Déficit : Bruno Le Maire veut "comprendre pourquoi il y a eu cet accident de 20 milliards d'euros"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
monsieur le ministre bonsoir bonsoir dariusbin vous connaissez la mesquinerie des journalistes il se repèent de mauvaises nouvelles beaucoup attendaient la dégradation de la France par moodis et par Fitch or bonne nouvelle comment est-ce que vous l'avez apprise moi je l'ai apprise par les agences elles-même je partage ce que vous venez de dire sur les attentes déçu de certains ça fait partie de la vie politique hélas je parle des oppositions je ne parle évidemment pas des journalistes en tout cas cette décision de deux agences F chez Boudis qui suit la décision d'une autre agence plus modeste PRDS c'est un signal un signal clair de la crédibilité de notre stratégie de rétablissement des finances publiques et un signal clair de la solidité de l'économie française je P que c'est ce qu'il faut bien comprendre dans ces doubles décisions de filch et mis qui représente près de la moitié de la part de marché avec brds Al on attend évidemment c'est un pour je crois que ce sera le 31 mai est-ce que je peux vous soutirer un secret qui est plutôt en votre faveur d'ailleurs en réalité on parle aux agences he c'est pas la foudre qui tombe comme ça on parle on plaide auprès des agences on parle aux agences le ministère des Finances parle aux agences et le ministre des Finances fait son travail de ministre des Finances du lobbying il fait son travail de ministre des Finances donc c'est pas Ken et et John qui dans un bureau quelque part à New York ont décidé il y a un dialogue qui se fait c'est normal qu'il y ait un dialogue régulier entre mes services le ministère de l'économie et des finances et les agences qui notent la crédibilité de la dette française et c'est toujours un bon signal quand les agences la moitié du marché avec ces trois agences disent dans le fond la stratégie de rétablissement des finances publiques françaises est crédible et surtout l'économie française est solide cela étant il y a la réalité ça ce ne sont c'est ni Fitch ni moodies c'est la réalité des finances françaises avec ce résultat qui a raisonné partout en Europe le déficit public à 5,5 % du produit intérieur brut là où vous attendiez 4,9 % quand on est si loin quand on s'est trompé à ce point est-ce qu'il y a une forme de logique démocratique à ce que le Parlement soit vraiment saisi c'estàdire on reprend tout on prend la feuille et on rectifie le budget bah c'est normal que le Parlement s'exprime nous aurons demain un débat sur programme de stabilité et croyez-moi je pense que les oppositions s'exprimeront largement mais je pense qu'il faut pas tout confondre il y a eu un accident sur les recettes en 2023 j'ai écrit à administration pour comprendre ce qui s'est passé je suis le chef de cette administration je porte la responsabilité mais je veux comprendre ce qui s'est passé pourquoi il y a eu cet accident sur l'évaluation des recettes pour que ça ne se reproduise pas un accident de combien de milliards en revanche un accident de 20 milliards d'euros donc c'est très importantme si il y a toujours des des évaluations de recettes qui peuvent varier c'est souvent assez fluctuant mais là l'accident est important il faut comprendre pourquoi ça ne se renouvelle pas en revanche sur ce qui dépend très directement de nous de la décision politique c'est-à-dire la dépense publique la dépense publique elle a été parfaitement exécutée Bruno Le Maire vous étiez pour un budget rectificatif au Parlement pour ce grand exercice démocratique où tout le monde peut discuter pas seulement s'exprimer discuter dialoguer Emmanuel Macron était contre qui a raison mais c'est le président de la République qui décide l'important c'est quoi c'est nous parvenions absolument pas la seule chose qui compte pour moi c'est que nous revenions sous les 3 % de déficit public en 2027 et que nous retrouvions le chemin du rétablissement des comptes dans le fond quand on regarde ce qui s'est passé depuis 7 ans nous avons établi les comptes en 2017 2018 2019 nous sommes repassés sous les 3 % de déficit public ensuite nous avons eu la crise économique la plus brutale depuis 1929 le covid et les gens ont la mémoire courte on a oublié à quel point c'était douloureux à quel point tout le monde réclamait de l'argent pour sauver le restaurant tel hôtel de telle commune la filière aéronautique la filière automobile Air France il a fallu protéger et je vais vous dire Darius rochbin je suis fier de ce que nous avons fait parce que je considère que si nous n'avions pas protégé nos entreprises nos grands secteurs industriels si nous av'avions pas mis en place la protection des salariés avec l'activité partielle qui était quelque chose de nouveau en France aujourd'hui nous aurions non seulement une crise économique nous serions pas sortis des difficultés économiques et nous aurions probablement aussi une crise politique et on vaarler de ces questions de fond Brunos bien dans la troisème période où il faut revenir sur le chemin du rétablissement des finances public avec sérénité mais aussi avec fermeté et pour cela pardon d'insister sur ce point mais on comprend bien un vrai budget revu encore une fois 20 milliards d'erreurs c'est pas au juger c'est vraiment quelque chose de grave on parle quand même d'une des grandes puissances économiques de la terre c'est pas le budget de Luxembourg normalement on devrait effectivement reprendre le budget à plat on dit pas simplement allez on va économiser 10 milliards on sait pas très bien ou d'ailleurs mais nous avons pris les décisions