Conférence de presse conjointe du Président Emmanuel Macron et du Chancelier d'Allemagne Olaf Scholz
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 21:00FerméeRéponse partielle
Monsieur le Chancelier, vous avez insisté sur le soutien à l'Ukraine. Est-ce que vous pouvez garantir des livraisons de blindés Leopard 2 ?
- 22:00FerméeRéponse directe
Monsieur le Président, est-ce que vous êtes prêt à livrer des chars Leclerc ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Avez-vous une réponse commune à l'Inflation Reduction Act ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Quelles conséquences pour les troupes françaises au Burkina Faso ?
- 34:00OuverteRéponse partielle
Comment concilier souveraineté européenne et participation à des projets comme le bouclier spatial ?
- 39:00FerméeÉludée
Allez-vous tenir les 64 ans pour la réforme des retraites malgré les oppositions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Emmanuel MacronFait
« Nous avons décidé de travailler étroitement ensemble sur les mécanismes communs d'achat du gaz pour l'année qui vient. »
- 36:00Olaf ScholzFait
« 50 % du gaz consommé en Allemagne venait de Russie et, à partir du moment où il y a eu un arrêt des approvisionnements, on a craint le pire. »
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Monsieur le Chancelier, cher Olaf, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs. Nous venons de tenir le 23ᵉ Conseil des ministres franco-allemand, premier exercice de ce type depuis la formation des deux Gouvernements et fruit d'une longue et intense préparation. Je veux vous remercier, Monsieur le Chancelier, d'être à Paris aujourd'hui, avec nombre de vos ministres et de vos équipes, pour célébrer, comme nous l'avons fait ce matin, le 60ᵉ anniversaire du Traité de l'Élysée et cette magnifique histoire qui nous oblige, mais également continuer de bâtir ensemble l'avenir.
En effet, nous l'avons rappelé à la fois dans les séances de travail et ce conseil des ministres, ce matin, l'un et l'autre, notre Europe, nos deux pays sont face à des défis considérables, le retour de la guerre sur notre sol, les conséquences énergétiques et économiques qui viennent s'ajouter aux grands transitions que nous avions déjà à vivre, principalement climatiques et technologiques. Notre objectif est le même, c'est bien celui d'une Europe plus souveraine, plus unie, plus solidaire et maîtrisant pleinement son destin. C'est d'ailleurs cet objectif qui a présidé à nos décisions franco-allemandes puis européennes, pendant la pandémie, afin de bâtir une réponse commune, sanitaire mais également financière et, dès le début de cette guerre, avec l'aide apportée à l'Ukraine, les sanctions à la Russie et notre coordination constante.
Au cours de ce Conseil des ministres franco-allemand et dans le cadre de sa préparation, nous avons procédé à un grand travail de convergence et de synchronisation entre nos visions stratégiques pour l'Europe, pour nos deux pays et pour notre relation commune. C'est un travail toujours nécessaire, tant nous savons que nous avons besoin d'une convergence franco-allemande la plus aboutie possible dans tous les domaines, pour nos deux pays et pour faire avancer notre Europe. Cette convergence, nous l'avons consolidée à travers nos expressions l'un et l'autre, et le travail de nos ministres sur le plan géopolitique.
Notre conviction profonde est bien que notre Europe avait besoin de donner des perspectives claires à l'Ukraine et la Moldavie comme aux Balkans occidentaux, ce que nous avons fait ces derniers mois, et d'ancrer une vision géopolitique et une unité géopolitique en particulier à travers ce que nous avons lancé et la communauté politique européenne. Évidemment, nos échanges ont également porté sur la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine. Nous avons, à cet égard, confirmé, et nous le ferons juste après cette conférence de presse, dans un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité spécifiquement dédié, notre détermination sans faille à soutenir l'Ukraine dans tous les domaines et aussi longtemps que nécessaire, et à continuer d'agir de façon étroitement coordonnée entre nous et avec nos principaux alliés.
Notre détermination restera totale à aider les Ukrainiennes et les Ukrainiens dans leur combat et, quand il faudra reconstruire l'Ukraine, nous serons là, en Européens. Le retour de la guerre sur notre continent a également beaucoup rapproché nos convictions communes sur ce que nous devons être capables de faire pour nous-mêmes, là aussi en Européens. Dans cette droite ligne, nos échanges ont porté sur les questions de défense, et nous sommes déterminés à continuer à prendre les mesures nécessaires à nos capacités européennes de défense.
Je me réjouis, à cet égard, des avancées des dernières semaines dans notre partenariat stratégique, en particulier s'agissant du SCAF. Dans quelques minutes, je le disais, nous poursuivrons sur les autres sujets. Nos échanges ont également permis d'avancer sur les questions économiques, industrielles, énergétiques et technologiques, entre autres.
