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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 26 juin 2024 47 min

Éducation, TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul du mercredi 26 juin 2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Et dans cette dernière ligne droite de campagne électorale, trois émissions spéciales d'une heure sur France Info, avec des représentants des trois principaux blocs politiques, après Bruno Le Maire lundi pour Ensemble, et Manuel Bompard demain pour le nouveau Front Populaire. C'est Julien Audoul, député sortant RN de Lyon, qui est notre invité. Bonjour.

0:22
Julien Odoul

Bonjour.

0:23
Présentateur

Jérôme Chapuis est à mes côtés avant que Renaud Delis nous rejoigne à 9h. Et c'est vous, auditeurs et téléspectateurs de France Info, qui poseraient vos questions en direct à partir de 9h, 0809 40 41 42. C'est le numéro du standard de France Info. Il est déjà ouvert. Vous pouvez poser vos questions sur franceinfo.fr. Julien Audoul.

0:41
Julien Odoul

On entre tout de suite dans le vif du sujet, puisque Jordan Bardella a dévoilé votre programme avant-hier. Et on a plusieurs questions, parce qu'à mesure que le scrutin approche, le projet du RN varie. Il y a des mesures qui ont disparu, d'autres qui sont apparues. D'abord sur la double nationalité, il faut qu'on comprenne bien. L'interdiction de la binationalité, ça a été longtemps un étendard pour le Rassemblement national. La mesure figurait noir sur blanc dans le projet de Marine Le Pen jusqu'en 2022. Abandonnée ensuite. Désormais, il s'agit d'interdire certains emplois dits stratégiques aux binationaux. Lesquels exactement ?

Il faut expliquer cette proposition, et je pense que la majorité de nos concitoyens peuvent la comprendre. Déjà, nos concitoyens qui ont une autre nationalité ne sont pas visés, que ce soit des franco-marocains, des franco-italiens, des franco-israéliens ou autres, bien sûr qu'ils pourront conserver leur autre nationalité. Ensuite, sur les emplois stratégiques, vous avez des emplois qui sont extrêmement sensibles pour la sécurité de l'État, pour les intérêts stratégiques de notre nation. Tout ce qui concerne la défense, par exemple, tout ce qui concerne le renseignement, évidemment, tout ça doit être regardé sérieusement.

Et effectivement, je pense que nous ne pourrions pas laisser une personne qui a, par exemple, une nationalité russe gérer les services de renseignement français. Vous seriez d'ailleurs les premiers à vous en étonner, à vous en offusquer. Donc, au nom des intérêts supérieurs de la nation et de la sécurité de notre pays, effectivement, les emplois stratégiques de ce registre-là, qui sont liés à la défense, à la sécurité, au renseignement, seront réservés aux citoyens français. Hier soir, Gabriel Attal, devant Jordan Bardella, évoquait le cas d'une franco-russe qui s'appelle Tamara Volokova, qui a été conseillère du Rassemblement national au Parlement européen.

Franco-russe au Parlement européen, ça n'est pas un emploi stratégique ? Ça n'a rien à voir avec la direction générale de l'armement, par exemple. Ça n'a rien à voir avec les services de médecine. Cette femme a été dans le viseur de la DGSI, comme relais d'influence. Non, mais très sincèrement, là, vous parlez d'une collaboratrice au Parlement européen. Moi, je vous parle d'emplois stratégiques qui concernent la défense, la sécurité, les services de renseignement. On n'est quand même pas sur le même niveau.

2:58
Présentateur

Sur les emplois stratégiques, prenons l'exemple de la DGSE, la Direction Générale des Services Extérieurs. Ces services-là gèrent la sécurité française. Vous savez qu'après les attentats islamistes, ils ont embauché des franco-maghrébins. Pour lutter contre cette menace. Vous leur dites non, maintenant, si vous arrivez au pouvoir. Ce ne sera plus possible.

3:18
Julien Odoul

Écoutez, je pense que notre pays traverse suffisamment de crises et suffisamment de guerres. Parce que nous menons une guerre contre le fondamentalisme islamiste. Que nous avons toujours une menace d'attentats sur notre sol. Que cette menace est toujours bien présente.

3:35
Présentateur

Sur les franco-maghrébins dans la DGSE, on fait quoi ?

3:38
Julien Odoul

Pour que les emplois les plus sensibles, pour que les services les plus sensibles qui sont liés à la sécurité ne puissent pas être conduits, ne puissent pas être occupés par des gens qui ont une autre nationalité. Donc les franco-maghrébins, franco-algériens, la DGSE, pour son emploi ? Et donc peut-être une autre allégeance. Et donc peut-être une autre allégeance. Parce qu'encore une fois, ce serait d'une part un risque pour la sécurité nationale s'il y avait des infiltrations photo-génées. Et aussi un risque pour nos concitoyens qui ont une autre nationalité, qui pourraient subir des pressions via l'autre État, sur les familles, etc. Et ça, nous ne pouvons pas le concevoir.

C'est leur quotidien de vérifier, de s'assurer des risques. Vous savez, on n'arrive pas à surveiller les fichiers S étrangers sur notre sol qui sont 4500. Donc si on pouvait aussi s'épargner des risques potentiels, je pense qu'il est plus sûr. C'est le cas d'ailleurs aux États-Unis. Aux États-Unis, les binationaux ne peuvent pas occuper des emplois stratégiques qui concernent la sécurité du pays.

4:40
Présentateur

On va juste rappeler qu'en France, pour ces emplois stratégiques que vous visez, il y a des enquêtes pour tout candidat, qu'ils soient citoyens français ou binationaux. Et donc, du coup, toutes les vérifications sont faites. Je repose ma question pour la DGSE. Les franco-maghrébins, un franco-algérien, un franco-marocain perd son emploi si vous arrivez au pouvoir, alors qu'il aide la DGSE, alors qu'il travaille pour la DGSE, pour la sécurité de la France.

5:05
Julien Odoul

Un franco-chinois aussi, parce que vous insistez sur les franco-maghrébins pour susciter une peur et éventuellement d'autres choses. Mais un franco-chinois, un franco-iranien, un franco-je ne sais quelle nationalité, effectivement, il y a un risque sur des emplois très sensibles. Et je le dis encore une fois, c'est une minorité. Donc il y a une suspicion. Ça ne concerne pas tous les autres emplois. Évidemment que nos concitoyens qui ont notre nationalité pourront occuper tous les autres emplois. Il n'y a aucun risque. Beaucoup d'experts des services très vous diront qu'il y a une forme de simplisme dans ce cas. Mais il n'y a pas une forme de simplisme.

Il y a une forme, encore une fois, d'intérêt supérieur de la nation. Il y a une forme de bon sens. Il y a une suspicion, a priori, à cause de la binationalité. Pas de suspicion. Je veux dire, encore une fois, il y a une forme de bon sens qui est appliquée aux Etats-Unis. Et sur des postes stratégiques, je pense qu'effectivement, il faut les réserver à nos concitoyens qui ont seulement la nationalité française et donc qu'une seule allégeance.

