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Podcast / conversationPortraits de Panache· 12 novembre 2025 61 minComplaisantMixteDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Christophe Gomart, général dans le renseignement et les forces spéciales me parle de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 21 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment en êtes-vous arrivé à vouloir servir dans les armées puis dans la politique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels types d'opérations avez-vous menées au Tchad et en ex-Yougoslavie ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a poussé à quitter l'armée pour la politique ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la perte d'influence de la France à l'international ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la France peut retrouver une place de choix en géopolitique ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Quelle vision pour la France en 2050 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20inconnuFait
    « L'Europe donne beaucoup d'argent à l'Union africaine mais sans contrepartie directe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Donc oui, la France ne pèse beaucoup moins. J'ai un peu le sentiment qu'elle cherche plus à peser. Elle se regarde, elle se repend, elle a une dette colossal.

Comment sortir de là ? Salut à tous, c'est IK. Bienvenue dans Portrait de panache, l'émission qui met en lumière les personnalités qui marquent notre histoire par leur parcours et surtout par leur panache.

N'oubliez pas, likez, partagez, mettez des commentaires, aidez-nous à propulser ce podcast dans le référencement. C'est vraiment très important. Aujourd'hui, mon invité a passé 36 ans sous l'uniforme dans l'armée française, passé par les bans de Saint-Sir.

Il est rentré au 13e régiment du dragon parachutiste dans le renseignement. Il a pris d'ailleurs le commandement de cette unité avant de rentrer dans le COS, le commandement des opérations spéciales et d'en prendre la direction. Puis dans la DRM, la direction du renseignement militaire.

Donc il a pris également la direction. Lorsqu'il est sorti du public vers le privé, il est rentré à la direction de la sécurité de Unibai Rodamco avant de vouloir passer de l'ombre à la lumière à la députation européenne sous la bannière LR. Bonjour Christophe Gomard, bienvenue.

Bonjour, merci. Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation d'un portrait de panache. Non mais c'est moi qui suis enchanté de discuter avec vous aujourd'hui et de de parler un peu de ma carrière passée et des objectifs qui sont les miens.

Tout à fait. On va revenir évidemment sur ce parcours euh au sein des armées et puis en seconde partie d'entretien, je vais essayer de vous de de comprendre un peu votre vision sur l'actualité euh l'actualité française mais également européenne et internationale évidemment. Et donc pour commencer, j'aimerais comprendre un petit peu votre cheminement de pensée et comment vous êtes arrivé à vouloir servir de cette manière d'abord dans les armées puis ensuite dans la politique.

Alors beaucoup me disent comment as-tu rejoint les armées au départ ? D'abord, mon père était lui-même militaire, mon grand-père était officier de marine et finalement, je me suis pas tellement posé la question de savoir ce que j'allais faire après mes études. J'ai eu envie de de mener une vie aventureuse, de mener une vie active, pas du tout dans dans les bureaux, même si à la fin on finit dans les bureaux.

Et c'est comme ça que je me suis décidé après mon bac à rentrer en école en en école préparatoire et passer le concours de Saint-Cire. Et c'est comme ça que je suis rentré en 1981 à l'école spéciale militaire de Saint-Shir où je suis resté pour faire mes études avant de rejoindre une école d'application et de choisir le régiment qui était le 13e régiment de dragon parachutiste. Pourquoi ?

Parce que mon père avait servi et finalement je voulais savoir qu'il avait ce qu'il y avait fait. Euh et si je suis rentré dans le monde du renseignement, c'est j'ai toujours aimé savoir ce qui se passait derrière les cartes euh pour ça c'est ma curiosité naturelle pour essayer de comprendre le monde même si au départ comme jeune officier on ne comprend pas le monde. On est là pour comme acteur à son petit niveau pour essayer de récolter des informations et du renseignement.

Et finalement, c'est cette trajectoire que j'ai voulu suivre, servir servir mon pays. Et puis ensuite, si j'ai rejoint la politique quelques années bien des années après, c'est toujours dans cette avec ce souci de servir mon pays, de servir les intérêts de la France et les intérêts des Français. Et pour remettre dans le contexte, le 13e RDP donc fait partie des forces spéciales.

À cette époque-là, il était déjà aussi considéré comme forces spéciale. Ça n'existait pas encore. Non, nous sommes en Quand je rejoins le 13e RDP, nous sommes en 1984.

Euh en 1984, non, c'est encore la guerre froide. Euh nous sommes en opposition au pacte de Varsovie et ce régiment fait du renseignement derrière les lignes. Il est donc basé dans deux endroits en Laoren dans une ville qui s'appelle Dieu en Moselle et un escadron de recherche est basé en Allemagne de l'autre côté finalement de la forêt noire pour bénéficier d'une mythéo un peu différente au bord du lac de Constance.

