Nucléaire, défense, soldat tué au combat : Emmanuel Macron s'exprime depuis la Pologne|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Enfin, parce que cette ville évidemment raisonne pour nous tous comme étant le berceau de solidarité, le symbole de l'amitié entre nos deux pays, le symbole aussi d'un combat de liberté et et vous l'avez rappelé, ce combat au fond nous est contemporain. Nous continuons de nous battre contre toutes les idées qui peuvent réduire la liberté des uns ou des autres, le retour des nationalismes qui fracture et se faisant le retour de la guerre parce que nous croyons dans un patriotisme et dans une Europe qui protège davantage et qui prépare l'avenir. Mais notre liberté, c'est aussi la capacité que nous avons en européen à nous protéger, nous défendre, à bâtir les solutions d'avenir pour nos enfants et à moins dépendre.
Et au fond, c'est ce qui a nourri l'agenda de nos travaux. Et c'est pour ça que je dis que ce n'est pas simplement un symbole que d'être ensemble à Danque, mais que les combats qui ont nourri cette ville, la vôtre, sont à nos yeux profondément contemporains. Nous croyons l'un et l'autre dans l'indépendance de nos pays, dans l'indépendance de notre Europe et c'est par un travail de construction, une confiance mutuelle que nous voulons avancer.
Nos ministres, nos équipes ont pu préparer beaucoup de travaux ces derniers temps. Nous venons de signer des accords importants. Ils vous ont été présentés.
Au fond, nous avançons ensemble en matière de défense, d'abord l'un et l'autre en soutien de l'Ukraine. Nous soutenons évidemment ensemble les décisions qui ont été prises en décembre dernier et le prêt de 90 milliards d'euros pour les Ukrainiens. Nous continuerons dans les semaines, les mois qui viennent, les années qui viennent si c'est nécessaire et aussi longtemps que ce sera nécessaire de soutenir l'Ukraine dans son combat de liberté.
Et je veux ici aussi dire combien nous sommes reconnaissants à la Pologne d'avoir accueilli tant de réfugiés venant d'Ukraine et je sais combien ce enfin ce que cela représente et vous l'avez fait avec beaucoup de dignité de solidarité. Mais entre nos deux pays, nous renforçons aussi les liens en matière de défense et de sécurité. L'exercice Orion cette année a été une première avec la participation de la Pologne et nos forces armées participeront à l'exercice Dragon 27.
Nous avons décidé de nouvelles capacités communes dans le transport aérien, dans le satellitaire, mais nous souhaitons avancer encore davantage au fond pour placer le partenariat entre nous sur le plan qui doit être le sien. Construire les solutions d'avenir pour la défense et la sécurité de nos pays. Les systèmes de défense solaire, la haute précision et la grande profondeur, le spatial sont des domaines dans lesquels dans les prochains mois nous souhaitons avancer encore davantage.
Mais d'ors et déjà, nous avons vu qu'au fond, la confiance mutuelle n'était pas qu'un mot et nous avons signé un traité de Nancy en mai 2025 qui, si je puis dire malheureusement dès le mois de septembre dernier a été activé. son article 4, vous avez vu que ça n'était pas simplement du papier et que lorsque vous avez été en effet menacé, nous avons tout de suite réagi et avons été en solidarité et vous pouvez continuer de compter sur la France et de lui faire confiance. En matière d'énergie et d'économie, c'est la même chose.
Nous souhaitons avancer ensemble. Nous sommes en train de construire un partenariat global et intégré dans le domaine du nucléaire civil, plus largement dans le domaine de l'énergie. Évidemment, nous pourrions ici convoquer les manes et les lars de Marie Curry, mais point de les besoins, évidemment, nous le faisons malgré tout, mais c'est aussi une technologie d'avenir dans laquelle nous croyons.
C'est une technologie centrale pour la France, son énergie, son électricité. Nous nous félicitons de l'accord qui a été signé il y a quelques mois pour fournir les turbines pour la première centrale nucléaire polonaise. C'est à rabelle solution qui a été retenue.
