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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 17 janvier 2020 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Candidature de Marine Le Pen, réforme des retraites, circulaire sur les municipales... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Vous serez allié ou concurrent dans deux ans ?

  • 2:31OuverteÉludée

    Pourquoi Marine Le Pen annonce-t-elle de façon précipitée sa candidature ?

  • 2:45FerméeÉludée

    Sa mise en examen disqualifie-t-elle pour l'élection présidentielle ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Vous préférez un candidat de gauche plutôt qu'Emmanuel Macron ?

  • 3:31FerméeRéponse directe

    Vous étiez allié à Marine Le Pen ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Vous préférez un candidat de gauche plutôt qu'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Mon projet est d'aller vers un projet d'unité nationale autour d'un grand dessin français, d'un grand projet fédérateur qui puisse réunir les français d'où qu'ils viennent. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « d'un projet de grande alternance pour remettre le pays sur pied. »
  • 1:22InvitéFait
    « une casse sociale et économique incroyable. »
  • 1:48InvitéFait
    « Je doute, à ce moment-là, d'une victoire et je crains qu'Emmanuel Macron soit réélu. »
  • 1:56InvitéFait
    « Le premier satisfait de cette déclaration, c'est sans doute Emmanuel Macron. »
  • 5:43InvitéFait
    « cette réforme des retraites est catastrophique pour les Français. »
  • 6:43InvitéChiffre
    « 5% des retraités. »
  • 7:03InvitéFait
    « On va la calculer sur l'accumulation des points sur 43 ans. »
  • 7:10InvitéFait
    « La valeur du point pourra être modifiée par ordonnance. »
  • 8:22InvitéChiffre
    « on va perdre 4,5 milliards de recettes en donnant un privilège aux 300 000 plus hauts salaires qui vont pouvoir se ruer sur BlackRock et les fonds de pension. »
  • 13:57InvitéFait
    « le point commun de toutes les décisions d'Emmanuel Macron depuis deux ans et demi, c'est favoriser le monde de la finance, des banques et des assurances. »
  • 14:13InvitéChiffre
    « Le livret A qui baisse, qui va favoriser pour 400 millions d'euros les banques françaises. »
  • 14:30InvitéFait
    « privatisation d'aéroports de Paris. »
  • 14:36InvitéFait
    « ouverture des fonds de pension, suppression du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires de France »
  • 14:40InvitéFait
    « ouverture du plan d'épargne retraite avec BlackRock qui est à l'Elysée »
  • 15:01InvitéChiffre
    « le gouvernement se prive de 4,5 milliards de recettes du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires qui ne cotiseront plus »
  • 23:42InvitéFait
    « Il sert des intérêts étrangers. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur13 %
  • Locuteur non identifié8 %
  • Locuteur non identifié 28 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel. Hier Marine Le Pen a profité de ses voeux à la presse pour annoncer ou plutôt confirmer qu'elle serait bien candidate à l'élection présidentielle de 2022.

0:16
Nicolas Dupont-Aignan

Ma décision a été réfléchie mais elle est prise. Mon projet est d'aller vers un projet d'unité nationale autour d'un grand dessin français, d'un grand projet fédérateur qui puisse réunir les français d'où qu'ils viennent, d'un projet de grande alternance pour remettre le pays sur pied. Les raisons profondes de cette décision d'être candidate, vous l'avez compris, ne font planer aucun doute sur ma volonté de victoire.

0:45
Présentateur

Vous serez allié ou concurrent dans deux ans ?

0:48
Invité

Écoutez, d'abord, on est à la moitié du quinquennat. Donc permettez d'avoir le temps de la réflexion. Vous voulez dire qu'elle se lance un peu trop tôt ? Je ne veux pas commenter. Deuxième point, moi je n'ai qu'un objectif. C'est qu'en 2022, enfin la France soit libérée d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire, j'entends une petite musique, souvent dans l'opinion, et chez les responsables politiques ou même chez des concitoyens disant « Ah, 2022, il sera réélu, on ne peut rien faire », alors qu'on assiste et on va en parler parce que c'est le plus important, une casse sociale et économique incroyable. Moi, je n'ai qu'un objectif, un seul. Il faut battre Emmanuel Macron en 2022.

