Guerre en Ukraine : La France renforce sa dissuasion face à la Russie
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Chiffre
« le gouvernement prévoit une augmentation de 63,4 milliards d'euros pour les armées, soit une hausse de 11 % »
- 3:41Fait
« il faut que l'armée et le privé collaborent »
- 5:09Fait
« Nous nous employons à atteindre les objectifs fixés par le président dans le cadre de l'opération militaire spéciale »
- 10:39Fait
« on a une machine d'ingénieur, on a les meilleures écoles, on a des start-ups qui essayent de faire des choses mais qui n'ont pas de financement »
Temps de parole
- ?100 %
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justement sensibilisé, informer. C'est ce que la ministre de la défense euh Catherine Vrin a justement tenté de faire auprès des députés en France en leur expliquant exactement ce que vous expliquez. C'est-à-dire que la menace russe, elle est bien réelle en Europe, elle est bien réelle chez nous en France. Écoutez la ministre de la défense. Les intentions de la Russie ne souffrent d'aucune nuance. soumettre l'Ukraine et imposer aux Européens une nouvelle organisation de sécurité qui se ferait bien sûr à notre détriment. Alors que la Russie accroit sa production d'armement, militarise son économie, multiplie les actions hostiles contre nous, réduire cette guerre à un différent territorial serait probablement se tromper sur ces
causes comme sur les conditions d'une paix durable. Alors, les propos de la ministre sont inquiétants. Alors, c'est vrai qu'elle essaie de faire passer une augmentation de son budget. Regardez le budget en tout cas pour 2027, il le gouvernement prévoit une augmentation de 63,4 milliards d'euros pour les armées, soit une hausse de 11 %. C'est ce que souhaite le gouvernement. Donc la question c'est est-ce que le gouvernement se montre plus alarmiste et que Catherine Vin essaie de mettre la pression sur les députés ou est-ce que c'est vraiment on est vraiment dans cette menace qu'elle exprime ? B je crois qu'il y a une prise de conscience très claire de la part des autorités françaises et surtout maintenant une forme de décomplexion
vis-à-vis de la Russie c'est-à-dire qu'on nomme véritablement le danger et l'adversaire pendant très longtemps. On a un peu tourné autour du pot. Ça n'est plus le cas. Et maintenant que ce soit effectivement la ministre des armées, on vient de l'entendre, mais aussi le chef d'état-major des armées, tous les responsable militaires et euh on en parlait à l'instant le représentant français à l'OTAN. Donc il y a maintenant des euh une sorte de convergence et quasiment d'unanimité sur le fait que cette menace russe, ça n'est pas un fantasme, ça n'est pas une illusion et c'est quelque chose qui peut effectivement nous tomber dessus à tout moment. Donc il faut prendre les mesures nécessaires. Donc vous évoquiez euh cette demande de rallonge euh du budget
de la défense. Je crois que ça ne sera pas euh particulièrement inutile. Après, il faut savoir si on est euh sur le bon euh schéma pour ce qui est de euh l'armement, c'est-à-dire que là, on a vu par exemple ces dernières heures l'abandon du projet franco-allemand de charte du futur. Est-ce que vraiment on est et nous on va conserver en fait cette stratégie militaire parce que on a quand même une industrie de défense avec des temps de réaction qui sont extrêmement longs. Est-ce qu'on s'adapte vraiment à la menace ? Ça c'est une vraie question. Alors vous voyez à l'image que ne soyez pas surpris effectivement c'est le c'est aussi l'actualité effectivement de ce jour. C'est le ministre de l'éducation nationale qui est actuellement en visite dans un établissement à Cachant. Nous y
reviendrons dans la deuxième partie de notre émission évidemment. Vous vouliez ajouter quelque chose ? Moi, je reviens d'un d'un séminaire organisé par la fondation de la Méditerranée, de la recherche stratégique qui qui vient de se dérouler. Franchement, tous les militaires présents, tous les militaires présents font le même constat effectivement sur la menace dans l'amiral Vangier. En particulier, ils disent que et et des experts disent aux militaires, il faut se remonter les manches et casser toutes ces process, pour le machin, pour le truc qui prennent un temps de dingue alors qu'on est rentré, on a basculé dans une autre forme de guerre et il faut que la France et les pays européens s'adaptent à cette nouvelle forme de guerre et surtout
