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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 12 septembre 2025 28 minComplaisantMixteEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportSolidarités & famille

Dans les Bouches-du-Rhône, avec Guy Benarroche

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi ce lieu atypique pour l'émission ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Marseille a été une terre d'accueil pour vous. Est-ce que cette diversité est un atout économique ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Vous avez travaillé dans la vente d'équipement de bateau. Le transport maritime est-il central pour l'emploi local ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Marseille capte toute l'activité économique. Est-ce que ça fait de l'ombre au reste du territoire ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi de parler de cette entreprise agroécologique ?

  • 22:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi la pétanque devrait-elle être reconnue comme patrimoine culturel immatériel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 26:00Hervé RofritFait
    « Ce label là il permet par exemple financièrement d'avoir des aides pour la masse salariale. »
  • 32:00Baptiste VitalieFait
    « On aimerait plus embaucher, on aimerait dans certains cas pouvoir augmenter certaines personnes. »
  • 34:00Guy BenarrocheFait
    « La tax Zucman par exemple voyez faut aller chercher c'est les gens qui ont plus de x milliards de patrimoine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] [Musique] Bonjour Bonjour, bonjour à tous. Bienvenue dans 1000 pays pour demain. Bienvenue dans les bouches du Rô.

Nous sommes aujourd'hui à Marseille, deuxème ville du pays en nombre d'habitants juste après Paris. Sa grande rivale sur les terrains de football. Marseille, une ville aux multiples facettes, aux multiples cultures.

Poumon économique du département avec son grand port ouvert sur le monde et sa métropole dynamique et attractive. Car au-delà du transport maritime, petites, moyennes et grandes entreprises se bousculent pour investir et s'implanter ici. Airbus hélicoptère par exemple à son siège à Marignan, pas très loin d'ici, mais vous pourrez aussi trouver Haribo, Pernor Carar France, Adelia, Total Energie et beaucoup d'autres encore.

Ça c'est pour les multinationales. Mais bien sûr, vous trouverez dans les bouches du Rô de plus petits entrepreneurs et c'est à eux qu'on va s'intéresser aujourd'hui. Ils sont inventifs, audacieux, innovants et eux aussi font rayonner le patrimoine économique local.

On les découvre dans un instant avec un sénateur pour qui Marseille a été une terre d'accueil après ses premières années de vie en Algérie. 1000 pays pour demain dans les bouches du Rô. C'est parti.

Bonjour Gibar Roche. Merci de nous accueillir sur vos terres ici dans les bouches du Rô. Vous êtes sénateur écologiste, secrétaire du Sénat, vice-président de la commission des lois et vous avez eu envie de faire cette émission dans ce lieu très atypique.

Nous sommes ici dans le tierslab des transitions. On a choisi de faire l'émission en extérieur. Le beau temps nous le permettait.

Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Et ben ce lieu c'est pas un Odain. D'abord parce que on est à Marseille et dans un endroit particulier de Marseille y compris le jardin où nous sommes qui est un jardin très méditerranéen.

Voilà, par la température qu'il fait aujourd'hui euh il fait chaud mais avec un peu de vent. Voilà. Mais en dehors de ça, ça a un sens.

C'est le sens de ce lieu en fait, c'est que c'est un lieu où les entreprises qui sont là, les gens qui arrivent ici s'en centrer sur les transitions, la transition écologique environnementale, la transition sociale, la transition économique, donc les nouvelles activités économiques et tout ça fait que ce lieu est un peu particulier et qu'il a une grande richesse, un lieu de collaboration. Euh je disais en introduction Gibé Roche que Marseille avait été une une terre d'accueil pour vous aussi parce que vous êtes né en Algérie et ça c'est une vraie caractéristique de cette ville. La diversité des origines, la diversité des cultures, la diversité des parcours.

