Censure du gouvernement : une motion de posture pour les socialistes ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Et c'est l'heure du club des territoires et on accueille aujourd'hui Tréard. Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Directeur Yard qui est en forme, directeur adjent de la rédaction du Figaro et avec nous également Christelle Bertrand. Vous êtes journaliste politique pour le groupe Laêche du midi.
Bonjour Christelle. Alors, on va évoquer dans ce club des territoires la motion de censure euh de du gouvernement de François Baouot qui va être débattue euh demain à l'Assemblée nationale. Une motion de censure déposée par les députés euh socialistes qui sont insatisfaits par les annonces du Premier ministre sur euh le conclave sur la réforme des retraites.
Un premier ministre qui doit également faire face à la division de son propre camp notamment sur la question de la réforme à la proportionnelle. Et puis la tension va monter dès aujourd'hui dans l'hémicycle de l'Assemblée sur la réforme de de l'audiovisuel public. une proposition loi venue du Sénat et qui est défendue bec et ongles par Rachida Dati.
Mais tout de suite, on va voir l'actualité dans nos régions. [Musique] Aux prochaines élections municipales, l'an prochain, il y aura de nouvelles règles de parité pour les listes de candidats dans les communes de moins de 1000 habitants. Le problème, c'est que certains maires peinent à recruter des femmes sur leur liste.
Illustration dans un petit village de Laisson en Île-de-France avec Flora Sauvage. Tu as la liste des conseillers s'il te plaît. Pour madame la maire, les prochaines élections municipales s'avèrent compliqué car désormais la parité s'impose pour les communes de moins de 1000 habitants.
Mais dans ce village de 110 dans les sonnes, les conseillers municipaux sont tous des hommes. Corentin, Laurent, Guillaume, Pascal, Patrice, Gill, Laurent, Bruno, Jean-Philippe, Christophe. Même constat chez ses collègues des communes alentours.
Bonjour, merci de vous être déplacé. Bon, moi par exemple, j'avais déjà pas trouvé des femmes alors que si tous mes conseillers se représentent, enfin je dis à un de mes conseillers qui s'investit de ne pas se représenter pour laisser la place à des femmes qui euh qui ne sont pas volontaires qui ne sont pas volontaires. Je suis pas contre la parité si vous voulez, c'est sur le principe de l'application dans les communes de moins de 500 habitants.
C'est pas gérable parce que les jeunes femmes sont occupées le soir quand elles rentrent chez elles. Les réunions de conseil, c'est le soir. Et même si je les mets mettons des réunions de conseil le samedi matin, c'est possible aussi.
Mais à ce moment-là, les jeunes femmes, elles s'occupent de leurs enfants. Elles vont les emmener au sport, elles vont les emmener à des activités. Pour ces mères de petites communes de laisson, la parité à marche forcée ne peut pas être efficace.
Je suis un homme donc je suis peut-être mal placé pour un en parler mais actuellement j'ai l'impression que notre société veut imposer la femme partout même contre sa volonté parce que le féminisme c'est bien le féminisme comme je disais moi je suis à 5050 dans mon conseil municipal mais le féminisme imposé ça devient enfin c'est c'est totalement contreproductif. Les villages de moins de 1000 habitants représentent 70 % des communes françaises, mais un tiers seulement de leurs conseillers municipaux sont des femmes. L'imposition de la parité aux élections municipales de 2026 vise à remédier à la situation.
Voilà pour ce reportage de Flora Sauvage. Christel Bertrand, on le voit. Alors, c'est bien de mettre de nouvelles règles de parité pour les élections municipales, mais parfois ça se heurte à la réalité.
Mais c'est ce que j'allais dire. Il y a deux combats qui là pour le coup s'opposent. le combat pour l'égalité homme-femme, hein, qui est euh respectable et important, euh mais aussi le combat pour l'engagement politique qui fait vivre la démocratie.
Et là, on voit bien que les deux sujets se heurent. Euh dans les communes rurales, euh les maires ont déjà du mal à constituer des listes. On voit que souvent il y a une seule liste et même pas deux.
Euh et là on complique encore la tâche euh parce que les gens ont pas cette faculté à s'investir en politique et on sait bien que les femmes encore moins que les hommes. Donc ça veut dire que euh il va y avoir encore plus de difficultés à constituer des listes. Je rajoute à ça une autre mesure dont il n'est pas question dans le reportage qui est la possibilité de rayer des noms sur des listes qui va être aussi imposé à ces petites communes lors des prochaines municipales qu'on appelle le panachage.
