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interviewSud Radio (sur YouTube)· 22 janvier 2026 42 min

Ce que cachent les crises - Le face à face entre Périco Légasse et Patrice Bollon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud radio, la France dans tous ces états. Le face- à face vous êtes bien sur Sud Radio et Péricol Legas reçoit Patrice Bolon. Patrice Bolon est un il est tout il est écrivain, journaliste, esséiste.

C'est un intellectuel au sens noble du terme. C'est un observateur de la vie politique et culturelle française. Vous avez Patrice Bolon, bonjour, merci d'être là.

Vous avez travaillé à Libé au monde, à l'Express à Paris Match, magazine littéraire. auteur de nos bronze ouvrages dans celui-là, la crise, le mot, la chose, l'histoire édité aux éditions du ser et puis voilà, vous avez écrit le masque, la morale du masque est surant l'hérétique et vous collaborez aujourd'hui au magazine Lire où vous penchez sur les les phénomènes littéraires qui animent notre époque qui en a tant besoin. Et là, Patrice Volon, vous allez vous avez voulu vous pencher sur la la crise, mais oui, la crise c'est un mot avec lequel on vit.

Et votre vous trouverage est passionnant parce que je disais tout à l'heure en présentant l'émission que la crise, on peut la manger à toutes les sauces comme les expressions la crise de foi, la crise de ner. Vous ne démantez pas d'ailleurs qu'on peut avoir des crises individuelles, personnelles. Il y a les crises historiques, il y a les crises philosophiques.

D'abord, Patrice Bolon, penchons-nous sur la définition étymologique. C'est un mot grec, clisis, clissos. Quelle est la signification originale du mot crise chez les Grecs ?

Ben le mot crise chez les Grecs en fait c'est la décision, c'est le jugement. Et donc la première occurrence du terme, la première utilisation du terme, ça a été dans le droit grec. Et donc crisis, c'est voulait dire tout simplement le procès mais aussi la sentence.

Et alors ce qu'il faut la chose importante à signaler, c'est qu'en fait la justice grecque fonctionnait très différemment de la justice actuelle. Et donc ça fait que j'ai dû rentrer un peu dans les mécanismes de la justice pour montrer de de quoi il s'agissait en Grèce. Elle était plus juste ou moins juste ?

Je fais une parenthèse judiciaire. La justice grec. C'est difficile à dire ça.

Ce qui se passe c'est que il y avait un droit grec ou non ? Il y avait un droit grec. il y avait un droit mais assez euh comment dirais-je pas très pas canonisé, c'est-à-dire pas très et en fait euh le procès c'était une lutte, il y avait pas d'idée par exemple il y avait pas c'était c'est c'est un c contradictoire ou c'est pas contradictoire et et donc le mot crise alors le mot crise est là justement en fait donc crise c'est un verdict aussi si on pouvait dire c'était ça voulait dire aussi la la sentence et la sentence était prise de façon il y avait pas d'histoire de comment dirais-je de de considération autre que celle du droit.

C'était une décision tranchée. Donc la crise, c'est plutôt une conclusion qu'un prémise hein. C'est plutôt l'aboutissement quelque chose.

C'est très bien. Ça me permet de dire la seconde grande occurrence beaucoup plus importante, c'est la médecine. Médecine.

Et là évidemment euh la chose qui est très intéressante, c'est que le mot crise est venu, ben c'était un mot important de la doctrine Hippocratique. L'hypocrate et ses et et et et et les gens qui se réclamaient de lui. Et la chose très importante à dire, c'est qu'en fait aujourd'hui pour nous, on parle de crise en domaine médical.

Quand il y a un mal qui intervient crise de foi qui n'existe pas, le foie ne fait pas mal, il peut avoir une pathologie. Mais alors pour les pour Hippocrate, le mot crise voulait dire pas du tout la même chose. C'est-à-dire que c'est la réaction du corps à un mal qui qui le qui l'atteint, donc plutôt un signe de santé quelque part.

Et ben voilà. Oui, c'est d'ailleurs j'ai pu parler dans mon livre de travail de la crise pour Hippocrate. La crise est un travail, c'est-à-dire que c'est pas c'est pas un événement, c'est le corps qui réagit à cet événement.

Et ça c'est très intéressant parce que en fait c'est la c'est la signification véritable du mot crise qui aujourd'hui a été complètement galvé au point que c'est devenu un slogan. La crise c'est ce qui intervient après le mal. Et aujourd'hui, on on a complètement changé puisqu'on appelle crise n'importe quel événement disturb qui dis qui disturbe.

Alors Patrice Bollon, je mets tout de suite les pieds dans le plat par rapport actualité. Si je comprends bien ce que nous vivons aujourd'hui avec l'Europe, le Mercur, la crise c'est pas le fait qu'il y ait un Mercosur la crise c'est le fait que l'Europe décide à un moment donné de dire non au Mercossure ou de dire non à Trump. C'est la crise, c'est c'est la réaction, c'est le c'est le sursaut et pas forcément l'effondrement devant la devant l'adversité.

Tout à fait. Mais euh il se passe que on peut pas on peut pas combattre la façon dont les mots sont utilisés. On peut juste essayer de les redresser.

Et effectivement, c'est ce que j'ai voulu faire dans ce livre parce que l'idée de crise est très importante. Elle peut être remplacée par d'autres mais de façon euh autant garder le mot crise qui est un très beau mot en plus. Mais j'ai voulu lui redonner son contenu véritable parce qu'elle en a perdu.

