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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 7 avril 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsSécurité

"L'extrême gauche a gâché le mouvement des gilets jaunes" (Hanane Mansouri)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que vous pensez que le gouvernement maîtrise la situation sur les carburants ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Le gouvernement dit qu'il n'y a pas de pénurie, comment l'expliquez-vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous redoutez un mouvement d'ampleur type gilets jaunes ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Qu'en pensez-vous de la taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques ?

  • 10:30OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous des contreparties demandées par l'Algérie pour relancer la coopération migratoire ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Éric Zemour propose une primaire de droite sans le centre, que pensez-vous de cette proposition ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Anna ManzouriFait
    « Non, bien sûr que non. Et puis on le constate depuis le début en réalité de de ce conflit. Le gouvernement nous avait assuré que les prix n'augmenteraient pas, ils augmentent. »
  • 3:00Anna ManzouriChiffre
    « Je crois que c'est 16 % ce qui est quand même énorme. »
  • 3:30Anna ManzouriChiffre
    « Je rappelle que la que la TVA sur le carburant représente jusqu'à 60 % de son prix affiché. »
  • 5:00Anna ManzouriFait
    « Moi ce que ce que je regrette en tout cas c'est que les technocrates qui nous gouvernent ne prennent pas la mesure en réalité de de l'impact que cela a pour les Français. »
  • 7:00Anna ManzouriPromesse
    « Donc oui, c'est possible qu'une mobilisation arrive. Je ne la je ne la souhaite pas pardon. »
  • 11:00Anna ManzouriFait
    « Euh c'est c'est même pas des négociations d'ailleurs en réalité, c'est des discussions avec Teboun quand je vois la liste de courses euh qu'il a fait euh au au ministre Nèz euh il a quand même demandé à ce que euh la France retire euh 92 peines administratives qui concernaient donc des ressortissants algériens qui ont commis des crimes ou des délits en France. »
  • 13:00Anna ManzouriFait
    « Donc nous demander de renoncer à cela, c'est quand même assez cocass de la part du gouvernement algérien. »
  • 16:00Anna ManzouriFait
    « La priorité et ce qui est c'est celle des Français. En réalité, on est dans une période qui est quand même très compliquée. »
  • 18:00Anna ManzouriFait
    « Euh Éric Zemour considère que ça irait de lui à Édouard Philippe. D'autres considéraient que Zemour ne doit pas participer à la primaire. »
  • 19:00Anna ManzouriPromesse
    « Nous sommes la seule force politique capable d'appliquer un programme de droite et vous le regretter si jamais il ne il ne rejoint pas l'UDR et le RN en tout cas et s'il se présente en son nom seul. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europe info 13h 15h Clélie Mathias bienvenue sur Europe si vous nous rejoignez nous sommes ensemble pendant encore une heure c'est l'ure des grands entretiens politiques d'Europe 1 info. Dans une demi-heure je recevrai Laurent Marcangelie ancien ministre de la fonction publique député horizon de Corse du Sud et nouveau président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale. Mais tout de suite c'est Anna Manzouri qui est avec moi.

Bonjour. Bonjour. Soyez la bienvenue.

Merci. Vous êtes député de l'ISER et porte-parole de l'UDR. Commençons bien sûr par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Il y a eu des problèmes de logistique visiblement ce weekend, ce long weekend de pâque, ce weekend prolongé avec des des ruptures temporaires d'au moins un type de carburant dans une station de service sur 5. Mais le gouvernement dit qu'il n'y a pas de problème d'approvisionnement, il n'y a pas de pénurie non plus. En tout cas, les prix du pétrole continuent d'augmenter.

Les prix du gaz augmentent et vont terriblement augmenter dans les les jours qui viennent. Est-ce que vous pensez que le gouvernement maîtrise la situation ? Non, bien sûr que non.

Et puis on le constate depuis le début en réalité de de ce conflit. Le gouvernement nous avait assuré que les prix n'augmenteraient pas, ils augmentent. Il nous avait assuré aussi qu'il n'y aurait pas de pénurie.

Il commence à en avoir alors ils ont dit que ce n'est pas une ce n'est pas une pénurie. Forcé de de constater en tout cas qu'aujourd'hui un certain nombre de de stations services sont dépourvues de moins un carburant. Je crois que c'est 16 % ce qui est quand même énorme.