Est-ce que tout cela est un atout économique pour Marseille ? Bien entendu, au départ, on se dit toute cette diversité qui a toujours existé, la ville de Marseille, Massilia, Fosse, Faussé et cetera. Bon mais cette ville-là a toujours été un centre parce que elle est tournée vers la mer et que beaucoup de gens arrivent ici et c'est une richesse culturelle au départ bien entendu c'estàd qu'au sein de la ville de Marseille il y a pas des quartiers isolés qui sont plutôt communautaristes comme voilà mais tout se mêle au milieu de la ville y compris les secteurs les plus pauvres de la ville qui sont au centre-ville pour certains comme le de ou trè arrondissement de Marseille et donc ça c'est une vraie richesse culturelle et elle débouche sur une vraie richesse économique parce que ces gens-là forcément s'enrichissent les uns des autres dans leurs activités et que ça permet ici d'avoir toujours une sorte de laboratoire de nouveaux de nouvelles choses et chacun porte son savoir-faire.

Absolument. À un moment de votre carrière Gibaro, je crois que vous avez travaillé dans la vente d'équipement de bateau et c'est vrai que le transport maritime est central ici j'imagine et notamment en terme d'emploi. Oui, parce que on est on est dans un grand port, le deuxième en fait portéen on va dire à Marseille.

Mais en dehors de ça, cette ville-là, elle a que maintenant beaucoup de touristes avec aussi les problèmes que ça peut poser avec les grands bateaux de croisière qui sont quand même un vrai problème. Voilà. Et puis euh la ville de Marseille, elle est bien entendu, elle a toujours été tournée vers le sud, vers la mer et vers le sud.

C'est un grand sorte de de de transit de marchandise avec tous les problèmes que ça peut poser au niveau de la mondialisation bien sûr. Et est-ce que Marseille et sa métropole ne capte pas toute l'activité économique ? Est-ce que ça ne fait pas d'ombre à tout le reste du territoire ?

Moi, je dirais pas les choses comme ça. D'accord. En fait, dans le reste du territoire, il y a d'autres richesses.

La Camarque, c'est aussi une richesse fantastique. En fait, c'est un lieu particulier. Voilà.

Après, l'activité économique essentielle, elle est effectivement concentrée sur Marseille. Guy Benénaroche. Le principe de cette émission, c'est d'aller vers des entrepreneurs peu connus et qui pourtant participent activement au tissu économique local.

Et puisque vous êtes sénateur écologiste, on a eu envie de commencer par une entreprise qui cultive des plantes dans un environnement très vertueux, sans pesticides et avec le moins d'eau possible. Celui qui en a eu l'idée, c'est Pascal Thomas. Il est ingénieur et quand son père exploitant agricole a développé la maladie de Parkinson selon lui à cause de produits phytosanitaires, il en a fait son combat.

Cela donne une usine d'un nouveau genre qui se trouve à Tarrascon à une centaine de kilomètres de Marseille. On y va. Le grand jeu nos ingénieurs agro seulement une moitié.

Mon père était exploitant ici jusqu'à son décès et on a moi j'ai vécu là et j'y suis né et c'est vrai que ça a été un moment aussi intéressant de pouvoir mettre dans un bâtiment du 17e des systèmes qui sont un peu plus du 21e siècle. [Musique] Donc ça ici on va être dans la salle qui va servir pour soit du repiquage. Donc le principe c'est d'avoir un mélangeur de terre.

Donc ça nous permet d'avoir la bonne humidité dans ce terreau. Principalement ici on alimente la ligne en matière première. On lui met des bacs, des chapeaux, des jeunes plans et à la fin, on a un bac avec plein de plans qui est prêt à être chargé dans nos machines pour aller en phase de croissance. [Musique] Une fois sorti de la machine, ce qu'on veut c'est que le lot il soit chargé le plus rapidement possible pour pouvoir démarrer la recette et minimiser le temps où la plante, elle reçoit pas d'eau ni de lumière.

Donc maintenant que le système a été rempli, on va demander au robot de venir la récupérer. Donc lui, il est complètement autonome. Donc il est guidé par des lasers.

On lui a dit quelle est l'origine, quelle est sa destination. Et à partir de là, il s'est piloté l'ouverture des portes. Il va aller se charger automatiquement.

