Affaire McKinsey, programme d'Emmanuel Macron, retraites... Le 8h30 franceinfo spécial présidentielle de Bruno Le Maire
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Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour Marc Fauvel. Vous n'êtes pas candidat à l'élection présidentielle cette fois-ci, mais c'est vous qui êtes chargé de représenter le candidat Emmanuel Macron ce matin, car il a décliné toutes nos invitations qui étaient pourtant extrêmement nombreuses. A trois jours du premier tour, c'est donc vous qui allez répondre tout à l'heure aux auditeurs et aux téléspectateurs de France Info qui peuvent nous appeler dès maintenant au 0809 40 41 42 au prix d'un appel local.
L'actualité tout d'abord, c'est le parquet financier qui a décidé d'ouvrir une enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale contre le cabinet de conseil américain McKinsey, accusé par un rapport du Sénat de ne pas avoir payé d'impôts sur les sociétés pendant dix ans. Est-ce que vous vous en réjouissez ? Je ne commande jamais les décisions de justice. C'est un principe, je répète toujours la même phrase. Emmanuel Macron l'a fait hier soir. Mais c'est le rôle de la justice de se saisir des affaires dont elle estime qu'elle doit se saisir. Elle a un soupçon de blanchiment de fraude fiscale, pour prendre les termes exacts. Elle mène l'enquête. C'est le rôle de la justice.
Nous, de notre côté, je tiens juste à rappeler que l'administration fiscale, qui est sous mon autorité, a engagé une vérification fiscale sur le cabinet McKinsey en novembre dernier, en novembre 2021, avant que les sénateurs produisent leur rapport. Donc on ne laisse pas dire que l'administration fiscale ne ferait pas son travail, que l'administration fiscale ne vérifierait pas que toutes les entreprises qui doivent payer leur part d'impôt payent bien leur part d'impôt. Nous l'avons fait sur d'autres entreprises. Nous l'avons fait sur Google. Nous avons imposé une amende de 1 milliard d'euros à Google, qui ne payait pas suffisamment d'impôt en France.
Nous avons engagé le même type de vérification sur McKinsey.
Bruno Le Maire, ça veut dire que vous, depuis le mois de novembre, vous saviez que McKinsey ne payait pas d'impôt depuis 10 ans ?
Et je ne sais pas s'il ne paye pas d'impôt, nous avons un doute. Et donc quand il y a un doute, il doit être levé, on engage les vérifications, et ensuite c'est la Direction Générale des Finances Publiques qui établira si oui ou non McKinsey a payé sa juste part d'impôt en France. Mais je le redis avec beaucoup de gravité, parce que je comprends l'émotion qui peut être celle des Français, qui se disent, mais attendez, il y a des entreprises, elles ont des contrats avec l'administration, et elles ne payent pas d'impôt au Trésor public. Et je comprends cette émotion. Donc je veux le dire avec beaucoup de gravité, McKinsey paiera tout ce qu'ils doivent comme impôts au Trésor public français.
Est-ce que vous entendez, Bruno Le Maire, les arguments de l'opposition qui dit que ce cabinet a travaillé gratuitement, à plusieurs reprises pour Emmanuel Macron, y compris lorsqu'il était candidat il y a 5 ans, et que c'est ensuite comme ça qu'il a pu obtenir des marchés publics ? Il y a quelque chose qui ressemble à du renvoi d'ascenseur ? Non. Autant je peux comprendre l'émotion des Français qui se disent, attendez, vérifiez quand même, que ce cabinet qui donne des conseils à l'État paye bien ses impôts. Ça, je le comprends, et nous avons fait le nécessaire avant le rapport du Sénat.
Je comprends que certains disent, est-ce que vous n'allez pas trop loin dans l'utilisation des cabinets de conseils ? Ça peut se comprendre sur les conseils informatiques, sur d'autres choses, il y a de vos fonctionnaires de qualité qui peuvent peut-être faire le travail. Je le comprends. Donc il y a eu des abus ? Et le Premier ministre, on va vérifier s'il n'y a pas un moyen d'employer moins ces cabinets de conseils. Je peux parfaitement comprendre cela, qu'il y a un meilleur équilibre entre ce que peuvent apporter ces cabinets de conseils et ce que peut faire l'administration.
En revanche, à Moseves-Foy, des oppositions qui nous tombent dessus, très souvent d'ailleurs, de la part de responsables politiques, qui ont utilisé ces mêmes cabinets de conseil quand ils sont responsables politiques locaux. Tout ça n'est pas très honnête, n'est pas très solide et la ficelle est un peu grosse.
Bruno Le Maire, vous disiez tout à l'heure, on va vérifier s'il y a eu des abus dans le recours au cabinet de conseil. Lors de son meeting, le week-end dernier, Emmanuel Macron s'est vanté d'avoir fait appel au grand neuropsychiatre Boris Cyrulnik pour travailler sur la petite enfance. Et donc pour sa mission, Boris Cyrulnik a fait appel aux plus grands experts français. Sauf que l'on apprend grâce au magazine Lops qu'en parallèle, le gouvernement a mandaté un cabinet de conseil pour travailler sur le même sujet. Coût de la facture, 425 565,60 euros. Vous trouvez ça normal ?
Chacun peut apporter des choses différentes. Moi, je ne suis pas spécialiste de ces questions-là. Je pense qu'il faut en rester au niveau des principes. C'est comme ça qu'on gouverne bien l'État. Les impôts qui sont dus par les entreprises doivent être payés et les vérifications ont été engagées. Et je tiens à rappeler au passage que s'il y a bien un président de la République qui s'est engagé contre l'optimisation fiscale, c'est Emmanuel Macron. La taxation minimale à l'impôt sur les sociétés et des grandes entreprises, c'est nous. La taxation du géant des digitales, c'est nous. Les 11 milliards d'euros de récupérés sur la fraude fiscale chaque année, c'est nous.
Mais là, ce n'est pas ma question.
La question d'utilisation des données de l'État, ce qu'on appelle le groupe, un gratuit et un à 425 000 euros. Nous sommes totalement engagés sur la lutte contre l'optimisation et la fraude fiscale, comme aucune autre majorité ne l'a été jusqu'à présent, en l'élargissant au niveau international. En fait, il y a le recours aux cabinets de conseil et aux conseils qui peuvent être donnés. Je le redis, ces cabinets de conseil peuvent être utiles sur certaines prestations. Je pense par exemple aux prestations informatiques, où il vaut mieux avoir des spécialistes extérieurs qui peuvent connaître des technologies que nous ne connaissons pas. Là, c'était sur la petite enfance.
Et sur la petite enfance, nous regarderons. Ça fait partie des choses qu'on peut vérifier. Est-ce que c'était utile ? Est-ce que ça n'était pas utile ? Qu'on utilise les cabinets de conseil spécifiquement là où ils ont une valeur ajoutée ? Oui. Que ça redouble le travail de l'administration ? Non. Allez, le programme d'Emmanuel Macron. Bruno Le Maire, plus besoin d'être marié ou paxé, Emmanuel Macron veut permettre aux couples qui sont en union libre de faire une déclaration fiscale commune, ça tombe bien, ça commence à partir d'aujourd'hui, les déclarations pour payer moins d'impôts. Est-ce qu'il faudra apporter une preuve qu'on est en couple ?
