Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 juin 2025 24 min

Nadia Sollogoub : « Nous sommes confrontés à une désinformation massive de la Russie »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nadia Solokum à revenir sur tous ces sujets. Vous êtes sénatrice centrice de la NIF, présidente du groupe d'amitié France-Ukraine, mais d'abord on va regarder ensemble les unees de la presse régionale. On commence par la une du télégramme Iran.

Faut-il craindre un autre Ternoby ? C'est la question la une du journal Breton. Les frappes israéliennes peuvent-elles faire sauter les stocks d'uranium et provoquer une catastrophe nucléaire en Iran ?

Selon un expert, le risque est faible à moins de toucher à une centrale nucléaire. Deuxème une, celle de la Nouvelle République migrant illégaux, la tourine d'urcilton. Alors que les OQTF sont en augmentation, des opérations de contrôle sont organisées dans les gares d'Indré Loire.

Et puis la dernière rune, celle du M Libassart veut retenir les internes de l'hôpital. Des efforts sont déployés afin d'inciter les médecins en interne àoman à s'installer dans le département, mais beaucoup d'entre eux n'ont pas encore fait leur choix. De quelle avez-vous envie de nous parler ?

Euh les trois. Donc ça va être très compliqué. Euh je sais pas, peut-être sur les les internes et tous les efforts qu'on déploie.

Euh moi je suis élu d'un territoire rural, ce qu'on appelle bien à tort des déserts médicaux puisque voilà c'est c'est tellement réducteur, aucun territoire n'est un désert. Mais euh oui, tous les efforts qu'on déploie pour euh pour euh pour l'attractivité aussi de ces métiers parce que un des gros sujets, c'est le le fait que c'est c'est le l'attractivité. Oui, en effet de ces métiers, le fait, bon, je parle des internes, mais je pourrais parler aussi des des infirmiers euh qui euh qui abandonnent leur une profession choisie bien souvent par passion et qui l'abandonne quelques années après.

Il faut vraiment que les les internes et les professionnels de santé exercent dans de des conditions qui les qui les épanouissent et puis qui leur permettent de se répartir harmonieusement sur tout le terrain. Et et en plus, on se souvient que dans votre département de la Niève, il y avait le maire de Neuver qui avait fait un pont aérien il y a il y a 2 ans maintenant pour faire venir justement des médecins d'autres départements. Alors toujours, par contre moi je crois plus à l'inverse, c'est-à-dire à la formation et que le fait de de créer des ponts entre nos jeunes que nos jeunes puissent accéder aux études en santé et à Neuver, il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant si je puis dire, c'est le campus connecté qui permet à des jeunes hiver de passer le concours de médecine depuis Neuer.

Et on a eu pas cette année mais l'année d'avant 75 % de réussite au concours parce qu'il prépare le concours dans d'excellentes conditions et ça nous permet d'avoir des cortes de jeunes hiver qui partent faire leurs études et voilà ça c'est un pont entre chez nous et les études en santé qui c'est qui est très très intéressant à travailler. Allez on va parler de l'actualité. On l'a vu dans le journal l'actualité c'est toujours le conflit entre l'Iran et Israël.

Est-ce que la France on l'a entendu hier Jean-Noël Barreau dans l'hémicycle appelé toujours à la désescalade ? Est-ce qu'elle est possible à l'heure actuelle cette désescalade ? Alors, écoutez, c'est très compliqué d'avoir une opinion.

Moi, je suis sidérée d'entendre le président des États-Unis qui dit "Je vais prendre ma décision à la dernière seconde." C'est quand même absolument sidérant. Donc, on ne sait absolument pas ce qui est possible, pas possible puisque on a l'impression que tout le travail de diplomatie est balayé d'un revers de main et que tout sera tout ça sera décidé sous l'effet d'une espèce d'intuition, d'impulsion.