nécessaires enfin dès que nous avons eu des indications sur des recettes plus faibles nous avons fait 8 milliards d'euros d'économie à la fin de l'année 2023 nous avons ensuite fait des économies de 10 milliards d'euros principalement sur l'état pour que ça ne pèse pas sur nos compatriotes et nous avons déjà annoncé 10 milliards d'euros d'économies supplémentairire ou ça un exemple pardon monsieur le ministre pardon de allons V la précision je pense ça intéresse beaucoup les gens qui nous écoutent donner quelques exemples vous don exemp très concret lorsque nous avons vu qu'il y avait moins de recette ben on a appliquit un principe simple on gagne moins on dépense moins c'est ce que ferait n'importe quel père de famille responsable nous avons décidé dans tous les secteurs avec effectivement certains secteurs qui ont fait plus d'effort l'aide publique au développement B nous avons dit voilà c'est essentiel de soutenir les pays les plus fragiles de la planète mais comme il y a un coup dur en France on va d'abord défendre nos intérêts réduire l'aide publique au développement la réduite de 800 millions d'euros un mot encore là-dessus est-ce que vous aviez peur du Parlement jamais bah vous avez sauté dans l'obstacleulé j'ai été élu à trois reprises députés j'aime bien le dialogue parlementaire je suis très heureux d'avoir ce débat demain sur le programme de stabilité il s'agit pas il s'agit pas sans risque de motion de cens il s'agit pas de craindre le Parlement il s'agit de prendre les décisions nécessaires rapidement fermement pour redresser la barre quand vous avez des recettes qui sont plus faibles que prévu c'est ce que nous avons fait ça s'appelle le principe de responsabilité qui s'applique principalement au MIN des finan vous rappelez très justement que la raison de tout ça remonte bien avant Emmanuel Macron ou le covid ou la guerre et cetera et cetera dans votre livre je recommande la voie française alors vous faites la grande histoire vous montez jusqu'à Saint-Louis mais sans aller jusque là Pierre Moscovici aujourd'hui c'est pas un ultralibéral échevelé un aimable social démocrate assez paisible qui dit la France est dans une situation très difficile euh c'est la France qui est la plus endettée de la zone euro en proportion du PIB après la Grèce et l'Italie la tendance est problématique il dit c'est le pays de la zone euro qui se rattrape le moins vite il dit la France à les dépenses publiques les plus élevées de la zone euro a quandême l'impression qu'on est dans un état de gravité extrême oui mais je pense que là on confond un peu tout et je suis très surpris de voir à quel point finalement beaucoup de gens je le dis pas pour Pierre mosc ici mais sont totalement inconséquents c'est les mêmes qui hier m'ont écrit des milliers de lettres pour me demander de dépenser plus pendant le covid tous les députés tous les sénateurs de l'opposition qui me disaient il faut protéger tel restaurant protéger tel hôtel j'ai tel entreprise à côté de chez moi il faut absolument que vous l'aidiez vous faites pas assez pour nos compatriotes vous faites pas assez pour les entreprises les mêmes qui m'ont appelé à dépenser 10 fois plus que ce que j'ai fait qui viennent aujourd'hui me dire vous rétablissez pas suffisamment rapidement les comptes publics gardons notre sang froid et regardons lucidement la situation l'économie française se porte bien nous n'avons pas eu de récession nous sommes parmi les grands pays de l'Europe celui qui a eu la croissance cumulée depuis 2017 la plus importante nous avons le mieux protégé le pouvoir d'achat de nos compatriotes on nous disait 2023 vous allez être sous les 0 % de croissance on a fait 1 % de croissance exactement comme je l'avais promis je minist pas Darus Rbin je ne minist pas les difficultés de finances publiques françaises qui remonte effectivement à très longtemps parce qu'il y a en France une addiction bien connue à dépens publ qu'on pense que la dépense publique fait le bien collectif je pense que la dépense publique est nécessaire sur des services publics fondamentaux sur des activités régalienne qu'on peut la réduire sans que cela soit un drame il n'empêche que la situation économique de la France aujourd'hui est solide n noircissons pas exagérément le tableau monsieur le ministre ou couper exactement encore une fois ça remonte loin il faut peut-être revoir ce tableau sur le cas français le fait que la France est des dépenses publiques les plus élevées de la zone euro quand on regarde les courbes on est France est très au dessus vous donnerz certaines pistes dans votre livre certaines qui ont le mérite d'être assez courageus en tout cas contre un certain courant très dominant les dépenses de santé vous dites il y a un cas français les Français sont ceux qui sont le mieux aidés pour payer leurs dépenses de santé en clair est-ce qu'à long terme les Français devront payer plus une part plus grande de leur poches pour leur santé je pense que quand on veut rétablir les finances publiques ce qui est mon ambition revenir sous les 3 % il faut bien distinguer les décisions immédiates celles que j'ai annoncé sur l'A public i préc sur l'apentissage sur la formation sur tous ces sujets on accepté avec le président de la République avec le Premier ministre de prendre des décisions nécessaires et puis il faut qu'on ouvre un débat serein sur le financement de notre modèle social et ça on a le temps et c'est doit pas être fait dans les 3 mois ou dans les 6 mois ce sera pas serein pardon toucher à la S toucher au monument de la C ce sera pas serein ça pe déjà vous l'annoncez ce qui crée de l'inquiétude chez