Désistements face au RN : Tondelier fustige Le Maire - C à Vous - 01/07/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes toujours aussi triste et en colère que ce matin au micro de France Inter ?
- 2:22RelanceRéponse partielle
Vous ne comprenez pas que la France insoumise soit un repoussoir pour un certain nombre d'électeurs ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Vous aimeriez bien parler au débat de l'entre-deux-tours présidentiel.
- 5:37RelanceÉludée
Vous ne lui demandez pas d'arrêter de parler tout court, lui ?
- 8:04OuverteRéponse directe
Mais vous pensez que c'est le sujet, là, dans la tête de Gamelita et Jordan Bardella ?
- 8:33OuverteRéponse directe
Il a pris 15 points dans le vote des femmes de 2022 à aujourd'hui.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Invité politiqueChiffre
« 51% des Français doivent se priver d'alimentation régulièrement »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« 31% des Français le disent du mois au moins de 100 euros sur leur compte »
- 2:46Invité politiqueFait
« le ministère de l'Intérieur, ils n'ont jamais été très complaisants avec nous, surtout pas M. Darmanin »
- 2:56Invité politiqueFait
« le Rassemblement national est d'extrême droite »
- 7:40Invité politiqueChiffre
« 60% des bénéficiaires du SMIC »
- 7:44Invité politiqueChiffre
« 3,6 millions des femmes de ce pays ont déjà été agressées sexuellement par des conjoints ou des ex-conjoints »
- 7:52Invité politiqueChiffre
« 24% de rémunération en moins quand vous travaillez dans le privé par rapport aux hommes »
- 9:31Invité politiqueFait
« les propositions très fermes, très claires, très précises de Marine Le Pen en 2022, là, ils les chiffrent deux ans après »
- 11:39Invité politiqueChiffre
« peut-être que les insoumis auront 250 circonscriptions »
Temps de parole
- Marine Tondelier85 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
- Présentateur2 %
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National des écologistes, c'est conseillère régionale des Hauts-de-France. Est-ce que vous êtes toujours aussi triste et en colère que ce matin au micro de France Inter ?
Je suis toujours aussi en colère. Contre la majorité ? Pas contre tout le monde dans la majorité, parce que je pense que certains, depuis ce matin, depuis hier soir, même sont dignes. Gabriel Attal a fait le travail, Stéphane Séjourné a fait le travail, Emmanuel Macron a intensifié son travail cet après-midi par une déclaration, Clément Bonne, qui pourtant est battu dans sa circonscription, fait le travail clairement. Comme quoi c'est possible ? Comme quoi c'est possible, mais manifestement, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Et pourquoi j'étais très en colère ce matin contre Bruno Le Maire ?
Je vous passe le cérémonial de quand vous arrivez toute seule à France Inter, et lui avec son chauffeur, son truc, tout le cabinet qu'il suit, et qu'il n'est même pas capable de faire un truc simple qui paraît très évident pour des tas de Français. Je me suis rappelée, en fait, vous savez, quand le gouvernement avait invité toutes les Françaises et les Français à faire des économies d'énergie, parce que c'était la crise énergétique, et qu'il avait posé dans son pull en cachemire, dans son bureau, en disant, « Faites comme moi, mettez en pull », et donc c'était une campagne pour les pures en cachemire. En fait, ça fait 7 ans qu'il vit dans la ouate de Bercy.
Et que vous pensiez que c'est pour ça qu'il ne dit ni RN ni LSI ? Non, mais si la semaine prochaine, ça s'arrête, lui, il a déjà son recasage qui est géré d'avance.
Non, il a démissionné de la fonction publique.
Oui, mais vous savez pourquoi ? Parce qu'il a sûrement un petit contrat à plusieurs dizaines de milliers d'euros par mois qu'il attend. Non, parce que c'est le cas de tous les ministres de ce camp, on le sait, et surtout ceux qui se sont occupés des sujets dont il traite. Donc en fait, c'est facile pour lui. Quand je dis que c'est une réaction de privilégié, c'est qu'il ne fait pas partie des Françaises et des Français qui ont extrêmement peur pour leur quotidien.
