Éric Zemmour : L'interview face cachée (Présidentielle 2022)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Salut c'est Hugo, après Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Philippe Poutou ou encore Anne Hidalgo, on continue l'interview face cachée des candidats à l'élection présidentielle. Et aujourd'hui c'est au tour d'Éric Zemmour, le candidat du parti Reconquête, un parti qu'il a lui-même fondé. Alors avant de commencer, petite présentation, comme à chaque fois, Éric Zemmour a 63 ans, il vient d'une famille d'origine juive algérienne de nationalité française. C'est un ancien journaliste qui s'est fait connaître notamment avec ses livres et sa présence dans des émissions sur France 2 ou encore CNews.
Sa première candidature à l'élection présidentielle, et c'est même d'ailleurs sa première candidature tout court à une élection. Il est considéré comme un candidat d'extrême droite, une qualification que lui refuse. Alors dans l'interview face cachée, comme pour les autres candidats, Éric Zemmour va faire face à un écran géant sur lequel défilent des émojis. Et à plusieurs reprises pendant l'interview, il va appuyer sur le buzzer pour que la roue s'arrête sur un émoji. La face cachée de chacun de ces émojis va révéler différents éléments qui seront à chaque fois le point de départ de questions de fond concernant l'élection présidentielle.
Concernant son programme et concernant sa vision de la France. Évidemment, pensez à vous abonner à cette chaîne YouTube pour ne pas rater les interviews suivantes ainsi que les présentations des programmes de tous les candidats. Et je vous laisse du coup avec la vidéo. Bonjour Éric Zemmour. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation. Pour vous les règles du coup sont claires, on va pouvoir commencer ? Allez-y. On va commencer du coup sans plus tarder. Je vous invite à appuyer sur le buzzer une première fois. Et on va voir sur quoi s'arrête la roue. C'est en l'occurrence sur un émoji vidéo. On va découvrir une vidéo ensemble et en parler.
Cette vidéo, c'est une vidéo qui a été filmée en septembre 2021 par le journaliste Rémi Bizine à Paris. On y voit des centaines d'étudiants attendre pour une collecte alimentaire. On a beaucoup parlé sur notre chaîne YouTube ou Instagram ces derniers mois de la détresse économique de nombreux jeunes, de la précarité parfois très importante. Que comptez-vous faire pour répondre à cette urgence de beaucoup de jeunes ?
Vous avez raison, c'est impressionnant. C'est sidérant. J'avoue que si vous voulez, je suis d'autant plus accablé que j'ai eu évidemment votre âge et que ça n'existait pas. Il y a donc une dégradation de la condition matérielle de la jeune.
Économique déjà. C'est impressionnant. Que comptez-vous faire justement face à ça ?
Alors, je pense si vous voulez que... La jeunesse est mal éduquée, mal instruite, mal orientée. Je pense que la jeunesse a payé, et votre génération a payé pour toutes nos erreurs, pour toutes nos faiblesses, pour toutes nos lâchetés depuis 40 ans. Et là, ce qu'on voit là, c'est effectivement une jeunesse en déshérence matérielle. Je parlerai du reste plus tard. Je pense que ces jeunes gens... Soit sont mal orientés, ils sont étudiants et ils ont des conditions matérielles insuffisantes, soit ils n'ont pas de travail qui leur permette de vivre dans des conditions décentes.
Et donc dans cette situation d'urgence comme celle qu'on voit ici, qui sont des scènes qu'on peut voir tous les jours dans de nombreuses universités, qu'est-ce qu'on fait, quelles mesures est-ce qu'on met en place pour répondre à cette urgence ?
D'abord pour l'urgence, moi je propose... Comment vous dire ? De tickets restaurants, vous voyez, financés en partie par l'État, les universités, pour leur permettre de se nourrir correctement, comme les salariés, à bon prix. On pourrait d'ailleurs imaginer qu'ils ne soient alimentés que par des circuits courts, vous voyez, d'une nourriture correcte, pas d'une nourriture industrielle.
Quelle différence avec ce qui fonctionne avec le Crous, par exemple, aujourd'hui,
ou ce qui avait été mis en place par le gouvernement avec les menus à un moment ? Je suis dans la même idée. C'est pour développer, pour encore plus, pour permettre de répondre à ces situations d'urgence.
Mais sur la question de l'urgence économique, vous parlez d'une sorte de ticket restaurant pour les étudiants, pour les jeunes d'ailleurs, en quoi il consisterait très exactement ? Je propose aussi un ticket restaurant, c'est des tickets restaurants comme pour les salariés. De quel montant, par exemple ? Quelle différence avec ce qui fonctionne avec les Bourses aujourd'hui ?
Alors là, j'avoue que je ne peux pas vous donner de détails à ce point. On établira ça dans le programme. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il faut aussi améliorer le système de Bourses. Aujourd'hui, le plafond de ressources est trop bas. Ce qui fait que les conditions d'obtention de la Bourse sont trop laxistes. C'est-à-dire qu'on donne la Bourse un peu à des gens qui redoublent, qui triplent, qui ne sont pas assidus à leurs études. Donc ce que je voudrais, c'est un double mouvement. C'est être plus sévère sur les conditions d'obtention de la Bourse.