Et là, c'est un autre problème qui rentre en ligne de compte, c'est que les gens jusqu'à présent allaient voter parce qu'ils savaient que c'est des petites communes où tout le monde se connaît, que s'ils n'aiment pas quelqu'un, ils peuvent le rayer. Aujourd'hui, c'est plus possible. Donc le seul acte pour contester une liste euh sur laquelle il y aurait quelqu'un qu'il n'aime pas, c'est de ne pas aller voter.
Donc d'un côté comme de l'autre, j'ai peur que cette mesure qui on le voit bien est imposée de Paris sans avoir vraiment connaissance des problématiques de ces petites communes rurales ne contribue à faire que les gens aient encore moins voté que qu'il y a encore plus de difficultés à présenter des listes et que la démocratie en sorte pas grandir encore une fois. Yve, est-ce que cette nouvelle règle de parité pour les municipales dans les petits villages, est-ce que ce n'est pas aussi nécessaire pour faire bouger les lignes, faire bouger les consciences et que il faut peut-être inciter plus les femmes à s'engager en politique ? Oui, mais c'est fait pour ça.
Mais oui, mais il faut que ça soit possible parce que comme l'a très bien dit le reportage et puis comme l'a dit Christelle, il y a il y a aussi la réalité et ce que disait cette mère, bah les femmes, on est encore dans une société où c'est ce sont beaucoup les femmes qui font vivre le foyer, enfin qui le qui le font vivre au quotidien. Et alors après organiser ça le samedi matin, bah il y a d'autres contraintes et c'est tout problème quoi. Donc moi, je suis assez d'accord pour dire que bon l'engagement des femmes dans la en politique d'abord il est il est de plus en plus évident hein.
Je pense que même au niveau national euh il y a eu des progrès de fait et de plus en plus de femmes parce que la la vie en société aussi a changé parce que les mentalités ont on ont évolué. Il y a encore certainement évidemment des progrès à faire si on voit au niveau des des deux hicycles parlementaires où la parité est pas encore complètement acquise. Mais dans les petites vi dans les petites communes, bah c'est compliqué.
Donc il faut en prendre acte. Il faut faire en sorte que ça soit plus facile. Alors je sais pas, il y a peut-être des problèmes d'organisation à à mettre en place et à et quand même à régler.
Euh mais ça sera ça se fera pas comme ça du jour au lendemain. Ce sera pas simple. Allez, on va parler de l'actualité politique nationale puisque l'éta politique se resserrent autour de François Baot alors qu'une motion de censure des députés socialistes est examiné demain à l'Assemblée nationale.
Mais le Rassemblement national devrait épargner le gouvernement pour cette fois et ne pas voter la censure. Fabien Recard. François Bairou menacé par une motion de censure des socialistes examiné demain dans l'hémicycle.
Le PS lui reproche d'avoir trahi son engagement au lendemain de l'échec du conclave sur les retraites en ne permettant pas au parlement de rouvrir le débat sur l'âge de départ à 64 ans. Le parlement devait avoir le dernier mot. Ces mots sont du premier ministre lui-même.
À partir du moment où il ne le fait pas, où il ne tient pas ses engagements, où il se parjure, il y a une évidence au fait que il ne peut pas pour nous rester premier ministre et donc nous le censurons en espérant qu'il le soit. François Bairou qui a annoncé que les avancées du conclave seront rediscutées par les parlementaires au moment du vote du budget de la sécurité sociale. Ballé d'un revers de main la menace des socialistes.
C'est une blague. Le Parti socialiste fait pas une censure sur la question de l'inscription du texte législatif. Ils font une censure pour montrer qu'ils sont dans l'opposition.
Sans surprise, la motion de censure du PS est soutenue par le reste de la gauche, mais le RN, lui pourrait pour l'instant sauver la tête du Premier ministre. Attention, la censure, c'est pas une fin en soi. Euh nous, ce qu'on regarde toujours, c'est quel gain euh on obtient et qu'est-ce qu'on empêche.
Sur le texte euh qui est proposé par la gauche, onobtient rien. C'estàd que ça ne remet pas en cause la réforme des retraites. Donc le rendez-vous, il est en octobre.
Si François Bairou devrait résister demain à la censure, le premier ministre demeure plus que jamais sur une ligne de crète. Christel Bertrand, on comprend pas très bien la position des députés socialistes qui demandaient et bien à l'issue de ce concl sur la réforme des retraites un débat au Parlement. François Baou a dit qu'il y aurait certainement un débat au Parlement dans le cadre du budget de la sécurité sociale et pourtant il censure quand même le gouvernement.