Et alors, je trouve ça quand même fort de café chez un président qui s'est fait élire sur une promesse de paix. La France va prendre une initiative. C'est ce qu'a dit hier soir Emmanuel Macron.

Qu'est-ce qu'elle peut faire la France ? Est-ce qu'elle peut peser dans ce conflit ? Bon, alors il est normal que la France essaie de peser.

On n quand même pas une une petite nation. Par contre, alors sur l'initiative en question, j'ai aucun tuyau. La Russie parce qu' il en est aussi question.

C'est pas le moment pour Poutine de jouer les médiateurs entre l'Iran et Israël. C'est ce qu'a dit hier Donald Trump. Est-ce que vous vous pensez que c'est l'intention de Vladimir Poutine ?

Il va vouloir jouer un rôle dans ces négociations ? Non, mais c'est quand même sidérant. C'est c'est ce qui se passe actuellement dans le monde parce que je le disais il y a un instant, euh le président des États-Unis se fait élire sur une promesse de paix et maintenant dit qu'à la dernière seconde, il décidera ou non de déclencher une guerre euh de d'ampleur.

Et puis on a euh quand même un agresseur qui se propose en en médiateur. Donc on est vraiment on marche sur la tête. C'est sur le fond, c'est ce que c'est absolument impossible que Poutine puisse être en même temps agresseur et médiateur ?

Euh moi, je suis sidérée surtout la temporalité, le fait que tout se décide en un éclair alors que tous ces sujets doivent être mur réfléchis, pesés. Enfin, c'est moi je je dois être d'une autre génération. On va parler dans dans quelques instants de la guerre en Ukraine.

Israël qui jusque-là n'a pas pris position dans ce conflit ukrainien. Est-ce que selon vous, Israël peut le faire au vu de ce qui est en train de se passer avec l'Iran ? Euh c'est exactement les questions qu'on a posé hier les dans les nos échanges avec monsieur Stéphane Chou.

Bon, on a on a on a pas de réponse he évidemment, on sait pas c'est ça fait partie oui des choses qui sont envisageables que Israël choisisse son camp. Et on va en parler justement de cette guerre en Ukraine puisque c'était l'actualité hein du Sénat. Hier, on l'a vu la venue du président de la Rad Parlement ukrainien euh que Russlan Stephanchou, il a prononcé un discours dans l'hémicycle.

On va voir euh justement les temps forts de ce discours avec Audre Vetas. [Musique] Bonjour André. Bonjour.

Et Audre, Ruslan Stephan Chou, le président de la rada, le parlement ukrainien, était donc reçu au Sénat pour la deuxième fois depuis le début de l'invasion massive de la Russie en Ukraine. Oui. Et il a profité de la date extrêmement symbolique.

Hier, on était le 18 juin pour lancer son propre appel du 18 juin à la France comme l'avait fait le général de Gaul il y a 85 ans à Londres. Il a appelé les soutiens Kiev à se battre sans demi-mesure. L'idée, c'est de maintenir l'engagement dans un contexte défavorable pour l'Ukraine.

Les yeux du monde sont tournés vers le Moyen-Orient. Les pays du G7 n'ont pas réussi à s'accorder sur une déclaration commune et sur de nouvelles sanctions contre la Russie comme à chaque fois depuis le début de l'invasion massive. Unité rompue par Donald Trump qui pire propose même que la Russie revienne dans un format G8 dont elle a été exclue en 2014.

Mais ce n'est pas tout. la veille de la venue du président de la RADA au Sénat qui avait subi l'une des attaques les plus massives de la Russie depuis 2022 contre l'Ukraine causant la mort de 21 personnes. L'Ukraine traverse aujourd'hui la phase peut-être la plus dramatique de la guerre alors que l'aide et le soutien de la communauté internationale sont essentiels.

Notre histoire et la nôtre nous enseigne que la capitulation n'a jamais été une option. L'agresseur doit être arrêté, arrêté par la force des armes, par le pouvoir de l'unité européenne et euroatlantique. Et justement, en ce qui concerne les besoins de l'Ukraine, Russel Stéphan Schou a accordé une interview exclusive à notre collègue Tam Tranui, il a détaillé ce dont le pays a le plus besoin en urgence.