Ça veut dire que vous pourriez ne pas être candidat, par exemple, dans deux ans, si quelqu'un est mieux placé ? Écoutez-moi. Et pour cela, je ne crois pas que la répétition ou la méthode Coué, c'est-à-dire un nouveau duel Macron-Le Pen, soit positif pour le pays. Je ne crois pas. Car je doute, à ce moment-là, d'une victoire et je crains qu'Emmanuel Macron soit réélu. D'ailleurs, le premier satisfait de cette déclaration, c'est sans doute Emmanuel Macron. Donc, lundi, je présente mes voeux à la presse. Et lundi, je présenterai un dispositif qui, pour moi, est la seule solution pour qu'on gagne en 2022. Ça veut dire que vous serez candidat, vous aussi ? Non, vous verrez. Non, ce n'est pas ça.

Vous verrez lundi. Je vous invite, vous viendrez. Moi, je ne travaille pas dans l'urgence et dans la réactivité, mais ça fait plusieurs mois que je réfléchis à un dispositif. Le fait que Marine Le Pen annonce de manière précipitée sa candidature me conduira à accélérer.

2:31
Locuteur non identifié

Et pourquoi, d'après vous, Nicolas Dupont-Aignan, elle annonce-t-elle de façon précipitée, deux ans et trois mois avant l'échéance ? Vous avez parlé de méthode Coué. Vous lui poserez la question.

2:39
Invité

Je ne suis pas d'art pour polémiquer. Je n'en sais rien. Vous avez parlé de méthode Coué. Vous lui poserez la question et je répondrai sur ces questions lundi.

2:45
Présentateur

Est-ce que sa mise en examen dans l'affaire d'étournement de fonds publics des assistants du Rassemblement National, je vais l'arriver, la disqualifie pour l'élection présidentielle ? Ou est-ce qu'on peut partir aujourd'hui en France dans une élection aussi importante ? Ça concerne ce que je dis Marine Le Pen, mais d'autres candidats. Éventuellement, avec une mise en examen.

3:02
Invité

Moi, je n'ai qu'un objectif. C'est que Macron soit battu et il ne sera battu que si on a une capacité de rassemblement et de bâtir un beau projet alternatif. Voilà. J'ai été l'un des seuls à avoir le courage, au second tour de 2017, de faire barrage à Macron en prenant mes responsabilités. Je vois d'ailleurs beaucoup de personnalités politiques aujourd'hui qui soutenaient Macron, qui aujourd'hui disent que c'est épouvantable. Moi, au moins, j'ai été cohérent. Vous le regrettez ? Pourquoi je le regrette ? Au contraire, les faits m'ont donné raison. Vous le referiez ? Donc soutenir Marine Le Pen au deuxième tour, vous le referiez ?

Attendez, les Français reconnaissent souvent dans la rue, on m'arrête là-dessus, reconnaissent que j'ai eu raison de dire que cet homme était dangereux pour le pays. Pour autant... Donc vous étiez allié à Marine Le Pen ? Non, mais il faut le rappeler, vous aviez soutenu Marine Le Pen. Oui, parce qu'au second tour, j'ai été... Qui vous l'avez promis, d'ailleurs, Max Signon, si vous étiez élu. Sous la cinquième république, au premier tour, on choisit, au second tour, on élimine. Et j'ai toujours dit que je restais profondément indépendant. Moi, mon seul souci aujourd'hui, c'est qu'on ne fasse pas réélire Emmanuel Macron. Voilà.

4:06
Présentateur

N'importe qui, mais pas Emmanuel Macron. Vous préférez un candidat de gauche plutôt qu'Emmanuel Macron ? Je vous répondrai en temps utile. On est à deux ans et trois mois. N'importe qui, mais pas Emmanuel Macron.

4:13
Invité

Emmanuel Macron abîme le pays, comme je le pressentais, en 2017, ce qui m'avait conduit à ce choix difficile. Emmanuel Macron laissera le pays dans un triste état en 2022. Il est impensable qu'à cause de petits jeux politiciens, d'égo, d'impréparation, on puisse faire réélire Emmanuel Macron. Ce n'est pas possible. Mais Emmanuel Macron ne sera battu que si on est capable d'avoir un projet constructif. Il ne s'agit pas d'être anti. Il s'agit de bâtir un projet correct qui arrive à convaincre les Français. Et on a le temps. Pourquoi ? On a deux ans et trois mois. De grâce. Laissons un peu de temps au temps. Mais je suis convaincu que les Français attendent de nous.

D'ailleurs, il y a eu un sondage. 72% des Français, 72%, les trois quarts des Français, ne veulent pas revoir ce duel. Parce qu'ils savent très bien que s'il y a à nouveau ce duel, il y a le danger qu'Emmanuel Macron soit réélu. Donc, permettez, en tout cas à deux bouts la France, nous ferons des propositions aux Français le moment venu, dès lundi.

