'est vraiment du long terme.

On est sur des schémas longurés et l'industrie derrière n'a pas aucun intérêt à raser la forêt française sachant que vous investissez pour 30 40 50 ans. Dans 50 ans, s'il y a plus de bois, vous faites quoi ? Je ne sais pas.

Donc aujourd'hui, on est on nous accuse de gestion et euh qui n'est pas patrimoniale. Or, c'est ce qu'on fait. On a une gestion sur la durée et si on veut péréniser à la fois nos produits, à la fois nos débouchés, s'investir dans dans un des rôles de la filière qui est d'arriver à équilibre en 2050 neutralité carbone, la filière bois dans la construction par son effet substitutif énergétique a une vraie rôle à jouer.

Mais pour ça, il faut s'assurer de la ressource parce que c'est pas un coup en l'air, il faut que ça dure sur la durée. Et une fois de plus, tout ce qui est plantation aujourd'hui, tout ce que vous allez décider, ça impactera le climat non pas en 2050 parce que c'est déjà un peu tard, ça impliquera le climat en 2070, en 2080. Et aujourd'hui ce qu'on peut faire, les leviers qu'on a, c'est l'utilisation du bois dans les usages.

Multiplier les usages dans la construction de 100 et un mais mettre plus de bois dans notre vie autour de nous parce que c'est un matériau qui stock le carbone et qui a une capacité de substitution forte par rapport à d'autres produits qui sont issus de procédés industriels qui eux libèrent du carbone. Donc la communication est lancée, nous avons un gros budget communication pour toute la filière qui va s'étaler sur l'année et une nécessité vraiment de de prise conscience de ces échanges. Effectivement avec un dernier point aussi, nous essayons de travailler sur l'attractivité des métiers parce que c'est aussi une communication vis-à-vis de la société.

Aujourd'hui, vous avez vu, nous avons créé 35000 emplois en l'espace de 7 ans. Notre notre projection est dans créer à peu près la même quantité dans les cinq prochaines années à venir. Et l'image aussi du travail du bois et des industries du bois, c'est quelque chose qui est un peu pénible.

Enfin, la pénibilité est un facteur qui nous est souvent remonté. Donc aujourd'hui, on travaille aussi à travers d'un programme filière qui s'appelle Verywood métier sur la connaissance de ces métiers. La féminisation aussi fait partie.

C'est pas peut-être pas pour ça qu'ils ont une une une femme présidente, mais aujourd'hui la féminisation de cette industrie est quelque chose d'important. Merci. Merci Anne.

Donc je voudrais reprendre quelques quelques éléments que qu'An a développé. Le bois dans la construction monsieur Jad oui on en aura assez puisque dans tous les cas on construira jamais tout en bois. C'est pas possible.

Le bois, il a il a il a quand même un inconvénient, c'est qu'il brûle dans la construction. Et on a vu ces dernières enfin quand on met trop de bois dans la construction, il faut quand même être assez prudent et on aura toujours un mixte entre entre des des des matériaux des matériaux solides, enfin des matériaux minéraux et des matériaux combustibles. Et là-dessus, il faudra quand même être assez prudent sur le sur justement le l'emploi de de ces bois. enfin intéressant sur le sur les sur les conformités à dans la construction, sur la prise de parole euh par des entreprises de communication euh dont on entend parler depuis depuis la période Covid hein euh où c'est une vra des vérissables sociétés de communication hein où ils sont bien plus avancés que nous en terme de moyens humains, de moyens de sur les réseaux sociaux et tout ça.

C'est vrai que on a été pendant une vingtaine d'années, on avait bon la communication fait toute seule, on avait pas grand chose à faire, c'était relativement naturel. [Musique] Aujourd'hui, les enfin la parole, la prise de parole et les messages sont des messages Ouais. fait pour choquer le le choquer le public, hein.

On voit bien ceux ceux qui habitent dans les dans les zones rurales ou les zones forestières des couperas. Je vous envoyer quelques-unes bien sûr parce que à un moment donné la parcelle elle est arrivée euh à 50 ans et si on veut pas que des arbres dépérissants parce que c'est ça le problème le problème des arbres despérissants euh dont c'était Daniel les choses c'est qu'à un moment donné on va plus dans les parcelles comme on allait autre fois parce que avant on avait du petit matériel, on allait dans les parcelles faire des faire des coupes de d'amélioration ou des coupes de de des petites purges. Aujourd'hui, on a aujourd'hui, c'est assez assez compliqué de de Ah c'est assez compliqué de de mettre en place et c'est coûteux de sortir ces ces bois dans certaines régions.

Ensuite, concernant les photosatellites, effectivement aujourd'hui on a des analyses de photosatellites hyper puissantes. On peut faire des avec de l'imagerie numérique des repères de couleurs, reconnaître les essences d'une façon assez assez parfaite. Sur c sur ces photos satellites aujourd'hui, on peut recoller le cadastre.

Euh et d'ailleurs, ça c'est un problème parce qu'aujourd'hui on on aimerait nous euh entreprises industrielles pouvoir aller euh euh recoller plus facilement euh sur le cadastre euh qu'aujourd'hui aujourd'hui la l'accès au cadastre, il est il est euh accessible aux coopératives, aux experts forestiers et nous entreprises euh forestières euh on n' pas le droit euh euh de recourir au au propriétés du sol. Euh voilà, donc la séquestration dans le sous-sol euh des euh des des des de la quantité de carbone. Alors ça c'est un espèce de calcul.

Moi, j'ai jamais rien compris. Aujourd'hui, quand on coupe un arbre, on dit que la moitié de sa de sa masse est dans les racines, l'autre moitié dans ses branches et dans ses feuilles. Quand on extrait un arbre, on extrait que la partie du tron.

Les feuilles, on les laisse en forêt, les petites branches, on les laisse en forêt et les racines, les 99 % des cas, on les laisse aussi en forêt. Donc donc euh ce calcul de la du retrait du de du enfin du de l'extraction euh dans le sol euh des quantités de carbone est encore à démontrer. Moi, je je suis pas je suis pas persuadé par les calculs qui sont faits.

Ensuite sur le bois énergie et sur l'injection de la biomasse sous forme de gaz dans les réseaux. Aujourd'hui, gasiifier du bois, c'est une bonne idée. Le méthaniser, c'est une bonne idée.

Le retransformer en chaleur à la fin pour faire du chauffage, c'est une mauvaise idée parce que le rendement est mauvais. C'estàdire qu'à un moment donné, vous avez des chutes de rendement et pas question de d'aller gazfier du bois pour le transporter dans des tuyaux pour le faire brûler en en sous forme d'une flamme dans un dans un chauffage. Il faut vaut mieux prendre le bois, le déshydrater, le granuler et là on a on a un matériau un matériau stockable.