Et c'est des gens qui avaient déjà peur pour leur quotidien du macronisme, qui a fait 9 millions de pauvres dans ce pays, qui fait que 51% des Français doivent se priver d'alimentation régulièrement, qui fait que 31% des Français le disent du mois au moins de 100 euros sur leur compte. Ce n'est même plus des fins de mois difficiles, c'est des débuts de mois difficiles. Et donc, quand Cerise sur le gâteau, il nous explique en plus qu'il ne voit pas la différence entre le Rassemblement national et LFI, parce que moi, du coup, j'ai entendu toute son interview, je passais après, il parle 12 fois, je n'ai pas compté, mais il passe quasiment toute son interview sur la France insoumise.
En disant que c'est le communautarisme, l'antisémitisme et la violence. Mais quand on passe les trois quarts de son interview, et c'est un compte vraiment en deçà du réel, sur la France insoumise, et qu'on évoque à peine le Rassemblement national, en fait, moi, j'ai un problème de latéralisation. Je ne comprends pas. Mais vous ne comprenez pas que la France insoumise soit un repoussoir pour un certain nombre d'électeurs ? Non, mais il ne faut pas suivre l'actualité pour ne pas se poser cette question. Évidemment que je vois ce qui se passe, que je vois que la France insoumise fait peur à certains, je le vois, tout ça. Et quand, par exemple, Jean-Louis ?
Quand on est ministre, en fait, on sait quand même faire la différence entre un parti d'extrême droite, parce que, vous savez, des classifications politiques, ce n'est pas moi qui l'ai fait, c'est le ministère de l'Intérieur. Et le ministère de l'Intérieur, ils n'ont jamais été très complaisants avec nous, surtout pas M. Darmanin. Quand Marine Le Pen ou des candidats à elle vont déposer des candidatures en préfecture, on leur donne l'étiquette d'extrême droite. C'est comme ça. D'ailleurs, Marine Le Pen l'a attaqué en justice. Le Conseil d'État a tranché il y a un an. Oui, le Rassemblement national est d'extrême droite. Non, ça se vise.
Ni du Parti communiste, ni des écologistes, ni des socialistes. Nous sommes de gauche, de gauche, pas d'extrême gauche. D'ailleurs, le dictionnaire de l'extrême gauche, pour ceux que ça intéresse, dit très bien que l'extrême gauche, c'est celle des ceux qui veulent arriver au pouvoir par l'insurrection, et pas par les élections. On est justement en train de se présenter dans toutes les circonstances.
Vous êtes sûr que Jean-Luc Mélenchon, il veut vraiment arriver au pouvoir ?
En tout cas, il se présente aux élections.
On peut avoir tous les débats que vous voulez. Non, mais il fait tout, encore hier soir, cette déclaration. En premier, avant les chefs de la gauche, pour ramener l'image à lui, avec Rima Hassan, dont on sait à quel point elle fait polémique, dans une large partie de l'opinion. Enfin, on a l'impression que tout est fait pour agiter cet épouvantail qui est utilisé, effectivement, par tous les adversaires du Fonds populaire. Et ça marche bien.
Moi, j'ai envie de vous dire, mais vous savez, moi, j'assiste à ce spectacle d'un point de vue particulier, depuis énormément. Depuis une ville tenue par le Rassemblement National, depuis plus de 10 ans, avec une histoire politique, sociale, environnementale, sanitaire, tout est compliqué dans cette ville. Et quand, depuis chez moi, on regarde ça, on a quand même l'impression d'un duo de marionnettistes, entre Jean-Luc Mélenchon, qui aime provoquer, qui a envie d'exister, qui en fait des caisses, parce qu'il a envie qu'on parle de lui, c'est manifeste. Mais je pense que les médias aussi ont envie de parler de lui. Parce qu'en fait, c'est ceux qui disent qu'on n'en a pas, cette image.
Je vous expliquez-moi, hier soir, j'ai fait une allocution à 20h05.
Personne ne l'a retrouvé.