Bien évidemment, c'est-à-dire qu'il y a une sorte d'inflation, l'inflation du mot crise a amené à sa au fait qu'elle n'a plus véritablement de sens précis. Alors vous vous expliquez Patrice Bolon qu'elle a aussi des évolutions ou des dérivées étymologiques. Le mot critique par exemple ou discrimination trouve ses racines dans le concept de crise.

Oui, exactement. C'est-à-dire que même le mot critique en fait était utilisé indifféremment avec celui de crise jusqu'au début du 18e siècle. C'est-à-dire que les deux viennent de la de la racine grecque crisis.

Il y a un livre très important qui est d'un des plus grands historiens du 20e siècle, un allemand qui s'appelait Coséec. Coselec vous son voilà son livre c'était La critique et la crise en allemand. Ça a été ça a été traduit différemment en France.

Mais ça veut dire que les deux mots en fait se viennent du même euh de la même racine et très longtemps ont été interchangeables. Alors euh on parlait de discrimination aussi. Ça veut donc dire qu'il y a la notion de choix aussi dans une crise, la notion de de choix.

On décide, on oriente. Voilà, c'est exactement en ce sens. Je parlais de la crise dans la justice grecque.

Oui, c'est un choix. C'est-à-dire ce choix était fait d'ailleurs uniquement par le jury. C'est-à-dire c'était une une justice démocratique et qui tranchait.

C'est-à-dire qu'en fait il y avait pas d'appel d'ailleurs, il y avait pas de possibilité d'appel. C'était il s'agissait d'un choix effectivement pour trancher une situation. Donc c'est ça les véritables sens du mot crise.

C'est pas l'événement en soi, c'est la façon dont il est traité et dont arrive à se sortir de cet événement. Donc toute bonne crise bien gérée doit aboutir à une sentence si je je comprends bien. Donc la crise ce n'est pas que de la souffrance, ça peut être aussi la façon de gérer, de faire face et de résoudre un problème quelque part.

Oui, tout à fait. En plus, par exemple dans le livre, j'accorde beaucoup d'importance l'idée de crise dans les sciences. Oui.

Et là, c'est très très important, c'est vital puisqueen fait la crise dans les sciences, c'est quand on a des théories acceptées qui ne marchent plus. Donc on essaie de les de les de faire des petits accommodements adoc comme on dit, ça ne marche pas. Et c'est à ce moment-là que intervient la révolution scientifique.

C'est-à-dire que dans les sciences, c'est là où le mot crise a le plus de sens et le sens le plus important, c'est-à-dire les cris la crise dans les sciences amène ce qu'on appelle les révolutions scientifiques, c'est-à-dire celle de Galilée pour puis après celle d'Instein et cetera. Donc c'est vital, c'est-à-dire et la crise dans dans les sciences redonne euh au mot aux crise son sens le plus important qui a un sens philosophique et même métaphysique. Alors Patrice Bolon, qu'est-ce qui a fait que ce mot crise est devenu synonyme de euh tragédie, passez-moi l'expression, bordel, pagaille, panique, angoisse ?

Pourquoi il s'est tragédifié si je puis dire ainsi alors qu'au départ c'est un constat ? Ben oui, mais alors ça se passe sur beaucoup de mots. Par exemple le mot paradigme qui est très important dans les sciences.

Euh donc, par exemple, des révolutions scientifiques, c'est des changements de paradigme. Alors, reditesnous redites-nous ce qui est un paradigme pour nos auditeurs. Un paradigme, ben un paradigme, c'est c'est ce qui euh c'est une conception du monde en fait.

Et c'est même plus qu'une conception du monde. Les grandes révolutions scientifiques par exemple, c'est pas on change pas la vision du monde, on change de monde quasiment. Et alors effectivement euh donc c'est ça le paradigme, c'est la façon de la nouvelle façon de concevoir le monde.

Et là pareil pareillement comme dans le mot crise, il y a eu une inflation d'utilisation. Ben dans le domaine culinaire que vous connaissez partout, on parle de paradigme nouveau paradigme culinaire et quand même c'est c'est se jouer avec les mots parce que le le mot en lui-même a une importance fondamentale et comme celui de crise. Alors pourquoi il y a eu cette inflation ?

C'est la facilité je crois. euh le fait que le mot est quand même attirant, le mot crise et c'est pour ça que je ne réfute pas et j'essaie de le garder pour lui donner un contenu véritable. Il existe dans toutes les langues ou non à peu près en espagnol je sais que c'est crisis en italien aussi.

Est-ce que les angolo-saxons, les les cultures germaniques ont aussi leur crisis quisis et cetera ? Oui. Ben c'est une racine indo-européenne en fait.

D'accord. C'était l'énique mais avant il y a eu un raside en en Europe. C'est c'est ça vient enfin vous savez avec le fait que l'idée des racin européenne n'est pas acceptée par tout le monde mais disons que euh c'est la racine indo-européenne qu'on appelle cré ou cri qui est qu'on retrouve dans discrimination dans crible. bien sûr.

Et alors effectivement après ben c'est le mot grec qui est venu, crisis qui a donné toutes les déclinaison très proche d'ailleurs du terme original puisque crisiste en anglais, criseux en allemand et cetera. Enfin, c'est on Je suis avec Patrice Bolon, auteur de la crise, le mot, la chose, l'histoire aux éditions du CER. Nous nous discertons avec beaucoup de beaucoup de précision sur ce terme qui nous accompagne dans notre vie quotidienne, qui défray l'actualité, dont on estime qu'il aujourd'hui il est une définition du monde.