Est-ce que ça va aider des étudiants comme ceux-là ?
Mais là, on parle d'étudiants qui parfois sont boursiers et qui n'ont pas assez de moyens. D'accord. Mais justement, si on donne plus de Bourses à plus de gens, ça va leur permettre d'améliorer leur ordinaire. Et permettre à des gens qui sont de la petite classe moyenne d'obtenir des Bourses. Et par ailleurs, ce que je vous dis, c'est que ceux qui ne sont pas assidus, ceux qui redoublent, triplent, ils n'auront plus la Bourse.
Et troisièmement, comme dans le cadre de ma grande réforme de l'éducation nationale, que j'appellerais des ondes d'inspection publique, je pense que les gens seront mieux formés car ils auront pu s'orienter vers des métiers, vers des situations en alternance professionnelle dès 14-15 ans. Et ainsi, ils ne traîneront pas dans des universités où ils font des études qui sont des impasses, comme la sociologie, etc. Tous ces domaines où nous établirons un numerus clausus pour qu'il n'y ait pas trop d'étudiants dans ces secteurs. Merci.
On va passer à la question suivante. Je vous invite donc à appuyer à nouveau sur le buzzer. Et la roue s'arrête lentement sur une carte. Une carte va donc s'afficher à l'écran. Je vous laisse la regarder. C'est donc une carte de l'Europe ou de l'Union européenne, les deux. Est-ce que vous savez à quoi correspondent les traits bleus qu'on voit ici ? Est-ce que vous avez une idée de ce à quoi ça pourrait correspondre ? Je suppose que c'est les frontières de l'Union européenne.
Exactement. Ce sont les frontières terrestres. C'est facile. Avec la vraie fausse frontière entre les deux Irlandes et en bas à l'est de l'Europe.
Effectivement, ce sont les frontières terrestres extérieures de l'Union européenne. Vous avez déclaré le 9 février 2022 que vous vouliez, je cite, « un mur à toutes les frontières extérieures de l'Union européenne ». Ce serait pour vous un mur financé par des fonds européens, comme le réclament d'autres pays européens, pour protéger, et là je reprends vos termes, la civilisation européenne. Alors, quand vous parlez d'un mur à toutes les frontières, de toutes les frontières extérieures de l'Union européenne, de quoi est-ce que vous parlez exactement ?
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la civilisation européenne est aujourd'hui assaillie par d'autres civilisations qui les envahissent parce qu'ils ont une démographie plus importante. Par exemple, en particulier au sud. Vous n'avez pas mis là la frontière, mais la frontière la plus importante, c'est la frontière avec la Méditerranée. Celle de l'Italie, celle de la Grèce, celle de la France, celle de l'Espagne. C'est ça la frontière la plus... la plus dangereuse pour nous, et aussi la route par les Balkans, parce que sinon ils passent par les Balkans. Donc, nous avons, c'est très simple, il faut comprendre, vous savez, l'histoire c'est d'abord de la démographie.
Les Américains disent que la démographie c'est le destin. Nous avons 400 millions d'habitants là, au sein de votre dessin, au sein de votre carte. Il y a au sud, en Afrique, un milliard et demi d'habitants, qui seront deux milliards en 2050, voilà. Donc vous voyez, c'est assez simple, il y a d'une part deux milliards, en bas, et 400 millions en haut. Vous imaginez la suite, c'est-à-dire la ruée vers l'Europe. Donc, ce qu'il faut, c'est nous protéger de cette ruée, si nous ne voulons pas que la France et l'Europe deviennent un appendice de l'Afrique.
Et pour bien comprendre sur cette question des murs, donc aujourd'hui, c'est ce qu'on a dit, il y a environ 12 pays qui sont favorables à la construction de ce mur. C'est presque la moitié, hein, cher Hugo. C'est presque la moitié, il faudrait la majorité afin de pouvoir faire construire ce mur. Concrètement, ce mur, pour bien comprendre, en quoi il consisterait ? Est-ce qu'il serait sur toutes les frontières qu'on avait vues ? On l'a évoqué ici, peut-être en excluant notamment, on l'a dit, l'Irlande. En quoi il consiste ? C'est un mur qui est très grand, on parle de plus de 10 000 kilomètres. En quoi il consiste, et très concrètement ?
Concrètement, vous savez, tous les pays qui le réclameraient feraient construire les murs à leurs frontières. Et ça serait financé par des fonds européens, pour une fois que les fonds européens seraient très utiles pour défendre vraiment la civilisation européenne et les peuples européens qui se sentent agressés, assaillis, envahis, submergés, et bientôt remplacés. Vous savez, moi, je sillonne la France depuis des mois et des mois, et vous n'imaginez pas le nombre de gens, jeunes, vieux, hommes, femmes, qui me disent « sauvez-nous ». Ils me disent « sauvez-nous » de quoi ?
Sauvez-nous du grand remplacement.