Moi ce que ce que je regrette en tout cas c'est que les technocrates qui nous gouvernent ne prennent pas la mesure en réalité de de l'impact que cela a pour les Français. Les Français aujourd'hui considèrent que le carburant fait partie des des produits de première nécessité. Ils en ont besoin quotidiennement pour aller travailler.

Ils en ont besoin pour faire leur courses et avec les prix qui augmentent et l'inquiétude de la pénurie. On est dans une situation qui est particulièrement inconfor inconfortable pour les Français, si ce n'est qui même leur pose un un gros problème concernant concernant le leur vie en réalité puisque si on ne peut plus aller travailler ou si on doit choisir en fait entre faire son plein d'essence ou faire ses courses, on est quand même sur un sujet vital et le gouvernement n'a pas l'air de prendre la mesure de cela et ne prend pas de de mesures véritablement pour sauver les Français de cette situation. Alors, vous disiez-v qu'il y avait une pénurie ?

Mais écoutez la réponse de Jean-Pierre Farandou, c'est l'actuel ministre du travail et des solidarités, il a affirmé qu'il ce n'était pas le cas hein, il était sur ses news et Europe ce matin. Pour le moment, on n' pas de crise d'approvisionnement parce qu'on est moins exposé au pétrole venant du golf et au gaz de la même manière. Et comment on explique les pénuries dans une station sur 5 aujourd'hui ?

Bah, les pénuries s'expliquent aussi pas mal par un comportement de précaution, hein. Euh, on voit bien que les les gens, et c'est normal, souhaitent veulent être sûrs d'avoir le plein. Donc, ils se précipitent pour faire le plein.

Il y a aussi, on sait qu'il y a des marques de distributeurs qui qui ont des prix peut-être un peu plus bas et c'est particulièrement ces stations-là qui sont encombrées. Mais je le redis très clairement, au moment où on se parle, il n'y a pas de problème d'approvisionnement ni en carburant, ni en gaz dans notre pays. Voilà pour la réponse du gouvernement. et vous disiez que la le gouvernement ne prenait pas forcément la en compte la la voilà l'ampleur de cette crise, mais pourtant le la porte-parole du gouvernement a annoncé de nouvelles aides ciblées envers le monde agricole, envers aussi certaines professions comme les les aides à domicile.

Alors, je l'ai je l'ai écouté ce matin et forcé de constater qu'elle n'a pas été très précise concernant notamment les aides à domicile. Elle a pas été capable de nous expliquer très clairement quelles allaient être les catégories de français qui allaient être concernés par cette aide. Et par ailleurs, ça ne va pas assez loin.

Euh l'ensemble aujourd'hui des Français ou en tout cas à minima l'ensemble des Français de la ruralité que que je représente en tout cas sur mon territoire sont touchés par l'augmentation euh du prix du carburant. Je crois qu'il y a une mesure très simple que les Français attendent, c'est de pouvoir baisser la TVA. Je rappelle que la que la TVA sur le carburant représente jusqu'à 60 % de son prix affiché.

Donc le gouvernement a la possibilité de baisser, d'arriver à à 5,5 % comme nous le demandons depuis le départ. Et en réalité, ils auraient pu le faire dès le début de la crise. On est sur là des petites mesurettes, des petits pansements pour essayer de rassurer, essayer de de faire semblant d'apporter des solutions.

Là où en réalité, il existe une solution très simple et très rapide à savoir la baisse de la TVA qui toucherait donc tout le monde à toucher qui toucherait l'ensemble des français. Bien sûr. Écoutez évidemment Ma Brégon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie qui a confirmé elle qu'il n'y aurait pas d'aide pour tout le monde.

Elle était sur BFM TV ce matin. Il n'y aura pas d'aide universel parce que nous ne pouvons pas nous le permettre et parce que nous avons donc décidé de cibler les aides. Et c'est le choix que nous avons fait depuis le départ.

Nous allons continuer à le faire. cibler les aides vers les Français qui travaillent, vers les secteurs les plus en difficulté, vers celles et ceux pour qui terminer le mois est encore plus difficile. Nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent et il n'y a pas d'argent dans les caisses Anadean Mansouri.

