Droits des femmes : quel bilan pour Emmanuel Macron ? - C à Vous - 08/03/2021
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Chapitres
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« 60% des femmes et des jeunes filles disent qu'elles n'ont pas confiance en elles, qu'elles n'ont pas l'estime d'elles-mêmes »
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« on a des écarts de salaire entre 9 et 27%, rien que parce que vous êtes une femme »
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« On n'a que 30% de femmes dans les postes de direction. »
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« On n'a qu'une seule femme qui dirige un grand groupe du CAC 40 »
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« Il a 28% de femmes autour de lui »
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« On a le gouvernement le plus paritaire de la Ve République. »
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« L'Assemblée nationale n'a jamais été aussi paritaire. »
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« La loi Copé-Zimmermann, qui date de 2011, a permis à notre pays de passer de 9% de femmes en 2010 à 45% de femmes en 2020. »
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« la première loi en faveur de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes elle date de 1972 »
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« on a encore des salaires qui sont différents entre les femmes et les hommes en moyenne de 15%. »
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« il va falloir nous attendre au niveau planétaire au rythme où nous allons il va falloir attendre 257 ans »
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« au niveau européen pour parvenir à cette égalité de salaire entre les femmes et les hommes et ces injustices elles pèsent du début de votre carrière jusqu'à la retraite »
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« 85% des femmes aujourd'hui sont chefs des familles monoparentales »
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« c'est 20% de leur budget »
Temps de parole
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Votre combat à toutes les deux, c'est aussi un combat pour la laïcité, la liberté d'enseigner, mais aussi pour l'amélioration, en tout cas le combat féministe qui est quotidien. Parce que le quotidien des femmes en 2021, c'est d'entendre ce genre de propos. L'organisation de la Coupe du Monde Féminine a été une réussite en dehors du match contre les Etats-Unis. Regardez l'équipe de France Féminine, n'a pas perdu un match depuis. Pour moi, la situation actuellement chez les Bleus, est-ce que ça s'est un petit peu aplané ? Moi, ça m'est égal, ça m'est égal. Je peux dire que ça n'est pas égal, bien évidemment. Aucun match perdu. Elles peuvent se tirer les cheveux, ça m'est égal.
Voilà, c'est l'actuel patron de la Fédération française de football qui s'exprimait au sujet des tensions entre la sélectionneuse et certaines joueuses de l'équipe de France. Elles peuvent se tirer les cheveux, ça m'est égal, je m'en fiche. Le sexisme ordinaire en 2021. Voilà, tous ces mots, vous savez, toutes ces phrases que l'on entend et auxquelles on s'est presque habitué, tellement elles sont rentrées dans les mœurs. T'es une mauvaise humeur aujourd'hui, t'as tes règles, mais qu'est-ce qui te prend ? T'as pas compris ce qui se passe ? Ça n'a rien à voir, mais arrête de faire ta fillette. Vous savez, tous ces termes qui rabaissent les femmes.
Je veux juste te rappeler qu'aujourd'hui, le sexisme tue. Il tue physiquement, il tue intellectuellement, il tue les rêves, il tue les ambitions. Quand vous entendez que 60% des femmes et des jeunes filles disent qu'elles n'ont pas confiance en elles, qu'elles n'ont pas l'estime d'elles-mêmes, que quand elles rêvent de devenir spationaute, on leur dit « mais reste à ta place, c'est pas un métier pour toi ». Comment voulez-vous que ces jeunes filles grandissent en pensant qu'elles ont leur place dans cette société, qu'elles peuvent réussir, qu'elles peuvent s'accomplir et qu'elles peuvent contribuer à faire de notre pays un pays inclusif où chacun trouve sa place ?
Aujourd'hui, lorsque vous naissez fille, vous traînez avec vous tout au long de votre vie, en tant que petite fille à l'école, rien que dans l'espace public, rien que dans la cour de récréation, on voit que les dynamiques entre les filles et les garçons ne sont pas les mêmes, que les garçons vont occuper le centre de la cour et que les filles vont se trouver sur le côté.