Sur un autre sujet qui est lié à la question de l'immigration, sur le volet d'avantages économiques, vous proposez de supprimer ou de restreindre les prestations sociales, RSA, aide au logement, etc., versées aux étrangers non européens, selon vous, l'économie réalisée pourrait aller jusqu'à 20 milliards d'euros par an, alors, là aussi, c'est un chiffre qui est très fortement contesté, certains parlent davantage d'un chiffre aux alentours de 6 milliards d'euros, on ne va pas revenir sur la question des chiffres là-dessus, mais très concrètement, davantage sur la philosophie de cette mesure, que répondez-vous à ceux qui estiment qu'il y a une forme d'injustice à supprimer l'accès aux prestations sociales à des étrangers, des étrangers qui peuvent contribuer par leur travail ou par l'impôt à ce même système social ?
Bien sûr.
Alors, d'abord, il faut bien comprendre, qu'il y a deux types de prestations sociales. Il y a les prestations sociales qui correspondent à une assurance, c'est-à-dire qu'on cotise, à travers les charges sociales, pour la retraite, pour la santé, pour la sécurité sociale, pour la maladie, celle-là, quand on est malade ou quand on est retraité, on touche un revenu de remplacement et une retraite. Ça, ce sont des cotisations que je n'enlève à personne, ni aux Français, ni aux étrangers. Et puis, il y a des prestations dites, les mots ont une importance, de solidarité nationale. Vous allez dans le code de la sécurité sociale et vous verrez, ça s'appelle solidarité nationale. Nationale.
La solidarité nationale. C'est-à-dire qu'on est solidaire avec la nation, avec les habitants de la nation, les citoyens de la nation. Je veux simplement revenir au principe originel de cette solidarité nationale, c'est-à-dire qu'elle reste, qu'elle redevienne nationale. Mais un étranger qui travaille en France,
il n'a pas la nationalité française, mais en l'occurrence, il réside dans cette nationalité, il participe à l'économie de cette nation.
Je le remercie, je pense que c'est d'ailleurs lui qui en bénéficie beaucoup plus, car pour tout étranger qui vient, en particulier des pays d'Afrique, c'est une bénédiction que d'être en France. Donc, j'estime, moi, que je dois limiter la solidarité nationale aux citoyens, aux citoyens français, aux peuples français. Je pense, par exemple, que, si vous voulez, c'est absolument scandaleux que les étrangers clandestins aient le droit à une aide médicale d'État qui est bien supérieure aux remboursements
dont bénéficient les Français. Et certains estiment, sur cette mesure, que ce serait contraire, notamment à la Constitution, au principe, eh bien, ça entraînerait un principe de discrimination par la nationalité, contraire, notamment, à un certain nombre de choses de la Constitution.
J'assume, ce n'est pas contraire à la Constitution, cher Hugo. La Constitution qui a été écrite par le général de Gaulle... C'est la question des droits d'accès à ces droits-là. Attendez, j'ai compris. Qui a été écrite par le général de Gaulle et par Michel Debré ne prévoit rien à ce sujet. Il y a simplement un préambule avec la déclaration des droits de l'homme dont les juges, Conseil constitutionnel, Conseil d'État, Cour européenne des droits de l'homme, ont interprété les principes pour interdire toute discrimination entre Français et étrangers. Et ils appellent ça le bloc de constitutionnalité. C'est... C'est cela que vous contestez ? Absolument, je conteste.
Parce que, tout simplement, s'il n'y a pas de discrimination entre les nationaux et les étrangers, la nation n'a plus de raison d'être. Qu'est-ce qu'une nation ? C'est justement celle qui fait la différence, la distinction, et donc la discrimination entre les Français et les étrangers. Sinon, il n'y a plus de nation française. Comme il n'y a plus de nation italienne, comme il n'y a plus de nation algérienne, comme il n'y a plus de nation iranienne. Il faut... Pour avoir une nation, il faut qu'il y ait eux et nous. Qu'il y ait les Français et les étrangers. Et donc, effectivement, moi, je protège d'abord les Français.
J'estime, si vous voulez, que le système social français est à bout de souffle. 800... Plus de 800 milliards de dépenses sociales, cher Hugo. 800 milliards.
Mais, pareil là-dessus, des éléments qui font beaucoup de débats, puisque un rapport de l'OCDE, que vous connaissez très sûrement, indique que les immigrés en France rapportent davantage à l'État français que ce qu'ils nous coûtent via les éléments qu'on a évoqués ici. Cher Hugo, ce rapport est...
On pourrait en parler ? Tout à fait. Je l'ai lu. Il est faux. Je vais vous dire pourquoi en deux mots. Ce rapport ne tient compte que des recettes et des dépenses immédiates. Mais il ne tient absolument pas compte des dépenses pour l'école, des dépenses pour la sécurité... Des autres éléments. Avec la surdélinquance des étrangers, des dépenses de prison, des dépenses de santé pour les clandestins, toutes les dépenses pour les logers. Tout cela n'est pas pris en compte. Elle devient effectivement légèrement négative quand on ajoute les budgets de défense... Je peux vous dire, moi, qu'il est lourdement négatif.
Et de toute façon, au-delà des questions d'argent, parce que je pense effectivement que ça nous coûte une fortune. En plus, je ne veux pas que la France soit ni un pays africain, ni un pays arabo-musulman qui soit le 58e membre de la Ummah, la communauté des musulmans. C'est ce qui nous arrivera et c'est ce qui arrivera à votre génération si je ne suis pas élu.
