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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 4 février 2025 12 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôtsSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "Les Français n'ont pas à être les éternelles victimes !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 46 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteÉludée

    Alors, c'est pas si net que ça, Émilie. Si on met bout à bout les déclarations des dernières heures, ça flotte un peu.

  • 0:19RelanceÉludée

    Vous cherchez à faire quoi, Laurent Jacomélie ? Vous voulez jouer avec nos nerfs ?

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous attendez exactement pendant ces deux jours ?

  • 1:52OuverteRéponse partielle

    Expliquez-nous. Là, on a la version officielle.

  • 3:10OuverteÉludée

    Alors, expliquez-nous. Là, on a la version officielle. Quelle est la... Vous voyez, il y a eu le décryptage qu'on redit maintenant, enfin, depuis des années.

  • 3:36OuverteRéponse partielle

    Vous partagez ça, c'est surtout ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07Invité politiqueFait
    « On a une principale réaction, c'est le Rassemblement National lui-même qui annonce qu'il reporte sa décision concernant une censure ou non du gouvernement à mercredi après-midi à 15h. »
  • 0:34InvitéFait
    « On a bien vu que sur la censure, il y avait à la gauche de la gauche ceux qui voulaient absolument censurer pour dézinguer nos institutions, sans même dire le budget à la limite. »
  • 0:42InvitéFait
    « Vous avez ceux qui vendent leur vote contre la censure, les socialistes. »
  • 0:55InvitéFait
    « C'est tous les Français qui vont payer pour stériliser leur vote. »
  • 1:31InvitéChiffre
    « Et combien coûterait une motion de censure qui enverrait le gouvernement en vacances et nous amènerait à un changement de gouvernement ? »
  • 2:45InvitéFait
    « Quand on voit que, finalement, les profiteurs du haut et les profiteurs du bas vont s'en tirer, c'est-à-dire qu'on va garder les privilèges des anciens premiers ministres et des anciens présidents. »
  • 2:56InvitéFait
    « Quand on voit que les seuls à qui on va demander un effort, c'est les Français qui bossent et les entreprises. »
  • 3:36InvitéFait
    « Moi, je vais vous dire, ma conviction, c'est qu'en fait, vous vous donnez 48 heures pour essayer de satisfaire votre électorat sur les marchés. »
  • 4:31InvitéFait
    « Ils veulent aussi la censure. Il y a une volonté de censure. »
  • 5:35InvitéFait
    « Nous, on respecte les institutions. Le président de la République est élu jusqu'en 2027. »
  • 6:27InvitéChiffre
    « de Charles de Courson, que ça coûte au moins 100 millions par jour de ne pas voter ce budget. »
  • 7:41InvitéFait
    « Comment s'explique depuis 30 ans l'augmentation des dépenses publiques ? C'est très simple. C'est l'augmentation de la partie de la protection sociale payée par les impôts, les cotisations sociales. »
  • 8:06InvitéFait
    « Prenez les primes aux voitures électriques. Est-ce que vous pensez qu'il est raisonnable d'être allé jusqu'à 6 000 euros ? »
  • 9:24InvitéChiffre
    « Le budget de l'État va augmenter de 43 milliards. Les dépenses, c'est anormal. La dette va continuer à se creuser. »
  • 9:32InvitéChiffre
    « Des dizaines de milliards qui partent chaque année dans le coût de l'immigration. »
  • 9:43InvitéChiffre
    « L'ADEME, l'agence pour l'écologie, vient de pondre une étude qui nous explique qu'il faut laver nos chemises une fois par semaine et nos caleçons une fois par jour. Ça nous coûte 4 milliards par an. »
  • 11:21InvitéChiffre
    « la dette augmente chaque année du montant du déficit. Quand vous avez un déficit cette année, l'année dernière, 2024, de 6%, 6%, c'est 180 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 11:41InvitéFait
    « Les Français ne peuvent pas être les perdants et les victimes expiatoires de la mauvaise gestion de leurs décideurs. »

Temps de parole

  • Invité39 %
  • Invité 216 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 311 %
  • Invité 48 %
  • Invité 57 %
  • Laurent Jacobelli5 %

7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous nous avez rejoint. Merci beaucoup, Laurent Jacomélie. Bonsoir. Bonsoir. Alors, c'est pas si net que ça, Émilie. Si on met bout à bout les déclarations des dernières heures, ça flotte un peu.