Quand vous rentrez dans le monde professionnel, on sait qu'aujourd'hui, en 2021, alors même que les femmes sont parfaitement formées, que certaines sont plus formées que certains hommes, lorsqu'elles arrivent dans le monde professionnel, on a des écarts de salaire entre 9 et 27%, rien que parce que vous êtes une femme, que le plafond de verre vous appuie sur la tête et que vous ne pouvez... On n'a que 30% de femmes dans les postes de direction. On n'a qu'une seule femme qui dirige un grand groupe du CAC 40, alors même que les femmes dirigent des États, alors même que les femmes dirigent des organisations internationales et qu'elles le font brillamment.
Donc oui, le sexisme ordinaire existe, il ne faut pas se résigner parce qu'il n'y a pas de fatalité et je pense que c'est en y travaillant tous ensemble que nous y parviendrons. Y compris le président de la République, qui, vous l'avez d'ailleurs noté, il lui avait fait remarquer, est entouré de beaucoup trop d'hommes dans son cabinet, puisque sur les 13 membres de son cabinet, il n'y a qu'une seule femme. Il ne donne pas l'exemple ? Il a 28% de femmes autour de lui, mais je vais vous dire quelque chose. 28% ? On est loin de la parité. J'ai 50 ans.
En 50 ans, je n'ai pas vu un président de la République se saisir de la question de l'égalité entre les femmes et les hommes comme Emmanuel Macron l'a fait. On ne gouverne pas avec des symboles, on gouverne avec des actes. On a le gouvernement le plus paritaire de la Ve République. L'Assemblée nationale n'a jamais été aussi paritaire. On a des engagements, que ce soit sur la situation des femmes dans la société, que ce soit la question des violences faites aux femmes, que ce soit sur les aspects des violences économiques. Le président de la République s'est saisi de ces questions avec volontarisme.
Je ne sais pas si c'est une question de génération ou si c'est parce qu'il a compris qu'il est temps que la société change. Mais je puis vous dire que je n'ai pas quitté le monde de l'entreprise où je me suis tellement battue pour réussir, pour rejoindre un gouvernement et un président de la République qui ne n'estime pas, qui ne respecte pas et qui ne fait pas tout ce qu'il peut pour que les femmes trouvent leur place dans la société. Et j'ai totalement confiance en lui pour porter ces batailles de la manière la plus volontariste qu'il soit et il le fait au quotidien. Le volontarisme, ça passe par les quotas ? C'est toujours la même question, Caroline Fourest ?
Non, enfin, moi je pense qu'on va y arriver... Sans ? Sans. Moi je pense qu'on peut y arriver. Ça dépend d'où, de quel secteur, etc. Mais par exemple, évidemment que la politique est encore un boys club, c'est une évidence. Mais je préfère qu'on ait de plus en plus de féministes, qu'on cherche à se dire, tiens, il faut huit conseillers femmes, huit conseillers hommes. C'est bien de temps en temps de faire la remarque, se dire là quand même, une femme, c'est quand même vraiment pas beaucoup, ça veut peut-être dire quelque chose. Mais après, essayer d'avoir 50-50, comme si on était des ingrédients d'une petite recette, c'est pas exactement ça l'ambition.
Ça peut être un révélateur de se poser la question, de se dire, tiens, il y a une vraie sous-représentation, peut-être qu'il y a quelque chose qui bloque, ensuite d'essayer de réagir, et puis surtout avoir des critères féministes. On veut des budgets pour cette cause, on veut des moyens, on veut de l'ambition. Il y a beaucoup de sujets sur la table, la question des violences, la question de la précarité, la question des obstacles, mais madame la ministre a dit un mot qui est très important, c'est la confiance en soi. On parle beaucoup de différence des sexes depuis des siècles. Moi, je pense que la vraie différence entre les sexes, c'est la confiance en soi.