L'idée étant de renseigner sur les activités soviétiques de l'époque. Euh c'était un régiment très particulier qui répondait au niveau de l'armée et non pas au niveau d'une brigade, d'une division ou d'un corps d'armée, mais vraiment au plus haut niveau et dont les renseignements étaient directement transmis, je dire au ce qu'on appelait le haut commandement national, c'est-à-dire au chur des armées et bien sûr au président de la République. Très bien.

Et donc là, vous avez participé à quel type de de d'opération en règle générale ? Quel type conflit également ? Alors comme Jean Luton, j'avais participé aux opérations au Tchad.

À l'époque, c'était le Tchad dans lequel malheureusement que la France a quitté, l'armée française a quitté récemment après des dizaines d'années de présence. Il s'agissait en fait de suivre les activités libiennes et de celle de l'armée de de Moamar Kaddafi qui effectivement menait les incursions au Tchad pour essayer de de prendre le Tchad sous son contrôle. et le Tchad qui résistait.

La France soutenait les différents présidents tchadiens face effectivement au régime de Mohamar Kaddafi. H et donc derrière vous avez pris la tête donc du commandement des opérations spéciales. Alors bien les années après parce que une carrière on a l'impression qu'on est toujours jeune non 20 ans 20 ans après j'ai pris le commandement de ce régiment à part avoir été le chef des opérations, à part avoir fait l'école de guerre à avoir été servi dans un régiment de char.

C'est un vrai parcours du combattant. Oui, oui, c'est c'est un parcours sur euh sur le long terme. C'est-à-dire que le gros enfin quand on est militaire, on est affecté de de poste en poste.

C'est les gens ont l'impression que on est militaire, c'est le même métier, c'est jamais le même métier. On est lieutenant, on est chef de de cellules ou chef de section. Ensuite, on devient capitaine adjoint.

C'estd qu'on aide un capitaine. J'ai comme un escarnon de char, donc comme capitaine. Puis ensuite, j'étais préparé à l'école de guerre.

L'école de guerre, c'était à l'époque en 2 ans et puis ensuite j'ai retrouvé le 13e RDP comme chef des opérations avant d'evenir le chef de corps 4 ans après. Entre-temps, j'avais rejoint la direction du renseignement militaire euh comme euh responsable des opérations de recherche humaine. C'est-à-dire la recherche humaine en terme de renseignement, c'est la recherche de renseignement faite par des hommes ou des femmes, mais c'est pas du tout le renseignement technique.

Et l'époque, c'est l'époque de la guerre en ex-Juggoslavie. Puis c'est la recherche des criminels de guerre en exuggoslavie. Ça c'est la fin des années 90 début 2000 et puis je prends le commandement du régiment en 2003.

C'est le début de la guerre en Afghanistan et c'est l'engagement de l'armée française en Afghanistan et en particulier des forces spéciales en Afghanistan. Nous sommes ça c'est 2003 et puis ensuite j'ai en effet rejoint le le cabinet du ministre de la défense d'abord été Michel Yomari puis Hervé Morin avant de rejoindre le l'Élysée comme adjoint du coordonnateur national du renseignement puis de prendre le commandement des opérations spéciales avant d'être directeur du renseignement militaire. Vous voyez, c'est un trajet qui a duré 36 ans euh dans lequel on fait pas mal de métiers différents.

J'ai même fait j'ai été même officier de communication en charge de relation avec les services de presse avec les avec les médias, les journalistes et ça je l'ai été au Rwanda en 1994 et en 95 en Bosnia Zeggovin également pour en fait aider les journalistes à faire leur métier et les amener sur le terrain pour qu'ils puissent d'abord se rendre compte de la situation pour pas en parler interroger des soldats, interroger des chefs pour voir ce que faisait l'armée française. Nous sommes dans un pays démocratique. Il est normal que les journalistes suivent, puissent suivre, puissent comprendre ce que font les soldats qui sont envoyés par la France.

D'accord. Et qu'est-ce qui vous a poussé derrière à sortir de l'ombre et rentrer dans le sur les chquers politiques ? Alors, vous êtes d'abord vous êtes d' c'est un processus assez long.

Euh j'ai j'ai été, comme vous l'avez souligné dans votre introduction, j'ai rejoint le groupe Unibai Rodamco Westfield comme directeur de la gestion des risques et directeur de la sûreté. J'ai fait ça pendant 7 ans et bien sûr euh on s'intéresse à la politique. D'abord, j'étais en cabinet ministériel donc j'ai vu agir des ministres, j'ai vu agir des conseillers ministériels.

Puis à l'Élysée, j'ai vu agir le président de la République en tant que telle et donc toutes les cellules qui gravitent autour de du chef de l'État. Euh c'est ça donne un regard comme acteur mais acteur je dire de l'ombre. Euh et quand on m'a proposé de rejoindre la liste des Républicains pour les élections européennes, euh je me suis dit c'est une autre forme d'engagement.