Et pourtant, Patrice Bolon nous explique que le sens de ce mot très intéressant ne signifie pas forcément que les choses ne vont pas s'arranger. Je suis persuadé auditrice et auditeur de Sud Radio que ce terme crise vous interpelle également, que vous avez des questions à poser, que vous-même vous êtes peut-être en crise et peut-être que le docteur Bolon va savoir si c'est une bonne crise ou une mauvaise crise. Appelez-nous au 0826 300.

Emmanuel Galasso prend votre appel et votre question. Posez-nous la question que vous voulez. Voilà, le mot crise vous inspire quelque chose dans l'histoire, dans votre connaissance et Patrice Bollon se fera une joie voilà et un honneur de vous y répondre.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, la France dans tous ces États. Vous êtes bien sur Sud Radio et Péicoligas reçoit Patrice Bolon, un esprit très éclairé euh qui illumine notre conscience sur les enjeux de la crise avec un ouvrage passionnant.

Crise, le mot, la chose, l'histoire publisée publié aux éditions du C Patrice Bolon. On était en train de voir les différentes facettes, les différentes approches du mot crise. Là, je voudrais qu'on qu'on s'approche à ce qui nous touffe là en ce moment avec l'actualité. comment l'idée investit l'histoire et la politique.

Je je cite cette cette phrase de Robespierre, on va remonter un peu dans le temps, mais on va revenir à une époque plus contemporaine. Il parle de la guerre du lui-même, il est il est très méfiant euh et il dit "Mais la guerre dans la fin de son discours devant le devant la convention, mais la guerre au dehors provoquée, dirigée par le gouvernement dans les circonstances où nous sommes est un mouvement à contesens. C'est une crise qui peut conduire à la mort du corps politique.

Donc il parle que cette guerre euh j'allais dire que la révolution mène contre contre les monarchies extérieures, il l' il la vit comme une crise. Oui. Et il la vit comme une bah c'est le problème c'est ça ça revient à l'interprétation dont je parlais tout à l'heure de la médecine.

C'est-à-dire que la crise est là plusieurs. C'est c'est la réaction du corps. par rapport à un mal et puis qui peut conduire euh soit à la guérison ou soit à la mort en fait.

Et donc effectivement, c'est en ce sens-là que Robesper utilise le terme de crise qu'effectivement la crise peut avoir toujours un dénouement fatal. Mais dans en fait si on regarde bien euh en médecine parce que je parle beaucoup de la médecine parce que c'est vraiment que vous faites dans l'ouvrage, vous faites souvent des collusions justement en disant c'est le phénomène est le même quelque part. Oui, tout à fait.

Ben, je fais un parallèle entre la crise selon Hippocrate et la crise chez Marx. Oui. Par exemple, où on retrouve les mêmes mécanismes.

La même. En fait, c'est un problème de pathologie sans rentrer trop dans des considérations techniques. Il y a des pathologies politiques, des pathologies sociales, des pathologies médicales et elles aboutissent ou pas une crise ?

Oui, c'est ça. C'estàd que la la phrase même de d'Hippocrate, je crois que je la donne, qui c'est-à-dire la crise, c'est un événement qui conduit ou à ou à la guérison ou à une autre à une à une transformation de la maladie en une autre ou euh ou au au ou à la mort, quoi. C'est-à-dire que c'est euh c'est le moment où les choses se décident et où il y a un choix.

En fait, par rapport à à la situation primaire du malade quoi. Patrice Bolon, vous ne franchissez pas le cap, mais est-ce que finalement la crise c'est pas la vie tout simplement ou ou un des symptômes ou une des manifestations de la vie ? Ben, je crois que je le dis à la fin en fait, mais peut-être enfin dans une phrase.

Oui. Pour je vous le fais dire carrément à l'antenne. Bah la crise, oui, c'est la vie.

Pour rassurer ceux qui sont en crise, ça veut dire qu'ils sont en vie. Il y a que les morts qui ont pas de crise, on est d'accord. Exactement.

Et puis la crise, bah c'est c'est l'occasion de surmonter un problème, mais sauf que c'est pas toujours facile. Et la crise n'est pas il faut il peut il y a il y a des crises qui sont pas récupérables. C'est une évidence.

C'est parce que par exemple à un moment, je mets en question l'idée de dialectique, c'est-à-dire de résolution dialectique de tout problème. Or, en fait, il y a des problèmes qui ne se résolvent pas et qui mènent à à la fracture ou à la disparition de l'objet en crise. Alors pour autant Patrice Bol, est-ce que tout accident de l'histoire, est-ce que tout contetemps vous parlez de fracture à l'instant qu'elle soit sociale, économique, est-ce que toute, je veux dire, chaque fois qu'il y a un désordre, voilà et une souffrance et une épreuve, ça doit forcément aboutir ou engendrer une crise ou ça peut ne pas se faire ça peut se résoudre sans passer par la crise ?

Ben euh je crois pas justement, je crois que les crises sont nécessaires. C'était encore une fois l'interprétation d'Hippocrate. Donc il faut pas l'éviter si je comprends bien parce que il faut pas les éviter, il faut les analyser pour trouver justement ben comme je parlais tout à l'heure, j'ai évoqué dans les sciences, trouver une autre façon de regarder le monde et c'est-à-dire basculer dans un nouveau monde.