C'est qu'on a appris, pas à tous les hommes, il y en a qui n'ont pas confiance en eux, mais généralement, on a plutôt appris aux petits garçons à avoir confiance en eux, faire du bruit, ils sont récompensés, ils sont masculins, ils sont virils, ils font du bruit, on est content, on tape dans les mains. Une petite fille, on lui dit, ma chérie, soit féminine, soit discrète. Et les parents ne le font même pas consciemment. Et ça, avec le temps, pour que les femmes prennent la parole, c'est une révolution de prendre la parole, c'est contre tout ce qu'on nous a inculqué, pour que les femmes négocient un salaire.
Messieurs, dites-vous bien une chose, quand vous avez des femmes à embaucher, pour elles, c'est un calvaire de vous parler d'argent, de sauter, évaluer et de négocier leur salaire. On est tous en train d'hocher la tête. Beaucoup de garçons adorent le rapport de force, adorent la négociation, ils s'amusent avec ça, ils n'ont pas de problème. Donc, il va falloir faciliter les choses. Il faudrait que les employeurs d'entrée posent la question des salaires, par exemple. Des choses comme ça. Moi, je pense que... On ne devrait pas être là, d'ailleurs. Depuis 15h40, on n'est pas payés les unes les autres, en réalité. Je crois que... J'ai passé 30 ans dans le monde de l'entreprise.
J'ai créé ma propre entreprise, ensuite j'ai évolué dans des grands groupes internationaux, européens, chinois, américains. Le sexisme est une question universelle. S'il y a une question éminemment universelle, c'est que vous soyez en France, que vous soyez en Chine ou que vous soyez aux États-Unis, les femmes subissent les mêmes inégalités, les mêmes discriminations. Si on ne les compte pas, elles ne compteront pas. La loi Copé-Zimmermann, qui date de 2011, a permis à notre pays de passer de 9% de femmes en 2010 à 45% de femmes en 2020. Pourquoi est-ce qu'on y est arrivé ? On y est arrivé parce qu'il y a eu la sanction. Parce qu'on a forcé les choses.
Je suis bien d'accord sur le fait qu'aucune femme n'aime à être considérée comme un quota. Et la question n'est pas là. Mais si nous ne mettons pas en place des objectifs chiffrés qui sont suivis, qui sont contrôlés, on n'y arrivera pas. Parce que jusqu'à nouvel ordre, cette société est une société d'hommes faite par des hommes, pour des hommes. Et donc nous devons utiliser les règles que les hommes ont mises en place dans le monde de l'entreprise où toutes les sphères où il faut du pouvoir, où il faut prendre des décisions, il faut que les femmes soient à la table. Parce que toutes ces décisions concernent aussi les femmes et elles doivent pouvoir s'exprimer.
C'est l'objet d'une proposition de loi qui a été déposée aujourd'hui, qui veut renforcer la présence des femmes au poste de direction avec des premiers quotas imposés dès 2027. Le MEDEF n'est pas favorable à ces mesures. Écoutez juste l'explication de bonne foi que donne Geoffroy Roux-Bézieux. Pourquoi avoir besoin de quotas ? Pourquoi des quotas alors qu'il y a l'efficacité et la compétence ? On parle beaucoup des comités de direction mais nous ce qu'on pense c'est qu'il faut regarder ce qu'on appelle le vivier. L'expression n'est pas très heureuse mais notamment les 10% des cadres dirigeants.
Parce que c'est quand on a suffisamment de femmes dans les cadres dirigeants que naturellement elles intègrent les comités de direction et qu'ensuite elles deviennent dirigeantes. Bon, il expliquait surtout que ce n'était pas possible dans un comex d'imposer des femmes parce que du coup il faudrait virer des hommes. C'était surtout ça son explication qui posait question. Ce n'est pas tout à fait l'explication. Elisabeth Borne a présenté les résultats de l'égalité professionnelle ce matin. Il n'y a dans notre entreprise que 2% 2% des entreprises de notre pays qui ont l'obligation de publier les résultats qui ont une femme dans les 10 plus gros salaires d'une entreprise.
