Les Partis Pris : "2027 : ils sont déjà tous gaullistes !", "Coup de rabot sur les ruptures conve...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Route, vous vouliez nous parler ce soir de la bataille de Gaulle. Le film sort aujourd'hui et tout le monde se revendique maintenant en fait du gaulisme d'abord. C'est un c'est un grand film, un défi extraordinaire cette bataille de Gaulle avec on va voir l'affiche he du film avec Simon Abcarian qui incarne de Gaulle et qui est déjà loué par beaucoup de critiques.
Mais c'est vrai que ce qui nous a frappé, c'est que le général de Gaulle reste l'éternelle référence de la vie politique française et que on est déjà on est à presque un peu moins d'un an de l'élection présidentielle et on a déjà tous les candidats qui se déclarent gaulistes et tous qui en appellent déjà au man du général pour les inspirer ou pour s'imposer face au français. Je vous propose d'écouter ce montage de de Maxime Fragol. Il y a quelques exemples he ils sont pas tous là.
Écoutez, il y a quelque chose de l'insoumission gauliste à Londres qui est passé dans notre discours et qui est resté je suis gaul gens qui a beaucoup de gaulistes. Oui, mais je suis le seul qui le prouve. Je suis gauliste et je défends la 5è République.
Bon, je me suis engagé comme gauliste. Je reste gauliste. Pas gauliste dans la forme mais goien dans l'expression.
Moi, je suis gauliste. Je sais pas ce que ça veut dire autrement dans mon engagement politique. Moi, je suis gauliste et je respecte les institutions.
Moi, je suis gauliste. J'ai toujours appartenu au RPR. Nous sommes un parti gauliste, golien en tout cas.
Euh je suis gauliste. Le projet économique vous savez que nous portons n'est pas venu d'ailleurs. Elle est de Colbert, de Richelieu ou de De Gaulle.
Voilà. Bon, ça c'est merci parce que franchement c'est extraordinaire. C'est et c'est un échantillon donc c'est Maxime Ragnol qui les a recueilli mais on aurait pu rajouter François Ruffin qui a expliqué qu'il allait payer sa facture d'électé comme le général de Gaulle.
On aurait pu en rajouter euh plusieurs autres qui tous maintenant euh demandent et en appel au général de Gaulle. Alors, c'est vrai que il faut être franc, l'héritage de De Gaulle est tellement large et tellement ambigu que c'est facile de se projeter de projeter tout ce qu'on veut. Prenons exemple, prenons les exemples de Bruno Rotaillot ou d'Éric Sioti ancienne manière malgré tout.
Bah en fait, ils viennent de la droite classique et eux ce qui revendique c'est l'homme d'ordre des institutions solides, la grandeur nationale. Il préfère souvent oublier le de Gaulle de 46 qui associé le Parti communiste français au gouvernement produit le programme du Conseil national de la résistance qui est considéré aujourd'hui comme un programme social-démocrate et qui est totalement revendiqué par la gauche. Bon, prenons Dominique de Villepin et Jean-Luc Mélenchon, vous les avez entendus.
Alors eux, ils vont se souvenir du de Gaul de 1963 68, c'est-à-dire son anti-américanisme, son discours de Pnom Pen sur la guerre du Vietnam, celui qui a refusé ou sorti euh qui a quitté le commandement intégré de l'OTAN, qui a reconnu la Chine de Mao. Enfin, vous voyez les les conséquences un petit peu euh qui que ça que ça veut dire pour aujourd'hui sur la Russie, sur le le le le alignement, sur l'idée d'une France différente. Alors et puis il y a les centristes qui sont venus de la droite.
On a entendu Gérald Darmanin, Bruno Lemer, Sébastien Lecnu. Eux ils se réfèrent à l'architecte de la 5e République à la fois nationaliste, mais très européen, celui qui a dépassé l'éclivage pour faire une France une grande puissance moderne et pour lequel l'étiquette partisane est secondaire. Et puis les populistes, bah pour eux le de Gaulle qui préfère c'est l'antiparlementaire, celui de 1946 à 58, celui qui attaque la 4e République, qui attaque les partis politiques, celui qui refuse les blocs, celui qui refuse l'intégration supranationale.
C'est le même enfin c'est le même non si si c'est le même homme mais il est passé par différentes étapes. Il y en a même dans la société civile, vous avez entendu Michel Hardire de Lecler. Alors eux bah c'est une forme de euh manière de courtcircuiter les parties et de s'adresser directement au français.