Et j'ai dit oui à la personne qui m'a posé la question. euh à l'époque c'était le président des républicains. Je dis finalement c'est une bonne opportunité de continuer à servir la France, de continuer à servir les Français de manière non plus les armes à la main mais de manière politique.

H Et donc les militaires sont euh soumis au devoirs de réserve et donc normalement ils ne doivent pas parler de politique. Vous vous n'étiez plus sous l'uniforme. Est-ce que vous avez quand même eu peur de l'image dégagée par un militaire lors d'une élection politique ?

Alors euh oui, vous avez raison de souligner ce point qui est un point euh important. Euh on appelle la grande muette euh les militaires. D'abord parce que les militaires ont eu le droit de vote qu'après les femmes.

En 1946 euh jusqu'à présent, ils ne votaient pas justement parce qu'ils étaient là pour servir l'État. Euh après, ils ont eu le droit de vote mais ils devaient pas s'exprimer de manière politique. Puis les militaires ont eu le droit de participer à les élections des élections politiques si ils sortaient euh je veux dire s'il se mettait hors du champ militaire.

C'est-à-dire qu'en fait ils sortaient de leur fonction le temps de l'élection et le temps de leur mandat politique quit à y revenir après. C'était donc une véritable évolution. Mais c'est vrai que comme militaire sous l'uniforme, on n'est pas là pour donner nos avis politiques.

On vote, c'est bien c'est bien évident, mais on ne donne pas d'avis politique. Et c'est vrai que le fait de euh critiquer euh le gouvernement ou critiquer le chef de l'État, en tous les cas, d'émettre des critiques ou des avis politiques change un peu la donne. Euh mais en tant qu'élu, il est normal que je donne mon avis, même si je fais bien attention à un certain devoir de réserve.

D'abord, je ne dis pas ce que j'ai fait dans le passé, un certain nombre de missions qui reste, j'allais dire euh classifié. Je n'en parle pas même si je peux l'aborder à la marge. Euh mais pour ce qui a donné un avis politique en tant qu'élu, évidemment j'appartiens à un parti, ce parti les républicains.

Il évidemment que j'ai les positions de ce parti, même si je peux avoir un avis différent de ce parti, mais je n'hésite pas à m'exprimer pour essayer d'expliquer. J'ai toujours eu à cœur même comme militaire, même directeur du renseignement militaire, même comme patron d'opération spéciale d'expliquer à nos concitoyens où aller leurs impôts. Quand on a des forces spéciales, pourquoi est-ce qu'on a des forces spéciales ?

Qu'est-ce qu'elles font ? On a une direction de l'enseignement militaire. Qu'est-ce que font ces militaires qui font du renseignement ?

Dans quel but ? Quel est l'objectif ? Ça, je veux l'expliquer pour pour que nos concitoyens comprennent là où va leur argent, là où va leurs impôts dans le cadre d'une défense de la France.

Hm hm. Et alors, comment c'est opéré aussi ce choix des Républicains ? Est-ce qu'il y avait un choix stratégique, idéologique ?

Un peu les deux. parce que forcément que vous mettez une étiquette et donc vous prenez un risque. Comment ça s'est comment ça s'est fait ?

Bon, tout d'abord, on est venu me chercher, mais ce qui tombait bien, c'est que ce parti les républicains correspondait euh peu prou à à mes idées. J'allais dire en tant qu'électeur et en tant que en tant que citoyen, je suis un homme de droite et donc j'estimais que ce parti était le parti de droite et j'accompagnais en plus un homme que j'apprécie beaucoup qui s'appelle François Xavier Bellami et il me semblait assez logique finalement de répondre oui parce que je connaissais bien François Xavier et il me semblait intéressant de bosser avec lui dans le cadre de la défense de la France au Parlement européen parce que au Parlement européen ou en tous les cas au sein de de l'Union européenne. Parfois les positions de la France se sont incomprises et on cherche à avoir l'unanimité autour des 27 États membres et il est important de faire peser la France, le poids de la France grâce à des des gens comme ce François Xavier Benami qui pèse et qui pour faire passer des idées et toujours avec ce ce cet état d'esprit de défendre la France et les intérêts des Français.

Très bien. Et alors on va rentrer si ça ne vous dérange pas dans le vif du sujet. J'aimerais déjà avoir votre avis sur voilà la place de la France à l'échelle internationale.

Est-ce que nous vous faisons encore partie des grandes puissance ? Est-ce que nous avons encore une place dans le bal des nations aujourd'hui ? Alors oui, c'est une excellente question.

Malheureusement, je trouve que la France perd a perdu beaucoup de crédit euh pour plusieurs raisons. Bien sûr, à cause de sa dette, du poids de sa dette. Et je vois bien au Parlement européen que mes collègues députés des autres nations européennes me disent "Mais qu'est-ce qui arrive à la France ?

Comment est-ce que la France arrive pas à s'en sortir ?" Quand il voit le chantier politique dans lequel on se trouve avec une dissolution, changement de gouvernement trop rég enfin trop rapidement, ils ne comprennent pas. Et donc de fait la France pèse moins.