Nous avançons ensemble sur le réacteur. Nous sommes candidats pour l'aval du cycle et la France est déterminée à participer au dialogue compétitif ouvert pour le deuxème projet nucléaire polonais en proposant une solution européenne et intégrée de la recherche à la coopération industrielle en passant par la sûreté et le développement de compétences. Et au fond, je l'ai rappelé à plusieurs égards, nous avons ces capacités complètes.
L'État en est l'actionnaire quand ça n'est pas principal exclusif. Et non seulement le nucléaire est au cœur du modèle français, mais nous avons décidé d'investir massivement dessus pour l'avenir. Plus largement, vous l'avez rappelé, nous croyons à la nécessité de favoriser davantage la production en Europe, la préférence européenne et de protéger nos industries dans les secteurs stratégiques.
Nous voulons là aussi avancer ensemble sur ce volet industriel mais également financier car il en va de la souveraineté financière de notre Europe. Mais notre partenariat s'enrichit aussi des coopérations culturelles, du rapprochement de nos sociétés civiles. Nous serons tout à l'heure au côté du comédien émetteur en scène André Séverine célébrant cette histoire d'amitié au combien importante et nous avons à l'instant signé les textes qui permettront de bâtir cette saison culturelle croisée en 2027 entre la Pologne et la France, la première depuis l'adhésion de la Pologne à l'Union européenne, anomalie qu'il nous fallait corriger. l'apprentissage de nos langues, l'amour de nos cultures, les échanges sont essentiels et je disais le la première édition du prix Guéremmec permettra aussi de continuer de renforcer ce lien en même temps que nous bâtissons ensemble de manière affinitaire une politique pour mieux réguler les réseaux sociaux et vous l'avez dit mieux protéger nos enfants et nos adolescents.
Nous tenons beaucoup à cette approche européenne, cette initiative européenne pour mieux protéger nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et de ce qui s'en suit. Voilà mesdames et messieurs ce qu'on je pouvais ici rappeler mais au fond tous les partenariats, les discussions très riches que nous avons eu aujourd'hui viennent consolider une relation qui atteint un niveau historique entre nos deux pays. Cette confiance nous la renforcer avec monsieur le premier ministre car elle est au service de l'intérêt de nos deux pays, de notre Europe parce qu'elle intervient dans un moment on le voit bien où la guerre est revenue sur le sur le continent européen, où le dérèglement mondial est omniprésent et donc avoir des amis qui se font confiance et qui bâtissent ensemble est plus précieux que jamais. et nous ne voulons pas le négliger.
Et donc nous avons aussi défini la feuille de route pour les prochains mois sur laquelle nous entreprendrons qu'il s'agisse de défense et de sécurité, de nucléaire et d'énergie, de culture, de réseaux sociaux, d'intelligence artificielle et de quantique. Et nous continuerons d'avoir des résultats ensemble pour nos deux pays et pour l'Europe. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.
Merci cher Donald. Teraz mamy czas na cztery pytania pour prendre la parole au journalist la question. Bonjour monsieur le premier ministre.
Bonjour monsieur le président une question sur la dissuasion du qui a été je crois un de vos sujets de discussion. Est-ce que vous avez évoqué des formes de coopération concrètes ? Est-ce que la France a proposé par exemple à la Pologne de participer à des exercices de frappe ou est-ce que la France a proposé de potentiellement envoyer des rafales équipés de de la de l'arme atomique en Pologne ?
Et de la même manière, est-ce que la Pologne va proposer une forme concrète de coopération en matière conventionnelle pour venir en appui euh de la situation française ? Et deuxième question dans la première concernant la Hongrie, le départ de Victor Orban ouvre-t-il une nouvelle donne en Europe ? Peut-on considérer d'ors et déjà que le prêt de 90 milliards d'euros à la à l'Ukraine sera bel et bien débloqué ou doit-on craindre d'autres formes d'opposition venant d'autres pays ?
Merci. Merci beaucoup pour vos vos questions. Je crois pouvoir dire que c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en en Hongrie avec les questions de monsieur Maga et que celle-ci va aussi être une nouvelle ère en Europe.