En matière d'énergie, nous faisons face, depuis plusieurs mois, aux conséquences de la guerre sur les prix et sur notre sécurité d'approvisionnement. Nous y avons répondu ensemble par une solidarité européenne complète qui aujourd'hui porte pleinement ses fruits. Tout cela, nous l'avons fait sans jamais perdre de vue notre réponse commune à l'enjeu climatique, qui passera par une transition énergétique ambitieuse.
Nous l'avons fait en réussissant une diversification de nos approvisionnements historique en termes de gaz et en renforçant notre solidarité gazière et électrique, en particulier entre l'Allemagne et la France. Mais, soyons clairs, nous ne parviendrons à faire de notre Europe le premier continent climatiquement neutre et à augmenter notre souveraineté et notre résilience énergétique que si nous respectons aussi nos choix nationaux en matière de mix énergétique et nous renforçons ensemble nos stratégies. C'est pourquoi nous avons décidé de travailler étroitement ensemble sur les mécanismes communs d'achat du gaz pour l'année qui vient et les années qui viennent, avec notre volonté d'ancrer des achats de long terme et de travailler sur les plateformes communes, et nous aurons dès février des initiatives communes en ce sens, et de travailler ensemble, avec nos principaux partenaires, pour renforcer et rendre pertinente l'indispensable réforme du marché électrique européen.
Au-delà, nous avons aussi la volonté de rapprocher nos stratégies en matière d'hydrogène. Je veux ici vous dire deux avancées importantes de ces dernières semaines : avoir une approche commune en termes de régulation pour favoriser un hydrogène bas carbone, et donc acter des différences de nos choix nationaux en termes de mix énergétique, mais résolument défendre une plus grande production européenne d'électricité bas carbone, pour pouvoir aussi produire de l'hydrogène. Deuxièmement, nous avons décidé d'élargir le projet H2 Med qui, grâce à des financements européens, lie le Portugal, l'Espagne et la France, et il sera au cœur de cette stratégie hydrogène, à l'Allemagne qui sera un partenaire de cette stratégie d'infrastructure en matière d'hydrogène.
Sur ce qui est des questions d'industrie, d'innovation et donc aussi de production et d'emploi, notre volonté est de poursuivre l'aventure européenne, c'est-à-dire, là aussi, de réussir à tenir ensemble trois objectifs : souveraineté technologique, industrialisation de notre continent et décarbonation de celui-ci. C'est pourquoi notre volonté est d'encourager les efforts européens, comme nous l'avons acté en décembre, d'engager une discussion avec nos amis américains pour obtenir des aménagements, en tout cas les conditions d'accès au marché américain dans le cadre de l'Inflation Reduction Act, qui permettent à l'Union européenne d'être traitée comme les principaux partenaires que sont le Mexique et le Canada. C'est pourquoi notre volonté est aussi d'avancer sur une réponse européenne pertinente, avec des instruments simples, rapides et visibles pour nos industriels, qui nous permettront de consolider et de développer davantage de projets en termes de batteries, de composantes de batteries, d'hydrogène, comme je l'ai déjà évoqué, et de production de ses capacités, de production de capacité industrielle pour le déploiement de nos énergies renouvelables mais, plus largement, nous voulons, en termes d'intelligence artificielle, de cloud, de 5G et 6G et de quantique, là aussi, avoir une stratégie commune pour notre Europe.
La Commission présentera, dans quelques jours, des propositions comme nous lui avons demandé. Nous tiendrons un Conseil européen extraordinaire en février et nous avons défini ce jour, cher Olaf, une ligne commune pour avancer vers une action européenne ambitieuse et rapide, qui repose à la fois sur de la simplicité, sur une plus grande visibilité sur nos dispositifs d'aide et pour apporter les bons outils de financements publics comme privés. Dans ce cadre, nous sommes aussi convaincus que l'approfondissement de notre marché intérieur, qu'il soit financier pour faciliter ces avancées comme une régulation dans les principaux secteurs des énergies propres, est indispensable.
Afin de préparer notre avenir commun et notamment les grandes transitions écologiques et numériques, notre capacité d'investissement et de réforme sera clé. C'est dans cet esprit que nous avons eu une discussion aussi fructueuse sur la réforme de nos règles budgétaires européennes et sur les mécanismes que nous souhaitons pour une réponse européenne en termes d'ambition industrielle et d'énergie verte. À cet égard, nous avons acté, l'un et l'autre, notre plein accord avec les déclarations récentes de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, il y a quelques jours.