Néanmoins, la France pèse car c'est une population de c'est un pays de 68 millions d'habitants. C'est un pays qui a un siège au Conseil de sécurité des Nations- Unies. C'est un pays qui dispose de l'armement nucléaire.

C'est un pays qui a la deuxème zone maritime exclusive, zone exclusive économique. C'est un pays qui a euh on peut parler de la francophonie. Donc il y a un centre de pays dans le monde qui parlent français, en tous les cas qui utilisent le français comme langue officielle.

Mais malheureusement, le fait de partir de l'Afrique euh le fait de quitter l'Afrique un peu un coup de pied au fess, j'allais dire fait que on pèse moins. Pourquoi on pèse moins ? Parce qu'aux yeux, par exemple des Américains, la France comptait parce qu'elle pesait en Afrique et selon eux, on faisait le job en Afrique pour essayer de maintenir un certain équilibre démocratique, en tout cas un certain équilibre sécuritaire en Afrique.

Et ça, la France ne le fait plus. La France s'est retirée. La France a une parole euh qui pèse beaucoup moins.

La France n'intervient plus seule. Euh le président de la République quand il parle, bon euh et d'ailleurs il parle au français souvent depuis l'étranger aujourd'hui et pas depuis la France, ce qui est toujours étonnant, mais je trouve qu'on pèse beaucoup moins à par à cause de ça. Alors que si la France voulait peser, si la France voulait taper du point la table, elle le pourrait.

Je vois bien au niveau du Parlement européen, au niveau de des institutions européennes. La France est un pays qui compte. C'est-à-dire que la France, comme je rappelais à l'instant, dispose de l'arme nucléaire.

La France dispose d'une armée opérationnelle de plus de 200000 hommes et femmes d'un de d'une marine nationale qui couvre les les les mers du globe d'une aviation militaire très importante de satellite d'observation militaire de salatellite de communication militaire. Donc on voit bien que c'est un pays qui est assez lourd. Donc je dirais une moyenne puissance mais une moyenne puissance qui devrait encore plus peser.

Mais pour ça c'est une question de volonté politique et il me semble qu'on a beaucoup moins cette vision politique, cette ce poids politique et surtout une vision. Qu'est-ce que la France en 2050 ? Qu'est-ce que serait la France en Aujourd'hui ?

Je trouve qu'on est dans une politique du quotidien du lendemain. On ne voit pas ce que pourrait être la France non pas en 2030 qui est dans 5 ans, mais en 2050 et en qu'est-ce qu'on veut pour la France ? Que la France reste une moyenne puissante totalement euh autonome et indépendante ou est-ce qu'on souhaite que la France bah soit au milieu des États-membres de l'Union européenne et finalement ne pèse pas plus que ça ? que je je prends toujours cet exemple de 1956. 1956, c'est la crise du canal de Suède.

Le président égyptien de l'époque veut nationaliser le canal. Les Français et les britanniques ne sont contre et décident d'une intervention militaire. Euh que se passe-t-il ?

Ni enfin les États-Unis d'Amérique et les Russes disent "Il en est pas question." Et donc l'opération s'arrête. Euh les Américains avaient dit aux britanniques, "Si vous continuez comme ça, on reverse toutes nos toutes les livres sterling que nous avons." Euh du coup euh la France et la Grande-Bretagne qui qui se voyaient encore en empire, c'est la fin de leur hégémonie.

C'est la fin de la hégémonie mondiale très nettement, les les grand les la Grande-Bretagne décide de suivre quoi qu'il arrive les États-Unis et la France décide de son indépendance et son autonomie. C'est comme ça que le président général de Gaulle décide quelques années après de lancer la construction d'ation nucléaire, de l'arme nucléaire, des sous-marins lanceur d'engin et cetera et cetera. Donc une véritable autonomie stratégique française de façon à avoir une véritable indépendance, de limiter les dépendances des vis-à-vis d'autres.

La Grande-Bretagne a fait un choix différent et je trouve qu'aujourd'hui on est trop dépendant dans beaucoup de domaines. On est trop dépendant sur le plan commercial, on est trop dépendant également sur le plan sécuritaire. En tous les cas, on est de plus en plus, on est trop dépendant sur le plan euh, j'allais dire numérique puisqueaujourd'hui 80 % des données de nos entreprises sont hébergées aux États-Unis.

Donc on voit bien que petit à petit et ben on disparaît face à des puissances montantes, face à la résurgence des empires. Euh je pense à l'empire chinois, je pense à l'empire russe, je pense à l'Empire Perse, l'Iran, voir l'Empire ottoman avec la Turquie. euh et voir à l'empire américain qui cherche à nous imposer euh son commerce, qui cherche à nous imposer son way of life en bon français, qui cherche à nous imposer ses euh son sa propre vision du monde.