les Français c'est quand on leur dissimule la vérité français sont lucides ils savent bien vous dites cela mais vous n'avez pas répondu par oui ou par non à ma question quand je vous demandais il y a 30 secondes est-ce que oui ou non les Français devront payer plus par oui ou par non il y a un débat à poser en se disant où est-ce que la France par rapport à ses voisins dépense beaucoup plus les deux dépenses qui sont les plus importantes c'est sur les retraites et sur la dépense sociale donc il faut regarder est-ce que c'est légitime est-ce que ce n'est pas légitime nous nous avons déjà pris des décisions courageuses quand nous avons décidé de doubler la Fran sur les médicaments on a passé de 50 centimes à 1 € elle n'avait pas été bougé depuis 2008 pourquoi est-ce que nous l'avons fait par que nous avons dit qu'il est peut-être plus juste et certainement plus efficace de demander à tous les Français lorsqu'ils consomment des médicaments d'accepter de payer une franchise plus élevée de façon à ce qu'on puisse garder des moyens de financer ceux qui sont en infection de longue durée ceux qui font face à des maladies graves ceux qui sont confrontés à la Malie d'Alzheimer au diabète au cancer c'est ça les grandes questions qu'il faut se poser et je pense qu'il faut se les poser sereinement et en temps utile pour qu'on ne prenne pas de décision précipitées d'ici 5 ou 10 ans on voit la comparaison avec les États-Unis d'Amérique eux ont une protection sociale beaucoup moins bonne hélas pour les faibles chez eux mais ils ont une économie qui va mieux on est à 3 % de croissance je crois contre un en France comme vous le rappeliez est-ce que ça vous inquiète est-ce que l'Europe et là encore c'est ni Monsieur le Maire Monsieur Macron l'Europe plus généralement est en train de décrocher le modèle américain n'est pas un modèle pour moi je le dis ce modèle de société n'est pas mon modèle de société je crois à la solidarité je crois au partage des richesses comme nous le faisons en France je pense qu'il est indispensable de protéger les plus faibles et je pense qu'il n'y a pas d'injustice plus incompréhensible que la maladie et donc avoir un système qui protège les personnes qui sont confrontées injustement à la maladie il est indispensable de le préserver ça suppose des choix c'est ces choix qu'il faut peser maintenant en revche il un deuxième sujet qui m'inquiète vous avez parfaitement raison c'est la perte de productivité de la appareil productif européen pourquoi bah tout simplement parce qu'on n'innove pas qu'on ninvestit pas suffisamment par rapport à nos grands voisins américain et à ça il y a une raison principale c'est qu'il y a pas assez d'argent disponible vous imaginez Darus rochbin que nous avons un marché unique avec des consommateurs uniques avec des biens des personnes qui circulent librement mais on a toujours pas ce qu'on appelle l'Union des marchés de capitaux c'està dire que si vous voulez emprunter vous pouvez circuler librement comme personne mais votre argent ne circule pas librement si vous voulez emprunter parce que vous avez créé votre entreprise vous voulez la développer vous ne pouvez pas emprunter aussi librement à Paris Berlin Bruxelles ou Madrid et cet attrait des investisseurs pour les États-Unis on le voit illustration aujourd'hui déclaration extrêmement spectaculaire de Monsieur pouyané le patron de Total il dit pour l'instant on y réfléchit mais quand on dit on y réfléchit on sait très bien ce que ça veut dire entrer en bourse que total entre principalement en bourse à Wall Street que ce devienne vraiment son son point d'appui central mais parce qu'il y a pas d'argent en Europe enfin pardon d'être a constat est très inquiétant pour la France pour l' le constat il est lucide et on devrait regarder ce qui s'est passé aussi dans le passé regardez ce qui s'est passé avec une grande entreprise comme moderna qui faisait des vaccins dont nous avions besoin pour traiter le covid quand il a faillu lever de l'argent ces entreprises pharmaceutiques n'ont pas besoin de centaines de millions elles ont besoin de milliards d'euros vous ne pouvez pas lever des milliards d'euros à l'échelle européenne parce qu'il n'y a pas de marché unique de l'argent ça veut dire pardon on peut retenir total ou c'est la loi du il faut dire à Total ben allez-y mais non mais c'est à nous il s'agit pas du tout moi je tiens à Total je tiens au siège français de Total total est une entreprise française et doit rester une entreprise française rest mais son siège boursier principal à Stre ce sera un symbole Terri si on veut que le siège boursier de Total reste en Europe il faut qu'on lui offre les moyens de se développer donc les capitaux nécessaires donc il faut accélérer le président de la République l'a dit je me bat pour cela sur l'union des marchés de capitaux concrètement ça veut dire qu'une grande entreprise comme Total ou une petite entreprise qui se développe quand elle elle veut lever de l'argent elle pourra le lever à l'échelle des 27 états- membres de l'Union européenne c'est-à-dire à l'échelle du plus grand marché de consommateur de la planète plutôt que de le lever au niveau national Bruno Le Maire vous avez des leviers de pouvoir en tant qu'État actionnaire important ce qui se passe avec Athos qui est évidemment un acteur majeur y compris dans sa dimension pas seulement informatique générale mais stratégique est-ce que l'État va maintenant agir oui mais il agit depuis longtemps davantage je travaille sur le sujet d'Atos depuis maintenant des mois et je suis le dossier de très près pourquoi parce qu'il y a dans atthos un certain nombre