Vous voyez ça c'est du gaolisme du go enfin être être golien. Et d'ailleurs on va l'écouter. C'est Per combo qu'il a retrouvé.
C'était pour le 2e tour de 1965. La France c'est tout à la fois. C'est tous les Français.
C'est pas la gauche la France. C'est pas la droite la France. Bon alors vous voulez savoir qui est mon dego à moi ?
Oui. Bah c'est sans doute quand même l'homme du 18 juin qui dit non quand tout s'effondre. Celui du courage contre la collaboration, celui qui démissionne aussi en 69 lors du référendum.
Mais celui-là ça pourrait être celui qui dit la vérité aux français sur la situation de la France économique morale, celui qui a fait le redressement de RUF et Armand. Bah celui-là, je suis pas sûr qu'il pourrait faire une campagne électorale pendant l'année [rires] 27 sur un discours qui va prener l'effort au lieu du confort. Bah celui-là, je suis pas sûr que étant donné la démagogie qui tient lutte Brévière aujourd'hui à la politique, il soit élu.
Bah les choses sont claires. Vous voulez un petit mot sur sur le général de Gaulle rapidement ? Faut être courageux pour endosser l'image du général de Gaulle et le courage est ce qui manque le plus à ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans.
Donc faites votre compte et votre inventaire chérive. Bah écoutez cher Pascal, moi je vous laisse la parole. On va parler économie parce qu'il faut qu'on avance.
Pardonnez-moi. [rires] Ce sont les coups de rabot sur les ruptures conventionnelles dont vous avez envie de nous parler aujourd'hui. L'expression coup de rabo peut-être ajustement, je préférerais ajustement. [raclement de gorge] Alors, les ruptures conventionnelles individuelles, d'abord, je pense que c'est un bon dispositif parce que ça évite le passage pour l'employeur et l'employé au prudom.
C'est une espèce de divorce par consentement mutuel, un divorce professionnel par consentement mutuel. sépar alors parfois c'est un peu plus compliqué que ça vous avez un employé qui a envie de prendre un petit peu de temps pour lui qui exerce une forme de chantage à l'égard de son employeur et puis parfois des employeurs aussi qui veulent absolument se séparer d'un employé qui voudrait éviter un licenciement pour faute par exemple et donc qui accepte de signer un une séparation par consentement mutuel. Mais ce ce dispositif est bon, mais il fallait le le toiletter.
Et c'est ce que je vais vous dire maintenant. Euh c'est un dispositif qui a été lancé en 2008 et il a explosé. Il a explosé en terme de volume.
C'est ce qui est très préoccupant en réalité. Euh comme le dit le président de la République, il y a souvent des effets de bord, c'estàd effets d'opportunité. On se sert d'un dispositif qui avait un objectif précis et puis on le détourne pour soi-même.
Alors ça s'est substitué en partie aux démission et ça exerce c'est la raison pour laquelle c'est réexaminé aujourd'hui, ça exerce une pression constante et de plus en plus importante sur les comptes de l'assurance chômage. Le gouvernement donc et les partenaires sociaux, c'est très important de le dire, sont partis du même constat avec la même ambition, c'est-à-dire de maintenir ce dispositif, mais de le réajuster, c'est-à-dire de réduire la durée d'indemnisation. Depuis 2008, premier point, donc le nombre de ces dispositifs a explosé.
Deuxème point, les bénéficiaires des ruptures conventionnelles sont en moyenne beaucoup plus qualifiés que les autres salariés. Ça nous donne déjà une petite indication. 50 % ont beaucoup plus que le bac et vous en avez 25 % qui sont cadres.
Donc ce sont des gens, explication technique qui partent avec un salaire qui quittent leur emploi avec un salaire relativement élevé. Donc ils ont droit à des allocations chômage relativement élevées. C'est donc en partie un dispositif col blanc. 3è réflexion, ces bénéficiaires restent beaucoup plus longtemps que les autres au chômage.
Durée moyenne d'indemnisation 15 mois. Donc le coût pour l'assurance chômage et c'est ce qui était vraiment préoccupant et considérable en 2024 ces ruptures conventionnelles ont représenté une dépense de 9,4 milliards d'euros, c'est-à-dire 1/4 des dépenses de l'assurance chômage. Je rappelle d'ailleurs éorme que l'assurance chômage c'est c'est énorme, c'est considérable.