5:17
Locuteur non identifié

Et pourquoi dites-vous qu'Emmanuel Macron doit se réjouir de cette annonce de Marine Le Pen ? On reviendra là-dessus. On ne va pas passer la journée.

5:22
Présentateur

Vous avez dit que le premier qui doit s'en réjouir ?

5:23
Invité

Vous en saurez plus lundi.

5:25
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, le conflit à la SNCF, 57% des Français interrogés par l'Institut Odoxa pour France Info souhaitent désormais l'arrêt de la grève. Est-ce que vous en faites partie de cette majorité qui se décide ?

5:35
Invité

Vous savez, il y a un énorme gâchis. Nos concitoyens, notamment en Ile-de-France, ou élus d'Ile-de-France, vivent un enfer depuis des semaines. Pour autant, cette réforme des retraites est catastrophique pour les Français. Je la combats. Je crois qu'il faut la combattre maintenant politiquement. Il faut la combattre politiquement. Et enfin, d'ailleurs, nos concitoyens ont compris ce qui se cachait derrière cette réforme. C'est-à-dire que malgré les désagréments de la grève, malgré le ras-le-bol de nos concitoyens, ils soutiennent massivement, malgré tout, le mouvement social. Et ce n'est pas ce sondage qui est spécifique sur la SNCF.

6:12
Présentateur

Pour vous, désormais, il doit être porté à l'Assemblée nationale. Si par exemple, comme ça va peut-être être le cas, les insoumis déposent une motion de censure contre le gouvernement à cette occasion, vous pourriez la signer avec eux ? Bien sûr. Tout dépend du contenu.

6:23
Invité

Moi, je n'ai jamais compris. Je n'ai jamais compris comment un gouvernement qui voulait réformer les régimes spéciaux, et sur ce point, il a raison, je l'ai toujours demandé. Vous êtes pour la suppression des régimes spéciaux à la RATF et à la SNCF notamment. Je suis pour la suppression d'un coup, mais la transformation progressive, en prenant en compte l'impénibilité des cheminots. C'est ce qu'il y a dans la réforme aujourd'hui. Attendez. 5% des retraités. 5% des retraités.

Donc, si le gouvernement était sincère dans sa volonté réformatrice, il aurait traité les régimes spéciaux, 5% des retraités, et il n'aurait pas mis dans la seringue cette monstrueuse réforme à points qui va faire baisser vos futures retraites, vous les jeunes, de manière considérable, parce qu'on ne va pas calculer la future retraite des futurs retraités sur la base des 25 meilleures années dans le privé ou des 6 derniers mois dans le public. On va la calculer sur l'accumulation des points sur 43 ans. Et la valeur du point pourra être modifiée par ordonnance. C'est considérable. Comme en Suède.

Ça veut dire que les Français ont compris, je les alerte, cette réforme va faire baisser le niveau de vie des retraités futurs de manière considérable, comme ça a été le cas en Suède. Et je me battrai jusqu'au bout, et notamment en 2022, pour annuler cette réforme. Vous dites qu'en Suède, le pouvoir d'achat des retraités a baissé ? Oui, c'est le pays, grâce à cause du point, qui a été dévalué à trois reprises, la pension baisse.

7:45
Présentateur

Ces trois années-là, le gouvernement suédois a haussé les salaires dans le pays. C'était notamment l'année du krach en 2018. Attendez, regardez tous les reportages sur la Suède.

7:53
Invité

J'ai bien étudié la Suède. La paupérisation des retraités, il y a même des manifestations de retraités. Moi, je ne veux pas dans mon pays que les retraités soient dans la misère. Et le système à points va les conduire à la misère. Je combattrai de toutes mes forces ce système à points. J'ajoute dernier point, qui ne récompense pas le travail, parce que ceux qui ont bien géré leur régime, c'est ça le paradoxe, c'est incroyable. Les avocats et d'autres qui ont eu quelques propositions, mais d'une manière générale, tous ceux qui ont économisé de l'argent, les régimes bien gérés, ils vont être spoliés.

Et enfin, on va perdre 4,5 milliards de recettes en donnant un privilège aux 300 000 plus hauts salaires qui vont pouvoir se ruer sur BlackRock et les fonds de pension.