Écoutez, nous avons besoin non seulement de la défense antiaérienne pour protéger nos citoyens, mais également nous avons besoin des armements pour pouvoir changer la tendance sur le champ de bataille. Ce sont deux priorités pour pouvoir protéger nos sites énergétiques, pour pouvoir avoir du progrès. Nous ne pouvons pas non permettre cette usure de la guerre.

Alors, on va revenir dans l'hémicycle. Gérard Larchitéré le soutien de la France. Le président de la radar a ensuite été ovationné pendant de longues minutes par tous les bancs.

Je vous propose écouter. La sécurité de l'Europe aujourd'hui et non seulement demain est intrinsèquement lié à la victoire de l'Ukraine. Monsieur le président de la RADA, oui, l'Ukraine n'est pas seule.

Elle n'est pas seule parce qu'elle est accompagnée par la France, le Royaume-Uni, les États de l'Union européenne et nous en formons l'espoir encore par les États-Unis d'Amérique. Voilà, vous l'avez entendu, énormément d'applaudissements. président de la RADA qui avait la main sur le cœur qui a remercié la France le Sénat français.

Madame Soloupe, est-ce que selon vous Vladimir Poutine profite déjà peut-être ou va profiter du fait que les yeux sont finalement tournés vers ce qui se passe au Moyen-Orient pour attaquer encore plus l'Ukraine ? Euh oui, alors j'ai du mal à comprendre aussi bien ce que pense monsieur Trump que monsieur Poutine. J'ai c'est des hommes qui sont assez insondables.

Oui, c'est possible. Alors euh il y a le problème de disparaître des écrans mais il y a aussi le sujet de la désinformation parce que on est quand même confronté à une fausse information qui est massive, qui émane de la Russie. Donc c'est c'est une guerre d'un d'un nouveau type hein, auquel on doit faire face.

Le le président du Sénat hier, il a rappelé le soutien de la France. Qu'est-ce qu'elle peut faire de plus la France ? Il a aussi dit, le président de la radar a aussi dit que la France menait finalement une espèce de de coalition en soutien à l'Ukraine.

Qu'est-ce qu'elle peut faire de plus la France ? Alors le président de Stéphane Chou a été très clair sur deux points. Donc il demande à la France d'entraîner l'Europe pour aller plus vite sur le sujet de l'adhésion à l'Union européenne.

Ça c'était une demande forte et récurrente. Et puis euh un deuxième message aussi, il faut que la la France l'entende. Euh quand le président Stepan Chou demande de l'armement, ce n'est pas forcément de nouveau des sommes colossales ou des nouveaux volumes.

Il nous explique que eux avec la guerre, ils ont beaucoup progressé dans leur technologie, dans leur technique. Ils ont appris à faire plus avec moins. Eux, la leur technologie a fait un bon énorme.

Et donc, il faut vraiment que on accorde nos capacités de production avec il faut qu'on leur fournisse exactement ce qu'il nous demande pour être efficace. Il demande des choses qui leur soient utiles et si efficaces. Il nous a donné un petit exemple qui est tout à fait emblématique.

Par exemple, sur le déminage, on en parle depuis le début, on a des terres énormément en Ukraine qui sont minées, ce qui pose un problème aux militaires et aux populations civiles. Et bien les Ukrainiens, tout d'un coup réfléchit qu'en pleine période estivale où il fait très chaud, le métal chauffe et il suffit d'avoir des caméras thermiques pour repérer la chaleur des mines et de les identifier, les localiser très précisément. C'est quelque chose qui coûte pas cher de les aider sur ce sur cet axe là.