0:07
Laurent Jacobelli

On a une principale réaction, c'est le Rassemblement National lui-même qui annonce qu'il reporte sa décision concernant une censure ou non du gouvernement à mercredi après-midi à 15h. Vous cherchez à faire quoi, Laurent Jacomélie ? Vous voulez jouer avec nos nerfs ? Vous voulez faire durer le plaisir ? En fait, vous savez déjà ce que vous allez faire ? On a entendu vos éléments de langage. La censure, ce n'est pas un jouet. Vous allez nous le refaire ce soir ?

0:31
Invité

Mais il y a ceux qui s'agitent et il y a ceux qui réfléchissent. On a bien vu que sur la censure, il y avait à la gauche de la gauche ceux qui voulaient absolument censurer pour dézinguer nos institutions, sans même dire le budget à la limite. Vous avez ceux qui vendent leur vote contre la censure, les socialistes. Il y a eu une vente aux enchères, apparemment c'est les soldes. Ils se sont vendus, ils n'ont plus d'idée, donc ils vendent leur voix et leurs électeurs.

0:53
Présentateur

Cher, 7 milliards, on l'a entendu tout à l'heure.

0:55
Invité

C'est tous les Français qui vont payer pour stériliser leur vote. Vous avez les LR qui, eux, regardent les trains passés, qui avalent toutes les couleuvres en priant leur grand Dieu de ne jamais plus avoir à aller aux élections, parce qu'ils savent que sinon ils sont paumés. Et bien nous, on n'est pas là-dedans. On se dit deux jours pour réfléchir, pour choisir entre deux mauvaises solutions, un budget catastrophique ou une censure.

1:15
Présentateur

Laurent Jacobelli, vous ne parlez pas à des enfants, vous parlez à des adultes.

1:18
Invité

Vous êtes en train de nous promener. Vous allez pratiquer vous aussi les enchères à un moment donné.

1:20
Présentateur

Qu'est-ce que vous attendez exactement pendant ces deux jours ? On va regarder. Regardez quoi ?

1:27
Invité

Ligne à ligne, combien va coûter cet horrible budget pour la nation française ? Et combien coûterait une motion de censure qui enverrait le gouvernement en vacances et nous amènerait à un changement de gouvernement ? Vous n'y croyez pas, vous-même ? On va regarder. Mais je crois exactement ce que je dis. Excusez-moi, mais on n'est pas obligé de s'agiter. On n'est pas obligé de répondre au storytelling des médias. On a le temps, en politique, aujourd'hui, au moment où on doit prendre des décisions cruciales pour les Français, de prendre le temps de la réflexion.

1:52
Présentateur

Alors, expliquez-nous. Là, on a la version officielle. Quelle est la... Vous voyez, il y a eu le décryptage qu'on redit maintenant, enfin, depuis des années. C'est un mot à la mode. Que cherche le RN après vous ?

2:02
Locuteur non identifié

C'est pas gentil.

2:02
Présentateur

Moi, je suis prêt à vous croire, mais voilà, moi, je suis gentil. Là, on a les plus durs.

2:06
Invité

D'abord, le Parti Socialiste, en annonçant le fait qu'il n'allait pas censurer aujourd'hui, a repassé le manche au Rassemblement National. Pourquoi ne pas se donner 48 heures à jouer de l'ambiguïté stratégique et à occuper tous les bandeaux des chaînes télé, très franchement ? Si je puis te permettre, à partir du moment où l'essentiel de nos collègues socialistes ne votent pas la motion de censure, quand bien même le Rassemblement National et ses alliés voteraient la motion de censure, ils n'atteignent pas les 289. Donc, ils font les malins. Un peu. Ah non, non, mais c'est un constat. Moi, je pense...

Ça ne change pas l'importance de la décision d'Arius Rochemin, parce que c'est finalement une philosophie politique qu'il y a derrière un budget. Quand on voit que, finalement, les profiteurs du haut et les profiteurs du bas vont s'en tirer, c'est-à-dire qu'on va garder les privilèges des anciens premiers ministres et des anciens présidents, on ne touchera pas aux soins gratuits des migrants clandestins. Quand on voit que les seuls à qui on va demander un effort, c'est les Français qui bossent et les entreprises, eh bien, on se dit qu'ils n'ont rien compris. Et donc, face à ça, face à cette méconnaissance de l'économie et de la société française, qu'est-ce qu'on impose ?