8:30
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, on reprend cette discussion. Si, si, on s'interrompt une minute. Mais ça, c'est normal. Pour le temps des titres de l'actualité, il est 8h41 sur France Info. Edouard Marguier.

8:40
Locuteur non identifié

Près d'un milliard d'euros de pertes. La direction de la SNCF recalcule son manque à gagner en raison de la grève contre la réforme des retraites. Elle envisage déjà un plan d'économie pour remettre ses finances à flot, mais pas question de supprimer des emplois sur le terrain, indique le PDG du groupe Jean-Pierre Farandou. Le Parti des Républicains et le Rassemblement National au coude à coude à Marseille, selon notre sondage Ipsos Soprasteria pour France Info, France Bleu et la Provence. La candidate LR Martine Vassal arrive en tête du premier tour, 23% juste devant le candidat du RN Stéphane Ravier, 22%.

Au procès Prénat, l'expert psychiatre explique que l'ancien prêtre est un pervers sexuel qui n'accède pas à la souffrance de l'autre. Bernard Prénat, jugé à Lyon, accusé d'avoir abusé sexuellement de jeunes scouts pendant une vingtaine d'années. Le Bocuse d'or exprime sa tristesse ce matin. La société qui organise ce concours gastronomique international réagit à la perte de la troisième étoile par le restaurant de Paul Bocuse. Le guide Michelin a pris cette décision inédite depuis 1965 pour l'auberge du pont de Colonge, près de Lyon. France Info, et tout est plus clair.

9:43
Présentateur

Avec le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, vous venez de nous décrire, Nicolas Dupont-Aignan, une réforme du système à points monstrueuse, c'est le mot que vous avez utilisé.

9:53
Invité

Renaud Décis. Oui, mais je maintiens, je vais vous dire sur cette affaire, je suis stupéfait de l'immense manipulation, mais qui ne marche pas heureusement de l'opinion, avec la question de l'âge pivot. Parce que l'âge pivot, on a amusé la galerie avec l'âge pivot, mais derrière, vous pouvez le supprimer.

10:09
Présentateur

Pour rester un instant, d'abord sur la réforme systémique,

10:16
Locuteur non identifié

ce système de retraite par points, vous dénoncez une réforme monstrueuse, comme l'a rappelé un instant Marc Fauvel. Pourtant, dans votre programme présidentiel de 2017, vous préconisiez l'instauration d'un système universel par points pour les nouveaux entrants sur le marché du travail. Oui, mais complètement différent.

10:31
Invité

D'abord, c'était uniquement pour les nouveaux entrants, je préconisais un nouveau système d'unification, c'est la clause de l'arrière-arrière-arrière-grand-père. Exactement, comme en Italie, uniquement. Donc pour les nouveaux entrants, le système par points n'est pas monstrueux. Non, attendez la suite. Et je maintenais, et même je transformais les 25 meilleures années en 15 meilleures années. C'est-à-dire que je voulais, qui était d'ailleurs le système auparavant, puisque vous savez que ce qui compte, c'est de sécuriser les salariés, au moment où ils prennent leur retraite, qu'est-ce qu'on va prendre en compte pour le calcul ?

11:02
Locuteur non identifié

C'est pas ce que vous expliquez à l'instant, vous expliquez qu'un système de retraite par points permettait à un gouvernement de baisser le point. Le système que vous préconisiez en 2017, quand vous étiez candidat à la présidentielle, nous garantissait pas la valeur du point.

11:12
Invité

Il y avait des points dans votre système aussi, les points que vous pouvez baisser à l'avenir. Il y avait des points pour la justice, mais il y avait un filet de sécurité exceptionnel qui était le calcul de la retraite sur les 15 meilleures années. Oui, mais rien n'empêche, une fois qu'on est rentré dans la retraite, puisque la retraite est indexée sur des points, d'ensuite baisser les points. Qui aurait fixé le montant des points dans votre système ? Dans mon système, les 15 meilleures années.

11:30
Présentateur

Qui aurait ensuite fixé le montant des points ?

11:32
Invité

C'est votre carrière. Il est figé pour l'éternité, le montant des points ? Le système des points tel qu'on l'avait conçu. Donc on perdra l'inflation chaque année sur les retraites. Non, ne cherchez pas. Le système des points tel que je l'avais conçu était un moyen d'intégrer, ce qu'était l'idée du gouvernement au départ, les stages, des choses qui ne sont pas prises en compte. Et ça, c'était positif l'idée. Mais en revanche, ce qui n'est pas positif, c'est de calculer la future retraite sur l'accumulation des points sur 43 ans. Ça, c'est une folie. Car toute personne qui part en retraite, sait très bien qu'il calcule la retraite sur les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois.