Mais quand on pose la question au députés socialistes, on a du mal à avoir une réponse à ce sujet. C'est-à-dire que le le timing est très étrange. Ils déposent, ils annoncent plutôt cette motion de censure avant même de savoir s'il va y avoir un texte ou pas.
Il dépose le taxe de cette mission de censure avant même la conférence de presse de François Baïou euh dans laquelle il annonce que bah ça pourrait être le projet de loi sur la sécurité sociale enfin que la réforme que des amendements à la réforme des retraites pourraient intégrer à ce texte mais que ça pourrait être un texte en propre mais la motion de censure est déjà déposée. Ils savent que grosso modo à moins de rebondissement le Rassemblement national ne la votera pas donc qu'elle ne sera pas adoptée. Là pour le coup, on a le sentiment que François Baoui a raison.
C'est une manière pour le PS de se réinscrire dans l'opposition, de montrer qu'ils ne sont pas d'ailleurs sédis par certains députés hein, qu'ils ne seront pas l'assurance vie de François Baïou jusqu'à la fin. Donc une fois le congrès de Nancy passé euh donc qui a vu l'élection de d'Olivier Fort à la tête du Parti socialiste, on a le sentiment que le ton change à nouveau, que Olivier Fort se réinscrit euh dans l'opposition très nette, très franche à François Baïou et puis euh il a réussi quand même quelque chose mais là c'est une vision, il faut regarder la vision interne des choses. Il a réussi à rassembler tout le monde derrière lui.
Même François Hollande qui lors de la réunion de groupe du Parti socialiste mardi matin a dit qu'il n'était pas d'accord avec le dépôt de cette motion de censure finit par la signer. Donc c'est plutôt une manière pour Olivier Fort de montrer qu'il est dans l'opposition à François Baïou qu'il est capable de rassembler ses troupes derrière lui que le congrès de Nancy n'a pas laissé cette trace. Euh c'est une motion de censure à usage interne.
Et vous êtes d'accord cette motion de censure du PS, c'est plus une motion de posture euh pour remobiliser euh les les électeurs socialistes. Mauvaise posture parce que ça les renvoie euh vers Jean-Luc Mélenchon. Donc encore une fois et ben on s'aperçoit que le Parti socialiste n'arrive pas à couper le corbon le cordon avec la France insoumise.
Ils sont soumis à la à la France insoumise d'une certaine façon alors que c'est correctement ridicule. Ils savent que de toute manière cette potion de censure ne va pas passer parce que le Rassemblement national ne va pas la voter. Donc involontairement ou volontairement, enfin j'en sais rien, ils se renvoient ils se font renvoyer vers la France insoumise alors que la plupart d'entre eux veulent justement montrer qu'ils sont qu'ils sont pas de ce parti là.
Donc c'est je je trouve ça complètement absurde et de la part de François Hollande, on comprend rien. Donc quand on comprend rien, bah euh généralement on n'a pas de succès, hein. Euh bah voilà, ils sont renvoyés à leur euh ils sont renvoyés à leur médiocrité, je dirais.
En plus euh motion de censure, d'accord, mais euh il ferait mieux de se garder euh des je dirais un verbe et une vigueur pour la rentrée parce que c'est là où ça va se jouer vraiment. C'est à l'occasion du budget. Mais pourtant les socialistes, ils demandaient un vrai texte au Parlement, un vrai dernier mot sur la réforme des retraites avec la possibilité de redéatre de l'âge de départ à 64 ans, c'est pas vraiment ce que propose François Bairrotou, il propose des amendements au budget de la sécurité sociale.
Ils se sont un peu fait avoir avec ce conclave. Ne sont pas fait avoir parce qu'ils ont rien compris. C'est c'est pas le le débat au parlement, c'était ça consistait pas à reparler de l'âge de la retraite, c'était de de de discuter du projet qui avait été arrêté avec les syndicats.
Donc ils se sont il dit quand même il dit quand même au début sans totem ni tabou. Après il amende un peu ce propos et au départ il fait croire que tout peut être rediscuté. Il est c'est quand même assez bizarre comme voilà tout ça est bizarre.
En tout cas, on est très loin du cent au thème ni tabou sur la réforme des retraites. Il y aura la discussion sur certaines avancées. Cert tout à fait.