Donc je pense que ce qui nous demande c'est qu'on les écoute vraiment et que au lieu de leur euh si leur données, mais ce qui est très vertueux, mais des technologies très cher qui sont les nôtres et qui ont bien progressé, qu'on leur fournisse exacte bon pardon exactement ce qui leur est utile. Ouais. Finalement adapté aux réalités de terrain, à ce dont ils ont besoin.

Oui, eux, ils sont dans un effort de guerre qui leur a appris à être extrêmement agile, ingénieux. C'est eux, c'est David contre Goliath. Donc ils ont pris l'habitude de faire euh au plus efficace et et donc il faut qu'on les écoute sur ce champ-là.

Par exemple, ils ont besoin de beaucoup de drones en grande quantité mais de de faible technologie. Donc il faut qu'on le aide à fabriquer beaucoup de drones et eux ils savent après les utiliser au mieux. Mais mais pas des drones haut de gamme à 10000 € ils disent qu'ils osent même pas s'en servir.

Donc c'est voilà qu'on qu'on soit bien à leur écoute sur ce cette action. Vous parlez de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Le premier ministre ukrainien, il se optimise sur une une adhésion à 2026.

Est-ce que ça vous paraît réaliste ? Alors moi personnellement, je pense qu'on peut absolument pas avancer sur cette question tant qu'on a pas traité dans le fond des choses de la question agricole. Il faut vraiment tout se dire, tout mettre sur la table.

Il faut vraiment engager une réflexion transparente sur la question agricole. Si on veut continuer à avancer avec des idées vertueuses, on n'arrivera pas en fonce dans le mur. C'est voilà, c'est très clair.

Oui. Et pour les pays pour lesquels ça a mis très peu de temps en fait, c'est parce que leurs normes étaient déjà vraiment très calqué sur celle de l'Union européenne. Là, on a tout un pays à reconstruire.

Euh finalement, c'est vrai que 2026, ça paraît quand même très court. Hier, le président du Sénat, il a parlé du rôle du Sénat français pour convaincre les sénateurs américains de poursuivre l'aide à l'Ukraine. Comment ça se passe concrètement ?

Ça c'était un peu étonnant. Alors euh dans le format Vaimar, Pologne, Allemagne, France, Ukraine, ils ont un courrier, il y a une réunion et puis un courrier a été adressé en effet au sénateur américain et 80 d'entre eux ont répondu favorablement euh pour continuer le le soutien à l'Ukraine et la la diplomatie parlementaire est quelque chose de très fort. J'en fais tous les jours l'expérience avec mon groupe d'amitié.

Donc c'est qu'on passe par d'autres canaux finalement pour Oui, finalement les parlementaires font la loi. Donc c'est c'est et puis c'est le nôtre de canaux hein. On est tous sur un pied d'égalité.

Stéphane Chou, le président l'archer et les autres parlementaires. Voilà, travaillons entre nous aussi, utilisons ce levier là. Le G7 en revanche c'est un peu divisé sur la question de l'Ukraine.

Alors, ils ont certes apporté leur soutien à l'Ukraine, mais sans durcir le ton face à la Russie. Pourquoi ? Parce que les États-Unis l'ont refusé.

Ils voulaient préserver leur capacité à négocier. Est-ce qu'ils ont eu raison ? Écoutez, moi j'ai j'ai du mal à à c'est à comprendre et à juger ce qui se passe au G7.

Après, ce qui est vraiment très compliqué dans c c ces conflits qui éclatent partout et ses points chauds dans le monde, je pense c'est comme quand on envoie des cailloux dans l'eau, c'est-à-dire que on envoie un caillou, donc il y a des lignes concentriques qui s'éloignent en disant "L'amie de mon ami est mon ami." Mais alors le problème c'est que quand les points d'impact sont divers, après finalement les lignes de force se brouillent et c'est beaucoup moins clair parce que l'ami de mon ami et mon ami sans être mon ami tout en étant mon ennemi. Et j'aimerais pas être diplomate en ce moment parce que c'est extrêmement complexe.

