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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 6 avril 2026 8 min

Carburants : "L'État français n'est pas un profiteur de crise" (Charles Rodwell)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h 9h 8h13 la grande interview C News Europe avec Charles Redwell. Bonjour Charles Redwell. Bonjour.

Merci pour votre invitation. Permettez-moi aussi de démarrer cette interview en adressant de très joyeuses fêtes de Pâqu à tous les Français qui l' fait ce weekend. Charles Redouwell, député ensemble pour la République des Yvelines et membre de la commission des des finances de l'Assemblée nationale.

On va parler évidemment de la situation politique, on va parler également de la guerre en Iran et de ses conséquences en France et dans le monde entier avec notamment la hausse des prix des carburants. Qu'est-ce que vous dites aux Français ce matin ? Cette hausse des prix des des carburants, c'est le prix à payer pour se défaire de l'abominable régime des Mola ou c'est pas notre guerre ?

Comme l'a dit à votre place la ministre des armées, Catherine Votrein, personne ne plaindra le régime des Mola qui est en menace d'effondrement et qui aujourd'hui met un tout un peuple sous tutelle dans une violence que l'on connaît tous. Mais effectivement, ce n'est une guerre que la France n'a pas choisie et qu'aujourd'hui les Français subissent aussi par la hausse des prix de l'énergie et des carburants. Moi, j'ai fait le tour de ma circonscription ce weekend dans les deux stations service dans lequel je me rends habituellement.

L'essence était à 2,20 € et le gasoile allait jusqu'à 2,30 € voire 2,40 €. Euh effectivement, on est en pleine aujourd'hui choc sur les prix de l'essence et du carburant. Et le seul moyen à terme Romain des Arbres pour que ces prix baissent, c'est que nous réduisions nos dépendances.

On peut prendre toutes les mesures d'urgence qu'il qu'il est souhaitable de prendre. Vous pouvez y venir avec plaisir. Mais la seule issue à ce type de crise, c'est que la France réduit ses dépendances notamment par l'électrification massive de ces usages et c'est la politique que nous portons.

On va on va y on va y revenir déjà sur le sur le sur le conflit. Tous les yeux sont arrivés sur le D3 d'Ormous qui à ce jour reste quasiment bloqué. Donald Trump menace l'Iran de de tout détruire.

Emmanuel Macron et la France croit à la diplomatie. Et vous, moi je suis parfaitement aligné aujourd'hui avec la politique diplomatique que mène le président de la République pour résoudre ce conflit. Euh l'Iran, au-delà de son régime torsionnaire est une civilisation multimillénaire.

C'est une civilisation qui ne va pas disparaître du jour au demain. Ses racines, c'est l'empire perse qui a fait les plus grandes heures de l'histoire de cette région. L'issue à cette crise est une issue politique et le seul moyen de débloquer le D3 d'Ormouse qui débloquerait derrière une bonne partie du trafic mondial notamment pour nos hydrocarbures est une issue politique.

Et donc je soutiens sur ce point tous les efforts qui sont entrepris par le président de la République et son administration pour débloquer le détroit d'Ormous et pour faire baisser la pression sur la population française. Est-ce que la France doit se préparer à une crise d'approvisionnement en énergie ? Fort heureusement, ce type de crise a été anticipé.

Ce sont les fameux stocks qu'ils sont faits à l'échelle nationale et à l'échelle européenne. J'insiste sur la dimension européenne parce que tous ceux qui jour après jour, semaine après semaine essayent d'abattre les institutions européennes sont bien silencieux actuellement tout simplement parce que la solidarité européenne elle fonctionne. Mais en quoi on a besoin de l'Europe pour avoir des stocks d'essence ?

Ah bah sur toute la crise énergétique et même je dirais sur toute la crise politique. Heureusement que la solidarité européenne existe aujourd'hui. En quoi concrètement ?

Bah très concrètement euh aujourd'hui parce que la France dispose de stock d'essence. Ah ben la France dispose de stock d'essence. Mais si si à l'échelle du marché européen on met nos stock en commun avec l'Italie, avec l'Allemagne, avec l'Espagne au profit de l'ensemble de notre marché et bien nécessairement la force de frappe n'est pas la même.

Je vous prends un autre exemple. Nous avons très très régulièrement des pénuries sur les semi-conducteurs. Et ben moi, je suis très heureux de constater que la France, l'Allemagne, l'Italie investissent conjointement avec leurs efforts publics et leurs entreprises privées dans le déploiement d'une industrie des semi-conducteurs européennes.