d'activités qui sont stratégiques pour la nation française stratégique pour notre souveraineté stratégique pour notre défense en matière de cybersécurité en matière de cyber calculateur en matière de nucléaire il y a chez Athos des activités souveraines qui doivent rester sous le contrôle exclusif de la France j'ai donc participé à un tour de table à hauteur de 50 millions d'euros c'est la première décision que j'ai prise deuxième décision que j'ai prise nous avons obtenu une action préférentielle sur les activités les plus sensibles d'Atos pour éviter que un actionnaire étranger puisse prendre le contrôle de ses activités stratégiques c'est exclu la troisème décision je l'ai prise ce weekend j'ai déposé ce weekend une lettre d'intention en vue d'acquérir toutes les activités de souveraineté d'Atos c'est l'agence des participation de l'État qui est sous mon autorité qui va mener cette opération donc nous avons manifesté notre intérêt pour acquérir toutes les activités souveraines d'Atos alors je souhaite que l'État ne soit pas seul il y a d'autres modèle comme celui de naval group ou de technique atome où il y a l'état plus un tour de table avec d'autres acteurs souverains français je vais pas les citer que ça veut dire pardon que l'État pourra être majoritaire dans atthos on verra queles seront demain les autres actionnaires qui pourraient participer je dis bien uniquement des actionnaires français qui travaillent dans les domaines stratégiques de la défense par exemple ou de l' tique nous verrons quels sont les acteurs intéressés mais l'objectif c'est bien que les activités stratégiques d'Atos restent sous le contrôle exclusif de la France et c'est l'État qui prend l'initiative c'est nous qui prenons l'initiative car c'est le rôle de l'État de défendre les intérêts stratégiques d'Atos et d'éviter que des technologies qui sont sensibles qui sont décisives en matière de super calculateur ou en matière de défense puissent à n'importe quel moment dépendre d'intérêt étranger vous posez là et vous annoncez ici une nouvelle très importante en terme de souveraineté française dans le nucléaire dans les questions stratégiques vous savez qu'elle se pose plus généralement pour la dette de la France il y a dans la population c'est devenu un thème ce doute sur qui possède la dette française ces fameux 3100 milliards de dettes c'est énorme qui possède la dette on sait que il y a plus de 50 % de non résidents français donc plus de 50 % qui est possédé de l'étranger qui qui est 3/4 de la dette française sont détenus par des investisseurs européens je vous rassure si on est un tout petit petit peu plus précis un/4 de la dette française est détenue par la Banque centrale européenne un/4 est détenu par des investisseurs européens qui ne sont pas français un/4 sont détenus par des investisseurs français et il n'y a que un/4 qui est détenu par des investisseurs non européens donc vous voyez la dette française elle reste souveraine il y a une souveraineté nationale il y a aussi une souveraineté européenne elle est bien protégée mon rôle de garantir son qui sont les non européen est-ce qu'on le sait est-ce qu'on sait par exemple pardon vous savez bien ce qui est sensible c'est les Chinois en particulier les Chinois ont racheté une partie de il y a il y a une participation chinoise ça veut pas dire pour autant que la dette n'est pas maîtrisée je le redis la souveraineté de la dette française elle est aussi garantie par les investisseurs qui sont au 3/4 des investisseurs européens de quel ordre pardon la la la participation chinoise est-ce qu'on peut l'articuler je vais pas vous donner le chiffre précis c'est résiduel par rapport au 3/4 de la dette détenue par les investisseurs européens et nous veillons évidemment cela je suis viscéralement attaché à la souveraineté nationale quand je prends la décision sur Atos c'est une décision lourde c'est une décision lourde pour l'État c'est une décision lourde en terme de responsabilité nous allons prendre le contrôle de toutes les activités stratégiques d'Athos c'est une décision lourde je rappelle que Athos est une entreprise privée dans laquelle l'État n'avait jusqu'à récemment pas une action pas un investissement quand nous voyons qu'il y a une menace sur un groupe privé qui fait des activités stratégiques je prends mes responsabilités et je garantis que ces activités stratégiques restent françaises même chose pour la dette française même vous permettraz de vous dire que la meilleure façon de garantir la souveraineté de la dette française c'est encore de la réduire la la croissance la le problème de la France qui est lié à sa démographie on va parler plus tard dans l'émission du problème des Russes notamment quand vous avez prophétisé l'effondrement de l'économie russe on en pararlera ou je porte pas si bien que ça parce que je vois les chiffres qui sont avancés je saute sur le sujet parce que j'entends tellement d'erreur sur les situations de l'économie russe oui c'est une économie qui est financé par les et on verra Bruno le si à la fin vous avez raison on va en parler et je vous passerai la parole là-dessus mais d'abord voyons chacun sa croix la démographie française il y a un problème de démographie française de renouvellement qui est aussi économique n'est-ce pas vous en parlez dans votre livre c'est un des passages les plus intéressants sur l'immigration vous dites la France est une nation qui avait 5 % d'immigrés en 1950 et qui en compte désormais 10 % et vous ajoutez vous connaissez le poids de ces mots sans jamais avoir eu son mot à dire à ce sujet est-ce que le temps est venu vous savez que c'est un