La c'était de faire tourner avec ce gaz des turbines. Des turbines ou permettant d'équilibrer des systèmes électriques. D'accord.

Mais là aussi là aussi là aussi même même sujet problème de rendement de rendement à partir du moment où on passe enfin le problème dans un dans un système équilibré au niveau de l'énergie c'est la la masse d'énergie que vous primaire et ce que vous en sortez derrière quand vous fabriquez de l'électricité avec une turbine, vous avez un rendement d'une turbine à vapeur qui est de 25 à 30 % c'est-à-dire que avec 100 % d'énergie thermique vous vous extraez 25 % d'électricité. Si cette électricité pour c'est pour aller en refaire du chauffage derrière, ça c'est mauvais hein, très mauvaise idée. Et je rappelle à certains qui devraient reprendre des cours de physique pour euh refaire des calculs de rendement.

La question c'est le PCS. Vous êtes en train de dire que le PCS de de du du biogas voilà n'est pas comparable à celui c'est ça ? Non, je je pense qu'en fait l'activité le changement d'état de ces gaz, les différentes étapes de transformation de la matière vont avoir une efficacité.

Chaque étape va avoir une efficacité. Si aujourd'hui on prend 100 % de matière et qu'à la fin on arrive qu'à utiliser 3 % en en gaz ou en énergie, on a des rendements et des efficacité énergétique avec des pertes importantes. Et ce sont ces pertes là.

Si vous arrivez à faire des systèmes avec des cogénérations, des réemplois d'util de d'énergie à basse pression, basse température, vous pouvez à ce moment-là arriver à avoir des efficacités énergétiques qui qui ont une valeur aussi économique. Parce que quand vous avez beaucoup de pertes dans le circuit dû aux différentes transformations, dû aux différentes utilisations, en fait, il y a il y a pas de de réelle économie derrière qui suit. Et c'est pour ça que les procédés tel en tel quel physiquement, on peut transformer un gaz, enfin du bois, on le gazéifie.

Les étapes existent, je veux dire par la physique aujourd'hui, par la technique, on peut le faire, mais quand on associe différents procédés les uns les autres, on a des rentabilités de chaînes qui conduisent à faire que le projet n'est pas rentable. Et souvent, c'est ça les problèmes qu'on rencontre. et et et donc h et et donc le enfin oui, mon mon collègue en on reparlera tout à l'heure sur justement ce cette cette ce souci d'efficacité et de rendement.

Euh il faut quand même enfin c'est quand même un sujet il faut faire attention quand vous quand vous proposez ce genre d'idée euh faire des faire du gaz pour fabriquer de l'électricité et cette électricité si on doit en faire du chauffage en période froide puisqu'on va la stocker pour alimenter les turbines quand les éoliennes ne vont pas tourner. C'est c'est ça le sujet. Euh c'est une mauvaise idée.

Voilà, il vaut mieux utiliser de la biomasse qu'on va stocker et puis on l'utilisera quand on aura les pointes de froid et à ce moment-là, on fera des délestages sur les réseaux électriques. Cho c'est une choix politique les réseaux électriques. Politique, c'est pas qu'une question de physique, c'est une choix politique.

Les réseaux électriques ne tiendront pas pour faire toute l'électricité dont on a besoin demain. C'est c'est pas possible. On sait on on sait très bien dire ce genre de solutions a priori comme vous le faites.

Je pense que c'est pas voilà, c'est pas le bon chemin, mais enfin bon, c'est mon avis personnel. On peut être on peut on peut ne pas être d'accord quand même, non ? J'espère peut-être qu'on vous a pas répondu sur carbone 4.

Je je vais le faire et puis je laisserai ensuite à monsieur Mathieu Fleurry la main sur la partie pour énergie juste sur carton 4. La question de fond est un c'est un outil en fait c'est un outil de simulation de la filière. Donc quand vous dites qu'on n pas pris en compte le bois énergie, le bois énergie a été pris en compte.

La cont la gazéification bien sûr la gazéification n'a pas été pris en compte puisque ce ce modèle a été constitué sur les chiffres de 2017 et 2018 où à l'heure actuelle enfin au moment donné ça fait déjà 6 ans, au moment donné les productions de gazéification en France étaient anecdotique. Donc aujourd'hui, c'est un outil qu'on peut faire bouger, c'està-dire je peux rentrer plus là, plus là, moins cela sur sur les différents lignes du flux et voir l'impact que ça a en totalité sur la valeur ajoutée et sur la filière. Donc ça, on peut faire aujourd'hui.

Effectivement, la gazéification n'a pas été intégrée puisque au moment où Carbone 4 s'est développé, ce n'était pas un secteur d'activité économique très développé à l'époque. Je vais je vais compléter une petite question et puis je passerai la parole à mon collègue sur les prix des granulés qui s'étaient envolés. Alors, il faut savoir que le prix du granulé, une consommation importante des granulés est fait pour faire de l'électricité. pas en France euh mais euh en Angleterre, les Anglais consomment 8 millions de tonnes de granulé pour fabriquer de l'électricité parce qu'ils ont basculer des centrales à charbon euh pour fabriquer l'électricité.

Certaines compagnies euh belges et et allemandes fabriquent de l'électricité aussi avec des granulés. Quand le prix quand on a bloqué le le le importation de Russie, une partie importante une partie euh une partie une partie oui vient aussi de de Russie hein de de granul. On a dit à un moment donné stop, on arrête d'importer du gaz, enfin toutes les matières dont les granulés.

Et là, affolement général, le prix de l'électricité s'est envolé jus à un moment donné jusqu'à 1000 € du MW. À 1000 € du MW, vous valorisez, vous êtes capable d'acheter des granulés à 750 € la tonne. Les Anglais, les Allemands se sont mis à acheter des granulés à n'importe quel prix.

N'importe quel prix. Et donc on a eu une espèce de de de de folie et d'envoler. Euh vous savez que Paris est est chauffé avec des grenouillé de bois. 180000 tonnes sont importés pour chauffer Paris.

Euh sont importés hein, il y a pas un granulé français qui chauffe Paris. Tout est rentré sur le port de Rouan pour venir euh par une ligne ferroviaire chez CPCU à Saint-toin et même chose CPCU n'avait pas avait des contrats mal bouclés et à un moment donné ils se sont dit mais si on n'orte pas de granulé on va avoir froid à Paris parce qu'on aura peut-être pas de gaz et donc tout le monde a été est fautif dans cette dans cette affaire. Alors nous euh on c'est pas nous qui avons fait le prix du marché hein.