5:57
Présentateur

Juste sur la fonction publique, je signale donc qu'il y a six mois, en janvier, le Front National, le Rassemblement National a déposé une proposition de loi pour interdire les emplois de la fonction publique aux binationaux. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, mais il y a six mois, c'était le cas.

6:13
Julien Odoul

Je vous le redis, ça concerne une minorité d'emplois sur des postes extrêmement stratégiques qui sont liés à la sécurité et à la défense. Au Rassemblement National, vous souhaitez aussi mettre fin au droit du sol pour le remplacer par le droit du sang. Il faudra avoir des parents français pour devenir français, Jordan Bardella dit qu'il veut ainsi mettre fin à l'automaticité de la nationalité française. Vous savez comment on devient français par le droit du sol aujourd'hui ? Il faut le demander. Ce n'est pas automatique. Cette mesure aussi qui semble choquer et faroucher beaucoup de gens.

Très clairement, aujourd'hui, nous sommes dans une situation qui ne nous permet plus compte tenu des vagues migratoires, compte tenu du nombre de ressortissants étrangers que nous accueillons sur notre sol chaque année. Je le rappelle, entre 450 000 et 500 000 personnes viennent sur notre sol légalement. Les naturalisations aussi sont... 330 000 à l'année dernière ? Non, non. Tout compris. Légalement, 330 000 à l'année dernière ? Non, non. Si vous prenez... Non, non. Excusez-moi. Si vous prenez les titres de séjour, si vous prenez les étudiants, si vous prenez les mineurs... Oui, 330 000 à l'année dernière. Les mineurs... Non, non, non.

Si vous prenez les mineurs, si vous prenez les demandeurs d'asile, vous avez... On pourra vérifier. Vous avez entre 450 000 et 500 000 personnes qui viennent légalement chaque année. Et je ne prends pas en compte, bien évidemment, les clandestins, entre 600 000 et 900 000 sur notre sol. Voilà. Donc, encore une fois, le droit du sol, le droit du sol, la suppression du droit du sol est un outil pour lutter contre l'immigration, pour lutter contre l'immigration massive, aujourd'hui, qui pèse dans le quotidien des Français.

7:50
Présentateur

Mais en supprimant le droit du sol, Julien Andoul, vous assumez donc de créer des milliers, des centaines de milliers, voire des millions d'enfants étrangers dans les 10-15 ans. Parce qu'ils vont rester en France, ces enfants qui sont nés en France, mais de parents étrangers. Et donc, ça va peut-être au contraire de votre logique qu'il y ait moins d'étrangers en France dans les prochaines années.

8:10
Julien Odoul

Peut-être qu'ils demanderont la naturalisation française. Alors une fois, dans notre principe, la nationalité française... Dans notre principe, la nationalité, elle s'hérite ou elle se mérite. Elle s'hérite parce qu'on a des parents français ou elle se mérite parce qu'on a fait le choix de s'associer à la communauté nationale, parce qu'on aime la France passionnément, parce qu'on a envie d'intégrer ce pays. Alors du coup, c'est intéressant, l'enfant qui est en France

8:34
Présentateur

de parents étrangers, à quel moment il pourra obtenir la nationalité française, du coup ?

8:39
Julien Odoul

Mais s'il en fait la demande, s'il en fait la demande, est-ce qu'il répond, encore une fois, à ce nombre de critères ? Nous allons revoir le code de la nationalité sur les critères d'obtention de nationalité française qui ne doit plus être donné aussi facilement. Je pense qu'il faut renforcer certains critères pour permettre à nos concitoyens, à nos futurs concitoyens, c'est-à-dire des étrangers qui souhaitent véritablement s'assimiler, qui souhaitent travailler dans notre pays, qui souhaitent devenir français de cœur et d'esprit et d'acquérir cette nationalité française. Encore une fois, chaque personne...

9:16
Présentateur

Il n'y a pas d'automaticité à obtenir la nationalité française quand on est né en France de parents étrangers. Connaissez-vous les conditions pour obtenir la nationalité française quand on est né en France de parents étrangers, aujourd'hui ?

9:27
Julien Odoul

Bien sûr, mais ce que je veux dire... Dites-moi ! Encore une fois, vous semblez oublier une réalité parce que là, vous parlez de grands principes. Je le dis aux gens

9:35
Présentateur

qui nous écoutent parce que c'est important qu'ils sachent la différence avec ce que vous proposez. En France, quand on est né en France de parents étrangers, il faut déjà avoir résidé au moins 5 ans en France à partir de 11 ans et faire la demande, c'est-à-dire faire la démarche. Il y a quoi de différence avec ce que vous proposez, vous ?

9:54
Julien Odoul

La différence, je vous l'ai dit, c'est que déjà la question de l'immigration fera l'objet, encore une fois, d'un projet de loi extrêmement construit, que le code de la nationalité sera revu sur les critères et qu'il n'y aura pas d'automaticité, effectivement, d'acquisition de la nationalité française. Voilà. Et qu'aujourd'hui, ce droit du sol constitue l'une des pompes aspirantes qui contribuent à développer les flux migratoires, pareil que les prestations sociales, pareil que la générosité de notre système social qui sera encore une fois revu pour lutter contre l'immigration.

10:26
Présentateur

Et dans une vingtaine de minutes,

10:32
Julien Odoul

vous pourrez poser vos questions à Julien Audoul, député RN de Lyon qui est notre invité jusqu'à 9h30. Je vous rappelle le numéro 0809 40 41 42. Franceinfo.fr également. Julien Audoul, on parle d'économie à présent. Il n'est plus question de baisser la TVA sur les produits de première nécessité, mesure abandonnée la semaine dernière. En revanche, vous voulez la baisser pour l'énergie, carburant, gaz, fuel, électricité. Est-ce que vous êtes sûr qu'à la pompe, par exemple, les distributeurs vont répercuter la baisse sur les tarifs pour les consommateurs ?

Vous avez dit une contre-vérité, c'est que dans notre programme, nous souhaitons toujours une TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité qui soient alimentaires ou d'hygiène. Mais dans un second temps. Oui, parce que nous respectons le temps aussi du Parlement et nous considérons qu'il y a des réformes à mettre en œuvre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Alors c'est important parce qu'il sera débattu à l'automne prochain. Donc ça, c'est important, TVA sur les produits de première nécessité,

11:30
Présentateur

c'est toujours dans votre projet pour l'automne prochain

11:34
Julien Odoul

pour permettre à nos concitoyens les plus modestes d'acquérir les produits de base. Pour être très clair, c'est le pain, le beurre, les pâtes, le shampoing, le gel douche, des produits de base qui auront une TVA à taux zéro. Ça reposera la question de la soutenabilité de votre projet.