thème que le RN manie beaucoup que les Français votent sur le sujet le RN le manie beaucoup mais enfin sur tous les grands sujets qui engagent l'avir de la nation j'ai toujours été favorable comme goliste à ce que le moment venu on consulte les Français je pense que il faut jamais avoir peur du peuple français mais c'est important sur tous les grands sujets je le dis aussi sur le modèle social que nous puissions consulter les Français vous parliez de démographie làus pardon je vous inter juste qu'on comprenne bien un référendum sur l'immigration c'estib mais moi aucune question difficile qui engage l'avenir des Français ne doit échapper au vote des Français le Conseil constitutionnel vousz dire obsédé par les vieux socialistes j'enlève le mot vieux pardon par les anciens socialistes le sont-il encore Laurent Fabius dit ce sera très compliqué les juristes disent c'est pas possible on verra mais je dis aussi dans mon livre que l'un des premiers motifs de l'article 11 pour recourir au référendum c'est les questions économiques et sociale vous posez la question la démographie c'est une des grandes questions complètement occulté aujourd'hui dans le débat politique alors que ça engage le financement de notre retraite le financement notre système de soins qui va nécessairement coûter de plus en plus cher quel est l'un des grand changement sociologique auquel la France était confrontée depuis 40 ans nous avions une des démographies les plus dynamiques en Europe nous sommes en train de devenir comme tout le monde dans une démographie moins dynamique vous insistez beaucoup là-dessus le vieillissement n'est-ce pas tous les effets du vieillissement parce que le vieillissement doit nous amener à repenser notre modèle social moi je suis très attaché à ce qu'on garantisse à toute personne de plus de 85 5 ans ou de 90 ans il y en aura 6 millions dans les 20 prochaines années ces personnes doent pouvoir vivre dignement elles doivent pouvoir avoir accès au meilleurs soins elle doit pouvoir être accompagnée elle doit pouvoir disposer des soins d' l'accompagnement humain absolument indispensable pour qu'on vive bien jusqu'à la fin de sa vie mais chacun sait que c'est un coup qui est très important comment est-ce qu'on refonde notre modèle social dans un pays qui vieillis où il y a moins de jeunes pour financer nos retraites moins de jeunes pour financer notre système de soins pour garantir que tout le monde notamment les personnes les plus fragiles et les plus âgés puissent vivre dignement voilà une des grandes questions politiques et et la question pardon est un peu technique je je m'y accroche quand même c'est l'article 11 de la Constitution n'est-ce pas effectivement le fait que sur des questions d'économie le référendum puisse avoir lieu est-ce que vous pensez que l'immigration pourrait en faire partie moi je considère que ça peut en faire partie oui pour moi ça ne pose pas de difficulté je considère que le peuple français est un peuple adulte lucide qui a un sens politique on le dit souvent très aigu et que plus vous l'associez la décision politique plus la décision politique est solide et acceptée a-t-on besoin des migrants je v pas citer mes sources je respecte le secret du Off enfin un de vos collègues ministres me disait voilà la France l'économie française aura besoin d'un million de jeunes travaillant de jeunes migrants il vont pas venir de la planète Mars est-ce que c'est vrai le débat peut se poser pour l'avenir mais je vais essayer de m'occuper des du moment présent dans le moment présent on a encore plus de 7 % de taux de chômage on a des centaines de d'emplois qui sont non pourvus quand vous allez dans un hôtel dans un restaurant dans le bâtiment on cherche des emplois qui ne sont pas pourvus ben je considère que la première responsabilité c'est d'aller former qualifier toutes celles et tous ceux qui pourraient travailler dans ces secteurs là pour qu'ils y travaillent et qu'il y a une solution de facilité à dire bon il y a des emplois qui sont pas pourvus on va faire venir des gens de l'étranger non essayons d'abord de former les personnes qui sont sur notre sol à ces métiers qui sont disponibles et qui cherchent désespérément preneur dans tout ce que vous venez de dire est-ce qu'il y a une manière de dire il n'y a pas à laisser ces sujets à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella mais aucun des sujets ne doit être laissé à telle ou telle opposition plus vocau sur ces sujets que sur d'autres voilà oui avec souvent des propositions qui sont très contradictoires il nous accable de reproche sur la dette par exemple mais leur programme est un programme de type communiste le programme de Marine Le Pen je le dis à tous ceux que j'entends parfois vous savez vous rencontrez des patrons qui trouvent drôle sympathique amusant de vous dire dans le fond marine Le Pen pourquoi pas mais je dis mais attention le programme économique de Marine Le Pen est un programme économique communiste avec le retour à la retraite à 60 ans qui coûterait des dizaines de milliards d'euros avec la nationalisation des autoroutes estce ça vous inquiète vous citez de vous-même c'est chef d'entreprise mais on sait très bien pardon vous le savez comme moi qu'il y a des préfets qu' a des haut fonctionnaires peut-être d'ailleurs dans votre propre administration qui discrètement disent à jouran Bardella je suis là si si le pouvoir devait changer de main ne m'oubliez pas mais il y a une forme de capitulation spirituelle là-dedans comme si dans le fond on n pas encore essayé ça donc essayons ce qui n'a encore jamais été essayé moi j'y vois une forme de capitulation