apprennent à coopérer entre eux pour construire les armes. du futur mais vite parce que on a plus de temps. Et moi ce qui m'a beaucoup frappé c'est cette ce cette inquiétude et j'ai envie de dire ce cette nécessité d'accélération que tous ressentaient et il se disait maintenant il faut que l'armée et le privé collaborente. Il il citait un exemple dans des usines américaines qui fabriquent des des des voitures. Elles sont prêtes à switcher immédiatement pour fabriquer des patriotes. patriote, c'est-à-dire qu'il fabrique des armes qui sont adaptables à la limite aujourd'hui à la fabrication dans l'industrie privée où on en est on en est pas là. Et alors justement avant de vous donner
la parole sur cette pression qui est mise et cette communication de guerre, j'aurais qu'on voit ces images. C'était Emmanuel Macron qui a assisté en début de semaine à un premier tir d'exercice d'un missile intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engin au large du Finistère. On voit bien hein que notre que nous aussi hein nous faisons notre pub. Euh nous faisons notre pub et c'est une réponse au Kremelin aussi. D'ailleurs, pardon avant de vous donner la parole, je sais que vous êtes impatient Anthony. Je voudrais qu'on écoute la réponse de du chef de la diplomatie russe à ces à ces images de d'Emmanuel Macron. Nous nous employons à atteindre les objectifs fixés par le président dans le
cadre de l'opération militaire spéciale visant à prévenir toute menace pesant sur la Fédération de Russie de la part de nos voisins occidentaux. Alors effectivement les Russes prennent le Crèlin en tout cas prend une un peu une attitude un peu gognarde genre arrêter d'avoir peur de nous et en même temps on voit bien alors Patricia nous disait que une une opération comme celle auquelle a assisté Emmanuel Macron elle se prépare 3h à l'avance par 3 ans 3 ans à l'avance par 3 ans à l'avance parce qu'effectivement c'est c'est très long c'est une un exploit technologique. Oui c'est un exploit Oui. Que régissent très peu de nations. très peu de nations qui ont à la fois des sous-marins nucléaires et des sous-marins nucléaires et des missiles des missiles inter
intercontinentaux euh balist enfin des missiles balistiques intercontinentaux. Euh moi je trouve effectivement athérant euh que la France n'ait pas réussi à se mettre d'accord avec l'Allemagne aussi bien sur l'avion que sur le le char du futur. Euh c'est ça veut dire quoi ? N' pas réussi pardon expliquer à nos téléspectateurs que il y a des programmes euh qui tentent être qui tendent à se développer partout en Europe qui permettent de faire coopérer des des armées entre elles et que la France superbement c'est n'a qu'une seule devise en tête, c'est ralliez-vous à Montpanage blanc. point bar. Tout ça parce que nous avons la la l'arme nucléaire et que nous sommes très fiers d'être les seuls à avoir l'arme nucléaire. Bah nous allons nous la garder l'arme nucléaire et nous allons
avoir nos petits armements, nos petites nos petites séries de de charges. Je rappelle que nous n'avons plus que 200 charcler 200. Mais on veut dire queon veut pas faire une coopération avec les Allemands pour avoir plus d'argement. Je crois qu'on est toujours pas compris on toujours pas prêt. Là, regardez l'avion allemand, l'avion franco-allemand qui est qui qui se termine qui a nécessité quand ça fait ça fait 10 ans qu'on en parle. Ça se termine en catastrophe. Qu'on fait les britanniques en catastrophe, ça veut dire qu'il ne va pas être produit. Va pas être produit. Il va il a été abandonné en race campagne, ça va être j'imagine la même chose pour le pour le char de la du futur. Tout ça parce que j'imagine vraiment qu' fait les Britanniques immédiatement ?
faire un petit peu un petit coup de cou du côté de l'Allemagne disant mais si vous avez besoin d'un avion du futur venez avec des gens sérieux venez parler avec les Britanniques, les italiens, les Japonais, nous on est en train de construire l'avion du futur et vous mettez un petit peu de sous beaucoup de sous vous voulez vous voulez rentrer vous voulez aussi avoir le beurre, l'argent du beurre, le souril de la crmière, vous voulez la totalité, pas de problème parce que la la l'Allemagne c'est un puissant fond d'un point de vue de la de la capacité d'investissement et et de l'armement. Je rappelle que la France par ailleurs se prive d'une industrie remarquable. L'industrie allemande, vous parlez d'industrie capable de passer de voiture à alarmement est capable déjà de ça. Il y
a un an de ça, l'industrie allemande s'est réunie autour du du chancelier pour pour se faire expliquer qu'il fallait absolument euh que les industriels de la de la de la cirurgie, les industriels de l'automobile, les industriels de l'armement travaillent ensemble. Aujourd'hui, c'est fait. Il y a 34 programmes militaires qui sont en ce moment en développement entre l'Allemagne et l'Ukraine. Il y en a que 14 côté français. 14 à peu près autant que l'Italie. Donc il y a un moment aussi où il va falloir aussi qu'on se qu'on se qu'on repense notre superbe isolement et notre manière la notre façon de regarder l'Europe avec un certain mépris d'ailleurs et qui va risque de nous coûter très très cher parce que je rappelle que jusqu'à présent on n pas développé un drone, on