11:47
Présentateur

Ça va coûter combien de baisser la TVA pour tous les produits de première nécessité ?

11:53
Julien Odoul

D'économie sur d'autres domaines parce que je le rappelle, contrairement à la petite chanson, l'État français est un État extrêmement riche sauf que les Français ne voient plus cette richesse puisqu'elle est gaspillée, dilapidée.

12:04
Présentateur

Non mais avant d'aller sur les autres mesures, pardon, juste la TVA à zéro pour cent sur les produits de première nécessité, ça coûte combien à l'État ?

12:10
Julien Odoul

Mais la TVA à taux zéro pour les produits de première nécessité fera l'objet d'une négociation avec les distributeurs notamment. La TVA, c'est la TVA, c'est l'État. Oui, c'est l'État qu'il y aura un panier de cent produits de première nécessité qui sera défini en fonction des besoins quotidiens de nos concitoyens et ensuite, effectivement, il sera débattu et voté dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. Mais ça coûte combien ? Je vous le dis, il sera encore une fois, il y aura une négociation avec les distributeurs. Déjà, il y aura la définition de ce panier, je vous dis qu'il y aura un panier de cent produits de première nécessité. Sur les produits

12:45
Présentateur

de première nécessité, tout comme le carburant, par exemple, comment vous êtes sûr que les distributeurs vont répercuter cette baisse sur les tarifs qu'on va trouver dans les rayons ?

12:54
Julien Odoul

Effectivement, je vais détailler cette proposition. La proposition, c'est une TVA à 5,5. Elle est aujourd'hui à 20% pour l'essence, le diesel, le fuel, le gaz, l'électricité. C'est rendre aux Français en moyenne 150 euros à 200 euros de pouvoir d'achat par mois. Et comment nous avons l'assurance que ce sera répercuté ? Parce que nous voyons l'exemple portugais et espagnol où le gouvernement a, encore une fois, une négociation avec les distributeurs et 100% de cette baisse a été répercutée sur les prix. Et donc, 100% de cette baisse a été répercutée pour le consommateur. Donc, c'est une mesure qui est gagnante. Pourquoi ?

Parce qu'au-delà du coût que ça engendre au départ, c'est de l'argent qui est réinjecté dans la consommation. Il y a une critique de gauche à laquelle vous répondiez. Je vous dis juste un petit exemple parce que c'est extrêmement concret. Sur la baisse de la TVA sur les carburants, aujourd'hui, vous avez des Français qui refusent de travailler, qui ne vont plus travailler parce que l'essence est trop chère. Je le vois dans mon département de Lyon, dans la ruralité. Quand vous avez un prix qui oscille 2 euros le litre, effectivement, la charge pour aller travailler est trop chère.

Si vous rendez 150 euros à 200 euros de pouvoir d'achat par mois, vous permettez aussi à des Français d'aller travailler. Donc, c'est aussi bon

14:12
Présentateur

pour la croissance et l'économie. pour tout le monde, Julien Oudoul, sur le carburant. Ça veut dire que ça va profiter aussi aux plus riches. Ceux qui, j'utilise le cliché, roulent en SUV et qui n'ont pas de problème de pouvoir d'achat. Vous leur faites des cadeaux.

14:24
Julien Odoul

Non, mais ça va profiter surtout et en majorité à ceux qui n'ont pas d'autre choix d'utiliser leur véhicule pour se déplacer, pour aller travailler, pour aller faire leurs courses. Et donc, c'est principalement les classes moyennes, de cette baisse de TVA.

14:39
Présentateur

Sur la fiscalité, Julien Oudoul, vous souhaitez toujours exonérer les moins de 30 ans d'impôts sur le revenu. Là encore, est-ce que...

14:47
Julien Odoul

Vous allez me ressortir Mbappé.

14:49
Locuteur

C'est un exemple.

14:50
Présentateur

Mais j'en ai plein d'autres. Il y a les traders. Déjà,

14:53
Julien Odoul

ça ne concernera plus Mbappé parce qu'il part au Real Madrid.

14:56
Présentateur

C'est dommage pour lui. Il aurait pu profiter

14:57
Julien Odoul

de... Il y a de jeunes hommes politiques aussi comme Jordan Bardella.

15:00
Présentateur

Jordan Bardella, pour les moins de 30 ans. Est-ce que... La question là encore, est-ce que ce n'est pas pour les jeunes les plus riches ? Parce que les plus modestes ne payent déjà pas d'impôts.

15:08
Julien Odoul

Vous voyez l'infime minorité, cette mesure sociale de bon sens qui va faire profiter à l'essentiel de nos jeunes. Vous voyez une infime minorité qui a, encore une fois, qui a des hauts revenus. La plupart des jeunes... 95% des jeunes, Julien Oudoul,

15:24
Présentateur

qui payent l'impôt.

15:25
Julien Odoul

Oui, mais la plupart des jeunes de moins de 30 ans n'ont pas les revenus d'un trader ou d'un footballeur professionnel.

15:32
Présentateur

Le 8.30 France Info, Jérôme Chapuis, Salia Braclia.

15:37
Julien Odoul

Et avec nous, jusqu'à 9h30, Julien Oudoul, député sortant RN de Lyon. On parle des retraites, si on a bien entendu Jordan Bardella lundi. C'est départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans avec 40 annuités. Ça concerne combien de personnes et ça va coûter combien ? Alors, sur cette réforme qui est pour nous une nécessité parce que la réforme Macron est profondément injuste aujourd'hui socialement, inefficace économiquement. Cette réforme va coûter 1,6 milliard. 1,6 milliard, donc c'est-à-dire pas grand-chose.

Si on regarde d'autres budgets, si je vous prends par exemple l'aide médicale d'État, la palette de soins réservée aux clandestins, c'est plus d'un milliard d'euros. Si je prends par exemple l'entretien des faux mineurs isolés par les départements, c'est plus de 2 milliards d'euros par an. Donc vous voyez que les marges de manœuvre, nous les avons. C'est très important que ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt, donc qui ont des métiers pénibles, des métiers physiques, puissent partir avec 40 annuités travaillées à l'âge de 60 ans. Et ceux qui ont commencé à travailler au-delà de 20 ans puissent partir à un âge légal de 62 ans avec 42 annuités travaillées.

16:49
Présentateur

C'est ça. Ce que vous proposez, c'est une progressivité avec un âge légal de départ à partir de 62 ans et jusqu'à 42 annuités de cotisations. Donc qu'est-ce qui se passe pour une personne qui a commencé à travailler à 20 ans et un trimestre ? Elle part quand ?

17:05
Julien Odoul

Avec 42 annuités travaillées.

17:07
Présentateur

Et donc du coup, elle part à 62 ans. Donc un trimestre équivaut à 2 ans de travail en plus ?