Non, mais la position du PS n'est pas totalement illégitime. C'est vrai qu'on s'attendait et c'est le grand coup d'esbrouve de François Bairrou à ce que cette réforme soit entièrement rediscutée. François Bairou s'est posé comme celui qui enfin remettait le dossier sur la table alors que depuis des mois et des mois, les Français demandaient à ce que ce soir réétudié.
Il y a eu des manifestations. Enfin, on sait comment ça s'est passé. Donc, il a donné le sentiment d'être celui en plus qui faisait revivre la démocratie sociale en remettant les partenaires sociaux tous autour de la table, ce qui n'avait pas été fait jusqu'à présent.
Euh mais en fait sans le cadre qui permettait à ses partenaires sociaux de s'entendre. François Bairou sait très bien que s'il n'y a pas la main du politique pour tordre le bras aux uns ou autres, chacun va rester campé sur ses positions et euh finalement et c'est à ça qu'on aboutit aujourd'hui, ils vont finir par trouver des accords mais vraiment extrêmement extrêmement faible. On s'attendait par exemple à un accord sur la pénibilité.
Les partenaires sociaux ont même pas réussi à se mettre d'accord sur la pénibilité. Dire que personne n'a bougé. Il aurait fallu au milieu et c'est ce que François Baïou est en train de faire aujourd'hui, le politique qui reprennent la main et qui contraignent les uns ou les autres euh à aller sur une ligne précise sans le politique face- à face.
Les partenaires sociaux, c'est compliqué qu'ils arrivent à quelque chose. Mais il y a quand même des points de convergence sur les carrières hachées, sur la hausse des pensions des maires de famille, également sur de nouveaux critères de pénibilité qui vont être pris en compte dans le calcul de la retraite. Est-ce que c'est un succès ce conclave ?
Bah c'est ce que vous avez fait croire François Baou. Bah François Baou a fait a réussi une enf c'est un un grand un grand précis digitateur. Il a réussi un art de enfin de un enfumage absolument extraordinaire.
C'est le concl sur un échec mais il vous fait croire que c'est un succès. Donc il a il a réussi son coup d'une certaine façon. Il voulait acheter du temps.
Il a acheté du temps puisque c'est exactement ce qui s'est passé. Et puis ben d'une certaine façon, il a il a enfumé tout ça. C'est un un grand euh vous savez c'est c'est un grand boulanger comme on disait en Côte d'Ivoire du temps de Laurent Bagbo.
C'estàd que il a il a il a enfariné tout le monde et puis bah on se retrouve avec une situation qui est compliquée. Personne n'y comprend rien pour dire la vérité mais et on sait pas comment ça tout ça va se terminer. Alors, les socialistes censurent, pas le Rassembl national.
Finalement, on se retrouve avec ce gouvernement Bairou un peu dans la même situation que le gouvernement de Michel Barnier, c'est-à-dire et bien l'avenir dépend du Rassemblement national. Oui, mais je dirais que en fait c'est c'est quand même la politique qui en sort pas grandi parce que je viens de dire que je comprenais pas grand-chose à la position du Parti socialiste, que eux-mêmes étaient en difficulté pour l'expliquer. On comprend pas non plus grand-chose à la position du Rassemblement national.
C'estd qu'on a l'impression euh en écoutant l'interview de Julien Odou, les tous les leaders du euh du Rassemblement national que en fait ils censuront au moment où ça les arrange eux et pas sur des sujets qui sont des lignes rouges pour eux. Et ben justement, on va écouter Julienou qui était il y a quelques minutes sur ce plateau et qui essaie d'expliquer la position du Rassemblement national. La censure telle qu' est proposée par la gauche est une censure d'opérette et d'apparat.
Voilà, c'est pour se donner bonne conscience. Moi, encore une fois, il faut cibler les responsables. La gauche est responsable de cette situation.
C'est la gauche qui a fait élire et réélire monsieur Macron la dernière fois. Et la dernière fois, le seul programme de monsieur Macron, le seul, il y en avait pas d'autres, c'était la retraite à 64 ans. Donc c'est-à-dire que vous avez les communistes, les Lfis, les écologistes, les socialistes qui ont soutenu le candidat de la retraite à 64 ans contre les travailleurs, contre les salariés français et notamment contre ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt et qui ont eu les métiers les plus pénibles et qui auraient voulu effectivement que cette réforme totalement injuste, totalement inefficace ne soit pas mise en œuvre.
Bon, Yve Julien Odou qui critique la motion de censure de la gauche, mais on le rappelle, le Rassembl nationale est historiquement opposé à cette réforme de la retraite à 64 ans et il refuse de censurer le gouvernement justement sur ce sujet. Est-ce que c'est compréhensible ? Non, parce que vous savez, on parle à juste titre d'ailleurs du flou entretenu autour, mais tout est flou tout manière au gouvernement.