Ben, on le voit bien aujourd'hui avec la polycrise comme on dit, c'est-à-dire une crise qui a plusieurs dimensions autour de Trump et et du Groenland. C'est-à-dire que en fait ce qu'on ce qu'on voit c'est qu'on entre on entre dans un autre monde. C'est une évidence.

Alors, il y a des gens qui disent qu'on retourne dans le monde d'avant pour une part, mais c'est en plus un monde nouveau. Et donc, je crois que euh c'est une bonne chose puisque et ça nous amène à inventer une nouvelle représentation du monde et même quasiment un nouveau monde et je crois que et c'est c'est en que la crise effectivement c'est la vie. En fait, vous voulez dire que éviter une crise ou faire en sorte qu'il y ait pas de crise ou la repousser ou la contourner, c'est pas forcément une bonne solution.

C'est un stade par lequel il faut passer pour résoudre le problème. Oui, c'est une des possibilités en tout cas c'était par exemple dans dans la médecine hippocratique même la crise était conçue comme positive en définitive. Il y a des phrases même qui la donnent comme et alors un ça veut dire quoi ? que l'organisme fonctionne, qu'il se défend, qu'il réagit donc que la vie est en cours quoi.

Même Hippocrate disait que une maladie qui se résout sans crise puisque ça arrive en fait le problème n'est pas n'a pas été résolu. C'est-à-dire que la crise est quasiment nécessaire et effectivement en ce sens-là et la crise ou là ou là ou là ça veut dire qu'il y a pas de bonne ou vraie guérison sans être passé par le stade de la crise sauf si c'est un bobo qui se résout tout seul mais sinon ça peut dire que c'est le mal reste caché puisqu'il y a pas de crise qui s'est exprimée qui a été engendrée par ce par cette douleur mais c'était la la doctrine d'Hippocrate. Encore le problème quand on parle d'in Hippocrate, je spécifie, c'est qu'Hppocrate c'est un mot qui recouit recouvrait euh une centaine de médecins sur de siècles.

Donc et puis donc il y a il y a pas de doctrine unitaire mais je crois qu'on peut dire que le mot crise chez Hippocrate c'est le moment où le mot a atteint presque le stade de concept. Autrement c'est une notion. C'est-à-dire que c'est quelque chose qui n'a pas de euh qui manque de rigueur.

Et donc de le livre que j'ai fait, c'est pour essayer de retrouver cette rigueur en me en me méfiant aussi de cette rigueur là, hein. C'est-à-dire mais du moins de rendre à nouveau le mot de crise utilisable dans le débat et dans l'analyse des choses. Donc pour Hippocrate, éviter la crise, c'est hypocrite finalement.

Si si je peux faire ce jeu de mot, c'est c'est inefficace. C'est même c'est même on peut dire euh c'est même la pire des solutions. C'est-à-dire qu'en fait alors chez Hippocrate, il y avait aussi d'autres considérations sur lesquelles je m'appuie, je sais pas, voilà qui était pour lui la nature était le la nature était le médecin.

C'est-à-dire qu'en fait, il y avait dans le corps un mécanisme qui faisait que il se la nature guérissait les malades naturellement. Mais ça, il est pas le premier médecin. Je vois le docteur Zalman qui publie beaucoup de livres, dit toujours "Votre meilleur médecin, c'est votre corps." Oui.

Écoutez votre corps, respectez la nature. Et la bonne santé, c'est quoi ? C'est l'harmonie avec la vie naturelle quelque part.

Oui, sauf qu'en fait, je signale aussi que cette thèse est tout à fait un préjugé, c'est-à-dire puisqu'on connaît des maladies qui sont en fait qui naissent de de la nature, c'est-à-dire comme dans voilà, la nature est cruelle aussi et et on le sait. Vous êtes sur Sud Radio. Pericoléas reçoit je reçois Patrice Bolon pour son ouvrage sur la crise, son décryptage, son décodage je dirais même et surtout la manière de l'utiliser, de la vivre, de la comprendre et ça ouvre des perspectives très intéressantes.

L'ouvrage s'appelle crise de mot, la chose d'histoire publiée aux éditions du CER. Vous nous appelez sur Sud Radio parce que bon c'est pas une une antenne qui est en crise mais on aime bien traiter la crise. Nous vivons de la crise quelque part nous autres informateurs, commentateurs, observateurs, mais la crise n'est pas toujours là où on la là où on la croit et il y a peut-être crise quand les gens pensent qu'il y en a pas et il y en a pas forcément non plus là où on dit que qu'il y a une crise.

Vous nous appelez pour poser toutes ces questions qui vous qui vous travaillent si ça vous traverse la tête une idée. Mais n'ayez n'ayez pas peur. Patrice Polon répond à tout et même si vous voulez sortir un peu du concept de crise, vous avez envie de parler de votre existence, de vos doutes, de vos malaises sur notre époque et comment vous dû retrouver espoir dans un monde si difficile ?

Patrice Bolon qui a fait tellement de choses dans sa vie sera tout à fait à même de vous rassurer, de vous apporter la réponse adéquate. Vous nous appelez au 0826 300300. À tout de suite.

Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États. Vous êtes bien sur Sud Radio. Vous y êtes d'autant mieux que je reçois Patrice Bollon, auteur de crise, le mot, la chose, l'histoire aux éditions du CER.

Très important aujourd'hui. Nous vivons en crise en permanence. On se rêvait avec la crise, on se couffait avec la crise Patrice Bolon fait la part des choses, nous rappelle le sens de ce mot, sa signification.