Euh c'est en ça où je dis que la France client doit chercher à beaucoup plus peser qu'elle ne le fait aujourd'hui. Mais c'est vrai que la France est un peu résignée aussi de dans ce on en a la pression en tout cas dans ce combat là euh de quête de puissance et d'une certaine manière même pour revenir d'ailleurs à ce que vous disiez sur 1956 depuis euh cette cette époque-là donc on a eu le général de Gaulle qui a réussi à redonner un entrain à à notre à notre pays et progressivement depuis son départ il y a eu une forme de délitement progressif et aujourd'hui On se demande encore si on a une réelle crédibilité à l'international parce que rien que sur les conflits des des 10 dernières années, on a été un petit peu chassé de l'Afrique, c'est une chose mais même sur le les conflits actuels, que ce soit l'Ukraine ou Gaza, la voix de notre président ne semble plus être réellement écoutée, voir parfois un peu bafoué devant les caméras du monde entier. C'est un petit peu euh déstabilisant pour un citoyen.

Oui, vous avez raison. Euh finalement, la dernière opération euh militaire qui a mis la France largement en avance, c'est le l'opération euh Serval euh puis Barcan euh au Sahel. Bon, on voit que euh 12 ans après, on est revenu exactement au point de départ, c'est-à-dire que les groupes armé de djihadistes sont à proximité de Bamaco euh et la France est partie. les Russes soi-disant avec leur leurs agences de sécurité, leur proxy était là pour assurer la sécurité.

Ils étaient sur surtout là pour dilapider ou j'allais dire pour préampter les richesses euh minières baliennes ou subsaharienne. Donc oui, la France, c'est la dernière opération finalement militaire dans laquelle la France a pesé très nettement puisqu'elle a mené ce combat seul sans appuis extérieur euh grâce à son aviation, grâce à ses forces spéciales, grâce à son armée de terre mais grâce aussi à sa à sa marie nationale et qu'on le rappelle nous avions été appelés par les populations pour aller ça s'oublie sûr on n pas intervenu seul on est intervenu à demande du président malien et on se souvient même de François Hollande qui est arrivé en Afrique et qui a dit "C'est le plus beau jour politique de ma vie." Euh donc c'était un véritable succès militaire.

Bon, ce succès militaire malheureusement n'a pas été suivi d'effets. Pourquoi sans doute n'a-t-on pas eu la bonne attitude vis-à-vis des différents coups d'état qui sont succédés ? Et sans doute n'a-t-on pas apporté à la population la sécurité souhaitée ?

N'a-t-on pas apporté à la population dire l'économie qu'il souhaite ? Et ça c'est pour moi un une vraie problématique européenne, c'est-à-dire comment est-ce que l'Union européenne et comment avec l'Union africaine peuvent dialoguer s'entraider de façon à permettre en effet une émergence d'un véritable partenariat africain entre africain et européen. Mais pour revenir à la France, de fait la France, on se souvient également de la guerre au Libye en 2011, la France intervient avec les Britanniques mais avec le soutien américain.

Quand en 2013 euh alors que de l'armement chimique a été utilisé en Syrie, qui était une ligne rouge pour le président Barack Obama, les Britanniques avaient décidé, ont dit "On y va pas". Et les Américains également. La France euh sous la la houlette du président Hollande a décidé de se retirer alors que les avions français avaient déjà les bombes chargées sous leur fusage prêt à aller bombarder la Syrie et le régime de Bachar et Assad.

Donc ça a été d'ailleurs pour moi, c'est le début du retrait américain euh d'un engagement extérieur parce que qu'arrive-t-il juste après ? On voit les Russes qui proposent de démanteler l'arsenal chimique syrien mais surtout juste après, c'est l'invasion de la Crimée par la Russie et puis juste après, c'est c'est le conflit dans le Donbas qui commence en 2014. Euh donc oui, à la fois il y a un retrait sans doute américain et à la fois il y a un retrait européen d'une Europe qui se cherche un peu, d'une Europe qui se rend compte que qui s'est fondé sur un marché économique, sur des échanges économiques, mais qui en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie se rend compte que le monde est dangereux et que face à cette dangerosité du monde, comment s'organise-t-on ?

Euh, on n' pas Alors, on s'organise à travers l'OTAN. Euh c'est ce que pense un certain nombre de pays européens, mais l'OTAN euh c'est très bien. Mais si les Américains se retirent de l'OTAN, qu'est-ce qui se passe ?

Euh comment est-on organisé ? Est-on capable entre européens de se défendre nous-même pour nous-même ? Euh je n'en suis pas sûr aujourd'hui.

L'Europe dispose d'un petit état major qui s'appelle le l'état major de l'Union européenne ou en anglais IEMS pour européenne Union military staff. C'est un petit étatmajor capable de gérer des crises mais absolument pas capable de gérer de planifier de conduire une guerre sur le long terme parce que c'est les effectifs sont insuffisants, parce que le budget est insuffisant, parce qu'il y a pas forcément les moyens de commandement adéquates pour le faire. Donc oui, la France ne pèse beaucoup moins.