On mettra des éléments évidemment à chaque fois en source sur les différentes études ou autres qu'on évoque ici pour que chacun puisse lire tout ça. Et on va passer à la question suivante. Je vous laisse appuyer sur le buzzer. Toujours la même mécanique.
C'est le meilleur moment de l'émission.
Et en l'occurrence, c'est un chronomètre. C'est un format que font tous les candidats à l'élection présidentielle qui passe ici. Je vais vous poser un maximum de questions en une minute. L'idée étant de répondre par oui ou par non. On essaie de prendre des questions où on peut répondre par oui ou par non parce que je suis conscient que ce soit toujours frustrant pour les candidats de ne pas pouvoir développer. Mais l'idée, c'est d'en savoir plus sur d'autres aspects de vos programmes qu'on n'aura pas forcément l'occasion d'évoquer aujourd'hui ou alors dans la vidéo de décryptage qu'on fait sur votre programme. On va parler notamment pas mal d'écologie et de sécurité.
La France doit-elle sortir du nucléaire ? Surtout pas. Faut-il interdire la chasse à cour ? Non. Selon vous, les violences policières existent-elles ? Non. Faut-il bannir les pesticides ?
Il faut les bannir, oui. Mais je pense que les agriculteurs sont les plus à même de savoir lesquels utiliser et lesquels bannir. Emmanuel Macron est-il
le pire président de la Ve République ? Avec François Hollande, il y a un combat. Y aura-t-il une parité femmes-hommes dans votre gouvernement ? Pas une parité obligatoire. Faut-il davantage armer la police ? Juridiquement, oui. L'euthanasie doit-elle rester interdite ? Oui. Est-ce qu'il faut interdire les voitures dans les grandes villes ? Non. Le PSG doit-il se séparer du Qatar ? C'est pas moi qui décide.
Faut-il atteindre 100% de bio dans les cantines scolaires ? Non, pas spécialement. Il vaut mieux privilégier les circuits courts à la religion du bio. Une dernière question que j'avais,
entre autres, la France doit-elle rencontrer Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen ? La France doit parler à tout le monde, sans tenir compte des régimes. On va passer à la question suivante. Je suis conscient que l'exercice est toujours frustrant. Et la roue va s'arrêter progressivement sur un cadeau cette fois-ci. Mais c'est en fait une question qui a été posée par un ou une candidate à l'élection présidentielle qui vous a posé une question. On l'écoute et ensuite, je vous laisse y répondre.
Monsieur Zemmour, pourquoi tant de haine dans vos propos et dans votre approche ? Pourquoi tant de haine ? Je vous laisse répondre à Anne Hidalgo. J'ai envie de dire pourquoi tant de bêtises dans sa question. Mais c'est insombable, la bêtise. Il n'y a aucune haine. Je ne hais personne. Absolument personne. Aujourd'hui, vous savez, la gauche bien pensante qu'incarne Mme Hidalgo qui ne représente plus rien dans le pays, il faut le savoir quand même. Candidate du Parti Socialiste. Cette dame représente 2% des intentions de vote, c'est-à-dire rien. Et elle continue à perorer, à donner des leçons de morale à toute la France en vérité.
Parce que, si vous voulez, quand elle me dit que moi, j'ai un discours de haine, c'est à toute la France qu'elle donne à suivre.
Sur ce sujet précisément, en 2011, vous avez été condamné pour provocation à la discrimination raciale. En 2018, vous avez été condamné pour provocation à la haine envers les musulmans. Plus récemment, c'était en janvier 2021, vous avez été condamné pour provocation à la haine et à la violence et injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur origine. Peut-on espérer rassembler les Français en tant que président de la République après plusieurs condamnations justement pour provocation à la haine ?
Jeune homme, il faudrait vous arracher au discours dominant. Et il faudrait vous détacher de la propagande générale.
Non, mais là, c'est une condamnation. Non, non, non.
Le discours de haine n'existe pas. Je ne hais personne. C'est une instrumentalisation juridico-politique. Comprenez. On veut ainsi, et ça fait des années que ça dure, et pas seulement d'ailleurs pour moi, il y a eu d'autres personnes qui ont été ainsi attaquées sur ces fondements ridicules. On veut discréditer le discours de défense des Français et de la France en l'affublant de ridicule, de ridicule injusti et injuste dénonciation de haine. Il n'y a pas de discours de haine, en tout cas de ma part. Je ne hais personne. Simplement, je veux, au contraire, j'aime les Français. Je défends les Français.
Seulement, aujourd'hui, pour la gauche qui a abandonné le peuple français et la France et qui ne chérit que les minorités et les minorités étrangères en particulier, elle considère que défendre la France et les Français est un discours de haine. Si mon discours est un discours de haine, 70% des Français qui pensent comme moi, regardez tous les sondages, et qui veulent simplement sauver leur pays et leur civilisation et leur civilisation ont tous des discours de haine. J'ai un certain nombre de Français qui sont d'accord avec vous. Moi, je soutiens un discours libre et ces condamnations dont vous parlez sont en vérité des condamnations d'un délit d'opinion.