spirituelle ce sont des personnes qui ne croient plus dans la France qui ne croient plus dans sa capacité à réussir qui ne croi plus dans sa capacité à créer des emploi de la richesse de la prospérité à innover et tout ce que je vois moi de la France c'est autre chose je vois les Français qui dans leur immense majorité se battent travaillent Innov invente ont des succès absolument formidables dans tous les domaines l'intelligence artificielle avec Miss la défense nous sommes une nation de 68 millions d'habitants qui continue à produire les meilleurs avions de combat de la planète dans le domaine satellitaire dans le domaine des lanceurs spatiaux dans le domaine plus traditionnel de l'hôtellerie de la restauration de l'art de recevoir l'art de vivre donc la France est un pays qui a des succès exceptionnels à nous de continuer à les porter avec notre politique économique et ne cédons pas une fois encore à cette capitulation spirituelle qui consisterait à dire dans le fond renonce tout cela allons vers le plus facile et V cependant ça peut être l'alternance est-elle normale sondage CIS du Figaro où on voit la force électorale journal Mella ça on l'a déjà dit mais de Marine Le Pen de fait Marine Le Pen qui est en très bonne position là maintenant en l'état des sondages question d'abord très précise est-ce que vous le dites très bien là maintenant ça dure un certain temps tendance pas forcément maintenant la politique c'est des idées des convictions et un calendrier nous sommes en 2024 à nous de faire encore plus pour les Français pour leur apporter la preuve que dans le domaine qui me concerne la politique économique que nous menons a permis de rouvrir des usines de créer des emplois 2 millions de relancer des filières nouvelles comme la filière des batteries électriques nous sommes dans la bonne voie il faut persister insister convaincre obtenir des résultats et on verra que la situation sera un peu différente en 2027 r Le Pen il y a quand même la question de principe alternance voilà de la même façon s qu'à un moment donné 80 la gauche est arrivée au pouvoir avec des idées parfois qui étaient assez farfelues qu'elle a pas toujours appliqué si Marine Le Pen arrivait au pouvoir en 2027 est-ce que c'est une alternance normale ou est-ce qu'on sortirait de l'arc républicain mais c'est une hypothèse que je n'envisage pas on est forcé de ça s'appelle la démocratie oui mais l'alternance pour le pire pour moi ne me paraît pas une bonne alternance mais est-ce qu'on sortirait de l'AR républicain oui ou non mais la question se pose pas comme ça pour moi on droit de dire il fut un temps où on disait les communistes sortaient de l'art républicain ou non je sincèement je vous parle avec beaucoup de de sincérité ce soir Darius euh je je vois tous ces grands mots l'Arque républicain est-ce qu'on dans l'AR républicain pas dans l'Arque républicain moi je sais juste une chose la politique de Marine Le Pen serait économiquement financièrement culturellement une catastrophe pour notre pays un rement quoi exactement expliquez-nous entr dans le dans allez en mai 2027 mettons Marine Le Pen est élu qu'est-ce qui serait si catastrophique pour la France je regarde des décisions que elle a proposé elle propose de revenir à la retraite à 60 ans 62 ans on ne sait pas très bien ça veut dire des dizaines de milliards d'euros de dépenses supplémentaires ça veut dire un déficit qui s'aggrave brutalement une dette que nous ne maîtriserons absolument plus je vois ce qu'elle avait proposé sur l'euro il y a pas d'angquité possible sur l'euro on est dedans on n'est pas dedans ce qui nous a permis elle a changé allez allons soyons honnête avec ça elle a changer de position en tout cas elle a rassuré son électorat sur le suj des sujets comme ça je préfère la constant au changement de pied permanent elle a proposé l'euro puis elle a proposé lescub a proposé de sortir de l'euro pu proposé de revenir dans l'euro on a un peu du mal à s'y retrouver et je trouve que lorsqu'il y a autant d'hésitation autant d'allerretour il y a lieu d'être méfiant l'euro c'est ce qui nous a permis de résister au covid de lever de la dette en commun elle s est opposée et donc de sauver l'économie française donc oui je pense que c'est la politique du pire moi je veux le meilleur pour mon pays pas le P beaucoup beaucoup d'analystes pensent traditionnellement que une personnalité que des idées qu'un parti de centre droit est le mieux armé pour fire marage au rassemblement national ou au droit nationaliste en général est-ce que vous le pensez moi je suis engagé pour le dépassement politique en 2017 je crois d'ailleurs avoir été le premier dans les rang des républicain à rejoindre Emmanuel Macron est-ce qu'Emmanuel Macron est-ce qu'il vous en est encore reconnaissant le seul au passage à être élu sous l'étiquette de la majorité présidentielle en 2017 comme député de la première circonscription de l'URE est-ce qu'il vous en est encore reconnaissant de cela je sais pas s'il en est reconnaissant je sais simplement que je suis un homme du temps long et je suis un homme Constant je crois au dépassement politique je pense que l'intuition du président de la République en 2017 était la bonne et que aujourd'hui face au changement climatique face aux grandes questions géopolitiques face à l'affirmation de la puissance chinoise ou au protectionnisme américain ben le clivage droite gauche n'apporte plus les réponses nécessaires est-ce que ça veut dire Bruno Le Maire que vous resterez dans le bateau jusqu'au bout euh Gérald d'manin a déjà dit c'est pas secret il a dit en public qui pense à partir après les Jeux