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interviewRMC (sur YouTube)· 15 septembre 2022 3 min

Penalba : "Difficile de garder une distance face à ces images"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et précisément tout à l'heure en fin de matinée il y a les images de vidéosurveillance de l'attentât du 14 juillet de nice qui a fait 86 victime le 14 juillet 2016 qui vont être diffusés au procès et ces images vous ne les connaissez que trop bien oui je les ai vu énormément puisque on faisait partie des pains des personnes qui ont travaillé sur l'extraction des données au niveau du du cycle et on a récupéré aussi les images dans les téléphones portables des victimes du ciq est-ce que vous pouvez nous préciser le centre de vidéo de la police municipale de nice donc à la fois les vidéo surveillance les vidéos de ce qui des gens qui étaient en train de filmer en fait il fini mais pas la scène y filmer leur vie se faisait des selphy y filmer ce qu'ils étaient en train de vivre donc de la joie du bonheur et vous avez là dedans de l'horreur qui arrivent en quelques secondes et c'est filmé de façon si vous voulez y a pas de mise en scène c'est vraiment quelque chose qu'on ressent vous avez des gens qui sont heureux et de la seconde d'après sont en train de se faire écraser pulvérisé par un camion et sans le filtre du côté vidéosurveillance et ces images là ces images prises par tous et particuliers qui étaient sur la promenade des anglais qui vous ont le plus bouleversé le problème c'est que on a dû les visionner à de nombreuses reprises pour essayer de déterminer s'il y avait éventuellement des complices si vous avez des gens qui travaillent compris des vidéos cabine attitude particulière pour voir si de la revendication des choses comme ça donc vous pouvez pas vous contenter d'une simple visionnage vous avez en réduit les visionner des centaines de fois pour essayer de déterminer s'il y avait un détail calais donc vous avez un attentat qui durent extrêmement peu de temps mais que vous vous revivez en sachant que chaque fois vous voyez les images des gens qui sont réellement décédé et qui sont actuellement sur une table d'autopsié comment dans tout ça c'est dans les heures les jours qui ont suivi l'attentât vous même c'est votre métier vous êtes commandant habituellement vous réussissez à mettre ces choses à distance est ce que vous avez réussi ce jour là c'est difficile c'est très difficile parce que vous avez d'abord il ya la quantité de victimes et surtout il ya énormément d'enfants qui ont été ou qui ont été touchées et vous avez aussi la différence entre le moment de joie et le moment de terreur qui arrive et vous avez aussi après parce que les enregistrements très souvent ne s'arrête pas sur le moment le téléphone continue de filmer donc pas évident je vous sens encore ce matin traduit tout à fait très troublée et d'ailleurs vous me l'avez dit juste avant d'entrer dans ce studio vous n'avez pas souhaité aller tout à l'heure au procès vous ne voulez pas rouvrir ces images que vous avez trop bu non non c'est beaucoup trop vue puis c3 c3 impliquant vous vous revivez la souffrance des gens c'est ça c'est trop vous savez on est quand on est policier on a l'habitude de gérer la souffrance mais quand vous êtes face à une telle quantité de souffrances à tellement de gens qui ont mal qui ont qui ont perdu leurs proches qui vivent cette douleur c'est extrêmement difficile de se retrouver face à elle on est impuissant la barbarie et inexplicables et impardonnables

Penalba : "Difficile de garder une distance face à ces images" — Françoise Dumont · Pourquijevote