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InterviewLCP — Lundi, c'est politique (sur Podcast)· 6 octobre 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesEurope & internationalÉducation & recherche

Bruno Le Maire, ancien ministre de l'économie | LCP, Lundi C'est Politique 05/10/2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 39 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    La veille d'une journée d'action nationale des lycéens, la situation est loin d'être sous contrôle pour le gouvernement.

  • 1:14RelanceÉludée

    Monsieur le maire, vous êtes compétent, donc l'accroissement de la dette et des inégalités sous votre ministère sont voulues et calculées, ou bien je me trompe et vous êtes incompétent ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que, pour reprendre les propos de Philippe Baptiste, vous craignez aussi un embrasement national ?

  • 4:27ComplaisanteRéponse partielle

    C'est un réquisitoire contre le gouvernement que vous faites.

  • 6:14FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut supprimer Parcoursup ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Vous, quand vous étiez ministre, vous avez eu la crise des gilets jaunes. Est-ce que la France doit revoir la manière dont elle maintient l'ordre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueFait
    « La dette, je prends toute ma part de responsabilité. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « Ils demandent qu'on remplace les profs. »
  • 4:37Invité politiqueFait
    « Le modèle éducatif. Ça fait des années et des années que le niveau s'effondre. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Nous avons défendu un modèle qui a tout donné à ceux qui partaient à la retraite, qui a financé très largement les retraites. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « C'est en France. »
  • 5:58Invité politiqueFait
    « On paye le fait que tant d'enfants n'ont pas accès justement à des crèches, à des gardes collectives, à l'éveil. »
  • 7:38Invité politiqueFait
    « C'est tragique de se dire qu'un enfant de 15 ans ou 17 ans a perdu une main au cours d'une manifestation. »
  • 12:48Invité politiqueFait
    « Les chiffres sont là, et malheureusement, la finance, c'est des chiffres. »
  • 12:51Invité politiqueChiffre
    « Quand j'étais ministre des Finances, les taux moyens d'intérêt étaient à 1,1%. Ils sont à 5% aujourd'hui. »
  • 13:25Invité politiqueFait
    « Le responsable, c'est Emmanuel Macron. »
  • 13:53Invité politiqueFait
    « Il y a des choses simplement à ajouter. »
  • 15:46Invité politiquePromesse
    « Il faut désindexer les pensions. »
  • 15:47Invité politiquePromesse
    « Il faut désindexer l'ensemble des prestations sociales sauf le RSA. »
  • 15:57Invité politiquePromesse
    « Il faut geler le recrutement des fonctionnaires. »
  • 15:59Invité politiquePromesse
    « Il faut geler le point d'indice. »
  • 16:01Invité politiquePromesse
    « Il faut geler l'avancement des fonctionnaires. »
  • 16:05Invité politiquePromesse
    « Demander un rabais immédiat à l'Union Européenne de l'ordre de 5 milliards d'euros sur notre contribution à l'Union Européenne. »
  • 17:38Invité politiqueFait
    « C'est une erreur de toucher aux APL. »
  • 22:38Invité politiqueFait
    « Ces 1 600 milliards d'euros ne veulent rien dire. »
  • 22:47Invité politiqueChiffre
    « Oui, 120%. »
  • 23:17Invité politiqueFait
    « La dissolution a fait repartir à la hausse la dette à 120%. »
  • 25:36Invité politiqueFait
    « nous sommes au bord de nous réveiller un matin avec la Banque Centrale Européenne qui nous dira plus personne ne veut financer la dette française »
  • 25:48Invité politiqueFait
    « nous sommes prêts à intervenir, mais à nos conditions »
  • 26:46Invité politiquePromesse
    « demander immédiatement un rabais sur la contribution de la France à l'Union Européenne »
  • 29:58Invité politiqueFait
    « les impôts, les taxes, ce n'est pas une solution »
  • 30:03Invité politiqueFait
    « ils ont maintenu la surtaxe à l'IS »
  • 32:56Invité politiqueChiffre
    « c'est le même montant de baisse d'impôt que j'ai faite entre 2017 et 2024 »
  • 33:50Invité politiqueFait
    « pour la première fois depuis 40 ans, on ouvrait plus d'usines qu'on en fermait »
  • 34:34Invité politiqueFait
    « on arrête la baisse des impôts de production et donc on devient moins compétitif par rapport à l'Allemagne »
  • 36:11Invité politiqueFait
    « le modèle est mort »
  • 47:53Invité politiqueChiffre
    « nous plafonnerons les indemnisations du chômage au niveau du salaire médian, un peu plus de 2 000 euros »
  • 48:06Invité politiqueFait
    « Je revendique d'avoir un nouveau modèle de santé qui reposera sur la prévention. »
  • 48:18Invité politiqueFait
    « pour le reste, ce sera de l'assurance privée. »
  • 50:01Invité politiqueFait
    « le jour où vous avez un étranger en situation régulière ou irrégulière qui est sur notre territoire et qui a une maladie contagieuse, je préfère qu'il soit soigné »
  • 56:14Invité politiqueFait
    « elles touchent beaucoup les personnes âgées des personnes qui ont des petites retraites »
  • 56:23Invité politiqueFait
    « un prêt très intéressant qui morde à l'hameçon et qui après n'ont aucun recours »
  • 1:00:01Invité politiqueFait
    « villes moyennes des villes sous-préfectures qui n'ont plus d'hôpitaux qui n'ont plus de médecins »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire61 %
  • Présentateur8 %
  • ?7 %
  • Invité6 %
  • Invité 26 %
  • Invité 35 %
  • Invité 42 %
  • Invité 52 %

≈ 56,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

A

0:01
Présentateur

la veille d'une journée d'action nationale des lycéens, la situation est loin d'être sous contrôle pour le gouvernement. Ce qui fait craindre à un ministre un embrasement national. Et parallèlement, les débats sur le budget vont bientôt commencer. Il risque d'échauffer les esprits, cette fois sur les bancs de l'Assemblée nationale. 54 milliards à trouver en faisant payer les retraités ou en piochant dans les réserves de l'assurance chômage. Ça risque d'être difficile à faire passer. On va en parler avec Bruno Le Maire, ancien ministre de l'économie et des finances, invité de LCP, l'indicé politique. Bonsoir et merci de votre fidélité à l'indicé politique.

Bienvenue sur ce plateau Bruno Le Maire, sur

0:49
Locuteur

le

0:49
Présentateur

plateau de LCP. Je ne suis pas seul face à vous ce soir. Hervé Gattegnaud, Radio Chalange est avec nous. Bonsoir Hervé. Mais aussi Stéphanie Despierre de LCP. Bonsoir Stéphanie. Raphaël Legendre de Chalange. Bonsoir

1:02
Locuteur

Raphaël.

1:03
Présentateur

Et puis Hugo Couturier, Hugo Operchor sur la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale. En direct, il y

1:07
Locuteur

a

1:07
Présentateur

déjà des réactions.

1:08
Locuteur

Oui, il y

1:08
Présentateur

a

1:08
Locuteur

déjà

1:09
Invité

plein de questions.

1:09
Locuteur

C

1:09
Invité

'est vrai ? Oui. Donc

1:10
Locuteur

venez. Allez,

1:11
Invité

allez. La première. La première, très bien. qui est un peu taquine mais qui vous dit « Monsieur le maire, vous êtes compétent, donc l'accroissement de la dette et des inégalités sous votre ministère sont voulues et calculées, ou bien je me trompe et vous êtes incompétent ?

1:23
Locuteur

»

1:24
Bruno Le Maire

Je donne le temps. Je vois que ça commence fort. Bon, et bien vous répondrez tout à l'heure. Voilà, exactement. Il

1:28
Locuteur

faut

1:28
Bruno Le Maire

que je

1:28
Locuteur

puisse

1:28
Bruno Le Maire

répondre tout de suite. La dette, je

1:30
Locuteur

prends

1:30
Bruno Le Maire

toute ma part de responsabilité. J'aimerais que tout le monde la prenne aussi, dans les oppositions, dans le gouvernement. Et surtout, j'aimerais qu'on comprenne que la dette, la moitié,

1:38
Locuteur

c

1:39
Bruno Le Maire

'est les retraites. Donc si on ne règle pas le problème des retraites et le problème de la dépense sociale, on ne règlera pas le problème de la dette en

1:44
Locuteur

France.

1:44
Présentateur

Voilà une introduction. En fin d'émission, vous échangerez avec l'un des co-auteurs de « Nous les Français ». Ce livre qui fait un tabac en ce moment et qui propose de raconter la France telle que la politique ne les verront jamais. Mais rien de moins, c'est une façon de montrer ce qu'est la France aujourd'hui, un portrait robot des Français, de leurs attentes, à travers des détails de la vie quotidienne. Vous verrez ça. Des lycées bloquées, des affrontements entre forces de l'ordre et groupes de jeunes et une manifestation nationale de lycéens demain. En une semaine, le mouvement s'est embrasé et a pris une ampleur que beaucoup de politiques eux-mêmes disent bien ne pas avoir vu venir.

Ce matin à Lens, un lycéen a perdu sa main en voulant rattraper une grenade de désencerclement. Et puis en ce moment, Sébastien Lecornu, réuni autour de lui, le ministre de l'Éducation nationale, le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Enseignement supérieur, qui ce matin a reconnu que la situation était vraiment tendue.

2:33
Invité

Demain, embrasement au niveau national, sur lycéens plus étudiants, oui, je le crains évidemment, mais c'est comme tout le monde, je suis vigilant.

2:42
Locuteur

Je

2:43
Invité

suis aussi vigilant au fait qu'on voit qu'on a depuis quelques jours

2:47
Locuteur

à

2:48
Invité

côté des étudiants et à côté des lycéens aussi des casseurs, des black blocs et des casseurs

2:54
Locuteur

qui

2:55
Invité

s'infiltrent dans le mouvement, qui sont en général très très très violents. Ce qui pose évidemment pour les forces de l'ordre des difficultés supplémentaires. Et je voudrais quand même souligner aussi que les forces de l'ordre ont fait preuve vraiment d'une très grande proportionnalité.

3:12
Locuteur

Bonneau

3:13
Présentateur

le maire,

3:13
Locuteur

est

3:13
Présentateur

-ce que, pour reprendre les propos de Philippe Baptiste, vous craignez aussi un embrasement national

3:17
Locuteur

? J

3:18
Bruno Le Maire

'aime pas ce terme du tout,

3:20
Locuteur

parce

3:21
Bruno Le Maire

que je le trouve inapproprié.

3:25
Locuteur

Il

3:25
Bruno Le Maire

y a des violences, elles sont condamnables.

3:27
Locuteur

Tous

3:27
Bruno Le Maire

ceux qui mettent le feu à leur lycée, tous ceux qui usent de la violence, doivent être sanctionnés, arrêtés. Leurs parents doivent participer au remboursement des dégâts. Là-dessus, je n'ai évidemment aucune difficulté.

3:38
Locuteur

Mais

3:39
Bruno Le Maire

nous aurions tort

3:40
Locuteur

de

3:41
Bruno Le Maire

ne pas entendre ce que nous disent ces lycéens.

3:43
Locuteur

J

3:43
Bruno Le Maire

'ai deux enfants lycéens.

3:45
Locuteur

Il

3:45
Bruno Le Maire

faut voir ce qu'ils se sont pris dans la gueule

3:47
Locuteur

depuis

3:48
Bruno Le Maire

des années et des années.

3:49
Locuteur

C

3:50
Bruno Le Maire

'est la génération du Covid.

3:51
Locuteur

Ils

3:52
Bruno Le Maire

avaient 10 ans, 11 ans,

3:53
Locuteur

quand

3:53
Bruno Le Maire

ils ont été obligés de rester chez eux et qu

3:56
Locuteur

'ils

3:56
Bruno Le Maire

ont été privés de leurs cours.

3:57
Locuteur

C

3:57
Bruno Le Maire

'est la génération qui a essuyé les plâtres de Parcoursup.

4:02
Locuteur

Donc

4:02
Bruno Le Maire

qui sait qu'elle est notée toutes les semaines, parfois tous les jours.

4:05
Locuteur

Et

4:05
Bruno Le Maire

à qui on dit, vous êtes notés tous les jours, mais parfois vos profs ne sont pas là.

4:09
Locuteur

Ils

4:09
Bruno Le Maire

ne sont pas remplacés pendant 15 jours, 3 semaines, 1 mois. Donc ils savent qu'ils vont être pénalisés sur Parcoursup. Ils demandent qu'on remplace les profs. Mais ils ont mille fois raison. C'est des gamins qui étudient parfois dans des conditions qui sont indignes

4:21
Locuteur

d

4:22
Bruno Le Maire

'une grande puissance comme la France.

4:24
Locuteur

Ils

4:24
Bruno Le Maire

ont raison. C

4:25
Locuteur

'est des gamins qui sont inquiets.

4:27
Présentateur

C'est un réquisitoire contre le gouvernement que vous

4:28
Locuteur

faites. Non, c'est un

4:28
Bruno Le Maire

réquisitoire contre un modèle français dont j'ai dit dans mon manifeste pour une autre France qu'il est mort. Le modèle financier, on y viendra. Le modèle économique, le modèle politique, évidemment. Mais aussi, Francis Le Tellier, le modèle éducatif. Ça fait des années et des années que le niveau s'effondre. Mais nos gosses en sont les premières victimes.

4:47
Présentateur

Mais quand vous dites, Bruno Le Maire, que vous n'aimez pas le mot « embrasement national », vous émettez une critique sur ce mot, mais pas seulement sur ce mot,

4:53
Bruno Le Maire

aussi sur la position du gouvernement. J'aimais une critique sur la manière dont on conçoit ce mouvement. Embrasement, ça veut dire quoi

4:58
Locuteur

? Ça

4:59
Bruno Le Maire

veut dire qu'on a peur.

5:01
Locuteur

Le

5:01
Bruno Le Maire

gouvernement a peur. Je n

5:02
Locuteur

'ai

5:02
Bruno Le Maire

pas peur de mes enfants. Mais le gouvernement a peur. Je n

5:04
Locuteur

'ai

5:04
Bruno Le Maire

pas peur des lycéens. Mais

5:05
Locuteur

le gouvernement, lui, il a peur.

5:06
Bruno Le Maire

Mais quand vous employez le mot « embrasement », je pense que vous jouez avec la peur des Français. Je pense que c'est une erreur. Nous ferions mieux

5:12
Locuteur

d

5:13
Bruno Le Maire

'écouter la parole des lycéens.