Nous avons évoqué beaucoup d'autres sujets, mais je voudrais, pour finir, insister sur la jeunesse. Elle était au cœur de l'ambition du Traité de l'Élysée car elle devait, je cite le traité, " jouer un rôle déterminant pour la consolidation de l'amitié franco-allemande. " C'est dans cet esprit que nous avons, cet après-midi, eu un échange rapide avec la première promotion de notre programme franco-allemand de jeunes talents, porté par l'Office franco- allemand pour la jeunesse qui, en bientôt 60 ans d'existence, aura permis près de 10 millions de mobilités entre nos deux pays.
C'est également dans cet esprit que nous allons lancer, en cette année 2023, un premier billet de train franco- allemand pour les jeunes, et que nous accentuerons nos efforts pour l'apprentissage de nos langues respectives. Chaque génération est, en effet, tenue de conquérir pour la suivante une part supplémentaire de paix, de prospérité et de fraternité. Nous prenons ainsi les dispositions pour avancer encore davantage sur ce chemin de l'amitié commune et concrète.
Voilà ce que je voulais vous dire, dans cette conférence de presse, en retenant avant tout le fait que nous avons ici pu célébrer notre histoire et la force de ces six décennies, que nous avons aussi pu constater des convergences profondes et communes, et un sentiment d'amitié entre nos ministres, nous-mêmes et nos équipes. C'est celui-ci qui va présider, évidemment, à la fin de cette journée, mais à nos travaux aussi des prochains jours, des prochaines semaines et des prochains mois parce que, nous le savons, c'est cette amitié franco- allemande qui nous permettra de prendre les bonnes décisions, d'être ces pionniers pour l'avenir de nos pays et de notre Europe, et aussi de pouvoir créer l'effet d'entraînement qui est attendu de nous. Merci, cher Olaf, d'être aujourd'hui à Paris avec cet esprit d'amitié.
Merci des travaux que nous avons conduits ensemble et de ceux que nous poursuivrons. Je te cède maintenant la parole. Cher Emmanuel, Mesdames et Messieurs, la journée d'aujourd'hui est extrêmement émouvante.
Nous fêtons, en effet, le 60ᵉ anniversaire du Traité de l'Élysée. C'est un événement particulier. Pourquoi est-il particulier ?
Parce que cela montre à quel point nous avons pu poursuivre nos relations malgré la catastrophe que nous avons connue. Aujourd'hui, nous fêtons l'anniversaire du Traité de l'Élysée, et c'est symbolique. Mais ce n'est pas uniquement un événement solennel.
Aujourd'hui, nous sommes réunis pour travailler ensemble. Nous sommes réunis dans le cadre du Conseil des ministres franco-allemand, dans un cadre amical pour parler de notre avenir et de l'avenir européen. Je tenais à le dire parce que nous sommes absolument convaincus qu'une bonne coopération entre la France et l'Allemagne est absolument nécessaire, non seulement pour nos pays mais pour que l'Europe progresse, dans son ensemble.
C'est ensemble que nous arriverons à réaliser cet objectif mais ce n'est pas pour autant, bien évidemment, que nous en aurons terminé. C'est tout de même un signe extrêmement positif que nous soyons arrivés à nous mettre d'accord. D'ailleurs, c'est la mission qui nous incombe au titre de l'histoire.
Nous allons donc poursuivre notre coopération. Ce qu'il faut, c'est rendre possible un progrès en Europe. Il faut que nous présentions des propositions.
Je pense notamment à l'époque que nous vivons aujourd'hui, aux décisions sur l'élargissement que nous avons portées et défendues ensemble et en perspective d'adhésion des pays des Balkans occidentaux, sans oublier la Moldavie, l'Ukraine et la Géorgie, bien sûr. Mais cela implique que nous proposions des réformes pour l'Europe. Nous l'avons déjà fait par le passé et il me semble essentiel que nous soyons également d'accord sur ce point.
Je pense que, ce qu'il faut, c'est améliorer les processus décisionnels dans l'Union européenne, et prendre notamment plus de décisions à la majorité sur certains dossiers. Si on y arrivait, très franchement, ce serait un énorme progrès pour l'Europe. Le monde dans lequel nous vivons aura bientôt 10 milliards d'habitants.
C'est un univers multipolaire, complexe et divers. Les Français, les Allemands et les Européens, dans ce monde, ne pourront arriver à exercer une influence qu'en agissant ensemble, la France, l'Allemagne et l'Union européenne. C'est notre mission et c'est la mission qui nous incombe au titre de ces célébrations du 60ᵉ anniversaire.
Ce traité visait à forger une amitié entre deux peuples, entre deux pays, pour éviter la guerre. Cela a parfaitement fonctionné, d'ailleurs, dans l'Union européenne. Les gens qui sont nés, bien sûr, après la guerre, comme nous deux, ont vécu de très longues années de paix.