Olympiques est-ce que vous faites un choix comme ça ou est-ce que vous dites je resterai jusqu'au bout du bout de ce mandat présidentiel tant que le Président de la République me fera confiance je resterai aux fonctions qui sont les miennes d'abord parce que je suis un homme Constant ensuite parce que je considère que nous avons fait ensemble avec le président de la République depuis 2017 un travail efficace en matière économique les résultats sont là les transformations sont là aussi bien au niveau national que au niveau européen et dernier lieu parce que je ne pars pas quand ça devient difficile pendant la crise du covid je le redis nous avons pris les bonnes décisions sauver Air France sauver Renault sauver des industries sauver des secteurs entiers sauver des hôtels des restaurants je le redis à tous ceux qui ont la mémoire courte nous avons fait ce qui était juste et nous avons fait ce qui était nécessaire aujourd'hui il faut rétablir des comptes publics ça vous a pas échappé c'est un tout petit peu moins populaire de dire il va falloir réduire certaines dépenses publiques va falloir faire plus attention et c'est pas quand ça devient difficile qu'on part c'est quand ça devient difficile qu'on reste qu'on persiste et qu'on obtient les résultats les commentateurs faut écouter les commentateurs parfois parfois seulement parfois la presse entière raisonne depuis des semaines c'est un lieu commun sur vos relations avec Emmanuel Macron al il vous a non seulement nommé vous a gardé il vous a promu mais il ne l'aime pas il envoie des vacheries le le rigorisme en tout cas l'alarmisme que vous avez exprimé sur les finances ont énervé Emmanuel Macron je vous rassure mes relations avec le président de la République elles sont très bonnes elles l'ont toujours été la meilleure preuve en est que il m'a maintenu sa confiance pour le reste je vois beaucoup de commentaires beaucoup de remarques beaucoup d'observations de personnes qui à ma connaissance n'ont jamais assisté aux discussions que nous pouvons avoir avec le président de la République et qui d'ailleurs reste entre le Président de la République et moi-même pour la gourmandise de la petite phrase la fameuse pH que le Canard Enchaîné a rapporté sur les mots d'Emmanuel Macron sur le thème à Bruno l sonne l'alarme il devrait en parler au ministre de l'Économie depuis 7 ans j'ai lu la phrase pas simplement dans le journal que vous citez mais dans beaucoup d'autres journaux je les lis puis je passe à autre chose j'ai vraiment mieux à faire le est-ce que c'est ça ce qui se passe avec ce président là on a bien compris c'était le début de notre entretien l'idée du budget rectificatif vous étiez pour vous avez dû ranger ça dans votre pantalon c'est la 5e République normale ou est-ce qu'il y a trop de centralisation de pouvoir sur le seul président de la République non c'est un débat qui est sain alors je pense que il est bon queon a un président de la République qui soit élu au suffrage universel direct par l'ensemble de la population française et il est sain et nécessaire qu'il y ait des débats et des discussions entre le Président de la République et son ministre des fin débat qui tourne un peu court il décide et vous exécutez c'est c'est pas comme ça que les choses se passent la seule chose qui compte c'est est-ce que nous partageons le même objectif évidemment si nous partagions pas le même objectif là il y aurait une difficulté les Français seraient en droit de s'inquiéter mais là ils peuvent se rassurer il y a un objectif qui a été fixé par le président République qui est exactement celui que je me suis assigné revenir sous les 3 % de déficit et rétablir les finances publiques si vous aviez un présent de la République qui disait les finances publiques c'est pas important il faut pas les rétablir là vous auriez un problème politique il n'y a pas de problème politique car il y a une Concorde parfaite sur l'objectif stratégi du rétablissement des finances de la nation française je ne cherche pas l'anecdote c'est vraiment une question de fond il y a eu souvent des présidents de la République très puissants toujours mais ils ont eu des oppositions interne même même de GA giscar grand argentier qui avait dit oui mais on a l'impression que personne ne dit oui mais à Emmanuel Macron en réalité il n'a pas de Sarkozy comme Chirac on avait il n'a pas de rard comme miteron on avait il a tout le pouvoir d'ailleurs peut-être que ça marche très bien comme ça moi je pense que ce qui marche bien c'est lorsque les débats ont lieu en interne qu'il y ait des débats qu'il y ait des discussions et c'est comme ça que ça se passe c'est nécessaire mais une fois que le Président de la République a tranché je pense qu'il est préférable que l'ensemble du gouvernement l'ensemble de la majorité suive vous voyez bien que nous sommes pas dans les temps ordinaires c'est des temps qui sont extraordinairement difficiles vous avez la guerre qui est sur le sol européen vous avez cette affirmation de la puissance chinoise et américaine dont je parlais vous avez le conflit au Proche-Orient qui inquiète nombre de nos compatriotes donc nous avons mieux à faire que d'étaler des divisions sur la place publique nous devons discuter ensemble parce que c'est sain le débat c'est sa qu'il y ait des discussions entre le Président de la République le Premier ministre son ministre des Finances évidemment d'autres ministres mais une fois que l'arbitrage a était rendu on s'y tient votre destin il faut écouter cette petite séquence elle est quand même extraordinaire je suis sûr que vous l'avez goûté c'est lors du discours de politique général