Et à ce titre, nous pouvons être raisonnablement optimistes sur en effet la bonne avancée et la mise en œuvre du près de 90 milliards d'euros qui a été acté au mois de décembre dernier par le Conseil européen, ce qui est une bonne chose à la fois pour l'Ukraine, pour nous-même et notre crédibilité. Donc oui, c'est une nouvelle. Quant à votre première question, je ne veux pas ici répéter ce que j'ai pu annoncer à l'île longue.
Nos équipes les plus rapprochées vont se rencontrer dans les prochaines semaines. Il y aura des travaux d'ici à l'été qui permettront d'avancer sur les avancées concrètes et la mise en œuvre de ce partenariat en matière de dissuasion avancée. Dans les choses que nous allons évidemment considérer, il y a l'échange d'information, il y a des exercices conjoints, il peut y avoir des déploements.
Je ne vais pas ici préter l'éventail des solutions possibles que j'ai d'ailleurs rapidement présenté dans ce discours à l'île longue, mais de tout cela, nos équipes parleront et nous aurons à décider ensemble dans les prochains mois. Et en parallèle évidemment de cette plus grande intimité en matière de dissuasion nucléaire, il y a aussi ce que nous voulons faire en matière d'épolement stratégique. C'estàd que si on veut avancer ensemble sur le nucléaire, mais c'est bien d'avancer ensemble sur la défense solaire, la longue porté, les systèmes d'alerte avancé et aussi de regarder tout ce qu'on peut faire ensemble sur le spatial qui est un élément critique.
Et donc sur tous ces sujets, on regarde de la même manière puisqu'on regarde, on est en train de prendre des décisions qui permettent d'avancer de manière conjointe. Merci beaucoup. Voilà, vous suivez avec nous cette conférence de presse d'Emmanuel Macron conjointement avec le premier ministre polonais Donald Tusk.
C'est un sommet placé sous l'ombre porté de la dissuasion nucléaire française. Vous l'avez compris avec ces quelques mots déjà d'Emmanuel Macron. Nous croyons à la préférence européenne dans le cadre de ce qu'il appelle un dérèglement mondial.
Il faut avoir des amis pour bâtir ensemble. C'est précieux. Il parle d'uasion nucléaire mais aussi défense sol air système d'alerte avancée spatiale.
J'en parle avec mes invités le colonel Goya. avec Guillaume Roquet, avec Claire Cambier, avec Rina Bassist. Merci beaucoup d'être avec à mes côtés.
Je me tourne vers vous colonel pour commencer. Bien sûr, les enjeux de sécurité européenne n'ont jamais été aussi importants avec les doutes quant à la présence américaine au Saint-Lotan, les dissensions autour de l'Iran qui s'ajoutent à celles qui consiste à revoir le dossier russoinien. Euh oui, bien sûr.
Bah tout tout cela est tout cela est vrai. C'estàd il y a une nouvelle ère qui s'ouvre, une nouvelle ère stratégique qui s'ouvre effectivement sur le continent européen. Et toute la question est savoir quelle place nous voulons occuper dans cette nouvelle ère, nous français.
Euh est-ce que euh voilà, nous voulons véritablement euh nous porter euh en Europe orientale euh au secours de Europe oriental et notamment de la enfin à l'aide de de cette Europe et notamment de la Pologne. Je rappelle que l'alliance avec la Pologne, la France, la Pologne, c'est peut-être la plus vieille alliance euh militaire de notre histoire, hein. Euh donc, est-ce que c'est sorte de on fait un sorte de retour aux sources et on place notre centre gravité militaire ? dans cette région où est-ce que on reste dans notre vocation un petit peu mondiale ou euh avec peut-être les ambition peut-être un peu démesurée.
Euh c'est c'est une vraie question, c'est en tout cas c'est la question qui habite actuellement tous les milieux stratégiques. C'est y compris euh dans le domaine, on l'a un peu évoqué aussi du du nucléaire quoi. Voilà, notre dispersion nucléaire, notre force de frappe nucléaire.
Est-ce que elle ne sert qu'à défendre les intérêts vitaux de la France euh ou est-ce queon peut commencer effectivement toujours dans ce cadre européen bah imaginer un glissement centre de gravité là aussi vers vers l'est ? Oui mais non mais là non mais il y a plein de questions. On rentre vraiment dans une nouvelle période quoi.