Au Parti socialiste, il y a un flou artistique qui est important et c'est vrai au Rassemblement national. Si vous regardez les la le programme du Rassemblement national sur plein de points, il y a des évolutions étonnantes. Euh alors là, il nous tient un discours euh à l'endroit des en dire en direction des classes populaires, des petits revenus des de l'électorat qui à l'origine est un électorat de gauche.
Mais d'un autre côté, ils sont en train de changer complètement de braquette sur le pacte de stabilité, sur les 3 %. de dépenses budgétaires, vous voyez, sur les 3 % de déficit budgétaire. Donc ils font du en même temps sur l'économie.
Le rassemblement national est assez peu lisible, je dirais actuellement. Ils évoluent, ils bougent, c'est assez étonnant. Alors, de toute manière, ce qui ce qu'on a compris aussi, c'est que effectivement la la est-ce qu'ils y ont intérêt à une à une à une censure, je ne sais pas.
Ils veulent pas prendre la responsabilité d'un désordre je pense politique qui leur nuirait de toute manière parce que bah justement ils veulent se respectabiliser. Allez, ils reviennent dans leur stratégie de respect. Leur électorat qui aimerait bien déstabiliser Baou et Marine Le Pen qui reste inéligible.
Donc en cas d'élection législative, elle ne peut pas se représenter. Donc on sent bien qu'il y a une hésitation aussi de ce point de vue là. Euh effectivement, mais en cas de l'ascensure ne veut pas dire dissolution, pas des systématiquement s'il y a une dissolution.
Euh néanmoins, ils ont pas intérêt à une dissolution pour la raison que vous venez d'évoquer. Et puis je ne pense pas qu'ils aient intérêt à une dissolution aussi parce que en étant, on connaît hein, quand on est à Matignon, les chances d'accéder à l'Élysée sont beaucoup plus faibles parce que bah justement vous ça brûle les ailes. Bah vous vertez au mur des réalités.
Allez, on va parler d'une autre réforme et d'autres tensions qui ont relu à l'Assemblée nationale dès aujourd'hui. Cela concerne la réforme de l'audiovisuel public. C'est une proposition loi d'origine sénatoriale qui est très contestée par une partie euh des euh des voilà une partie du personnel de l'audiovisuel public.
Yann, alors déjà, expliquez-nous que contient ce texte. Alors pour résumer le projet, beaucoup parlent d'une BBC à la française, du nom de cette marque britannique unique et puissante qui regroupe les chaînes de télé et de radio. En France, il y a six sociétés différentes.
La plus grosse, c'est France Télévision avec ses cinq chaînes principales : Radio France et ses cinq stations. Vous voyez les autres, France Méonde, CRFI et France 24. La proposition du sénateur LR Laurent Lafond, c'est qui est soutenu par sénateur centrist sénateur centriste centriste, pardon.
Laurent Lafond qui est soutenu par la ministre Rachid Adati, c'est de regrouper les principales entités sous une structure commune qui serait appelée France Media. T25 Monde et RT ne sont pas intégrés à la holding et puis le sort de France Medéia Monde est plus incertain. Écoutez, le premier ministre qui défendait la mesure hier. ce ces déséquilibres, ces affaiblissements avec des métiers semblables qui sont fait chacun dans son organisation et en et en et en et en vivant d'une certaine manière en vase clos.
Est-ce est-ce que vous vous rendez compte de l'assaut de des des très grandes entreprises mondiales américaines souvent ? Donc vous défendez ce test Netflix par exemple qui sont en train de de contraindre l'objectif annoncé c'est donc de renforcer l'audiovisuel public en ayant d'une part une direction commune un chef au-dessus de toutes les entités pour que les différentes chaînes et radios publiques travaillent ensemble sans se bloquer et suivent un même plan. Également accélérer les coopérations entre entités, favoriser les mutualisations que ce soit technique au niveau des ressources humaines, de la diffusion ou encore de la production.
Mais cette réforme, elle cristallise les tensions. Ouais. Notamment des syndicats, cinq d'entre eux, par exemple à France Télévision se sont unis pour dénoncer, je cite, un projet dont l'unique but est de réaliser des économies.
Il redoutent un risque de pour l'indépendance éditoriale et également une baisse des effectifs. Et il rejette aussi toute idée de fusion qui pourrait suivre. Conséquence, ils appellent à une greffe dès aujourd'hui.