On ne peut pas, on n pas de marge de manœuvre finalement. Donc est-ce que si on baissait la la TVA ou les taxes en tout cas comme comme vous le réclamez, est-ce que finalement on nend doitterait pas encore plus la France et au final tout le monde le perrait ? Si, mais la faute à quoi ?

Je crois que cette crise ne n'est pas le l'unique problème dans la gestion budgétaire de l'État. Si aujourd'hui en réalité on est dans la capacité de pouvoir gérer cette crise en baissant la TVA et en essayant de d'offrir une solution au français, c'est parce que c'est le résultat en réalité de mauvais choix budgétaire qui qui ne date pas d'hier. On a depuis que je suis élu, on a proposé nous des économies sur le train de vie de l'État, ce qui nous permet à la fois de retrouver un budget de l'État qui soit sain, mais aussi de prévoir des crises comme celle-ci. trop facile.

Maintenant qu'on est là, c'est un peu trop facile. Oui, mais maintenant qu'on en est là, est-ce qu'on creuse de nouveau encore le déf qu'il fasse un un budget rectrificatif ? On reproposera nos économies et vous verrez qu'on trouvera des solutions pour baisser la TVA sur le carburant sur cette période de crise.

Est-ce que vous redetez une ampleur type gilet jaune s'il évidemment alors on verra ce qui se passe ce soir avec la l'ultimatum de Donald Trump qui vient à expiration mais si la guerre se poursuit si donc le pétrole le gaz et bon nombre de produits continue d'augmenter pour les Français va être de plus en plus difficile. Est-ce que vous redoutez un mouvement d'ampleur type gilets jaune ? Alors moi, je ne redoute pas les les mouvements euh populaires puisque je considère en tout cas, c'était le cas des des gilets jaunes avant bien sûr qu'il soit gâchés par l'extrême gauche que que nous connaissons.

Euh de de se déplacer et de se mobiliser pour montrer un mécontentement euh sur des sujets aussi vitaux encore une fois euh que pouvoir euh accéder à un carburant, un prix euh qui soit qui soit correct pour les Français. Donc je le redoute pas mais forcé de constater qu'on est quand même sur un point presque de rupture. Le pouvoir d'achat baisse, les charges augmentent et aujourd'hui le prix de l'essence est dans une une démension inimaginable et presque impossible en réalité pour les Français.

Donc oui, c'est possible qu'une mobilisation arrive. Je ne la je ne la souhaite pas pardon. Mais pour cela, il faudrait véritablement que le gouvernement propose une solution digne de ce nom.

An Mouré, je rappelle que vous êtes député de l'ISER, porte-parole de l'UDR. L'Espagne, l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal ont appelé l'Europe à mettre en place une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques en réponse donc bien sûr à la à la hausse des prix des des carburants. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce qu'on devrait se joindre à cet appel ? Vous savez, on est sur un côté punition qui moi à titre personnel ne m'enchante pas particulièrement. Encore une fois, je crois que l'État doit prendre ses responsabilités et a encore une fois une marge de manœuvre qui n'est pas né pour ça pourrait être une une man aussi.

Ça pourrait être un Pourquoi pas ? Mais moi je crois que véritablement c'est à l'état de prendre ses responsabilités sur ce sujet-là et d'abord d'essayer avec les moyens qui sont en dans ses mains de de pouvoir trouver une solution avant d'en arriver là. Alors, j'en viens à monorer à la à la guerre au Moyen-Orient qui est la cause de de ces de tous ces problèmes.

Comment est-ce que vous jugez la position de la France dans cette guerre au Moyen-Orient ? Sachant que Emmanuel Macron, Jean-Noel Barreau plaide pour une ouverture pacifique de ce de ce D3 d'Ormous qui est le le nerf de la guerre, si j'ose dire et cette voilà, il plaide pour cette ouverture et parallèlement, vous savez qu'il y a un vote à l'ONU aujourd'hui pour une réouverture pacifique aussi de ce D3. Qu'en pensez-vous ?

Quel est le rôle de la France dans cette dans cette crise ? Ben écoutez, moi comme beaucoup de Français, je suis un peu perdu quant à la position en réalité du président de la République qui est quand même bien réputé maintenant pour se trouver dans des situations de en même temps sur absolument tous les sujets y compris diplomatiques qui nous met dans des positions qui sont inconfortables. Moi je crois que parce que on est toujoursah il y a qu'à voir les relations diplomatiques pardon mais avec l'Algérie où on sait pas trop si on est dans une position offensive défensive en voilà là on est un peu sur l'Iran.