C'était un petit peu tôt, peut-être.
Oui, mais après 20h10, c'était Marine Le Pen. Je ne pense pas que vous auriez choisi les verres. Jean-Luc Mélenchon a parlé avant Marine Le Pen ?
Pardon ?
Il a parlé juste avant Marine Le Pen. En tout cas, il a parlé après moi. Un an après Marine Le Pen. C'est juste pour vous montrer qu'en fait, je pense qu'il y a une petite symbiose entre un milieu médiatique qui a aussi besoin, moi, pour des questions d'audience, de rentabilité, de parler de ce qui bouge un peu, qui a besoin de lumière, d'action. Et Jean-Luc Mélenchon, mais je ne parle pas de vous en particulier. Je dis juste que ce matin sur France Inter, c'est une radio, normalement, que moi, j'écoute beaucoup. Je n'ai eu que des questions sur Jean-Luc Mélenchon, aucune sur le Rassemblement National. Et donc, moi, de là où je suis, de là où je vis, ça me trouble énormément.
Parce que je me dis, sûrement que Jean-Luc Mélenchon a envie de prendre la lumière, en a besoin, sa stratégie, tout ça, OK. Mais parce que cette image, elle trouble aussi les électeurs de gauche. Moi, j'imagine votre réaction, justement, de l'un. Plus on parlera de lui... Vous êtes catastrophés quand vous voyez ça hier soir. La vérité, c'est que ça marche. C'est que dès qu'il dit un truc, dès qu'il prend un média, d'ailleurs, qu'on lui propose régulièrement, il prend, et voilà, et on va tous en parler. Et donc, moi, je vais me l'appliquer à partir de maintenant, je vais arrêter de parler de lui. Et si tout le monde fait ça, il n'y a plus de problème.
Vous ne lui demandez pas d'arrêter de parler tout court, lui ? Alors, demander à Jean-Luc Mélenchon, ou à un insoumis en général, de ne pas faire quelque chose, je pense que vous aurez l'effet inverse.
Vous aimeriez bien parler au débat de l'entre-deux-tours présidentiel. Jordan Bardella souhaite, lui, débattre avec Jean-Luc Mélenchon. Encore lui, il a décliné l'invitation, il propose Manuel Bompard, Mathilde Panot ou Clémence Guettet. Alors, vous avez répondu quand même à Jordan Bardella que vous étiez, vous, la personne désignée par le nouveau Front populaire pour ce troisième débat.
Jean-Luc Mélenchon n'était pas au courant de ça ? Alors, Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il n'est pas dans les discussions entre chefs de parti. Il n'est pas chef de parti. Donc, on se réunit tous les jours avec Manuel Bompard, Olivier Faure, Fabien Roussel et moi-même. C'est là que se prennent les décisions et sur les débats, on aurait souhaité pouvoir faire ces débats à quatre voix. Quitte à changer au cours du débat, quatre fois, chacun son thème. On a essayé de casser le format. Il y a eu un refus de chaîne de télévision qui voulait à chaque fois une personne. Et je pense que c'était aussi la demande du Premier ministre, Gabriel Attal, et de Jordan Bardella.
C'est leur droit. Et donc, ce qu'on a dit, on l'a dit entre nous, on l'a dit publiquement, c'est qu'on ferait les débats chacun notre tour. Le parti de la France Insoumise, puis le parti socialiste, puis le troisième débat serait pour les écologistes. En l'occurrence, le débat BFM de deuxième tour. Moi, j'ai deux sujets avec le fait que les chaînes de télé et le Premier ministre et Jordan Bardella refusent. Le premier, c'est la place de l'écologie, dont on n'a jamais aussi peu parlé dans ce pays ces dernières années, alors que ça concerne quand même l'avenir de l'humanité.