Vous savez, d'autres avant moi ont été condamnés ainsi. Zola a été condamné ainsi. Le général de Gaulle a été condamné ainsi. Donc, je suis en... Donc, vous contestez ces décisions. C'est une fastueuse compagnie. Ces condamnations en justice. Je ne les conteste pas. Je ne les conteste pas. D'abord, je les conteste en justice.
Mais d'un point de vue plus large, au-delà de la question de ces condamnations d'ailleurs en justice, plus largement, ce ressenti que peuvent avoir certains Français à votre égard, c'est un ressenti qui est partagé, là aussi, par un certain nombre de Français. Certains sont d'accord avec vous, d'autres ont une moins bonne image que vous. Et notamment, il y a un sondage Opinion Way qui a été réalisé pour les échos que vous avez peut-être vu datant de février 2022, où un certain nombre de Français vous définissent avec des mots qui ne sont pas forcément des mots qu'on estime être liés à la question du rassemblement ou à une posture présidentielle.
Les mots de haineux, intolérants, racistes, etc. C'est une image que beaucoup de Français ont de vous. Misogyne, homophobe, etc. Ce sont des termes qui reviennent dans ce sondage. Est-ce qu'on peut être capable de rassembler les Français comme doit le faire un président de la République avec ce positionnement-là ? Cher Hugo,
d'abord, vous savez, beaucoup de gens sont complètement déformés par la propagande dominante. Et vous-même, j'entends dans vos questions, malheureusement, même vous, mais après tout, vous êtes le relais de cela, c'est naturel. Non, non, je me pose des questions. Je comprends. Les condamnations, c'est normal de les aborder quand on parle de ce sujet. J'ai très bien compris. Et tout cela sert, vous comprenez, pourquoi les associations antiracistes m'attaquent en justice ? Parce qu'ils savent que les juges sont d'accord avec eux, des juges de gauche qui ont les mêmes opinions qu'eux. Et donc ils savent que je vais être condamné.
Et pourquoi ensuite ils pourront dire « Regardez, il a été condamné ». C'est une instrumentalisation politique. C'est un combat politique. Laissez-moi répondre à mes questions, à vos questions. Après, on passe à la télévision et on dit « Regardez, il a été condamné pour discours de haine ». Et ensuite, on dit « Regardez comme il est méchant ». Tout ça, c'est un système, voyez-vous. Et le résultat, c'est que malheureusement, les gens sont pris, parce qu'ils écoutent d'une façon distraite, par ce bombardement de propagande. Mais moi, vous savez, je crois en l'intelligence des Français. Cette campagne va servir à cela.
L'intelligence des Français va comprendre que, en fait, c'est moi qui les défends. C'est moi qui défends le peuple français pour sa sécurité, pour sa survie. C'est moi qui défends la France, qu'il n'y a rien de haineux là-dedans. D'ailleurs, j'ai dit et répété que je tendais la main à mes compatriotes musulmans qui veulent sincèrement aimer la France et s'approprier l'histoire de France et s'assimiler à la France. Il n'y a aucune haine, ni d'origine, ni de race, ni de religion. Tout cela m'est étranger. Simplement, moi, je défends la France. Et des gens comme Madame Hidalgo la trahissent tous les jours. Et c'est une autre différence.
On va passer à la question suivante. Je relance du coup la roue. Je vous laisse l'arrêter quand vous le souhaitez. Toujours la même chose. C'est un émoji, citation. Il s'agit donc d'une citation d'une candidate à l'élection présidentielle qu'on va découvrir tout de suite. Cette citation, je vais la lire si vous le souhaitez. « Le rôle d'un président de la République, ce n'est pas seulement d'être au chevet de ceux qui n'ont pas besoin qu'on les aide, mais c'est surtout de venir en aide à ceux qui sont dans une situation de précarité. » Ce sont des mots qui ont été prononcés par Marine Le Pen lorsque je l'ai interviewée ici même, il y a quelques jours, dans ce format d'interview.
C'était dans le cadre d'une question où justement on posait la question des différences ou des points communs entre votre candidature et celle de Marine Le Pen. C'était un élément de sa réponse. Que répondez-vous à Marine Le Pen qui considère que vous ne vous préoccupez pas assez des personnes les plus démunies ?
Écoutez, c'est une phrase intéressante de sa part. Ça fait longtemps que je dis que Marine Le Pen est de gauche et tient un discours de gauche. Cette phrase est magnifique. Elle aurait pu être tenue par Jean-Luc Mélenchon. Moi, je me soucie de tous les Français. Je ne suis pas dans un discours de lutte des classes du XIXe siècle entre les pauvres et les riches, entre les patrons et les salariés. Moi, je veux rassembler les Français. Vous me reprochiez de ne pas rassembler les Français. Moi, je veux justement les rassembler. Vous inquiétez pas. Je ne veux pas opposer le bloc populaire et le bloc élitaire comme le veut Madame Le Pen.
Mais moi, je veux protéger tous les Français pour que nous restions en France.