Euh attention à ne pas voir la crise là où elle n'est pas euh et par contre faut bien la repérer quand elle est présente. Patrice Bolon, quand on nous parle du mot crise, la première idée qui nous vient nous dans le monde occidental, c'est la crise de 29. La crise, c'est d'abord un phénomène économique.

Pourtant, pas que, mais vous dites si en économie, il y a des vraies crises. Bah évidemment et la la chose la plus importante à signaler, c'est qu'en fait euh nous avons une conception de l'économie euh dominante, hein, qui est libérale et que dans les théories libérales, celle d'Adame Smith, hein, je précise, le fondateur du libéralisme tel qu'on le connaît aujourd'hui. C'est ça. le celui qui a montré qui a qui a introduit la fameuse loi de l'offre et de la demande qui est pas seulement l'histoire enfin c'est c'est une véritable loi.

C'est-à-dire ça veut dire que quand il y a un déséquilibre entre la l'offre et la demande, il y a un mécanisme qui qui remet qui qui qui fait retour à l'équilibre en modifiant les prix. Je fais une petite parenthèse. Est-ce que monsieur Trump est un bon disciple d'Adans Smith ? libéralisme de l'offre et de la demande tous business.

Ben, il a d'une part Oui. Et d'autre part, c'est aussi euh la politique est aux commande de l'économie pour lui aussi hein, puisqu'on le voit bien avec le fait qu'il veut remplacer le dirigeant de la banque centrale américaine, la fédérale et il remplace les chefs d'état, donc il peut remplacer les directeurs de banque cette Oui, mais ça veut dire que il intervient en fait c'est un interventionniste économique. C'est c'est tout c'est tout à la fois.

C'est pas très libéral l'interventionnisme pourtant hein. Pas du tout. C'est c'est un et donc Trump est à la fois très libéral et très très interventionniste et même la politique est au est aux commandes de l'économie pour lui.

En fait Trump vide la crise, il aime la crise quelquefois il la suscite lui-même si je comprends bien. Il joue avec la crise. Oui.

C'est un crise c'est un crisier. Oui, c'est un crisier. Et puis euh effectivement, c'est le spectacle permanent de la crise effectivement avec Trump.

Alors que le président Macron, la crise qu'est-ce qu'il fait ? Il la il il la bichonne, il la cajolle, il la il l'engre pour pouvoir la gérer ou ou quelque part on a on a l'impression qu'il essaie de l'éviter, qu'il arrive pas à l'éviter, est-ce qu'il la gère bien la crise, le concept de crise ? Bah euh de temps en temps, il a très mal géré comme avec les gilets jaunes, hein, bien dire.

Alors ça c'était une vraie crise, on est d'accord. Ouais, c'était une vraie crise. Un verdict et une sentence.

Oui, oui, tout à fait. Et donc euh bah pour Macron, il se Moi, je trouve quand même qu'il se débrouille bien au niveau international puisque c'est même devenu le quasiment le second personnage politique du monde en ce moment face à Trump. C'est un fait.

Et donc en en réalité, je vous dire, il a que ça à faire mais ça dédoit ça mais ça ne retire rien à son mérite, à son courage. Mais je crois qu'il aime les crises lui aussi. écrit.

Nous avons Catherine qui nous appelle de Lyon. Patrice Bolon. Bonjour Catherine.

Oui, bonjour. Merci de me prendre. Bon, est-ce que vous êtes est-ce que vous êtes en est-ce que vous êtes en crise Catherine ?

Bon oui, alors c'est pas très facile à dire à l'antenne mais voilà, je préfère le le en témoigner. Oui, c'est un crise et ça n'est pas facile. Euh, ça m'est tombé dessus donc je vais Moi, je l'ai pas choisi, je ne suis pas monsieur Trump.

En revanche, là où je rejoins complètement votre invité, c'est voilà, c'est que ça a levé quelque chose d'un vrai dysfonctionnement mais que je ne voyais pas et je pense qu'il fallait que je sois mise devant mise devant quelque chose que je ne pouvais pas supporter de à l'extérieur de moi pour que ça bouge. Je ne vous cache pas que bon, on en est pas sorti. Moi, je comprends de cela que la crise, elle est vraiment douloureuse mais elle portait en elle-même déjà sa guérison parce que moi j'ai déjà pas mal compris de choses.

Et puis si je peux me permettre d'ajouter fait allusion à quelle crise Catherine ? À la crise, c'est une crise familiale que conjugale. Voilà.

Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus en révéler de secret en en gros dans les grandes lignes ? C'est c'est un peu délicat mais c'est vrai que voilà, j'ai j'ai découvert des choses dans mon couple que je ne voyais pas, que je ne peux pas accepter sans me renier moi-même. Donc ça n'est pas possible.

Et donc j'ai mis en place, j'ai pris mes responsabilités, j'ai fait des choses que je pensais devoir faire et j'espère de cela toujours des prises de conscience bien sûr qui permettent de guérir une relation qui en ce moment est malfaine. Voilà, on va dire les choses comme elles sont. Oui.

Ce que je voudrais juste peut-être dire, est-ce que si vous me permettez de Mais je vous en prie Catherine, c'est pour ça que je vous ai demandé de nous appeler. Voilà, c'est en quoi elle est en guérison. Vous parliez de la vie et je vous rejoins totalement.