Ça, ça reste à décider, mais il faudra évidemment, quelle preuve je ne sais pas, mais il faudra apporter une preuve à l'administration fiscale. Par exemple, est-ce qu'il faudra nécessairement habiter sous le même toit ? Ça, ça reste à déterminer, ce sera déterminé lorsque la loi définira ce régime fiscal. L'objectif, c'est quoi ? C'est que nous continuions à aller vers une baisse des impôts pour les ménages, quelle que soit leur situation, que vous soyez marié, que vous soyez paxé ou que vous soyez en concubinage. Aujourd'hui, marié ou paxé, vous pouvez bénéficier d'un régime fiscal plus favorable, le concubinage, non. Ce sera le cas. Avec quelle preuve pour l'administration fiscale ?
Ça, ça reste à déterminer.
Est-ce que vous voyez bien l'usine à gaz qui risque d'être mise en place ? Il y a des couples, par exemple, qui ne vivent pas sous le même toit, et pourtant, ils sont en couple depuis plusieurs années.
Je ne vous dis pas que ça va être simple à mettre en place, parce qu'effectivement, il peut y avoir des couples en concubinage qui n'habitent pas sous le même toit, c'est bien pour ça.
Il peut y avoir des colocataires qui peuvent dire qu'ils sont en couple alors que pas du tout.
Il y a plein de situations toutes diverses, elles sont toutes parfaitement respectables. Il y a des risques d'abus, bien entendu. C'est pour ça qu'il y aura forcément une preuve à apporter à l'administration fiscale, laquelle nous la déterminerons plus tard. 0809 40 41 42, c'est le numéro que vous composez pour interroger Bruno Le Maire. Sur le programme d'Emmanuel Macron, vous aurez la parole dans un petit peu plus de 20 minutes. Pour l'heure, il est 8h40. Voici Solène Cresson pour le Filinfo. Nous avons passé le pic du rebond de l'épidémie de Covid, annonce le ministre de la Santé Olivier Véran, qui rappelle que l'épidémie n'est pas terminée, 135 000 cas par jour en moyenne.
Il annonce que la deuxième dose de rappel ou quatrième dose va s'ouvrir pour les plus de 60 ans. Dans l'est de l'Ukraine, l'armée russe commence à bombarder intensément la région du Donbass. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères réclame une nouvelle fois à l'OTAN davantage d'armes. La guerre entre dans une nouvelle phase, dit sur France Info, Pierre Servant, spécialiste des questions militaires. Ce sera l'une de ses premières mesures si elle accède à l'Elysée. Marine Le Pen veut créer un panier de produits de première nécessité avec une TVA à 0% face à la baisse du pouvoir d'achat.
De son côté, Emmanuel Macron promet lui d'indexer dès cet été les pensions de retraite sur l'inflation, annonce des deux candidats sur TF1. Joe Wilfried Tsonga prend sa retraite, ce sera juste après Roland Garros, dans deux mois. Le tennisman de 36 ans a le deuxième plus beau palmarès français après Yannick Noah.
France Info
Élysée 2022, les matins présidentiels, Salia Braclia, Marc Fauvel.
Toujours avec Bruno Le Maire, ministre de l'économie et soutien du candidat Macron. D'ailleurs, ça a été l'une des premières propositions mises sur la table par votre candidat. Et elle est loin de faire l'unanimité, même chez ses électeurs, la retraite à 65 ans. Laurent Berger, le patron de la CFDT, dit que c'est une réforme inutile, car le système n'est pas fragile. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Je répond que si, le système est fragile quand il n'est pas financé. Le système est fragile quand on ne dégage pas les moyens suffisants pour financer la dépendance, qui va être, on le sait tous, une des grandes questions du XXIe siècle. Nous vivons plus longtemps, nous avons devant nous des années après la retraite plus importante. Il faudra financer cette dépendance, c'est une question sociale absolument majeure. C'est le régime des retraites qui financera la réforme de la dépendance ? Le régime des retraites, s'il est équilibré, s'il dégage des moyens financiers, peut nous permettre de financer une dépendance digne. On en est loin.
On l'a bien vu avec le scandale Orpéa, on a bien vu la façon dont on traitait les personnes les plus âgées dans notre pays. Est-ce que vous pensez vraiment que nous sommes au niveau de ce que la France doit accorder à ses aînés ? Moi, ma réponse est très claire, c'est non. Et ma deuxième remarque, c'est que tout ça va coûter très cher. Et que donc, la politique de l'autruche, qui consiste à dire, bon, il y a des déficits chaque année sur le régime de retraite, mais ce n'est pas grave, on va continuer comme ça, c'est une politique qui est irresponsable. Nous vivons plus longtemps, nous devons tous travailler plus longtemps.
Est-ce que le Conseil d'orientation des retraites dit que la trajectoire est maîtrisée ?
Mais trajectoire maîtrisée, oui, avec des déficits. Il dit qu'il va y avoir des déficits jusqu'en 2030, mais après ça s'arrange. C'est formidable. Cette idée de trajectoire maîtrisée avec des déficits, moi, c'est quelque chose qui m'échappe. Vous savez, je suis quelqu'un de simple. Quand il y a des déficits, il y a des déficits. Il vaut mieux les combler. Quand il y a une dette, il y en a pour la France, il vaut mieux faire en sorte de la rembourser.
Et quand on a des dépenses devant soi, que l'on connaît, la responsabilité politique, c'est de voir loin, de se dire que la dépendance sera une des grandes questions, que l'accompagnement des personnes âgées sera une des questions sociales majeures, et que nous devons garantir à nos enfants, à nos petits-enfants, le respect du principe de solidarité dans les retraites. C'est pour cela que nous voulons faire cette réforme. Et nous voulons la faire de manière juste. Ça ne veut pas dire que la personne qui a commencé tôt dans sa vie professionnelle va, elle, partir à la retraite à 65 ans.
Elle pourra partir plus tôt, bien entendu, qu'on va tenir des carrières longues, des personnes qui sont engagées. Je termine juste, Marc Fauvel, on va le faire de manière juste, en tenant compte de l'âge d'entrée dans la vie active, et on va le faire de manière progressive. La première génération qui va effectivement partir à la retraite à 65 ans, c'est la mienne. La génération de 1969. Sinon, c'est 4 mois par an supplémentaire. Donc vous voyez que ça va se faire de manière très progressive. Question très simple. Effectivement, aujourd'hui, pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, l'âge de départ, c'est 60 ans. Est-ce qu'on va toucher à cet âge-là ?
Est-ce que ce sera 62, 63, 64 ? Sur les carrières longues, oui, l'âge ne sera pas nécessairement 60 ans, mais ça ne sera pas 65. Ce sera entre 60 et 65. C'est ce qui va être à définir avec le partenaire structure. On repousse de 3 ans comme pour les autres, 63 plus tôt ? On verra de combien d'années nous repoussons, mais nous tiendrons compte de l'âge d'entrée dans la vie active, parce que c'est une question de justice. Nous devrons travailler. Si vous avez démarré à 18 ans, 19 ans, et que vous avez eu une carrière plus longue que les autres, donc vous avez plus travaillé, il est légitime qu'on vous dise, vous, vous allez pouvoir partir à la retraite avant.
Ça peut représenter jusqu'à un quart des personnes qui partent à la retraite, toutes ces personnes qui ont démarré très tôt dans la vie active. Nous voulons te dire compte de l'âge d'entrée dans la vie active. Et je réinsiste sur un autre point, il est très important. Ça va se faire de manière progressive. Enfin, en 2023, tout le monde ne va pas partir à 65 ans la retraite.
Ça va se faire progressivement, sans brutalité.
Ça vous concerne moins que moi, qui suis probablement plus âgé, et qui donc va partir à la retraite à 65 ans.
Aujourd'hui, le départ à taux plein est à 67 ans, même si on n'a pas cotisé suffisamment. Est-ce que cet âge-là aussi, vous pourriez y toucher ?