Donc il faut sanctionner. 2% Alors, non seulement il faut contrôler et il faut sanctionner parce que je crois que nous avons suffisamment attendu juste pour vous donner une idée la première loi en faveur de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes elle date de 1972 1972 48 ans après on a encore des salaires qui sont différents entre les femmes et les hommes en moyenne de 15%.
48 ans après Donc moi je veux bien que l'on écoute le World Economic Forum qui nous dit qu'il va falloir nous attendre au niveau planétaire au rythme où nous allons il va falloir attendre 257 ans au niveau planétaire même avec une bonne changé c'est qu'on ne sera pas là 54 ans au niveau européen pour parvenir à cette égalité de salaire entre les femmes et les hommes et ces injustices elles pèsent du début de votre carrière jusqu'à la retraite et ça n'est pas tolérable donc c'est pour cela que je suis favorable à un objectif équilibré parce qu'on ne peut pas parler d'égalité qui est au cœur de notre pacte républicain si on n'y inclut pas l'égalité sur les salaires et la précarité économique met les femmes dans une situation tellement catastrophique qu'il a fallu que nous mettions en place un nouveau service public pour faire en sorte que les femmes qui sont en précarité qui ont les familles monoparentales 85% des femmes aujourd'hui sont chefs des familles monoparentales lorsqu'elles ne perçoivent pas les pensions alimentaires c'est 20% de leur budget et nous avons dû mettre en place un service de paiement des pensions alimentaires par les caisses d'allocations familiales parce qu'elles sont en telle précarité financière que si on ne les paye pas et qu'on ne se retourne pas vers les mauvais payeurs et bien c'est 20% de leur budget qui disparaît vous vous rendez compte c'est ça aussi les conséquences de la précarité économique des femmes et à partir du moment où elles ont les mêmes compétences les mêmes capacités et bien nous devons les payer de la même manière on doit les payer mais il faut les convaincre de savoir aussi se faire payer il faut les deux c'est-à-dire qu'il faut des crèches aussi pour que justement plus tant que la répartition des charges au sein du foyer ne se sont pas équilibrées les femmes puissent être autonomes et avoir en même temps la garde de leurs enfants assurés il faut qu'effectivement on trouve des moyens que l'auto-évaluation soit renforcée pour que les femmes puissent vraiment négocier leur salaire mieux mais de fait c'est un vrai indicateur quand sur une grande entreprise on s'aperçoit si on fait des moyennes que les hommes gagnent systématiquement plus que les femmes c'est qu'il y a un sujet et donc ces indicateurs ils servent à faire bouger les choses et bien sûr qu'on va devoir en passer par là ce que j'espère c'est que très vite on soit dans la phase où au fond on aura tellement rééquilibré les choses qu'on pourra surtout surveiller si à un moment donné on se trouve quelque part avec moins 20% d'hommes moins de 20% ou 30% de femmes pour qu'il y ait là des sanctions qui tombent parce que regardez la loi sur la parité en politique à l'inverse la mairie de Paris en est à payer des amendes parce qu'ils ont maintenant plus de femmes que d'hommes à des postes c'est pas l'idée du 50-50 qui compte c'est l'idée du rattrapage et quand vous me demandiez on en passe par des quotas pour rattraper pour ensuite alerter et garder cette prise de conscience vous me demandiez si le président de la république était investi sur cette question entre les femmes et les hommes c'est son gouvernement qui a fait annuler cette loi qui datait c'est vous madame Moreno qui lui avez dit qu'il fallait qu'il donne l'exemple et qu'il n'était pas exemplaire mais quand je lui ai dit quand on a parlé de ce sujet là on parlait aussi du fait qu'il y avait dans ce gouvernement 51% de femmes quand vous parlez à toutes ces femmes elles ne se sentent pas en minorité et elles n'ont pas l'impression qu'elles n'ont pas leur place à la table donc disons les choses il y a un poste régalien c'est pas exactement la même responsabilité pour les ministres alors pardon Elisabeth Borne est ministre du travail est-ce que vous estimez que le travail aujourd'hui n'est pas important dans notre pays si si mais c'est pas régalien mais oui mais vous savez moi les termes je vois toute l'énergie il y a une sorte de hiérarchie madame Moraine mais est-ce que vous avez le sentiment que lorsque Roselyne Bachelot Elisabeth Borne Florence Parly et madame Pompili sont au cours de la table M.