On venait nous voir. Vous avez pas des granués ? Si j'en ai, mais je vous les vends pas parce que voilà, on n' pas euh on aurait pu euh dans certains cas arrêter de livrer euh les foyers français et euh mettre tous nos granulés euh aux anglais ou ailleurs.

On l'a pas fait. Euh bon, après cette espèce d'envolé, ça pas duré bien longtemps hein. Ça c'est bien calmé.

Aujourd'hui, on a des prix même qui sont très très très bass. Euh juste assez rapidement parce que je crois qu'il y a d'autres questions derrière. Je je vous remercie, monsieur Jadeau d'avoir évoqué ce terme de communication qui est fondamental.

On est aujourd'hui pas visible, pas audible. On a vécu heureux et caché pendant de longues années. Il est temps qu'on sorte du bois.

Euh il faut que on refasse un lien entre la société et puis nos métiers euh parce que l'exode rural est passé par là et que euh aujourd'hui il y a plus personne qui prend sa tronçonneuse pour faire du bois énergie et ça ça etou pour faire du bois énergie ou du bois d'œuf, peu importe. Mais en tout cas euh toute toute cette habitude de et ce contact avec la forêt productrice, le bocage producteur, il a disparu. C'est à nous de le recréer de diverses matières.

Donc il y a il y a France Boisforêt qui va en effet engager un vaste plan de communication et c'est tant mieux et c'est urgent ça. Ça ça montre qu'on a quand même pris conscience du sujet. Il y a aussi les interpôles locales, les fibois sur les territoires qui œuvrent au quotidien pour essayer de ramener du lien entre le l'arbre et ses différents usages.

Donc ça, je pense que c'est un sujet, vous avez raison de le noter, qui est qui est fondamental sur le stockage du carbone dans les sols. En effet, il y a une dégradation et en effet les études scientifiques le prouvent euh qui sont liées aux différents allées climatiques, au stress hydrique que l'on a connu ces dernières années sur les massifs forestiers, donc à une croissance moindre aux maladies. Euh vous avez euh euh parlé, vous connaissez bien les problèmes d'escolites et d'autres de l'encre du châignier ou de euh de la calaros du freine.

Tous ces éléments euh contribuent évidemment à un moindre stockage de carbone. les on a de la chance en France, on a quand même des chercheurs, on a quand même des travaux forestiers qui sont mis en œuvre qui permettent de d'essayer de modéliser, d'essayer d'anticiper pour savoir quelles sont les essences que l'on pourra utiliser le mieux possible et quelles sont celles qui vont résister le mieux possible pour les les années à venir. Sachant que là, il y a aussi quand même quelque part une forme de paris puisque on sait pas exactement de quoi, avec quelle quelle vitesse le changement climatique va s'opérer sur notre sur notre territoire.

Euh juste un petit point sur le recyclage. Euh le recyclage pour moi le sujet il est il est pas derrière nous hein, mais il mais pas loin parce qu'en fait on est déjà dans des filières dans le panneau qui vont aujourd'hui alors les usines sont quasiment toutes en train de sortir de terre. Elles sont toutes avec intégré, c'est-à-dire avec on valorise au mieux le recyclage du bois dans le panneau et puis on a les résidus qui vont être valorisé dans les chaudières qui vont faire leur propre électricité.

Enfin, on est sur des modèles qui sont très intégrés qui sont pas encore complètement opérationnels à l'heure où on se parle mais je dirais que dans quelques mois je pense le le on la filière sans capacité de valoriser le moindre petit morceau de bois qui traîne sur le sur le territoire et d'être un modèle d'économie circulaire. Je pense qu'on en a pas encore suffisamment parlé également en terme de communication. Il faut qu'on sache se mettre en avant et dire que sur la durée de vie d'une 100 ans, on a on est on est sur zéro perte et plusieurs usages et plusieurs utilisations de cette filière bois qui a de nombreux de nombreux atouts.

Euh chimie verte, chimie verte, ça c'est un vrai sujet hein. Chimie verte, le le sujet il est ouvert, il est devant nous. Juste qu'on est en tête que la chimie c'est le premier le premier consommateur d'énergie enfin de de produits pétroliers.

Si on s'amuse à imaginer que le bois va se substituer à ça, non, là aussi, il va falloir un moment raison garder et se dire quelles sont les niches sur lequelles le bois va pouvoir se positionner sur les les usages de la chimie parce que c'est là, on rentre, on ouvre un petit peu la boîte de Pandor. J'en avais discuté avec Francis Allé il y a une il y a une dizaine d'années et lui avait une vision assez euh je pense je suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de travaux là-dessus en disant la chimie les bois ont tellement à apporter notamment dans leur feuillage et prenait comme exemple la forêt tropicale disent on a une ressource infinie dans les feuilles des arbres en forêt tropicale avec des des molécules qui sont extrêmement recherchées dans la pharmacie notamment peut-être que là il y a aussi des pistes à à explorer. Ça ça concerne moins la forêt métropolitaine mais euh attention enfin oui, il faut de toutes les manières, c'est un sujet qui est devant nous, attention aux enjeux, attention au volumes qui sont potentiellement extrêmement importants et la valeur ajoutée pour le coup là on sait qu'on sera on sera plus compétitif vis-à-vis de la production de palette si on parle de d'aller chercher de la chimie et et de la valeur ajoutée dans la chimie.

Merci. On va un petit peu accélérer à la fois les questions qui vont encore être posées, vos réponses. Euh Annieque Jacqu, merci présidente.

Euh je suis en train de travailler sur une mission d'information, je suis corrapporteur sur l'avenir de la filière automobile et dans ce cadre-là, je suis allée visiter pas plus tard qu'avant-hier un équipement entier dans mon département et il m'a posé une question. Il a été repris par un groupe japonais et bien qui étant le le meilleur au niveau émission de gaz à effet de serre des de des autres entreprises de ce groupe-là, il doit payer une taxe et ne voulant pas la payer à des fabricants de voitures électriques bien connues aux États-Unis en Chine. Il a demandé à ses collaborateurs de trouver une autre une autre issue.

Ils lui ont proposé d'aller planter des arbres au Brésil. Et il m'a demandé pourquoi est-ce qu'il faut aller au Brésil pour planter des arbres ? Et pourquoi est-ce qu'en France les industriels ne pourraient pas utiliser ou à planter des arbres dans notre pays pour leur contribution ?