Donc moi, je voulais garder absolument le filet de sécurité fondamental qui est que quand vous avez travaillé un salaire, vous devez retrouver votre retraite. Et ça évite les manipulations du point. Dans mon esprit, le point n'était qu'un moyen de prendre en compte des stages et des périodes courtes qui n'étaient pas prises en compte.

12:25
Locuteur non identifié

Et vous venez de dénoncer aussi Nicolas Dupoignan dans la réforme portée par le gouvernement actuel le fait que des régimes autonomes, les caisses autonomes comme celles des avocats que vous avez citées vont être spoliées. Alors ça dépend desquelles, puisque le gouvernement a changé. En 2017, dans votre programme présidentiel, vous préconisiez pourtant la fusion de toutes les caisses en un organisme éducatif. Oui, mais bien sûr.

12:40
Invité

Mais ça ne veut pas dire qu'on capture l'argent. Mais vous préconisez aussi la suppression des caisses autonomes. A terme, j'ai toujours pensé qu'il fallait bien évidemment éviter les 42 régimes. Il ne s'agit pas d'être... Écoutez, mais moi je ne suis pas un opposant systématique. Je dis en revanche que vous pouvez, à terme, et moi je ne l'appliquais qu'aux nouveaux entrants. D'accord ? Donc, il n'y avait plus de réserve, puisque les réserves, elles concernent ceux qui ont cotisé. C'est là la grande différence. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est que les réserves, aujourd'hui...

13:12
Locuteur non identifié

Vous êtes favorable aussi à la suppression des régimes dits autonomes. Je ne parle pas des régimes spéciaux. C'est donc votre premier présidentiel de 2017.

13:18
Invité

Je suis favorable à une unification qui n'altère pas les réserves. J'estime que quand quelqu'un... Pardon, là, il faut nous expliquer comment on modifie... Les nouveaux entrants. Il y a aujourd'hui plusieurs caisses d'euros. Excusez-moi, les nouveaux entrants. Vous êtes médecin, vous êtes infirmière, vous avez cotisé. Il n'y a aucune raison que votre argent soit fondu dans le régime général. Ce que je ne prévoyais pas. Je prévoyais que pour les nouveaux entrants, c'est-à-dire le jeune qui commence à travailler et qui n'a jamais cotisé, oui, on aille vers une unification.

Vous savez, dans ce débat sur les retraites, excusez-moi, je voudrais être précis, il y a soit ceux qui ne veulent rien changer, soit ceux qui veulent tout bouleverser pour faire baisser les retraites et ouvrir aux fonds de pension. Parce qu'en vérité, le point commun de toutes les décisions d'Emmanuel Macron depuis deux ans et demi, c'est favoriser le monde de la finance, des banques et des assurances. Pas de l'économie productive, pas de ceux qui travaillent, de ceux qui spolient les Français. C'est le livret A qui baisse, qui va favoriser pour 400 millions d'euros les banques françaises. 400 millions d'euros, comme si les banques avaient besoin d'un cadran supplémentaire.

Et aussi le logement social. Oui, sur le logement social, ils ont pris un milliard, plus d'un milliard d'euros au logement social. Le gouvernement, alors, vous savez, la vraie question de ce gouvernement, et les Français le sentent, privatisation d'aéroports de Paris. J'appelle les Français d'ailleurs à signer la demande de référendum pour le bloquer. Deuxièmement, baisse du livret A, ouverture des fonds de pension, suppression du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires de France, ouverture du plan d'épargne retraite avec BlackRock qui est à l'Elysée, et dont le président français, dont le président, oui, mais augmentation des avantages fiscaux.

Augmentation des avantages fiscaux. J'insiste sur ce point, parce que les Français ne l'ont pas su. Est-ce que vous trouvez normal ? On nous dit qu'il faut faire des économies sur les cheminots. Mais est-ce que vous trouvez normal que parallèlement, le gouvernement se prive de 4,5 milliards de recettes du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires qui ne cotiseront plus ? Ils ne cotiseront plus, mais dans le même temps, ils ne toucheront plus de... Non, pas eux. Les plus gros salaires ? Non, non, attendez. Les plus gros salaires. Les plus gros salaires ? Ceux qui ont cotisé, excusez-moi, soyons précis, ceux qui ont cotisé, ils vont toucher.