Nouvel è il parle de nouvel è en parlant de la Hongrie. Mais c'est une expression qui s'applique à l'ensemble de la situation. Oui.
Oui. Menace russe défiance vis-à-vis des États-Unis. Euh voilà, c'est toute toute nouvelle époque qui commence pour l'Europe.
Nouvelle époque face au doute au sein de l'OTAN, de la place des États-Unis, renforcer encore ces derniers jours, on l'a vu avec la guerre en Iran. Oui. Oui.
C'est un un l'avenir ou peut-être la survie même de la zone qui se joue. Oui, mais on sent bien que on est à un moment charnière et que il y a encore une réflexion à la fois du côté européen et du côté français sur la l'ampleur de la rupture. La coopération renforcée entre les pays européens, elle est acquise.
Le président de la République parlait à l'instant du traité de Nancy qui a été signé en mai dernier entre la France et la Pologne, qui prévoit une coopération industrielle, qui prévoit aussi une assistance mutuelle avec si la Pologne se trouvait agressée, le déploiement des troupes français sur place et puis il y a l'éléphant dans le couloir. C'est évidemment comme on parlait Michel Ga le nucléaire. Dans le discours de de Lille Long il y a il y a quelques semaines, le président de la République a évoqué ce qu'il appelle la dissuasion avancée, c'est-à-dire l'idée que l'arme nucléaire, elle puisse aussi servir à protéger les les autres pays d'Europe.
Mais pourquoi est-ce que ceux-ci sont aussi pourquoi il y a tellement de prudence ? Bah, c'est parce que euh c'est un allé simple cette histoire. C'est-à-dire que ça veut dire que on prend acte que les États-Unis ne protègeront plus l'Europe.
Alors nous on en a pas besoin puisqu'on est doté de l'arme nucléaire grâce au général de Gaulle. Mais les autres pays européens ils ont le parapluie nucléaire américain. Donc de dire "OK, on on refait la déco de l'appartement, ça veut dire que qu'on change qu'on change complètement question.
On met pas en question notre souveraineté, faut le dire et le marteler. Oui, parce que effectivement dans le même discours de Lil Long, Emmanuel Macron a bien dit que la l'usage de la de la dissuasion nucléaire restait un instrument de souveraineté absolue. La question c'est plutôt de savoir dans quelle condition on l'emploirait.
Traditionnellement, on parle des intérêts vitaux de la France de façon un peu abstraite. Et là, euh Emmanuel Macron a évoqué pour des pays qui le souhaiterait en Europe, l'idée qu'ils puissent eux aussi profiter de cette dissuasion nucléaire française. Il avait proposé d'associer h pays européens mais pas tous de la même manière sous différents formats donc dont la Pologne vous l'avez compris. effectivement puisque là quand une journaliste lui pose clairement la question est-ce qu'il y aura des avions français dotés de de l'arme atomique en Pologne, il répond pas du tout à la question.
Il dit que est-ce que cela sera réglé dans les prochains mois, qu'il y aura encore des discussions ? Donc on sent effectivement énormément de prudence sur ce sujet. Là, ce qui ressort, c'est surtout un partenariat stratégique, partenariat dans le le milieu de de la défense et c'est extrêmement important notamment pour la Pologne qui a beaucoup augmenté ses dépenses militaires à 4,8 % du PIB, c'est les plus grosses dépenses au sein de l'Union européenne.
Mais à qui elle achète ? Elle achète principalement aujourd'hui aux États-Unis, très lié avec les les Américains H2F35 de patriote. Et donc du coup l'idée là aussi avec cette visite c'est de changer un petit peu la donne et d'avoir une préférence pour la défense européenne.
Mais c'est quoi l'agenda ? Tout ça doit se faire avant quel terme ? Est-ce qu'on a des deadlines comme on dit en mauvais français bien évidemment ?
Parce que on sent bien qu'il y a qu' un caractère d'urgence mais on sent toute la complexité de la situation, les réserves, voir les plans qu'on ne peut pas encore mettre sur la table. Alors, c'est quoi ? C'est quoi ?
Comment on écrit la suite ? Oui, ben on est dans une période de clair obscure. On n pas le changement d'époque, ça se fait pas brutalement comme ça.