Est-ce qu'on censure ou est-ce qu'on censure pas ?

3:10
Présentateur

Laurent Jacobi, est-ce que ce n'est pas un peu de populisme, pardon, le sénateur de la crème de Jean-East-Mecfranme, que tel président ait un cuisinier ou que tel ancien Premier ministre ait un chauffeur ?

3:17
Invité

Est-ce que vraiment... Il y a une valeur de symbole. Je suis désolé, quand c'est voté au Sénat et qu'en commission mixte paritaire, des députés prennent du temps, plutôt que de réfléchir au pouvoir d'achat des Français, à défendre les acquis sociaux de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, oui, ça pose une question sur les priorités de ces gens. Désolé, c'est symbolique. Vous partagez ça, c'est surtout ?

Moi, je vais vous dire, ma conviction, c'est qu'en fait, vous vous donnez 48 heures pour essayer de satisfaire votre électorat sur les marchés, parce qu'ils sont tous là à dire, nous, on veut la censure, et d'autres qui vous disent, nous, on veut un budget, parce que, quand même, il y a cette inquiétude des Français très personnels ou au nom de l'État, qui se disent, il faut absolument avoir un budget, parce que les collectivités locales, alors, je sais que ce n'est pas exactement votre sujet, mais enfin, ils ont tous besoin, quand même, d'avoir un budget pour pouvoir engager des contrats. Enfin, on ne soupçonne pas ce que ça peut avoir comme conséquence localement de ne pas avoir de budget.

Et donc, tout le monde est sous pression. Et donc, le RN, exactement comme la gauche, a cette même pression, et c'est comme Raymond Aron, entre le possible et le souhaitable, en fait, ils sont soumis au même dilemme que la gauche, en disant, à la fois...

4:19
Laurent Jacobelli

C'est intéressant ce que vous dites, mais justement, les Français, que vous disent-ils dans la rue, vos électeurs ?

4:24
Invité

Oui.

4:24
Laurent Jacobelli

Ils disent deux choses. Ils veulent la censure ou pas ?

4:26
Invité

Ils disent deux choses. Ce gouvernement ne nous convient pas. Grosso modo, il faut qu'Emmanuel Macron... Ils veulent les deux. Il faut qu'Emmanuel Macron et son équipe fassent place nette. Clairement, il y a un désaveu total de cette mode de gouvernance, et c'est normal, on voit bien, la dette, les impôts, le chômage qui remonte. Ils veulent aussi la censure. Il y a une volonté de censure. Et en même temps, si je peux me permettre cette expression, ils veulent une stabilité. Ils veulent savoir où ils vont aller dans les mois qui viennent. A la fois en tant que retraité...

4:53
Laurent Jacobelli

Julien Audou l'a affirmé que la majorité des électeurs voulaient la censure chez le RN.

4:58
Invité

C'est compliqué, mais beaucoup le veulent. Mais beaucoup le veulent... En fait, qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils veulent de nouvelles élections. Voilà. Ils veulent un nouveau Macron, ils veulent une présidentielle, comme la gauche. Ils veulent en finir avec la Macronie, et donc ils aimeraient avoir de nouvelles élections.

5:10
Présentateur

Donc, il est élu en 2027, Laurent Jogobili.

5:12
Invité

Non, non, les élections en 2027 peuvent arriver dans six mois, et c'est ce que nous voulons. Non, mais donc, si on résout les deux injonctions contradictoires que vous nous donnez, ça veut dire que, si tôt l'hypothèque du budget est passé, puisque les socialistes, dorénavant, on le sait, ne censureront pas, vous pouvez censurer à tout moment. Ben oui. Y compris pour précipiter la présidentielle anticipée, dont vous pensez que c'est la clé de déverrouillage du système. Non. Une fois encore, Marine Le Pen et Jordan Bardala ont été clairs. Nous, on respecte les institutions. Le président de la République est élu jusqu'en 2027.