J'ai un peu le sentiment qu'elle cherche plus à peser. Elle se regarde, elle se repend. Euh elle a une dette colossale.

Comment sortir de là ? Je pense qu'il faut redonner en effet une vision, un objectif à cette France qui comme je le rappelais c'est un pays qui pèse 70 millions d'habitants, une disation nucléaire, la deuxième zone économique exclusive autour du monde euh beaucoup de possessions territoriales à travers le monde dans tous les océans. En ce sens-là, la France pèse.

Elle a un siège au conseil de sécurité des Nations- Unies que beaucoup nous envent qu'elle s'en servent pour faire peser sa parole et dire ce qui est ce qui doit être. Je crois qu'il y a une erreur également, c'est qu'on veut à tout prix imposer nos valeurs démocratiques, mais au sens valeur démocratique, on y met un peu tout ce qu'on veut derrière, c'est un peu un champ libre. Et que les africains par exemple ont du mal à percevoir du mal à comprendre.

Ça était le problème au Tchad en l'occurrence. C'est le problème au Tchad. C'était c'est aussi le problème finalement au mal dernier bastion.

Oui, vous avez raison, c'était notre dernier bastion. Euh malheureusement, à force de vouloir imposer notre façon de vivre à la française ou à l'européenne, je ne suis pas certain que ce nombre de populations comprennent ce ce mode de vie. Donc, ils ont leur propre culture, leur propre tradition, leur propre vision de la vie.

Et bien, accompagnons-les pour les amener. En effet, la démocratie n'est pas arrivée comme ça dans les pays européens. Ça a pris des siècles.

Aidons-les, mais ne cherchons pas à imposer ce que j'étais au Ghana et au Nigéria et euh ce que ce que dit le ministre d'affaires le vice-ministre d'affaires étrangères ganéen, il nous dit, on était quelques députés européens, il dit "Mais le problème de l'Europe et donc de la France également, c'est que vous nous mettez trop de préconditions avant de nous aider. Les Chinois en mettent beaucoup moins. Voyez, c'est tout.

Donc à force de vouloir imposer nos propres façons de vivre, et bien les Chinois qui s'en fichent un peu finalement sont beaucoup plus présents que nous le sommes en tant qu'éen et petit à petit et bien c'est les pays qui traitent avec l'Afrique et ça n'est plus ni la France ni l'Europe malheureusement. H bien sûr, c'est vrai qu'ils ont des méthodes forcément plus efficaces mais peut-être moins souhaitables pour pour nous. C'est ça sans sans aucun doute.

Et alors pour revenir un petit peu sur ce que vous disiez de la la puissance française sur le papier qui est tout à fait noble, je dirais la question que je me pose et elle pourrait paraître peut-être simpliste et je tiens à le dire je ne suis pas doctorant en géopolitique et il faut faire ses recherches et il faut pas être binaire dans dans sa réflexion. C'est important de le dire surtout à l'air des réseaux sociaux. Néanmoins, depuis l'élection de Donald Trump, la seconde, son retrait progressif et d'Europe et de de des des conflits internationaux, la France qui a la dissation nucléaire, qui est la seule puissance en Europe à l'Avir, qui est très avancée technologiquement, en tout cas dans l'armement, qui a la deuxième zone économique exclusive, qui a une forte expérience des conflits et de l'armée de terrain, même plus que la Chine finalement.

Comment se fait-il que nous n'ayons pas réussi à reprendre une place de choix dans la géopolitique internationale puisque on avait entre guillemets les portes ouvertes entre gros guillemets bien sûr avant de répondre à cette question je dirais que vous avez raison de souligner qu'il c'est ce que je dis souvent à des jeunes en conférence à des jeunes étudiants, il est euh impératif de d'avoir plusieurs sources d'information euh de recouper ces informations parce que au bout d'un moment sinon on est totalement sous influence et on ne réfléchit plus par soi-même et il faut également lire non pas seulement les suivre les réseaux sociaux mais également lire et et s'informer de différentes manières. Pour à votre question, pourquoi la France ne pèse pas plus ? Je pense qu'il y a une vraie volonté politique.

On agit à travers l'Europe, c'est-à-dire qu'on cherche à peser avec les autres pays de l'Union européenne. Et on a bien vu quand Trump convoque finalement les les principaux dirigeants européens à Washington, on se souvient de cette image où on voit le président Donald Trump version professeur de son bureau avec sa classe qui est devant lui. Euh et ça, je ne comprends pas qu'on réagisse pas face à ça.

C'est-à-dire que certes la France c'est un pays plus petit que les États-Unis qui dépense beaucoup moins d'argent dans sa défense, les États-Unis dépensent 1000 milliards de dollars par an pour leur défense. La France en dépense 45 à 50 milliards d'euros. Euh la somme des États membres de l'Union européenne, c'est 350 milliards d'euros par an pour la défense.