Euh l'assurance chômage, elle est gérée par les partenaires sociaux et c'est il y a plus de lettrre de cadrage aujourd'hui, c'est géré par les partenaires sociaux et depuis 2019, ce sont les entreprises qui seulent payent les cotisations de l'assurance chômage pour une enveloppe de 45 milliards d'euros chaque année. Donc, il est heureux qu'un accord ait été trouvé. Cette année, malheureusement, l'effet financier sera pratiquement nul, mais en régime de croisière à partir de 2029, cette mesure de limitation du temps d'indemnisation permettra d'économiser 800 millions euh chaque année.
Deux mots d'ailleurs du dispositif en tant que tel, pour les moins de 55 ans, la durée d'indemnisation passera de 18 à 15 mois. On reste à 15 mois, c'est pas un dispositif précaire, c'est quand même très confortable. 15 mois de couverture alors qu'on a choisi de se séparer de son job et c'est 20,5 mois maximum pour les plus de 55 ans contre 22 et demi et 27 en fonction de l'âge de départ.
Je veux bien vous entendre sur pardon, je vous ai interrompu ? Non, je veux dire simplement pour conclure nous disent qu'elle poste de ce dispositif en quelques mots. Just mot l'assurance chômage c'est un bien précieux, il faut prévenir.
J'ai une réflexion à vous faire c'est que la méthode Farandou ça marche. Ça marche parce que quand il est arrivé à la table des négociations, Jean-Paul Farandou avait entre les mains la lettre de cadrage du gouvernement Bérou qui était de faire 4 milliards d'euros d'économie. Il a tout de suite compris que ça passerait pas.
Oui. Et il s'est dit b on va faire confiance aux partenaires sociaux. qu'il leur a donné le dossier à traiter, il leur a dit "Trouvez-moi une solution" et finalement dans la confiance est née cette formule qui me paraît être bonne.
Bon oui, moi aussi je trouve qu'elle est elle est tout à fait tout à fait intéressant et la démarche de données aux partenaires sociaux est tout à fait justifiée et on aimerait bien dans le fond que sur les retraites par exemple s'il s'en emparaît, il fassent preuve de la même bah la même responsabilité et de la même du même bon sens en effet. Ouais. Tout à fait.
Bon et alors c'est pour quand euh le le dossier retraite ? C'est pour c'est pour Ah le dossier retrait Ah, vous me posez la question du dossier retraite. C'est dans le programme de certains candidats de donner la gestion des retraites aux partenaires sociaux après les élections et je et c'est très intéressant parce que ça pourrait responsabiliser un certain nombre d'acteurs.
Et ben c'est donc une proposition que vous nous faites qui est très intéressante et je veux votre avis. Bah mon avis c'est que Agircarco, la retraite complémentaire du privé, elle est gérée par les partenaires sociaux. Elle a 90 milliards d'euros de réserve.
Oui. Elle module euh les euh pensions en fonction de la situation macroéconomique pour résumer les choses. C'est-à-dire qu'elle impose des bonus et des malus.
Pourquoi ce que les partenaires sociaux font à la GIRC carco ne pourrait-il pas le faire pour le régime général et pour une réforme d'ensemble ? Rien ne devrait normalement s'y opposer en toute logique. Merci infiniment Pascal.
On se tourne maintenant vers Isabelle. Euh, vous voulez nous enfin nous parler du Royaume-Uni qui s'embrase ? Euh, expliquez-nous.
Oui. Vous vous souvenez euh Yve de l'affaire George Floyd ? Oui, bien sûr.
Cet afhro-américain qui avait été tué par un policier blanc en en 2020 à Minnéapolis. Alors quand il était en train d'agoniser sous le genou du polifier qui l'étouffait épouvantable, il avait prononcé ces mots "I can't press", je ne peux pas respirer et c'est sa mort qui avait été le le déclencheur du du fameux mouvement Black Live Mat dont on a parlé pendant des années et qui existe encore aujourd'hui. Et ben, il s'est passé exactement la même chose à Southampton au sud de l'Angleterre mais en en décembre dernier mais à l'envers.
Alors cette fois c'est un blanc, c'est un jeune étudiant de 18 ans qui s'appelait Henry Novac qui rentrait d'une soirée et qui a été poignardé par cin coups de couteau par un britannique SI. Donc c'est comme un pakistanais en fait qui s'appelle Vicro Digma. Il a été menoté par des policiers et alors qu'il agonisait, il a prononcé les mêmes mots.
On va l'entendre. Je n'arrive pas à respirer. Pour justifier son son geste, le meurtrier avait accusé à tort cet étudiant d'avoir proféré des propos racistes.