17:14
Julien Odoul

Écoutez, je vous le dis, nous avons fixé en fonction des métiers pénibles, en fonction de la moyenne de l'âge de départ ou en tout cas de commencement du travail. Nous l'avons fixé à 20 ans. J'ai compris pour ceux qui ont commencé à 20 ans. Et donc après 20 ans,

17:30
Présentateur

c'est 42 annuités.

17:33
Julien Odoul

C'est 42 annuités travaillées. Pour le trimestre,

17:35
Présentateur

travailler un peu plus tard, je vais devoir travailler 2 ans de plus avec vous.

17:40
Julien Odoul

Vous savez, quand vous avez 17 ans et 9 mois, vous n'êtes pas majeur. Excusez-moi, mais... Donc vous assumez ce seuil. Oui, c'est un seuil qui est assumé. Vous savez, des seuils en fonction des âges, vous en avez dans tous les domaines pour toutes les catégories. Et effectivement, il y a cette différence entre ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et ceux après 20 ans. Et il faut, à propos de seuil, une autre précision parce qu'un jeune qui commence à 26 ans, vous, vous êtes donc favorable à 42 annuités de cotisation. Ça fait 68 ans pour le départ à la retraite. Est-ce que vous faites sauter... Non, il peut partir à 62 ans. Il peut partir à 62 ans avec une décote. Avec une décote.

Voilà. Mais est-ce que vous faites sauter le plafond des 67 ans qui, lui, a été instauré par Emmanuel Macron ? C'est-à-dire qu'à 67 ans on part à taux plein aujourd'hui. Mais très clairement, notre réforme est mieux disante que celle d'Emmanuel Macron.

18:28
Présentateur

On part à 67 ans avec vous ou pas ? Là, par exemple, si on a travaillé à 26 ans, on a commencé à travailler à 26 ans, 42 annuités de cotisation, c'est ce que vous proposez. Ça nous amène à 68 ans. On part à 68 ans avec vous ? Ou alors, on peut partir à 67 ans ?

18:43
Julien Odoul

Avec une retraite à taux plein, vous dites ? Oui, parce qu'encore une fois, on peut partir à 62 ans, ce qui n'est pas possible aujourd'hui avec le système actuel. Mais pas à taux plein, effectivement.

18:51
Présentateur

Donc à 67 ans, on peut partir ou pas avec votre réforme ?

18:54
Julien Odoul

Mais bien sûr, parce qu'encore une fois, notre réforme est mieux disante que celle qui aujourd'hui...

18:58
Présentateur

Donc vous gardez ce qu'a instauré Emmanuel Macron ?

19:00
Julien Odoul

Non, on ne garde pas ce qu'a instauré Emmanuel Macron. C'est lui qui l'a instauré les 67 ans. Si on prend le cas de quelqu'un qui a commencé à travailler à 24 ans, il partira avec une retraite à taux plein. Un an de moins, il gagnera un an par rapport à la réforme Macron. Réforme mieux disante, donc ça veut dire réforme plus coûteuse, on est bien d'accord. Parce que selon le corps, le Conseil... Pas plus coûteuse. Comment est-ce que vous faites une réforme mieux disante qui rapporte plus aux retraités français, si ça ne vous coûte pas plus cher ? Mais parce que ça coûte aujourd'hui.

Le système actuel fait que, comme vous avez des Français qui ne pourront pas travailler, encore une fois, qui ne pourront pas, qui sont déjà au chômage à 58, à 60, 62, donc en fait, qui sont au RSA, qui sont au RSA ou qui sont au chômage, plus vous allongez l'âge de départ, comme c'est le cas de la réforme Macron, plus, encore une fois, ils sont tenus avec des minima sociaux. Donc, encore une fois, cette réforme Macron, elle est aussi injuste et aussi inefficace économiquement.

19:59
Présentateur

S'ils ne sont pas à la retraite, ils sont peut-être au RSA ou au chômage, comme vous dites, mais dans les deux cas, c'est l'État qui paye. Donc, où est-ce que vous faites des économies, vous ?

20:07
Julien Odoul

Mais nous, on fait des économies, je vous le dis, déjà, on ne fait pas des économies sur les retraites de nos concitoyens. Ça, c'est un premier point. Ce qui a été voulu par Emmanuel Macron...

20:15
Présentateur

Mais ça coûte de l'argent quand même. Il y a le slogan, mais derrière, on donne de l'argent quand même.

20:17
Julien Odoul

Mais comme je vous dis, de l'argent, il y en a dans notre pays. Il y en a sur la fraude sociale que nous allons récupérer, c'est 50 milliards d'euros par an. Il y en a sur les contributions à l'Union européenne. Il y en a sur l'immigration, c'est entre 15 milliards et 20 milliards par an. Donc, il y a énormément de domaines. Si je vous prends un exemple très concret, l'État français, Emmanuel Macron, a décidé de soutenir et de financer la transition énergétique de l'Afrique du Sud à hauteur d'un milliard d'euros. Est-ce qu'aujourd'hui, on peut se permettre de financer cette transition pour l'Afrique du Sud à hauteur d'un milliard d'euros alors qu'on a des retraités qui sont précaires ?

Au passage, dans le programme du Rassemblement national, il y a la volonté de développer les pays africains, si je vous ai bien lu, notamment pour limiter les effets du réchauffement vous éviter l'immigration sur le sol européen. Je ne pense pas qu'en France, on ait une immigration sud-africaine qui soit considérable. Je ne pense pas que c'était la priorité et que c'était dans le cadre de la coopération pour lutter contre l'immigration qu'Emmanuel Macron a décidé de financer cette aide.

21:14
Présentateur

Vous n'avez pas de chiffrage complet de votre programme ? On est pourtant à 4 jours des élections. Pourquoi ?

21:20
Julien Odoul

On a un chiffrage, si, domaine par domaine, bien sûr que oui.

21:23
Présentateur

Non, on ne sait pas avec quoi vous financez quoi.

21:25
Julien Odoul

Attendez, je pense que vous avez suivi la campagne présidentielle de 2022. Vous avez suivi les propositions de Marine Le Pen qui étaient extrêmement chiffrées, extrêmement détaillées. Entre 2022 et aujourd'hui, Julien Audoul,

21:38
Présentateur

il y a plein de mesures qui ont disparu. Il y en a même des mesures qui ont disparu la semaine dernière. Il y en a d'autres qui ont été ajoutées. Il y a un calendrier

21:45
Julien Odoul

qui a été présenté par Jordan Bardella avec le temps des urgences, c'est-à-dire l'immédiateté de la constitution du gouvernement et les premières mesures, notamment la baisse de la TVA sur les produits énergétiques, notamment le rétablissement de l'ordre dans nos rues. Ça, c'est les mesures urgentes. Et puis, vous avez les mesures et les réformes qui seront votées dans le cadre du projet de loi de finances, l'abrogation de la retraite Macron, par exemple, la TVA taux zéro sur les produits de première nécessité. Donc, on ne renie rien. Il n'y a pas de mesures qui sont reniées, cachées, enterrées. Il n'y a pas de petites lignes en bas du contrat. Il n'y a pas de mensonge.