Alors certes, on ne cherche pas à être les gendarmes du monde, mais si on veut peser, on pèse dans le concert des nations quand on est puissant et quand on est puissant militairement, c'est-à-dire quand on est craint. Or aujourd'hui, la France n'est plus crainte. Euh on se souvient de du coup d'état au Niger, par exemple, dans lequel le président Bazou est toujours d'ailleurs enfermé. presque 3 ans après, enfin tous les cas plus de 2 ans après le coup d'état qui a mis la France finalement dehors.

La France n'a pas réagi. Ses soldats sont restés larmes au pied dans leur casernement ou dans leur campement. Alors, est-ce qu'il fallait qu'ils interviennent ?

Ça reste une question. Est-ce qu'il fallait faire couler le sang ? Évidemment qu'il faut pas faire couler le sang.

Mais comment pèse-on si on monte pas sa force ? Si on montre pas non seulement la force, mais également la détermination et la volonté. Or, je trouve qu'on va de reculade en reculade.

On ne cherche plus du tout à peser. La défense française certes bénéficie d'un budget conséquent mais totalement insuffisant en terme de masse, de nombre d'avions de chasse, de nombre de munitions, de nombre de frégates ou de ou de ou de canon. Euh mais c'est une question à la à la fois de volonté, de réelles forces que l'on détient et d'une volonté de s'en servir.

Pourquoi est-ce qu'un Donald Trump est écouté a été écouté par exemple dans le cadre du plan de paix à Gaza ? Mais parce qu'il a menacé d'aller le faire et les gens sont dit il va le faire. Il est imprévisible et c'est impré mais il l'a fait il l'a fait en Iran.

C'estàd qu'il est allé euh il a fait ils ont fait quelques bombardements en Iran. Enfin les les avions américains. Donc on voit bien qu'il est capable de le faire.

Euh et nous bah on s'est retiré comme si on voulait plus être présent ni combattre alors qu'on laisse les peuples s'autodéterminer bien évidemment. Mais comme vous l'avez souligné justement tout à l'heure, le Mali a demandé à la France d'intervenir en 2013 et la France l'a fait. Euh et c'est cette volonté, cette détermination et cette capacité à le faire qui nous manque aujourd'hui.

Et est-ce qu'on ne se laisse pas aussi quelque peu dicter notre manière de nous comporter à l'international aussi par notre propre opinion publique ? parce que dans le cadre du de l'opération barcane et de notre retrait de l'Afrique et du Sah, finalement on avait l'impression dans les médias que notre opinion publique était pour ce retrait sans forcément prendre conscience de toutes les conséquences qu'il y aurait derrière et notamment sur le le coup d'état au Niger si on était intervenu. Il fait aucun doute que dans les médias mainstream peu surtout ceux à gauche qu'on nous aurait traité de coloniste et d'impérialiste et cetera et donc est-ce que c'est pas aussi cette inquiétude là qui a un petit peu dirigé notre alors bien sûr l'opinion publque l'opinion publique ça pèse et c'est il faut en tenir compte bien évidemment mais il suffit d'expliquer aussi l'opinion publique il suffit d'expliquer ce qui se passe des des choses malheureusement le politique en France pèse moins parce que nos concitoyens ont l'impression que les politiques mentent.

Les politiques ne racontent pas la vérité, les politiques racontent des choses qui vont dans leur sens et jamais la réalité vraie. Je je pense comme homme politique et jeune homme politique aujourd'hui, il faut dire la vérité aux français et aux français, il faut dire ce qui est, ce qui n'est pas, ce qui est possible de faire ou ce qui n'est pas possible de faire, ce qui est envisageable, ce qui ne l'est pas. C'est-à-dire la réalité, expliquer ce qu'il en est.

Et dans le cas du Niger, on avait un président Emmanuel Macron qui disait "Moi, je ne parle qu'au président légitimement élu qui est le président Mohamed Bazou." Bah aujourd'hui, il est toujours enfermé que sa famille sans possibilité de sortir. Et qu'est-ce qu'on fait pour lui ?

Voyez, quand je dis que la France ne pèse plus, on a toujours en Algérie Bohem Sansal et Christophe Glaise qui sont détenus. Euh alors certes, on a obtenu la libération des deux Français en Iran, mais qui restent à l'ambassade de France qui sont toujours bloqués en Iran etan moins. Euh on voit que le poids de la France, les négociations, euh bah on est beaucoup moins entendu.

Comment se fait-il qu'en Algérie, un Bohem sans sal soit toujours enfermé, qu'un Christophe Glaise journaliste soit toujours enfermé sans que la France ne puisse obtenir leur libération. C'est en ça où je dis que la France baise beaucoup moins, qu'elle est moins écoutée, moins entendue, mais est-ce qu'on veut être entendu ? Est-ce qu'on souhaite peser ?