C'est-à-dire que moi, je fais le constat que la vie m'a apporté cette crise dans le sens où je ne l'ai pas cherché, mais la vie aussi, je vois que des choses peuvent être guéries. Et c'est sur le plan moi, j'allais dire je vis dans une quand même dans la joie malgré tout parce que très intéressant ce que vous nous dites. Très intéressant. et et je vais vous confier que je suis euh sauf que j'ai j'ai une foi j'ai la foi chrétienne et pour moi je vis quelque chose qui est un des message que quelquefois qui n'est pas compris quand avec une certaine vision doloriste des choses, c'est que la croix dans l'Évangile, elle est source de vie, elle est douloureuse, elle est moche, elle est elle est affreuse à regarder, mais en passant et en l'acceptant, elle devient source de vie.

Vous voulez dire Catherine que la providence vous aurait envoyé cette crise que vous vivez comme l'occasion de vous reconstruire ou de ou de surmonter l'épreuve. Alors c'est un peu c'est Vous parliez du corps tout à l'heure en disant que dans le corps, il y a quelque chose. Je crois que dans notre relation, il y avait de fait quelque chose qui n'allait pas, qui ne va toujours pas d'ailleurs.

Et oui, j'aime beaucoup le mot de providence. Oui, je pense que la providence m'offre nous offre la possibilité de guérir ça par un travail évidemment qu'il faut qu'il faut engager et que oui, elle pour moi c'est une espérance. Voilà, on va demander à son avis au professeur Bolon.

Professeur Bolon, est-ce que la crise peut être une envoyée par la providence ? Est-ce qu'elle peut être providentielle ? Oui.

Alors, j'ai un peu de mal avec ces notions de providence, mais en tout cas Non, mais d'accord parce que vous êtes agnostique, hein. Je sais bien. Non, en revanche, je trouve très intéressant le témoignage qui a été fait parce que ça illustre une des dimensions fondamentales des processus de crise qui sont qui révèlent effectivement des problèmes sous-jacents et qui pour des raisons ou d'autres ne sont pas dit.

C'est c'est le sens d'ailleurs du mot crise en psychologie, hein. Et c'est aussi alors j'ai fait un un chapitre sur Freud pour montrer que chez Freud c'est c'est encore plus intéressant parce que pour Freud en fait il y a pas de crise, il utilise pas du tout le terme de crise, il ni la crise, le concept ou ou c'est-à-dire qu'il il utilise par exemple, il aurait pu parler de crise odipienne, c'est pas de ça, il a il a éliminé le mot pour parler de complexe et cetera et cetera et en fait Freud et et utilise très peu le mot de crise sauf dans des emplois répertorié puisqueil était médecin. Donc par exemple, il y a des mots qui ont des significations très précises en médecine qui utilisent le terme de crise mais pour le reste en fait il se méfiait du mot de crise.

Alors, j'ai essayé de comprendre pourquoi et je crois que pour lui, c'est parce que la crise est la crise justement, elle accompagne toute notre vie. La crise, les les la psyché humaine et est sans cesse en crise aussi. Mais là, dans le cas de Catherine, Catherine vit une épreuve personnelle, une épreuve matrimoniale.

Ça a engendré évidemment un désordre et une souffrance. Elle dit que pour autant cette crise lui permet de voir les choses peut-être un peu un peu plus claires. C'est un peu ça Catherine he que vous dites.

Mais oui et monsieur si je puis me permettre c'est vrai que là la différence avec la crise c'est qu'elle accompagne enfin moi ce que je vois c'est la souffrance qu'il n'y avait pas avant et là il y a une souffrance mais cette souffrance en elle-même pour moi n'est pas forcément la mort. Elle est plutôt signe d'une vie à reconstruire nouvelle. Voilà.

Mais donc par rapport à Freud, je me sens à la fois je comprends Freud et je le rejoins certaines fois, mais là non, là il y a vraiment une souffrance qui n'était pas souhaitée et qui n'est pas normale par rapport à tout ce que nous vivions avant. Voilà. L'échange prend d'un certain niveau là, je dois dire sur Sud Radio.

Patrice Bolon, qu'est-ce que vous répondez à à Catherine sur cette approche freudienne de la crise ? Ben, j'entends très bien ce que vous dites madame. Euh, j'avais pas parlé de effectivement de de l'idée de souffrance mais elle est elle est tout à fait intégrée dans même dans la réflexion de Freud.

En fait, c'est pas c'est parce que et je crois que la souffrance ben c'est la révélation effectivement de quelque chose qui n'apparaissait pas et qui était même rayé de la carte. Donc toutes les crises ont cet aspect positif de faire remonter des problèmes qui avaient niés ou qui avaient été rejetés et effectivement à ce sens-là d'ailleurs la crise apporte aussi sa solution du fait qu'elle met sur le tapis qu'elle révèle des choses qui qui allaient mal et qui vont mal et je crois si j'ai bien compris c'est ce que vous nous avez expliqué et et Donc de ce point de vue là, la crise effectivement est un phénomène de vie. C'est un signe de vie en fait.

Patrice Bfler qui n'est faite que de que de joie et de colère donc qui sait ce qui la crise de ner aussi. Crise de ner voilà votre confè je voulais demander Oui Patrice Bolon. Le le mot crise fait intimement partie du lexique des hommes politiques.

Il l'emploie à tout va pour définir toutes sortes de de problématique sociale. La crise politique économique, les gilets jaunes dont vous parliez tout à l'heure. Est-ce que vous pensez que les hommes politiques ont conscience de l'impact du mot sur la population ?

