Le scénario d’une croissance à 6% en 2021 « s’éloigne », selon Bruno Le Maire
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ma responsabilité de mise des finances dont la première responsabilité de garantir que il y aura financièrement ce qu'il faut pour soutenir les français les salariés et les entreprises comme l'a souhaité le président de la république c'est d'étudier plusieurs options il ya au moins trois grandes options et trois grands scénarios le premier c'est celui où la situation sanitaire ne nous oblige pas à prendre des mesures sanitaires complémentaires c'est le scénario du statu quo nous arrivons à traverser cette période sans mesures de restrictions sanitaires supplémentaires qui pèsent sur les côtés dans ce cas là nous avons comme vous l'avez voter comme je voulais proposer une croissance qui pourrait atteindre 6% en 2021 et une vraie capacité de rebond de l'économie française soyons clairs ce scénario aujourd'hui n'est plus le plus probable et il s'éloigne à mesure que la situation sanitaire reste préoccupante le deuxième scénario c'est celui où la situation sanitaire nous obligerait à prendre de nouvelles mesures de restrictions sanitaires qui pèseront nécessairement sur les co2 et en fonction de la dureté des mesures qui sont prises l'impact sur l'économie est plus fort dans ce cas là bien entendu nous aurons une croissance qui ne pourra pas atteindre les 6% en 2021 regardez ce qui se passe dans les autres pays européens ce que je crois qu'il faut aussi voir c'est la situation de tous les pays européens sans exception l'allemagne a déjà indiqué que sa croissance serait sans doute très inférieur à ce qui avait été annoncé on parle de chiffres de l'ordre de 3% donc on est très en dessous de ce qui avait été annoncé par ce que l'allemagne a décidé sous l'autorité de la chancelière angela merkel de mesures de confinement strict est longue et l'impact sur les finances publiques comme sur la croissance est évidemment très fort et puis il ya un troisième scénario dont j'ose espérer que c'est un plus scénario et que c'est pour le moment quelque chose qui n'a pas lieu de se produire c'est celui où à nouveau une nouvelle forme de virus arriverait au milieu de l'année et nous obligerait à rester dans des conditions sanitaires difficiles jusqu'à la fin de l'année 2021 je leur dis ce n'est pas le scénario le plus probable mais c'est ma responsabilité aujourd'hui d'étudier l'intégralité des scénarios leur impact sur les finances publiques et leur impact sur la croissance française dans tous les cas de figure quel que soit le scénario qui se présentera je le redis les mesures de soutien économiques resteront à disposition des salariés et des entreprises et c'est bien parce que je veux me préparer à tous les cas de figure que je présente en toute transparence l'intégralité des scénarios sur lesquels nous travaillons avec mes équipes pour moi le scénario de référence reste celui d'une amélioration de la situation au milieu de l'année 2000 21 qui permettra un rebond puissant de l'économie française dans la dernière partie de l'économie 2021 c'est à dire dans la fin du troisième et le quatrième trimestre 2001 21 c'est mon scénario de référence une fois encore il est soumis aux aléas sanitaires mais l'économie française a montré une chose au cours des derniers mois quand les mesures de restrictions sanitaires sont levés l'économie française a rebondi fortement parce que les fondamentaux d'économie français sont sains je veux le redire avec beaucoup de fermeté sur la conversion des prêts garantis par l'état en subventions peut-être reprendre plus globalement cette question des prêts garantis par l'état parce que derrière il ya la question du financement de notre économie je redis que nous adaptons les dispositifs à la réalité de la situation économique nous ne sommes pas droits dans nos bottes à vous dire on a voté quelque chose ça ne bouge pas d'un millimètre non il faut savoir s'adapter à la réalité de la situation économique s'il ya des entreprises qui sont en très grande difficulté alors même que l aurait des perspectives de redressement un peu plus lointaine à moi je n'exclus pas que nous puissions avec la commission européenne et en accord avec l étudier pour ces entreprises les plus en difficulté s'il ya des perspectives de redressement je suis prudent parce qu'elle n'agit pas que ça devienne la règle mais qu'on puisse au cas par cas avec l'accord de la commission européenne transformer certains prêts garantis par l'état en subventions en tout cas je trouve que cela mérite d'être étudié je dis bien au cas par cas pour certains secteurs quand il ya des capacités de redressement qui peuvent se présenter c'est une option qui mérite d'être étudiée que nous présenterons donc à la commission européenne la même façon que j'ai indiqué que pour le secteur de l'aéronautique avoir un étalement un peu plus important parce que les sommes empruntées sont importantes et que le transport aérien ne se redresse pas est une option que nous devons aussi étudié pour toutes les autres entreprises je rappelle que nous avons obtenus a différé de remboursement du capital de un an supplémentaire et des taux d'intérêt particulièrement attractif enfin toujours sur cette question de trésorerie je veux insister sur un point très important il faut soutenir la capacité d'investissement des entreprises c'est un des enjeux stratégiques de la reprise de la relance et donc de la création d'emplois je présenterai dans les jours qui viennent les éléments des prêts participatifs qui nous permettrons d'octroyer aux entreprises qui veulent investir des quasi fonds propres dans des conditions financières qui sont les plus avantageuses possible et avec à différer le remboursement de 4 ans donc des prêts participatifs qui valent quasi fonds propres qui ne pèse pas son endettement des entreprises et dont le remboursement ne se commet ce que quatre années après avoir obtenu ces prêts c'est une façon de répondre aux besoins d'investissement des entreprises [Musique]
Bruno Le Maire