S'il souhaite démissionner, parce qu'il se rend compte qu'il n'y a plus aucun Français qui le suit, je vais vous dire, moi, je vous invite, on fait péter le champagne, mais pour autant, on ne le lui demande pas. C'est pas notre rôle. Ils appellent ça pour toi. En revanche, lui demander une dissolution de l'Assemblée nationale, en tant que député, nous pouvons le faire, et nous le faisons. C'est amusant, parce que quand vous venez de dire, justement, à l'instant... Je n'étais pas venu pour vous faire. Vous voyez, comme quoi, tout arrive. Que vous feriez péter le champagne. Je trouve que, dans tout ce que vous dites depuis le début, au fond, il y a ces deux tendances du Rassemblement national.

C'est-à-dire qu'à la fois, ça fait des années que vous voulez obtenir de la respectabilité, montrer que vous êtes capable de gérer la France, etc. Ce qui voudrait dire qu'au fond, vous ne censurez pas ce budget, puisque, on sait, je parle sous votre contrôle, de Charles de Courson, que ça coûte au moins 100 millions par jour de ne pas voter ce budget. Donc, vous le savez. Et donc, ça, c'est... Non, mais attendez, déjà, rien que ça... Oui, mais je suis désolé, je ne sais pas ce que dira mon collègue, mais on ne sait pas d'où vient ce chiffre. Juste, je termine. Je vous rends la parole tout de suite. Donc, il y a cette volonté, quand même, de gagner en crédibilité.

Et de l'autre côté, vous avez ce côté très populiste, où, effectivement, vous dites, on fera péter le champagne. Vous savez, si Marine Le Pen est élue un jour présidente de la République, je ne pense pas que vous ferez péter le champagne, si, sous pression de la rue, et une élue au suffrage universel, au fond, s'en va et démissionne. C'est quand même, pour moi, quelque chose qui est un échec de la Ve République. Donc là, vous avez cette double responsabilité. Mais c'est un espoir, aussi. Non, je ne vois pas en quoi c'est un espoir, en fait. Ah si, Emmanuel Macron, je crois, a cassé les espoirs de la France. Il l'a déconstruite. En tout cas, ce qui est intéressant, c'est que...

Ce n'est pas Emmanuel Macron qui est en jeu. Où est-ce qu'il faudra tailler ?

7:17
Présentateur

Où est-ce qu'il faudra tailler ? Tout à l'heure, sur notre antenne, il y avait Jean-Philippe Tanguy. Et après beaucoup d'efforts, vous étiez là, vous lui avez tiré les verres du nez. Il a fini par dire peut-être quelques dizaines de milliers de suppressions de postes à la fin de... Oui, les fonctionnaires,

7:32
Invité

ça viendrait quand même après un audit.

7:33
Présentateur

Ah, voilà. En réalité...

7:34
Laurent Jacobelli

Alors, où est-ce que...

7:36
Présentateur

Voilà, s'il faut sortir d'engrenage, on parlait de Charles de Courson, où est-ce qu'il faut tailler ?

7:41
Invité

C'est très simple. Où ? Comment s'explique depuis 30 ans l'augmentation des dépenses publiques ? C'est très simple. C'est l'augmentation de la partie de la protection sociale payée par les impôts, les cotisations sociales. C'est-à-dire l'assurance maladie et l'assurance retraite. Et sur le budget de l'État, c'est toute une série d'interventions dont on peut douter de l'efficacité. Exemple. Je vais commencer. Eh bien, prenez les primes aux voitures électriques. Est-ce que vous pensez qu'il est raisonnable d'être allé jusqu'à 6 000 euros ? Alors, maintenant, on est descendu à 5 000. Laissons le marché fonctionner.

Pourquoi est-ce qu'il faut toujours de l'argent public pour accélérer un mouvement qui a complètement déstabilisé l'industrie automobile, pas simplement française, européenne ? On dit, il faut 25, 30 % de voitures électriques. Mais attendez, il y a des consommateurs. Alors, qui est prêt à assumer ça ?

8:38
Présentateur

Pardon de vous couper, Charles Lecourson, mais vous venez de dire des choses que peu de politiques disent. C'est-à-dire, ça ne fait pas plaisir à entendre, évidemment. Plus l'État est généreux, plus on est content. Mais vous dites, si on veut sortir de l'engrenage, il faut tailler dans les prestations sociales. Ce n'est pas tailler. Il faut les économies justes et efficaces. Et les dépenses locales.