Mais est-ce que Donald Trump il fait peser beaucoup d'incertitude sur l'Ukraine ? Est-ce que l'Ukraine peut craindre un lâchage des États-Unis ? Mais de toute manière Donald Trump fait peser une incertitude majeure sur le monde entier actuellement.

Donc oui oui, on craint tout. Et alors par contre l'Ukraine continue à espérer dans dans le soutien des États-Unis et moi aussi je veux y continuer à y croire parce que en dans sur plein d'aspects mais en particulier le renseignement. On peut pas on peut pas euh on peut pas faire l'impasse sur les États-Unis, c'est pas possible.

On peut pas imaginer ça. Est-ce que l'Union européenne, elle est suffisamment unie sur cette question ? Bah déjà en Europe, on a la Hongrie.

Euh c'est c'est compliqué. Je pense que ça c'est à mettre au crédit du président Macron. il a quand même tenté de fabriquer, de souder une Europe qui qui existe déjà, qui prenne sa place euh face au bloc des États-Unis, face aux Russes.

C'est pour ça je pense que le président Stéphane Chou vient nous voir et c'est pour ça qu'on a de nombreuses visites de parlementaires. On avait le premier ministre aussi ukrainien qui est venu il y a quelques jours et voilà c'est la je pense que c'est la marque que maintenant la France existe et enfin surtout l'Europe s'est soudé et et en particulier derrière la France. Oui.

Et même la Pologne qui a maintenant un président conservateur et et sur et sur lequel on aurait pu imaginer qu'il voulait réduire son soutien à l'Ukraine et ben même lui il a dit qu'il n'était pas du tout pour réduire le soutien à l'Ukraine. Donc on voit qu' la France, la Pologne, l'Allemagne, il a encore voilà des pays moteurs même si effectivement la Hongrie ou la Slovaquie sont des partenaires plus compliqués à à englober. et j'étais il y a quelques jours en Moldavie et je peux vous dire que c'est pareil euh il y a un désir d'Europe, ça fait partie des des pays qui sont tournés vers l'Europe mais comme s'ils étaient tournés vers la la terre promise.

Enfin, c'est vraiment euh existentiel pour euh le un dernier mot, on l'a entendu hein tout à l'heure dans le journal, Vladimir Poutine, il affirme que le réarmement de l'OTAN n'est pas une menace pour la Russie. Vladimir Zelinski, il prévoit de se rendre au sommet de l'OTAN. Ce sera la semaine prochaine à la Est-ce qu'il faut augmenter les dépenses de défense selon vous ?

Est-ce qu'on en a les moyens et est-ce que ça peut être une menace pour la Russie contrairement à ce que dit Poutine ? Oui. Alors ça c'est vrai que c'est une enfin je Poutine évidemment on est toujours dans la garde de désinformation hein et nous tout l'enjeu est là.

Est-ce qu'on est capable nous d'affaiblir vraiment ce pays ? On en parlait avec des Ukrainiens qui nous disent que si les sanctions sont réelles et efficaces et ce sont pas des sanctions de papier qui sont contourné par ailleurs, forcément ce pays va être affaibli et va s'écrouler un jour. C'est voilà, il faut tenir et il faut surtout ce que disait Roselan Stéphan Chou aussi hier, il nous faut des vraies sanctions.

Il nous demande pas des nouvelles sanctions, des nouvelles mesures ou des nouvelles choses. Il nous demande de l'efficacité que ce soit dans l'aide militaire, dans l'aide technique, mais aussi dans l'aide politique, que voilà ce soit des des vraies sanctions et forcément que la Russie est affaiblie et de dire même pas mal c'est c'est de la désinformation. Merci Audrey.

À tout à l'heure. On va se demander pourquoi l'Union européenne est hors jeu dans le conflit au Moyen-Orient et ce sera dans une demi-heure. L'autre actualité du Sénat hier, c'était ce vote à l'unanimité.