5:15
Locuteur

Elle

5:16
Bruno Le Maire

est légitime.

5:17
Locuteur

Elle

5:17
Bruno Le Maire

est juste. Et nous tous ici, qui malheureusement ne sommes plus lycéens, nous avons peut-être des

5:22
Locuteur

enfants en âge

5:23
Bruno Le Maire

d'être lycéens.

5:24
Locuteur

Eh

5:25
Bruno Le Maire

bien, je pense que nous savons que nous portons une part de responsabilité. Nous avons défendu un modèle qui a tout donné à ceux qui partaient à la retraite,

5:32
Locuteur

qui

5:33
Bruno Le Maire

a financé très largement les retraites. C'est là que les dépenses publiques sont les plus élevées relativement aux autres pays développés. C'est en France. Et qui avons beaucoup moins investi dans les jeunes, dans l'éducation. On s'est beaucoup moqués de moi il y a quelques jours parce que j'avais proposé qu'à l'âge de un an, on puisse accompagner des enfants, qu'ils puissent avoir de l'éveil, accès à une crèche, accès à la pratique de la langue. Mais aujourd'hui, on paye le fait que tant d'enfants n'ont pas accès justement à des crèches, à des gardes collectives, à l'éveil. Parce qu'ils se retrouvent ensuite largués au niveau de leur scolarité et au niveau du collège.

6:09
Locuteur

Vous

6:09
Bruno Le Maire

avez pointé Parcoursup, qui est un point d'abcès,

6:12
Locuteur

j

6:13
Bruno Le Maire

'allais dire, chez les

6:14
Présentateur

jeunes. Est-ce qu'il faut supprimer Parcoursup ?

6:15
Bruno Le Maire

Il faut l'adapter. Je ne

6:16
Locuteur

dis

6:16
Bruno Le Maire

pas qu'il faut le supprimer. Je dis juste qu'aujourd'hui, vous ne pouvez pas dire à un gamin de 16 ans, tu n

6:21
Locuteur

'as

6:21
Bruno Le Maire

pas de place. Il y

6:22
Locuteur

a

6:22
Bruno Le Maire

des dizaines de milliers qui n'ont pas eu de place. Tu n'as pas eu ce que tu voulais.

6:26
Locuteur

La

6:26
Bruno Le Maire

faute à l'algorithme. Parce que ça aboutit à déresponsabiliser, et je dirais même, parce que c'est ce qui me touche le plus, à déshumaniser

6:35
Locuteur

l

6:36
Bruno Le Maire

'action politique.

6:37
Locuteur

Il

6:38
Bruno Le Maire

n

6:38
Locuteur

'y a

6:38
Bruno Le Maire

pas de recours, je peux vous le dire, parce que j'en ai fait de

6:40
Locuteur

l

6:40
Bruno Le Maire

'expérience, dans ma propre famille, avec mes propres enfants.

6:43
Locuteur

Il

6:44
Bruno Le Maire

n

6:44
Locuteur

'y a

6:44
Bruno Le Maire

pas de recours. C'est comme ça.

6:45
Locuteur

Donc il faut adapter

6:46
Présentateur

Parcoursup.

6:47
Bruno Le Maire

Il faut

6:47
Locuteur

impérativement adapter Parcoursup. Il faut

6:50
Bruno Le Maire

impérativement que, dès la plus jeune en France, on lutte contre les inégalités, parce qu'on les retrouve ensuite. Un jeune sur cinq, de 25 à 30 ans en France, n'a ni emploi,

7:00
Locuteur

ni

7:00
Bruno Le Maire

formation, ni diplôme. Et vous vous étonnez qu'il y ait des lycéens qui s'inquiètent

7:05
Locuteur

? Vous

7:06
Bruno Le Maire

avez l'intelligence artificielle qui arrive à grands pas, et dont ils savent, mieux que nous tous ici,

7:10
Locuteur

qu

7:10
Bruno Le Maire

'elle peut détruire leur vocation et ce qu'ils voulaient faire. Donc je le dis avec beaucoup de gravité, et surtout avec beaucoup d'émotion, parce que ça me touche profondément. Écoutons les lycéens de France.

7:21
Locuteur

On

7:22
Invité

l

7:22
Locuteur

'a

7:22
Invité

vu ces derniers jours, il y a des blessés du côté des lycéens, des blessés du côté des forces de l'ordre. Vous, quand vous étiez ministre, vous avez eu la crise des gilets jaunes. Est-ce que la France doit revoir la manière dont elle maintient l'ordre

7:32
Locuteur

? À

7:33
Bruno Le Maire

partir du moment où vous avez un gamin qui a perdu une main

7:36
Locuteur

à

7:38
Bruno Le Maire

Lens,

7:38
Locuteur

c

7:39
Bruno Le Maire

'est un échec collectif. C'est tragique de se dire qu'un enfant de 15 ans ou 17 ans

7:45
Locuteur

a

7:45
Bruno Le Maire

perdu une main au cours d'une manifestation.

7:47
Locuteur

Il

7:47
Bruno Le Maire

faut revoir le média de

7:48
Locuteur

l

7:48
Bruno Le Maire

'ordre. Donc là aussi, on ne

7:49
Locuteur

peut

7:49
Bruno Le Maire

pas dire « Tout va très bien, madame la marquise ».

7:51
Locuteur

Je

7:51
Bruno Le Maire

pense que la seule solution aujourd'hui,

7:54
Locuteur

c

7:54
Bruno Le Maire

'est de rassembler les lycéens, les parents, les profs

7:57
Locuteur

qui,

7:58
Bruno Le Maire

on le sait très bien, n'ont pas le niveau de rémunération auquel ils devraient avoir droit, les responsables des collèges et des lycées, les responsables des régions, pour leur dire qu'est-ce que nous faisons ensemble, c'est quoi la réponse que

8:08
Locuteur

nous apportons à l

8:10
Bruno Le Maire

'inquiétude légitime de lycéens qui sont, je le rappelle, notre avenir. C'est de nos enfants dont on parle. C'est de l'avenir de la France. Écoutons-les, rassemblons-nous, trouvons des solutions.

8:22
Locuteur

– J'appellerais ça quoi ? Des

8:23
Présentateur

états généraux ? Je ne

8:24
Locuteur

sais

8:24
Présentateur

pas comment, ce serait quoi ?

8:25
Locuteur

Une grande rassemblée générale ? – Ce n'est pas

8:27
Bruno Le Maire

à moi d'inventer les solutions, je vous dis juste mon sentiment et ma conviction la plus profonde. Nous devons écouter la parole des lycéens qui s

8:36
Locuteur

'inquiètent

8:36
Bruno Le Maire

légitimement

8:37
Locuteur

pour

8:38
Bruno Le Maire

leur avenir,

8:38
Locuteur

pour

8:39
Bruno Le Maire

le modèle éducatif que leur est proposé

8:40
Locuteur

et

8:41
Bruno Le Maire

pour la manière dont ils sont traités. – Hervé.

8:42
Locuteur

–

8:43
Invité

Alors les écouter, ça ne suffit probablement pas au stade où nous en sommes du mouvement. En 2006, quand vous étiez directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin, vous aviez connu un épisode précédent, celui du CPE, le contrat premier embauche. Il y avait eu de grandes manifestations d'étudiantes, des troubles dans le pays, un bras de fer politique. À la fin, Dominique de Villepin, sur injonction du président de la République, Jacques Chirac, avait dû céder. Vous avez vécu tout ça de très près, vous l'avez raconté dans un livre. Est-ce qu'aujourd'hui, il faut que, symboliquement, politiquement, le gouvernement cède quelque chose au mouvement pour en sortir ?

9:21
Locuteur

–

9:22
Bruno Le Maire

C'est peut-être avec Atédiou, parce que j'ai cette expérience,

9:25
Locuteur

et

9:25
Bruno Le Maire

que dans les moments de crise, rien n'est plus précieux que l'expérience.

9:29
Locuteur

Je

9:30
Bruno Le Maire

vous dis qu'aujourd'hui,

9:31
Locuteur

la

9:32
Bruno Le Maire

force,

9:32
Locuteur

l

9:33
Bruno Le Maire

'opposition brutale, le dénigrement de la parole des lycéens ne conduira nulle part. Nulle part.

9:40
Locuteur

– Et

9:40
Bruno Le Maire

quand vous faites ça, vous critiquez ce que fait le gouvernement très clairement

9:42
Locuteur

? –

9:42
Bruno Le Maire

Écoutez, moi, je ne suis ni au gouvernement, ni en politique. – Justement,

9:45
Locuteur

vous êtes en train de le critiquer clairement,

9:47
Bruno Le Maire

en disant que le

9:48
Présentateur

gouvernement

9:48
Bruno Le Maire

ne fait

9:48
Locuteur

pas

9:48
Présentateur

bien.

9:49
Bruno Le Maire

– Je dis juste ce qui devrait être bien pour le pays. Je ne suis pas responsable du gouvernement, je ne suis pas responsable des parlementaires, je dis ce que je crois bon pour la France.

9:58
Locuteur

– Qu'est

9:59
Invité

-ce qui mènerait quelque part ? –

10:01
Locuteur

Ce

10:01
Bruno Le Maire

que je veux dire par là, c'est que le CPE, croyez-moi, on l'avait fait avec les meilleures intentions du monde, avec Dominique de Villepin. Notre idée, c'était quoi ? C'était de dire, il

10:08
Locuteur

y

10:08
Bruno Le Maire

a 25% de taux de chômage des jeunes, on va permettre aux entreprises d'embaucher en dessous du SMIC, ils seront embauchés plus facilement, et ça ira très bien. Et croyez-moi, nous étions sincèrement convaincus

10:18
Locuteur

que

10:19
Bruno Le Maire

nous avions raison.

10:20
Locuteur

Nous

10:20
Bruno Le Maire

avons perdu trois mois,

10:21
Locuteur

parce

10:22
Bruno Le Maire

que nous nous sommes obstinés,

10:24
Locuteur

et

10:24
Bruno Le Maire

que nous n'avions pas compris que c'était perçu par les jeunes comme une dévalorisation

10:30
Locuteur

de

10:31
Bruno Le Maire

leurs compétences. Et évidemment, on s'est dit à l'époque, c'est les syndicats, c'est Nicolas Sarkozy qui veut se taper Dominique de Villepin, c'est ceci, c'est cela, sans voir que plus profondément,

10:40
Locuteur

dans

10:41
Bruno Le Maire

le cœur de la société française,

10:43
Locuteur

il

10:43
Bruno Le Maire

y avait le sentiment d'être déclassé par

10:47
Locuteur

son salaire. Mais à l'époque, il y avait un texte

10:48
Invité

à retirer, là, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il y a à retirer

10:50
Locuteur

?

10:50
Bruno Le Maire

Là, il n'y a pas quelque chose à retirer, il y a des choses simplement à ajouter. On viendra aux histoires de budget, je pense qu'il faut dire très clairement

10:59
Locuteur

que nous mettrons,

11:00
Bruno Le Maire

en acceptant de demander un effort plus important aux générations qui sont les nôtres, celles qui approchent la retraite ou qui sont à la retraite, nous acceptons

11:08
Locuteur

que,

11:09
Bruno Le Maire

désormais, ceux qui sont à la retraite ou en passe de lettres accepteront qu'il

11:14
Locuteur

y a

11:14
Bruno Le Maire

un effort financier

11:15
Locuteur

qui

11:15
Bruno Le Maire

soit fait pour des jeunes qui n'étudient pas, aujourd'hui, en France, dans des conditions qui sont satisfaisantes. Je redoute la fracture générationnelle. Il n'y

11:23
Locuteur

a

11:23
Bruno Le Maire

rien de pire dans un pays que de voir s'opposer ceux qui ne travaillent plus parce qu'ils ont leur vie derrière eux et ceux qui ont leur vie devant eux.

11:31
Invité

Hugo, oui, M. Le Maire, ça réagit dans le chat sur le maintien de l'ordre. Il y a Porte-Moguerre qui dit dans le chat, il y a surtout des mutilés par des Robocop qui se prennent pour des cow-boys et qui sont protégés par le ministère de l'Intérieur. Moi, ma question, c'est est

11:43
Locuteur

-ce

11:43
Invité

que vous pensez qu'il y a un problème systémique sur les violences policières dans ce pays ? On sait que l'ONU a mis en garde la France sur son maintien de

11:51
Locuteur

l

11:51
Invité

'ordre.

11:52
Locuteur

Est

11:52
Invité

-ce que vous diriez qu'on est sur un sujet systémique ?

11:54
Bruno Le Maire

Le sujet systémique,

11:55
Locuteur

c

11:55
Bruno Le Maire

'est le développement de la violence en France tout court. Pourquoi est-ce que je n'aime pas cette manière de pointer du doigt les policiers qui sont responsables du maintien de l'ordre ? Et croyez-moi, il faut voir ce qu'ils se prennent comme injures, comme menaces, comme coups, partout, sur tout le territoire. Ils viennent rétablir l'ordre, on leur tape dessus. C'est les policiers, c'est les pompiers, c'est parfois les infirmiers. Donc vous avez un problème global de violence dans notre pays. Et je trouve que cette manière de pointer la violence policière est une manière de se dédouaner tous collectivement

12:21
Locuteur

de

12:21
Bruno Le Maire

la montée de la violence dans notre pays. Donc non, je ne partage pas l'avis de cet internaute.

12:26
Locuteur

Je

12:26
Bruno Le Maire

défends les policiers, ils défendent l'ordre, et croyez-moi, ce n

12:30
Locuteur

'est

12:30
Bruno Le Maire

pas facile.

12:30
Locuteur

On

12:30
Présentateur

va parler de la dette. Vous savez que maintenant, la France doit, à cette heure-là, 3 600 milliards aux banques, aux assurances, aux fonds de pension auprès desquels elle a emprunté. Avant de passer la parole rapidement à Raphaël, une crise financière est-elle possible

12:43
Locuteur

? Oui. Mais

12:46
Présentateur

encore

12:47
Locuteur

? Les

12:48
Bruno Le Maire

chiffres sont là, et malheureusement, la finance, c'est des chiffres.

12:51
Locuteur

Quand

12:51
Bruno Le Maire

j'étais ministre des Finances, les taux moyens d'intérêt étaient à 1,1%.