Il n'y a pas de dissimulation. Il y a juste le langage de vérité, de dire qu'on ne pourra pas rectifier 30 ans de choix politiques en trois heures. Voilà. Donc, il y a un calendrier. On respectera le temps du Parlement, ce qui n'est pas le cas, effectivement, et ce qui n'a pas été le cas de la politique Macron. On ne dirigera pas par 49.3, comme ça a été le cas précédemment. On respectera la représentation parlementaire et donc les Français. Junior Audoul, vous allez rester sur France Info pour une demi-heure encore pour répondre aux auditeurs. Je vais vous redonner le numéro. C'est le 0809 40 41 42. Vous passez aussi par franceinfo.fr.

Je vous laisse avec Salia Braclia, Renaud Nelly qui va nous rejoindre et donc vous répondez après les infos aux questions et à leurs questions et à celles des auditeurs.

23:05
Présentateur

France Info, législatives 2024. On vous répond. Et France Info vous donne la parole ce matin après Bruno Le Maire avant-hier pour le camp présidentiel Emmanuel Bompard demain pour le nouveau Front populaire. C'est Julien Audoul, porte-parole du Rassemblement National qui répond à vos questions aujourd'hui. 0809 40 41 42 c'est le numéro du standard de France Info. Vous pouvez appeler dès maintenant ou rendez-vous sur franceinfo.fr pour intervenir en direct. Et donc on va prendre tout de suite une auditrice, une téléspectatrice Marie France qui est retraitée dans la fonction publique territoriale dans Lyon chez vous Julien Audoul. Bonjour Marie France. Bonjour. Votre question Julien Audoul.

23:45
Auditeur

Oui je vous écoutais attentivement ce matin. Alors d'abord j'ai une remarque j'ai vu qu'il voulait faire des économies mais je n'ai pas entendu qu'il voulait faire des économies sur les plus riches donc quid du retour de l'impôt sur la grosse fortune mais ma question c'est il est député depuis deux ans pourquoi il n'a pas voté l'augmentation du SMIC à l'Assemblée Nationale alors qu'aujourd'hui il semble que ça soit de nouveau dans ses propositions donc je m'interroge faites ce que je dis mais je dis mais je ne sais pas c'est très interrogatif.

24:16
Présentateur

Alors Marie France ce n'est pas dans le programme mais vous pouvez lui répondre Julien Audoul l'augmentation du SMIC.

24:19
Julien Odoul

Bonjour Marie France alors déjà sur l'ISF puisqu'elle m'a interrogé sur l'ISF c'était dans le projet présidentiel de Marine Le Pen nous souhaitons un impôt sur la fortune financière nous faisons la différence entre la fortune financière celle qui a été acquise avec des plus-values avec du boursicotage

24:38
Présentateur

les transactions

24:39
Julien Odoul

les transactions effectivement donc là il y aura un impôt sur la fortune financière mais nous souhaitons épargner le patrimoine des français effectivement et concernant les petits propriétaires qui ont économisé toute leur vie pour acheter leur maison pour se constituer un patrimoine effectivement nous souhaitons les protéger parce que aujourd'hui les français n'ont plus que leur patrimoine et ils cherchent effectivement déjà à le préserver et surtout à le transmettre

25:08
Présentateur

et en taxant les transactions financières ça peut rapporter combien ?

25:12
Julien Odoul

et en taxant les transactions financières bah écoutez ça rapporte un certain nombre ça rapporte gros sur les transactions financières mais surtout ça permet encore une fois de faire un choix et de faire un choix vous savez dans l'économie l'économie enracinée l'économie du réel celle qui a été construite avec le travail et celle qui est aujourd'hui nourrie par les transactions financières la financiarisation de l'économie gros c'est combien ?

25:39
Invité

ça rapporte gros parce qu'on sait ce que l'état perdrait si vous supprimez l'IFI un impôt sur la fortune immobilière mais votre impôt sur la fortune financière il rapporterait combien ? écoutez

25:49
Julien Odoul

ce sera évalué très clairement déjà dans le cadre de notre audit que nous voulons à la rentrée mais encore une fois c'est un choix politique que nous assumons c'est une question un peu prématurée de ma part c'est un choix prématuré compte tenu aujourd'hui de l'audit que nous souhaitons organiser dès la rentrée mais c'est un choix de protéger le patrimoine des français et donc d'arrêter de taxer en permanence le patrimoine ce qui est d'ailleurs dans le programme

26:15
Présentateur

ce qui est d'ailleurs

26:18
Julien Odoul

dans le programme de nos fonds populaires avec ces 5 nouvelles tranches d'impôts qui vont pénaliser principalement les classes moyennes qui vont être encore une fois les grands perdants de cette politique de matraquage

26:30
Présentateur

sur le SMIC Marie-France s'étonne que vous députée vous n'ayez pas voté pour la hausse du SMIC

26:33
Julien Odoul

oui parce que nous ne sommes pas favorables à l'augmentation du SMIC nous sommes favorables à l'incitation pour l'augmentation de tous les salaires de 10% jusqu'à 3 fois le SMIC avec une incitation qui sera faite aux entreprises aux chefs d'entreprise avec en contrepartie une baisse de charges patronales c'est la seule mesure concrète efficace pour permettre à la fois d'augmenter les salaires de relancer l'économie et de permettre aux chefs d'entreprise tout simplement de ne pas être taxés de ne pas être fragilisés je le répète l'augmentation du SMIC telle qu'elle est décidée et voulue par le Nouveau Populaire serait un cauchemar pour bon nombre de petits chefs d'entreprise qui seraient obligés de mettre la clé sous la porte parce qu'ils ne pourraient pas assumer cette augmentation

27:17
Invité

Alors Julien Audoul nous allons prendre une question d'une autre auditrice nous allons prendre la question de Nathalie qui est enseignante et qui nous appelle de Limoges Nathalie vous êtes à l'antenne posez votre question à Julien Audoul

27:28
Auditeur

Oui bonjour Merci de me donner la parole Oui j'ai une question j'ai regardé votre programme pour l'école et je voulais savoir dans quelle mesure l'exigence absolue de neutralité qui est indiquée en noir sur votre programme touchera-t-elle les programmes des lettres et de l'histoire et plus largement des sciences humaines au collège et au lycée En fait pour être un peu plus précise par exemple un peuple français aura-t-il le droit de travailler la littérature francophone par exemple ou il sera-t-il interdit sous prétexte qu'aborder la négritude avec Aimé Césaire serait contraire au principe de neutralité que vous voulez mettre en place ?