Et si vous avez tenté d'écouter la radio ce matin, vous avez certainement entendu de la musique sur les radios publiques. Télé matin sur France 2 était en mode dégradé. politiquement, la droite et le centre sont pour, la gauche est contre.
Le Rassemblement national de son côté trouve que le projet ne va pas assez loin. Julien Odoule, vous la répéter ce matin, ils sont pour une privatisation de l'audiovisuel public et ils se réservent. Ils ne ils ne vous ont pas répondu, ils ne vous a pas répondu s'ils allaient voter pour ou contre.
Non, ils n'ont pas encore pris la décision les députés du RN. Christel Bertrand, cette réforme de l'audiovision publique, c'est un véritable test politique pour Rachid Adati qui s'accroche à ce à cette réforme. Alors, je Oui, c'est un test mais elle en fait un test en fait parce que cette réforme, moi j'ai l'impression que personne n'en voulait vraiment.
Elle a été repoussée, repoussée, repoussée. Je pense que François Baou voit très bien que c'est quelque chose d'explosif, hein. On voit les les la radio qui est en grève aujourd'hui, mais au sein de l'Assemblée nationale, les gens sont pas forcément euh très favorables.
Euh mais on sait qu'en coulisse depuis plusieurs semaines, Rachid Adati insiste insiste pour que ce texte soit inscrit à l'ordre du jour. Il a été déprogrammé encore récemment. Il paraît qu'elle appelle fait voilà les députés la nuit pour leur dire "lut que ce soit inscrit." Et enfin, elle y tient beaucoup.
Et si elle y tient, c'est pas vraiment, je pense, parce qu'elle croit à cette réforme qui ne vient pas d'elle. On vous l'avait dit, c'est une une PPL sénatoriale, mais parce qu'elle en a besoin dans le cadre de la campagne municipale à Paris surtout. C'est-à-dire qu'elle a besoin que son nom soit affiché.
Et alors ce qui est assez qui peut faire sourire c'est que la personne OPS qui va être chargée de s'opposer à Rachid Adati dans ce dossier, c'est Emmanuel Grégoire qui lui va être aussi enfin la réponse ce soir puisque le PS organise ses primaires ce soir pour savoir quel sera le candidat de gauche à Paris mais qui pourrait être l'adversaire de Rachida Adati. Donc on voit un autre euh une autre pièce de théâtre se dessiner sous nos yeux. C'est bah oui la la réforme de l'audiovisuel publique mais aussi la bataille de Paris qui commence à prendre à prendre forme à travers ce texte.
Yve cette réforme de l'ovisuel publique Rachidati elle en fait un objet très politique. Oui. Elle veut inscrire son nom sur une réforme à l'occasion du passage de son passage à la au ministère de la culture.
C'était ça paraît assez évident. C'est une espèce de je dirais c'est comme ça pour tous les ministres. qui veulent inscrire leur nom à une réforme, accrocher leur nom à une réforme qui assure la pérénité ou leur notoriété sur un sur un fond historique.
La seule chose, c'est qu'on comprend pas très bien à quoi sert cette réforme. Sincèrement, je ne pense pas que ça change quoi que ce soit quoi que ce soit. Et d'ailleurs, c'est pour ça que la grève là, elle est pas tellement elle est pas tellement compréhensible non plus parce que sincèrement euh d'abord, il y a plusieurs entités du service public audiovisuel qui restent à l'extérieur, hein.
Vous avez parlé de TV5 Monde, vous avez parlé de France Méia Monde parce que le ministère des affaires étrangères était contre justement le fait de les intégrer dans cette grande entité. Et sincèrement, c'est on va revenir autant de le RTF. Là, c'est un peu ça qui est en fait euh prévu.
Je vois pas très bien ce que ça va changer, sincèrement. Euh je doute que ça soit une révolution en sinon sinon à mettre le bazar dans quelque chose qui fonctionnait bien jusqu'à présent. En revanche, ça va mettre de enfin ça va ça va effectivement euh mettre du un peu plus de désordre dans le débat public avec le Rassemblement national qui veut privatiser l'ensemble.
Bah le qui on fait qui ont fait une cible l'audiovisuel public. Bien sûr, mais le jour où il si jamais un jour ils sont aux affaires, bon courage. Pourquoi ?
Bah vous savez que ça sera ça serait très difficile à mon avis. Ça serait un combat qui pourrait être très dangereux pour eux. Et on sent qu'il y a un combat aussi politique dans certains côtés de la droite à viser le devisuel public qui serait trop politisé à leur goût.