12:56
Locuteur

Ils

12:56
Bruno Le Maire

sont à 5% aujourd'hui.

12:58
Locuteur

L

12:59
Bruno Le Maire

'écart de taux avec l'Allemagne, qui est important, parce que ça montre où nous en sommes par rapport à la référence en Europe, ils étaient entre 25 et 30 points.

13:06
Locuteur

Ils

13:06
Bruno Le Maire

ont dépassé vendredi les 150 points.

13:08
Présentateur

Donc la France est au bord d'une crise financière

13:10
Locuteur

?

13:10
Bruno Le Maire

La situation actuelle,

13:12
Locuteur

c

13:13
Bruno Le Maire

'est que nos finances publiques sont hors de contrôle.

13:15
Présentateur

Parfait.

13:16
Bruno Le Maire

Et elles le sont très précisément depuis la dissolution de 2024,

13:19
Locuteur

qui

13:19
Bruno Le Maire

nous a empêchés, qui m'a empêchés de mettre en place le plan de rétablissement des comptes que j'avais proposé au président de

13:25
Locuteur

la

13:25
Bruno Le Maire

République, et qui par ailleurs a créé un chaos politique où vous avez changé de Premier ministre tous les 6 mois. C'est ça que sanctionnent les marchés. Et pourquoi est

13:32
Locuteur

-ce

13:32
Bruno Le Maire

qu'ils le sanctionnent encore plus durement ? Donc le

13:35
Locuteur

responsable,

13:35
Bruno Le Maire

c'est Emmanuel Macron. C

13:36
Locuteur

'est que pas

13:36
Bruno Le Maire

de chance pour nous, en plus de cette erreur de la dissolution et du chaos politique. Le

13:40
Locuteur

responsable,

13:41
Présentateur

c'est Emmanuel Macron,

13:42
Locuteur

de

13:42
Bruno Le Maire

la dette, aujourd'hui. Le responsable de la dette, je le redis, c'est tous les Français dans leur ensemble.

13:46
Locuteur

Mais vous avez dit dissolution, dissolution, c'est le président de la République. C

13:49
Bruno Le Maire

'est ce qui a précipité les difficultés financières dans lesquelles nous sommes. Mais s'ajoute à ça, en plus, un contexte international très défavorable, le blocage du détroit d'Hormuz et la crise qui existe aujourd'hui entre la Banque centrale américaine et les ministres des Finances américains, tout ça n'arrange pas nos affaires.

14:05
Invité

Bruno Le Maire, il

14:05
Locuteur

y

14:05
Invité

a effectivement un contexte international de hausse des taux. Il y

14:08
Locuteur

a

14:08
Invité

un cas particulier sur la France, dont les taux s'embrasent, eux aussi, il n

14:12
Locuteur

'y

14:12
Invité

a pas que la rue, beaucoup plus vite que le reste de nos voisins européens. Certains y voient la conjonction de trois éléments parce que ces taux, ils flambent depuis la fin août. À la fin août, on a Jean-Luc Mélenchon qui parle de jeter la dette au feu. On a aussi des marchés qui se rendent compte que si Marine Le Pen accède au pouvoir, il y a très peu de chances qu'elle ait une majorité à l'Assemblée nationale, aux législatives. Et donc l'impasse institutionnelle qu'on connaît aujourd'hui est depuis 2024. Mais c'est aussi la communication de Sébastien Lecornu qui, à ce moment-là, indique que si l'on ne fait rien, le déficit pourrait déraper jusqu'à 6,5%.

Vous le connaissez bien, Sébastien Lecornu, puisqu'il a été votre propre conseiller.

14:55
Locuteur

Est

14:55
Invité

-ce qu'il a fait une erreur de communication ? Est-ce que le gouvernement communique correctement depuis ces deux, trois dernières semaines pour calmer les marchés

15:05
Locuteur

? Je

15:06
Bruno Le Maire

ne suis pas là pour accabler ni le pro-éministre, Sébastien Lecornu, ni le ministre des Finances qui fait le mieux possible dans un contexte qui est extraordinairement... Vous avez été ministre des

15:14
Locuteur

Finances pendant sept

15:15
Invité

ans. Vous avez donc

15:16
Locuteur

pratiqué

15:17
Bruno Le Maire

ces

15:17
Invité

marchés.

15:18
Bruno Le Maire

Il y a deux manières de rétablir la situation rapidement

15:22
Locuteur

et

15:22
Bruno Le Maire

d'éviter aux Français cette situation à la fois humiliante

15:26
Locuteur

et

15:27
Bruno Le Maire

douloureuse

15:27
Locuteur

où

15:28
Bruno Le Maire

la Banque Centrale Européenne décidera à notre place des mesures à prendre. Est-ce qu'il faut l

15:32
Locuteur

'appeler la Banque

15:33
Bruno Le Maire

Centrale Européenne ? Non. Je préférerais que la France, souverainement et librement, prenne les décisions nécessaires. Mais il

15:37
Locuteur

y

15:37
Bruno Le Maire

a deux décisions à prendre.

15:39
Locuteur

La

15:39
Bruno Le Maire

première, elle est de la responsabilité du gouvernement et de la majorité actuelle. c'est d'activer le frein d'urgence.

15:45
Locuteur

Il

15:46
Bruno Le Maire

faut désindexer les pensions.

15:47
Locuteur

Il

15:47
Bruno Le Maire

faut désindexer l'ensemble des prestations sociales sauf le RSA. Donc la copie

15:51
Locuteur

qui est présentée aujourd'hui, vous convient

15:52
Bruno Le Maire

? avec l'abattement à 10% sur les retraités.

15:57
Locuteur

Il

15:57
Bruno Le Maire

faut geler

15:58
Locuteur

le

15:59
Bruno Le Maire

recrutement des fonctionnaires.

16:00
Locuteur

Il

16:01
Bruno Le Maire

faut geler le point d'indice. Il faut geler l'avancement des fonctionnaires. Et j'ajouterais à ça demander un rabais immédiat à l'Union Européenne de l'ordre de 5 milliards d'euros sur notre contribution à l'Union Européenne. Ce que j'appelle un frein d'urgence, c'est 30 milliards d'euros que je viens d'écrire précisément qu'aucun responsable politique français, aucun,

16:17
Locuteur

ne

16:18
Bruno Le Maire

met aujourd'hui sur la table. Je le fais comme ancien ministre des Finances qui sait que ce sont les seuls leviers immédiats à sa disposition. Une fois que vous avez fait ça,

16:27
Locuteur

vous

16:27
Bruno Le Maire

aurez calmé les marchés et les taux vont immédiatement redescendre.

16:30
Invité

Vous avancez ressemble beaucoup à la copie gouvernementale.

16:33
Locuteur

Est

16:33
Invité

-ce que vous estimez que le projet de loi de finances tel qu'il est, hormis les fonctionnaires puisqu'ils augmenteront de plus de 6 000 l'année prochaine, correspond à ce qu'il faut faire ? J'ai peur que ma copie

16:43
Bruno Le Maire

soit

16:43
Locuteur

beaucoup

16:44
Bruno Le Maire

plus rigoureuse

16:45
Locuteur

et

16:46
Bruno Le Maire

beaucoup plus sérieuse.

16:47
Locuteur

C

16:47
Bruno Le Maire

'est 40

16:47
Locuteur

milliards d

16:48
Invité

'efforts la copie gouvernementale. Oui, sauf que

16:50
Locuteur

moi

16:51
Bruno Le Maire

je vous les détaille milliard par milliard sans entrer encore un peu plus dans les détails techniques. Je n'ai pas vu des sommes équivalentes aujourd'hui dans la copie du gouvernement. Je pense qu'elle peut encore être améliorée.

17:02
Locuteur

Elle

17:02
Bruno Le Maire

peut être améliorée notamment sur un point décisif.

17:04
Locuteur

C

17:04
Bruno Le Maire

'est sur les augmentations d'impôts.

17:06
Locuteur

Ce

17:06
Bruno Le Maire

qui est fait sur les APL

17:08
Locuteur

qui

17:08
Bruno Le Maire

va toucher les classes moyennes en disant aux classes moyennes non seulement on vous a baissé le quotient familial, non seulement vous a baissé les allocations familiales,

17:15
Locuteur

mais

17:15
Bruno Le Maire

en plus, vous

17:15
Locuteur

ne

17:15
Bruno Le Maire

savez pas quoi. Désormais, vous allez avoir le choix entre APL ou demi-part vous ne pourrez plus avoir les deux. Qu'est-ce qu'on va dire aux familles qui habitent en province

17:24
Locuteur

qui

17:24
Bruno Le Maire

n'ont pas de possibilité de faire étudier leurs enfants en proximité, qui vont envoyer leurs enfants à Paris, à Lyon, à Nantes ou à Marseille et qui vont payer leur logement et qui

17:31
Locuteur

vont

17:31
Bruno Le Maire

leur dire vous allez payer une nouvelle fois ? Une nouvelle fois, c'est vous, les classes moyennes qui allez payer pour

17:36
Locuteur

les autres. Donc c'est une

17:37
Présentateur

erreur de toucher aux APL ?

17:38
Bruno Le Maire

C'est une erreur de toucher aux APL,

17:39
Locuteur

c

17:39
Bruno Le Maire

'est une erreur d'augmenter les impôts de près de 20 milliards d'euros. La copie doit être révisée. Moins de dépenses,

17:46
Locuteur

moins

17:47
Bruno Le Maire

de taxes. C'est la direction à prendre. J'ajoute une deuxième chose qui est très importante si on veut vraiment calmer les marchés. Là, je rêve peut-être

17:55
Locuteur

mais

17:55
Bruno Le Maire

après tout, faisons un rêve. C'est que l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle

18:00
Locuteur

se

18:01
Bruno Le Maire

mettent d'accord sur

18:02
Locuteur

deux

18:03
Bruno Le Maire

ou trois points sur lesquels

18:04
Locuteur

ils

18:05
Bruno Le Maire

sont prêts à s'engager pour que la France garde sa souveraineté financière.

18:08
Locuteur

Là,

18:08
Présentateur

vous faites un rêve.

18:09
Locuteur

Sur les

18:09
Bruno Le Maire

retraites, évidemment. Sur les désindexations et sur la transformation de l'État. Trois points. Ça suffirait d'un communiqué de tous les candidats

18:19
Locuteur

à l'élection présidentielle disant

18:20
Bruno Le Maire

nous reconnaissons la gravité de la situation financière, nous nous engageons uniquement sur ces trois points et la France irait mieux. Mais quand on est candidat à

18:28
Locuteur

l

18:28
Bruno Le Maire

'élection présidentielle,

18:29
Locuteur

c

18:29
Bruno Le Maire

'est pour le bien de la France, ce n

18:31
Locuteur

'est

18:31
Bruno Le Maire

pas pour la déstabiliser.

18:32
Invité

Hervé, donc là vous êtes le Martin Luther King de la politique française, vous avez

18:35
Locuteur

fait un rêve. Pourquoi pas ? J

18:36
Bruno Le Maire

'aime beaucoup

18:36
Locuteur

Martin Luther King

18:37
Bruno Le Maire

et j'adore son discours.

18:38
Locuteur

Ça, ce

18:38
Invité

serait le scénario idéal. Quel serait, dans la situation où nous sommes aujourd'hui, le pire des scénarios qui puisse arriver à la France ?

18:45
Bruno Le Maire

Le budget.

18:47
Locuteur

C

18:48
Bruno Le Maire

'est-à-dire

18:48
Locuteur

? Le

18:49
Bruno Le Maire

rejet du budget. Aucun budget.

18:50
Locuteur

Aucun

18:51
Bruno Le Maire

budget.

18:51
Locuteur

Il n'y aurait forcément quelque

18:52
Invité

chose pour le remplacer.

18:53
Locuteur

C'est pour

18:53
Bruno Le Maire

ça que j'appelle le gouvernement à améliorer sa copie en réduisant davantage les dépenses et en renonçant à certaines taxes qui franchement sont à la limite des provocations. Mais une fois que ces corrections seront faites, il faut que le budget soit adopté le plus vite possible. Quelle

19:06
Locuteur

que soit la méthode.

19:07
Invité

Même avec des ordonnances

19:08
Locuteur

?

19:09
Bruno Le Maire

Ordonnances 49.3, c'est à eux de décider. Le plus vite sera le mieux. J'ai l'impression, ça me stupéfie, que

19:15
Locuteur

personne

19:16
Bruno Le Maire

n'a pris conscience de la gravité de la situation. Nous sommes en train de marcher au bord du précipice. Pèrement, ça va tomber. Qu'est-ce qu'on attend ? Que la France tombe ? La responsabilité politique, c'est éloigner la France du bord du gouffre. C'est la responsabilité des parlementaires qui doivent le plus vite possible accepter que la page du budget soit tournée.

19:36
Locuteur

Quel

19:36
Présentateur

que soit l'outil, ordonnance

19:38
Locuteur

49

19:38
Présentateur

.3, pas loi spéciale en revanche.

19:40
Bruno Le Maire

Peu importe, quel que soit l

19:41
Locuteur

'outil,

19:41
Bruno Le Maire

les marchés ne vont regarder qu'une seule chose, est-ce que

19:45
Locuteur

la

19:45
Bruno Le Maire

France a un budget ? Oui ou non

19:48
Invité

? Dans votre dernier livre, vous dites que les démocraties ont perdu la capacité à prendre des décisions pour elles-mêmes. Est-ce qu'aujourd'hui, qu'on le voit actuellement ? Précisément au stade où nous en sommes, est-ce que la France n'aurait pas intérêt à ce que des institutions internationales interviennent pour prendre les décisions que le Parlement français n'arrive pas à prendre ? Je songe évidemment à la Banque Centrale Européenne, voire certains en parlent au Fonds Monétaire International. Est-ce que c'est crédible ?

20:16
Locuteur

Est

20:16
Invité

-ce que ça peut arriver

20:16
Locuteur

? Le

20:18
Bruno Le Maire

FMI, non.

20:19
Locuteur

La

20:19
Bruno Le Maire

Banque Centrale Européenne, oui.

20:21
Locuteur

Parce

20:21
Bruno Le Maire

que son rôle,

20:22
Locuteur

c

20:22
Bruno Le Maire

'est d'éviter ce qu'on appelle la fragmentation de la zone euro, c'est-à

20:25
Locuteur

-dire

20:25
Bruno Le Maire

de voir tout d'un coup un des membres de la zone euro qui dérive trop, surtout quand c'est la France,

20:29
Locuteur

c

20:29
Bruno Le Maire

'est-à-dire l'un des États les plus importants de la zone.