Donc là, il y a vraiment une automatisation complète. Ce qu'on voulait c'était faire en sorte que sur des tâches qui nécessitent beaucoup de précision et fréquentes, on est plus à l'aise de le faire avec un robot que de le faire avec un humain. Parce qu'on va poser 850 kg sur un connecteur qui fait 8 cm de long et qui est relativement fragile.

Donc il faut qu'on ne casse pas le connecteur à chaque fois. [Musique] Donc là, il y a 36 systèmes de culture. Là, on voit qu'il y a des basiliques qui ont été transplantés très récemment, donc ils sont encore tout petits.

Là, on va arriver dans un système qui a une maturité d'une semaine supplémentaire. On voit qu'il y a déjà pas mal de changements sur la plante. Elle est en train vraiment d'avoir sa taille normale.

Et puis, on va arriver sur des systèmes qui ont une semaine de plus. On voit qu'il est bientôt en maturité lui. Très forte densité des plans et on va retrouver ça en supermarché dans les rayons frais.

Donc là, on est devant un système de culture qui est rempli d'arnica. Donc lui, on travaille pour l'industrie pharmaceutique qui cherche justement à avoir ces principes actifs de l'arnica. Donc ça c'est encore à l'état d'essai et on est en train de mettre au point tout le processus qui permet de le rendre industriel.

La roue pour rentrer un peu plus en détail, c'est une lumière centrale. L'intérêt, c'est qu'on va mettre quatre fois moins de lumière par rapport à un système tout à plat. la roue tourne dans à peu près 50 minutes.

On va pouvoir comme ça passer devant la rampe d'irrigation et on ne va injecter que les quelques gouttes nécessaires pour les 50 prochaines minutes. Donc nous on a fait le choix de dire oui, on consomme l'électricité mais en contrepartie on va pas consommer d'eau ou très peu. Ce qui fait que l'équation globalement reste quand même assez favorable. [Musique] Les prix aujourd'hui demandés aux différents producteurs, en particulier au producteurs français, font que on doit être au même niveau que les producteurs marocains ou égyptiens ou kénans.

Ce qui, étant donné les différences de marché extraordinaires en terme de coût de la manœuvre et ainsi de suite rend le système quasiment impossible à rentabiliser y compris dans les méthodes de classique. Donc on importe de plus en plus, on le voit les importations de fruits et légumes sont à plus de 50 % en France et on continue à augmenter ces importation. C'est un véritable sujet de souveraineté.

Cette souveraineté aujourd'hui, on ne l'atteint pas, bien au contraire. On est en train de la perdre petit à petit. Deux problématiques importantes dans ce témoignage de Pascal Thomas, je trouve écologique et économique.

On va commencer par l'écologique. Très peu d'eau utilisé pour cultiver les plantes et pas de pesticides du tout dans un monde où l'eau va se rarfier. J'ai l'impression qu'il a tout compris.

C'est deux problèmes considérables de l'agriculture en général, du développement agricole tel qu'on l'a connu depuis 2 années qui sont un peu résolu en partie en fait très peu d'eau et on sait que c'est un problème fondamental des années qui viennent et pas de pesticides alors là et puis moins de consommation de terre aussi ou c'est pas négligeable. Alors Pascal Thomas nous dit aussi que notre souveraineté alimentaire étant très fragile et qu'on dépend trop de de l'importation, son entreprise est aussi utile pour cela. Il faut produire en local pour plusieurs raisons.

Bien sûr, c'est moins d'empr de carbone, moins de déplacement des marchandises, plus de traçabilité et puis aussi parce qu'il faut avoir une certaine indépendance, une certaine hautarsie, sans parler d'utarci à 100 % local qui permettent en fait de faire que on sait ce qu'on va consommer parce que c'est vertueux à tous les niveaux. En plus, il faut qu'elle soit contrôlée aussi parce qu'on peut la contrôler nous à l'intérieur de nos frontières. Donc je dirais, il faut non seulement que ce soit local mais en plus il faut que ce soit bio.