Moi, je crois que la position euh de la France et la position des des responsables français, c'est de tout d'abord de s'assurer que ce conflit-là n'a pas d'impact pour les Français sur deux aspects qui sont absolument essentiels. C'est à la fois le pouvoir d'achat et on en a parlé avec le sujet de du carburant. Et l'autre point qui est, pardonnez-moi, mais quand même euh essentiel aussi, c'est la sécurité intérieure de notre pays.

Il y a eu un attentat qui a été euh déjoué et euh je félicite d'ailleurs les forces de renseignement de de notre pays il y a 2 semaines. Voilà, pour moi, ce sont les deux priorités absolues euh que ce conflit n'ait pas d'impact pour les Français à la fois sur leur pouvoir d'achat et sur la sécurité. Je crois que c'est cette position-là, une position un peu golienne mais en tout cas une position qui favorise l'intérêt des Français.

Et vous pensez que la ligne prenée par Emmanuel Macron avec ces voilà ses négociations ces discussions diplomatiques pour l'instant elle ne elle ne elle ne permet pas ses fruits puisque forcé de constater que les prix de du carburant augmentent augmentent encore. Donc à voir comment ça se passera dans les dans les prochains jour dépend pas de la France puisque cette guerre a été déclenchée par les États bien sûr mais c'est pour ça que c'est bien pour ça que je vous dis que selon moi, il faut absolument agir sur ce qui nous concerne directement et ce qui impacte quotidiennement les Français. Mais les efforts, parallèlement les efforts diplomatiques de d'Emmanuel Macron, vous pensez qu'ils ne vont pas dans le bon sens ?

Je je pas le le sentiment qu'il fasse avancer le conflit vers un un apaisement particulier. Mais s'il y avait cette voilà cette voie diplomatique, cette coopération pour pour ouvrir ouvrir en tout cas le D3 d'Ormous, est-ce que vous pensez que la France doit y participer ? Oui, pourquoi pas ?

Je je moi j'ai le j'ai le sentiment que la France reste et doit rester et avoir une position de puissance mondiale. Donc oui, elle doit participer à des discussions diplomatiques. Maintenant, cela ne doit pas avoir d'impact néfaste néfaste pardon sur les Français.

C'est la seule chose que je dis. Oui, on a compris que vous étiez voilà sur les conséquences plutôt que sur sur la guerre. Qu'avez-vous pensé du discours de Donald Trump hier ?

Je c'est c'est du trumpisme. Moi je je me retrouve dans la le patriotisme de de Donald Trump. Maintenant, j'ai quand même le sentiment que du point de vue de la population américaine, la position de Donald Trump est un peu contestée.

Donc voilà, je je vous pose la question parce qu'on vient à l'instant de savoir que Donald Trump est en train de s'exprimer. Il dit "Une civilisation entière va mourir ce soir en parlant des de l'Iran". Oui, oui, bien sûr.

Écoutez, c'est c'est un conflit dans lequel ils se sont engagés directement. Donc, c'est vrai que par rapport à la France, on n pas on n'est pas tout à fait dans au même niveau d'implication sur dans ce conflit là. Maintenant, s'il a envie s'il a envie d'être jusqu'au bouthiste, ça concerne les les la ça relève de la responsabilité des États-Unis.

En tout cas, moi je crois que la voix idéale concernant la France, c'est plutôt d'aller vers de l'apaisement plus que que la violence pure. Mais c'est ses propres personnages de Donald Trump. Anan Mansor, je rappelle que vous êtes député de l'ISER, porte-parole de l'UDR.

On continue notre notre entretien ensemble dans un instant et bien on parlera vous l'avez vous avez commencé à l'évoquer les relations entre la France et l'Algérie. On reste ensemble sur Europe à tout Europain. Il est 2h15 13h 15h Europe Info.

Vous écoutez les grands entretiens politiques d'Europein sur Europein et c'est avec vous Cléie Mathias et votre invité Anan Mansouri député de l'ISER et porte-parole de l'IDR. On va parler de la des relations entre la France et l'Algérie qui redémarre des bonnes relations apparemment après des mois de blocage mais derrière ce dégel il y a eu des contreparties sensibles qui auraient été demandées par Alger. Avant d'en parler et de nous répondre on fait le point avec Arthur de la Borde du service politique d'Europe.