Le Maire Gérald Darmanin et les autres mais elles portent leur sujet avec force et vigueur c'est ça aussi la vérité moi je veux bien qu'on l'épilogue mais c'est ce qu'on veut dire c'est que les critères doivent être un peu plus fins que savoir homme ou femme c'est qu'effectivement c'est intéressant de se dire qu'il y a quand même encore toujours une préséance pour les ministères réguliens avec une vision un peu plus masculine ça persiste ça met du temps à passer ces choses là et c'est en rigolant dessus ou en en plaisantant ou en le soulignant comme on le fait que ça aide à faire avancer les choses Exactement Et en l'imposant aussi peut-être Elisabeth Moreno si vous croyez désormais au quota c'est peut-être parce que dès le plus jeune âge on a voulu vous faire rentrer aussi dans des schémas pré-établis on vous a dit comme à beaucoup de petites filles vous le disiez tout à l'heure ça c'est pas pour toi alors vous voulez faire du droit on vous a dirigé vers un CAP mais vous avez tenu tête tenu tête au conseiller d'orientation vous avez obtenu une maîtrise de droit des affaires un MBA et vous dites que ce qui vous a permis d'en arriver là c'est aussi d'avoir des modèles des femmes qui vous ont inspiré vous croyez vous en la force de l'inspiration en la force des rôles modèles comme on dit Je crois énormément en la force des rôles modèles parce que je pense qu'on ne peut devenir que ceux que l'on voit que ceux que l'on peut imaginer et voir des femmes qui réussissent aujourd'hui en 2021 ça reste encore trop rare et c'est justement pour cette raison vous savez ça fait un peu plus d'un an maintenant depuis qu'on est rentré dans cette crise qu'on ne parle des femmes que d'un point de vue victimaire et qu'on ne parle des femmes qui ont été au fond sur ces métiers que ce soit le soin l'éducation et bien on a parlé de ces femmes que du côté le plus négatif qu'il soit et je voulais dire à ces femmes aujourd'hui que nous les voyons aussi comme des héroïnes que nous les voyons aussi avec leur courage avec leur résilience et pour la contribution qu'elles apportent à notre société et parce que je crois au rôle modèle et bien j'ai demandé à ces femmes qui se sont battues contre vents et marées pour réussir et bien je leur ai demandé de parler de leur parcours je leur ai demandé de nous raconter leur histoire et de la manière dont elles étaient arrivées là où elles en sont aujourd'hui des héroïnes illustres et comme Latifa Ibn Zaytan qui depuis quelques années maintenant se bat et va dans les écoles pour raconter aux jeunes combien il est important de croire en l'avenir son fils absolument je pense à Clarisse Akbenenou qui est notre judocate qui est la plus primée je crois dans notre pays je crois à Pomme l'artiste chanteuse militante engagée toutes ces femmes ont rédigé un courrier pour parler de leur parcours et elles ont décidé nous avons décidé de remettre ces courriers aux mille petites filles qui sont nées aujourd'hui et qui naîtront encore jusqu'à minuit pour leur dire oui ça peut être difficile mais voyez vous y arriverez aussi et je pense que c'est en travaillant sur la transmission sur l'envie sur les rôles modèles que nous parviendrons à donner plus de courage et de volonté à ces jeunes filles et à leur dire qu'elles aussi elles peuvent y arriver vous dites d'ailleurs on ne peut plus se passer aujourd'hui de 52% de la population Caroline Forest vous aussi vous avez des rôles modèles non moi je me suis beaucoup identifiée à des garçons je suis désolée mais pourquoi pas moi dans les films je m'identifiais parce que je suivais des aventures ils embrassaient des femmes parce qu'il n'y avait justement mais parce qu'il n'y avait peut-être pas justement oui parce qu'il me manquait beaucoup de femmes puissantes beaucoup de femmes puissantes c'est