20:32
Locuteur

Je

20:32
Bruno Le Maire

rappelle simplement que les décisions qui ont été prises à l'époque pendant la crise financière, là aussi j'étais aux responsabilités, que ce soit sur la Grèce, sur l'Espagne,

20:42
Locuteur

sur

20:42
Bruno Le Maire

le Portugal, ont été extraordinairement douloureuses.

20:46
Locuteur

Se

20:47
Bruno Le Maire

sont traduites au bout du compte par beaucoup de pertes de pouvoir d'achat, par une flambée du chômage,

20:52
Locuteur

par

20:52
Bruno Le Maire

le départ de beaucoup de jeunes qui ont quitté ces pays.

20:55
Locuteur

Je

20:56
Bruno Le Maire

ne

20:56
Locuteur

veux

20:56
Bruno Le Maire

pas que ça arrive à la France. Je vous le dis vraiment avec beaucoup de gravité, je ne veux pas que cela arrive à la France. Les

21:03
Locuteur

pays qui rebondissent, Bruno Le Maire,

21:04
Invité

décident. Depuis tous ces pays du bassin méditerranéen, Portugal, Espagne,

21:08
Locuteur

Grèce, ils ont rebondi, ils ont tous rebondi avec

21:10
Invité

des taux de croissance meilleurs que le nôtre.

21:12
Locuteur

Ils ont

21:12
Bruno Le Maire

rebondi, mais ils ont rebondi après une période douloureuse que j'aimerais épargner à mon pays. Et tous les responsables politiques que j'entends, je regardais le débat sur le Parti socialiste, la primaire socialiste sur la retraite,

21:26
Locuteur

ils

21:26
Bruno Le Maire

étaient là soit en 100 ans ou 62 ans, le départ, l'âge légal de départ à la retraite. Mais ils vivent où

21:31
Locuteur

?

21:32
Bruno Le Maire

Ils vivent où

21:33
Locuteur

?

21:33
Bruno Le Maire

Tous les autres pays européens sont entre 65, 67, parfois 70 ans.

21:38
Locuteur

Ils vivent en

21:38
Présentateur

France

21:40
Bruno Le Maire

? Eh bien, s'ils vivent en France, qu'ils servent les Français et qu'ils comprennent qu'aujourd'hui, si la dette explose, c'est d'abord à cause du système de retraite. Je les entends dire, il ne faut surtout pas de retraite par capitalisation, mais ils ont compris que la retraite par capitalisation, c'est ce qui garantirait la prospérité des Français, que quand vous mettez un euro de retraite par répartition, vous touchez à la fin quoi ? Un euro, c'est le même euro. Mais si vous mettez un euro en capitalisation, au bout du compte, vous pouvez récolter 2,5 ou 3 euros. D'ailleurs, les Français sont beaucoup plus malins que leurs responsables politiques.

J'ai créé le produit d'épargne retraite et j'en suis très fier.

22:12
Locuteur

On visait

22:13
Bruno Le Maire

3 millions, il y a 13 millions de nos compatriotes. Ils sont 10 ans en avance de ces responsables politiques qui sont fossilisés, qui vivent en 1980. On dirait qu'ils font le parti commun de la gauche. Franchement, c'est désolant. Stéphanie.

22:25
Invité

Vous avez été ministre de l'économie de 2017 à 2024. En 10 ans, la dette aura explosé, augmenté de 1 600 milliards d'euros. Si c'était à refaire, que changeriez-vous à votre politique ?

22:37
Locuteur

Ces

22:38
Bruno Le Maire

1 600 milliards d'euros ne veulent rien dire. Je voudrais vraiment tordre

22:41
Locuteur

le

22:41
Bruno Le Maire

coup à ce canard sans tête. Ces 1 000 milliards d'euros,

22:45
Locuteur

il

22:45
Bruno Le Maire

faut les

22:45
Locuteur

rapporter à la richesse.

22:47
Bruno Le Maire

Oui,

22:47
Locuteur

120%.

22:48
Invité

Quand

22:49
Locuteur

je

22:49
Bruno Le Maire

suis parti,

22:49
Locuteur

c

22:49
Bruno Le Maire

'était 110. Je ne résiste pas à vous montrer ce petit graphe qui tord le coup à certaines contre-vérités.

22:55
Locuteur

Regardez

22:55
Présentateur

-le un peu à l'antenne qu'on a le temps de voir. C

22:57
Locuteur

'était

22:57
Bruno Le Maire

bien, mais assez longtemps pour qu

22:58
Locuteur

'on

22:58
Bruno Le Maire

voit. Entre 2020 et 2024, 2020, c

23:02
Locuteur

'est

23:02
Bruno Le Maire

la sortie du Covid, la dette est très haute. Mais à partir de 2021, 2022, 2023, de manière continue, nous baissons la dette, nous étions dans la bonne direction. Ça valide ce que je vous disais, que la dissolution a fait repartir à la hausse la dette à 120%. Mais les

23:18
Locuteur

choses s'étaient dégradées

23:19
Invité

avant.

23:20
Locuteur

La baisse des recettes

23:21
Invité

de fin 2023. Oui, mais

23:23
Bruno Le Maire

il faut les rapporter à la richesse qui a été créée. Si vous avez 100 000 euros de dette, vous, personnellement, mais que vous avez une maison, ce n

23:28
Locuteur

'est

23:28
Bruno Le Maire

pas grave.

23:29
Locuteur

Mais

23:29
Bruno Le Maire

si

23:29
Locuteur

vous

23:29
Bruno Le Maire

avez 100 000 euros de dette

23:30
Locuteur

et

23:31
Bruno Le Maire

que c

23:31
Locuteur

'est

23:31
Bruno Le Maire

ici pour financer vos dépenses courantes, là, vous avez un problème. Le vrai problème de

23:36
Locuteur

la dette française, le

23:37
Bruno Le Maire

vrai problème, c'est qu'elle finance nos dépenses de fonctionnement,

23:41
Locuteur

les

23:41
Bruno Le Maire

retraites, les dépenses sociales.

23:43
Locuteur

Au

23:43
Bruno Le Maire

lieu de financer les dépenses d'investissement, par exemple, l'investissement dans les lycéens, dans les locaux des lycées, dans la formation professionnelle, dans l'avenir de nos enfants. C'est ça qu'il faut changer.

23:55
Locuteur

Dans

23:55
Présentateur

une semaine, va être donné le coup d'envoi des débats sur le budget 2027. Le gouvernement veut trouver de l'argent partout, je le disais tout à l'heure en ouvrant l'émission, pour rester en dessous des 5% de déficit l'année prochaine. Et vous évoquiez tout à l'heure la question des retraites sur laquelle Stéphanie revient.

24:09
Locuteur

Le

24:09
Invité

gouvernement veut donc mettre les retraités à contribution, on en parlait tout à l'heure. Est-ce que c'est une stratégie, a priori, on a compris, que vous soutenez ?

24:16
Locuteur

Oui,

24:16
Bruno Le Maire

je soutiens, je l'inscris simplement

24:19
Locuteur

dans un

24:20
Bruno Le Maire

choix beaucoup plus structurel.

24:23
Locuteur

Quand

24:23
Bruno Le Maire

vous regardez le

24:25
Locuteur

temps long... C'est-à-dire

24:25
Invité

classer des mesurettes ?

24:26
Bruno Le Maire

C'est le mérite, une fois encore, d'avoir beaucoup d'expérience et du recul.

24:30
Locuteur

Vous

24:31
Bruno Le Maire

ne pouvez demander un effort aux retraités que d'abord, si vous leur fixez un horizon, en disant, le jour où on revient sous les 3% de déficit, on arrête.

24:39
Locuteur

La

24:40
Bruno Le Maire

deuxième chose, c'est si vous leur dites, on ne

24:41
Locuteur

va

24:41
Bruno Le Maire

pas y revenir tous les 2 ans ou 3 ans, c'est une fois pour toutes. Donc il faut accompagner cette désindexation

24:47
Locuteur

d

24:48
Bruno Le Maire

'une réforme des retraites qui garantit que le système sera financé pour les 20 ans ou 30 années

24:53
Locuteur

à venir. Donc

24:53
Bruno Le Maire

désindexation,

24:54
Présentateur

mais quand vous dites désindexation, Stéphanie ?

24:57
Invité

Désindexation, là le gouvernement parle d'un gel partiel ou total à partir des pensions de retraite à 1260 euros et d'un plafonnement de l'abattement. Est-ce que les deux en même temps, c'est une bonne idée ou pas ?

25:06
Bruno Le Maire

Oui, parce que notre situation exige d'activer un frein d'urgence. Oui,

25:12
Locuteur

mais à

25:12
Bruno Le Maire

1260

25:13
Présentateur

euros Bruno Le Maire par mois,

25:15
Locuteur

ce

25:15
Présentateur

n

25:15
Locuteur

'est

25:15
Bruno Le Maire

quand même pas beaucoup. Bien sûr que ce n

25:16
Locuteur

'est

25:16
Bruno Le Maire

pas beaucoup.

25:17
Présentateur

Vous imaginez,

25:18
Bruno Le Maire

un gel, c

25:18
Présentateur

'est tout de

25:19
Bruno Le Maire

suite catastrophique pour eux. C'est sans doute très difficile.

25:22
Locuteur

Mais

25:23
Bruno Le Maire

le jour où la Banque Centrale Européenne exigera que nous baissions les pensions, là ce sera vraiment catastrophique. Et je voudrais que chacun réalise

25:30
Locuteur

que

25:31
Bruno Le Maire

nous sommes au bord de nous réveiller un matin avec la Banque Centrale Européenne qui nous dira plus personne ne veut financer la dette française, ni les investisseurs classiques,

25:41
Locuteur

ni

25:41
Bruno Le Maire

les fameux hedge funds qui aujourd'hui sont en train de racheter massivement la dette française. Mais comme il faut bien la financer, nous sommes prêts à intervenir, mais à nos conditions.

25:51
Locuteur

Vous

25:51
Bruno Le Maire

baissez les pensions des retraités,

25:53
Locuteur

vous

25:53
Bruno Le Maire

baissez les traitements des

25:54
Locuteur

fonctionnaires, ce

25:55
Bruno Le Maire

qui est arrivé à d'autres pays.

25:57
Locuteur

Je

25:57
Bruno Le Maire

veux éviter ça.

25:58
Présentateur

Donc vous vous dites, pour être très clair, il faut à la fois désindexer les retraites et aussi descendre le plafond de

26:04
Locuteur

l

26:04
Présentateur

'abattement pour les retraités et les fameux 10%.

26:06
Bruno Le Maire

Je pense qu'il n'y a pas d'autre levier. Aujourd'hui, je le regrette. Ça ne me fait pas plaisir de vous dire ça. Simplement, j'ai été ministre des Finances pendant 7 ans. Je regrette que nous en serions arrivés là parce qu'une fois encore, là où je proposais en 2024 un plan raisonnable et progressif de rétablissement des comptes, le choix était fait du chaos politique qui nous mène exactement là où nous sommes aujourd'hui. Mais si

26:28
Locuteur

on

26:28
Bruno Le Maire

ne veut pas que ce chaos politique se transforme en descente aux enfers pour tous les Français,

26:32
Locuteur

il

26:33
Bruno Le Maire

n

26:33
Locuteur

'y a

26:33
Bruno Le Maire

pas d'autre choix que d'utiliser ces instruments.

26:35
Locuteur

Y

26:36
Invité

a-t-il une piste, une idée non explorée par le gouvernement pour trouver de l'argent que vous souhaiteriez verser au débat ?

26:41
Locuteur

La

26:41
Bruno Le Maire

piste que j'ai versée au débat, laquelle je crois beaucoup, c'est de demander immédiatement un rabais sur la contribution de la France à l'Union Européenne.

26:48
Locuteur

Nous

26:48
Bruno Le Maire

avons aujourd'hui

26:49
Locuteur

un

26:50
Bruno Le Maire

niveau de vie moyen en France qui est inférieur au niveau de vie moyen des Européens.

26:54
Présentateur

L

26:55
Locuteur

'Autriche,

26:56
Bruno Le Maire

l

26:56
Locuteur

'Allemagne... Parce que c'est

26:57
Présentateur

le Rassemblement National qui demande ça.

26:58
Bruno Le Maire

Oui, sauf que le Rassemblement National, lui, c'est de manière très systémique qu'il veut réduire la place de l'Union Européenne. Moi, j'ai proposé, à l'inverse, d'aller vers une fédération d'États-Nations pour résister à la Chine et

27:09
Locuteur

aux États-Unis.

27:09
Bruno Le Maire

Mais

27:09
Locuteur

vous

27:09
Bruno Le Maire

dites

27:09
Présentateur

qu'il faut réduire la contribution de la France

27:11
Locuteur

à l'Union Européenne.

27:11
Bruno Le Maire

Je demande que l'on tienne acte de ce qu'aujourd'hui, le niveau de vie moyen des Français est inférieur au niveau de vie moyen des autres Européens qui nous ont rattrapés. Grâce à quoi ? Justement, grâce aux États européennes qui ont été financées par la France pendant des années. Maintenant que le rattrapage a été fait, on arrête de contribuer à la même hauteur et on réduit de l'ordre de 5 à 6 milliards d'euros.

27:31
Locuteur

C'est beaucoup d'argent. Ce

27:32
Invité

n

27:32
Locuteur

'est

27:32
Invité

pas un détricotage de l'Union Européenne si chacun, à chaque fois, demande

27:34
Locuteur

de baisser sa contribution ? Non, parce que pour

27:36
Bruno Le Maire

moi,

27:36
Locuteur

l'Union

27:36
Bruno Le Maire

Européenne,

27:37
Locuteur

ce

27:37
Bruno Le Maire

n

27:37
Locuteur

'est

27:37
Bruno Le Maire

pas toujours plus d'argent à la Commission et toujours plus de responsabilité à la Commission. C'est au contraire 5 ou 6 États qui se mettent ensemble, qui avancent sur les politiques très concrètes, l'innovation, les semi-conducteurs, les universités, l'union des marchés de capitaux pour financer les investissements et qui disent les 27, c'est trop lent,

27:54
Locuteur

ce

27:54
Bruno Le Maire

n

27:54
Locuteur

'est

27:54
Bruno Le Maire

pas assez rapide. C'est là que se joue l'avenir de l'Union Européenne et pas dans le montant du budget.