28:15
Julien Odoul

Julien Audoul Merci pour cette question dont je ne comprends pas tellement le sens excusez-moi il y aura effectivement la possibilité pour les enseignants d'étudier Aimé Césaire enfin je n'ai aucun souci là-dessus il y aura des programmes qui seront déterminés nous ce que nous souhaitons c'est que on insiste sur les savoirs fondamentaux voilà et que les échecs que nous constatons notamment à l'entrée en sixième qu'on fasse reculer encore une fois c'est 40% de jeunes élèves qui ne savent ni lire ni écrire ni compter donc ça c'est l'objectif principal donc mettre le paquet sur la lecture l'écriture le calcul l'histoire de France bien évidemment les valeurs civiques bien évidemment la laïcité bien évidemment mais encore une fois il n'y a pas de crainte à avoir sur

29:07
Invité

les ouvrages que vous avez cités mais pour reprendre excusez-moi la question de Nathalie à l'instant il y a effectivement dans votre programme du Rassemblement National cette exigence de neutralité de neutralité de l'enseignement vous l'expliquez oui bien sûr qui la contrôlera et qui la fera respecter cette neutralité la neutralité

29:23
Julien Odoul

elle est indispensable puisque vous le voyez aujourd'hui dans certains programmes il y a des partis pris il y a des orientations idéologiques qui sont prises qui sont plutôt favorables il faut bien le dire au communautarisme qui sont plutôt favorables à une forme de wokisme qui tendent à penser que finalement que nous ne sommes rien sans l'Union Européenne et que la France est un petit pays rabougri avec souvent une histoire une histoire qui est jugée malheureuse avec beaucoup de repentance donc effectivement nous nous souhaitons qu'il faut réécrire les programmes scolaires si je suis bien il ne faut pas réécrire il faut que les programmes scolaires soient justes notamment sur le volet historique fidèle à votre idéologie non c'est pas fidèle c'est fidèle à l'histoire de la France encore une fois on ne peut pas accepter que dans certains programmes on s'auto-flagelle en permanence en faisant penser aux élèves et notamment aux élèves issus de l'immigration c'est très important que l'état français est un état raciste colonialiste collaborationniste etc ce qui évidemment n'est pas la réalité

30:23
Invité

vous considérez aujourd'hui que ces programmes vous venez d'expliquer ne sont pas neutres donc il faut les réécrire il faut les corriger mais il y a des programmes effectivement

30:30
Julien Odoul

qui ne sont pas neutres et qui aujourd'hui ont pris beaucoup de largesse et beaucoup de liberté et qui sont orientés idéologiquement des programmes

30:38
Présentateur

qui sont faits par les historiens

30:39
Julien Odoul

qui ne sont pas faits par les historiens excusez-moi qui sont faits surtout par des idéologues et par des politiques qui cherchent à éduquer à rééduquer une part de la jeunesse

30:50
Présentateur

et qui va réécrire les programmes

30:51
Julien Odoul

mais encore une fois ce sera décidé en concertation ne vous inquiétez pas ce n'est pas une personne dans un bureau qui va réécrire tous les programmes mais nous souhaitons effectivement que l'on apprenne et que l'on soit fier de l'enseignement de l'histoire de France qu'il n'y ait pas de repentance dans les programmes scolaires et que les élèves français encore une fois soient fiers de leur histoire de leur identité nationale fiers de leur langue de leur culture

31:16
Présentateur

visiblement votre programme éducation inquiète puisqu'on a une autre enseignante qui veut vous poser une question c'est Marie-Agnès qui nous appelle de Versailles bonjour Marie-Agnès oui bonjour votre question à Julien Odoul

31:28
Auditeur

bonjour monsieur Odoul merci de prendre ma question voilà moi je suis enseignante dans un collège libre hors contrat et en fait dans votre programme je ne vois aucune mention de la liberté scolaire et de l'instruction en famille qui a été injustement supprimée par le gouvernement Macron j'aurais voulu savoir voilà ce que vous prévoyez merci

31:47
Julien Odoul

nous sommes totalement favorables à l'enseignement libre et à la liberté d'enseignement et en cela effectivement on l'avait rappelé lors des débats sur le projet de loi séparatisme qui avait fait couler beaucoup d'encre puisque Emmanuel Macron finalement insistait sur des écoles qui ne posaient aucun problème sur l'enseignement aussi à la maison qui pour bon nombre de familles ne posent aucun problème donc il faut que vous soyez totalement rassurés sur notre volonté de garantir de garantir la liberté

32:24
Présentateur

pour les familles musulmanes que vous suspectez d'être islamistes

32:28
Julien Odoul

pardon

32:29
Présentateur

pour l'enseignement à la maison

32:30
Julien Odoul

vous voulez dire qu'on suspecte les musulmans d'être islamistes non

32:32
Présentateur

c'est la question que je vous pose

32:34
Julien Odoul

d'accord

32:34
Invité

oui ça c'est pour l'enseignement à la maison sur le risque que peut poser justement l'enseignement à la maison dans certains cas mais écoutez s'il y a des signes

32:42
Julien Odoul

de radicalisation s'il y a des signes de de déviance par rapport aux valeurs de la république par rapport aux principes de notre république effectivement ce sera regardé de près sinon ce que fait la loi séparatisme pour laquelle vous avez voté excusez-moi la loi séparatisme a fait beaucoup de bruit dans les faits elle laisse et elle épargne ceux qui constituent une menace pour la cohésion nationale et pour nos valeurs et nos libertés et elle essaye surtout de mettre le focus sur des familles qui ne posent aucun problème

33:14
Présentateur

il y aura le retour de l'enseignement à la maison

33:15
Julien Odoul

non il n'y aura pas le retour de l'enseignement à la maison il y aura la liberté encore une fois qui sera donnée pour les familles françaises d'instruire leurs enfants encore une fois il faut que cette liberté soit préservée et respectée

33:28
Présentateur

et nous sommes toujours avec Julien Audoul porte-parole du Rassemblement National et on continue de prendre les appels aux standards de France Info Renaud

33:41
Invité

oui et tout de suite nous avons une question d'une nouvelle auditrice donc il y a Claire Claire qui nous appelle de Paris et qui vous pose sa question Julien Audoul Claire vous êtes à l'antenne

33:50
Auditeur

bonjour messieurs moi j'avais une question un peu plus concernant la campagne en elle-même les tracts qui ont été diffusés pour appeler à voter pour vous dans votre circonscription de Lyon pardon contenaient des fausses informations concernant le programme du nouveau Front Populaire je pense notamment à la mention de la supprétine C News et donc moi la question que je voulais vous poser c'est est-ce que ce type de propagation de fausses informations c'est selon vous intègre et est-ce que c'est réellement digne d'un élu de mentir à ses électeurs

34:20
Julien Odoul

Merci Claire pour votre question qui va me permettre d'éclairer pour le coup non ce ne sont pas des fausses informations ce sont des informations qui sont véridiques vérifiées et qui correspondent soit à des propositions de la coalition d'extrême gauche nouveau Front Populaire soit à des déclarations et à des intentions et comportements de membres du nouveau Front Populaire si on prend l'exemple que vous citez notamment l'interdiction de C News énormément de membres du nouveau Front Populaire qu'ils soient écologistes ou insoumis ont souhaité que l'ARCOM ne renouvelle pas encore une fois l'autorisation à la chaîne C News d'émettre donc sa fermeture très clairement si si je viens au deux pour reprendre très précisément ce qu'il y a sur le tract pour être précis sur le tract en question