Non, cet âge-là, il n'a pas vocation à être modifié à 67 ans, c'est la fin de la décote. En revanche, 65 ans, c'est l'âge légal de départ, sauf pour ceux qui sont partis plus jeunes. Et sur l'âge des 60 ans dont vous avez parlé, il faudra définir, ce sera 61, 62, tout ça méritera d'être défini dans le dialogue et dans la concertation avec les partenaires sociaux. Emmanuel Macron a dit hier soir sur TF1 qu'il souhaitait que les pensions des retraites soient indexées sur l'inflation à partir de cet été, et pas simplement au 1er janvier prochain, comme c'est normalement la règle. Elle serait de combien, cette hausse des pensions des retraités cet été ? Pour le moment, elle est de 1%. Oui.
Mais l'inflation, entre-temps, s'est emballée ? Je veux vraiment insister sur l'importance de cette mesure, de cette décision du président de la République et du candidat. Nous avons aujourd'hui une indexation des pensions sur l'inflation qui se fait chaque mois de janvier. C'est normal, depuis 15 ans, 20 ans, nous avons un niveau d'inflation qui est très faible. Donc une revalorisation annuelle ne pose pas de problème.
Là, nous avons voulu protéger tous les Français, les consommateurs sur l'énergie, les salariés avec le SMIC, et aussi les retraités, contre cette augmentation des prix, mais qui pèse sur la vie quotidienne de tous les Français, les prix alimentaires, les prix de l'essence, les prix du diesel. Tout coûte plus cher. Donc la décision que propose le candidat, c'est de dire, à l'été prochain, on ne se contente pas des 1% de revalorisation des pensions de retraite en janvier 2022, on fera une nouvelle revalorisation à la hauteur de l'inflation. L'inflation, aujourd'hui, au moment où je vous parle, elle est un peu plus de 4%. Donc ce sera dans cet ordre de grandeur-là.
Je ne vais pas vous donner le chiffre précis, parce que ça dépendra de l'évolution de l'inflation dans les semaines qui viennent. Mais vous voyez bien, notre détermination totale avec Emmanuel Macron a protégé les Français contre les conséquences de l'augmentation des prix. Mais du coup, il n'y aura pas de nouvelle indexation en janvier prochain ? Il peut parfaitement y avoir une nouvelle indexation en janvier 2020. Il peut y en avoir une cet été de l'ordre de 4% et une autre en janvier prochain. Là, c'est une mesure d'urgence, une mesure de justice. La personne qui a 66-67 ans, qui touche sa pension de retraite, elle n'a aucun moyen d'augmenter ses revenus.
Donc elle va au supermarché, elle paye son paquet de pâtes, ça a augmenté. Elle prend sa voiture, elle fait son plein. Il y a eu la restourne de 18 centimes, mais malgré tout, le prix a augmenté. Tout coûte plus cher et vos revenus sont les mêmes, parce que vous êtes retraité. C'est angoissant. Et je connais beaucoup de retraités qui ont le sentiment d'être pris à la gorge par l'inflation. Donc nous leur disons, en juillet prochain, on ajuste vos pensions de retraite sur le niveau d'inflation. Et je pense qu'il faudra ouvrir une réflexion plus globale.
Maintenant que nous rentrons dans une ère d'inflation plus élevée, comment est-ce que nous indexons de manière plus juste et plus protectrice les pensions de retraite de nos aînés ? Il faut protéger en priorité nos aînés contre l'augmentation des prix. Ça veut dire par exemple que vous prenez l'engagement, en cas de deuxième quinquennat, d'indexer systématiquement les pensions de retraite sur l'inflation, ce qui n'a pas toujours été le cas ces dernières années ? Ça veut dire tout simplement qu'on ne pourra pas se contenter d'une indexation à l'été prochain. Ce qui a été annoncé par le président de la République est absolument majeur. Je pense qu'il faudra ouvrir une réflexion plus globale.
Maintenant que nous entrons, après des années et des années d'inflation très faibles, dans une ère d'inflation plus élevée, même si on n'aura pas les pics d'inflation que nous connaissons maintenant tout le temps. Je pense qu'à partir de 2023, on devrait revenir à des niveaux d'inflation plus modérés, mais plus élevés qu'avant la crise. Que faisons-nous sur les retraites pour que nos aînés ne soient pas pénalisés par cette nouvelle ère d'inflation plus élevée ? Je pense que cette question est fondamentale.
En parlant de pouvoir d'achat, vous avez annoncé une super prime Macron de 6 000 euros sans charge ni impôts pour les salariés. Combien de Français pourront la toucher ?
Aujourd'hui, c'est environ 5 millions de Français. Je souhaite que ce soit beaucoup plus. Et 6 000 euros, c'est pour toutes les entreprises qui signent aussi un accord d'intéressement. Quel est l'objectif global ? C'est que le travail paye. C'est que toutes les entreprises prennent véritablement conscience que leur plus grande richesse, et elles le savent, c'est leurs salariés. Et donc quand il y a des bons résultats, il faut qu'ils y soient associés par l'intéressement et par cette prime totalement défiscalisée qui pourra aller jusqu'à 6 000 euros.
Aujourd'hui, c'est 5 millions de salariés pour 500 euros en moyenne. Quelles entreprises peuvent donner 6 000 euros de prime à leurs salariés ? C'est les plus grandes entreprises ? Parce que les TPE, les PME, elles ne peuvent pas.
C'est celles qui ont les moyens de le faire, qui ont les résultats. Ça dépend, vous avez des PME qui sont ultra performantes, qui sont dans des secteurs extrêmement dynamiques. Oui, tout le sujet, au-delà de la prime et de l'intéressement que nous voulons développer, parce que là aussi c'est une question de justice, que les salariés soient les premiers rémunérés par les bons résultats de l'entreprise, c'est de faire descendre tous ces dispositifs sur l'intéressement, la participation, les primes défiscalisées des plus grandes entreprises vers les plus petites. On a simplifié le dispositif d'intéressement.
On a supprimé la taxe à 20% sur l'intéressement, je le redis à tous les entrepreneurs qui nous écoutent. On peut aller encore vers davantage de simplification et nous sommes prêts à simplifier encore davantage l'intéressement et la participation pour que tous ces dispositifs qui associent le salarié aux bons résultats de l'entreprise ne touchent pas simplement les très grandes entreprises, mais les PME, les TPE, les plus petites entreprises.
Et en même temps, faire ça, c'est empêcher les augmentations de salaires ?
Non, je vois bien le risque.
Ça n'insiste pas en tout cas.
Je vois bien le risque, il peut y avoir. C'est l'intérêt des entreprises de verser une prime. Celle d'une substitution de la prime à l'augmentation de salaire. La prime ne doit pas se substituer aux négociations salariales qui restent indispensables. Bruno Le Maire, ministre de l'économie et soutien d'Emmanuel Macron, invité de France Info jusqu'à 9h30. Le fil info à 8h50 avec Solène Cresson. Alors que la justice ouvre une enquête sur le volet fiscal de l'affaire McKinsey, le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, assure sur France Info que le cabinet de conseil paiera tout ce qu'il doit au trésor public.
Emmanuel Macron estime que l'enquête du parquet national financier est une très bonne chose. Le gouvernement ouvre la deuxième dose de rappel de vaccins contre le Covid à tous les plus de 60 ans. Ou quatrième dose, le ministre de la Santé annonce ce matin que le pic du rebond épidémique est atteint depuis cinq jours. Mais l'épidémie de Covid n'est pas terminée, prévient Olivier Véran. L'Union européenne doit discuter encore aujourd'hui de nouvelles sanctions contre la Russie. Mais pour l'ancien Premier ministre belge, agacé hier au Parlement européen, il faut s'attaquer à la colonne vertébrale du régime autoritaire de Poutine, soit 6 000 personnes, estime Guy Verhofstadt.