L'Algérie accepte à nouveau des ressortissants en situation irrégulières. Des sources évoquent des chiffres limités mais pour le rendre Nunise la machine est relancée. La relation policière judiciaire et la coopération migratoire avec l'Algérie repart.

Ce dégel intervient après un déplacement du ministre de l'intérieur à Alger mi-février, un voyage sans presse française pour négocier directement avec les autorités algériennes. Et selon les informations d'Europe 1, le président Teboun a posé plusieurs conditions. D'abord sur le plan diplomatique, la France a été invitée à redonner des agréments à des consules algériens, retirer ces dernières années comme moyen de pression pour obtenir des laissés passés consulires.

Autre exigence, la levée de 92 interdictions administratives du territoire, des décisions prises par la justice française contre des ressortissants algériens condamnés pour des crimes et des délits. Et enfin, une demande particulièrement sensible, la remise à l'Algérie d'opposants au régime présent sur le territoire français. Résultat une coopération qui reprend mais sous condition et une question politique majeure.

À quel prix la France a-t-elle relancé la relation ? Et ce prix, Anan Mansouri, est-il trop élevé ? Qu'en pensez-vous ?

Bien sûr, moi je je ne vois pas bien ce que la France a a gagné à négocier. Euh c'est c'est même pas des négociations d'ailleurs en réalité, c'est des discussions avec Teboun quand je vois la liste de courses euh qu'il a fait euh au au ministre Nèz euh il a quand même demandé à ce que euh la France retire euh 92 peines administratives qui concernaient donc des ressortissants algériens qui ont commis des crimes ou des délits en France. Autrement dit, il nous demande de garder ces individus sur place.

Là où justement nous avons un un sujet malheureusement en France avec l'immigration de masse, avec le sujet des OQTF non appliqués. Donc nous demander de renoncer à cela, c'est quand même assez cocass de la part du gouvernement algérien. Oui, mais en échange, l'Algérie accepte à nouveau des ressortissements en situation régulières.

Les la la les relations sont plus ou moins opposées, apaisées, pardon. Et ce n'était pas forcément le cas avec Bruno Rotaillot dont la ligne ferme, j'allais dire n' n'a pas eu de succès, n'a pas eu plus de succès en tout cas. Oui, ferme ferme dans dans les propos.

Mais moi, je je crois que la France est aujourd'hui en capacité de pouvoir négocier fermement avec l'Algérie, c'est-à-dire de lui imposer, de récupérer ou en tout cas de oui de d'accepter tous les ressortissants que nous renvoyons sous à cause d'une OQTF par exemple. Je crois que l'Algérie n'est pas en mesure de négocier sur ces points-là. Euh encore une fois euh c'est bien beau de de se dire que Nunz en réalité il y a un petit enjeu aussi politique pour lui euh de se dire de de faire complètement l'inverse de ce que disait en tout cas Bruno Rotaillot et d'essayer d'avoir des relations apaisées avec l'Algérie.

Mais comment avoir des relations apaisées euh avec un pays euh qui nous méprise, qui nous fait du chantage, qui a gardé sur son territoire, je le rappelle quand même l'un de nos ressortissants pendant de nombreux mois avant qu'il puisse pouvoir revenir en Europe par la voie de l'Allemagne. Moi, je crois que en réalité le gouvernement algérien ne pourra réagir et ne pourra accepter nos nos conditions qu'avec du rapport du rapport de force en montrant que nous sommes aussi une puissance et que nos conditions sont la fermeté, sont l'application des OCTF et non pas le retour de ceux que que nous renvoyons. Alors, on a toujours quand même un français qui est prisonné ou Christophe Glaz qui est toujours dans les dans les jaes algériennes. com comment on fait là aussi pour obtenir sa libération mais je crois que ça ça doit être un sujet prioritaire.

Euh on peut pas négocier euh sur d'autres points quand l'un de nos ressortissants est encore enfermé en Algérie. C'est typiquement euh pour moi un une lâcheté de la part du du gouvernement en réalité de de se rendre sur le territoire algérien en sachant même que l'un des nôtres est enfermé sur place et n'a pas de possibilité de retourner dans notre pays. Je trouve que c'est indécent en fait.