Euh c'est ça, ça se déroule sur plusieurs années. On est dans une période, on est en divorce avec les États-Unis, mais enfin un début de divorce, on va dire comme ça. Euh donc ça, voilà, ça se passe bien.
Séparation voilà, plus ou moins l'amiable. Certains voilà, moment non, finalement non, on peut pas mais et puis à d'autres moments, oui, bon, maintenant, ça suffit. Euh donc c'est il y a il y a c il y a cet aspect qu'il faut gérer et puis il y a cet aspect encore une fois menace russe.
Euh c'est ça l'élément structurant finalement de euh de la défense européenne de la même façon qu'il y avait une menace soviétique qui a structuré aussi énormément le l'Europe euh occidentale pendant une époque. Euh et donc cette menace russe oui on est dans les horizons de quelques années. Donc en gros voilà on est sur une période de de 2 3 ans.
Dans 2 3 ans probablement le paysage aura radicalement changé en Europe. Bassiss Oui. tout à fait d'accord avec ce que Claire a dit tout à l'heure et ça sera très compliqué avec les Américains parce que d'un côté bien sûr il y a la volonté du président français de construire quelque chose tout à fait européenne et et et sans les sans que les États-Unis interviennent mais et les Polonais ça sera compliqué pour eux de prendre ce genre de décision sans que Washington accepte ça qu'il y a un sorte de changement et dans la posture polonaise et dans ses relations sécuritaires si vous voulez avec les autres et pays européenne et je pense que c'était justement pas par hasard.
On a vu cette rencontre à l'Élysée il y a quelques jours avec les britanniques et l'Allemand et et l'italien [raclement de gorge] sur le DEOM. En fait, Macron essaie de ramener aussi les Britanniques dedans justement pour construire cette plateforme très grande qui dépasse et même l'Union européenne qui est vraiment européenne en large peut-être pour faciliter justement cette confrontation qui va arriver à un certain moment. Il y aura une confrontation avec les Américains sur le sujet.
Il y aura confrontation avec les Américains. C'est ce qu'on est en train de de préparer. Vous êtes d'accord avec ça ?
Oui, je suis assez d'accord avec ça. On parle depuis de nombreux mois, si ce n'est d'années aujourd'hui, avec notamment le conflit en Ukraine d'indépendance dans la défense de l'Union européenne, de l'Europe plus largement. Mais effectivement, ça demande du temps, de l'investissement et que il y a un accord entre les différents pays européens.
Pour l'instant, c'est là où le BBS. Guillaume, même question. cette conférence de presse, c'est l'objet d'une préparation quand à une confrontation avec les États-Unis d'Amérique.
Je crois d'abord parce que même quand on fait de la la stratégie, on fait toujours de la politique que il y a une dimension symbolique d'Emmanuel Macron qui dit "Je suis là, j'existe toujours" alors queon est un petit peu passé dans le rang des spectateurs de l'actualité internationale. Mais ça n'empêche pas d'avoir une vraie une vraie stratégie. Euh je pense que les les Européens aujourd'hui sont pas prêts collectivement à basculer.
Pourquoi ? Parce que la Pologne c'est le bon élève. Parce que le la Pologne effectivement c'est le pays qui dépense le plus pour sa défense.
Donc euh dans dans la tête des Polonais, il est concevable qu'il faille se passer des Américains. Mais tous les autres pays sont absolument pas prêts à faire cet effort financier et de dire "Bon, OK, on va développer un un partenariat militaire plus avancé avec la France, ça veut dire qu'ils y participeraient financièrement. parce que comme vous le savez, notre pays est pas au milieu de sa forme en matière financière.
Et donc ça pour le coup même il y a cette dimension économique qui fait qu'à mon avis on est on est plus en train de tâonner et c'est normal parce que c'est un c'est un un virage stratégique comme on en a pas connu depuis la fin de la guerre froide. On est plus en train de tâonner qu'en train de de décider d'orientation précise. Colonel.