a juste développé un gros bousin qui va qui ira peut-être éventuellement avec le rafale qui va venir et qui est capable de de de qui été développé par par par d'assaut. Est-ce qu'on a besoin d'un énorme, comment dire euh drone qui soit aussi aussi gros que le rafal lui-même et absolument rien d'un peu agile, d'un peu intelligent et cetera ? Je dis absolument rien, j'exagère parce qu'il y a aussi des start-ups en France, mais elles sont regardées avec un mépris radical par les grandes entreprises du euh du secteur. Bertrand Galicher, il y aurait-il une arrogance française ? Bah, il faut préciser déjà qu'en ce qui concerne cette histoire de char du futur, sont les Allemands qui se retirent et que ça n'est pas une décision française. Et oui, absolument comme pour le scaf d'ailleurs, c'est eux
qui ont finalement jeté l'éponge parce que ah de désespoir alors bah non, pas de désespoir simplement parce que nous ne sommes plus crédibles. Actuellement, si vous voulez l'histoire du char, c'était Nextter et KMV, l'entreprise allemande regroupée dans Nextter est venu s'ajouter à ça R metal. Et donc en fait, ça faisait deux entreprises deux entreprises allemandes contre une entreprise française. Le le déséquilibre était évident et le projet a été abandonné. Les Allemands, si vous voulez, ils sont toujours dans l'affichage imposé par les Français et ils sont un peu en recul de cet affichage. Là, on vient de recevoir le président allemand, monsieur Stein Meyer. Tout va bien entre la France et l'Allemagne officiellement.
Sauf que on voit ce qui se passe en réalité. Les Allemands et c'est confirmé année après année, ne nous font plus confiance pour une raison très simple. regarder l'état du pays, regarder l'état de nos finances, de notre dette, de notre croissance, de notre chômage. Donc les Allemands, eux, ils sont dans une autre logique et ils n'ont pas envie de s'appuyer sur un partenaire qu'il juge non fiable, même si politiquement tout va bien si vous voulez, sauf que ils sont pas dans une logique eux qui soit uniquement diplomatique ou d'affichage comme je le disais à l'instant. Ils veulent de l'efficacité. Or, cette efficacité, il la trouvent pas chez nous. Donc on serait arrogant, ruiné et inefficace. Patricia, alors je dirais pas qu'on serait inefficace, on a des processourdissent
terriblement nos prises de décision et qui nous qui font qu'on accumule un peu de retard. pour être pour mettre une vision un peu positive dans ce dans cette description apocalyptique de de notre France, j'ai envie de dire qu'on bénéficie d'atoutinaires. On a une machine d'ingénieur, on a les meilleures écoles, on a des start-ups qui essayent de faire des choses mais qui n'ont pas de financement. On a des PME prêtes à se lancer et qui bossent et qui sont prêts et qui voudraient embaucher, mais qui n'ont pas les fameux contrats de l'État. Parce que l'État dit "Allez-y les gars, produisez" mais il fait il donne pas de contrat. Sans contrat, on peut pas avancer. Les Allemands, qu'est-ce qu'ils donnent ? Ils donnent des contrats, ils donnent de l'argent. Nous, on donne on
on ne on parle à pour parler, on parle mais alors qu'on a une machine très forte et qu'est-ce que font nos à un moment donné nos jeunes ? Ils partent ailleurs. C'est on produit on produit de l'intelligence, on produit du savoir, on est envié par le monde entier. Malgré notre problème à l'école, là faudra revenir parce que je sais pas si dans 15 ans, on aura le même niveau de savoir que nous avons aujourd'hui. Néanmoins, on est une machine formidable sur un plan intellectuel. On ne sait pas en profiter. Et là aujourd'hui quand on revient à l'avion du futur, le fameux scalp et bien d'Assut dit aujourd'hui "Oh ben moi, j'ai fabriquer tout seul mon avion." Ah ouais mais attendez, aujourd'hui euh on parle plus d'avion, on parle de drones, on parle de choses complètement différentes. Même les
Américains ont compris l'importance de l'industrie low cost. Il faut faire le fameux avion du futur. Pourquoi ? On veut plus le faire avec les Allemands parce qu'on dit les Allemands, ils voulaient nous piquer notre connaissance. Bon d'accord, peut-être, je ne sais pas. Je suis pas dans le secret euh des ingénieurs, mais on peut le faire avec les Suédois. Les Suédois seraient partant. Hm hm. Bon bah alors moi j'attends hein, pour l'instant on dit on va le faire tout seul. Bon donc si vous voyez euh ah bah faisons un un bel avion avec un autre européen et aussi faisons beaucoup de drones. Et comme vous l'avez dit très justement côté drone euh euh voilà côté drone c'est un point d'interrogation. Yeah.
Emmanuel Macron