Alors Laurent Nugèz n'aurait pas dû aller sur place pour vous ou alors en en revenant aurait dû pouvoir libérer notre notre compatriote. Mais on a vu tout ce qui est manière forte, ça n'a pas marché non plus et on n pas obtenu vraiment d'ailleurs c'est l'Allemagne qui a obtenu la libération de Boem sans sale. Donc ça été il y a eu un qu en réalité les moyens de Bruno Rota.

On va pas revenir sur la politique et la le positionnement des LR mais Bruno Rota en tout cas avait enfin savait pertinemment qu'il participait à un gouvernement en réalité. dans lequel il n'aurait pas les moyens d'agir. Euh dès que Bruno Rotaillot essayait d'avoir un discours un peu ferme sur l'Algérie, il est vrai, Emmanuel Macron prenait la parole directement pour dire pour dire complètement l'inverse.

Donc il faut une cohérence gouvernementale et il faut aller dans un sens qui est précis, celui de la fermeté ou dans ce cas-là ben celui qui que nous avons actuellement qui est pour moi un positionnement de de faiblesse. Anan Mansouri, je rappelle que vous êtes député de l'ISER, porte-parole de l'UDR. Venons-en à la présidentielle à 2027.

Je propose d'écouter Éc Zemour, le président de reconquête qui est une qui est pour une primaire à droite. Il était sur BFM TV hier. La proposition intelligente de monsieur Lissenard et de monsieur Voket, c'est une primaire de droite sans le centre.

Bon, donc ça commence où la borne pour vous ? Si vous voulez, moi je dirais, mais ça sera aux électeurs de décider, mais moi je dirais monsieur Philippe, c'est le fils spirituel de Jupé. Jupé était quand même secrétaire général du RPR.

On peut dire que c'est le centre droit mais c'est voyez ce que je veux dire. Monsieur Atal était au parti socialiste. Ça fait une différence.

Voilà. Donc de Édouard Philippe à reconquête. Exactement.

Alors si on comprend bienanour Éric Zemour donc il est favorable à une primaire de la droite qui va de l'ex-premier ministre Édouard Philippe à son parti reconquête. Mais ça veut dire donc il n'y aurait pas Gabriel Atal parce qu'il il estime qu'il est au Parti socialiste. Mais ça veut dire qu'il n'y aurait pas non plus l'UDR et le Rassemblement national.

Ça n'a aucun sens en réalité. Et moi je suis assez agacé. Je pense que une majorité de Français aussi en ont marre à ce de ce jeu de de qui est-ce pour la prochaine présidentielle.

On passe plus de temps à essayer de savoir d'où à où ira la primaire qu'à se préoccuper en réalité d'un programme et de savoir qu'est-ce qui intéresse les Français. Euh Éric Zemour considère que ça irait de lui à Édouard Philippe. D'autres considéraient que Zemour ne doit pas participer à la primaire.

Enfin, c'est un castet sans nom. La priorité et ce qui est c'est celle des Français. En réalité, on est dans une période qui est quand même très compliquée.

La présidentielle 2027 est très attendu par nos compatriotes. Il y a trois sujets qui reviennent principalement, c'est le pouvoir d'achat prioritairement, la sécurité et l'immigration. Et banco, ces trois sujets, ce sont la base et les piliers du programme que nous portons dans la coalition entre l'UDR et le Rassemblement national.

Et nous ne perdons pas de temps, si vous voulez, à essayer de de trouver une figure ou à essayer de rattacher telle ou telle personnalité publique à notre projet. L'objectif c'est de parler aux français et je crois que toutes ces personnalités-là gagneraient à mettre autant d'énergie dans des éléments programmatiques et dans la volonté de vouloir changer l'avenir des Français plutôt qu'à essayer de deviner qui sera le leur futur candidat sur une ligne qui est complètement floue par ailleurs. Écem n'a pas encore euh fait acte de candidature, mais est-ce que vous lui tendez la main à lui et à son parti reconquête ?