Il y a un marché dont on ne parle jamais qui se trouve à Marseille qui est le deuxè plus gros marché de France après ringis, c'est le marché d'intérêt national, marché Marseille méditerranée. On sait s'il y a un effort qui est fait justement en terme de marchandise locale et coresponsable. Alors oui, mais vous savez, on sorte certaines fois alors aussi bien au niveau du marché qu'au niveau de l'approvisionnement par exemple, vous savez de de toutes les restaurations collectives.

Les restaurations collectives, c'est important pour toutes les écoles, les foyers de personnes âgées et cetera et en fait on en est pas quand même au stade où on arriverait aujourd'hui à pouvoir tous ses besoins avec une production locale et une production bio. Mais ça doit être dans ce sens-là que nous allons. H le fait de récupérer une agriculture locale urbaine avec ce projet va dans ce sens il contribue.

C'est un complément surtout urbain. Guénaroche vous propose de changer complètement d'univers et de nous intéresser à la fabrication d'un objet mythique à Marseille. On ne pouvait pas venir ici et ne pas en parler.

C'est évidemment la boule de pétanque parce que avant de tirer ou de pointer comme on dit, il faut être bien équipé. Hervé Rofrit va nous montrer comment il fait. Il perpétue un savoir-faire familial qui se transmet depuis, tenez-vous bien, quatre générations.

La boule bleue est la plus ancienne fabrique de boules de pétan au monde. C'est une véritable institution implantée dans le quartier du Panier à Marseille, très connue, toute fabriquée à la main en respectant les normes officielles. D'ailleurs, il aimerait bien que la pétanque soit reconnue comme patrimoine culturel immatériel.

Vous nous direz tout à l'heure si c'est une bonne idée. D'abord, présentation. Alors, le quartier du panier, c'est le berceau de Marseille, mais c'est devenu aujourd'hui un quartier très touristique.

Ben, j'en veux pour preuve des croisières. C'est on en croise là. Voilà, parce que c'est un quartier village en fait ici au panier, tu as pas l'impression d'être dans la deuxème ville de France.

Nous voici au boulodrome de la cathédrale la Major. Ça tombe bien, il y a du monde qui joue. La deuxème c'est à eux.

Oh là là ! Alors là, les boules qui brillent, c'est pas les boules de la boule bleue, hein. C'est la boule loisir qu'on appelle vulgairement les boules de camping ou boule à touriste.

Non, il a fait ici c'est l'atelier de fabrication artisanale de nos belles boules. Aujourd'hui, les premières phases de nos boules sont externalisées. C'est donc le forge, l'emboutissage des coquilles, leur assemblage par soudure sont réalisés par notre sous-traitant en Haute Loire.

Alors, ça c'est une opération très méticuleuse où il faut être très précis. le striage là où on fait des traits sur les boules, les dessins. Et là, on peut voir que Manu, il se cale bien, il se centre bien parce que là, il faut maîtriser les angles pour des boules compétition.

Il y a besoin de maîtriser ces boules pour être performant et des boules striées vont favoriser l'accroche en main et au sol, les pointeurs en raffolent. Et voilà. Et ma gravure bien centrée au milieu.

Là, normalement, je dois reposer ma boule pour que j'ai un poids minimum de 700 dessus. Et voilà, j'ai 700 pil. [Applaudissements] il a Alors, mon travail consiste à poinçonner les boules, c'est-à-dire mettre la marque, la matière, le poids.

Il y a une force à exercer. Donc si on met trop de force, on peut faire des plats et les plats c'est à éviter. Donc il faut vraiment une justesse au niveau de l'exécution de la frappe.

C'est Marseille. [Applaudissements] Après avoir façonné les boules, ben il faut les durcir pour qu'elles aient une bonne longévité. Donc je renvoie les boules dans le four pour c'est repartir pour une demi-heure de sucesse.