27:58
Invité

Est-ce que ce n

27:59
Locuteur

'est

27:59
Invité

pas un aveu d'échec patent de demander une réduction de notre participation, nous, deuxième économie de la zone euro ? Est-ce que la France n'est pas en train de devenir, dans le concert des pays riches, un pays pauvre

28:11
Locuteur

?

28:12
Bruno Le Maire

Vous qui connaissez parfaitement le sujet, vous savez que l'Allemagne a un rabais,

28:16
Locuteur

que

28:17
Bruno Le Maire

l'Autriche a un rabais, donc que des pays très riches ont un rabais. Il n

28:20
Locuteur

'y

28:20
Bruno Le Maire

a

28:20
Locuteur

que nous, sans doute... La France a la PAC.

28:21
Bruno Le Maire

La

28:22
Locuteur

politique a la PAC, vous

28:23
Bruno Le Maire

avez raison, sans doute aussi que nous avons un sens de l'honneur très prononcé, ça me plaît, c'est extrêmement important, simplement le sens de l'honneur pour s'accommoder aussi d'un certain réalisme. Donc je maintiens cette proposition, vous me demandez de verser une contribution

28:35
Locuteur

au débat,

28:35
Bruno Le Maire

c'est la mienne.

28:36
Invité

Hervé, est-ce qu'il y a dans ce projet de budget des mesures avec lesquelles vous n'êtes pas du tout d'accord

28:41
Locuteur

? Les

28:42
Bruno Le Maire

APL.

28:44
Locuteur

Les

28:44
Bruno Le Maire

APL, l'attaque sur le sucre. Enfin, honnêtement,

28:47
Locuteur

est

28:48
Bruno Le Maire

-ce qu'il y

28:48
Locuteur

a

28:48
Bruno Le Maire

un problème d'obésité en France ? Oui.

28:50
Locuteur

C

28:51
Bruno Le Maire

'est un sujet de santé et un sujet sanitaire majeur dans le pays. Donc soit on fait une grande politique publique de prévention contre l'obésité, de meilleure alimentation, notamment pour les ménages les plus modestes qui ne peuvent pas se payer une alimentation correcte. Ça, c'est bien. Ça, c'est nécessaire.

29:06
Locuteur

Mais

29:07
Bruno Le Maire

allez expliquer avec un petit peu d'hypocrisie qu'on augmente la taxe sur le sucre pour le bien des gens. Honnêtement, je trouve que ce n

29:13
Locuteur

'est

29:13
Bruno Le Maire

pas formidable.

29:14
Locuteur

D

29:14
Invité

'une façon générale, le Premier ministre s'était engagé à ce qu'il n'y ait pas d'augmentation d'impôts dans ce projet de budget. À l'arrivée, il y en a. Il y a des niches fiscales, il y a des abattements qui sont plafonnés, il y a les emplois à domicile, par exemple, un certain nombre d'autres, 17 milliards au total d'augmentation d'impôts. Est-ce qu'il y en a avec lesquels vous êtes un peu d'accord ? Plutôt d'accord ? Est-ce que vous rejetez l'ensemble de ces hausses d'impôts ? Non,

29:44
Bruno Le Maire

encore, je mesure la difficulté du travail. C

29:46
Locuteur

'est

29:46
Bruno Le Maire

toujours plus facile d'être à l'extérieur et de jeter son regard sur ce qui a été fait comme copie. Simplement, il faut beaucoup de simplicité, la simplicité que vous arrivez à obtenir avec l'expérience. Les impôts, les taxes,

29:58
Locuteur

ce n'est

29:58
Bruno Le Maire

pas une solution. Donc, il y en a une seule avec laquelle je suis d'accord. Ils ont maintenu la surtaxe à l'IS, l'impôt sur les sociétés.

30:05
Locuteur

Et

30:06
Bruno Le Maire

pourtant, celui qui vous dit ça a toujours refusé d'augmenter l'impôt sur les sociétés pendant sept ans. Mais dans la situation où nous sommes aujourd'hui,

30:14
Locuteur

où

30:14
Bruno Le Maire

vous êtes obligés de demander des efforts très importants, notamment aux personnes qui sont à la retraite, ça me paraît juste qu'on maintienne sur l'impôt sur les sociétés une surtaxe et qu'on ne l'évacue pas comme ça d'un revers de la main.

30:28
Invité

Donc, au total, il y

30:29
Locuteur

a

30:29
Invité

des plus et des moins. Comme député, si vous l'étiez encore, vous auriez voté ce projet

30:33
Locuteur

de budget ? Je

30:33
Bruno Le Maire

demanderais une amélioration de la copie, beaucoup moins de taxes, beaucoup plus de réduction de dépenses parce qu'on peut faire beaucoup plus sur les dépenses que ce qui a été fait aujourd'hui. Et au bout du compte, évidemment, que la responsabilité, c'est de voter le

30:45
Invité

budget. On va venir à une mesure qui est un véritable irritant pour tous les chefs d'entreprise. C'est l'article 5 du projet de loi de finances sur une mesure technique qui

30:55
Locuteur

s

30:55
Invité

'appelle l'apport session mais qui concerne la transmission des entreprises. On va avoir une grande transmission en France. 9 000 milliards d'euros d'actifs d'entreprises et de biens divers et variés vont passer d'une génération à l'autre et on voit bien que Bercy essaye depuis l'année dernière de taxer cette transmission. Est-ce qu'elle est trop ou trop peu taxée à la transmission en France ? Est-ce que vous êtes d'accord avec cet article 5 ? Non, je ne

31:23
Locuteur

suis

31:23
Invité

pas d'accord

31:23
Bruno Le Maire

parce que

31:24
Locuteur

les

31:25
Bruno Le Maire

choix que vous devez faire

31:27
Locuteur

doivent

31:27
Bruno Le Maire

être, je le redis, simples et clairs. Surtout dans les moments de crise. Les choix que j'ai exposés dans mon manifeste, il y en a trois.

31:34
Locuteur

Il

31:34
Bruno Le Maire

n

31:34
Locuteur

'y en a

31:34
Bruno Le Maire

pas 50, il y en a trois. La prospérité,

31:37
Locuteur

l

31:38
Bruno Le Maire

'autorité de l'État, la fédération d'états-nations à 6 pour faire face à la Chine aux États-Unis. La prospérité, ça suppose que lorsque vous transmettiez votre entreprise, vos enfants puissent la reprendre dans les meilleures conditions. La prospérité, c'est simplifier la vie des entrepreneurs en revoyant le code de la construction, le code de l'environnement pour qu'il y ait moins de normes, moins de règles qui pèsent sur la richesse du pays. La prospérité, c'est avoir des règles sur l'indemnisation du chômage qui soient plus strictes pour que chacun soit incité à revenir au travail le plus rapidement possible.

La prospérité, c'est mettre tout de suite en place l'union des marchés de capitaux pour que lorsque vous avez une entreprise comme Mistral qui réussit l'entreprise de la tech, au lieu d'être obligé de se financer en dehors de la France et en dehors de

32:20
Locuteur

l

32:20
Bruno Le Maire

'Union européenne, elle puisse se financer en Europe. Moi, la prospérité, c'est à mes yeux la première des attentes de nos compatriotes et elle est légitime. Mais il faut, dans ce cas-là, être cohérent et sur la transmission des entreprises, arrêter de voir systématiquement taper des... C

32:36
Invité

'est, Bruno Le Maire, un impôt supplémentaire. Alors, à Challenge, on a pris notre petite calculette en trois budgets, 2025, 2026 et 2027, les impôts vont augmenter de plus de 50 milliards d'euros en France. C'est à peu près ce qu'avait fait François Hollande en arrivant entre 2012 et

32:53
Locuteur

2014.

32:53
Bruno Le Maire

C'est exactement l'inverse de ce que j'ai fait pendant sept ans. C'est le même montant de baisse d'impôt que j'ai faite entre 2017 et 2024. On va finir par regretter l'ancien ministre de l'Économie et des Finances.

33:04
Locuteur

C'est l

33:05
Invité

'un des derniers clous dans le cercueil du macronisme, effectivement, puisqu'on aura effacé toutes les baisses d'impôts. Est-ce que vous craignez un retour du ras-le-bol fiscal, Bruno Le Maire

33:13
Locuteur

? Je

33:14
Invité

ne crains pas un retour du ras-le

33:15
Bruno Le Maire

-bol fiscal. Enfin, il est déjà là.

33:18
Locuteur

J

33:18
Bruno Le Maire

'ai la chance, là aussi, d'être totalement libre, d'écouter des entrepreneurs, des patrons de PME, de voir des familles. On parlait des APL tout à l'heure. Enfin, les gens en ont déjà ras-le-bol. Ils voient ce qu'ils payent en charge, en taxes, en impôts. Le salarié qui est au SMIC ou un peu au-dessus du SMIC, ils voient ce qu'ils payent en charge.

33:35
Locuteur

Ils

33:35
Bruno Le Maire

voient bien qu'entre son brut et son net, il

33:36
Locuteur

y a

33:36
Bruno Le Maire

un écart qui est totalement intolérable. Pendant 7 ans, et croyez-moi, ce n

33:40
Locuteur

'est

33:40
Bruno Le Maire

pas forcément facile à vivre, nous avons mené une politique dont je dis qu'elle a été efficace.

33:46
Locuteur

Elle

33:47
Bruno Le Maire

a permis de créer des emplois, de se rapprocher des 7% de taux de chômage, d'inverser la désindustrialisation. Pour la première fois depuis 40 ans, on ouvrait plus d'usines qu'on en fermait. et

33:57
Locuteur

à

33:58
Bruno Le Maire

partir de 2024,

34:00
Locuteur

il

34:00
Bruno Le Maire

y a eu un new turn.

34:02
Locuteur

On

34:02
Bruno Le Maire

a changé complètement de politique économique. Demi-tour. Demi-tour. Demi-tour complet. Je donne un exemple parce que je me suis battu. Il faut se mettre 30 secondes à ma place. Je me suis battu pendant des années, Raphaël Lejean en a été témoin, pour baisser les impôts de production. Pourquoi ? Ça ne dit rien à personne. Mais c'est des impôts qui paient sur l'industrie. Et l'industrie, ça,

34:22
Locuteur

ça

34:22
Bruno Le Maire

parle à tout le monde. C'est des usines, c'est des ouvriers, c'est des emplois qualifiés, c'est de la production, c'est la France de la production que je veux mettre à la place de la France de la consommation. 2024, dissolution, une des premières décisions, on arrête la baisse des impôts de production et donc on devient moins compétitif par rapport à l'Allemagne, par rapport à l'Italie, par rapport à tous nos concurrents industriels. Mais il n'y

34:43
Locuteur

a

34:43
Bruno Le Maire

de quoi être

34:43
Locuteur

un

34:45
Bruno Le Maire

peu déçu,

34:46
Locuteur

pour

34:46
Bruno Le Maire

ne

34:46
Locuteur

pas

34:46
Bruno Le Maire

dire révolter, de voir que ce qui était construit pas à pas, patiemment,

34:51
Locuteur

de

34:52
Bruno Le Maire

manière cohérente pendant ces temps, a été brutalement abandonné à

34:56
Locuteur

partir de 2011. Donc

34:56
Présentateur

clairement, quand on vous fait porter le chapeau aujourd'hui des déficits aujourd'hui en disant toujours c'est Bruno Le Maire,

35:01
Locuteur

c

35:01
Présentateur

'est Bruno Le Maire, c'est Bruno Le

35:01
Locuteur

Maire,

35:01
Présentateur

vous dites que chacun balaye devant sa porte. Je dis exactement.

35:05
Bruno Le Maire

Mieux vaut voir

35:08
Locuteur

c

35:08
Bruno Le Maire

'est la paille et la poudre. Vous voyez ce que je veux dire.

35:10
Présentateur

Oui,

35:10
Locuteur

je

35:10
Présentateur

vois ce que vous voulez dire. Mais comment vous expliquez entre parenthèses qu'on vous enveuille en tant que ça

35:15
Locuteur

? Et

35:15
Présentateur

quand je dis on, c'est pas nous, c'est pas les Français, mais y compris dans la majorité dans le gouvernement, c'est toujours de votre faute.

35:21
Locuteur

Parce

35:22
Bruno Le Maire

que je pense que personne ne veut assumer les responsabilités depuis 40 ans d'un modèle qui est mort.

35:29
Locuteur

Vous êtes le bouc émissaire de

35:30
Bruno Le Maire

tout ça. Prenez le mot qui vous plaira. Simplement, moi je suis ici pour remettre les points sur les i et rétablir un certain nombre de vérités. Et surtout, c'est le plus important à mes yeux, construire l'avenir des Français.

35:43
Locuteur

Et

35:43
Bruno Le Maire

vous ne construirez pas l'avenir sur un modèle qui est mort. Je reviens au débat des socialistes, la primaire socialiste. Quand on voit qu'en 2026, vous avez encore des candidats à

35:52
Locuteur

l

35:52
Bruno Le Maire

'élection présidentielle qui promettent de revenir à la retraite à 60 ans, je me dis, il y

35:56
Locuteur

a

35:56
Bruno Le Maire

des gens qui vivent hors sol,

35:58
Locuteur

qui

35:58
Bruno Le Maire

ne voient pas qu'il y a le monde, qui ne voient pas la Chine, les Etats-Unis, nos concurrents européens.

36:03
Locuteur

La

36:04
Bruno Le Maire

conclusion que je tire de 30 années de vie publique

36:06
Locuteur

et

36:07
Bruno Le Maire

de 7 années de ministre de

36:08
Locuteur

l

36:08
Bruno Le Maire

'économie et des finances, c'est deux choses.

36:10
Locuteur

Un,

36:11
Bruno Le Maire

le modèle est mort. Économique, politique, financier, il est mort. Deux, si vous appuyez sur les Français, sur leur intelligence, sur leur volonté, sur la détermination, il se reconstruit rapidement, facilement et nous retrouvons notre place.

36:25
Invité

Hugo ? Oui, justement, en parlant des Français, il y a beaucoup de réactions dans le chat. Il

36:29
Locuteur

y

36:29
Invité

a Asmey qui dit bon, quand est-ce qu'on parle de taxer les grandes fortunes, on peut poser les vraies questions. Il y a quelqu'un qui dit s'il y a autant de pression fiscale, pourquoi les Français arrivent à épargner autant ? C'est vrai que pour des gens qui sont à l'euro près, qui sont même au centime près, certains sentent une forme de, je ne sais pas comment le dire, mais de problèmes.