L'Arménie et l'Azerbaïdjan lancent des pourparlers de paix dans le Haut-Karabakh. Les deux pays s'y sont affrontés en 2020. Un nouveau triplé de Karim Benzema. Hier soir avec le Real Madrid face à Chelsea, quart de finale de la Ligue des Champions. Benzema devient le meilleur buteur français dans une même saison de Ligue des Champions. Avant lui, c'était juste Fontaine. France Info. Élysée 2022, les matins présidentiels. Salia Braclia, Marc Fauvel. Toujours avec Bruno Le Maire, la dernière fois que vous êtes venu sur ce plateau, Bruno Le Maire, vous aviez promis l'effondrement de l'économie russe grâce ou à cause des sanctions européennes.
Visiblement, on est encore très loin d'un effondrement. Est-ce que vous diriez que ces sanctions sont un succès ? 10% de récession en Russie. Vous n'appelez pas ça un effondrement de l'économie russe ? Il y a un effondrement de l'économie russe. Il y a une complexité sur les traitements financiers considérable. Une vie plus difficile aujourd'hui en Russie. Un pouvoir russe qui est affaibli par ces sanctions. Est-ce que ça suffit ? Certainement pas, puisque la guerre continue aujourd'hui en Ukraine. Est-ce qu'il faut renforcer les sanctions ? Au gaz russe, par exemple. Ou pas ?
Vous avez lu comme nous cette étude cette semaine qui chiffre le coût pour l'économie française si nous devions nous passer du gaz russe entre 70 et 100 euros par français pour couper définitivement ce robinet qui finance en grande partie la guerre. Est-ce qu'on le fait ou pas ? Le président de la République a toujours été très clair. Toutes les options sont sur la table. La réalité, c'est que ce qui ferait le plus mal à la Russie, c'est le pétrole. C'est arrêter l'importation de pétrole venu de Russie.
Et bien Macron a dit lundi dernier que nous, nous étions prêts, nous, Français, à ce qu'il y ait une interdiction d'importation, non seulement du charbon, c'est sur la table aujourd'hui, mais aussi du pétrole russe. C'est du pétrole que la Russie tire ses revenus les plus importants en matière énergétique. Après, il faut convaincre les autres États membres. On ne peut pas le faire tout seul. Le faire tout seul, ça n'a absolument aucun sens. Les Pays-Bas, les trois Pays-Bas, viennent par exemple de décider de s'en passer. Ce qui fait notre force, c'est d'agir à 27, d'agir de manière unie, parce que c'est ça qui frappe le plus durement l'État russe et Vladimir Poutine.
Donc je préfère que nous prenions quelques semaines de plus pour que nous aboutissions à une interdiction d'importation de pétrole russe, mais que nous le fassions ensemble, de manière coordonnée, plutôt que de le faire de manière dispersée, moins efficace.
Bruno Le Maire, Marine Le Pen réduit de jour en jour son écart avec Emmanuel Macron. Plus que cinq points dans notre baromètre Ipsos Soprasteria. Est-ce qu'elle peut être élue ?
Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est de faire gagner Emmanuel Macron. Je ne suis pas là pour commenter les sondages. Je suis là pour me battre, pour que Emmanuel Macron soit réélu. Je veux juste qu'on réalise une seconde. Ce que serait la vie en France sous Marine Le Pen ? D'abord, ce serait moins de protection contre l'inflation. Ce qu'elle propose sur la baisse de la TVA serait moins protecteur que ce que nous avons décidé. Nous avons décidé, par exemple, le plafonnement des prix d'électricité à 4%. La baisse de la TVA, c'est 19% d'augmentation de la facture des Français en matière d'électricité.
Ce serait plus d'impôts, parce qu'il faut bien financer ces dépenses somptuaires, comme les 40 ou 50 milliards d'euros de dépensées, de jetées par la fenêtre pour acheter les autoroutes. Ce serait moins de production industrielle, puisqu'elle propose le rétablissement d'un impôt sur le capital, un impôt sur la fortune financière, c'est-à-dire sur le capital des PME, c'est-à-dire sur l'industrie. Ce serait moins de souveraineté, puisque nous serions aujourd'hui les alliés de la Russie, les alliés de Vladimir Poutine. Nous serions dans le camp de Vladimir Poutine contre le camp de Zelensky, dont elle a dit elle-même qu'elle n'avait pas beaucoup d'admiration pour lui.
Et nous serions tous ici vaccinés au Spoutnik. Enfin, ça serait plus de division entre les Français, plus de querelles, plus de tensions, moins de solidarité, moins d'unité de la nation française. Je veux que chacun, au moment d'aller voter, à trois jours du vote, réalise l'importance de ce scrutin et comprenne que celui qui a montré le plus de détermination, le plus de savoir-faire ait obtenu les meilleurs résultats sur l'emploi, sur l'attractivité de la France, sur la réindustrialisation, c'est Emmanuel Macron. Vous avez peur ? Vous avez peur qu'elle gagne ? La peur ne fait pas partie des sentiments qui m'habitent à quelques jours d'une élection aussi grave que celle-là.
Je vous pose la question parce qu'on a le sentiment Bruno Le Maire qu'Emmanuel Macron a un peu sous-estimé cette menace en entrant dans cette campagne très tardivement, en oubliant, semble-t-il, certaines règles de temps d'antenne. Tout simplement, vous avez vu comme nous, son unique meeting de campagne n'a pas pu être retransmis par la plupart des chaînes d'info pour des questions de temps d'antenne, de temps de parole. Il a refusé le débat et aujourd'hui, les courbes sont peut-être en train de se croiser. Il est président de la République et il est candidat. Il doit mener les deux fronts. Mais je peux vous dire que tous autour de lui, nous nous battons pour sa réélection.
Et quand vous employez le mot de peur, ce n'est pas le bon mot. Et je pense que ça s'entend dans ma voix. C'est de la gravité. Ce qui se joue dimanche prochain et dans 15 jours est grave. Je viens de vous décrire la France sous Marine Le Pen. Je veux que nous démontions systématiquement toutes ces propositions qui ont l'air formidables comme cela, mais dès qu'on les regarde de plus près, elles ne tiennent pas la route. Regardez sa proposition de supprimer l'impôt sur les revenus pour les moins de 30 ans. Elle se prétend la candidate du peuple. Il n'y a pas plus injuste et moins populaire que de supprimer l'impôt sur les revenus pour les moins de 30 ans.
Parce que ça veut dire que le commerçant qui a travaillé toute sa vie, le boucher qui m'écoute, le menuisier, l'artisan du bâtiment dans les travaux publics, qu'à 50 ans, qu'à 2 ou 3 enfants, qu'il doit payer ses dettes, qu'il doit rembourser l'achat de sa maison, qu'il doit financer les études de ses enfants, lui, il paye des impôts, mais celui qui a fait des études extraordinaires, qui est trader, qui a créé sa start-up, qui gagne des milliers d'euros par mois et qu'à 28 ans, ne va pas payer d'impôts. Voilà ce que c'est la réalité du programme de Mme Le Pen. L'inefficacité, l'incompétence et l'injustice.
Depuis qu'Emmanuel Macron est entré en campagne,
c'est qu'il reste à des niveaux d'intention de vote qui sont très élevés pour un candidat sortant. Enfin, la réalité de la 5ème République, c'est qu'aucun président de la République hors période de cohabitation n'a été réélu. Donc le défi que nous nous sommes tous fixés est un défi qui est très élevé, dont il faut mesurer, qui est extraordinairement difficile à atteindre et qui va demander la mobilisation de tous.