Donc, en tant que chèque du parti écolo, la demande des écologistes, et c'était OK pour les autres forces de la coalition, parce que nous sommes une équipe, c'était que ce moment-là, on parlerait beaucoup d'écologie, ce qui est en plus, entre deux tours, je pense, important pour beaucoup d'électeurs, qui voient bien la différence entre l'inaction climatique de Macron et le climato-scepticisme du Rassemblement national. Mais moi, je voulais aussi vous parler de la place des femmes dans tout ça. Parce que les femmes, c'est quand même 50% de la France. C'est 50% de la France complètement invisibilisée de tous ces débats jusqu'à présent. Tous les débats, pas une seule femme.
Débat entre trois hommes. Ce soir, sur TF1, quatre hommes. Et donc, c'est 50% de la population, mais c'est aussi des problématiques particulières. C'est 60% des bénéficiaires du SMIC. C'est trois quarts des familles monopérentales. 3,6 millions des femmes de ce pays ont déjà été agressées sexuellement par des conjoints ou des ex-conjoints. C'est 24% de rémunération en moins quand vous travaillez dans le privé par rapport aux hommes. Je pourrais continuer, ça va être qu'il se l'entend, l'accès aux soins, la pauvreté, etc. Et donc, s'il n'y a pas un moment, une femme dans un débat, on va en parler quand ? – Jamais.
– Mais vous pensez que c'est le sujet, là, dans la tête de Gamelita et Jordan Bardella ? – Les femmes ? – Les femmes, oui. – Ça devrait. Ça devrait parce que si le Rassemblement national arrive au pouvoir, je peux vous dire que les choses vont changer. Partout où l'extrême droite passe, les droits des femmes trépassent. D'ailleurs, Jordan Bardella, sa principale mission depuis 24 heures, c'est de ne pas débattre contre une femme. Ça en dit quand même beaucoup.
– Il a pris 15 points dans le vote des femmes de 2022 à aujourd'hui.
– J'aimerais bien pouvoir lui apporter une contradiction sur le sujet, si ça ne dérange pas trop, M. Jordan Bardella, qui décide avec qui il débat. Parce que, vous savez, le problème du Rassemblement national, c'est le manque de consistance. Moi, je les appelle maintenant le revirement national. Je viens d'assister à l'interview de mon prédécesseur, Louis Ayo, qui, sur la question des binationaux, et de « est-ce qu'on allait leur interdire certains emplois ou pas ? » Enfin, c'est quand même dingue. Il lance des propositions en l'air, il regarde comment ça atterrit, puis alors après, chacun dit ce qu'il veut.
Et donc, j'ai entendu des interviews cet après-midi de personnes qui disaient « oui, oui », et même les juges. Lui, il dit « non, pas du tout ». En fait, ça veut dire quoi ? Qu'il y a les bons binationaux et les mauvais ? Ça veut dire que Gérald Depardieu, qui est français, qui est citoyen d'honneur en Belgique, qui a un passeport russe et qui est à Dubaï, lui, c'est un bon français, un bon binational, mais que Zindin Zidane, ce n'est pas un bon binational, parce que lui, c'est franco-algérien. Bon, ben, tant pis pour les femmes et tant pis pour le football. Il va se passer quoi, en fait ? Moi, j'ai envie de savoir. J'ai envie qu'il soit clair.
Et en fait, quand je me réveille un jour père, ils vont abroger la réforme des retraites. Et quand je me réveille un jour impaire, ils ne sont plus sûrs. Quand je me réveille un jour père, ils vont supprimer la TVA sur les produits de première nécessité. Les jours impairs, ils ne sont plus sûrs. Les propositions très fermes, très claires, très précises de Marine Le Pen en 2022, là, ils les chiffrent deux ans après. Ils disent « Non, finalement, on n'est peut-être pas sûr, ce n'est pas crédible. » Mais ils mettent deux ans à se rendre compte que ce n'est pas crédible. Et c'est à nous, nouveau Front populaire, qu'on fait des leçons de crédibilité et de chiffrage.
Enfin, on va arrêter cinq minutes de la plaisanterie. Donc moi, je veux pouvoir en débattre les yeux dans les yeux avec lui, avec M. Attal, s'il le souhaite également. Je veux bien qu'on m'explique que j'ai peu de chances d'être première ministre, certes, Gabriel Attal non plus. Donc si c'est ça le sujet, il n'y a plus de débat. Donc vraiment, c'est une règle qu'on s'était fixée. C'est un souci démocratique. Et c'est 50% de la population qui est une femme et 100% qui est concernée par l'écologie. Voilà. Pierre.