Et dans les mesures que vous proposez, donc on s'est plongé évidemment dans votre programme, il y en a un certain nombre. Il y a la baisse de la CSG, donc la contribution sociale généralisée, qui est donc une forme d'impôt que vous voulez baisser pour les salaires d'au moins de 2 000 euros. Il y a la mise en place d'une prime de 10 000 euros par naissance dans les zones rurales. On en a beaucoup parlé sur la chaîne en l'occurrence. Il y a un certain nombre de mesures que vous souhaitez mettre en place ici. J'ai envie de vous poser aussi une question que se pose un certain nombre de personnes qui regardent ces vidéos.
La question de vos différences justement avec Marine Le Pen en termes de programme. Il y a des points communs qui sont évidents sur les sujets d'immigration notamment. Il y a aussi des différences entre vos programmes. Où situez-vous selon vous les différences entre Marine Le Pen et votre candidature ?
Sur l'économie, cette phrase parle d'elle-même. Madame Le Pen est dans une logique de bloc populaire comme elle est. C'est-à-dire qu'elle veut porter la voix comme jadis le Parti communiste des plus pauvres, des plus modestes. Elle est en concurrence avec la France insoumise là-dessus. Et moi, je vous répète, je ne veux pas la lutte des classes. Moi, j'ai une politique qui doit rassembler le petit patron et le salarié. Et c'est pour cela que les mesures que vous avez citées ont une philosophie simple. La première, c'est le pouvoir d'achat des Français, c'est quand l'État vous a laissé quelque chose. Or, il y a trop de charges, trop d'impôts. Donc, il faut les baisser.
D'où la baisse de la CSG dont on vient de parler.
Entre autres, la baisse des impôts, de production, la baisse de l'IS, le doublement de l'éducation familiale, etc. Et puis, le deuxième principe, c'est le salaire net est trop bas pour les salariés, mais le salaire brut chargé pour les patrons avec les charges sociales, etc. est trop haut. Donc, moi, je trouve des mesures qui, qui augmentent le salaire net, vous avez cité la baisse de la CSG, vous auriez pu citer aussi le développement de la participation, sans obéir le salaire brut. Ou alors, ma fameuse prime zéro taxe, vous savez, un treizième mois, voire un quatorzième, voire un quinzième,
sans taxes sociales. C'est un sujet, une distinction d'ailleurs, par rapport à Marine Le Pen d'un point de vue économique. Mais aussi par rapport à Mme Pécresse, vous savez. On va enchaîner avec la question suivante. En tant qu'on a vu la question des différences avec Marine Le Pen, on va s'arrêter sur le prochain émoji. La roue va ralentir, normalement. Il s'arrête sur un émoji dur à définir, d'ailleurs, une croix, interdiction, on voit comment on l'appelle. Vous avez devant vous, vous allez le voir, une liste de douze prénoms différents. Vous les voyez ici. Vous avez déclaré en septembre 2021 que vous vouliez interdire les prénoms non français, c'est une citation de votre part.
Alors, vous avez précisé que les personnes qui s'appellent déjà avec un prénom que vous jugez non français n'allaient pas changer leur prénom, mais que ça concernerait les futures naissances après la mise en place d'une telle mesure. Concrètement, sur cette liste, pour bien comprendre l'idée générale, qu'est-ce qui n'est pas un prénom français selon vous ?
Alors, vous avez dit d'abord, un seul point, que j'estime non français, c'est pas moi. C'était pendant deux siècles, la règle, on prenait ce qu'on appelait dans le calendrier, donc le calendrier des saints, catholiques, français, voilà, vous avez le calendrier tous les jours, la Saint-Soci, la Saint-Michel, la Saint-Ignace, que sais-je, la Saint-Martin, etc. Donc là-dessus, vous voyez bien que il y a... Issa n'est pas français, Mohamed n'est pas français, Jordan n'est pas français, vous voyez, et d'ailleurs Miguel et Giovanni non plus.
Donc, si vous voulez, ça ne veut pas dire, et Kim non plus, ça ne veut pas dire qu'on ne pourra pas donner en deuxième ou troisième prénom des prénoms qui correspondent à ses grands-parents, ses ancêtres, etc. Mais je considère que c'est un geste vis-à-vis de la France, c'est-à-dire les parents, quand ils donnent un prénom non français, ils disent notre enfant ne vivra pas dans un univers français, dans un univers culturel français. Il ne veut pas s'approprier l'histoire de France. Qu'est-ce que c'est que les prénoms ? Les prénoms, c'est les héros de l'histoire de France. C'est Louis, vous voyez, c'est tous ces prénoms-là qui ont fait l'histoire de France.
Et on s'approprie la culture française millénaire en donnant des prénoms français. On dit aux Français, mes enfants vivront avec vous, comme vous. Et par ailleurs, on protège ces enfants contre toutes les discriminations. On les aide, en vérité, à s'insérer, à s'intégrer et donc à s'assimiler dans la culture française
et au milieu des Français. Mais sur cette question de la discrimination, si on a quelqu'un dont le prénom, selon vous, n'est pas français et qui est victime de discrimination, est-ce que la personne qu'il faut sanctionner, ce n'est pas plutôt celle qui est auteur de ces discriminations ?