Vous voyez bien ce qu'il essaie de faire dans son dernier meeting, dans son seul et unique meeting. D'ailleurs, Emmanuel Macron a multiplié les clins d'œil à gauche en citant par exemple les slogans de François Mitterrand « La France tranquille » ou en reprenant celui du NPA « Nos vies valent plus que leurs profits ». Franchement, cette manière de faire, est-ce que c'est pas trop gros sabot ? Je le dis comme ça.
Je crois que sa manière de faire, elle est la même depuis 2017. Et c'est celle qui nous permet de nous retrouver autour de sa candidature. C'est le dépassement de ces clivages. Le dépassement du clivage droite-gauche qui je pense ne dit plus grand chose à grand monde. Mais il y a une partie des électeurs de gauche aujourd'hui de Bruno Le Maire qui n'est pas prête à re-voter pour Emmanuel Macron. Vous l'entendez ? Vous le voyez dans les sondages ? Qu'est-ce que vous, en quelques mots, si vous le permettez, parce qu'on va poursuivre juste après avec les auditeurs, qu'est-ce que vous, homme de droite, vous avez à dire à ces électeurs de gauche qui ne veulent plus mettre un bulletin Macron ?
Je ne me définis pas comme homme de droite. Je me définis comme quelqu'un qui regarde la France et qui me dit que ce qui est bon pour la France, c'est le travail et l'emploi. Le président de la République a créé du travail et des emplois. C'est la justice. C'est ce que nous venons de faire sur l'indexation des retraites de tous les Français. C'est la réindustrialisation. Nous sommes la seule majorité à avoir réindustrialisé le pays. C'est une France qui pèse en Europe. Nous venons d'obtenir des résultats sur le front européen, la taxe carbone aux frontières. C'est nous, c'est la France. Donc nous avons certainement fait des erreurs. Il y a certainement des choses qu'on n'a pas fait bien.
On n'a pas réussi à faire passer notre réforme des retraites. C'est un échec. Parfois, il y a eu des mots malheureux. Bien entendu. Parfois, on n'a pas fait suffisamment attention à certaines parties de la population. C'est évident. Mais lorsqu'il a fallu protéger face à l'inflation, quel est le pays qui aujourd'hui a le niveau d'inflation le plus faible de la zone euro ? C'est la France. Quand il a fallu tenir les promesses sur l'emploi ou sur l'industrie, nous avons fait le travail. Je ne dis pas que nous sommes parfaits.
Je dis que nous avons fait des erreurs, que nous voulons faire mieux, mais que nous gardons la même énergie et la même conviction que le dépassement politique donne des résultats. Dans trois minutes, Bruno Le Maire soutient Emmanuel Macron face aux auditeurs présidentielles, on vous répond. 0-809-40-41-42 c'est le standard de France Info que vous appelez jusqu'à 9h30 pour interroger Bruno Le Maire, ministre de l'économie et soutien d'Emmanuel Macron. Une demi-heure de face à face donc face aux auditeurs et face aux téléspectateurs. Bonjour Alain. Ok. Ok. Bonjour Alain de Bordeaux. Bonjour. Alors vous avez connu Bruno Le Maire un Alain de Bordeaux mais ce n'est pas le même qui nous appelle.
Ce matin, Alain est chef d'entreprise, vous êtes dans la fibre optique, vous avez 57 ans et vous avez une question pour Bruno Le Maire sur le programme d'Emmanuel Macron.
Oui, bonjour. J'ai une question. J'ai des grosses difficultés pour pouvoir recruter malgré... Donc je suis assez d'accord sur le fait que le principal débat c'est le travail et l'emploi. Le problème que moi je constate c'est que je ne peux pas recruter. Enfin j'ai vraiment d'énormes difficultés. J'ai une annonce qui est en permanence chez Pôle emploi qui est renouvelée régulièrement donc tous les mois et malgré ça je ne trouve pas de candidat. Je pense que les salaires ne sont pas assez attractifs. Moi mon souci c'est que j'aimerais bien pouvoir payer un peu plus mes salariés mais pour ça il faudrait que j'ai moins de charges.
Donc je pense qu'il faudrait que Bruno Le Maire et Macron puissent baisser nos charges de façon à ce que nous puissions proposer des salaires plus attractifs aux gens parce qu'effectivement aujourd'hui le SMIC n'est pas assez haut pour pouvoir vivre correctement.
Bruno Le Maire.
Et en apparté juste en apparté mon poste gasoil a explosé je sais à peu près compter plus le gasoil plus les taxes plus le gasoil augmente plus l'Etat gagne d'argent et les 15 centimes qui le rendent on n'est vraiment pas dedans.
Les recrutements et les carburants Bruno Le Maire. Alors sur les recrutements les difficultés de recrutement il y en a partout dans l'économie française ça peut être le cas d'Alain sur la fibre optique ça peut être le cas dans l'industrie ça peut être le cas dans l'hôtellerie et dans la restauration c'est tout l'intérêt d'ailleurs de la prime Macron c'est qu'elle est très souple lorsque vous avez des moyens vous pouvez donner la prime vous n'êtes pas obligé de redonner l'année suivante elle s'adapte à vos résultats c'est une première solution. Alain ne dit j'ai personne j'ai une annonce posée à Pôle emploi il n'y a personne qui vient.
Oui parce que comme il le dit très bien il y a un problème d'attractivité et de salaire et puis il y a un problème de formation et de qualification et il peut aussi avoir un problème d'attractivité donc la prime Macron elle permet d'y répondre.
Nous avons baissé les charges sur les salaires je rappelle qu'on l'a fait en 2017 pour tous les salaires une baisse de charges globale et puis nous envisageons et nous avons prévu une baisse des impôts une baisse supplémentaire des impôts sur les entreprises pour le prochain quinquennat 7,5 milliards d'euros de baisse d'impôts pour que Alain à Bordeaux d'autres chefs d'entreprise puissent avoir des résultats plus importants et du coup être plus attractifs en termes de recrutement. Ensuite sur la question des taxes sur le gazole sur l'essence sur le diesel on fait une restourne de 18 centimes d'euros.
Ma proposition c'est que l'intégralité des recettes fiscales sur le carburant sur les énergies fossiles soit redirigée vers la transition climatique vers les investissements dans les éoliennes les éoliennes offshore le nucléaire tout ce qui permet de décarboner l'hydrogène tout ce qui permet de décarboner notre économie et vous voyez c'est un vrai choix économique et de société. C'est votre proposition pour le maire ou c'est dans le projet d'Emmanuel Macron ? C'est la proposition d'Emmanuel Macron. C'est ce qui permet de donner sur le long terme une vision de ce que nous voulons. Tous ceux qui disent on va baisser la fiscalité sur les énergies fossiles c'est très bien.
Ça veut dire qu'on entretient les français dans la dépendance aux énergies fossiles qui sont produites au Moyen-Orient en Russie ou ailleurs. Nous nous voulons être indépendants. Donc nous préférons c'est une décision qui est courageuse mais qui je pense est responsable. Nous préférons ne pas baisser les taxes et faire une ristourne de 18 centimes d'euros par litre pour garder des recettes que nous proposons d'affecter intégralement à la transition écologique donc à l'indépendance énergétique française.
Vous voyez que ces choix de dimanche ils sont fondamentaux entre ceux qui veulent entretenir la dépendance de la France aux énergies fossiles et ceux comme nous qui veulent bâtir l'indépendance totale énergétique de la France en investissant sur le nucléaire sur les énergies renouvelables et sur l'hydrogène.