Vous êtes d'accord que tout le monde aimerait savoir qui pourrait être Premier ministre s'il y avait une majorité même relative du Front populaire ? On pose la question, on n'a pas encore la réponse. Quand on pose la question à Sophia Chikirou, elle a une réponse.
Évidemment. On en a des candidats pour être Premier ministre. On l'a démontré dans les débats. On saura faire. Ce sera soit Mélenchon, soit un autre insoumis.
Soit Mélenchon, soit un autre insoumis.
Il faut m'expliquer électoralement comment c'est possible. Elle dit que c'est dans l'accord qui a été passé. Oui, bien sûr. Sophia Chikirou qui était elle-même dans la pièce également. Ben non. Donc, les choses sont très claires. Déjà, on va prendre étape par étape. On a passé le premier tour. Maintenant, c'est le deuxième tour. Le Premier ministre, c'est le troisième tour. Celui ou celle qui, sur ce plateau, peut m'expliquer qui est en mesure d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale pour être Premier ministre, si ce n'est pas Jordan Bardella, est très très fort. Moi, je ne suis pas dans la prédiction. Je suis dans l'action.
Chaque seconde de ma semaine, chaque seconde jusqu'à dimanche, sera dépensée à faire campagne pour éviter la majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Mais ça ne pourrait pas vous aider d'avoir un visa, justement, à proposer à ma teneur ?
Oui, mais ce serait mentir aux gens. Comment, moi, par exemple, moi, je vais vous dire, tiens, j'ai un écologiste, il est super, c'est lui. Et vous allez me dire, ah ben c'est vrai, vous allez tous faire des papiers sur lui. On va faire monter cette hypothèse. Les insoumis vont dire, non, non, c'est moi, c'est mieux. Les socialistes vont dire, non, mais moi, j'avais une femme, elle est super. Mais rien à ça, alors tout ça est de la politique fission, puisqu'on ne sait pas quel sera l'équilibre de l'Assemblée nationale. Alors peut-être que les insoumis auront 250 circonscriptions, mais franchement, quand je vois les résultats de dimanche, j'ai des doutes.
Peut-être que le Rassemblement national aura la majorité absolue, et très sincèrement, c'est à ça que j'ai envie de dépenser mon énergie, pour que ça n'arrive pas, évidemment. Et puis au milieu, il y a plein de scénarios possibles. Et voilà, moi, je ne suis pas Madame Irma, j'ai vraiment autre chose à faire cette semaine que de spéculer. Et je sais qu'au nouveau Front Populaire, il y a plein de talents pour respecter les quatre critères que nous avons posés chez les écologistes, parce qu'on n'a pas participé au bal de l'auto-candidature au poste de Premier ministre, que franchement, je trouve un peu indécent et déplacé dans la séquence. Mais par contre, on a posé des critères clairs.
Un, une personnalité qui apaise ce pays, qui en a grand besoin. Deux, de la sincérité par rapport au programme du Front Populaire, pour être capable de le porter correctement et de manière sincère. Troisièmement, quelqu'un qui fasse consensus au sein du nouveau Front Populaire. C'est-à-dire que si c'est pour qu'une personne qui a une majorité toute courte, mais qui fait hurler l'autre moitié, ça ne sert à rien. Et dernièrement, évidemment, la compétence et l'expérience. Et il ne manque pas de personnes de compétence et d'expérience au sein du Front Populaire. Et vous verrez que même des femmes remplissent tous ces critères. Donc on va y arriver.
Voilà pour le portrait robot du possible Premier ministre porté par le nouveau Front Populaire.
Vous ne savez pas qui ça peut être, mais vous savez maintenant qui ça ne peut pas être.
Exactement. Merci Marine Tandelier d'être venue ce soir sur le plateau de C'est à vous. Un premier tour de législation.
Marine Tondelier