36:47
Locuteur

C

36:47
Invité

'est-à

36:47
Locuteur

-dire,

36:48
Invité

on voit des gens qui sont immensément riches et on se dit pourquoi on ne

36:50
Locuteur

va

36:50
Invité

pas chercher l'argent où il est

36:51
Locuteur

? On

36:52
Bruno Le Maire

va déjà chercher l'argent où il est. Qu'on puisse faire un effort supplémentaire, très bien.

36:56
Locuteur

Vous créez l'ISF par exemple ? Non

36:57
Bruno Le Maire

mais s'assurer, certainement pas. Certainement pas, ces fortunes, elles sont mobiles, elles partiront. En revanche, prospérité, faire participer les gens au capital. J'entends des économistes qui disent à juste titre « Le travail est trop taxé et le capital pas suffisamment », faites de la retraite par capitalisation. Permettez aux Français, quand ils épargnent un euro, d'en retrouver 2,50 euros ou 3 au moment où ils partent à la retraite, vous les enrichissez. Moi, plutôt que d'appauvrir tout le monde, je voudrais que chacun puisse bénéficier de la prospérité. Et donc, qu'on puisse combler certaines failles du système fiscal, certainement.

37:34
Locuteur

Qu

37:34
Bruno Le Maire

'on s'assure que les plus grosses fortunes de France payent

37:37
Locuteur

leur

37:37
Bruno Le Maire

juste impôt. C'est absolument nécessaire.

37:40
Locuteur

Qu

37:41
Bruno Le Maire

'il y ait à un moment donné des prélèvements qui soient faits sur les rentes. Oui, qu'on taxe les géants du numérique, qui, je le rappelle, sont les premiers profiteurs de guerre de la France. Je l'ai fait, j'ai combattu M. Trump là-dessus, je pense que c'est juste et je pense que c'est nécessaire. Mais ce qui améliorera la vie des gens,

37:56
Locuteur

c

37:56
Bruno Le Maire

'est quand vous aurez 5% de taux de chômage en France, le plein emploi et pas 7.

38:01
Locuteur

C

38:02
Bruno Le Maire

'est quand vous aurez basculé le financement de la protection sociale, du travail, vers la TVA, la taxation du numérique et la taxation des importations carbonées.

38:10
Locuteur

Bruno Le

38:11
Présentateur

Maire.

38:11
Bruno Le Maire

C'est quand vous aurez rouvert des usines.

38:13
Locuteur

C

38:14
Bruno Le Maire

'est quand vous aurez des emplois qualifiés. Là, vous aurez de la prospérité en France et c'est mon souhait le plus ardent.

38:19
Présentateur

Vous avez rappelé que vous avez été 7 ans ministre de l'économie et des finances, donc une bonne partie des deux quinquennats d'Emmanuel Macron qui va quitter le pouvoir dans quelques mois. Qui sera le candidat qui succèdera à Emmanuel Macron ?

38:29
Locuteur

On

38:29
Présentateur

va y revenir avec mes confrères et consoeurs. Mais quel bilan vous tirez des 10 ans d'Emmanuel Macron ?

38:35
Locuteur

En

38:36
Bruno Le Maire

un mot ? Ou deux ? D'abord, pour moi, ce n

38:37
Locuteur

'est

38:37
Bruno Le Maire

pas 10 ans, c'est 7 plus 3.

38:41
Locuteur

Il

38:41
Bruno Le Maire

y a 7 ans avec vous et 3 ans sans vous ? Il y a 7 ans jusqu'à la dissolution

38:45
Locuteur

et

38:45
Bruno Le Maire

il y

38:46
Locuteur

a

38:46
Bruno Le Maire

un avant et un après la dissolution. Pour moi, c'est une

38:48
Locuteur

ligne rouge qui sépare

38:50
Bruno Le Maire

les deux parties des deux mandats. Emmanuel Macron,

38:54
Locuteur

ce

38:54
Bruno Le Maire

n

38:54
Locuteur

'est

38:54
Bruno Le Maire

pas 5 plus 5, c'est 7 plus 3. Alors 7, c'est quoi et 3, c'est quoi ? 7, je considère que nous avons fait des choses remarquables en matière économique, industrielle, financière. Nous étions, je le rappelle, le pays le plus attractif pour les investissements étrangers.

39:09
Locuteur

Nous

39:10
Bruno Le Maire

avons fait des choses extrêmement utiles sur l'Europe, des choses extrêmement utiles sur le marché de l'emploi, je rends hommage à Muriel Pénicaud, des choses nécessaires, je rends hommage à M. Blanquer sur l'apprentissage. Donc, il y a eu des très bonnes choses de fait. Les trois ans, et les trois deux

39:23
Locuteur

dernières années.

39:25
Bruno Le Maire

Lisez le début, pardon de me citer moi-même, de

39:28
Locuteur

mon livre qui s

39:29
Bruno Le Maire

'appelle Le temps d'une décision. Il y

39:30
Locuteur

a

39:30
Bruno Le Maire

un monsieur que je vois à Dax, en marge de la feria de Dax, il me pose exactement la question que vous me posez,

39:36
Locuteur

il

39:36
Bruno Le Maire

m

39:36
Locuteur

'a

39:36
Bruno Le Maire

apporté une réponse bien meilleure que celle que je pourrais vous

39:38
Locuteur

apporter.

39:38
Bruno Le Maire

Ah bon, d'accord.

39:39
Locuteur

C'est la question qui serait meilleure. Au

39:40
Bruno Le Maire

début, c'était plutôt bien, mais à la fin, franchement, c'est beaucoup moins bien. Fermez les guillemets, c'est le monsieur de Dax qui parle, c'est pas vous. Mais il résume parfaitement ce qu

39:49
Locuteur

'il pense.

39:50
Bruno Le Maire

Je pense que nous avons perdu

39:52
Locuteur

le

39:52
Bruno Le Maire

fil et la cohérence de la politique qu'avait lancée le président de

39:55
Locuteur

la

39:55
Bruno Le Maire

République en 2017. Hervé.

39:57
Invité

Edouard Philippe propose une réforme des retraites qui repousse l'âge de départ à 65 ans, avec 45 annuités, mais de nombreuses exceptions en fonction des critères de carrière, de pénibilité. Est-ce que pour vous, c'est une bonne réforme ? Est-ce que c'est une bonne solution ?

40:11
Bruno Le Maire

Oui, je pense que c'est une bonne proposition, d'autant meilleure que je la propose dans mon manifeste qui est sorti au mois d'août dernier, étant pas

40:18
Locuteur

candidat. C'est un copier, vous voulez dire

40:19
Bruno Le Maire

? Non, pas du tout, mais je dis que ça me paraît aller dans la bonne direction, que c'est une bonne proposition.

40:23
Invité

Est-ce que ça pourrait vous conduire à le soutenir à l'élection présidentielle

40:27
Locuteur

?

40:28
Bruno Le Maire

Mais ce n

40:28
Locuteur

'est

40:28
Bruno Le Maire

pas une réforme qui fait que vous soutenez quelqu'un ou que... Mais

40:32
Locuteur

vous avez dit vous-même à quel point celle-là était

40:34
Invité

importante.

40:35
Bruno Le Maire

Oui, mais ce qui compte, c'est la vision que vous avez de la société française, où vous voulez l'emmener. Et alors ? Edouard Philippe, il n'en a pas ou... Je ne vois dans aucun des candidats déclarés quelques éléments qui, pour moi, sont essentiels. Le premier, c'est que ça ne sert à rien de faire tous les changements économiques ou financiers que vous voulez si vous ne commencez pas par changer les institutions.

40:54
Locuteur

Une

40:54
Bruno Le Maire

nouvelle cinquième République

40:56
Locuteur

dans

40:57
Bruno Le Maire

laquelle vous donnez la parole au peuple, dans laquelle vous laissez le peuple se prononcer par référendum d'initiative citoyenne, dans laquelle vous réduisez le pouvoir du président de la République au profit du Premier ministre et des ministres, dans laquelle vous rétablissez une autorité de décision des ministres sur son administration en les laissant libres

41:13
Locuteur

de

41:14
Bruno Le Maire

nommer ou de licencier les personnes qui sont sous leur autorité. Rétablir l'autorité de l'État, c'est aussi réserver

41:21
Locuteur

l

41:22
Bruno Le Maire

'emploi à vie dans la fonction publique aux seules fonctions régaliennes

41:25
Locuteur

et

41:26
Bruno Le Maire

mettre fin à l'emploi à vie dans la fonction publique.

41:28
Locuteur

C

41:29
Bruno Le Maire

'est réorganiser le territoire autour de trois échelons et pas un de plus,

41:32
Locuteur

l

41:33
Bruno Le Maire

'État,

41:33
Locuteur

les

41:34
Bruno Le Maire

régions et le bloc communal. c'est donner la liberté aux communes

41:38
Locuteur

en

41:38
Bruno Le Maire

leur laissant la liberté normative et en mettant fin à la fonction publique territoriale.

41:43
Invité

C'est votre programme de candidat à l'élection présidentielle ?

41:46
Bruno Le Maire

Vous voyez bien que ces changements

41:47
Locuteur

totalement systémiques... C

41:48
Bruno Le Maire

'est votre programme à

41:50
Locuteur

l

41:50
Bruno Le Maire

'élection présidentielle ? C'est la vision que je porte. Donc, vous

41:53
Locuteur

la porterez

41:54
Invité

dans la campagne présidentielle ? Cette

41:54
Locuteur

vision

41:55
Bruno Le Maire

-là qui va très loin dans le changement de l'organisation de la décision et des institutions françaises, ce que j'appelle une nouvelle cinquième république, personne ne veut la porter. Excusez-moi, je...

42:05
Locuteur

Personne ?

42:05
Invité

Personne, mais donc peut-être vous.

42:07
Bruno Le Maire

Nous verrons. En tout cas, aujourd'hui, personne ne la porte.

42:09
Locuteur

Attendez, attendez, nous verrons. Si je vais à l'an dernier octobre... Vous n'excluez pas

42:12
Invité

de porter vous-même ce projet dans la campagne

42:14
Locuteur

présidentielle ? Je n'ai

42:15
Bruno Le Maire

pas mis un projet sur la table pour dire que je mets un projet sur la table et puis après, je vais aller faire de la randonnée aux Pays-Basques.

42:21
Locuteur

Vous pouvez préciser un peu votre

42:23
Invité

réponse.

42:23
Locuteur

Est-ce que ça veut dire que vous pourriez

42:25
Invité

être candidat

42:26
Locuteur

? Je l'ai

42:26
Bruno Le Maire

mis en ligne. Il reçoit des milliers de commentaires, certains favorables, d'autres très défavorables. C'est normal parce que c'est des changements très radicaux. Sur cette base-là, je vais sortir dans quelques semaines une nouvelle version du manifeste avec des compléments, notamment sur les sujets de santé, sur des sujets qui touchent les gens, sur lesquels ils les attendent profondes, sur la place des villes moyennes. Donc un pas de plus pour

42:47
Locuteur

l

42:47
Bruno Le Maire

'ordiature. J'en discutais encore récemment avec l'ancien maire de Châteaudin, comment est-ce qu'on remet les villes moyennes au cœur de l

42:53
Locuteur

'organisation du territoire. Donc un pas de

42:53
Bruno Le Maire

plus pour votre candidature ? Un pas de plus dans cette direction-là, mais en attendant

42:58
Locuteur

de voir... Dans cette direction

42:59
Présentateur

-là, c'est-à-dire d

43:00
Bruno Le Maire

'une

43:00
Présentateur

candidature

43:00
Bruno Le Maire

? Un pas de plus dans la direction d'une candidature sur laquelle je me prononcerai dans les mois qui viennent. Pas tout de suite. Si vous

43:07
Locuteur

prononcerai,

43:08
Invité

pourquoi vous hésitez

43:09
Locuteur

? Je

43:09
Bruno Le Maire

n'hésite pas, mais la situation est suffisamment grave

43:12
Locuteur

pour

43:13
Bruno Le Maire

ne pas s'amuser à rajouter un nom sur une longue liste

43:17
Locuteur

sans

43:18
Bruno Le Maire

savoir si c'est utile pour le pays.

43:20
Locuteur

Si

43:20
Bruno Le Maire

c'est utile pour le pays, s'il y a une attente d'un changement aussi profond que celui que je propose, qui est dans le fond faire basculer la France dans le XXIe siècle avec une autre organisation, un autre modèle économique, la fin de l'État-providence au profit d'un État puissant, une fédération d'États européens.

43:37
Locuteur

Vous

43:37
Bruno Le Maire

voyez que tout ça, aujourd'hui, il faut que ça rencontre l'attente des Français. À partir de ce moment-là, je prendrai ma décision. Personne ne me poussera à précipiter mon calendrier. Personne ne me poussera à décider seul sans avoir avant écouté et entendu les réactions des Français.

43:54
Invité

Donc vous attendez quoi ? De pouvoir être un recours si Édouard Philippe, Gabriel Attal n'arrivent pas à s'entendre ou s'ils s'entendent et que le candidat

44:00
Locuteur

dégringote dans

44:00
Invité

les sondages ?

44:01
Locuteur

Il

44:01
Bruno Le Maire

n'y aura pas de recours. Ce n

44:02
Locuteur

'est

44:02
Bruno Le Maire

pas comme ça que ça fonctionne. Il y aura, à un moment donné, un candidat

44:05
Locuteur

ou

44:06
Bruno Le Maire

une candidate

44:08
Locuteur

dont

44:08
Bruno Le Maire

le projet rencontrera les attentes des Français.

44:12
Locuteur

Et

44:12
Bruno Le Maire

c'est celui-là

44:14
Locuteur

ou

44:14
Bruno Le Maire

celle-là

44:15
Locuteur

qui

44:15
Bruno Le Maire

sera le candidat des partis de gouvernement. Je n

44:18
Locuteur

'aime

44:18
Bruno Le Maire

pas du tout ce terme de bloc central. Il n'est ni un bloc ni central. Et tout le monde se mettra derrière elle.