Oui, puis je pense que certains pays, bon ser obligé peut-être de faire le deuil de euh de l'alliance américaine euh malgré eux euh et en même temps il ou du leadership américain, on va le dire comme ça. Euh et en même temps euh les mêmes ont pas forcément envie de voir ce leadership remplacer par un leadership français quoi. Pourquoi ? parce que parce que justement on est entre être [rires] avoir un leadership d'un extra européen, ben ça met tout le monde d'accord euh dans les les puissances européennes, dans les États européens.
Euh voilà. Bon, c'est pas loup euh c'est c'est une question économique aussi. J'en avais discuté avec l'ambassadeur d'Estonie qui me disait sur cette indépendance européenne, il faut aussi que nous on s'y retrouve les petits pays et donc du coup avoir dans ce cas-là des usines pour pourquoi pas conjointes mais qui a des retours sur investissement aussi pour les autres pays européens et que finalement tout l'argent tous les emplois ne reviennent pas à la France uniquement.
Oui, je crois que pour le président Macron, ça sera assez facile entre guillemets de convaincre les Français parce que il y a des sentiments assez anti-américain surtout anti-Trump très répandu en France. C'est incontestable depuis surtout depuis le début de la guerre en Iran. Mais c'est pas exactement le cas.
On n'est pas exactement au même niveau dans tous les pays européennes et sûrement pas en Pologne. Et donc là, le président français, s'il veut convaincre le Polonais justement d'embarquer sur cette aventure militaire, si vous voulez, et il faudra convaincre non seulement bien sûr sur le plan économique mais aussi plus largement au niveau des citoyens européens. Mais est-ce que tout ça va bien avoir lieu un jour ?
À vous écouter, il y a quand même tellement d'obstacles encore et tellement de difficultés. Mais d'abord, c'est c'est une politique des petits pas. Et euh par exemple, le le la Pologne et la France ont décidé de de renforcer leur coopération industrielle.
On va construire des obus, je crois des j'en suis même sûr, des obus de 155 mm qui sont un format autant euh en Pologne avec un investissement français. Mais il faut mieux des petits pas que une espèce de de remise à zéro complète. Pourquoi ?
Parce qu'une remise à zéro, comme le disait Michel Goya, ça veut dire qu'il va falloir trouver un nouveau patron. Et ça, vous savez, c'est comme dans une entreprise, quand le directeur il a toujours été là, bon bah on reconnaît sa légitimité. Le directeur part à la retraite, on dit tiens on va réunir les 5 si personnes du service, on va dire qui sera le prochain directeur ?
Et là, évidemment, tout le monde s'y voit et il y a des jalousies et les Allemands disent "Mais pourquoi ce serait les Français alors que c'est nous qu's faisons le plus d'effort ? Ils viennent de mettre 100 milliards d'euros d'un seul coup les Allemands, les français disent évidemment c'est nous, on a l'arme nucléaire et vous prvez comme ça. Ça joue surtout entre la France et l'Allemagne.
Mais le le l'Impérium américain, il est peut-être effectivement d'autant mieux apprécié qu'il était lointain et qu'il était pas contesté parce que les Américains, c'est les c'est c'est le Chérif et de la ville, ce c'est eux qui dépensent le plus. Donc ça apparaissait naturel. Donc je pense que il est normal que culturellement ça prenne du temps.
Regardez ce qui se passe sur les programmes de coopération. Pardonnez-moi Guillaume, une question est posée sur la situation en Iran au président français qui a repris depuis quelques heures maintenant dans le D3 d'Ormous au Moyen-Orient. Alors d'abord au Moyen-Orient, on a appris samedi le décès du sergent chef de la finule Floriant Montoriot tué dans le sud Liban.
A priori comme vous l'avez exprimé, visé par le Esbola. Concrètement de de quelle manière la France va-t-elle répondre ? Est-ce que c'est la France qui a été délibérément visée lors de cette attaque ?
Ces dernières heures également dans le D3 d'Ormous, un navire français qui a été visé, qui a fait l'objet de tir, je cite, de semonce. Qu'est-ce qu'on sait précisément et est-ce que la France désormais doit intervenir dans ce D3 d'Ormous ? Je termine en quelques mots par une question d'actualité. l'Agence nationale des titres de sécurité puisqu'on parle euh de sécurité des titres sécurisés qui a été visé par une attaque informatique des données potentiellement divulguées que c'est-on et doit-on être inquiet ?