Et est-ce que c'est aussi une forme pour eux ? Alors c'est je c'est c'est peut-être complètement complotiste he ce que je vous raconte mais mais que ce mot va avoir un impact négatif. Vous allez faire peur pour dominer quoi.

Bah il y a ça forcément effectivement et je crois que le problème l'utilisation du mot crise à tout va effectivement est un est un véritable problème puisque le terme n'a plus de sens et il n'a un sens que négatif comme vous venez de dire. C'est pour ça qu'à un moment dans le dans le livre d'ailleurs, je dis que euh quand on parle de Christ, il est très rare que un changement de gouvernement ou ce sont ce soit des véritables crises, ce sont des péripéties normales de la vie politique. Alors effectivement, il y a une dramatisation mais qui est de tous les côtés, hein.

C'est-à-dire que les politiques dramatisent des événements, que dramatisent aussi ceux qui les écoutent. Et et en effet euh je trouve ça complètement déplorable, c'est-à-dire qu'on devrait utiliser le mot de crise qu'à boncient à essent même, c'est-à-dire euh autrement ça enlève l'efficacité du terme. Ouais.

Or le terme, ben on peut, comme je l'ai dit tout à l'heure, on peut en choisir d'autres, mais euh si on regarde bien, c'est un très bon terme qui d'ailleurs a une importance fondamentale dans notre histoire puisque euh il revient sans cesse. Et donc ce que j'ai voulu faire mais proposer he puisque c'est pas moi qui dessine c'est essayer de redonner au mot crise son contenu pour éviter pour et éviter les les dégradations. Par exemple crise de foi.

Bon je pense qu'on pourrait s'en passer. Les médecins vous disent que ça existe pas. Non, ça existe mais que le terme n'est pas euh pas le bon terme, je crois que on devrait garder le mot crise pour des phénomènes vraiment importants qui nous engagent véritablement.

Et alors en dans le domaine politique, il y a des grandes crises. C'est pas c'est pas des changements de gouvernement. Quoi que certains changements du gouvernement peuvent effectivement être de véritables crises.

Et puis il y a aussi le fait que souvent l'emploi du l'emploi comme ça de à Touva du mot crise fait que souvent on ne voit pas les vraies crises qui n'ont pas qui qui n'ont pas ce nom. C'est-à-dire que ça c'est ce que euh moi je suis un grand fan de K et euh pour moi le plus grand un des plus an économiste avec Marx bien sûr, mais euh il a remarqué souvent que il y avait la crise euh souvent il y avait des crises que que l'on ne voyait pas et c'était parfois les plus importantes. On va cit c'était Merci Catherine pour votre appel.

J'espère que vous avez eu en partie réponse à votre question, mais on aura certainement l'occasion de revenir sur le sujet. Nous sommes sur vous êtes sur Sud Radio, nous sommes avec Patrice Bollon, auteur du mot la chose, l'histoire, la crise, une bonne définition. Vous restez avec nous, vous nous appelez pour poser des questions.

Je suis sûr que vous aussi vous avez quelque part rencontré une crise qui vous est tout à fait personnelle et auquel Patrice Bolon pourra peut-être apporter une solution ou une définition. À tout de suite. Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces États.

Vous êtes bien sur Sud Radio et je rappelle que vous pouvez nous appeler au 0826 300300. Emmanuel Galasso attend votre appel pour parler de la crise parce que je reçois Patrice Bolon, auteur de la crise, le mot, la chose, l'histoire aux éditions du CER et nous avons fait un un chemin prodigieux dans la compréhension du phénomène du concept. Patrice Bollon, la crise, elle est partout bien sûr.

Elle peut-être mangé à toutes les sauces. On a vu d'ailleurs, elle est galvodée, elle est trop utilisée, elle est détournée. La science la science est souvent sujette à des crises ou à l'origine des crises ?

Le scientifique ? Oui, enfin, elle est sujette à des crises comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est quand les théories dominantes, les théories acceptées montrent qu'elles ne marchent plus. Et à ce moment-là, il faut changer les bases de ces théories.

C'est-à-dire qu'en fait euh ça amène à des ben c'est c'est les grandes crises en sciences amènent les révolutions scientifiques. Vou dire quoi ? Si la science se trompe, ça va engendrer une crise ou au contraire de ne pas résoudre certains problèmes par la science, on va avoir la crise ?

Non, c'est-à-dire que ce que je veux dire, c'est que l'idée de crise dans les sciences euh c'est qu'on se trouve dans une situation où les théories qu'on a ne marchent plus et euh donc on essaie de les raccommoder mais on n'y arrive toujours pas. Et ce qui se passe, c'est qu'il arrive quelqu'un qui invente un nou une nouvelle conception du monde et fait basculer dans un nouveau monde. C'estàd je on peut prendre par exemple l'exemple de Galilée.

Alors là, on dit la révolution galilée. Vous diriez-vous la crise galiléenne ? Ben la révolution ou copernicienne ou copernicienne ?

Non, la la révolution galiléenne a suivi la crise de la théorie de la mécanique. On rappelle ce que c'est. C'est tout simplement de découvrir que c'est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre, mais que la Terre tourne autour du Soleil dans un système planétaire que l'église réfutée.

Ça ça crée une révolution et vous dites ça engendre une crise parce qu'à un moment donné tous les repères sont foutus en l'air. Mais je pensais plus spécifiquement à ce qu'on appelle la mécanique. C'est-à-dire que la mécanique c'est d'expliquer pourquoi les objets se meuvent.