Et ce qui m'amène, je suis élue dans le département du doux et vous avez vaguement évoqué le problèmes d'escoltes et puis on a beaucoup de forêts dans le département du doux et plus largement en Bourgonne Franchecté qui sont décimés par cet insecte. Donc il va falloir replanter et on sait pas vraiment encore par quoi planter puisque l'ONF fait des essais. Alors, j'ai bien entendu, monsieur Archimbau, vous parliez des forêts qui avaient été replantées par les Allemands avec des pains autrichiens et on se rend compte que finalement ils sont pas adaptés 80 ans après.

Il faudrait pas qu'on fasse la même erreur dans notre département. Et puis une troisème question donc voilà, est-ce que vous avez des une approche par rapport à ces replantations ? Et une troisième question peut-être pour monsieur Fleurri, vous avez parlé des s avec une forte valeur ajoutée quand ils arrivent à déshydrater le bois.

Et j'ai justement la problématique d'une série proche de chez moi qui voulait installer des panneaux photovoltaïques sur ces bâtiments, mais il a un problème, il ne trouve pas d'assureurs qui prennent en charge un pseudoisque. Alors, est-ce que vous avez une des tuyaux par rapport à ça ? Merci bien Maris Ousso.

Merci madame la présidente. Moi je viens du Tarn donc je viens d'un département qui est très boisé. Bon il y avait pas mal de feu depuis la guerre comme vous l'avez dit.

Il y a eu beaucoup de plantations FFN avec le FFN et donc en résineux. Mais actuellement les Syries ne produisent plus de bois d'œuvre parce qu'il n'y a plus de débouché. Et on avait à côté de chez nous une petite ville Revel dont le sénateur est présent là euh qui était la ville du meuble d'art qui a à une époque il y avait des centaines d'entreprises et de salariés.

Bon, il y en a plus qu'une poignée et en fait on se rend compte ben que les gens ont changé leurs pratiques. Euh ils ne achètent beaucoup moins de mobilier. se sont tournés vers comme vous disiez euh des panneaux de particules plaqués, du médium, des boîtes comme IKEA et donc on a un un effondrement de de cette filière de l'ameublement.

En en parallèle, c'est pareil pour les menuiseries. Euh on est envahi par les menuiseries euh PVC et euh qui font un lobbing euh d'enfer parce que j'avais déposé un amendement qui a été refusé euh dans le la rénovation pour utiliser plutôt des euh menuiseries bois euh et j'ai immédiatement reçu un courrier euh de la filière PVC pour m'informer de toutes les qualités environnementales de cette filière sans bon bien sûr mentionner le fait que ça stockait pas le carbone. Donc en en parallèle, ce que je voudrais dire c'est que le les métiers du bois attirent toujours les jeunes.

On a un lycée professionnel qui fait le plein. On a des compétences en en design et ma question c'est est-ce que vous pensez qu'il y a toujours la place pour une filière ameublement français et est-ce que vous avez dans vos adhérents des entreprises qui portent ça et et comment est-ce que vous pouvez engager une communication pour essayer de de ramener les consommateurs vers du mobilier bois plutôt que avec du mobilier PVC, du mobilier panneau de particules. Est-ce qu'il y aurait pas des possibilités aussi de travailler avec des designers des à une époque, il y avait Charlotte Perian ?

Bon, c'est c'est lointain mais pour redonner l'envie et et et quand même mobiliser toutes nos compétences et nos savoir-faire qui sinon vont très rapidement disparaître. Voilà. Gilbert Fabroot.

Présidente. Une petite question. J'ai eu récemment un entretien téléphonique avec un grosur de mon département, les deux Sèvres, d'où vient d'ailleurs monsieur Archambau, qui m'a interpellé sur l'application de la REP à la profession des sieurs euh qui euh considérant que la REP, c'est la responsabilité élargie du producteur, lui en tant que sur il considère ne pas faire de déchets et il considère donc que l'application de la REP à la filière est quelque chose qui n'est pas normal.

Donc je voulais demander à nos invités de jours ce qu'il pensent de la question. Alors, monsieur Châtillon qui a été l'ancien maire de Revel, ça que tu voulais intervenir Alin par rapport Oui. Non, simplement dire que c'est vrai, notre cité avait une trentaine d'entreprises il y a 20 il y a 35 ans.

J'ai fait créer le lycée des métiers d'art, du bois et de l'ameublement pour essayer d'élargir les choses en 2012. Et aujourd'hui, nous allons créer une pépinière d'entreprise. Pépinière d'entreprise qui permettra aux jeunes, il y a à peu près 200 jeunes qui sortent de ce lycée, de rester et de d'assurer ou de nous essaierons de les aider à assurer le développement sur le bois.

Et donc je pense que comme l'a dit du reste ma ma collègue, je pense qu'il y a quelque chose à faire dans ce domaine et que le bois euh est un élément déterminant dans le comment dirais-je dans dans le classique et et dans l'art. Et donc à mon sens, il y a vraiment un accompagnement à assumer ou à assurer pour assurer ce développement. Mais à mon avis, il existe.

Merci. Il y a qu'à voir déjà Italie ce qui se passe. De la même façon, on va se répartir les rôles pour vous répondre peut-être sur la partie plantation.

Donc aujourd'hui, l'État met en place pour pouvoir planter en France des labels bas carbone, donc des systèmes qui vont permettre par un financement privé de replanter en forêt des arbres pour compenser les problèmes d'émission. Donc aujourd'hui, c'est ces outils existent et se mettent en place et et donc on a la troisème version je pense qui vient qui vient de sortir sur ce label ber carbone. Oui, ça existe tout à fait.

On n'est pas obligé de replanter au Brésil, il y a des choses qui existent en France. Euh sur la partie assurantielle, monsieur Archembour en parlera mieux que moi, mais ça ne concerne pas que les Syries. Aujourd'hui, vous l'avez compris, l'évolution de la filière demande des capitaux, les sites sont capitalistiques et et effectivement face au aux différents incidents qui sur lequels peut auxquels pardon peuvent être confrontés ces ces industries, nous avons un désengagement massif dans toute la filière, que ce soit dans l'ameublement, que ce soit dans la Syrie, que soit dans tous les secteurs, des assurances aujourd'hui.

Et c'est un vrai problème parce que sans assurance, vous ne pouvez pas emprunter, donc vous ne pouvez pas investir. Et c'est un sujet majeur pour la filière et ça c'est un des points sur lesquels on voulait également insister de notre côté, le côté assurantiel, c'est la même chose aussi en forêt hein, vous savez qu'il y a des responsabilités du propriétaire par rapport à des branches qui peuvent tomber, des choses comme ça. On a des désengagements entiers, des pans entiers euh du secteur qui sont c'est pas une compagnie hein, c'est c'est beaucoup beaucoup de compagnies face aux incidents et aux accidents et on sait tous que le changement climatique est là. que les contraintes assurantielles par rapport à des vainements qu'on ne maîtrise pas sont importantes pour pour les assureurs.