du Premier ministre quand vous devez lire au Sénat simultanément ce que Gabriel Atal lit à l'Assemblée nationale et ce petit moment où vous dites je suis né en 198 9 avec la le sourire tout à fait sympathique et bon enfant mais quand même au Sénat écoutez je suis né en 1989 allez-y monsieur le ministre moi non mais allez-y si seulement bon c'est pas mal vous avez tous de l'esprit je suis pas sûr que G l'archer so mieux placé qu'est-ce que ça révèle B il y a toujours un petit vertige quand vous dites 1989 ça rien à voir avec le Premier ministre c'est juste les dates c'est 20 ans d'écart donc vous dites oui effectivement je vous le confirme je suis un homme du temps long je suis engagé depuis 20 ans service des Français c'est c'est ma passion ma ma vraie passion c'est de servir les français si je cherche le fil rouge et tout ce que j'ai fait comme ministre de l'agriculture comme ministre d' affffaires européenne comme ministre de l'économie et des finances et servir le mieux possible les Français mais doné vous retournez et quand vous dites 1989 ça vous oblige à regarder en arrière et vous dire bah oui il y a quand même 20 ans qui ont passé est-ce que l'occasion repassera l'occasion de quoi la vôtre mais l'occasion de quoi l'occasion elle est maintenant je suis misc des finidance B le ma mais je ne prépare pas 2027 rochbin je vous le dis très sincèrement je ne prépare pas 2027 je suis à ma tâche elle est lourde elle est difficile peut-être que c'est un des postes les plus difficiles actuellement de la République économ des finan dans votre livre à7 il y a une part de hasard il y a une part de le destin est tellement joueur à la fin du fin dans les derniers temps le peuple d'Illes souvent les commentateurs dont on parlait ont été démentis c'est c'est bien pour ça qu'il est inutile de se préparer une élection présidentielle c'est pas un concours auquel on se prépare des années à l'avance je ne prépare pas 2027 je me concentre sur les responsabilités qui sont les miennes depuis 7 ans ce qui n'est pas ordinaire sur la 5e République avec beaucoup de sérénité beaucoup de détermination il faut continuer à obtenir des bons résultats accodémiques que nous avons il faut poursuivre l'intégration européenne l'Union des marchés de capitaux dont on a parlé il faut garantir le retour des finances publiques saines croyez-moi ça suffit à remplir la journée d'un homme monsieur le ministre on va parler de la Guerre le général yacovlev va nous rejoindre on peut l'installer pendant ce temps mais évidemment vous sursautiez de vous-même vous avez été tellement moqué merci général de nous rejoindre voilà un général et un ministre voilà Dieu sait si les militaires vous ont demandé de l'argent vous avez dit d'ailleurs ça m'avait beaucoup frappé Bonom je peux un discours person souvenir personnel vous m'avez dit une fois vous étiez étonné au début de mandat d'Emmanuel Macron sur les dépenses militaires toujours il tranchait en faveur du plus mais déjà en 2017 et que ça vous avez vous-même étonné budget des armées et les faits ont donné raison au président de la République parce que je pense qu'il était sage d'augmenter très fortement il voyait venir ce qui se passe là je pense que c'est un des grands débats que nous aurons dans les années qui viennent sur le rôle de l'État quand vous regardez quelles sont les fonctions fondamentales d'un état c'est protéger la sécurité des gens les armé face à une pandémie c'est en deuxème lieu garantir un C nombre de servicees la santé ou la formation et l'éducation c'est en troisème lieu s'occuper des personnes les plus âgées et c'est enfin rembourser la dette quand vous prenez chacune de ces quatre grandes fonctions leur coût va exploser dans les années qui viennent ça doit nous emmener à penser ce que nous voulons d'un état j'ai déjà eu l'occasion de le dire l'état providence c'est la place un état protecteur qui garantit en priorité absolue la protection la sécurité la défense de nos compatriotes vous avez été la risée la risée de beaucoup quand vous avez dit quand vous aviez dit je crois que c'est le 1er mars 2022 la France va provoquer l'effondrement de l'économie russe avec le regret est que vous dites j'avais tort ou vous pensez que le l'avenir vous donnera raison je pense que l'avenir je sais pas siil me donnera raison mais il montrera hélas parce que j'ai beaucoup d'affection pour le peuple russe et pour la la nation russe beaucoup de liens culturels avec ce pays mais il s'est engagé dans une voie qui est une voie de dépendance dépendance d'abord la dépense militaire parce que dans le fond cette croissance elle est tirée par quoi par la fabrication de canon et de munition pensez que c'est comme ça que vous préparez une nation pour l'avenir elle n'investit pas dans l'innovation dans la recherche dans l'intelligence artificielle est-ce que ça est-ce que ça le pousse à la guerre l'ambassadeur de Pologne sur notre plateau avanti disait exactement ça il disait attention c'est l'alternative du diable ils vont ou à la faillite ou à la guerre ils c'est c'est très juste la guerre est ce qui tire l'économie russe et ça n'est pas souhaitable pour une économie donc je persiste et je signe oui les sanctions sont efficace ù elle contraignne la Russie à avoir des dépenses qui sont excessives en matière militaire et soyons très clair les décisions de Monsieur Poutine qui sont prises au nom de la grandeur et la souveraineté russe sont en train de mettre le peuple russe dans la main de la Chine Bruno Le Maire merci beaucoup et c'est votre livre la voix française chez flamarion merci beaucoup d'avoir été l'invité de se
Bruno Le Maire