Pendant des siècles, l'Europe n'avait pas connu une telle prospérité et une telle paix. Nous, nous ne connaissons pas la guerre dans notre génération, nous n'avons pas vécu la guerre dans notre pays, et c'est quelque chose que nous devons absolument défendre. C'est la raison pour laquelle nous sommes absolument indignés par la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine, qui remet en cause un très grand nombre de points sur lesquels nous nous étions mis d'accord ces dernières décennies.
On était d'accord, par exemple, sur le fait qu'il ne fallait pas dépasser les frontières en usant de la violence. C'était absolument essentiel pour la CSCE et pour l'OSCE. Nous étions tous d'accord pour dire que cela ne devait plus se reproduire.
Si vous prenez un manuel d'histoire, on était d'accord pour dire qu'on avait des frontières, mais ce n'est pas parce qu'on avait des frontières en 1500, 1600 et 1700 que l'on doit tout remettre en cause. Nous avons des frontières, nous vivons et nous travaillons avec et, pour nous, c'est ça qui vaut. Ce que nous avons dit, c'est que nous avons des frontières, mais nous allons organiser des échanges transfrontaliers.
C'est ceux-là mêmes qui font l'Union européenne, c'est la libre circulation des jeunes générations d'aujourd'hui. Mais, à partir du moment où il y a agression, il faut répondre à cette agression. C'est la raison pour laquelle nous soutenons l'Ukraine sur le plan financier et humanitaire, en lui livrant des armes.
D'ailleurs, nous avons parlé à de nombreuses reprises de ce que nous devions faire et de quelle était la prochaine étape. Nous sommes toujours concernés et nous allons continuer à le faire à l'avenir. Nous deux, nous avons effectivement parlé à plusieurs reprises avec le président ukrainien.
Nous sommes allés à Kiev, nous nous sommes entretenus, notamment en compagnie de l'ancien Premier ministre italien. Nous parlons systématiquement, et nous parlons aussi au président de la Russie pour lui dire qu'il faut mettre fin à cette agression et qu'il faut qu'il retire ses troupes. Voilà, ce sont les perspectives dont nous parlons, et c'est autour de cela que nous articulons notre aide, que nous allons poursuivre tant que cela sera nécessaire et en mettant à disposition les moyens nécessaires.
Nous avons donc parlé de cela. Nous avons également mentionné les défis qui nous attendent, notamment le changement climatique et l'avenir de la planète. Je crois que nous avons, en Europe, un rôle majeur à jouer car l'industrialisation a tout de même commencé en Europe.
Elle a beaucoup progressé au cours des deux derniers siècles. Le modèle économique, le modèle de croissance qui nous a été apporté par cette prospérité ne pourra plus marcher si on a 10 milliards de personnes et qu'il faut transposer ce modèle. Ces 10 milliards d'habitants veulent aussi la prospérité, c'est normal.
Ce qu'il faudrait, c'est effectivement continuer à développer des technologies compétitives et accompagner ces gens face au changement climatique, en s'assurant également que, dans ces pays, on soit prospère sur le plan économique. Là, je pense à l'Asie ou à l'Amérique du Sud. Mais il ne faut pas nuire à la planète.
Ce que nous voulons, c'est effectivement les aider et les accompagner. Quant aux défis dont j'ai parlé, la guerre en Ukraine, bien sûr, et l'énergie, ce que nous voulons, c'est réduire notre utilisation de ressources fossiles. Il faut également que nous réduisions nos dépendances.
Pour l'Allemagne, ce que je peux vous dire, c'est que ça a été un énorme défi à relever. Personne, il y a un an, n'aurait pu imaginer que tout d'un coup 50 % de nos approvisionnements en gaz qui venaient de Russie allaient stopper, tout simplement. 50 % du gaz consommé en Allemagne venait de Russie et, à partir du moment où il y a eu un arrêt des approvisionnements, on a craint le pire, mais il n'y a pas eu de crise de croissance ni de crise économique, et nous n'avons pas non plus eu de crise majeure.
Bien sûr, les prix ont augmenté mais, si nous avons réussi à affronter ce problème, c'est à cause de la solidarité européenne. Emmanuel l'a dit, nous fournissons de l'électricité à la France et la France nous fournit du gaz, mais ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres d'une pluralité de coopérations. Nous sommes en train de dégager de nouvelles possibilités d'importation avec de nouveaux partenaires, je pense notamment aux terminaux sur la côte de la mer du Nord, Baltique et autres, et nous travaillons avec les Pays Bas, la France et la Belgique dans ce sens.
Donc, pour nous, c'est un défi commun que nous avons relevé. Les prix, d'ailleurs, ont commencé à baisser. Ils ne sont pas encore revenus au niveau où nous souhaiterions les voir, bien évidemment mais, là aussi, c'est parce que l'Europe a su répondre et se montrer unie.