Mais mais nous c'est un vrai problème. Donc ça c'est un point un point très important à souligner. Euh sur la partie ameublement français, je crois que vous évoquiez tous les deux le sujet.

La filière française de l'ameublement existe heureusement. Elle existe, elle est vivante et elle croit et l'embellit. Le le sujet du mois massif ou du ou du bois panneau est un sujet aujourd'hui qui qui est un sujet, on va dire financier.

Aujourd'hui, quand les pouvoirs d'achat baissent, quand les situations des foyers sont compliquées, c'est difficile d'aller acheter un meuble massif chaîne, un meuble massifisier. euh les gens vont euh dans des grandes chaînes acheter un meuble euh tout venant qui aura une durée de vie euh qui correspondra aussi à la mobilité et et au mode aujourd'hui. Donc je pense que le bois massif à son avenir effectivement et c'est toujours un produit haut de gamme.

C'est c'est toujours ça, c'est une niche aujourd'hui sur un marché qui existe. Et ça c'est c'est un sujet quand vous achetez un meuble en chaîne, évidemment vous vous imaginez un chaîne il met 80 ans à grandir. son prix de revient n'a rien à voir avec des petits morceaux de sillure, des petits morceaux de bois recyclé qu'on va utiliser pour du panneau.

Donc on on a vraiment une contrainte économique forte sur ce type de produit. On est sur des produits plutôt haut de gamme. Oui, mais moi juste actuellement on a énormément d'importantation de meubles proés qui sont des meubles en massifier.

Che chez nous en fait le meuble haut de garde a été remplacé par des implantations. C'est ça que je veux dire. D'accord.

OK. Oui. Oui.

Donc pour reboucler, souvent les meubles portugais sont faits en arbres qui proviennent du Brésil puisque le Brésil est une ancienne colonie portugaise. C'est pour ça que les Français proposent d'aller subventionner des plantations au Brésil ou les Européens. Euh oui, au Brésil euh aujourd'hui euh donc il y a un potentiel forestier énorme hein euh et il y a une politique qui est engagé notamment sur les parties nord du Brésil où euh il se retrouve avec plus de 200 millions d'hectares de de pâturage pauvre.

Euh donc il cherchent des reconversions pour faire de l'agroforesterie. Euh enfin nous-même, on a une une entreprise au Brésil et j'étais à Saul il y a quelques il y a quelques mois et euh à l'ambassade de France justement, il cherchait des contacts sur euh comment euh refaire de l'agroforesterie au Brésil en utilisant des méthodes que nos arriparents ou que qu'on avait établi en France puisque la France c'est pas que des paysages comme ce tableau. Il y avait sans doute du blocage auparavant mais ça a disparu.

Voilà pour le panneau photovoltaïque et les assurances. Le panneau photovoltaïque sur les bâtiments, c'est une c'est un c'est un sacré problème parce que le premier problème c'est qu'on pose des du matériel électrique sur des sur des bâtiments et quand vous avez un incendie sous le bâtiment les pompiers ne peuvent pas arroser le bâtiment. Donc quand vous avez un bâtiment, même sur une une habitation, le panneau voltaïque sur un local où vous faites du stockage de matériel de valeur ou si vous avez un un feu qui part de l'intérieur, les pompiers vont regarder brûler les choses sans pouvoir venir avec une lance incendie parce qu'ils vont s'électrocuter.

On peut pas déconnecter la production d'électrique sur des panneaux enfin posés sur un toit. Ça c'est le le problème technique majeur sur le problème de la des des des de la du de la région de Revel et puis de de la je vais y répondre juste après Gilbert. Le le le problème de la de la alors c'est leer hein.

Donc vous êtes le Tarne. Oui d'accord. Oui.

Donc vous avez Ouais. Donc chez chez chez les euh comment il s'appelle ? des grosses Syries Angévin amende c'est ça enfin des Syries autre fois qui étaient relativement importantes là-bas.

Alors ces Syries là euh en fait elles ont reboisé des terrains agricoles à partir après la deuxième guerre mondiale. Et donc toutes ces usines assez importantes qui sont utilisées dans qui sont mis dans cette zone font partie de de justement de cette de l'usage important de ces de ces replantations d'après-gerre là. Et donc voilà.

Bon après, c'est c'est des cycles. Euh on est arrivé au bout d'un cycle de plantation puisque les replantations n'ont pas été faites. On a laissé des des surface importante sans sans replantation et donc ça ça fait un déclin un petit peu au niveau du de la ressource et de la matière première.

Après, vous avez des zones très ponctuelles, la montagne noire par chez vous là-bas qui est un gisement relativement important. On a planté beaucoup d'arbres sans penser ce qu'on allait faire derrière. Donc on se retrouve avec des masses de Douglace qui se une seule classe d'âge.

Donc personne ne veut aller monter une Syrie là-bas pour sier des bois pendant 10 ans. Il y a une récolte qui va se faire sur une courte période. Mais si on n' pas la garantie d'avoir une ressource euh récurrente sur une essence comme le Douglas qui est relativement critiqué aujourd'hui, ça va être un problème.

Et ensuite concernant la formation des des des gens au métier du bois, il faut prendre dans la formation d'un menusier, il faut prendre la formation depuis la forêt. C'està-dire qu'il faut les enfants, il faut les sensibiliser à aller dans la forêt, couper un arbre, le débiter et et intégrer toute la chaîne. On peut pas, c'est comme un cuisinier aujourd'hui.

Un cuisinier, il doit s'intéresser comment on cultive les plantes qui cuisinent ou comment on élève les animaux qui qui vont qui vont servir à donc il faut absolument intégrer cette formation dès le plus jeune âge à nos à nos enfants. Alors sur l'AREP je concernant la Ouais, je vais faire juste une petite introduction. Donc la REP est un outil qui euh qui intervient sur toute la filière, qui est un outil qui est issu d'une réglementation européenne.

En revanche, sur la partie sillage, ce que je vous c'est un outil qui est purement français. Donc c'est un point important à souligner et dire que les reps aujourd'hui partaient d'un bon sentiment qui était de dire voilà on va essayer de faire en sorte qu'à travers une un impact financier, on puisse recycler le bois, réutiliser les emplois du bois. Le sujet majeur qu'on a aujourd'hui, c'est que ça devient un outil de non compétitivité sur notamment le secteur de de l'arrêt PMBC pour la bonne et unique raison que le coût de recyclage de cette matière première est pénalisante par rapport à d'autres matériaux et décale la matière sur le marché.