Alors on les sort une par une et on le met dans les bacs de trampe pour créer un choc thermique. un corps chaud aux molécules dilatées, quand on le saisit dans un bain froid, ben ça rétracte les molécules les unes sur les autres et c'est ce qui donne la dureté au boul. Nous voici à la maison de la boule, notre boutique muséale et ce sont les fauxins, les Grecs donc qui ont amené les jeux de boules chez nous.

Ah ou en France, en Gole et en Provence. Ouais. Ouais.

Ouais. Et à l'époque, il jouait avec des boules en pierre. D'ailleurs, on en voit ici.

Je vous invite à regarder un peu l'histoire des boules. Ça commence. Voilà.

Bon, bonne visite et bonne fin de croisière. Très bien. Alors, nous sommes la Bellisé EPV, entreprise du patrimoine vivant.

Super label qui célèbre l'excellence du savoir-faire français. Mais derrière ça, il y a pas grand-chose. Et notamment quand j'ai voulu créer ma boutique muséale, la maison de la boule dans laquelle nous sommes, j'avais demandé s'il existait des aides, des accompagnements pour ça et on m'a répondu que c'était pas l'objet des EPV.

J'espère que ça va évoluer. Alors Herver Rofrit, je trouve qu'il a manqué d'aide et d'accompagnement pour ouvrir sa boutique musée alors que son entreprise est labellisée entreprise du patrimoine vivant. Là ça questionne ce qu'on appelle le label EPV dont beaucoup d'artisans et d'entrepreneurs nous parlent d'ailleurs dans cette émission.

Pourquoi est-il si important ce label et qu'est-ce qu'il apporte économiquement ? Il est très important. Alors d'abord c'est c'est une reconnaissance effectivement enfin c'est une reconnaissance en tout cas dans la profession et pour les gens qui vont être amenés à travailler avec cette profession parce que ce label là il permet par exemple financièrement d'avoir des aides pour la masse salariale pour la masse salariale permet d'avoir des subventions, ça permet d'avoir des aides européennes, ça permet enfin sont des spécificités des savoir-faires qui sont assez fins et qu'on retrouve pas qu'on peut pas industrialiser.

Voilà d'aide sur le bâtiment. Non, il y a pas d'aide sur le bâtiment. C'est c'est ça pourrait un peu.

Ça devrait changer. Ça devrait changer. Il faudrait que ça change.

Après, on n'est pas dans une période où les aides vont augmenter. Il y a une autre reconnaissance que souhaiterait Herver Rofrit, c'est que la pétanque soit reconnue patrimoine culturel immatériel. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Serait une bonne idée ? Non, c'est une excellente idée pour les Marseillais. En tout cas, c'est une institution.

Ben oui, c'est une institution et puis qui ne nous connaît pas pour la pétanque aussi quelque part. C'est un grand oui. C'est un grand oui.

Alors, souten et puis je vous tirez ou vous pointez vous ? Alors moi je ne tire jamais, moi je poite tout le temps. C'est vrai.

Moi aussi. Et Guy Bénaroche, c'est le moment de nous faire partager votre entreprise Coup de cœur. C'est un des rituels de cette émission.

Vous avez choisi de nous parler de la Varap. Qu'est-ce que c'est et pourquoi ? Alors la VARP en fait c'est une des plus grandes entreprises de l'économie sociale et solidaire en France.

L'économie sociale et solidaire c'est un modèle économique aujourd'hui qui est différent par la gouvernance et par aussi les gens qui détiennent la société, les actions et cetera. Euh et par le fait aussi qu'elle ne distribue pas des dividendes. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de profit distribué sous forme de dividende mais que c'est tout réinvesti et que tout va au salariés et au réinvestissement d'entreprise.

Ce modèle d'économie, il est reconnu, il existe. Il représente aujourd'hui 12 à 14 % de l'activité économique française. C'est pas rien.

Pas rien. et les aides qui sont données de tout types, aide fiscale, aide financière, aide administrative, par l'État, l'économie sociale est solidaire aujourd'hui, elle est de 2 même pas de 2 %. Et sincèrement, pourquoi ne pas l'aider au moins au même niveau que l'économie ?