Nous avons soutenu nos entreprises et nos populations. Nous allons continuer à le faire et je pense que nous arriverons ainsi à bien sortir de cette crise. Mais nous voulons bien évidemment, parallèlement, continuer à produire de l'énergie neutre en CO2, en développant nos réseaux, l'éolien et autres.
Quant à l'hydrogène, ce que nous voudrions, c'est qu'il soit disponible à des prix corrects et en quantité suffisante. Mais, ce progrès technologique, nous ne pourrons le réaliser qu'ensemble. Je conclurai en disant qu'il y a un point qui me tient particulièrement à cœur.
Dans les autres domaines où l'avenir industriel de l'Europe est actuellement menacé, il faut que nous travaillions. Là, je pense à tout ce qui est intelligence artificielle, transformation numérique, télécommunications, ou encore espace parce que l'espace est important. Nous voulons travailler ensemble, nous nous sommes mis d'accord sur ce point, et nous réussirons.
Je viens de la suite de Monsieur [ INAUDIBLE ]. Monsieur le Chancelier, vous avez beaucoup insisté sur le soutien à l'Ukraine, tous les deux. L'Ukraine demande urgemment des blindés Leopard 2.
Est-ce que vous pouvez garantir à l'Ukraine qu'il y aura des livraisons ou plutôt que vous allez prendre la décision sans retard ? Est-ce que vous maintenez votre décision, à savoir que les livraisons ne sont possibles que si les États-Unis livrent également des blindés ? Monsieur le Président, est-ce que vous êtes prêt à livrer des chars Leclerc et est-ce que, vous aussi, vous voulez que les États-Unis fournissent des blindés Abrams ?
Merci pour cette question. Nos deux pays ont beaucoup fait pour aider l'Ukraine sur le plan financier, humanitaire et avec des armements. Mais vous savez que nous, pendant des décennies, nous n'avons pas livré des armements à des territoires en conflit.
Nous avons modifié notre politique pour une excellente raison : la guerre de la Russie contre l'Ukraine. Nous allons continuer à agir dans ce sens. Quant aux Etats-Unis, ils font beaucoup.
Nous aussi, nous faisons beaucoup. Nous n'avons cessé d'élargir notre programme de livraison des armements à l'Ukraine. Et toutes ces décisions, nous les avons toujours prises en étroite concertation avec nos principaux alliés et amis, et notamment avec la France et les Etats-Unis, ainsi que d'autres pays européens et ainsi qu'avec toutes les parties prenantes dans cette discussion.
Alors, nous avons commencé à livrer des obusiers, par exemple, 2 000. Nous avons également livré des lance-missiles. Ces armes que nous avons sont extrêmement efficaces, elles sont de longue portée et tout cela, nous avons accepté de le faire et assez récemment, nous avons décidé, de livrer des blindés de type Marder, ce sont des blindés légers.
Et d'ailleurs la France a aussi pris une décision quasiment en même temps. Donc vous voyez que notre soutien à l'Ukraine est un soutien très large pour la défense anti-aérienne. Là aussi, nous avons livré des systèmes anti-aériens et des systèmes ultra modernes, l'IRIS-T par exemple, le Patriot.
Tout cela, nous l'avons fourni et d par le passé, nous avons toujours procédé en étroite concertation avec nos alliés et amis et nous continuerons de procéder de cette façon à l'avenir. J'ai peur, malheureusement que cette guerre ne dure encore extrêmement longtemps et l'Ukraine doit savoir que nous n'allons pas baisser les bras. Nous allons continuer à l'aider.
Mais nous avions un principe et c'est un principe, je crois, qui est important. Nous travaillons ensemble et nous nous concertons. Pour ce qui est de votre question, comme l'a rappelé Monsieur le Chancelier, nous avons aussi eu un soutien important en termes d'artillerie, de dispositifs de systèmes solaires, de blindés, d'équipements, de munitions, etc.
Et jusqu'au début de cette année, des décisions additionnelles sur les AMX-10 RC qui étaient demandés par nos amis ukrainiens. Pour ce qui est des Leclerc, j'ai demandé donc au ministre des Armées d'y travailler. Rien n'est exclu et cela s'apprécie en effet collectivement et au regard de trois critères que j'ai demandé qu'on apprécie.
D'une part, comme on l'a toujours fait depuis le début, que ce ne soit pas escalatoire, et nous avons toujours eu cette ligne. La deuxième, c'est que ça puisse apporter un soutien réel et efficace à nos amis ukrainiens. Et pour ça, il faut prendre la réalité des capacités, le maintien en condition opérationnelle et les délais de formation.
Ce que nous avons fait là aussi depuis le début, parce que la plupart des équipements que nous livrons, tous les équipements que nous livrons, nous avons eu à cœur de regarder à quel moment ils arrivaient sur le terrain et à quel moment vis-à-vis des soldats ukrainiens qui pouvaient les utiliser. Ça doit être pris en compte aussi pour ces nouveaux équipements que nous regardons. Et le troisième critère, c'est de ne pas affaiblir nos capacités propres de défense, en particulier de nos structures critiques.