En conséquence, la compétitivité n'est plus là et on se retrouve dans une situation de perte de de perte réelle de part de marché. Donc je laisse monsieur Archembo euh je voulais juste vous déb pour compléter les propos de d'Anne sur la REPE, le bois n'a rien à faire dans la REP, absolument rien. C'est une taxe qui a été mise en place pour euh recycler un certain nombre de matériaux hyperpollants comme le plastique.

Euh voilà. Donc aujourd'hui, c'est le bois qui va payer le recyclage du plastique. Mon aré grand-père qui était menusier a fabriqué des des des fenêtres en bois il y a 100 ans.

Aujourd'hui, mes enfants vont devoir payer une taxe pour que des industries du PVC reposent des fenêtres en PVC. C'est logique. Non, c'est pas logique.

Donc, on est euh on est dans un dans un circuit et dans un système de taxation qui est pas du tout euh favorable à notre à notre filière. Est-ce que vous avez vu un morceau de bois polluer euh la nature à quelque part ? Ça n'existe pas.

Le bois, il se dégrade tout seul. Il a pas il a Non, mais tout est recyclé. Et tout est recyclé.

Et en plus dans nos usages de cascade, aujourd'hui, on a des usages de cascade qui s'autoéquilibrent euh totalement. On n pas besoin de subvention pour pour faire fonctionner ça. Ça marche.

Donc pourquoi aller remettre de l'argent dans un système pour exporter nos déchets de bois en Finlande ou au Portugal pour faire des panneaux pour nous ramener des meubles des meubles en France ? Ça a aucun sens. Aucun sens.

Très bien. Alors, il nous reste encore quelques questions et leur tourne. Daniel Salmon.

Merci madame la présidente. Merci à toutes et à tous pour vos présentations. Dès qu'on parle dès qu'on parle le bois, il y a de l'émotion.

On voit bien vos votre implication parce que derrière le bois et bien il y a l'arbre, il y a la haie, il y a la forêt et on sait bien que c'est ce qui accompagne l'humanité depuis la nuit des temps et que ça nous accompagne, on va dire, du berceau jusqu'au cercueil. Donc forcément quand on parle arbre, ça se sent ça ça se sent. Et effectivement aujourd'hui, on a éloigné on a éloigné le citoyen des réalités.

On a fait un citoyen hors sol qui ne comprend plus grand-chose des flux qu'il dont il bénéficie. Et c'est là qu'il va falloir reconnecter parce que effectivement on a une espèce de sacralisation euh de l'arbre alors que et bien l'arbre effectivement ça abrite de la biodiversité. C'est ça nous amène des aménités et on le voit bien quand il y en a pas quand il disparaît du paysage, il y a un vrai problème.

Euh mais on en a besoin également euh pour et bien pour la construction et pour bien d'autres choses dont l'énergie. Euh moi ma question c'est je me demande si on aura une une bonne adéquation dans les années à venir entre la consommation et la production bien entendu puisqu'il y a des perspectives qui nous amènent vers 2050 2060 avec moins 30 % de production de biomasse. que il va falloir qu'on essaie de bien cadrer les chaufferies collectives qui se mettent en place sans cesse en ce moment et pour faire en sorte qu'il ne soit pas approvisionné demain par du bois issu de la déforestation du Brésil.

Donc là, il y a il y a il y a un vrai sujet je pense qui est qui est très prignant. revenir sur les les petits propriétaires. Alors moi je suis en Bretagne effectivement il y a une multitude de petits propriétaire.

On avait fait voter ici au Sénat en 2022 une loi sur les experts forestiers pour qu'ils aient accès aux données cadastrales. Des fois c'est bien d'avoir un retour aussi sur ce qu'on a voté. Est-ce que ça a apporté des effets ? parce que le but c'était d'arriver à faire en sorte que ces experts forestiers étaient une meilleure connaissance des potentialités sur différentes propriétés pour pouvoir venir démarcher, on va dire, si on veut, le euh les propriétaires pour faire une opération globale qui n'avait pas de sens sur une toute petite échelle mais qui pouvait en avoir une beaucoup plus importante sur une plus grande échelle.

Donc je sais pas si vous avez eu des retours là-dessus. Euh deux ou trois autres petits éléments, mais je vais essayer d'être rapide. On a parlé du photovoltaïque mais et vous avez parlé du séchage du bois mais euh effectivement on sèche le bois avec des des déchets.

Mais il y a le solaire thermique qui me semble aujourd'hui a un grand impensé, un grand oublié et qui lui n'a pas de problématique de risque incendie, mais qui est très efficace, le solaire thermique pour sécher et qui vu qu'on va avoir besoin de beaucoup de bois, si on peut euh dans un endroit ou dans un autre l'économiser, je pense que c'est toujours une bonne chose. On n pas parlé aussi du risque incendie parce que l'adaptation c'est exactement penser à ce risque là qui va être on le sait qui va être de plus en plus prignant et présent. Et puis sinon je vous rejoignis sur la REP.

Moi, j'étais intervenu sur les jeux de palais parce que je suis breton et on joue beaucoup au palais sur des planches de bois qui étaient qui avaient une taxe en fonction de leur poids. Effectivement ça pèse assez lourd mais enfin en recyclage c'est nul. Et par contre le petit jeu chinois lui qui fait 5 g lui avait pratiquement pas de taxe.

Donc on a essayé de rééquilibrer l'affaire mais je pense que voilà le diable se cache dans les détails. Il y a un moment il faut faire attention à tout ça. Philippe Grovalet merci.

Si nous le voyons bien, nous sommes dans un monde où tout s'accélère sur des politiques de très long terme. Si je dis cela, c'est parce que nous avons la chance en France d'avoir un office national des forêts. Et comme j'ai pris l'habitude, madame la présidente, de révéler une pépite cachée de Loire Atlantique à chacune de nos commissions, nous avons une des trois forêts expérimentales, des trois sites des pépinières expérimentales de France qui notamment pour mission des rechercher les évolutions euh les effets du réchauffement climatique sur les feuilles de plain.

Donc c'est extrêmement important et une fois n'est pas coutume, la cours des comptes a dit que il y avait des coupes sombres dans cet office sur le plan financier, sur le plan des personnels et que l'Office national des forêts qui joue un rôle déterminant pour vos filières est en quelque sorte menacé. Donc, je voulais simplement vous demander pour le bien-être de vos filières économiques, comment et quelle relation vous entretenez avec notre office national des forêts et comment le soutenez-vous vous-même comme nous devrions tous le soutenir pour justement faire face à ces évolutions climatiques ? Merci Philippe Michelin Jacques.