44:23
Locuteur

Mais comment vous allez le sentir ? Oui, comment

44:25
Présentateur

vous allez le sentir, ça ? À quel moment ? Au nombre d'abonnés sur

44:28
Locuteur

Internet TV ? Il n'a dit qu

44:29
Bruno Le Maire

'il faut rentrer en campagne, Bruno Le Maire, tout de même. Oui, mais comme vous le voyez, je fais des propositions. Il y

44:34
Locuteur

a

44:34
Bruno Le Maire

une vision. D'autres le font. Je ne suis pas seul à le faire. Et tant mieux, ça s'appelle le débat démocratique. Ensuite, comment sera tranché ce débat démocratique ? C'est au chef de parti de le dire. Je vois qu'on parle beaucoup des sondages. Les sondages, c'est un peu comme les hospices sous la République romaine. On ouvrait les entrailles d'un oiseau, d'un bœuf, et on regardait si les hospices étaient favorables ou pas favorables pour le consul qui allait être choisi ou pas choisi.

44:57
Locuteur

C'est

44:57
Présentateur

vrai que ce n

44:57
Locuteur

'est

44:57
Présentateur

pas totalement faux.

44:59
Bruno Le Maire

César, d'ailleurs, j'ai lu une très bonne biographie de César il y a peu. On disait que César, lorsque les hospices ne

45:08
Locuteur

sont

45:08
Bruno Le Maire

surtout pas écoutés les

45:09
Locuteur

hospices. Bruno Le Maire, vous dites que c'est la responsabilité des chefs de

45:11
Présentateur

parti. Votre parti, aujourd'hui, c

45:14
Locuteur

'est

45:14
Présentateur

toujours Renaissance. Bien sûr. Donc c'est Gabriel Attal qui va décider si vous êtes candidat ou pas.

45:17
Bruno Le Maire

Mais c'est... Vous voyez bien qu'il

45:19
Locuteur

y a

45:19
Bruno Le Maire

un débat aujourd'hui. Je laisse ce débat progresser. Ça n'est pas ma responsabilité. Moi, je veux, sur la base de l'expérience qui est la mienne, dire

45:28
Locuteur

pour

45:29
Bruno Le Maire

que le pays réussisse,

45:30
Locuteur

pour

45:30
Bruno Le Maire

que les Français s'en sortent. Voilà ce qui me semble nécessaire. Je ne reviens pas sur les propositions

45:35
Locuteur

que j'ai faites. À

45:36
Présentateur

partir de quel moment vous déciderez ? Est-ce que c'est au nombre de clics sur vos propositions ? Ce sera quoi

45:41
Locuteur

?

45:41
Bruno Le Maire

Hervé Letellier, peut-être que dans un mois, vous aurez une crise financière. Peut-être que vous aurez une crise géopolitique. Peut-être que vous aurez des changements très profonds dans la situation de la France. Donc, à partir de ce moment-là, vous verrez si ce que vous défendez est utile ou pas pour le pays.

45:57
Invité

Mais avec qui, surtout

45:58
Locuteur

? Si

45:59
Invité

vous êtes candidat, il

45:59
Locuteur

y

45:59
Invité

a qui qui vous soutient ?

46:00
Bruno Le Maire

Mais vous avez déjà des maires, vous avez des parlementaires. Vous savez, le mérite, je reviens toujours à ça, d'avoir été déjà candidat à une primaire, d'avoir été 15 ans député, d'avoir été élu local. C'est qu'au bout d'un certain temps, vous tissez partout dans le pays des relations, des soutiens.

46:17
Présentateur

Eux aussi seront juges.

46:18
Locuteur

Vous

46:19
Présentateur

n'auriez pas de problème pour avoir 500 signatures ? Eux aussi seront juges. Vous n'auriez pas de problème pour avoir

46:22
Locuteur

500 signatures ? Mais avant les

46:22
Bruno Le Maire

500 signatures. Ah ben ça compte aussi. Ça compte aussi beaucoup.

46:25
Locuteur

Et avant les 500 signatures, vous

46:26
Bruno Le Maire

avez des gens autour de vous qui vous diront mais écoute, franchement, ton truc c'est super, mais les Français n'y sont pas prêts. Ou franchement, ton truc c'est super, fédéré.

46:35
Locuteur

Vous

46:35
Bruno Le Maire

n'êtes jamais seul pour prendre ce genre de décision. Sinon, c'est sacrément inquiétant sur votre projet.

46:40
Invité

François-le-Mère,

46:41
Locuteur

j

46:41
Invité

'ai été surpris. Il

46:41
Locuteur

y

46:41
Invité

a certains points que vous énoncez qui sont très proches du programme de Marine Le Pen. Une 5e République bis, c'est ce que propose l'ERN, des référendums d'initiatives populaires.

46:52
Locuteur

C

46:52
Invité

'est également dans le programme présidentiel de la fille de Jean-Marie Le Pen. Marine Le Pen qui veut, par ailleurs, instaurer une règle d'or.

47:00
Locuteur

Elle

47:00
Invité

a publié, il

47:02
Locuteur

y

47:02
Invité

a quelques jours, une tribune dans le quotidien l'opinion, une règle d'or pour encadrer les déficits. Vous aussi,

47:10
Locuteur

vous

47:10
Invité

défendez une telle mesure et quasiment mot pour mot. Donc, vous pouvez vous rejoindre sur ce plan-là

47:16
Locuteur

?

47:17
Bruno Le Maire

La règle d'or, c'est le cash-checks

47:21
Locuteur

de

47:21
Bruno Le Maire

tous les politiques qui ne veulent pas assumer devant les Français les économies où ils le feront et quand ils les feront. Oui,

47:27
Locuteur

mais

47:27
Bruno Le Maire

vous en avez parlé, vous, de la règle d

47:28
Locuteur

'or. C

47:28
Bruno Le Maire

'est très bien, mais vous voyez bien que dans toute l'émission, je ne l'ai pas mise en tête de gondole.

47:32
Locuteur

Parce

47:32
Bruno Le Maire

que c'est trop facile. Règle d'or, ça sonne bien. Or, règle, c

47:36
Locuteur

'est deux éléments C'est une interdiction

47:38
Invité

de déficit.

47:39
Locuteur

Bien sûr, mais beaucoup plus

47:41
Bruno Le Maire

intéressant que règle d'or qui sonne très bien, c'est de dire voilà où je vais réduire la dépense. Quand je propose un État puissance et la fin de l'État providence, moi, j'assume de dire que nous plafonnerons les indemnisations du chômage au niveau du salaire médian, un

47:57
Locuteur

peu

47:57
Bruno Le Maire

plus de 2 000 euros, pour protéger les gens s'ils sont face au chômage. Mais s'ils veulent une indemnisation totale, eh bien, ils se débrouilleront autrement. Je revendique d'avoir un nouveau modèle de santé qui reposera sur la prévention. On distinguera les plus grands risques où là, il faut de la solidarité parce que quand vous êtes touché par le cancer ou par Alzheimer,

48:16
Locuteur

il

48:16
Bruno Le Maire

faut de

48:16
Locuteur

la

48:16
Bruno Le Maire

solidarité. Mais pour le reste, ce sera de l'assurance privée. Donc là, je vais au bout de mon raisonnement et je peux reprendre ce que je vous dis sur la fonction publique, territoriale ou la fonction publique d'État. Là, au moins, on sait où les économies seront faites et comment est-ce qu

48:30
Locuteur

'on

48:30
Bruno Le Maire

va basculer d'un État providence à un État puissance.

48:32
Locuteur

Madame Le

48:33
Bruno Le Maire

Pen se contente de dire qu

48:34
Locuteur

'il faut une règle d'or.

48:34
Bruno Le Maire

Est-ce qu'elle

48:34
Locuteur

vous paraît plus crédible

48:35
Invité

aujourd'hui, Bruno Le Maire, Marine Le Pen, quand elle rejoint vos positions sur la règle d'or ? Mais pas que. Elle veut aussi un référendum pour l'inscrire dans la Constitution, une validation par les Français. C'est ce que vous proposez, vous également, Bruno Le Maire. Une très brelle

48:47
Bruno Le Maire

phrase de Shakespeare. Words, words, words.

48:52
Locuteur

Des mots, des mots, des mots. Ce ne sont que des mots.

48:54
Bruno Le Maire

Non mais franchement, c'est du foutage de gueule. Je vous le dis comme je le pense. C'est trop facile.

48:58
Locuteur

Oui, c'est du foutage de

49:00
Bruno Le Maire

gueule de la part du Rassemblement National d'aller mettre en tête de gondole des grands mots comme règle d'or, constitution, discipline budgétaire. Et pourquoi

49:07
Locuteur

? Parce que la vie

49:09
Bruno Le Maire

réelle, ce n

49:10
Locuteur

'est

49:10
Bruno Le Maire

pas ça.

49:11
Locuteur

La

49:12
Bruno Le Maire

vie réelle, c'est se dire que chaque année, il y a des dizaines de milliards d'euros de dépenses en trop par rapport à ce que nous produisons comme richesse. Et donc la vie réelle,

49:19
Locuteur

c

49:19
Bruno Le Maire

'est de dire voilà comment je produis plus de richesse. Je vous l'ai expliqué.

49:23
Locuteur

Et

49:23
Bruno Le Maire

voilà où je vais réduire les dépenses. C

49:26
Locuteur

'est aussi l'audi

49:26
Bruno Le Maire

soir du Rassemblement National qui présentera demain son contre-médiaire. Mais je serais curieux de voir

49:30
Locuteur

où

49:31
Bruno Le Maire

sont réellement les économies, comment elles sont faites, 125 milliards d'euros

49:35
Locuteur

d

49:35
Bruno Le Maire

'économies.

49:35
Locuteur

À

49:35
Bruno Le Maire

quel rythme ? Parce que 125

49:36
Locuteur

milliards d

49:37
Bruno Le Maire

'euros d'économies, c'est beaucoup. Sur quelle durée ? Qui va passer à la caisse ? Parce que si c'est pour nous expliquer, comme le font certains, qu'il faut supprimer l'agence France Trésor,

49:47
Locuteur

qu

49:47
Bruno Le Maire

'il faut supprimer l'aide au développement ou qu'il faut supprimer l'aide médicale d'État, franchement,

49:53
Locuteur

ce

49:53
Bruno Le Maire

n

49:54
Locuteur

'est

49:54
Bruno Le Maire

pas très convaincant. Hervé ? L'aide médicale d'État, bien sûr qu'on peut l'encadrer, bien sûr qu'on peut être plus strict sur cette aide médicale d'État, mais le jour où vous avez un étranger en situation régulière ou irrégulière qui est sur notre territoire et qui a une maladie contagieuse, je préfère qu'il soit soigné plutôt qu'abandonné à

50:10
Locuteur

l'aide.

50:10
Invité

Hervé rapidement. Puisqu'on parle du RN, le président du RN, Jordan Bardella, a été mis en cause par Mediapart, qui lui prête des propos antisémites, qui auraient été tenus il y a 13 ans dans une conversation privée. J'imagine que vous avez lu ces déclarations. Est-ce qu'elles vous choquent ? Est-ce que vous considérez que des conséquences politiques devraient être tirées, par exemple, quant au mandat électif de Jordan Bardella au Parlement européen

50:34
Locuteur

?

50:35
Bruno Le Maire

Elles me choquent, mais elles ne me surprennent pas. Je

50:38
Locuteur

suis surpris.

50:39
Bruno Le Maire

Je le dis d'ailleurs à tous les électeurs du RN,

50:42
Locuteur

que

50:43
Bruno Le Maire

je respecte qu'ils ont été mes électeurs dans l'heure. Puisque à chaque fois, dans ma circonscription, Marine Le Pen faisait des scores absolument formidables, mais j'étais quand même élu parlementaire.

50:51
Locuteur

C

50:51
Bruno Le Maire

'est la preuve qu'un certain nombre d'entre eux ont voté pour moi. Ne tombez pas dans tous les panneaux du RN, ni sur la question des déficits

50:59
Locuteur

publics,

51:00
Bruno Le Maire

ni sur la question de l'antisémitisme et des origines du RN.

51:03
Invité

Mais est

51:03
Locuteur

-ce

51:03
Invité

qu'il faut en tirer des conclusions ?

51:05
Bruno Le Maire

Par exemple, comme disait

51:05
Invité

Hervé. Est-ce qu'il peut continuer à siéger au Parlement européen

51:08
Locuteur

?

51:08
Bruno Le Maire

C'est au RN de faire le ménage chez lui, mais les origines d'un parti, la mémoire d'un parti, c'est quelque chose qui ne change pas comme ça

51:17
Locuteur

en

51:17
Bruno Le Maire

quelques mois,

51:18
Locuteur

ni

51:19
Bruno Le Maire

même en quelques années. Je rappelle que Jordan Bardella, il y a très peu de temps, avait refusé de condamner les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen. Donc je suis surpris

51:28
Locuteur

qu'on

51:29
Bruno Le Maire

soit surpris.

51:31
Locuteur

Un

51:31
Invité

mot ? Oui, très rapidement, c'est une question un peu taquine aussi du tchat de Marie-Lyon qui vous demande est-ce que ça vous embête que la France retienne davantage votre description du renflement brun que votre bilan ministériel ?

51:42
Bruno Le Maire

Je ne crois pas que la France retienne ça. Les réseaux sociaux, oui.

51:46
Locuteur

Mais

51:47
Bruno Le Maire

vous savez, le règne du sarcasme,

51:49
Locuteur

de

51:50
Bruno Le Maire

l'ironie mordante,

51:52
Locuteur

de

51:52
Bruno Le Maire

la dégradation de tout par tous,

51:55
Locuteur

c

51:55
Bruno Le Maire

'est ce qui coule à un grand pays comme la France. Bien. J'invite chacun à lire ce roman qui porte sur Vladimir Horowitz, sur la musique classique, sur Bach, sur la culture européenne. Et bien d'autres

52:03
Présentateur

choses, est-ce que vous connaissez bien les Français ? Oui, probablement, vous avez été élus, mais on va recevoir dans quelques minutes quelqu'un qui va échanger avec vous.

52:10
Locuteur

Il

52:10
Présentateur

s'appelle Raphaël Yorca. Il est co-auteur d'un livre Nous les Français qui fait un tabac en ce moment et qui décrypte les Français. Ça peut servir d'ailleurs aux politiques. Son portrait est signé Katia Gilder.