Ces critères étant appréciés et en coordonnant cet effort de manière collective avec nos principaux alliés, dont évidemment l'Allemagne, nous aurons un travail à conduire dans les jours et les semaines qui viennent. Bonjour Anya Nussbaum, de Bloomberg News. Vous avez évoqué dans votre déclaration conjointe le besoin d'investir massivement dans la transition vers des technologies vertes.
Est ce qu'après ce rendez-vous franco-allemand, vous avez pu vous entendre sur une réponse commune à l'Inflation Reduction Act et si oui, quelle est-elle ? Et deuxième question pour vous, en particulier Monsieur le Président, sur le Burkina Faso, qui a demandé le départ des forces spéciales françaises. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire et quelles conséquences pour les troupes sur place ?
Merci. Juste sur la deuxième question, je vais tout de suite être clair. J'attends que le président de transition Traoré puisse s'exprimer parce que j'ai compris que les messages qui étaient sortis à ce stade relevaient d'une grande confusion, celui-ci étant en déplacement hors de la capitale.
Donc je pense qu'il faut garder beaucoup de prudence et veiller à ce qui est une spécialité de certains dans la région, qui peuvent avoir partie liée au demeurant avec ce que nous vivons en Ukraine, à savoir nos amis russes, ne fassent pas de manipulation. Donc nous attendons des clarifications de la part de Monsieur Traoré sur ce sujet, sur la réponse à l'Inflation Reduction Act, ce que nous allons faire en européens de manière très claire, nous soutenons et l'avons acté ensemble l'un et l'autre, les déclarations et la ligne défendue par la présidente de la Commission il y a quelques jours à Davos. Négocier les bonnes exemptions avec les États-Unis d'Amérique pour préserver l'intégrité des chaînes de valeur entre Européens et Américains.
Deuxièmement, permettre aux grands projets que nous avions décidé de pouvoir être défendus. Et troisièmement, trouver des mécanismes de financement et de régulation qui permettent de développer beaucoup plus la production de solutions industrielles innovantes pour les industries vertes dont nous avons besoin aujourd'hui et demain. Ce qui veut dire le soutien à une régulation européenne pour ces industries vertes et de déployer, et ça, c'est le travail que nous allons faire dans les prochaines semaines ensemble, sur la base de ce que la Commission va nous proposer, puisque c'est à elle que revient la responsabilité de mettre sur la table des instruments, les bons mécanismes financiers avec, je m'arrêterai là, un objectif, c'est que ce soit lisible pour nos entreprises, comparable avec ce qu'elles ont du côté américain et le plus simple possible.
Là où parfois nous avons des mécanismes financiers qui existent, et on a déjà fait beaucoup, mais qui ont des contraintes ou des lourdeurs qui font qu'on instruit les dossiers mais que la certitude est donnée deux ou trois ans après un industriel, c'est ça qu'il faut aussi corriger. Donc, il y a une question d'ambition budgétaire, il y a une question de simplicité dans les mécanismes. Mais donc oui, nous avons une convergence réelle sur la réponse que nous apportons.
Je serai très bref. Ce qu'il faut, c'est qu'effectivement nous accueillions la réponse européenne face à l'inflation Reduction Act. Alors comment faire ?
Tout d'abord, l'Union européenne, ne doit pas être traitée moins bien que le Canada ou le Mexique, qui sont les voisins immédiats des États-Unis. Ça serait inacceptable. Le règlement sur le contenu local ne doit pas conduire à discriminer des entreprises européennes implantées aux États-Unis ou bien qui échangent avec les États-Unis.
Je pense que les États-Unis l'ont bien compris et dans mes entretiens, j'ai eu l'impression que le point essentiel, c'était effectivement la lutte contre le changement climatique, la transition numérique. Alors, bien sûr, ils ont pensé à ça, mais ils ne se sont pas forcément autant interrogés sur les conséquences pour les partenaires et alliés. Mais bref, cela dit, il est tout de même possible d'y remédier et je reste confiant.
Je pense qu' au cours du premier semestre de cette année, nous arriverons à un accord. Donc, il ne faut pas non plus être forcément trop optimiste. Mais je suis tout à fait prêt à me satisfaire, ou plutôt à me féliciter des résultats que nous obtiendrons en fin de course.
Nous avons demandé à la Commission de procéder à une évaluation de la situation de l'aide européenne et nous lui avons demandé un comparatif des aides européennes et américaines dans les différentes industries. Ensuite, nous allons apprécier cela ensemble, voir s'il faut réagir avec des mesures. Mais je crois que selon les domaines, il faudra une approche différenciée.