Merci madame la présidente. Euh les Je vais vous faire voyager à Nouuva dans les Marquises depuis les années 80. Il y a une forêt de pain Caraïbe qui a été plantée, qui arrive maintenant à maturité, euh prête à être exploité et malheureusement qui doit faire l'objet de test normatif pour le comparer avec le pain euh européen.

Donc voilà, aussi après 40 ans de travail et d'attente euh les normes se sont euh émissées. Nous avons aussi la fouruyanaise qui a besoin d'être structurée. Donc, j'aurais aimé savoir est-ce que vous avez des adhérents ?

Est-ce que vous avez des contacts avec les exploitants forestiers notamment Guyane, particulièrement Guyane ? Autant que hier la série de de cacao a brûlé, 5000 m² ont été complètement détruits. Voilà, donc c'était un peu et puis je vous rejoins sur tout ce qui concerne l'utilisation, la revalorisation du bois puisque'en Guadeloupe enfin dans les les unités sucères, il y avait été créé des entreprises des usines de production de l'énergie à base de charbon bagasse. la fibre de canne à sucre qui est remplacée progressivement par de la biomasse mais malheureusement jusqu'à maintenant en Guadeloupe on narrive pas à voir les les agréments pour remplacer le charbon par la biomasse et c'est assez surprenant.

Voilà. Alors, on va on va terminer parce qu'il reste encore deux questions. Je suis désolé mais sinon Pierre Cupers et Lucien Stanonne.

Oui, merci madame la présidente. Très très court. Je voudrais parler de la réutilisation des traverses de chemin de fer qui une époque qui était possible d'être utilisée pour nos collectivités, pour pour des particuliers et aujourd'hui c'est interdit à cause justement.

Alors, je voudrais savoir de quelle manière vous recyclez ce genre de traverse et Lucien Stensionne. Merci madame la présidente. Oui, c'est pour aller dans la suite de ce que disait Micheline Jacques concernant la Guyane.

J'ai été amené à faire un déplacement il y a quelques il y a peu de temps en Guyane et alors sous réserve d'être dans le cadre de la réglementation nationale et internationale sur la question de la la de la forêt. Quel est votre positionnement sur effectivement l'exploitation de cette forêt tenant compte que la Guyane est le probablement sûrement le premier département forestier de France et que et que donc voilà en dehors de ce drame qui a qui a frappé la la Syrie là de cacao, quelle est votre position là-dessus notamment sur la question des feuilles là dont vous parliez tout à l'heure ? Voilà.

Merci. Voilà, madames et messieurs, vous appartient de répondre à ces questions pour cette conclusion de cette audition. Donc effectivement, moi je vous répondrai sur le cadastre.

C'est un point très positif puisque aujourd'hui comme vous l'avez compris, nous avons une propriété qui est excessivement morcelée, donc des difficultés à mobiliser et il est évident que quand on amène une machine, quand on amène un camion à un endroit, si on peut à l'occasion pouvoir regrouper les chantiers, c'est très important. Donc cette massification entre guillemets, mais c'est pas péjoratif et c'est pas non plus c'est juste une réalité aujourd'hui couper 2 hectares là si on a la possibilité d'avoir 5 hactares à côté dans un cadre réglementaire évidemment sans faire des couprases interdites. C'est quelque chose qui ne qui nous permettra évidemment d'optimiser cette mobilisation et de conduire à une meilleure compétitivité de la filière.

Donc ce maillon là et cette communication, cette organisation du travail vraiment sur le terrain en détail est primordial. Pour revenir sur l'ONF, je crois que c'était monsieur effectivement nous nous sommes positionnés en tant que filière dans le soutien total et entier de l'ONF, sachant que l'UNF est aussi adhérant à France Boisforêt fait partie des propriétaires, nous avons les propriétaires privés mais aussi publics avec les FN COFOR. Donc c'est un soutien total à leur action et tout ce qu'ils font effectivement sur la sélection des essences de demain et le travail génétique à ce sujet-là.

Euh sur la partie solaire thermique. Alors le souci du solaire quand on a des schémas industriels continu, c'est justement l'alternance aussi jour nuit. c'est qu'aujourd'hui des phases de séchage, c'est pas 1 heure, c'est pas 2h, ça peut être plus long que ça.

Et aujourd'hui, il faut vraiment encore que la technologie évolue pour qu'on arrive à avoir euh le même niveau de compétitivité qu'avec les séchoirs actuels que nous avons. On on est surtout sur ça euh sur la partie réutilisation des traverses. que je sais pas si si vous voulez prendre la main mais il est clair que c'est un produit qui voilà c'est brûlé mais dans des chaudières très adaptées de classe 2. c'est un déchet bois dangereux.

Donc aujourd'hui, il a une réglementation particulière qui c'est un déchet dangereux. un statut de déchets dangereux et du c'est notamment dans l' usage agricole c'était quand même pratique de barriè les clôtures plus possible quand même très pratique et non mais aujourd'hui c'est un déchet dangereux donc il est il est incinéré dans des stations très spécifique parce que c'est en plus tout sauf simple à brûler mais oui c'est très très dense. Oui, pour compléter les sur l'usage des traverses de chemin de fer, le mieux c'est justement de les réutiliser, de les réutiliser et de les réutiliser plutôt qu'aujourd'hui d'interdire la réutilisation.

C'est un produit qui est stable. Euh bon, il est si on si on le brûle effectivement tous les traitements de créos et tout ça qu'on a mis dedans, ça fait des gaz qui sont polluants mais tant qu'on les laisse à l'intérieur du bois, ça fait un produit qui est complètement imputressible. Il faut le garder.

C'est c'est vrai que c'est juste une un petit bémolle que je mettrais. C'est-à-dire que dans les cours d'école où on avait fait des analyses, on se retrouvait avec des taux d'arsenic qui étaient bien supérieurs à celui de la Morora dans des cours d'école à cause des traverses de chemin de fer. Donc l'utiliser, le réutiliser, oui, mais attention, faut le noyer dans du béton sur des voies ferrées.

Euh concernant le l'accès au cadastre, c'est une très bonne c'est très bien, mais il faudra encore l'élargir aujourd'hui à d'autres à à d'autres à d'autres opérateurs. Nous, par exemple, quand on a nos propres exploitations forestières, on est obligé de faire des artifices pour obtenir nos numéros de parcell avec des systèmes. Bon, il faudrait pouvoir aujourd'hui élargir encore ce système là.