52:22
Locuteur

Face

52:23
Invité

à vous, Bruno Le Maire, un auteur qui fait le pari de raconter la France comme vous, politique, ne le ferez jamais. Membre de la fondation Jean Jaurès, essayiste, il signe Nous les Français, cartographie surprenante de l'Hexagone. Loin des sentiers battus et des sondages, il scrute les comportements, les modes de vie, les objets du quotidien, ce que nous mangeons, achetons, regardons. Savez-vous par exemple que plus de deux Français sur trois regardent au moins un épisode de série par semaine ? C'est l'effet Netflix. 12 ans après l'arrivée de la plateforme américaine, la série télé est devenue la première pratique culturelle en France.

53:00
Locuteur

Nous

53:00
Invité

ne regardons pas les mêmes séries, mais elles nous offrent une façon commune de voir le monde.

53:05
Locuteur

Notre

53:06
Invité

invité regarde les Français à hauteur de caddie. Il pointe le succès des magasins Action qui permettent de s'offrir de petits plaisirs à petits prix. Une aubaine à l'heure où le pouvoir d'achat connaît une baisse historique.

53:18
Locuteur

En

53:18
Invité

leur permettant de remplir frénétiquement des caddies, Action entretient l'idée selon laquelle tout ne va finalement pas si mal, malgré un pouvoir d'achat entravé.

53:26
Locuteur

Notre

53:27
Invité

invité vous interpelle aussi sur un fléau du quotidien dont l'ampleur est souvent méconnue, les arnaques. Dans nos téléphones, nos boîtes mail, au bout du fil, elles sont partout et personne n'est à l'abri. Au cours des 12 derniers mois, 73% des Français ont été exposés à une arnaque ou une fraude en ligne et les plaintes pour escroquerie explosent, plus 64% en 8 ans. Alors que fait l'État pour protéger des Français de plus en plus inquiets pour leur avenir ? Face à vous ce soir, Raphaël Yorquin.

53:59
Présentateur

Raphaël Yorquin que nous accueillons sur ce plateau. Bonsoir. Je vous laisse aller Bruno Le Maire. Merci d'être avec nous. Merci beaucoup. Asseyez-vous, je vous en prie. Vous avez le temps de vous asseoir et d'échanger pendant quelques minutes avec Bruno Le Maire, notamment sur la question des arnaques.

54:13
Invité

Sujet très important. Sujet très important et on a voulu effectivement avec nos co-auteurs de ce livre, Nous les Français, mettre l'accent sur un certain nombre de sujets qui nous semblaient peut-être absents et des discussions et des mesures et des propositions politiques. Les arnaques, c'est un sujet important parce qu'il me semble que d'une part, elles sont massives

54:35
Locuteur

et

54:35
Invité

en plus, elles se multiplient. En ligne. Alors en ligne, mais pas seulement. Pas seulement. D'ailleurs, il

54:40
Locuteur

y a

54:40
Invité

un certain nombre d'émissions, je pense par exemple à celle de Julien Courbet sur RTL qui tous les matins essayent d'enseigner et d'éduquer les Français à faire en sorte de ne pas trop se faire arnaquer. Non mais, un, elles sont massives et deux, ce qu'on interroge à travers cet exemple, c'est tout de même la façon dont ça crée une sorte de halo de défiance

54:59
Locuteur

vis

54:59
Invité

-à-vis et de la justice et peut-être même si on ose des acteurs politiques parce que, et moi j'ai pu faire un certain nombre d'entretiens avec des personnes qui étaient en fait qui avaient subi des arnaques et ce qui m'a beaucoup marqué c'est le sentiment d'impuissance en réalité. C'est le fait de se dire qu'elles sont en réalité des victimes de second plan

55:16
Locuteur

qu

55:16
Invité

'en réalité la justice alors qui, dans l'imaginaire, dans la perception commune est déjà fortement bouchée, fortement entravée et qui en réalité plus personne ne s'occupe d'elle. Alors voilà, la question que je voulais vous poser monsieur le maire c'est est

55:28
Locuteur

-ce

55:28
Invité

qu'il n'est pas le temps de faire en sorte que ces arnaques qui sont aujourd'hui considérées comme des faits individuels est-ce qu'on ne doit pas les considérer comme un fait social et politique digne d'être pris en compte par les acteurs politiques

55:39
Locuteur

?

55:40
Bruno Le Maire

Si tout à fait et surtout ce que vous dites qui me paraît très important c'est

55:44
Locuteur

ce

55:45
Bruno Le Maire

sentiment qui est aussi une réalité

55:48
Locuteur

que

55:49
Bruno Le Maire

dans le fond voilà mon cas est secondaire.

55:51
Locuteur

Je

55:51
Bruno Le Maire

me

55:51
Locuteur

suis

55:51
Bruno Le Maire

fait avoir tant pis pour ma gueule il n

55:53
Locuteur

'y

55:53
Bruno Le Maire

aura pas de poursuite de justice et il n

55:54
Locuteur

'y

55:54
Bruno Le Maire

aura pas de sanctions.

55:55
Locuteur

Ça

55:56
Bruno Le Maire

crée effectivement un sentiment très profond qui est une réalité qu'il y a les grands délits les grands crimes et qu

56:02
Locuteur

'il y a

56:02
Bruno Le Maire

une France à deux vitesses et une France qui est une France de ville moyenne une France de gens modestes qui sera oubliée.

56:08
Locuteur

C

56:08
Bruno Le Maire

'est d'autant plus préoccupant que ces arnaques j'en ai des exemples vous en avez certainement d'autres autour de vous elles touchent beaucoup les personnes âgées

56:15
Locuteur

des

56:16
Bruno Le Maire

personnes qui ont des petites retraites

56:17
Locuteur

qui

56:18
Bruno Le Maire

sont appelées qui se font avoir par quelqu'un qui leur dit tiens je vais vous offrir un produit financier extraordinairement attractif ou un prêt très intéressant qui morde à l'hameçon et qui après n'ont aucun recours.

56:30
Locuteur

C

56:30
Bruno Le Maire

'est pour ça pardon de revenir à des propos que j'ai eus tout à l'heure quand je parle d'État puissance

56:36
Locuteur

je

56:37
Bruno Le Maire

préfère un État qui ne rembourse pas le ravaudage des chaussettes

56:40
Locuteur

mais

56:41
Bruno Le Maire

qui garantit que dès qu'il y a un délit

56:43
Locuteur

il y a

56:44
Bruno Le Maire

une sanction.

56:45
Locuteur

Mais

56:45
Bruno Le Maire

ça veut dire faire des choix arrêter un certain nombre d'aides un certain nombre de prestations sociales

56:50
Locuteur

un

56:51
Bruno Le Maire

certain nombre de soutien à l'État-providence qu'on n'a pas arrêté de développer depuis des décennies et se concentrer sur la justice

56:57
Locuteur

y

56:58
Bruno Le Maire

compris pour les petits faits que vous mentionnez.

57:00
Présentateur

Raphaël Durka il y a un autre sujet que vous voulez évoquer c'est un mot qu'a beaucoup circulé l'archipélisation il semblerait qu'en France d'après certains Jérôme Fourquet par exemple on vive chacun dans son coin vous vous dites c'est pas aussi évident que ça

57:13
Invité

c'est un peu l'un des éléments qu'on a voulu mettre en avant dans ce livre c'est-à-dire que de pointer le fait que nous vivions tous

57:22
Locuteur

alors

57:22
Invité

tous c'est un bien grand mot mais disons que je trouve que le cadrage général et médiatique et politique s'effectue très largement sur cette thèse effectivement de

57:28
Locuteur

l

57:28
Invité

'archipélisation. Nous ce qu'on a voulu montrer dans ce livre c'est de... Est-ce que vous avez vu aussi ? Montré et vu vu et montré

57:35
Locuteur

j

57:35
Invité

'ai pas compris Vous avez observé d'abord avant de dire Ah

57:37
Locuteur

oui absolument Oui absolument

57:40
Invité

Oui alors simplement ce qu'on a voulu montrer c'est qu'il y avait d'autres façons de regarder la société française

57:48
Locuteur

et

57:48
Invité

qu'il existait peut-être d'autres espaces

57:51
Locuteur

où

57:52
Invité

cette question du lien se réinventait au plus près parfois du territoire parfois sur des choses un peu anodines qui nous semblent anodines mais qui nous semblent quand même intéressantes à souligner je prends un seul exemple la question de l'UCPA

58:07
Locuteur

on

58:07
Invité

a fait une petite enquête auprès de donc c

58:10
Locuteur

'est

58:10
Invité

des

58:10
Locuteur

centres

58:10
Invité

de vacances qui sont connus pour les enfants

58:13
Locuteur

mais également

58:14
Invité

utilisés par les adultes assez massivement

58:16
Locuteur

et

58:17
Invité

ce qu'on a compris c'est que dans ces centres du UCPA c'était probablement l'un des derniers moments et derniers espaces en France où pouvaient cohabiter pendant une semaine un plombier et un banquier d'affaires je l'ai vécu personnellement et je peux vous dire qu

58:29
Locuteur

'il

58:29
Invité

y

58:29
Locuteur

a

58:29
Invité

quelque chose d'assez incroyable là-dedans En tant que banquier d'affaires ou de plombier dans cette vague ? Et donc ? En tant qu'étudiant et donc ce qui m'intéresse dans cette question-là c'est justement de promouvoir des politiques publiques qui fassent en sorte précisément de lutter contre ces forces d'archipélisation et il me semble que la question des colonies de vacances est un très bon exemple

58:48
Locuteur

Je

58:49
Bruno Le Maire

n'aime pas non plus ce terme d'archipélisation mais

58:54
Locuteur

qu

58:55
Bruno Le Maire

'il y ait

58:56
Locuteur

deux

58:56
Bruno Le Maire

ou trois ordres de territoire dans notre pays c'est une évidence

59:01
Locuteur

on

59:01
Bruno Le Maire

a accordé beaucoup d'importance liaison étant mieux à grande vitesse entre Paris et Lyon entre Paris et Bordeaux c'est formidable on fait deux heures Paris-Bordeaux les TGV sont bondés

59:11
Locuteur

mais

59:12
Bruno Le Maire

pour faire Paris-Châteaudun

59:13
Locuteur

on

59:14
Bruno Le Maire

va mettre un peu moins de temps mais quasiment le même pour faire 130 km

59:18
Locuteur

pour

59:19
Bruno Le Maire

faire Paris-Montluçon

59:20
Locuteur

qui

59:21
Bruno Le Maire

est pourtant une ville historique qui est une ville où il

59:24
Locuteur

y a

59:24
Bruno Le Maire

une grande entreprise qui s'appelle Safran vous allez prendre un corail qui ne marchera pas l'été parce qu'il y a la canicule et qu'il y

59:30
Locuteur

a

59:30
Bruno Le Maire

la dilatation des rails et que l'hiver il ne marchera pas parce qu'il y a trop de graines ou qu

59:33
Locuteur

'il y a

59:33
Bruno Le Maire

trop de pluie

59:34
Locuteur

ça

59:35
Bruno Le Maire

c'est l'injustice entre les territoires elle est fondamentale elle est un des grands enjeux de la prochaine mais

59:40
Locuteur

il peut y avoir des

59:40
Présentateur

moments de rassemblement

59:41
Locuteur

de rencontres

59:42
Bruno Le Maire

il y a des moments de rencontres oui il y

59:44
Locuteur

a

59:44
Bruno Le Maire

des vrais moments de rencontres autour de la chanson autour de l'intermarché autour de la randonnée autour du sport oui ces moments de rencontres ils existent entre les Français mais je ne voudrais pas

59:55
Locuteur

qu

59:56
Bruno Le Maire

'ils masquent des réalités physiques financières matériels

1:00:00
Locuteur

qui

1:00:01
Bruno Le Maire

font que vous avez des villes moyennes des villes sous préfectures qui n'ont plus d'hôpitaux qui n'ont plus de médecins qui n'ont pas accès à l'université ou une université qui est lointaine qui n'ont pas de moyens de transport facile et qui pour moi sont aujourd'hui les délaissés de la vie publique et qui doivent revenir au premier Bruno Le Maire

1:00:16
Locuteur

parlait

1:00:17
Invité

des hypermarchés un mot là-dessus

1:00:18
Locuteur

oui

1:00:19
Invité

un mot très rapide effectivement lorsqu'on s'est posé la question de savoir qu'est-ce qu'on devait cartographier dans la société française

1:00:25
Locuteur

il

1:00:26
Invité

y

1:00:26
Locuteur

a

1:00:26
Invité

un certain nombre d'entrées qui était plus évidente que les autres et les hypermarchés en font partie

1:00:31
Locuteur

moi

1:00:31
Invité

je suis frappé de voir que les campagnes politiques l'un des lieux des passages obligés ce sont précisément les marchés

1:00:37
Locuteur

est

1:00:38
Invité

-ce qu'il ne faudrait pas demain pour mener campagne plutôt aller sur les parkings des supermarchés et des hypermarchés

1:00:45
Bruno Le Maire

comme tout français je passe du temps dans un hypermarché ou dans un supermarché surtout quand je vais chez moi aux Pays-Bas c'est un très bon intermarché c'est un peu sur niveau j'en fais la promotion c

1:00:56
Locuteur

'est

1:00:57
Bruno Le Maire

un vrai lieu de rencontre je suis tout à fait d'accord les marchés c'est très sympa c'est très vivant tant mieux les supermarchés sont des lieux de rencontre qu'on échange on voit les gens c'est aussi des jeux et

1:01:07
Présentateur

important pour

1:01:08
Bruno Le Maire

une campagne électorale

1:01:09
Locuteur

je

1:01:10
Bruno Le Maire

pense que ça peut être important pour une campagne électorale après j'ai fait beaucoup de campagnes électorales j'ai souvent tracté aussi à la sortie des supermarchés et des hypermarchés c'est pas là où les gens sont les plus réceptifs entre nous soit dit

1:01:21
Présentateur

en un mot le titre de votre livre c'est Nous les Français Raphaël Durca vous êtes plusieurs co-auteurs ça marche très bien ce livre vous avez fait un tabac là en décrivant ce qu'étaient des Français porter une doudoune c'est voter à droite par exemple pour voter à gauche on a quoi

1:01:33
Locuteur

? beaucoup

1:01:34
Présentateur

d'autres habits on fait

1:01:35
Locuteur

du véli par exemple

1:01:36
Présentateur

merci Raphaël Durca merci Bruno Le Maire d'être venu sur le plateau de l'Indice et Politique qui revient l'année prochaine demain chaque voix compte bonne soirée sur LCP merci