Donc pendant au moins 20 ans, le régime général va perdre 4,5 milliards de cotisations, mais va continuer à payer pour ceux qui sont ici.

15:26
Présentateur

Et les plus gros salaires cotiseront désormais à 2,8% au-delà de 10 000 euros par mois, sans toucher un centime sur ces 2,8% de cotisations.

15:36
Invité

Mais c'est un cadeau de 2,7 milliards aux entreprises du CAC 40. Nicolas Duboyant. C'est une perte de recettes pour le régime général de 4,5 milliards que les retraités vont perdre. Donc vous savez, avec Macron, c'est toujours la même chose. C'est comme l'impôt sur la fortune. Il supprime l'impôt sur la fortune, il baisse l'impôt sur le capital, et après il dit « j'ai plus d'argent, il faut que les retraités se saignent ». Enfin quand même, il y a un moment. Vous savez, à force de tirer sur la corde, d'ailleurs Mme Royal l'a très bien dit, à force de tirer sur la corde... Vous soutenez Ségolène Royal ? Mais je ne soutiens pas Ségolène Royal, un peu d'auteur de vue.

Ce que je veux dire, c'est que dans un pays, ce que je vois, c'est que la crise sociale est manifeste, que la misère progresse dans notre pays, et que ce gouvernement fait tout pour décourager le travail, et pour favoriser les plus riches de France, mais même pas les plus riches, les très très riches. A force de tirer sur la corde, elle va péter. Et moi je souhaite au contraire qu'on ait une politique de récompense du travail,

16:36
Locuteur non identifié

des PME, qu'on baisse les charges sur les PME, ce qu'il n'a pas fait. Pourtant la France n'a pas créé autant d'emplois salariés l'année dernière qu'au cours des 15 dernières années, et le chômage reflue lentement. Tout va bien, oui je sais. Non, non, mais la propagande médiatique fait que tout va bien. Moi je vous dis que ça ne va pas bien du tout. Ça va très bien pour les plus riches de France. Ce n'est pas ma question. Ma question c'était, vous dites que le gouvernement ne fait rien pour le travail. Pour autant il y a eu des créations d'emplois, le chômage reflue lentement, certes, trop lentement, mais il reflue. Combien, M. Dely, il y a de chômeurs en France ?

Trop, beaucoup trop, bien sûr, beaucoup trop. Mais vous savez combien ? Plus de 3 millions, 3 millions. 5 millions 7. Ça dépend des... Vous savez très bien, vous savez comme vous, ça dépend des catégories. C'est évidemment beaucoup trop.

17:11
Invité

Et si vous voulez, pourquoi cette affaire des retraites est très choquante ? C'est parce que moi j'aimerais, si on prend là aussi un peu de hauteur, qu'on favorise la natalité, qui va payer nos retraites. Or la politique familiale a été réduite. Deuxième point, j'aimerais... Et pourtant la natalité se porte plutôt bien, on a eu les dernières chiffres. Non, elle vient de baisser. Elle a baissé, certes, mais elle baisse moins que tout va bien. Elle baisse moins que tout va bien. Si je peux dire un mot, Nicolas Dupoyant, si vous le permettez, elle baisse moins que chez tous nos voisins. Eh bien justement, parce qu'il y avait une politique familiale, mais elle a baissé.

Elle baisse moins que chez tous nos voisins. On est passé d'un 80, ce qui est extraordinaire.

17:39
Présentateur

On est le deuxième pays d'Europe qui fait le plus de bébés. Peut-être. Alors vous nous écrivez une ambiance apocalyptique aujourd'hui.

17:45
Invité

Je dis que pour payer les retraites de demain, il faut s'occuper des recettes. Les recettes, c'est la natalité d'une part, et c'est l'emploi. Nous avons un programme à Debout la France de baisse des charges sur les PME, sur l'économie productive, récompenser le travail, lutter contre la fraude.

17:59
Présentateur

Et moi je dis, Nicolas Dupoyant, que je ne peux pas systématiquement lancer les titres en retard. Il est 8h51, vous revenez dans un instant. Vous m'aviez posé une question supplémentaire. Vous aviez raison, vous avez raison. 8h51, Edouard Margui, on reprend cette discussion dans un instant sur le climat social en France également.