C'était hier soir pour modifier la définition pénale du vol du viol pardon quelques mois après le le procès de Mazan. Est-ce que ce vote à l'unanimité du Sénat, c'est un pas décisif vers une culture de consentement comme l'a dit la ministre ? Oui, sans aucun doute.

Et moi ben évidemment je m'en réjouis. Bon, c'est bien triste que des affaires emblématiques, douloureuses, épouvantables doivent traverser nos sociétés pour qu'on avance sur ces questions. Mais je dirais que la question, elle est mondiale et ça nous ramène au sujet précédent, c'est que le jusqu'à présent le viol est une arme de guerre et que si à l'intérieur de nos sociétés on fait le travail, et bien tant mieux.

Mais euh le chantier est beaucoup plus vaste parce que on sait que euh le viol est utilisé, y compris sur des hommes. C'est tout à fait tabou, mais euh c'est une arme de guerre et il faut le il faut le reconnaître. Autre actualité euh nationale, ce sont les retraites.

Les partenaires sociaux se mettront-ils d'accord sur les retraites ? Le conclave joue les prolongations. Il y aura une ultime réunion lundi prochain.

Et hier, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Caner, a demandé à ce que le parlement soit associé sur ce sujet. Il faut que le parlement soit saisi des évolutions liées à cette négociation. Si la négociation est totalement annilée par une absence totale d'accord, ça posera un problème politique.

Et là, nous avons toujours dit que la censure était potentiellement déclenchable. Il va aboutir pour vous ce conclave ? Écoutez, enfin moi je je suis pas convaincu par cette histoire de conclave.

L'idée était vertueuse de dire bon puisque ce qu'on a voté ne convient pas, proposer autre chose. Donc ça c'est quand même une bonne idée d'associer le parlement. C'est une bonne idée.

Après d'être politique aussi je pense que c'est c'est d'être inscrit dans un principe de réalité. J'ai toujours considéré dans mon mandat que de mentir aux gens, ça faisait pas partie de mes missions. Et l'agauchem en disant qu'on peut revenir sur les 64 ans.

Ben pour moi oui. Enfin, moi j'aimerais bien j'aimerais beaucoup promettre aux gens queon retraite à 55 ans, queon va pouvoir travailler à mi-temps, qu'on va avoir tous les moyens d'aller en vacances 3 mois par an, euh que il y aura des crèches partout et que du coup, on pourra avoir quatre ou cinq enfants. Voilà que enfin bon voilà mais tout le monde entend dans le même temps ce qu'est le budget de la France et et nous on va se trouver dans une situation épouvantable à l'automne à voter un budget dans le sang et les larmes et on se rend compte qu'on va faire du mal à beaucoup de gens et qu'on va cabosser leur vie et on va pas en parallèle leur dire mais non mais c'était une fantaisie cette retraite à 64 ans.

Ça a pas été facile à voter hein. Ça a pas été facile à voter parce que on se rend compte ce que c'est la la pénibilité. Enfin, on est tous euh on n'est pas que des parlementaires, on est dans la vraie vie, hein.

Donc voilà, c'est moi je je suis déçu qu'on puisse agiter les gens comme ça. Bon, il y a un travail à amener plus sérieusement sur la pénibilité, ça c'est certain. Et le chantier a pas été mené suffisamment.

Allez, on va terminer en allant dans votre département de la Nièvre. On va à Neuver, on retrouve Philippe Dépalle. Bonjour Philippe, merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial départemental du groupe Centrefance et rédacteur en chef du journal du centre, le journal de la Nièvre à lire. dans votre journal un dossier sur le projet de ringis rural.

Oui, bonjour. Effectivement aujourd'hui, on on a mis en avant ce rangis fru qui est soutenu par le département, l'agglomération de Ne et puis les deux pays de la Nièvre. Le nom parle mais la comparaison aussi s'arrête là.