Ça c'est c'est un bon après il y a le problème de la protection des données. Outil de gestion. Voilà.

C'est pas un outil deation ouvert bon qui aimerait bien que ce soit ouvert pour OK. Euh on n pas on n pas parlé on n pas parlé de des relations avec l'ONF. Donc les relations avec l'ONF elles sont si elles sont très bonnes.

Par contre euh euh il y a il y a il y a c'était le problème de la forêt Caraïbe et de la Gu Oui. Le le rôle de l'ONF aussi c'est d'ouvrir les forêts au public. Euh on a un combat aujourd'hui entre euh les forêts privées qui sont privées et c'est vrai que euh bon c'est pas toujours bien vu d'aller se promener dans des forêts privées.

Les forêts euh publiques sont quand même des endroits où euh euh on peut se promener ou qui sont ouvertes au public et l'ONF joue vraiment un jeu d'accueil au public notamment sur les sur le littoral. Nous, enfin bon, vous vous êtes à l'est mais nous à l'ouest, toutes les tout le cordon du ner qui est géré par l'ONF, c'est quand même très bien fait hein. Concernant les les les l'adéquation, la question entre les plantations et la production, aujourd'hui, il faut planter, planter, planter.

Bon, le débat entre la monoculture, la la mixité des excellances, ça c'est un débat secondaire. C'est pas c'est pas ça le vrai débat. Dans les landes, on fera jamais de de forêt cultivée à sous-étage, c'est pas possible. en Bretagne, on enfin bon, il y a eu des rebroisements qui ont été faits qui dans des valons là qui sont bien.

Je on a un espèce de maillage en Bretagne qui est très qui est très joli, qui donne d'ailleurs un caractère paysager à mon avis qui a changé le paysage depuis un siècle, hein. Je pense que la la Bretagne il y a un siècle, c'est pas c'est pas la c'est pas la Bretagne d'aujourd'hui. Euh hein, il manque un peu de Voilà.

Par contre, le aujourd'hui engager un dialogue pour replanter des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres et des kilomètres de ha, ça c'est un Ça fait longtemps qu'on en parle, ça fait 15 ou 20 ans qu'on en parle et ça va pour pour ma part, ça va pas assez vite. C'est c'est pas euh euh voilà. Alors, on parle pas de rentabilité, hein, aujourd'hui.

Plutôt que de mettre des hectares et des hectares en jacher, autant prendre des bandes de terre de imposer des bandes de terre de X mètres le long des chemins ruraux et puis on indemnise l'agriculteur pour perdre de récolte. Mais on on lui évite de labourer des fois il labour les chemins quoi. C'est c'est ils ont arraché les ha il labourent les chemins.

C'est pour faire des plantes qui sont euh qui sont pas toujours bien utilisées. Euh concernant la la les les marquises. Alors oui, les petites plantations de de des marquises là-bas.

J'ai eu plusieurs contacts avec des gens là-bas sur place. Bah, il faut il faut laisser euh l'usage de ce bois de ce bois au euh gens de l'île et il faut euh vous en avez rien à faire des des normes françaises hein, vous êtes voilà, vous construisez d'une façon traditionnelle, vous avez une ressource locale, vous utilisez la la ressource locale avec les usages de l'art et vous passez à côté des normes. C'est pas voilà, il y a pas le problème, c'est que c'est ces constructions sur petites maison doivent être aux normes anticycloniques et antismique.

Et pour des questions d'assurance, si vous ne respectez pas certaines normes, les assurances ne serviennent pas pour ou après ça s'appelle enfin c'est c'est c'est un charpentier et un de de de calculer sa charpente. Il construit une maison et s'écroule, il en construit une deuxième et s'écroule pas jusqu'àattendre de trouver la bonne solution pour construis construire la la maison qui résiste. Mais je ce ce problème de validation des essences, c'est un problème auquel on va être quand même rapidement confronté puisqueaujourd'hui le développement d'utilisation des feuilles va contraindre justement à modéliser et à évaluer ces bois sur leur qualité physique et et technique dans les usages du bois. pas y mettre le doigt le enfin si on commence à à parler de la normalisation des résistances mécaniques des essences sauvages ou des essence de plantation de hait des essences bretonnes des essences de l'est des essences de Guyane ou d'ailleurs on y arrivera jamais c'est pas possible je dis qui va être générale c'est une réalité puisque le bois du Brésil qui pourrait traverser un fleuve pour aller en Guyenne doit traverser l'Atlantique pour avoir un tampon nord monsieur pour revenir en Guyenne. concernant la Guyane aujourd'hui le problème des bois de Guyane.

Bon là je pense qu'aujourd'hui vouloir exploiter la forêt Guyanaise c'est une mauvaise idée hein. C'est quand même une réserve écologique relativement importante. Euh exploiter un peu le bois localement pour alimenter les entilles un tout petit peu.

OK pourquoi pas. Le bois de Guyane pose un problème très important. Il flotte pas.

C'est-à-dire vous pouvez pas exploiter du bois en Guyane par flottage si vous abattez des arbres à plusieurs centaines de kilomètres et que vous les que vous voulez les transporter euh il coulent dans les fleuves. Donc c'est on peut pas euh voilà. Euh concernant le le remplacement des énergies en des énergies enfin du charbon en en Guadeloupe, ça marche en Martinique à la Réunion.

C'est Bioma qui a mis en place toutes les productions d'électricité qui se font toujours avec des granulés d'importation hein. Il y a pas 1 kg de granulé qui vient d'Europe. Tous ces granulés viennent soit du Canada, soit des États-Unis, soit de Vietnam et soit d'Australie.

Voilà. Bon, Albioma c'est une compagnie, on a on a confié la production d'électricité à une compagnie à Capitaux américain. Voulez faire je C'est normal qu'ils achètent des des granu américains aux normes européennes.

Voilà, je crois qu'on a fait le tour. Oui. Euh, merci beaucoup.

C'était très complet et on vous remercie très sincèrement de nous avoir consacré près de 2h. Je pense que c'était bien qu'on aborde, comme l'a dit en tout cas notre rapporteur Anne Catherine Noisier euh voilà ce sujet à travers ce que vous représentez à travers la filière et sachez que vous l'avez compris aussi au travers des questions qui ont été posées. un véritable intérêt ici qui est porté dans notre commission etement aussi au niveau du Sénat au regard de chaque territoire sur ce que vous représentez dans les territoires.

Merci en tout cas pour cet échange en tout cas. Au revoir.