18:12
Locuteur non identifié

Le porte-avions Charles de Gaulle retourne au Moyen-Orient pour 3 mois afin de soutenir l'opération Chamal, le volet français de l'opération anti-Daesh menée par la coalition internationale. Emmanuel Macron le confirme pendant ses voeux aux armées. Un plan d'économie à la SNCF pour combler les pertes dues à la grève contre la réforme des retraites. La direction du groupe l'envisage, car le manque à gagner devrait finalement approcher le milliard d'euros, selon le PDG Jean-Pierre Farandou. Les violences sexuelles sont une fois encore en haut.

54 000 faits enregistrés, c'est une augmentation de 12% par rapport à l'an dernier, selon l'État, qui explique que les victimes déposent plainte beaucoup plus facilement qu'auparavant. Deux ans après la mort de Paul Bocuse, son restaurant L'Auberge du Pont de Colonge, près de Lyon, perd sa troisième étoile au guide Michelin. Une première depuis 1965. Le restaurant n'est plus au niveau, se justifie le guide. Paul crée la surprise en Coupe de France de football. Cette équipe de national se qualifie pour les huitièmes de finale en battant Bordeaux. Équipe de Ligue 1, les Palois ont gagné 3-2. France Info, et tout est plus clair.

19:14
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, on parlait de la réforme des retraites avec vous il y a quelques instants. Il y a également le climat, l'ambiance en ce moment en France sur fond de grève dans les transports depuis une quarantaine de jours. Désormais, je voudrais vous faire entendre ce que disait hier, ici même, Laurent Berger, le leader de la CFDT, qui était assis à votre place.

19:29
Locuteur non identifié

On a des locaux qui sont dégradés, tournent des propos extrêmement dégradants à mon égard ou à l'égard d'autres militants CFDT. Vous êtes menacé ? Des propos homophobes. Je ne supporte plus cette idée que dans une démocratie, lorsqu'on n'est pas d'accord, on serait un ennemi et on serait à abattre. Je n'en peux plus. C'est-à-dire que sur les réseaux sociaux, tout un tas de conneries, excusez-moi le terme, circulent d'attaques plus basses les unes que les autres et je ne me laisserai pas faire.

19:58
Présentateur

C'est normal que le leader d'un syndicat qui approuve certes une partie de la réforme du gouvernement soit menacé de mort ou insulté.

20:03
Invité

Mais bien sûr que c'est inadmissible et que ce climat est très malsain. Et c'est pourquoi d'ailleurs, je crois que le sommet doit se réformer. Parce qu'en vérité, si j'avais bien compris, Emmanuel Macron nous avait promis un nouveau monde, qu'il allait réconcilier les français, qu'on allait progresser. Moi, ce que je regrette dans cette affaire, c'est cet immense gâchis. Mais vous savez, un pays, surtout la France, connaissez l'histoire de France. L'histoire de France, c'est l'histoire de révolution, de révolte, parce qu'il y a souvent eu une oligarchie qui a écorché les gens. Et aujourd'hui, on a un pouvoir qui écorche les français.

Et il y a un sentiment de dépossession, insécurité, immigration massive, perte d'emploi, délocalisation et arrogance. Et cette arrogance de l'argent est contraire à l'intérêt général. Quel rapport, Nicolas Dutonio ? Avec les insultes que dénoncent, les menaces que dénoncent Laurent Berger et le climat qui subit, c'est de la faute d'Emmanuel Macron. Qui ne réconcilie pas les français, qui ne comprend pas ce que c'est que la difficulté, qui a commencé son mandat en disant dans une gare, la gare, c'est un lieu où se croisent les gens importants et ceux qui ne sont rien. Vous savez, c'est tout à fait symbolique de ce qu'il est. Les gens ne supportent plus.

Et ces réformes, mais non, ça ne justifie pas. Enfin, écoutez, est-ce qu'on peut prendre un peu de... Ça ne justifie pas. Simplement, Louis XVI a eu la tête coupée. Est-ce que vous étiez favorable à les guillotines ? Non. Pour autant, elle est arrivée. Voilà, Chéniac, le Rondémi était très jeune en plus à l'époque. Je souhaite, moi, que l'on remette le pays sur des basses saines, c'est-à-dire qu'on récompense le travail, qu'on rétablisse l'autorité, qu'on ait de la justice sociale. Or, il n'y a pas de justice, puisque ce sont ceux qui sont proches du pouvoir qui se servent.

21:51
Présentateur

Ils se servent dans les poches des français. On a débuté cette émission avec la question de la présidentielle. Je voudrais qu'on la conclue avec celle des municipales. C'est dans deux mois maintenant. Et la question d'une circulaire qui a fixé certaines des règles pour ce scrutin. Renaud Delis.