Il n'est pas question de rivaliser avec l'incroyable formulière qui agit de cette ville de du Val de Marne. Dis donc le ringverné serait en fait une centrale d'achat qui regrouperait des produits locaux et qui seraiit destiné à alimenter la restauration collective des cantines scolaires et pas de restaurant administratif. Et madame Sou, justement, que pensez-vous de de ce projet qui devrait être mis en place à la rentrée scolaire de septembre 2026 ?

Alors, écoutez, sur le principe, moi c'est un projet qui me plaît bien évidemment parce que tout ce qui peut mettre en avant les produits nivernet, nos bons produits, les circuits courts, faire travailler nos producteurs, ça me semble extrêmement vertueux. Mais j'ai l'impression que j'entends parler de choses comme ça qu'on tâonne pour arriver à quelque chose de ce type depuis des années. J'ai j'ai l'impression que depuis je suis élu, j'en j'en j'entends qu'on cherche un système qui soit vraiment opérant.

Donc euh évidemment j'espère que ça va très bien fonctionner et c'est demandé d'ailleurs, c'est la loi égalime qu'on est dans les cantines scolaires des produits en circuit court bio ou en tout cas qui ont poussé dans des conditions vertueuses et cetera. Après, j'ai peur mais bon euh je veux pas porter malchance à ce système. C'er a un principe de réalité parce que les petits producteurs souvent sont pas des gens qui sont euh acculturés à cette forme de logistique, à cette forme de de vente et cetera.

Et puis quand on est sur des petites unités de production, j'avais toujours entendu dire que par exemple pour le maréchage, bon quand il y a un phénomène climatique majeur, ça gèle. Voilà, il y a plus de salade d'un coup ou alors il y a une petite production de carottes. C'est c'est plus compliqué à gérer et c'est plus aléatoire.

Mais on va y croire, on va essayer. Mais j'ai j'ai toujours entendu dire que la limite était là, qu'il y avait eu plusieurs des tentatives déjà et écoutez, espérons que ce sera la que ce sera la bonne. Philippe, une autre question ?

Non, mais c'est vrai effectivement le principal frein au développement de de des circuits cours dans la restauration collective, c'est la logistique. Et donc là euh les cuisines centrales ne peuvent pas se rapprocher de chaque producteur local. Et donc l'idée est de créer cette plateforme unique avec un ou des entrepôts dans le département et une facturation simplifiée, ce qui permettrait au gestionnaires de s'approvisionner plus facilement.

Et justement sur le selon vous, est-ce que ça peut être un plus aussi pour nos agriculteurs nivernés ? Oui oui bien sûr. Si si tout le monde joue le jeu, si nos agriculteurs nivernis arrivent à avoir cette culture là, certains l'ont déjà.

D'ailleurs, c'est porté, j'imagine, et c'est construit évidemment un un système comme ça. Après euh je pense qu'il y en a qui resteront toujours en dehors du du système parce que les volumes, la culture, la la logistique fait pas forcément partie de de leur culture. Après, ils peuvent évoluer, hein, ils peuvent y aller.

Maintenant, on a un tas de choses qui qui ont changé. Donc, écoutez, j'espère que ce sera gagnant gagnant et que on s'en félicitera tous. Mais c'est vrai que moi ça me désole de voir dans nos cantines des produits qui sont achetés.

à l'autre bout de la France voir à l'autre bout du monde. Donc évidemment, ce sera ce sera un plus. Bon, espérons que tout ça sera un très bel outil et à la fois pour nos nos consommateurs et nos producteurs.

Merci beaucoup. Merci Philippe Dépal d'avoir été avec nous. Ça va être chaud.

C'est la une du journal du centre, le 4e 47e tour Niverné Morvent qui débute aujourd'hui. Merci beaucoup Philippe Dépal d'avoir été avec nous et merci Nadia Soloupe d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club. On va revenir sur le conflit entre Israël et l'Iran.

On en parle tout de suite avec notre invité Gill Kppel nous rejoint. [Musique]