Charles est un lecteur du Parisien aujourd'hui en France il appelle de Paris bonjour Charles
bonjour
vous êtes restaurateur vous avez 50 ans presque 50 ans pardon et vous avez une question pour Bruno Le Maire
alors j'ai une petite question je suis désolé je fais juste un petit aparté sur la question d'avant parce que moi en tant que restaurateur le chômage c'est quelque chose de le recrutement c'est quelque chose qui est terrible pour nous et je voulais juste proposer à monsieur Le Maire une petite solution c'est j'ai beaucoup de jeunes de 25 ans qui travaillent 2 ans et qui partent 2 ans en vacances ou n'importe quoi et en fait aujourd'hui il y a une règle qui dit que quand j'ai 25 ans et que j'ai travaillé 2 ans j'ai 2 ans de chômage quand j'ai 50 ans et que j'ai travaillé 30 ans j'ai la même règle j'ai 2 ans de chômage pourquoi ne pas faire une règle très simple 1 mois de chômage par année de travail ça c'était juste d'abord la réponse de Bruno Le Maire et on vous écoute ensuite sur votre question
c'est l'idée qui est intéressante parce qu'effectivement ce que vous dites sur ces 2 ans c'est quelque chose que j'ai entendu à plusieurs reprises comme ont dit beaucoup de chefs d'entreprise et beaucoup de jeunes donc je trouve l'idée intéressante elle ne fait pas partie du programme de Emmanuel Macron donc je ne vais pas m'engager dessus mais je trouve l'idée intéressante Charles on vous écoute
et après la deuxième chose c'est que donc en tant que restaurateur j'ai des restaurants on paye on paye donc des loyers parce qu'on a les fonds de commerce qui sont dissociés des murs on paye des baux commerciaux qui sont de plus en plus chers la majorité des baux commerciaux appartiennent à des foncières qui favorisent en fait le capital au travail et moi ma question c'est est-ce qu'on pourrait encadrer ces loyers des baux commerciaux parce qu'on a vu avec la crise du Covid pendant les deux ans on s'est fait submerger par ces loyers commerciaux et ça c'est un vrai problème pour beaucoup de commerçants du coup il y en a beaucoup qui ferment ça favorise qui les géants d'internet qui vendent en ligne et voilà donc moi c'est un encadrement des baux commerciaux même si jamais c'est quelque chose qui n'est pas forcément très démocratique et capitalistique
Bruno Le Maire
alors d'abord je veux juste rappeler à Charles que cet encadrement ou cette demande de soutien des bailleurs nous l'avons fait pendant la crise nous avons réuni les grandes foncières nous avons demandé de baisser les loyers de les stabiliser parfois de ne pas récupérer certains loyers chez les commerçants donc on s'est battu pendant deux ans sur cette question des baux commerciaux c'est pas quelque chose que nous découvrons moi je ne crois pas à un encadrement je pense qu'en revanche avoir un pouvoir de négociation qui soit mieux organisé entre les commerçants et les grandes foncières c'est quelque chose qui peut se regarder pour que les loyers pèsent moins et je veux rappeler également mais je pense que Charles et tous les restaurateurs qui m'écoutent le savent que nous avons accordé pendant la crise du Covid une protection maximale aux restaurateurs aux hôteliers aux bars à toutes les activités liées au tourisme avec l'activité partielle l'État a payé les salaires à la place des entreprises avec le fonds de solidarité et avec les prêts garantis par l'État donc je pense que Charles le sait les restaurateurs le savent nous protégeons quand il est nécessaire de protéger et rééquilibrer les rapports de force dans l'économie aujourd'hui en faveur du plus petit comme le propose Charles c'est une idée qui est juste et qui est nécessaire on retourne au standard de France Info dans une minute le temps du fil info puisqu'il est 9h10 Solène Cresson coup d'envoi de la campagne de déclaration de revenus la quasi-totalité des français le fait en ligne date limite entre le 24 mai et le 8 juin si c'est sur papier vous avez jusqu'au 19 mai une des principales nouveautés cette année la revalorisation du barème kilométrique de 10% elle veut créer un panier de produits de première nécessité avec une TVA à 0% pour les ménages les plus modestes proposition de Marine Le Pen sur le pouvoir d'achat hier sur TF1 lui votera Emmanuel Macron dès le premier tour Jean-Louis Borloo ancien ministre pilier de l'UDI un Boeing 777 n'a jamais eu d'accident pour cause technique en 25 ans de vol rappelle sur France Info un aviateur militaire Xavier Titelman avant-hier cet avion de la compagnie Air France a failli se cracher au moment de l'atterrissage il ne répondait plus aux commandes et puis le concert du chanteur Soprano prévu le 2 juillet au Stade de France est reporté de 8 mois à cause de travaux sur les lignes de transport report au 6 mars 2023 les auditeurs et les téléspectateurs de France Info interrogent Bruno Le Maire soutien d'Emmanuel Macron ce matin c'est le cas de Catherine qui nous appelle de Strasbourg bonjour Catherine oui bonjour comment allez-vous bonjour
très bien très bien en fait je m'appelle Anne-Catherine c'est un détail mais c'est pas très grave
pardon c'est ce qu'elle avait écrit bêtement sur ma fiche et je l'ai lu je vous écoute on vous écoute
écoutez bonjour j'appelais moi je suis médecin en Alsace je suis médecin libéral comme tous mes confrères libéraux hospitaliers on sort d'une période extrêmement compliquée suite à la crise du Covid qui a permis on pensait que ça permettrait de mettre en lumière pour nos dirigeants et puis pour nos patients toutes les difficultés de l'hôpital public et surtout ce scandale de la fermeture systématique de lits tout le temps tout le temps tout le temps c'est parce qu'il n'y avait pas assez de lits qu'on a été confinés si longtemps pour ne pas surcharger un hôpital public qui est complètement en inadéquation avec le vieillissement de notre population et l'accroissement de notre population et on n'entend plus parler de rien le problème de l'hôpital est absent du débat présidentiel donc j'aimerais savoir un petit peu ce qu'Emmanuel Macron compte maintenant faire pour régler les problèmes auxquels il a été confronté de manière extrêmement frontale pendant deux ans parce que il est inadmissible qu'on manque autant de lits et de moyens et ce n'est pas qu'une question d'argent à l'hôpital et en ville et la deuxième chose c'est éviter de prendre des mesures coercitives parce qu'il faudrait peut-être quand même que la filière médicale reste attractive pour les jeunes et ça ne commence à plus être le cas
Bruno Lebert Je partage ce que vous dites Anne-Catherine et je pense pouvoir dire que c'est ce que propose le candidat qu'il partagerait ce que vous venez de dire la crise du Covid je pense qu'elle nous a ouvert tous les yeux sur les difficultés du système de soins français et en particulier sur les difficultés de l'hôpital nous avons pris derrière avec le président de la République avec le ministre de la Santé Olivier Véran des mesures qui sont regroupées dans le Ségur de la Santé avec des revalorisations des personnels de soins comme n'en avait pas été fait depuis des années donc une vraie prise de conscience qu'il fallait encourager les personnels soignants aider les aides-soignantes aider les infirmiers aider l'ensemble du personnel soignant de l'hôpital public qui est le bien le plus précieux de la solidarité française est-ce que c'est suffisant ?