Oui. Alors Rachid Datiel ont fait aussi un discours politique en disant Radio France et la radio des bobos des intellos et elle élu du de l'Ouest parisien qui qui a envie de se donner une autre un autre profil qui dit bah il faut aussi une culture plus populaire et cetera. on voit qu'elles ont fait un objet politique.
Euh simplement, moi je pense que c'est un débat qui va être compliqué pour elle à l'Assemblée nationale. Euh d'abord parce qu'elle s'est mis à dos euh pas mal de monde. On a vu que son altercation avec Patrick Cohen avait été très peu appréciée dans les rangs de la majorité.
Euh moi j'entends de nombreux députés macronistes aujourd'hui me dire entre Rachid Adati tel qu'elle se comporte le tel tel qu' son discours pour Paris qui ne correspond pas à notre électorat entre elle et Emmanuel Grégoire, j'irai voter Emmanuel Grégoire. Donc il y a quelque chose qui est en train de se jouer en ce moment. Il y aura des vraies conséquences sur la bataille de Paris.
Voilà. Alors, on va parler d'une pour finir d'une autre réforme qui divise la réforme de la proportionnelle pour les élections législatives puisque François Baou l'a annoncé, il va la présenter à la fin de l'année prochaine et il estime qu'il a une majorité pour faire passer ce texte à une majorité de voix de l'opposition car au sein du socle commun, au sein de ses alliés, on est contre. Écoutez François Baïou et la position de Bruno Rotaou chez les Républicains.
Euh il y a une majorité pour la proportionnelle à l'Assemblée nationale et donc présenter un texte con. Mais cette majorité-là, elle passe euh au sein du socle commun. Il y a une majorité une majorité large mais au sein du commun, il y a des sensibilités différentes.
Et donc je présenterai ce texte après que nous aurons eu le travail budgétaire. On le voit bien aujourd'hui, c'est le bazar à l'Assemblée nationale. Il faudra là encore pour des questions démographiques et bien réaffecter des députés en zone urbaine et enlever en zone rurale.
Donc ça va être une occasion de diviser à nouveau la France et ce sera le régime des partis. Voilà donc cette réforme de la proportionnelle qui sera présentée à la fin de cette année 2025 comme l'a dit François Baotou Yve. François Baou avait déjà un problème d'unité au sein du socle commun avec le bloc central et LR. il vote différemment et là il rajoute encore la proportionnelle, il rajoute de la division à la division.
Ben je dirais que il est fidèle à sa philosophie générale parce qu'il a toujours milité pour la proportionnelle. Simplement bon d'une part, on sait pas s'il sera encore là à la fin de l'année. Donc il prend pas un risque énorme je dirais en en se en s'aventurant sur ce sujet parce que son avenir est quand même compté.
Ça c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est que je pense que ça serait effectivement catastrophique parce que jamais on a eu une Assemblée nationale aussi éclatée. Ça accroîtrait en plus à mon avis le le l'éclatement de cette de ce paysage politique et je ne pense pas que ça soit très bénéfique hein.
Les la proportionnelle si vous regardez bien ça ajoute du désordre au désordre partout. c'est pas c'est pas quelque chose de souhaitable et on a le mauvais souvenir de la 4e République, on a le mauvais souvenir euh d'une 3e République qui était aussi assez chaotique. Donc je pense pas que ça soit euh que ça soit euh en vis enfin qu'on est qu'on qu'on ça soit souhaitable pour le paysage politique français.
Et pourtant Christelle, la proportionnelle est en vigueur dans de nombreux pays européens sauf la France. D'ailleurs, on le voit au Parlement européen, il y a une culture politique de de d'alliance entre les socialistes et la droite. Est-ce que ça ne pourrait pas faire du bien à la classe politique française de changer la culture ?
Bah, je ferai la réponse d'une députée macroniste qui est contre la proportionnelle. Elle dit "Arrès avoir vécu ce qu'on a vécu depuis plusieurs mois, je deviens très favorable au fait majoritaires. C'est-à-dire que les élections législatives ont produit une assemblée qui pourrait ressembler à ce que serait une assemblée élue à la proportionnelle." c'est-à-dire très divisé.
Euh et donc ça fait peur à certains députés. Après euh si on écarte la la le fond du dossier et qu'on s'attache à la forme, moi je j'ai l'impression que ce que fait François Bairou est assez malinant parce que certes qu'il y a une division au niveau du bloc central, mais ce qui est intéressant à observer, c'est plutôt l'unité des oppositions. Et en disant que ce texte sera discuté à la fin de l'année après le budget, il peut essayer enfin il est en train d'essayer de dire aux opposition soutenez mon budget et je vous propose un texte sur la proportionnelle en décembre.
On sait que le Rassemblement national y est favorable, on sait que la gauche y est favorable donc il pourrait avoir un intérêt à ne pas faire tomber François Baou sur le budget pour avoir un texte sur la proportionnelle à la fin de l'année. Est-ce que ça marchera ? Est-ce que ça marchera pas ?
Reste à voir. Oui, c'est c'est vrai que c'est c'est le deal qu'il est en train de vouloir passer. Ça fait partie des Russes de François pour éviter la censure à la fin de l'année sur le budget.
Allez, on finit ce club des territoires par la revue de presse des territoires [Musique] et Yann forcément la canicule en une de plusieurs quotidiens régionaux ce matin. Ouais. avec 84 départements en vigilance orange canicule aujourd'hui.
Alors deux approches pour les unes. Il y a ceux qui s'intéressent à la chaleur dans les logement avec les bâtiments parfois mal isolés qui deviennent invivables. C'est le cas des écoles aussi.
L'Union a rencontré ceux qui vivent sous les toits. La température ne descend pas la nuit. C'est le principe d'une canicule et en plus eux absorbent toute la chaleur du soleil.
Dans ces conditions, le courrier de l'Ouest vous aide à bien choisir votre ventilateur. La deuxième approche, c'est celle du courrier Picard et de l'Ardonné avec des reportage au côté de ceux qui profitent de l'eau fraîche pour faire baisser la température notamment à Charleville Misière dans les Ardaines. La Meuse, le fleuve qui traverse la ville était baignable hier et malgré les orages, la qualité de l'eau était suffisante pour s'y baigner.
Le Berry républicain qui s'intéresse à un certain, Laurent Duplom. Oui, c'est le sénateur de Haute Loire qui est à l'origine de la proposition de loi qui est très attendue par les agriculteurs. Elle prévoit une autorisation de pesticides jusque-là interdit élève d'autres contraintes pour les professionnels.
Les écologistes s'y opposent farouchement. Vous le voyez en une au milieu des vaches parce qu'il est lui-même laitier. C'est son exploitation à l'image.
Le texte est examiné aujourd'hui par une commission mixte paritaire. Sep députés sep sénateurs pour trouver un compromis. Elle a été approuvée au Sénat et rejetée à l'Assemblée nationale sans débat.
La gauche avait déposé plus de 3000 amendements pour y faire obstruction. Alors à Strasbourg hier, c'était la bataille des savoir-fa. Oui.
La finale du 40e concours des apprentis de France. C'est une déclinaison des meilleurs ouvriers de France pour ceux qui sont encore en formation. Une sorte de pépinière à Mof.
Le concours est très large avec plusieurs dizaines de métiers. de la bijouterie à la coiffure en passant par la cuisine, la charpenterie ou encore les prothésistes dentaires. Le titre récompense l'excellence dans un métier.
C'est une manière de protéger les savoir-fairs. Et puis le journal de la Provence pense aux vacances mais avec le fameux castet des saisonniers. Ils sont nécessaires à la région en juillet et en août pour faire tourner le secteur du tourisme.
Pour ceux qui n'habitent pas déjà sur place, c'est quasi mission impossible de se loger si l'employ l'employeur n'offre pas de solution. Les prix sont élevés et l'offre manque cruellement en sur la côte d'Azure. Ils sont 90000 à travailler chaque été en PACA.
Les professionnel ont signé un partenariat avec le Cru pour héberger les saisonniers dans un logement vacant l'été mais c'est insuffisant. Merci beaucoup Yan pour cette revue de presse des territoires. C'est la fin de ce club.
Merci beaucoup Christel. On va regarder les unes de vos journaux respectifs, la une de la Dépêche du Midi qui est consacrée au stade toulousain qui fête et bien sa victoire dans le championnat de France de rugby. Toulouse fête ses héros et puis à la une à la une du Figaro Yve Bruno Rotaillot met la droite en ordre de bataille pour 2027 après le Conseil national des républicains qui a eu lieu ce weekend.
Exact. Euh merci à vous, c'est la fin de cette émission. Merci de l'avoir suivi.
On se retrouve demain pour un nouveau numéro de Bonjour chez vous. Très bonne journée sur Public Sénat. [Musique]
François Bayrou