Un gros coup de cœur donc qui vient vraiment du cœur. On va parler maintenant d'un autre trésor local. Je veux parler des centons de Provence.

Leur fabrication est un art ancestral et on a choisi les ateliers Marcel Carbonel pour illustrer ce savoir-faire précieux que vous avez l'heure de connaître. Marseillais par marseillais aussi ils sont une référence dans la région et ils possèdent la plus importante collection de centon de Provence. Baptiste Vitalie a repris la direction avec son frère il y a quelques années.

Il nous explique comment tout cela fonctionne et il est à Marseille. Vous avez raison. [Musique] [Musique] On est vraiment dans le vieux Marseille puisque c'est une une abeille qui date du du haut Moyen-Âge.

Tous les ans, nous organisons une bénédiction de nos santons, de nos ateliers et du personnel. Et ça démarre par une messe à Sainte Victor. Et maintenant, je vais baigner car en premier puis les autres.

Donc là, on arrive du coup dans notre atelier mais qui fait également boutique. Alors, 100 ton de Provence, c'est un produit vraiment très particulier qui a été notamment popularisé après la Révolution française où les Provençaux en réaction à l'interdiction des messes de minuit sous la 2e République de Robespierre se sont amusés à créer en argile, donc en terre des personnages de leur village, le boulanger, le Meier, le berger, le poissonnier, le pêcheur et cetera se dirigeant vers une crèche et derrière la tradition est née. Un des caractères particuliers de de carbonel, c'est la couleur si vous voulez.

Si on prend ce ce garde de champêtre, on voit bien la puissance de cette couleur. Ce rendu là, il est particulier à carbonel parce qu'on crée nos couleurs. Ce sont des gouaes, ce n'est pas de l'acrylique, ce n'est pas de l'huile, ce sont des peintures ultra pigmentées qu'on fabrique à l'atelier.

Donc notre atelier euh donc toujours derrière la boutique. Donc par exemple, nous avons Olivier qui est décorateur et qui est en train de décorer des puniches avec un vous savez avec un saut à l'intérieur pour la C'est ce qu'on appelle un puniche quoi. Dans le brou noir là qui est en train d'être passé, c'est une souscouche qui va faire ressortir les les détails également donner un petit peu un aspect vieilli.

Près un tout à fait [Musique] là, je suis en train de fabriquer une gouache. Nous fabriquons nous-mêmes nos gouaches en fait qui est faite à base de pigment et de de colle qui est fabriqué avec de la gomme arabique. Alors voilà mon mélange.

Je le coule dans le cylindres pour que le pigment soit broyé. Faut plus que ça fasse de granule. Ça se verrait directement sur un cinton.

Et à la fin, on obtient ça. Notre verre de chrome qui est vraiment nickel. C'est ce qui fait notre renommée. [Musique] Voilà, on va prendre un moule de roi noir qu'on va mouler.

C'est des vieux moules, c'est monsieur Carbonel qui les a créé. Alors, on prend de l'argile, un petit boudin. On appelle ça dans le jargon descentant. une carotte.

Je moule en premier le nez et je l'étale. En appuyant bien fort. Je lisse pour les détails du dos.

Je vais le mettre sur la presse. Je vois mon moule bien fermé sur les côtés tout autour. Il y a pas d'espace.

On racle d'un côté et après de l'autre. Et voilà, j'enlève le surpu. L'étape suivante, c'est une fois sorti du moule, on doit ébar enlever ce surplu là.

Une fois ébarbé, on nettoie avec un pinceauil de l'eau. Et s'il y a des des aspirités, on les gomme, des petites imperfections, ça dépend. On peut revoir le sentant.