on reconnaît volontiers que non puisqu'il y a encore des difficultés qui nous remontent de toutes parts le président de la République candidat Emmanuel Macron a dit très clairement il y a deux chantiers prioritaires si je suis réélu l'éducation et la santé donc si Emmanuel Macron est réélu dès le lendemain de sa réélection nous ouvrons à nouveau le chantier de la santé et de l'hôpital public pour tenir compte des remarques qui ont été faites avec un Ségur 2 ce peut être un Ségur 2 c'est-à-dire on réunit à nouveau tout le monde ou on peut directement passer à la phase d'après il faudra réunir tout le monde je pense qu'il n'y a que comme ça qu'on prend les bonnes décisions mais il faut avoir l'humilité de reconnaître que nous avons pris le sujet que nous avons apporté des solutions et que visiblement elles ne sont pas suffisantes si elles étaient suffisantes on n'aurait pas des personnes et des Français soit des Français comme Anne-Catherine qui nous interpellent en nous disant ça continue à ne pas aller donc il faut visiblement aller plus loin dans les réponses que nous apportons à l'hôpital public chacun mesure bien que l'hôpital c'est le bien le plus précieux de la solidarité à la française je le redis donc il faut remettre le chantier sur la table c'est ce qu'a proposé Emmanuel Macron
Mathilde bonjour Mathilde vous nous attendez au standard de France Info oui bonjour vous vous appelez de Paris oui oui
je vous appelle de Paris voilà je suis mère de famille et j'ai deux enfants qui font des études supérieures et j'ai arrêté de travailler il y a plus de 20 ans parce que j'ai un de mes enfants qui a un handicap et voilà donc je pose ma question allez-y oui allez-y vous êtes en direct alors pour la première fois dans son récent rapport le GIEC préconise la sobriété notamment énergétique comment l'intégrer dans un monde globalisé où la croissance est le paradigme de l'économie sans forcément changer d'idéologie
Bruno Le Maire
alors c'est un des sujets qui a malheureusement été éclipsé pendant la campagne le sujet du climat c'est un sujet absolument fondamental le GIEC tire la sonnette d'alarme en disant on ne va pas arriver à atteindre nos objectifs nous pour atteindre les objectifs nous proposons trois choses un investir massivement dans le nucléaire six nouveaux réacteurs nucléaires et dans les énergies renouvelables après avoir fait un peu l'inverse au début du quinquennat sur le nucléaire Bruno Le Maire ça pardon c'est moi ce qui compte là c'est l'avenir et les décennies qui viennent une fois encore j'ai reconnu que nous avons pu faire des erreurs on les corrige et là on présente une vision claire Emmanuel Macron a été très claire à Belfort construction de six nouveaux réacteurs nucléaires réflexion sur huit autres réacteurs et investissement massif dans les énergies renouvelables là aussi la France ne sera pas la même suivant votre vote et Jean-Luc Mélenchon pour prendre cet exemple là lui ne veut plus du nucléaire M.
Jadot ne veut plus non plus du nucléaire nous nous investissons dans le nucléaire donc votre vote va décider de cela deuxième réponse que nous apportons c'est les engagements européens pour que lorsqu'on réduit nos émissions de CO2 en France ou en Europe on ne réimporte pas des produits lourdement carbonés venus de Chine ou d'ailleurs nous mettons en place une taxe carbone aux frontières c'est un des grands succès européens d'Emmanuel Macron ce mécanisme d'ajustement carbone aux frontières a été adopté grâce au leadership d'Emmanuel Macron et troisième solution Mathilde le dit c'est la sobriété oui la sobriété énergétique devra faire partie des solutions si nous voulons lutter avec efficacité contre le réchauffement climatique mais comment est-ce qu'on y va avec des mesures un peu plus restrictives à un moment en disant tout le monde aujourd'hui il faut dépenser moins notre philosophie c'est accompagner quand nous disons aux français vous voulez être moins dépendant du diesel ou de l'essence on va vous accompagner vers des véhicules qui consomment moins voire vers des véhicules électriques on met des primes primes à la conversion primes pour les véhicules électriques 6000 euros lorsque vous achetez un véhicule et nous maintenons ces primes pour accompagner les français et les soutenir c'est pas aux ménages modestes de payer le prix de la transition climatique nous notre philosophie c'est accompagner et c'est là que notre programme est cohérent nous nous ne baissons pas les taxes sur les énergies fossiles parce qu'on ne veut pas se priver des dizaines de milliards d'euros de recettes dont nous aurons besoin pour payer ma prime rénov' pour payer la prime à conversion pour payer les bornes électriques pour payer le financement des véhicules électriques pour les ménages nous essayons d'être cohérents dans cette vision de long terme d'une économie totalement décarbonée bonjour et bienvenue à Juliette sur l'antenne de France Info Juliette, retraité, 70 ans Bruno Le Maire vous écoute nous aussi si vous êtes là
bonjour monsieur
bonjour madame
vous avez hérité de 2000 milliards de dettes à votre arrivée vous en avez ajouté 2000 comment comptez-vous assurer le suivi de ces 4000 milliards de dettes dont vous avez par exemple donné 5 millions à la SNCF or le voyageur qui veut prendre le train est soumis à une bourse le billet Paris-Can à 29 euros le jour de l'ouverture les billets passent une semaine après à 119 euros pour augmenter encore à 4 mois du départ alors que l'avion est à 25 euros
ça sent le vécu Juliette ce que vous racontez sur les billets de train et d'avion est-ce que vous me permettez de résumer votre question en mettant de côté les tarifs de la SNCF et de l'avion même si c'était peut-être la fin de votre question sur la dette Bruno Le Maire vous l'avez doublé dit Juliette qui fait bien les comptes les comptes je ne suis pas tout à fait exact on ne va pas se discuter sur les chiffres on est à 115% de dette et en milliards ça fait combien ? on est plus proche des 2400 milliards que des 4000 milliards de Juliette on la rembourse quand et comment ?