Bien sûr, vous savez quand euh quand Éric Siotti a fait la l'Union des droites en en en 2024 et rejoint la coalition avec le Rassemblement national, c'était un symbole euh pour que les électeurs attendaient d'ailleurs beaucoup les électeurs de droite, cette union là que le que la gauche arrive à faire depuis tant d'années en s'allant avec mes allant jusqu'à elle et fille d'ailleurs et que nous à droite nous n'avions pas réussi à le faire. Donc bien sûr que nous nous sommes ouverts à à toutes les les propositions. Nous sommes euh le la coalition euh justement qui essaie de parler au maximum de d'électeurs de droite et peu importe euh qu'ils aient euh voté un jour pour conquête ou même pour les LR, nous leur disons aujourd'hui nous sommes la seule force politique capable d'appliquer un programme de droite et vous le regretter si jamais il ne il ne rejoint pas l'UDR et le RN en tout cas et s'il se présente en son nom seul.

Alors moi je je encore une fois on lance pas un appel au au cadre de des partis, on lance un appel aux électeurs. Si Éric Zémour considère qu'il qu'il est préférable qu'il soit candidat pour je ne sais quelle raison, c'est c'est sa liberté. Nous sommes en démocratie, tant mieux.

Moi ce que je ce que je dis par contre c'est que j'appelle les électeurs qui votent conquête à nous rejoindre parce que nous sommes la seule encore une fois alternative possible à à des années de macronisme et au risque aussi bien sûr de de voir Jean-Luc Mélenchon arriver au second tour des présidentiels. Ansoré écoutez Jérémy Patrieletus député horizon du Calvados président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public il a critiqué le parallèle dressé par Charles Loncle entre l'audiovisuel public et l'affaire Drefus. Il était sur RTLIA.

Moi, j'ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer la semaine dernière à Émile Zola en faisant la une d'un magazine où il reprenait la célèbre formule J'accuse. Je viens d'une famille qui a été défendait. En Zola défendait Refus.

Je viens d'une famille qui a été marquée par l'antisémitisme par l'histoire de la choa et je crois que comparer l'audiovisuel public à l'affaire de Refus, c'est indécent. Est-ce que vous comprenez l'indignation de Jérémie Patrietus ? Est-ce que Charles Longle est allé trop loin avec ce parallèle entre l'audiovisuel public et l'affaire de RFUS ?

An V. depuis le début des auditions et des travaux de de Charles Long qui par ailleurs fait un travail absolument remarquable et qui va dans le détail contrairement à ce qu'essa dire d'ailleurs même le président de la commission qui n'a eu de cesse en réalité depuis le début de ces auditions de lui mettre des bâtons dans les dans les roues lors des auditions en le reprenant en l'empêchant de poser ses questions. On est un moment qui est crucial, pardon, puisque le rapport va bientôt sortir.

Ce rapport là que que beaucoup de Français ont suivi et et attendre puisque il il démontrera à quel point l'argent des Français est gaspillé par par l'audio visuel public qui par ailleurs ne respecte pas une certaine franche des des Français. Donc tout ce climat et toute la difficulté face à laquelle a été confronté Charles à l'oncle en réalité enfin c'est on est dans la même continuité. Voilà.

Euh rien de ce que euh de ce que Charles a pu dire lors de ces auditions n'a été convenable ni pour le président ni pour les médias mainstream pardon. Euh alors même qu'on est sur un un véritable travail de fond. Ah, je rappelle que Charlang fait partie de vos rangs et Jérémy Patrielus dit il y avait un objectif politique dans cette commission d'enquête.

Moi, je crois que c'est plutôt lui qui fait de la politique. On sent bien que à l'approche des présidentiels, le le président de la commission qui est horizon reçoit des consigne d'Édouard Philippe pour essayer de tourner en ridicule cette commission d'enquête ou pour expliquer que qu'elle a été mal effectuée, mal tournée par Charles Loncle. Charles n'a pas n'a pas créé cette commission d'enquête dans un objectif politicien.

Il a il a créé cette commission d'enquête précisément pour faire la lumière sur la mauvaise gestion de d'argent public dans l'audiovisuel public tout simplement. Anan Mansori, merci beaucoup. Je rappelle que vous êtes député de l'ISER, porte-parole de l'UDR.

Les entretiens politiques d'Europen se poursuivent. Dans un instant, je recevrai Laurent Marcangeli, ancien ministre de la fonction publique, député horizon de Corse du Sud et nouveau président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale.

"L'extrême gauche a gâché le mouvement des gilets jaunes" (Hanane Mansouri) — Hanane Mansouri · Pourquijevote