Si on a mal moulé, on peut le rectifier. On est sur des produits à petit prix alors que c'est des petites œuvres d'art et qu'elles se vendent autour de 20 € TTC. On aimerait plus embaucher, on aimerait dans certains cas pouvoir augmenter certaines personnes et cetera, mais vraiment on a un énorme frein sur le coût du travail et je pense qu'un dispositif très ciblé sur ce type de métier vraiment en voie de disparition pour exonérer toute toute partie des charges sociales pesant sur le travail et ben ça serait vraiment intéressant pour les entreprises comme la nôtre.

Voilà une question très précise Gibaroche de la part de Baptiste Vitalie et si on exonérait de charge les entrepreneurs sur des métier ciblé ceux qui sont en voie de disparition et qui perpétuent des savoir-fairs. C'est une des possibilités effectivement qui peut exister pour les aider. Alors les charges en fait sont des cotisations en fait dans la réalité c'est mais on pourrait exonérer certaines entreprises.

Oui il a du mal à embaucher. Il peut paser ses salariés. Oui oui mais je comprends ça mais il faut trouver des ressources ailleurs.

Donc en fait je moi je sais très bien je vais vous dire où c'est qu'il faut aller les prendre hein. Voilà et ben la tax Zucman par exemple voyez faut aller chercher c'est les gens qui ont plus de x milliards de patrimoine et on veut pas leur prendre 002 et ça ne les gêne pas dans la réalité et on nous explique qu'ils vont partir à l'autre bout du monde. Mais ils vont partir à l'autre bout du monde non ils sont aussi patriotes normalement que vous et moi.

La fabrication artisanale de 100 ça fait quand même rayonner toute la région hein. Baptiste Vitalie vend 100000 sant par an dans le monde entier. L'image d'un département se joue aussi là-dessus sur ses entrepreneurs.

Absolument. Ouais. Et il y a un certain nombre de santonniers, c'est vraiment un métier d'art qui est perpétué avec un savoir-faire spécifique et on ne retrouve ça nulle part ailleurs.

C'està-dire que toutes les crèches, si c'est des vrais sentants et pas des trucs en plastique achetés en Chine et qu'on peut apporter ici alors qu'on devrait pas et et ça ça se situe en Provence et donc c'est quand même quelque chose de particulier. Une grande fierté locale. Un dernier petit rituel avant de se quitter.

Guarda Roche, si vous deviez nous donner trois bonnes raisons de venir nous installer ici dans les bouches du Rône, quelles seraient ces raisons ? Alors là, écoutez, je vous dirais ne venez pas vivre dans les bouches du Ron parce que déjà c'est bien la première pourquoi je vous dis ça en fait. Non, ça paraît absurde.

Oui, il faut venir, il faut venir dans les bouches du Ron bien sûr pour des tas de réseurs par la richesse culturelle, par la richesse aussi de la nature ici qui est vraiment très diversifiée. C'est c'est une très belle région. Et quand je vous dis il faut pas venir parce qu'en fait il faut pas perdre toutes les raisons que je viens d'exprimer qui sont celles qui vous font avoir envie de venir à Marseille d'ord faut pas les perdre.

Alors il y a deux grosses outils de mix mixité à Marseille. C'est le fait que les gens peuvent vivre au milieu de de la ville tout en étant des quartiers pauvres. Et la deuxième c'est l'OM.

On n pas parlé de l'OM mais l'OM c'est un outil de mixité sociale. Et après donc quand on enlève ces outils de mixité celui de l'habitat est important. quand on rénove l'habitat mais qu'on le réhabilite et que ça oblige les gens qui vivaient au centre-ville à aller vivre en périphérie pour faire la place à des gens qui arrivent de l'extérieur, qui travaillent à l'extérieur y compris à Paris et qui ensuite viennent ici vivent le weekend.

Je dis là faut faire attention. D'accord. Bon ben le message est passé, c'est intéressant.

Vous êtes le premier à nous dire cela. Merci Guénaroche de nous avoir accueilli sur vos terres. Merci aussi aux équipes du Tierlab des transitions qui a accueilli ce tournage et puis émission à retrouver, vous le savez maintenant en replay sur notre plateforme publica.fr.

À très vite. Merci beaucoup. [Musique] [Musique]