mais la dette on la rembourse et nous avons commencé à la rembourser de 2017 à 2019 on a réduit la dette publique dans les deux premières années du quinquennat quand il n'y avait pas de crise ensuite nous avons dépensé de l'argent public pour protéger les français et cette protection elle a été moins coûteuse pour les finances publiques que si on avait laissé filer le chômage et laissé filer les faillites d'entreprises tous les instituts le disent très clairement nous serions aujourd'hui à 125% de dettes publiques si le chômage avait explosé si les faillites avaient explosé on est à 112,9% pour être tout à fait précis donc c'était un investissement cette protection par l'argent public des salariés et des entreprises ensuite dans les années qui viennent si la croissance revient ce que nous faisons aujourd'hui et ce pourquoi nous nous battons nous réduirons progressivement la dette publique française le président de la République s'est engagé très clairement à partir de 2026 pour être tout à fait précis nous engageons la baisse de la dette publique française là aussi les programmes ne sont pas les mêmes je n'ai vu aucune solution du côté de Marine Le Pen pour réduire la dette publique visiblement elle s'en moque ça n'a pas d'importance pour elle alors que ça rogne la souveraineté française et c'est bien ça que Marine Le Pen n'est pas la candidate de la souveraineté elle est la candidate de l'asservissement au marché financier parce qu'elle ne prévoit pas de remboursement de cette dette quant à monsieur Mélenchon même chose il nous explique que lui il va aller voir la Banque Centrale Européenne et dire qu'on ne rembourse pas la dette Covid alors que les autres états européens le font ça n'est ni crédible ni responsable nous avec la croissance avec des réformes structurelles comme celle des retraites avec la maîtrise des dépenses publiques nous engageons à partir de 2026 la baisse de la dette publique française le fil info à 9h21 la suite et la fin des matins présidentiels avec Bruno Le Maire soutien d'Emmanuel Macron juste après voici Solène Cressan nous avons passé le pic du rebond de l'épidémie de Covid annonce le ministre de la santé mais Olivier Véran rappelle que l'épidémie n'est pas terminée 135 000 cas par jour en moyenne il annonce que la deuxième dose de rappel ou quatrième dose s'ouvre pour les 60 ans et plus l'Union Européenne doit s'accorder aujourd'hui ou demain sur de nouvelles sanctions contre la Russie demain ou plus tard assure le chef de la diplomatie européenne les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ont déjà pris de nouvelles mesures le Royaume-Uni qui envisage aussi d'envoyer des véhicules de patrouille en Ukraine selon le Times des blindés sans leurs équipements sensibles alors que la justice ouvre une enquête sur le volet fiscal de l'affaire McKinsey le ministre de l'économie Bruno Le Maire assure sur France Info que le cabinet de conseil paiera tout ce qu'il doit au trésor public 3-1 pour le Real Madrid hier soir face à Chelsea en quart de finale de la Ligue des Champions 3 buts marqués par un seul homme Karim Benzema premier joueur français à marquer plus de 10 buts dans une même saison de Ligue des Champions France Info Élysée 2022 les matins présidentiels on vous répond Samia Braplia Marc Flauvel
toujours avec Bruno Le Maire soutien d'Emmanuel Macron Mohamed nous appelle de Saint-Denis bonjour Mohamed
bonjour Samia bonjour Marc bonjour monsieur le ministre bonjour bonjour alors moi je suis non voyant j'ai une question à vous poser vous qui représentez actuellement le président pour la campagne je suis actuellement en école d'ingénieur j'ai énormément de difficultés parce que ils font pas le taf ils me donnent des cours en powerpoint alors que ma synthèse vocale ne peut pas dire donc il y a des subventions il y a tout un des dispositifs mais en fait les chargés handicap ne font pas de boulot j'ai une intervention de madame Cluzel par courrier au directeur de l'école secrétaire d'état
chargé des personnes handicapées pardon je précise
voilà exactement tout à fait aussi de la permanence sociale du ministère de la santé et une intervention aussi de madame Vidal qui est actuellement en ministre de l'enseignement supérieur pour remettre un peu le cadre et pour leur expliquer qu'il y a un cadre légal qu'il y a des subventions qu'il y a des systèmes de retranscription de cours moi je demande pas les cours en braille mais en fichier Word enfin je veux dire c'est quand même c'est pas compliqué j'ai passé mon bac en 1993 actuellement je suis au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis je suis en reconversion professionnelle et justement j'ai repris un cursus donc un BTS SEO en informatique et là je suis en 3ème année en école d'ingénieur à l'ESGI à Paris actuellement je cherche à changer d'école puisque j'ai eu beaucoup de difficultés avec cette école ils ont mis du temps à mettre en place des dispositifs ça fait que j'ai eu mes cours réellement qu'au 2ème semestre bon je m'en sors bien parce que j'ai quand même 14,5 de moyenne générale avec mes propres recherches sur internet et quelle est votre question Ouahmed ?
alors ma question c'est qu'est-ce que vous vous envisagez de faire sur le handicap et sur l'accessibilité aux écoles supérieures parce que par exemple là j'ai voulu m'inscrire à SUP de Vinci on m'a refoulé on m'a dit tout simplement oui on n'est pas adapté à votre handicap je veux dire on va aller où après ?
Merci beaucoup Je pense que votre témoignage Mohamed il montre là aussi une chose simple on a fait beaucoup pour le handicap et je salue le travail qui a été fait par Madame Cluzel parce qu'elle a fait un travail exceptionnel sur toutes les formes de handicap mais il reste un boulot considérable à faire c'est un sujet de société qui dépasse largement le cas individuel de Mohamed il y a des efforts qui ont été faits des efforts financiers revalorisation de l'allocation adulte handicapé mais tout ça ne suffit pas ce qui compte c'est le changement de regard l'intégration à l'école l'intégration à l'université l'intégration par le travail donc ce sera là aussi un des chantiers prioritaires du prochain quinquennat Il nous reste 3 minutes Bruno Le Maire je vous propose 2 derniers auditeurs si vous le permettez Claude tout d'abord qui nous appelle du Gard Bonjour Claude Bonjour Bonjour à tous Quel coin dans le Gard ?
Bonjour Pardon ? Vous êtes d'où dans le Gard ? Nîmes Nîmes Très bien Bruno Le Maire vous écoute
Oui je voulais juste savoir si M. Macron dans son prochain quinquennat a l'intention de régulariser les étrangers en situation précaire et irrégulière mais qui travaillent qui ont des feuilles de paye qui ont des contrats de travail qui payent des charges et qui ne sont toujours pas régularisés voilà c'est très simple comme question
La réponse le sera-t-elle aussi ?
La réponse va être très simple il y a des cas qui peuvent justifier une régularisation des cas qui sont des exceptions je le redis c'est les cas que donne Claude une personne qui est intégrée qui a travaillé depuis des années il se trouve qu'elle n'a pas réussi à se faire intégrer correctement dans la société française il peut y avoir des cas exceptionnels mais notre politique fondamentale en matière d'immigration c'est la lutte contre l'immigration irrégulière je le redis il peut toujours y avoir des cas singuliers dont nous tenons compte mais nous voulons lutter avec la plus grande fermeté contre l'immigration irrégulière parce qu'elle affaiblit le pacte social et elle affaiblit tous ceux qui sont en situation régulière sur notre territoire
On direction la Moselle maintenant Patricia bonjour Patricia
bonjour monsieur le ministre
bonjour à tous
bonjour moi je vous appelle parce que je suis frustrée voilà je suis macroniste frustrée d'avoir pas entendu monsieur Macron à la télé à la radio très peu très très peu et ça a donné le sang libre à tous ces concurrents qui n'ont pas arrêté pendant maintenant un mois c'est une capitule on va être honnête et de mentir de raconter beaucoup de de mensonges sur ce qu'ils allaient faire et j'ai l'impression que c'est ce qui a fait monter madame Le Pen monsieur Mélenchon et il n'a pas il n'a pas eu la position de se défendre de dire son projet vraiment et je suis frustrée de ça même si je vote toute ma famille pour lui
vous avez une question Patricia du coup ou c'était un coup de gueule
c'était un coup de gueule vraiment
un macroniste frustrée Patricia vous n'avez pas fait campagne on va essayer de retirer vos frustrations je pense que la meilleure manière de lever vos frustrations c'est comme vous vous apprêtez à le faire de voter à nouveau pour Emmanuel Macron comme ça vous aurez 5 années supplémentaires où vous pourrez échanger avec lui après je veux insister sur cette position très singulière d'un candidat qui est aussi président de la république et je pense que c'est tout à son honneur qu'il veut exercer son mandat de président de la république au service de tous les français jusqu'à la dernière heure c'est vrai que du coup il est moins présent sur les plateaux de télévision que d'autres mais il est à son travail à sa tâche il est aujourd'hui aussi en campagne et nous sommes tous autour de lui pour défendre la vision de la France qu'il porte qui me semble la meilleure pour le 21ème siècle merci à tous les auditeurs et tous les téléspectateurs de France Info qui étaient avec nous ce matin merci également à tous ceux qu'on n'a pas pu prendre et je m'en excuse auprès d'eux au standard demain dernier invité de ces 12 matins présidentiels consacrés aux 12 candidats ou à leur soutien c'est la présidente enfin l'ex-présidente du rassemblement national Marine Le Pen dont on a beaucoup parlé ce matin avec vous Bruno Le Maire qui sera assise à votre place merci très bonne journée à vous merci à tous si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisée La Bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr
Bruno Le Maire