Vous voyez, c'est une différence entre vous et moi. Moi, je ne pense pas. Je pense que celui qui est critiquable, c'est les parents qui n'ont pas donné à leurs enfants une chance d'être mieux acceptés par la société d'accueil. La société d'accueil. Ce n'est pas à la société d'accueil de faire des efforts. C'est à celui qui arrive qui doit faire des efforts pour s'adapter. A Rome, fait comme les Romains. Ce n'est pas à nous à nous adapter à ceux qui viennent. Nous déjà, nous les accueillons, nous les logeons, nous les nourrissons, nous les mettons à l'école. C'est un effort extraordinaire que nous faisons. Il n'y a pas plus généreux que le peuple français.
Donc j'estime que ceux qui arrivent doivent donner des gestes d'allégeance, des gestes de fraternité avec le peuple français qui les a accueillis si
généreusement. On va passer à la question suivante. Je relance la roue. Je vous laisse l'arrêter une nouvelle fois. On va aborder un autre sujet avec un autre émoji. C'est une photo qui va apparaître derrière cet émoji. Je vous laisse la regarder. C'est une photo d'une salle de classe au début du 20e siècle dans une école française dans le Var. Si je vous montre cette photo aujourd'hui, c'est pour une raison. Le 14 janvier 2022, récemment, lors d'un déplacement dans les Hauts-de-France, vous avez réclamé le retour d'une école du passé. C'était un terme que vous avez utilisé. C'est d'ailleurs la grande réforme de votre quinquennat, selon vous, si vous êtes élu président de la République.
On a eu l'occasion d'en parler au début de cet échange. C'est quoi précisément l'école du passé que vous souhaitez rétablir ?
C'est l'école de l'excellence. C'est l'école du mérite. C'est l'école du savoir. Tout ce qu'elle n'est plus. C'est l'école de l'instruction publique, comme on disait, et non pas de l'éducation qui concerne les parents. C'est d'ailleurs changé le nom du ministère. Absolument, le ministère de l'instruction publique, comme sous la 3ème République. Là, sur cette photo, ça s'appelait le ministère de l'instruction publique. C'est l'école qui transmet les savoirs, qui transmet les grands textes littéraires, qui transmet l'histoire de France, qui donne à aimer l'histoire de France. C'est le lien avec votre sujet précédent.
Quand on envoie ses enfants dans cette école-là, qu'on vous apprend que les grands français, eh bien, on donne des prénoms français de ces héros à ces enfants, parce qu'on veut qu'ils leur ressemblent. On veut qu'ils poursuivent, d'où qu'on vienne. Moi, je viens du sud de la Méditerranée. D'où qu'on vienne, ils veulent qu'on poursuive cette histoire glorieuse. Parce qu'on l'a apprise à l'école. C'est ça, l'assimilation. Et vous savez qu'aujourd'hui, quand même, 40 ans de déstructuration pédagogiste, 40 ans de propagande, en plus de gauche, multiculturaliste et LGBT, ont détruit
l'école. Très concrètement, en termes de mesures, du coup, sur l'école, on entend votre philosophie. En termes de mesures à mettre en place, si vous êtes président de la République, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire des choses simples.
D'abord, pour l'école primaire, les fondamentaux. Lire, écrire, compter, on mettra plus d'or.
Français, mathématiques. Voilà.
Supprimer les cours d'anglais en primaire. Supprimer les cours d'anglais, il me semble, en primaire. C'est pas que je supprime les cours d'anglais de gaieté de cœur. Je dis simplement, je veux plus d'or en français. Je veux plus d'or en français, car les enfants parlent un français trop pauvre. Ils ne maîtrisent absolument plus l'orthographe. Ils ne maîtrisent même pas les opérations mathématiques les plus simples. Il y a eu un sondage qui prouve que en 1987, 70% des enfants maîtrisaient la division. Ils ne sont plus que 35%. C'est une catastrophe. Et tout est à l'avenant.
Donc, ça, c'est, oui, les méthodes traditionnelles, méthodes syllabiques pour apprendre à lire, dicter, appropriation des grands textes littéraires par cœur, récitation par cœur et calcul mental. Un changement majeur, c'est les classes de niveau aussi ? Attendez, attendez. Ça, c'est au collège. Entre les deux, à la fin du CM2, on passe une sorte d'examen, mais qui n'est pas un examen coup près. On ne redouble pas si on rate l'examen. On ne redouble pas forcément. On ne redouble pas forcément. L'école choisira. Ceux qui sont vraiment, qui vraiment ont besoin d'une deuxième année pour rattraper un retard trop important, redoubleront.
Et puis après, on ira en sixième après ce certificat d'études primaires. Oui, certificat d'études primaires. On ira en sixième. Et là, c'est la fin du collège unique. Le collège unique a été une catastrophe. Car il a mis des classes hétérogènes avec des enfants qui n'ont pas le même niveau. Du coup, les meilleurs ne progressent pas assez vite. Pour que l'on comprenne bien là-dessus, les classes uniques, c'est le système actuel ? Actuel, absolument, qui existe depuis 1975. C'est le collège unique. On met des enfants qui n'ont pas le même niveau dans les mêmes classes. Moi, je trouve que c'est catastrophique pour tout le monde. Pour les très bons et pour les moins bons.