Merci beaucoup. Sur la trisème question, je ne répondrai pas ici et je laisserai les autorités compétentes vous apporter toutes les tous les détails. Laissez-moi d'abord m'incliner avec respect et affection devant la mémoire de l'adjud Floriant Montorio, sa famille et ses frères d'armes.
Vous l'avez rappelé, il est mort samedi au Liban. alors qu'il opérait dans le cadre de la finule et donc la mission dans laquelle nous nous sommes présents au en soutien des forces armées libanaises et des populations civiles libanaises. Je veux ici dire de manière très simple que il a été visé avec ses frères d'armes dans le cadre d'une mission qui correspond au mandat donné à la finule par la résolution des Nations- Unies.
Que c'est le Esbola qui en effet a visé nos soldats. Ils ne les ont pas visé parce qu'ils étaient français. Ils les ont visé parce qu'ils tenaient la mission.
être au côté des populations civiles, aller déterrer une mine, en tout cas instrument qui aurait très clairement conduit à des pertes civiles et ils ont été pris à partie et visés par le esbola. Les autorités libanaises ont condamné cette attaque du Esbola et vont procéder aux diligences requise pour pouvoir arrêter les coupables et qu'ils soient sanctionnés. La mission de la France dans le cadre de la finule se poursuit et ce que tenons, c'est que la justice soit faite.
C'est aussi que le CC le feu soit tenu et qu'une paix durable soit construite qui permettent de rétablir la souveraineté territoriale libanaise mais qui conduisent aussi le Liban à prendre toutes ses responsabilités pour lutter efficacement contre le Esbola et mettre en vigueur ce qu'il s'est engagé à faire, c'est-à-dire le monopole de la détention des armes et de toutes les armes. C'est ainsi que nous devons avancer sur ce qui s'est passé ces dernières heures dans le D3 d'Ormouse. La France n'a pas été prise à partie ou visée spécifiquement suite à des échanges qui se sont tenus entre les autorités iraniennes et les compagnies et entre les services iraniens et des différents pays concernés parce qu'il y avait aussi Malte, l'Inde et plusieurs autres pays.
Plusieurs tankers et portecontainer ont engagé une sortie de du trit d'Ormous comme d'ailleurs cela avait été fait ces dernières semaines. [grognement] Il est vraisemblable que suite à la décision américaine de maintenir un blocus ciblé sur Ormous en particulier pour tous ceux qui touchaient l'Iran, les autorités iraniennes ont changé leur position initiale. Je pense que c'est une erreur des deux côtés.
Ils ont ensuite procédé à des alertes et des tirs de sommation qui ont conduit les équipages à revenir en arrière et ils ont eu raison et il n'y a pas eu dommage et de blesser du côté français. Tout ça ne doit pas nous conduire à l'escalade. Tout ça doit nous conduire plutôt à consolider ce qui avait été obtenu vendredi.
La réouverture inconditionnelle sans sélection sans péage du D3 d'Ormouse. C'est ce que nous défendons, ce que nous plaidons. Et derrière celle-ci, nous avons mis ensuite en place une mission adoc avec 49 gouvernements qui étaient présents autour de nous vendredi.
L'Organisation Maritime Internationale et l'Union européenne qui s'est mobilisé pour bâtir une solution diplomatique, militaire, défensive et technique financière pour permettre à la reprise durable du commerce international par Ormous. C'est l'initiative que nous avons pris avec nos partenaires britanniques et qui a permis cette avancée. Et donc il faut continuer de calmer les esprits, d'avancer vers la réouverture de cette voie qui est importante pour le commerce international, la sécurité énergétique internationale et aussi parce que ce sont les conséquences directes pour la vie de nos compatriotes en Pologne, en France, à travers l'Europe et même au-delà à travers le monde.
Voilà. Donc nous nous restons sur cette ligne qui consiste à dire les choses se règlent par la voie diplomatique. Tout le monde doit revenir au calme.
On doit revenir aux décisions qui avaient été actées vendredi. On doit maintenir le CC le Liban le plus longtemps possible et construire une solution de paix durable par la négociation sur le nucléaire, le balistique, Hormous et le reste.
Emmanuel Macron