35:08
Invité

juste pour bien le préciser à nos auditeurs écrit fermeture de C News censure de tous les journalistes qui ne sont pas de gauche soutien aux islamistes viol de la propriété privée raquette de votre épargne pour financer la politique d'immigration notamment pour ce qui est de la fermeture de C News est bien d'accord que la seule autorité susceptible de changer l'attribution d'une fréquence c'est l'ARCOM c'est pas le nouveau Front Populaire le nouveau Front Populaire milite

35:32
Julien Odoul

excusez-moi comme vous avez une députée écologiste qui a lancé une pétition comme vous avez bon nombre de députés insoumis dans le cadre d'une commission d'enquête qui ont souhaité justement interdire fermer à la fois C News mais C8 donc je considère à juste titre que ça fait partie de leur orientation politique et que dans le cas où ces gens là seraient aux responsabilités ils seraient susceptibles évidemment de censurer de censurer vous savez dans un programme vous avez ce qui est annoncé et puis ensuite vous avez les comportements des uns et des autres et notamment la ligne qui est imposée par Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui est extrêmement dangereuse et qui fait pleure à beaucoup de gens

36:11
Invité

est-ce que ce principe vaut pour le Rassemblement National ? c'est-à-dire qu'il y a d'un côté un programme et puis il y a effectivement des prises de position qui sont variables d'ailleurs

36:18
Julien Odoul

citez-moi les prises de position

36:19
Invité

qui constituent un danger pour la liberté des médias je veux dire est-ce qu'il faut s'en tenir au programme du Rassemblement National ou est-ce qu'il faut aussi sur tel ou tel sujet qui ont pu changer ces derniers mois ou ces dernières semaines ?

36:30
Julien Odoul

Renaud Delis à partir du moment où c'est Jean-Luc Mélenchon qui serait le premier ministre de la coalition d'extrême-gauche appelé improprement nouveau Front Populaire c'est le programme il dit désormais le contraire vous êtes correctement ? bien sûr excusez-moi on sait très bien le groupe insoumis serait le plus important les insoumis ont le plus de circonscriptions ils seront donc à la manœuvre pour diriger et orienter la ligne et aussi pour proposer le prochain premier ministre on sait très bien que c'est Jean-Luc Mélenchon Julien Odole

36:59
Présentateur

juste pour répondre à Claire parce qu'elle a appelé pour poser sa question

37:01
Julien Odoul

tout ce qu'il y a dans votre tract

37:03
Présentateur

vous l'assumez pour vous c'est pas du mensonge même si ça ne figure pas dans le programme du nouveau Front Populaire

37:06
Julien Odoul

ce sont des faits si on prend le viol de la propriété privée dans le programme du nouveau Front Populaire il y a l'abrogation de la loi Casparian contre les squatteurs c'est-à-dire que le squat serait généralisé et légalisé donc plus de propriétés mais bien sûr à partir du moment où vous interdisez encore une fois vous pénalisez vous abrogez pardon la loi anti-squatteur bah oui vous favorisez le squat

37:29
Invité

Julien Odole ce n'est pas la loi Casparian qui a rendu illégal le squat le squat est préalablement illégal en revanche la loi Casparian a aggravé un certain nombre de pénalités à l'ordre des squatteurs mais le squat resterait illégal même en cas d'abrogation

37:43
Julien Odoul

de la loi Casparian pas avec le nouveau Front Populaire quand vous savez le calvaire aujourd'hui compte tenu de la législation actuelle avant ou après etc. de français qui voient pendant deux ans leur habitation occupée qui doivent tout payer qui doivent tout rembourser et qui sont finalement expulsés de leur propre domicile parce qu'il y a une impunité totale pour les squatteurs je considère qu'avec le Front Populaire ce serait généralisé et c'est une réalité vous le considérez

38:08
Présentateur

mais c'est pas écrit noir sur moi

38:09
Julien Odoul

non non mais c'est une réalité excusez-moi on va continuer

38:11
Présentateur

parce qu'il y a plein de questions au standard Selim nous appelle de Bordeaux bonjour Selim

38:18
Auditeur

bonjour Salia bonjour à tous

38:20
Présentateur

votre question à Julien Oudoul

38:21
Auditeur

monsieur Oudoul bonjour je m'appelle Selim je suis issu de l'immigration selon vos critères puisque je suis binational je suis né à Bordeaux et je me sens mis à part par des mesures qui pour autant ne me concerneraient pas je suis non voyant donc je n'attends pas à avoir de hautes fonctions à la DGSE je vais vous rassurer là-dessus néanmoins dès lors que votre programme est annoncé dans ce sens on a l'impression on se sent déjà mis de côté on se sent déjà de seconde zone quand on est dans mon cas on a presque l'impression que c'est une première étape dans ce programme j'ai peut-être envie de vous demander quelles sont les suivantes et puis deuxième chose pourquoi pourquoi persévérer dans cette voie pourquoi persévérer à vouloir diviser les français alors même que vous portez le nom de rassemblement national on a presque le sentiment que votre dicton pourrait être on est tous égaux mais certains plus que d'autres

39:17
Présentateur

votre réponse Julien Oudoul

39:19
Julien Odoul

bon rassurez-vous Célim notre projet vise à rassembler tous les français quels qu'ils soient et ne fait pas de distinction entre les français selon leur origine selon leur religion selon leurs opinions rassurez-vous encore une fois la loi la loi sera la même pour tous là nous parlons d'emplois extrêmement précis stratégiques qui concernent la sécurité si je vous prends un exemple très concret qui est d'actualité avec la guerre en Ukraine nous ne pourrions pas accepter et je pense que vous pourriez vous en inquiéter légitimement qu'un ressortissant franco-russe un citoyen qui a la double nationalité et donc qui a un lien avec la Russie et un poste stratégique qui concerne la sécurité intérieure ou le renseignement poserait des problèmes donc là on parle vraiment d'emplois qui concernent la sécurité intérieure qui concernent le renseignement français ça ne concerne pas tous les autres emplois et rassurez-vous tous nos concitoyens qui ont une autre nationalité quelle qu'elle soit évidemment auront les mêmes droits les mêmes chances que tous nos compatriotes bien évidemment

40:23
Invité

c'est le cas d'après vous aujourd'hui Julien Audoul il y a des franco-russes à la DGSE qui sont à des postes stratégiques je vais vous citer un exemple

40:28
Julien Odoul

oui je vous pose une question je vous citais un exemple donc voilà mais que ce soit encore une fois sur ce domaine là