Alors euh dans avant avant Galilée euh je rappelle que ça tout a commencé avec chez les Grecs, donc avec Aristote, donc révolution aristotélicienne, là aussi c'est un donc vous parlez de crise aristotélicienne. Donc il expliquait que les choses se mouvaient hein par le fait que chaque chose avait sa place référenciée dans le monde. Et donc quand un objet tombait d'un arbre par exemple, ça voulait dire que cet objet retournait à sa place déterminé.

Voilà, c'était ça dans la théorie de la mécanique avant Galler. Alors après, il y a eu la théorie moyen-âgeuse mais je je passe hein. Oui bien sûr.

Oui oui on est reviendrait pour nous parler de ça mais même Einstein dit qu'un objet une fois qu'il est arrêté en fait il continue à bouger. C'est il y a un mouvement qui continue dans la mécanique. Et donc en quoi ça engendre une crise ? ce constat d'un autre ordre des choses, une découverte d'un autre phénomène.

Non, c'est-à-dire que ce qui se passe, c'est que cette théorie aristatolicienne, elle marchait en fait, sauf qu'elle avait des éléments qu'on ne pouvait pas euh qui qui étaient incompréhensible. Et donc le la révolution scientifique, ben c'est changé euh ce paradigme, c'est-à-dire la façon dont on voit le monde et le et lui en proposer un nouveau. C'est ce qu'a fait aussi Einstein puisque avant euh dans la conception du monde, euh l'espace et le temps étaient deux domaines complètement séparés.

Vous voulez dire que ça permet de mieux comprendre est-ce que est-ce que le fait de passer par le stade de crise permet de poser plus clairement les enjeux, les problèmes, les phénomènes ? Ouais, évidemment et c'est surtout que ça permet de forger une nouvelle représentation qui donne un nouvel un nouvel impulsion à la science. Par exemple, il y a une chose extrêmement drôle, c'est que dans chimie, la grande révolution scientifique, c'est le 18e siècle avec la boisier.

Oui. Alors, il faut savoir qu'avant, on expliquait la combustion des choses par l'idée qu'il y avait dans chaque euh objet qui brûlait une sorte de de une sorte de de matière, hein, qu'on appelait euh bah j'ai oublié sur le moment, mais je je rappelle la formule de la voisier hein philosophique. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Oui, mais il l' on expliquait avant la voisine, on expliquait la combustion d'un objet par le fait que chaque objet posséder une sorte de euh de matière invisible, impondérable, c'est-à-dire s'emploie qu'on appelait le flogon. C'est une théorie donc il faut il faut se rendre compte que c'était la théorie dominante jusqu'il y a seulement 3 siècles hein et aujourd'hui ça nous semble invraisemblable et en fait ça a expliqué beaucoup de choses et c'est là que la la science la chimie a eu des problèmes comme ça pendant plus d'un siècle en cherchant et c'est là que la voisier a introduit l'idée de l'oxygène puisque il y a des matières invisibles qui administre Patrice Bolon pour rester on conclut là l'émission mais je voudrais revenir à actualité qui nous touche. Est-ce que l'intelligence artificielle peut-être une crise en elle-même ?

Elle peut engendrer une crise ? Est-ce qu'elle est la la conclusion d'une d'une crise ? Est-ce qu'elle est est-ce qu'elle est un phénomène crisier, criseux ?

Bah pas, je dirais a priori pas forcément. C'est-à-dire que c'est une innovation qui pose beaucoup de problèmes et qui a qui ouvre beaucoup de perspectives, hein. C'est-à-dire que bah si on prend la médecine euh c'est très important les les comment dirais-je l'analyse des la détermination des problèmes d'un d'un d'un homme ou d'une femme enfin à partir de ces la détermination du du verdict en fait et se fait beaucoup et est beaucoup aidé par l'intelligence artificielle puisqu'elle peut utiliser des milliards de cas et donc donner des réponses beaucoup sur le diagnostic.

Donc l'intelligence artificielle à mon avis pas poser des problèmes est pas en elle-même un phénomène qui apporte la crise mais il va en apporter c'est une évidence. Vous dites, en conclusion de votre ouvrage hein, euh à propos de la crise, la seule façon pour nous de nous porter à la hauteur de la mission qui nous incombe accoucher d'un monde qui ne soit pas la poursuite anachronique et dégradée de l'ancien, mais un complet nouvel univers vivant. Ça c'est un sujet de jolie crise aussi, on est d'accord.

Oui, mais je suis fondamentalement opposé à toutes les les pensées. C'était mieux avant, c'est-à-dire je reste ouvert. Je pense que que on n' pas c'est un mauvais calcul de de et mais le problème c'est qu'il faut savoir inventer et savoir le faire et abonnés et c'est très compliqué.

Merci Patrice Bol d'avoir été avec nous pour nous éclairer sur la crise. Je rappelle le nom d'ouvrage crise, le mot, la chose, l'histoire aux éditions du CER. Ça va vous éclairer sur ce phénomène avec lequel on vit tous les jours.

Ma chère Maude, on se dit à lundi prochain. On se dit à lundi prochain. On vous retrouve avec plein de bonnes choses à vous raconter.

Pas toujours pas toujours bonne chose. Il va s'en passer des choses. Repousez-vous bien.

Demain, vous retrouvez André Berkov. Absolument. La France sera toujours dans tous ces états.

Et là alors la crise, je ne sais pas si c'est une crise sentimentale, mais Brigitte La va nous parler aussi des sentiments des sentiments humains.