Et ensuite, tout dernier point, je peux vous confirmer que nous sommes d'accord. Les règles pour les aides dans les industries qui veulent investir dans des nouveaux secteurs, etc. sont beaucoup trop bureaucratiques.
Les processus de décision durent beaucoup trop longtemps et en plus ce n'est pas prévisible. Donc tout cela, nous voulons le changer ensemble. La Commission a fait des déclarations dont nous nous félicitons parce qu'elles vont dans le même sens.
Monsieur le Chancelier, [INAUDIBLE]. Vous avez dit que vous vouliez faire progresser la souveraineté européenne, Monsieur le Chancelier, le bouclier européen, le bouclier spatial européen n'a pas été rejoint par la Pologne ni par la France. En plus, il y a effectivement les produits qui viennent d'Israël.
Alors comment voulez-vous concilier ça avec la souveraineté européenne ? [ INAUDIBLE] ne fait pas partie de cette initiative. Quelles ont été vos objections et est-ce qu'il y a un espoir, comme sur un autre dossier, la fameuse pipeline MidCat qui s'est transformée ?
Vous trouvez finalement une solution franco-allemande avec les autres européens. Merci beaucoup de cette question. Vous avez parlé du pipeline, Portugal, Espagne, Allemagne et France, donc ça c'est un excellent projet pour l'avenir et je suis très heureux que nous ayons travaillé pour arriver à ce résultat.
Vous savez que nous sommes constamment en contact avec le président. C'est un thème que nous avons déjà abordé il y a pas mal de temps, très en amont. Et voilà, nous avons donc obtenu des résultats après de longues conversations, ce qui montre l'excellente qualité de notre concertation.
Maintenant, concrètement, pour ce qui est de la question que vous avez posée, la situation n'est évidemment pas la même selon les pays, ne serait-ce que pour des raisons géographiques. Car les intérêts évidemment ne sont pas du tout les mêmes dans certains pays, si vous prenez par exemple l'Europe de l'Est avec beaucoup de frontières. Et ensuite, je tiens à insister sur un point, nous avons une coopération intense sur un grand nombre de projets très importants.
Nous avons réalisé d'énormes progrès pour différents projets militaires, notamment le SCAF et aujourd'hui les industriels peuvent avancer rapidement. Donc ça, c'est un point essentiel pour nous. Et ça, c'est un projet sur 40 ans, car il ne faut pas oublier que le développement, ça dure longtemps.
Enfin, quand je dis 40 ans jusqu'en 2040 en tout cas. Ensuite, aujourd'hui, nous avons des produits, nous travaillons avec des produits que nous allons utiliser pour réaliser certains produits. Pour certains projets, on ne va pas forcément tout pouvoir moderniser comme nous le voulions.
Il y a également des produits. qui n'existent pas encore dans le domaine de la sécurité et de la défense. Mais nous avons dit que nous devions absolument tenir compte de l'existant sans devoir attendre trop longtemps pour nous procurer certains armements.
Vous avez pris un exemple qui est celui des infrastructures énergétiques. Quand, il y a quelques mois, je le disais, le projet MiCA n'est pas un projet que nous soutenons. C'est parce que la stratégie qui le sous-tendait n'était plus bonne.
C'était un projet gazier qui passait à travers les Pyrénées. On a recommencé à parler de la stratégie et de ce que nous voulions faire d'un point de vue énergétique. Et sur cette base là, on a répondu avec les bonnes réponses.
Dans l'infrastructure, on a dit on a besoin d'hydrogène et c'est beaucoup plus simple de passer par la Méditerranée. Par rapport à maintenant, nous élargissons à nos amis allemands. Quand la solution technique sert une stratégie claire, on trouve toujours une réponse.
Quand il y a une ambiguïté sur la finalité qu'on recherche, la réponse ne peut pas être techniquement bonne et on n'avait pas besoin de recréer une infrastructure strictement gazière passant par les Pyrénées, ce qui prend au minimum six ans, alors même qu'on a une stratégie de sortie progressive du gaz et ce qu'on veut plutôt développer Horizon 2030 c'est l'hydrogène. Donc voilà, on a clarifié nos stratégies, on a défini les bons instruments, on a trouvé un accord avec nos amis espagnols et portugais. Maintenant, on peut l'élargir parce qu'il se trouve qu'il y a un immense besoin à la fois de production propre et d'importation et de diversification d'importations, et qu'on en a besoin vers l'Allemagne, mais aussi vers d'autres partenaires, peut être sans doute d'Europe centrale, d'Europe de l'Est.