40:35
Invité

vous avez des exemples à la DGSE aujourd'hui ou dans d'autres autres fonctions comme ça stratégiques à caractère militaire par exemple mais ça peut arriver effectivement

40:42
Julien Odoul

ça peut arriver ça pourrait arriver et compte tenu des risques aujourd'hui qui sont nombreux que ce soit en termes d'entrisme d'ingérence étrangère puisqu'on a eu un débat sur les ingérences étrangères donc on a occulté certaines ingérences il faut bien le dire en mettant le focus sur une ingérence il y a beaucoup d'ingérences étrangères effectivement sur des emplois très stratégiques très sensibles je pense qu'il faut limiter les risques et vous entendez quand même

41:06
Présentateur

ce que dit Selim Selim il se sent mis de côté mis à part

41:11
Julien Odoul

je ne vois pas en quoi

41:11
Présentateur

ce que vous dites parce que lui il est issu de l'immigration ce que vous dites pour les franco-russes c'est valable aussi pour les franco-israéliens c'est valable pour les franco-algériens marocains bien sûr pour tout le monde vous ne faites pas de différence entre les binationalités

41:22
Julien Odoul

mais je vous le dis sur ces emplois là il y a un double risque à la fois James Bond ça existe ça arrive ça existe c'est arrivé et surtout il y a un risque pour ces ressortissants même de bonne foi de voir un état étranger faire pression sur eux via leur famille via leur patrimoine etc et ça nous ne pouvons pas l'accepter au nom de la sécurité nationale

41:47
Invité

Juste un point qui participe peut-être de l'inquiétude de notre auditeur Selim Julien Audoul pourquoi est-ce que pendant 50 ans le Front National puis le Rassemblement National a prôné la suppression l'interdiction de la binationalité pourquoi est-ce que vous avez changé d'avis il y a quelques mois

41:58
Julien Odoul

mais parce que nous sommes non pas il y a quelques mois

42:01
Invité

jusqu'à la campagne présidentielle de 2022 2022 c'est pas très ancien il y a deux ans Marine Le Pen prenait l'interdiction absolue de la binationalité

42:10
Julien Odoul

mais parce que nous savons évoluer et nous sommes pragmatiques et nous regardons aussi la situation des français nous voyons qu'il y a bon nombre de nos concitoyens qui ont une autre nationalité et qui gardent cet attachement à cette autre nationalité sans pour autant j'allais dire être soit encore une fois en rupture avec nos lois nos modes de vie etc qui veulent conserver cette double nationalité qui ne pose aucun problème donc c'est pour ça que nous ne reviendrons pas dessus on reviendra pas en arrière c'est sûr mais non nous ne reviendrons pas

42:42
Présentateur

parce que ça change mais non mais ça ne change pas on essaie de savoir

42:44
Julien Odoul

quand est-ce que vous allez changer d'avis mais encore une fois nous sommes pragmatiques nous écoutons les français nous regardons contrairement à certains idéologues nous ne sommes pas butés sur des principes et pour bon nombre de nos concitoyens effectivement qui ont une double nationalité qu'elles soient marocaines qu'elles soient israéliennes qu'elles soient portugaises ou autres ça ne pose pas de problème

43:03
Présentateur

allez on va on ne va pas très loin puisqu'on va à Paris et c'est Christiane qui nous attend bonjour Christiane

43:08
Auditeur

bonjour

43:09
Présentateur

votre question à Julien Audoul

43:11
Auditeur

oui je voudrais poser une question sur les médias je voudrais savoir quelle politique le RN compte mener en ce qui concerne les médias presse radio télévision la culture en général j'ai entendu sur Europe 1 il y a quelques jours Cyril Hanouna recevoir ses premiers invités sur une émission qui remplaçait une autre émission supprimée par monsieur Bolloré qui n'est pas vraiment de gauche les premiers les premiers invités de Cyril Hanouna c'était Marion Maréchal-Le Pen plus deux autres extrêmes droites dont j'ai oublié le nom donc je suis très inquiète parce que les médias c'est quelque chose de très important dont on parle très peu pendant cette campagne

44:04
Présentateur

la question de la liberté de la presse en fait Julien Audoul

44:06
Julien Odoul

oui avec le RN il n'y aura pas d'ingérence dans l'organisation des médias en France nous laisserons les médias effectivement déterminer leur grille déterminer leur ligne éditoriale bien évidemment contrairement au nouveau fond populaire qui souhaite réintégrer Guillaume Meurice qui a été suspendu pour propos antisémites il n'a pas été

44:31
Présentateur

condamné par la justice

44:31
Julien Odoul

qui a été suspendu pour propos antisémites je réitère des propos ignobles d'ailleurs qu'il a assumés répétés donc nous très clairement nous souhaitons une liberté totale pour les médias sans ingérence et puisque vous citiez le cas de monsieur Bolloré qui a le droit de ne pas être de gauche excusez-moi tous les patrons de médias ont le droit de ne pas être de gauche encore une fois il n'y aura pas d'ingérence pas d'interdiction pas de censure la liberté

45:02
Invité

sera évidemment respectée Julien Audou il y a quand même une ingérence assez spectaculaire dans votre programme importante c'est la privatisation du service public de l'audiovisuel ça c'est une forme d'ingérence pas d'ingérence si c'est une décision vous le revenez

45:15
Julien Odoul

mais vous souhaitez c'est l'argent des français vous souhaitez oui mais c'est l'argent des français c'est l'argent des français encore une fois est-ce qu'en 2024 les contribuats français ont financé le service public de l'audiovisuel qui très clairement par bien des aspects ne répond pas souvent à l'exigence de neutraliser de neutralité d'un service public non je ne pense pas on citait Europe 1 à l'instant il faut regarder les invités et les sujets sur France Inter par exemple où il y a un parti pris évident où les invités sont triés sur le volet en fonction de leur ligne et de leur pensée voilà je pense que ça va pas être financé par les français

45:52
Invité

par exemple Vincent Bollory que vous évoquiez tout à l'heure ferait un excellent patron à vos yeux d'un service public privatisé

45:58
Julien Odoul

mais encore une fois c'est pas la question et c'est pas l'actualité mais nous nous disons ça peut le devenir si vous gagnez les élections ça peut le devenir mais monsieur Bollory encore une fois fait ce qu'il veut de son côté nous nous souhaitons garantir la liberté médiatique mais nous ne souhaitons pas que les français avec leurs impôts effectivement financent un service public de l'audiovisuel qui ne répond pas souvent à l'exigence de neutralité

46:22
Présentateur

voilà pour Christiane la question de Christiane merci beaucoup Julien Odoul merci Julien Odoul vous êtes prêté à l'exercice porte-parole du Rassemblement National député sortant de Lyon demain c'est Manuel Bompard du nouveau Front Populaire qui répondra aux questions des auditeurs et des téléspectateurs de France Info

Éducation, TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul du mercredi 26 juin 2024 — Julien Odoul · Pourquijevote