Et bien aujourd'hui, la solidarité européenne, elle est très concrète face aux crises, face à nos crises d'approvisionnement. Heureusement que cet échelon existe et c'est la raison pour laquelle même si elle est impopulaire, je resterai indéfiniment pro européen tout simplement parce que cet échelon est absolument indispensable pour nous permettre communément en solidarité de faire face à ces crises. Charles Rodwell, justement vous avez cité l'Italie, l'Italie a aidé les automobilistes.

Est-ce qu'en France il faut aider les automobilistes ? Je voudrais tuer dans l'œuf une rumeur qui euh est montée par tous les populismes de ce pays. Non, l'État français n'est pas un profiteur de crise.

Pourquoi ? Depuis le début du euh conflit et de je dirais la crise énergétique, l'État a engrangé 250 millions d'euros de reçus de produits fiscaux. Alors 270 millions selon le ministre des comptes publics hein.

Alors je 270 millions 270 millions. Cette crise a pour le moment coûté 400 millions d'euros à l'État français sur les intérêts de sa dette et sur les aides ciblées qu'il a mis sur la table. Je pense notamment aux aides pour les pêcheurs et je pense notamment aux aides pour les automobilistes qui ont été annoncés par le premier ministre au début de cette semaine.

Oui. Il y a 270 millions en plus qui sont rentrés mais il y a 400 un peu plus de 400 qui sont ressortis. Mais nous serions d'un cynisme terrible de profiter de cette crise sur le dos des Français.

L'État est largement perdant. Il a engrangé 270 millions. Il a sorti et heureusement il a mis sur la table 400 millions d'euros. 1 pour l'intérêt de sa dette, 2 pour les mesures et les aides ciblées.

Il n'y a donc pas de profit de crise. Au contraire, cette crise coûte l'État mais plus de manière bien plus importante, elle coûte aux français. C'est la raison pour laquelle les mesures d'urgence à court terme et c'est la raison pour laquelle aussi à long terme le seul moyen de sortir de ce type de crise, c'est de réduire nos dépendances.

Comment est-ce qu'on fait par le nucléaire et par les renouvelables pour électrifier notre mix énergétique, pour réduire nos dépendances aux hydrocarbures ? Alors, vous comprendrez que le Premier ministre qui alors que les Français font le plein à la pompe et ont des des factures de de carburant qui touchent les 100 € he parce que quand on fait 50 L à 2,20 € on dépasse les 100 €. Que la réponse du premier ministre soit uniquement on va électrifier l'économie et moins dépendre des hydrocarbures à terme dans les dans les dans les années qui viennent, vous comprend vous comprendrez que la la cette proposition de premier ministre est ne fait pas mouche auprès des des Français.

Romain Deserve, je l'aurais compris si c'était la seule proposition qu'il avait faite, mais soyons honnête, ce n'est pas la seule proposition qu'il a faite. 1, il a annoncé des mesures sectoriel ciblé, je pense notamment celle dédiée aux pêcheurs français qui sont absolument essentiel. Et ben je vous dis tout l'inverse, il a annoncé jeudi qu'il publierait des mesures sectorisées, spécialisées à destination des automobilistes français, notamment ceux qui dépendent totalement de leur voiture.

Moi, j'assume totalement cette logique et je le soutiens à 100 %. Je ne vois pas pourquoi les mesures devraient bénéficier à tous. Je vous prends un exemple.

Je ne vois pas pourquoi les mesures qu'il annoncerait devraient bénéficier à moi alors que je prends ma voiture pour faire le tour de ma circonscription euh matin, midi et soir. En revanche, pour des Français qui n'ont pas d'autre moyens que d'utiliser leur voiture, évidemment qu'il faut qu'ils soient accompagnés. Et c'est les mesures ciblées que le premier ministre s'est engagé à annoncer en début de semaine.

De toute façon, on en a pas les on n' pas les moyens financiers des tous les automobilistes. Moi je souvenir en Italie. Moi, je vais souvenir Romain Desarb lors de la dernière crise énergétique qui a eu lieu en 2022 et en 2023.

Les mêmes qui demandaient à l'État de soutenir massivement les Français étaient les mêmes qui ensuite refusaient de faire toute économie. On a fait porter à Bruno Leire le chapeau des comptes publics et de l'aide publique alors qu'il est le seul à avoir alerté sur les comptes publics à l'époque et avoir demandé le retrait des aides ciblées qui ont coûté 70 milliards d'euros à l'État français. qui étaient les premiers à s'opposer à ce type d'aide, à ce type d'économie, pardonnez-moi, c'est Rikioti et c'est tous ceux qui aujourd'hui dénonce la crise de la dépense publique.

Nous n'avons pas d'autre choix que de faire des économies en parallèle des aides que nous accorderons.

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