22:03
Locuteur non identifié

Oui, le ministère de l'Intérieur a adressé une circulaire aux préfets qui, notamment, invite les préfets désormais à classer les résultats, la présentation des résultats au soir des municipales. La classification par étiquette, par étiquette politique, ne sera plus effectuée que dans les communes de plus de 9000 habitants. Jusqu'à présent, c'était dans les communes de plus de 1000 habitants. Est-ce que vous comprenez cette décision ?

22:27
Invité

Vous voyez pourquoi les français sont très en colère aussi ? C'est parce que c'est cette manipulation permanente de l'opinion. Or, grâce aux réseaux sociaux, il y a un peu de liberté. C'est une manipulation, ça ? Bien évidemment. Pourquoi ? Il casse le thermomètre. Comme il n'aura aucun élu, très peu dans les petites villes moyennes, où les français souffrent, que sa clientèle, elle est dans les centres-villes protégées des plus riches. C'est le parti des bobos. C'est clair. C'est la République en marche. La République en marche. Mais ce n'est pas une question de bobos. C'est qu'un pays... Vous dites qu'il n'y aura aucun français qui souffre. Un pays, c'est de rassembler.

Vous ne pouvez pas gouverner un pays pour les plus favorisés au détriment des plus modestes. Il y a un moment, ça pète.

23:03
Locuteur non identifié

Mais dans les grandes villes, il y a des gens modestes aussi qui vivent dans les grandes villes.

23:06
Invité

Bien évidemment, malheureusement, ils sont chassés, les grandes villes. Ils sont chassés. Ils vivent dans les grandes villes, dans les banlieues, dans les grandes villes. Dans les banlieues. Mais dans les petites villes, il y en a moins. Et donc, il y a une volonté du gouvernement de cacher le résultat. Mais vous savez, toutes ces manipulations ne servent à rien. Moi, je crois que l'enjeu... Vous savez, les Français, ils ne veulent plus de Macron. La question, la seule question qui se pose. La seule. Et on en parlera lundi. Par qui on le remplace ? Et est-ce que ça serait mieux si on le remplaçait ? Parce que c'est ça la question. La question, ce n'est plus de critiquer Macron.

Les Français n'en veulent plus. Ils savent qui il est. Il est le représentant de la finance internationale qui s'est emparé du pays. C'est ça la réalité. Il sert des intérêts étrangers ? Bien sûr. Il a commencé sur les retraites. Les retraites, la politique des retraites. Après les retraites, vous aurez l'hôpital public. Il est en train de démolir l'hôpital des intérêts. Les intérêts de casse-pays. Mais quand M. Flay, le président de BlackRock... Qui est un Français. Qui est l'ancien patron. M. Cyril, non, je parle du président international de BlackRock. Inspire la réforme des retraites françaises. Qu'est-ce qui vous permet de dire qu'il a inspiré cette réforme ?

Écoutez, je lis pour le coup des informations de la presse. Vous voyez Mediapart qui n'est pas de mon bord.

24:10
Locuteur non identifié

Non, la réalité... L'incorne n'est pas figuré dans le programme du candidat Emmanuel Macron à la présidentielle.

24:14
Invité

Mais ce qui ne figurait pas dans le programme d'Emmanuel Macron, c'est la fin de la cotisation des plus hauts salaires, 300 000 salaires, qui ne cotisent plus au régime général. Ils font perdre 4 milliards. C'est ce que réclamait un économiste.

24:28
Présentateur

Attendez, je n'ai pas fini ma phrase. C'est ce que réclamait un économiste qui n'est pas non plus de votre camp, qui s'appelle Thomas Piketty. Peut-être, mais... Qui est un économiste classé à gauche. Vous ne pouvez pas nous dire Thomas Piketty. On lui dicte ses livres par la finance internationale.

24:38
Invité

Et les Français jugent. Je ne comprends pas comment on peut dire on fait des économies et on supprime 4,5 milliards de cotisations sociales retraites et on ouvre au fonds de pensions américains qui, de surcroît, rachètent progressivement nos entreprises du CAC 40. Merci. Quand même.

24:56
Présentateur

Merci Nicolas Dupoignan d'avoir été ce matin l'invité. Merci à vous de m'avoir invité. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info. Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur franceinfo.fr. Disponible aussi sur l'application Radio France.

Candidature de Marine Le Pen, réforme des retraites, circulaire sur les municipales... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Dupont-Aignan — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote