"C'est un rêve pour moi", confie Brigitte Fossey, qui lit Saint-Augustin à Notre-Dame de Paris pour la Nuit des cathédrales
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Questions et réponses
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Vous êtes impatiente de jouer samedi soir, d'interpréter, de lire les textes de Saint-Augustin.
- 1:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez déjà joué à Notre-Dame de Paris ?
- 1:49RelanceRéponse partielle
Ça ne s'interprète pas les textes de Saint-Augustin ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Saint-Augustin, que représente-t-il pour vous Brigitte Fossé ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Saint-Augustin, vous avez donc fait sa rencontre, son copain de l'âge ?
- 6:56OuverteRéponse directe
Dites-moi pourquoi c'est très moderne, en fait, Saint-Augustin, Brigitte Fossé.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est une fois dans ma vie. »
- 4:05InvitéFait
« Pourquoi Saint-Augustin ? Parce que, vous savez, quelquefois, il y a des petites graines d'or que lancent les saints, j'appelle ça des petites graines d'or, où ça prend, où ça prend pas, dans la terre de nos âmes. »
- 4:38InvitéFait
« Félix Koulpa, je me souviens que, pour mon prof de philo, ça voulait dire qu'il y avait des erreurs, ou des fautes, ou des péchés, puisque c'est le même mot en grec, je crois, faute, erreur et péché, qui vous permettait de vous transformer, il y avait une résilience de la faute. »
- 5:20InvitéFait
« il vaut mieux prendre le bon chemin en boitant, que le mauvais chemin en marchant correctement. »
- 6:03PrésentateurFait
« Bien heureuse faute d'Adam qui nous vaut un tel rédempteur. »
- 9:01PrésentateurFait
« La beauté de Dieu »
- 15:53InvitéFait
« « À vous est le jour, à vous est la nuit. » »
- 16:04InvitéFait
« Faites-moi largesse de temps pour méditer les secrets de votre parole. »
Temps de parole
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Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. RCF Notre-Dame Samedi soir, elles seront exceptionnellement ouvertes au public. La nuit des cathédrales permet aux fidèles et curieux de visiter à la nuit tombée ces joyaux du patrimoine français. À Paris, soirée exceptionnelle au sein de Notre-Dame. Les textes de Saint-Augustin seront lus par mon invité ce matin, Clara.
Vous recevez l'actrice et comédienne Brigitte Fossé. Elle interprétera Samedi soir, vous l'avez dit, Saint-Augustin. Dialogue avec Dieu, elle sera accompagnée par l'organiste Vincent Dubois.
Bonjour Brigitte Fossé.
Bonjour, comment allez-vous ?
Très bien et vous ?
Très bien.
Vous êtes impatiente de jouer Samedi soir, d'interpréter, de lire les textes de Saint-Augustin.
Impatiente et en même temps, j'ai le trac.
Vous avez le trac, vous qui, on a vu partout, on vous a vu évidemment, on pense à la boum, on vous a vu dans de nombreux films, vous avez encore le trac ?
Mais vous vous rendez compte de ce que ça représente d'aller lire les textes de Saint-Augustin à Notre-Dame, Notre-Dame qui est ressuscitée, qui est si belle, et puis ces textes qui sont si anciens et que je redécouvre chaque fois que je les lus parce que c'est si profond.
Alors déjà, on va s'intéresser à Notre-Dame et après on parlera de Saint-Augustin. D'accord. Déjà, parlons de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Vous avez joué sur de nombreuses scènes. Est-ce que vous avez déjà joué à Notre-Dame de Paris ?
Ah non, jamais. Je ne sais pas si c'est vraiment joué, ce que je vais faire à Notre-Dame de Paris. C'est surtout...
Je ne savais pas très bien quel mot mettre, Brigitte Fossé, c'est interpréter les textes de Saint-Augustin. Ça ne s'interprète pas les textes de Saint-Augustin ?
Non, c'est un chemin de lumière qui s'ouvre et j'essaye de le prendre, soutenu justement par la beauté de Notre-Dame qui est un élan vers Dieu. C'est une forêt qui est un élan vers Dieu, cette cathédrale. Et puis aussi avec Vincent Dubois qui est un organiste tellement nuancé, tellement puissant, tellement sensible. C'est une chance extraordinaire, c'est un honneur, c'est un privilège. C'est une fois dans ma vie. Voilà, et quand j'ai répété l'autre jour dans Notre-Dame déserte à 11 heures du soir et que je disais ces textes de Saint-Augustin à l'orgue, parce que c'était la première fois qu'on travaillait ensemble avec Vincent Dubois.
Donc vous étiez à la tribune, à ses côtés ?
À l'orgue, à ses côtés. Je me pensais, je me disais, est-ce que c'est bien moi qui suis là ou est-ce que je rêve ? C'est un rêve, c'est un rêve pour moi.
Et en plus, vous allez donc lire les textes de Saint-Augustin. Saint-Augustin, que représente-t-il pour vous Brigitte Fossé ?
Quelqu'un que je viens de rencontrer, parce qu'en fait, je l'ai rencontré il y a deux ans, la première fois, parce que je travaille avec un festival spirituel et universel qui est dans le festival d'Avignon, qui s'appelle Paroles sacrées, sacrées paroles, qui a été initié par Serge Serquissian, qui est d'ailleurs le producteur de ce spectacle, avec Stéphane Baquet, qui est également le vice-président de Sacrées paroles, paroles sacrées.
Et nous avions donné, dans la chapelle de l'oratoire, en Avignon, il y a trois ans, nous avions donné La Passion du Verbe, qui est un livre qui a été édité par Onésime de Mille, justement, et qui est Serge Serquissian, sur la passion que trois femmes pouvaient avoir pour le verbe, c'est-à-dire à la fois le verbe de la poésie, le verbe incarné, et la prose humaniste. Et finalement, à force de jouer ce spectacle, La Passion du Verbe, dans plusieurs églises, y compris dans des grandes abbatiales, nous avons eu l'idée de donner du Saint-Augustin. Pourquoi Saint-Augustin ?
Parce que, vous savez, quelquefois, il y a des petites graines d'or que lancent les saints, j'appelle ça des petites graines d'or, où ça prend, où ça prend pas, dans la terre de nos âmes. Et il y avait une phrase comme ça, qui me restait depuis, enfin, quand on aime, on ne compte pas, mais disons plusieurs années, depuis ma classe de philo.
De Saint-Augustin.
Oui, deux Saint-Augustin, qui étaient Félix Koulpa. Et en fait, Félix Koulpa, je me souviens que, pour mon prof de philo, ça voulait dire qu'il y avait des erreurs, ou des fautes, ou des péchés, puisque c'est le même mot en grec, je crois, faute, erreur et péché, qui vous permettait de vous transformer, il y avait une résilience de la faute. Et ça m'avait fascinée.
Et vous avez gardé ça en mémoire pendant toutes ces années ? Pendant toute ma vie. Toute ma vie.
En me disant que c'était l'essence même de la confession, et que c'était l'essence même de l'être humain. Parce que nous, comme dit Saint-Augustin, il vaut mieux prendre le bon chemin en boitant, que le mauvais chemin en marchant correctement.
Et Saint-Augustin, vous avez donc fait sa rencontre, son copain de l'âge ?
Et non seulement ça, mais grâce à ces études des confessions, j'ai commencé à lire les confessions.
Vous avez sous les yeux tous les textes, les auditeurs n'entendent pas. Je les ai toujours avec moi jusqu'à samedi, oui.
Et si vous voulez, je me suis rendue compte que, en fait, j'ai demandé à cher cher Kishian pourquoi Félix coule pas. Et il m'a donné la suite de la phrase, en italien, pardon, je ne suis pas bien réveillée, en latin. C'est-à-dire, heureuse la faute qu'il nous a donné un chibou rédempteur.
Oui, bien heureuse faute d'Adam qui nous vaut un tel rédempteur. On le chante encore à Pâques, chaque année, au moment de la résurrection. Voilà, c'est ça. Bien heureuse faute d'Adam qui nous vaut un tel rédempteur. Ça montre aussi l'incroyable beauté du Seigneur qui vient sauver. Ça mène vers Dieu, Saint-Augustin. Lire Saint-Augustin, ça mène vers Dieu. Brigitte Fossé ?
Écoutez, en ce qui me concerne, j'ai été très bouleversée par, justement, cette façon qu'il a, 45 ans après sa naissance, 3 ans après sa conversion, de reprendre le chemin de toute sa vie, comme une biographie, et le chemin de toute son âme et de toutes les erreurs qu'il a faites. Et comment il s'est fait qu'à un moment donné, il a rencontré Dieu. Il a eu le besoin de rencontrer Dieu.
C'est très moderne, en fait, Saint-Augustin, Brigitte Fossé.
Dites-moi pourquoi. Dites-moi pourquoi c'est très moderne.
Parce que ça rejoint, en fait, peut-être tous les itinéraires spirituels, encore des femmes et des hommes du XXIe siècle, non ?
Oui, c'est un problème universel, c'est un problème éternel. C'est vrai, on dit toujours que c'est Dieu qui choisit. Mais bon, qu'est-ce qui est allé lui demander ça ? Personne ne lui en a parlé de ça. Mais je pense quand même qu'à un moment donné, l'âme est appelée, on ne sait pas pourquoi ni comment, mais lui, il explique comment.
Est-ce que vous accepteriez, Brigitte Fossé, de nous lire un texte de Saint-Augustin, là, en direct, sur RCF Notre-Dame, pour aussi qu'on entende peut-être un avant-goût ? Alors, on n'aura pas l'organiste Vincent Dubois à nos côtés, malheureusement. C'est pas tant ça, pour ça, il faudra être à la cathédrale Notre-Dame de Paris samedi soir. Mais est-ce que vous accepteriez de nous lire un texte de Saint-Augustin ?
Oui, avec plaisir. Alors, j'ai deux choses à vous proposer.
Ah, on va faire le choix en direct.
Soit je vous lis un passage du chapitre 6 du livre premier des Confessions.
Que préférez-vous ? On vous laisse choisir. Allez-y, Brigitte Fossé. Je vous fais confiance.
Bon, écoutez, je vais faire quelque chose qu'on ne doit jamais faire.
D'accord.
Dans un spectacle, il y a un suspense et on ne sait pas où va être la fin. Très bien. Mais moi, je vais vous lire le dernier texte parce que c'est mon texte préféré. Eh bien, allons-y. Saint-Augustin, lu par Brigitte Fossé, en direct sur RCF Notre-Dame. Quand il parle de Dieu, en général, d'après ce que j'ai compris, en lisant son œuvre, une partie de son œuvre, je vous dis tout de suite, je n'ai pas tout lu. Toutes les Confessions de Saint-Augustin. Je me suis arrêté à sa conversion. Et quand il trouve Dieu, au fond de son cœur, c'est au fond de son cœur qu'il le trouve, parce qu'il entend une voix d'enfant qui lui dit de lire, de lire l'évangile, de lire les textes.
Et il appelle Dieu la vérité et il l'appelle aussi la beauté. Donc ça, c'est le dernier texte que je lis.
La beauté de Dieu
De quelle sorte la beauté de Dieu nous ravit le cœur ? Que j'ai commencé tard à vous aimer, ô beauté, si ancienne et si nouvelle, que j'ai commencé tard à vous aimer. Vous étiez au-dedans de moi, mais, hélas, j'étais moi-même au-dehors de moi-même. C'était en ce dehors que je vous cherchais. Je courais avec ardeur après ces beautés périssables qui ne sont que les ouvrages et les ombres de la vôtre. Cependant que je faisais périr misérablement toute la beauté de mon âme et que je la rendais par mes désordres, toutes monstrueuses et toutes difformes. Vous étiez avec moi, mais je n'étais pas avec vous.
Car ces beautés, qui ne seraient point du tout si elles n'étaient en vous, m'éloignaient de vous. Vous m'avez appelé. Vous avez crié. Et vous avez ouvert les oreilles de mon cœur en rompant et en brisant tout ce qui me rendait sourd à votre voix. Vous avez frappé mon âme de vos éclairs. Vous avez lancé vos rayons sur elle. Et vous avez chassé toutes les ténèbres qui la rendaient aveugle au milieu de votre lumière même. Vous m'avez fait sentir l'odeur incomparable de vos parfums. Et j'ai commencé à ne respirer que vous et à soupirer après vous. J'ai goûté la douceur de votre grâce. Et me suis trouvé dans une faim et dans une soif de ces délices célestes. Vous m'avez touché.
Et je suis devenu tout brûlant d'ardeur pour la jouissance de votre éternelle félicité. Ça, c'est le dernier texte. C'est magnifique. C'est la confirmation du travail qu'il lui a fallu pour arriver jusque-là. Et dans le premier texte qu'on a choisi avec Serge Serkisian, dans « La cité de Dieu », il demande à Dieu l'intelligence des Écritures. Et il demande à Dieu la grâce de pouvoir faire passer l'intelligence des psaumes, des Évangiles et des Écritures saintes.
Pour l'entendre, il faudra donc être là samedi soir, Brigitte Fossé, c'est ça, dans cette nuit des cathédrales où vous allez jouer aux côtés de Vincent Dubois. En quoi c'est important aussi d'avoir ces textes qui sont d'une beauté, on l'a entendu avec vous, Brigitte Fossé, qui sont magnifiques, et en même temps l'orgue. Comment l'orgue vous accompagnera-t-il samedi soir ?
Le spectacle est conçu comme un pèlerinage vers la vérité. Donc j'arrive et lui, il est déjà en train de jouer pour lui-même une sorte d'improvisation de musique grégorienne. Et j'essaye d'épouser ce chant. Et pendant tout le long du spectacle, il y a une espèce de vigilance de l'orgue, un peu comme un ange qui fait la transmission entre Dieu et l'écriture. Et Vincent Dubois, il a cette capacité d'être si puissant dans Bach et aussi si fragile en même temps par moments, si ténu, si lumineux. C'est merveilleux.
On dit parfois que les grands textes spirituels, c'est aussi la grande littérature. Où commence la prière et où s'arrête l'art dans ce type de spectacle ?
Écoutez, pour moi, c'est de la poésie pure. Je me souviens que j'ai entendu un grand mystique qui est de notre époque dire que c'est dans la poésie qu'on trouve le plus le Christ et que le Christ lui-même est poésie. Quand vous lisez les évangiles, même si vous n'êtes pas croyant, vous êtes nimbé de poésie. Vous êtes dans la poésie de l'univers. Enfin, c'est mieux que quand vous prenez l'avion et que vous regardez derrière les nuages si vous apercevez Dieu, vous voyez ?
Brigitte Fossé, comment la lecture de Saint-Augustin accompagne justement votre chemin vers Dieu ? Vous, personnellement, Brigitte Fossé.
Écoutez, ça, c'est mon jardin secret. Mais, en fait, je suis quelqu'un de très contemplatif, de très paresseux. Et c'est tellement intense, si vous voulez, que je ne lis pas tout le temps les grands mystiques ou les grands poètes. C'est par des moments comme ça, d'éblouissement, qui m'aident à vivre. Et sinon, je suis assez paresseuse. C'est pour ça que je n'arrête pas de travailler. Parce que si je ne travaillais pas, je ne ferais rien, peut-être.
Vous savez que le pape Léon XIV est religieux de l'ordre d'Augustin, justement. Il a été pétri par Saint-Augustin. Il a été élu il y a à peu près un an, jour pour jour. Est-ce que l'élection du pape Léon XIV, qui remet Saint-Augustin un petit peu sur le devant de la scène, ça vous parle, ça, justement. Vous dites, c'est bon, c'est bien que Saint-Augustin soit à nouveau remis sur le devant de la scène ?
Moi, je ne le savais pas. Si vous voulez, je faisais de la prose sans le savoir. C'est-à-dire que quand j'avais 5-6 ans, je faisais du Saint-Augustin sans le savoir. Parce que je me suis rendu compte, en travaillant un petit peu sur son œuvre, que Sœur Véronique, qui m'a formée au catéchisme, était augustinienne. Et qu'il y a beaucoup de choses qu'elle m'a transmises sur la grâce et sur la manière dont il faut se jeter en Dieu et sur les mystères. Je me suis rendu compte qu'elle était augustinienne et je la remercie encore. Et puis aussi, j'ai une autre sœur qui m'a fait beaucoup chanter l'Epsom et qui était probablement augustinienne aussi. C'était l'Ordre des Filles de la Croix.
Ah non, les Filles de la Croix, c'était mes tantes, mes grandes tantes.
Vous avez été entourée de religieuses dans votre enfance, Brigitte Fossé.
J'étais dans une église chrétienne, Notre-Dame des Anges à Tourcoing, qui s'appelle maintenant Notre-Dame du Sacré-Cœur. Et dans ma famille, ma grand-mère, donc, avait quatre sœurs et un frère, quatre religieuses, les Filles de la Croix, qui étaient en Argentine. Et on vient d'ailleurs d'en retrouver une. On vient de retrouver une lettre. Ma sœur a retrouvé une lettre d'elle qui parlait de la petite Brigitte qui faisait du cinéma. C'est incroyable, cette histoire.
Et c'était vous, Brigitte Fossé.
Et moi, je pense toujours, quand je vais donner des textes comme ça, que mes tantes sont très contentes dans le ciel.
De vous voir lire Saint-Augustin.
Et je vais invoquer Saint-Augustin, samedi à 20h, pour lui demander de m'aider à dire ses textes. Mais je voulais juste vous lire une phrase que je trouve merveilleuse.
Allez-y, Brigitte Fossé.
Il cite là, une phrase du psaume 123, pardon, 73. « À vous est le jour, à vous est la nuit. » Ça, c'est la citation d'Augustin. Et après, il enchaîne. D'un coup d'œil, vous réglez le vol des moments. Faites-moi largesse de temps pour méditer les secrets de votre parole. Ne fermez pas la porte à ceux qui frappent, car ce n'est pas en vain que vous avez dicté tant de pages mystérieuses. Telles des forêts sacrées n'ont-elles pas aussi leur cerf qui se retire, s'abrite, court, se repose, passe et rumine sous leur ombre. Seigneur, amenez-moi à votre perfection. Révélez-moi ces mystères.
Ne dédaignez pas la pauvre plante que la soif dévore, que je proclame à votre gloire toutes mes découvertes dans vos saints livres, que j'écoute la voix de vos louanges, que je m'enivre de vous en considérant les merveilles de votre parole depuis ce jour premier né des jours où vous avez fait le ciel et la terre jusqu'à notre avènement au royaume de votre cité sainte.
Brigitte Fossé, qui lit Saint-Augustin, c'est merveilleux. Ah, qu'est-ce que c'est beau ! Qu'est-ce que c'est beau !
Vous vous rendez compte ? Quatrième siècle, après Jésus-Christ, mais quand même, c'est incroyable d'écrire aussi bien.
On aurait, malheureusement, on va toucher à la fin de cet entretien, mais ce qui me fascine quand vous lisez Saint-Augustin, Brigitte Fossé, c'est l'ardeur des mots de Saint-Augustin, à quel point il résonne encore aujourd'hui. Alors, en un mot, pour réserver, donc c'est de 20h à 21h, samedi soir à Notre-Dame de Paris, pour réserver rendez-vous sur le site de la Nuit des cathédrales, et on pourra réserver à partir de 14h samedi, c'est ça ? Oui, sur Internet. Merci beaucoup, Brigitte Fossé.