Et dernière chose, rétablissement des filières supprimées bêtement par Monsieur Blanquer. Et surtout, surtout, un bac qui redevient sélectif. On ne donnera plus le bac à tout le monde. Ce qui permettra de ne plus envoyer tout le monde à l'université pour qu'il y ait 50% d'échecs au bout d'un an. Et donc, le système scolaire entièrement rénové. Et vous m'avez dit, je finis, vous m'avez dit c'est l'école du passé. Moi, j'assume. Parce que l'école du passé était meilleure.
Donc, beaucoup de sujets importants. Il y a un sujet au passage qui est passionnant. Je pense qu'il intéresse beaucoup d'entre nous. Parce que soit ils sont encore étudiants, soit ils sont dessus. Mais c'est un sujet qui est passionnant. Sur la question, vous avez parlé des classes de niveau. Ce sera un changement majeur par rapport à ce qu'on a évoqué juste ici. C'est quelque chose qui fait débat là aussi. Certains... Il y a une étude qui a été réalisée, que vous connaissez peut-être.
Une étude de Marie Duru, Bella et Alain Mingat qui sont des chercheurs du CNRS qui ont fait une étude auprès de 20 000 élèves qui ont conclu sur ce sujet-là de la séparation des élèves, les meilleurs et les élèves les moins bons, qui ont conclu que selon leurs études, certes, les élèves les plus forts pâtissent effectivement de la fréquentation d'une classe d'un niveau inférieur au leur. Mais les chercheurs estiment aussi que les profits qui sont tirés par les élèves les plus faibles sont nettement plus importants que les pertes qui sont subies par les élèves les plus forts.
Comment est-ce que vous voyez ce sujet-là ? Très bien. Depuis 40 ans, j'en lis comme ça des études. Vous comprenez, le biais idéologique est évident. Je suis laissé ? Oui, oui. Ces gens-là sont imprégnés de l'idéologie dominante des pédagogistes. Et donc, ils cherchent à tout prix à forcer le trait. Moi, ce que je constate, c'est qu'en dépit de toutes ces études, le niveau s'effondre. Le niveau des plus faibles et même le niveau des meilleurs. Nous avions auparavant toutes les médailles Fields, c'est-à-dire le prix Nobel de mathématiques avec les Russes. Aujourd'hui, il n'y a plus de Français. Le nombre d'enfants qui font des dictées avec 10 fautes, 20 fautes, c'est décuplé.
Les profs d'université sont effarés par le niveau de, comment dire, d'expression de leurs étudiants qui est d'une faiblesse insigne. Et je n'en veux pas à ces enfants, évidemment. Les responsables, ce sont les gens qui font des études comme ça, qui prétendent que c'était mieux, que c'est mieux comme ça, etc. Non, c'est une catastrophe.
Donc, il faut revenir à des méthodes sérieuses. Je précise d'ailleurs que c'est, encore une fois, des sujets qui sont passionnants dans la formation, les liens même des études qu'on évoque ici. Il y a beaucoup d'études sur les sujets d'éducation. On mettra des ressources, des choses qu'il faut pour que chacun puisse creuser chacun des sujets. Je suis conscient que c'est parfois frustrant
mais il y a beaucoup de choses à aborder ensemble.
On va passer à la dernière question. Une dernière fois, je vous invite à appuyer sur le buzzer. Et cette roue va s'arrêter cette fois-ci sur le drapeau français, modifié légèrement parce qu'il est sous forme circulaire sur cette émoji. Vous allez en fait devoir reprendre une formule que vous connaissez sans aucun doute. C'est celle de François Hollande prononcée en 2012 face à Nicolas Sarkozy, le fameux « Moi président ». Tous les candidats à la présidentielle qui viennent ici dans le cadre de cette interview le font concrètement. Vous allez voir, on modifie légèrement la formule.
L'idée c'est que vous puissiez lire les mots qui s'affichent à l'écran et compléter à chaque fois en une phrase la suite de la phrase. Après le « Moi président », j'imagine. Vous allez voir, c'est assez évident une fois que ça s'affiche. Vous pouvez lire à haute voix et compléter à chaque fois en une phrase.
« Moi président », les jeunes auront une école de médecine de meilleure qualité. « Moi président », mon ennemi sera les ennemis de la France. Ma première visite officielle sera dans les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, États-Unis, Russie, Chine, Angleterre, Grande-Bretagne. « Moi président », la France restera la France.
C'était la dernière question. Merci beaucoup Eric Zemmour d'avoir pris le temps d'échanger sur votre programme et votre vision de la France. Comme on le fait avec tous les candidats à l'élection présidentielle qui viennent ici, cette vidéo s'accompagne d'une autre vidéo qui est en fait une vidéo de présentation de votre programme qui du coup sera disponible sur cette même chaîne YouTube que du coup ceux qui nous regardent vont pouvoir découvrir. J'en profite d'ailleurs pour vous le dire, pour découvrir les interviews suivantes qui vont arriver dans les prochains jours. N'hésitez pas à vous abonner directement à cette chaîne YouTube.
On fera aussi d'autres contenus notamment sur Instagram que vous allez pouvoir découvrir sur notre compte Instagram et on se dit du coup à très vite.
Éric Zemmour