pour ça que j'ai envie de faire des films féministes pour offrir des modèles des représentations des perceptions d'autres modèles d'autres modèles non si exactement mais il y a aussi la question des conseils d'orientation parce que justement quand on a quelqu'un qui a le potentiel visiblement de devenir ministre de travailler dans des entreprises internationales et que systématiquement on lui propose un CAP là il faut qu'on change ça pour tout le monde je veux dire c'est que vraiment c'est un souci ouvrir les possibles c'est avoir une école avec des conseillers d'orientation qui imaginent l'horizon possible pour tout le monde Pierre a l'esprit de contradiction donc son mot de jour c'est pas femme c'est nudge
alors le nudge est au départ vous le saviez peut-être un concept de communication américain si j'en crois à ce que nous expliquait ce matin France Inter les dirigeants français Emmanuel Macron en tête utilise ces techniques depuis quelque temps déjà comme ils ont compris qu'imposer des décisions répéter à chaque discours c'est la guerre tout ça ne passait pas tout à fait du coup tout le monde a compris qu'il fallait peut-être suggérer qu'il fallait inciter la définition du mot nudge c'est coup de coude c'est un peu pousser du coude genre Marion tu me paierais pas un café un truc on incite du coup quand un jeune interpelle Emmanuel Macron l'autre semaine en lui disant monsieur le président on n'en peut plus Emmanuel Macron lui répond allez il faut encore tenir 4 ou 6 semaines et tout le monde embraye s'il l'a dit il l'a pas inventé il l'a gambergé et on voit d'un seul coup le bout du tunnel la première expérience européenne du nudge c'était il y a quelques années à l'aéroport d'Amsterdam dans les toilettes depuis belle durée vous pensez bien que la pancarte prière de laisser dans le même état ce lieu etc tout ça n'avait aucun effet ça n'a jamais marché alors un spécialiste du nudge extrêmement créatif a placé des mouches au fond de l'urinoir du coup vous savez comment sont les hommes tellement joueurs ils ont visé la mouche et l'affaire a marché comme ça vous avez saisi la parabole il paraît que Eric Singler de l'agent BVA spécialiste du nudge est devenu un conseiller très écouté de l'exécutif il a même écrit un livre Nudge Management ou comment créer du bien-être et de l'esprit d'équipe c'est un peu comme vous Babette quand tout à l'heure vous m'avez donné un petit coup de coude en me disant tu sais tu l'as déjà eu le Covid mais à ton âge il faut être prudent tu pourrais maintenant faire tes chroniques depuis le canapé j'ai tout de suite compris je voulais vous demander Isabel Moreno si on vous a conseillé pour atteindre plus vite la parité plutôt que les quotas de nudgez un max
écoutez moi je en tout cas j'encourage les femmes à nudgez un max j'encourage les femmes à nudgez un max parce que contrairement à ce qu'on leur a dit et répété et ce qu'on continue à leur dire et à leur répéter elles ont de la force elles ont du talent elles ont des capacités elles ont des compétences et si elles doivent jouer du coude comme les hommes parce qu'à partir du moment où nous sommes dans une société avec des règles extrêmement masculines il faut parfois utiliser les modèles masculins pour jouer du coude et y arriver aussi merci beaucoup d'être revenu ce soir sur le plateau de CETAVOU Elisabeth Moreno et vous le disiez les ouvrages de Karine Fouret sont des ouvrages de référence donc on recommande Génération Offensée qui sort en poche aux éditions grâce à...
les étudiants peuvent s'en saisir même s'ils sont très affamés en ce moment et vous continuez à lire exactement continuer à se nourrir intellectuellement merci beaucoup vous restez avec nous merci beaucoup madame la ministre d'être revenu ce soir sur le plateau de CETAVOU merci beaucoup