Depuis, les policiers se sont excusés en affirmant qu'ils avaient été trompés par les mensonges de Digua. Mais hier, la vidéo qui a été rendue publique par la police après que le meurtrier a été condamné à la prison à vie a mis le feu aux poudre à la fois à la ville et a provoqué une grave crise au au Royaume-Uni. Plus d'un millier de manifestants s'en sont pris aux policiers de Southampton.
On les voit là, ils ont jeté des bouteilles, des poubelles. Ils ont dénoncé une justice à deux vitesses, un racisme antiblanc. Alors, en tête de la manifestation, on retrouve le militant d'extrême droite Tommy Robinson qui a accusé la police de traiter les blancs comme des, je cite, des citoyens de seconde zone.
Il faut voir qu'on est à 2 semaines d'élection locales partielle où Nigel Farage, le chef du parti anti immigrant, enfin immigration euh réforme UK, espère bien doubler le parti travailliste. Il a dénoncé Nigel Farage, là aussi je cite, "Les droits et les privilèges des blancs aujourd'hui comptent moins que ceux des minorités ethniques." Alors, les images particulièrement violentes, celles qu'on a vu de l'agonie, enfin de cette bavure policière ont été aussi commenté par le premier ministre Kmer.
Il a assuré que la police allait devoir rendre des comptes. On va l'écouter aussi. On va écouter ses commentaires.
Alors, le Royaume-Uni est régulièrement secoué par ce genre d'affairs. L'année dernière, il y avait le scandale, je sais pas si vous vous souvenez, des grooming gangs. C'était des gangs de prostitution de jeunes filles qui étaient tenu aussi par des Pakistanais qui avaient euh secoué toute la classe politique.
Et en 2024, c'était la la tuerie de Southport. Là, c'était l'assassinat de trois fillettes par un britannique d'origine rwandaise qui avait aussi provoqué des émeutes antiimmigrants. Alors, à chaque fois, faut ces ces ces affaires font monter l'extrême droite et aujourd'hui, alors il se passe pas forcément la même chose en Allemagne et en France, mais aujourd'hui, on a les trois grands pays d'Europe, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.
Les parties d'extrême droite sont en pôle position. Il nous reste deux petites minutes avant de nous séparer. Moi, je veux bien vous entendre réagir et et commenter cette En fait, je pensais euh qu'on a effectivement les mêmes tiraillements et les mêmes tensions en France euh mais on n'a pas de Tommy Robinson.
Je dis pas euh intellectuellement, il y a des leaders de l'extrême droite qui ont des discours incendiaires sur l'immigration, hein, en France, mais ils ne sortent pas en manifestant avec des centaines de de milliers de personnes comme Tommy Robinson l'a fait il y a peu de temps euh et là avec quelques milliers de personnes et je me dis ouf quand même, enfin je veux dire, je ça me rassure un tout petit peu sachant que nous avons ce c'est ce que je dis, nous avons le un terro qui pourrait s'y prêter euh mais euh pour le moment, nous n'en sommes pas exactement à cette étape là et et je croise les doigts pour que c là n'en arrive pas parce que c'est effectivement très inquiétant de de voir cela. Pascal, le modèle français d'immigration a été pendant très longtemps un modèle d'intégration par les valeurs. C'estàd que on éétait pas né sur le territoire français mais on pouvait se reconnaître la France.
Voilà. Liberté, égalité, fraternité. C'est ce qui a fait venir en France de nombreux intellectuels mais aussi des gens qui étaient persécutés et cetera.
L'Angleterre a un modèle complètement différent. Elle a une approche communautaire de de l'immigration. C'est qu'elle elle laisse se constituer des communautés.
Je suis un grand amateur de foot anglais. Il m'est arrivé assez souvent de me balader à Birmingham et dans toutes les villes du nord, Coventry et cetera. Et vous allez voir des quartiers entiers qui sont dédiés à des types de population par origine, par ethnie et cetera.
Non, il était immanquable que ce type de société explose un jour parce que il y a de nombreuses zones de frottement, parce qu'une partie des anglais se sentent en effet laissé de côté. Au fond, ce qui se passe aujourd'hui, c'est le produit de choix politique anglais. Vous avez raison parce que justement une des polémiques, c'est que les cycles ont le droit d'avoir de se promener dans la rue avec un couteau parce que c'est censé être un attribut culturel, un attribut lié à leur religion.
Merci infiniment à mes camarades.
Charles de Gaulle