Eh bien à mes yeux, pour la défense de notre espace aérien, c'est la même chose. Je pense que c'est très bien que les uns et les autres on propose et c'est ce pour quoi nous travaillons et nous œuvrons. Et maintenant, nous allons ensemble cheminer pour regarder quelle est la stratégie qu'on doit véritablement tirer du nouveau contexte géopolitique qui est le nôtre.
La France a des caractéristiques particulières, compte tenu aussi du fait que c'est une puissance dotée, ce qui donne aussi des sécurités, ce qui est une réalité, avec une doctrine clairement établie et donnée par le président de la République. Mais il y a aussi une volonté de bâtir des solutions. Et donc je souhaite que dans les prochaines semaines et les prochains mois, avec évidemment l'Allemagne, mais aussi avec tous nos partenaires, dont les Polonais, nous avons, je vous le rappelle, à trois, un format qui s'appelle Weimar, nous puissions définir très clairement quelle est notre analyse stratégique des risques et sur les différentes couches, comment nous comptons investir et qu'on ait une approche capacitaire avec là aussi des délais.
Et qu'on essaie, sur le chemin qui doit nous conduire à avoir une stratégie commune, et bien d'aller vers le maximum de souveraineté technologique et industrielle. Bonjour Monsieur le Chancelier. Bonjour Monsieur le Président, Agathe Lambret pour BFMTV.
Ma question est pour vous. Vous avez rappelé que vous avez obtenu un mandat clair à la présidentielle, mais aujourd'hui, une majorité de Français s'opposent à votre réforme des retraites. Si le texte peut être enrichi, vous l'avez souligné récemment, est-ce que vous vous dites que vous ne lâcherez pas sur les 64 ans, que vous tiendrez quoi qu'il en coûte, même si plus d'un million de Français retournent dans la rue ?
Et autre question qui va avec, est-ce que vous redoutez un blocage du pays ? Merci beaucoup. Ecoutez, je crois dans les mandats et dans la responsabilité collective et individuelle.
Je pense qu'il y a un temps dans notre vie démocratique pour aller aux élections. On le fait dans tous nos pays. Ça prend des mois et c'est un des rendez-vous importants où on définit un mandat.
On fait pour le président, on le fait aussi pour les membres de l'Assemblée. Ce mandat a été défini. Ensuite, il y a un temps où on négocie et c'est d'ailleurs ce qui, ces derniers mois, a permis d'enrichir, d'aménager, de compléter ce projet avec beaucoup d'aspects très sociaux.
Et le fait, je vous le rappelle, qu'environ un tiers des gains bruts qui sont faits par la réforme sont redistribués en mécanismes d'aménagement, de redistribution, etc. Et donc il y a eu ce temps social, il y a maintenant un temps politique qui s'ouvre à l'Assemblée et il faut le respecter. Et donc moi, je souhaite que le Gouvernement, avec les parlementaires à l'Assemblée nationale puis au Sénat, puisse travailler le texte et l'aménager.
Et en parallèle de ça, il y a ce que prévoit notre Constitution, la possibilité toujours respectée, même en temps de pandémie dans notre pays, de manifester, d'exprimer son mécontentement. C'est ça la vie démocratique. Et c'est une bonne chose.
Et je souhaite que cette vie démocratique suive son cours. Et je fais confiance à chacun pour qu'elle suive son cours de telle manière qu'elle soit apaisée et qu'il y ait le moins de nuisances possibles pour tous nos compatriotes et que les choses se passent calmement. Voilà ce que je peux vous dire en respectant aussi le rôle de chacun dans le temps qui est donné.
C'est maintenant le temps du Gouvernement, puisque demain le texte arrivera en Conseil des ministres. Il y aura ensuite le temps du Parlement et en parallèle des manifestations. Merci beaucoup.
Vous n'avez pas répondu sur les 64 ans. Mais parce que je viens de vous dire que je n'allais pas vous répondre sur ce sujet là puisque je ne vais pas me substituer ni au Gouvernement qui va proposer, je vous le confirme par esprit de suite et cohérence, un projet à 64 ans, lundi au Conseil des ministres et ensuite ce qui suit. Mais nous savons à peu près et même exactement les besoins qui sont les nôtres.
Ils sont connus. Ils sont connus. Le mandat qui était le mien est à 65 ans à horizon 2031.
Nous l'avons aménagé pour accélérer l'augmentation de la durée de cotisation qui, je le rappelle d'ailleurs, ne l'oublions jamais, les 43 ans, a été votée en 2013. C'est pas une découverte. Nous accélérons et nous mettons 64 ans.
Vous voyez, il y a déjà eu une ouverture, un changement. Mais je crois que là, maintenant, il faut pouvoir avancer et s'engager. Et que le Gouvernement puisse faire son travail avec le Parlement.
Avec sérénité, la volonté de convaincre. Et de faire avancer le pays. Voilà.
Merci beaucoup à toutes et tous.
Emmanuel Macron