8:53
Invité

Bien sûr. Vos réactions là-dessus ? Oui, dépenses locales. Ça dit quelque chose de fondamental, c'est-à-dire que les économies ne pourront pas simplement être faites sur l'administration administrante. Il y a un moment donné, la question de notre modèle social se pose. Le corps, le Conseil d'orientation des retraites est formel sur le fait que le déséquilibre du système des retraites est intact et subsiste. Donc, ça n'est pas sans douleur.

9:17
Présentateur

Ça ne peut pas être sans douleur, en clair. Non, sans douleur. Non, mais c'est comme ça le cœur de la chose. C'est sans douleur ou c'est pas sans douleur ?

9:22
Invité

La réponse, c'est que ça ne peut pas être sans douleur. Ce n'est pas une vérité révélée. Excusez-moi, le budget de l'État va augmenter de 43 milliards. Les dépenses, c'est anormal. La dette va continuer à se creuser. Il y a 75 milliards de dettes fiscales et sociales. Des dizaines de milliards qui partent chaque année dans le coût de l'immigration. On a des agences qui ne servent à rien. L'ADEME, l'agence pour l'écologie, vient de pondre une étude qui nous explique qu'il faut laver nos chemises une fois par semaine et nos caleçons une fois par jour. Ça nous coûte 4 milliards par an. Non, le bon conseil, c'est de laver la chemise tous les jours. Si l'ADEME ne se limitait à ça...

Je termine juste une phrase. Oui, oui, mais je ne veux pas revenir sur l'ADEME. Vous laissez parler mon collègue de Courson. Je crois qu'ils font bien autre chose, l'ADEME. Sinon, je vais penser que vous n'êtes pas objective. Au bout d'un moment, il faut le dire, il y a des agences qui ne servent à rien. Il y a les régions qui coûtent un pognon de dingue. Les grandes régions qui sont suradministrées. Il y a des milliards à aller chercher dans cette mauvaise gestion du millefeuille administratif avant de faire les poches des Français, avant de casser notre système social. Il faut tenter cela.

10:27
Présentateur

Mais, M. le député, vous n'avez pas voulu reprendre la réponse. Est-ce que oui ou non, ça passera par de la douleur ? Il y a un certain nombre de pays autour de nous, les Allemands l'ont fait, les Anglais l'ont fait, qui ont assumé de dire oui. À un moment donné, c'est de la douleur sociale. Il ne faut pas cacher cette réalité-là.

10:41
Invité

Oui, mais regardez, les Portugais, ils l'ont fait. Les Grecs, ils l'ont fait. Mais ils n'ont pas eu le choix. Et nous, nous sommes maintenant les derniers de la classe européenne. C'est ça notre... Et nous accentuons le problème. C'est ça notre drame, vous voyez ? Et le problème, c'est, y aura-t-il un jour une majorité élue par les Français capable de redresser les finances publiques ? Moi, je suis très confiant. Parce que les Français se sont toujours redressés le dos au mur. Or, on y approche, hein ? Oui, mais Charles de Courson, regardez, Mais que ce soit François Bayrou ou que ce soit Emmanuel Macron, ce sont deux politiques qui ont fait campagne justement sur la réduction de la dette.

Donc si même eux font l'approchement de la dette, enfin, il n'y a aucun... Mais madame, la dette augmente chaque année du montant du déficit. Quand vous avez un déficit cette année, l'année dernière, 2024, de 6%, 6%, c'est 180 milliards de dettes supplémentaires. Allez, un mot court, un mot court aussi de Laurent Jacobelli. Les Français ne peuvent pas être les perdants et les victimes expiatoires de la mauvaise gestion de leurs décideurs. On ne peut pas avoir un marché perdant-perdant. On est parmi les plus taxés socialement, les individus comme les entreprises, pour avoir une bonne protection sociale.

On ne peut pas être les plus taxés au monde et avoir une protection sociale aussi faible que les pays anglo-saxons où on est peu taxés. Sinon, c'est totalement injuste. Donc une fois encore, on veut faire payer... On en est loin. On veut faire payer aux Français la mauvaise gestion de leurs décideurs. Monsieur le député, quoi qu'il en soit,

12:08
Présentateur

le monde n'attend pas. Et Donald Trump, surtout, n'attend pas. Merci beaucoup. Merci à vous d'avoir été sur ce plateau.