Ou on souhaite seulement faire de la repentance sur les actions menées par nos prédécesseurs il y a bien des années de cela ? Et c'est je crois que euh nous devons être fiers de ce qu'on fait nos anciens. Nous devons être fiers de ce que nous sommes, nous devons être fiers de ce qu'est la France.

Nous devons être fiers euh des capacités de la France, des talents euh français. On a plein de possibilités, c'est-àdire de voir les choses de manière positive et arrêter les de manière négative. Euh je pense que la France peut à nouveau peser dans le monde si elle le veut, si elle le souhaite et si elle a un objectif et une vision, euh ce qu'elle n'a plus aujourd'hui.

Qu'est-ce que va être la France ? Est-ce que ça va être simplement un étatmembre d'une européenne, d'une Union qui deviendrait une fédération, d'une Union qui devrait une confédération ? Où est-ce qu'on veut rester la France ?

Ça a l'air d'être le se notre président en tout cas. Oui oui et c'est ce que je crains beaucoup, c'est que pour moi la France reste la France, ça reste un des grands pays européens, ça reste un pays qui a euh qui a eu qui a mis en œuvre des tas de choses. C'est un pays qui a inventé, c'est un pays de littéraire, de littérature.

Le président, un président qui dit "Il y a pas une culture française." Mais si, il y a vraiment une culture française ou alors il y a pas de Château Brillant, il y a pas de Victor Hugo, il y a pas de de héros français comme comme il y a pu avoir. Il y a plus de d'Alexandre Duma.

C'est en ça. Il y a plus les héros de 14 18, c'est les poilus de Verdin. Il y a plus les résistants de de 39 45 et cetera et cetera.

Il y a plus les victoires militaires qui ont été les nôtres. Il y a plus les enfin bref, oui, il y a une culture française et cette culture française doit être affirmi et d'ailleurs, c'est assez étonnant de voir le nombre de touristes qui veulent visiter la France. La France n'est pas un pays musée.

La France est un pays euh qui mérite d'être lancé, dont la capacité euh de production mérite d'être relancé. dont la capacité à peser dans les affaires du monde doit être relancée parce que la France est un pays qui pèse, pas avec une culture qui pèse, avec comment dirais-je un passé qui pèse. On arrive quand on regarde l'histoire de France, c'est assez incroyable de voir par les péripéties par lesquelles elle est passé, par moment, c'était elle était au plus bas et puis pour mieux ressurgir de ses cendres tels le phonix, je crois que c'est ça la France avec une c'est un pays non pas en devenir mais c'est un pays qui a un passé riche et de ce passé riche, il doit en tirer des il doit en tirer, je vais dire des objectifs pour le futur et pour les générations à venir.

C'est un très beau message. Est-ce que vous avez encore de l'espoir alors que il est toujours bien sûr, j'ai toujours de l'espoir. Sinon, c'est l'espoir l'espoir fait vivre ça.

Il faut avoir de l'espérance. Sans espérance, c'est la désespérance. Et la désespérance ça mène à la à la perte, à la chute et finalement à rien au néant.

Et c'est en ça où si mon engagement politique aujourd'hui et bien là c'est à mon petit niveau de députés français au Parlement européen, c'est essayer de faire passer ces messages. Mais également quand je parle au à la population française lors de réunion publiques, c'est le message que je tente de faire passer. C'est regarder les choses de manière positive euh et non pas négative.

Non pas de manière à se repentir, mais au contraire de manière à agir, à agir vers l'avant, à construire. Euh on a on a un passé si riche euh sur lequel on peut s'appuyer parce que on est rien si on s'appuie pas sur ce passé. Aujourd'hui, j'ai le sentiment et le wokisme c'est un peu ça, c'est oublier ce qu'on a été, c'est euh détruire ce que l'on est, d'où l'on vient pour essayer de créer un homme nouveau.

Mais non, l'homme nouveau n'existe pas. L'homme nouveau a ses racines plongées dans le passé et c'est ce passé qui nous permet d'être ce que nous sommes et qui nous qui nous permet d'avancer. Et d'ailleurs, l'homme nouveau, c'est souvent des concepts de régime totalitaire dangereux.

Exactement. Exactement. Et alors, est-ce que vous pensez que avec le système politique actuel, on serait en capacité de renaître de nos cendres vu les devoirs actuels ?

Ce que je trouve ce que je trouve c'est que la la constitution de la 5e République est une bonne constitution mais on l'a dévoyé petit à petit pan par en passant par exemple à un quinquena alors que c'était un Septena pour justement j'allais dire mettre un une barrière entre le président de la République chef de l'État chef des armées et un premier ministre qui gouverne et un chef de l'État qui préside. Euh or aujourd'hui, on a l'impression qu'en fait le le le Premier ministre euh est là aux ordres du du chef de l'État. il y a plus cette séparation un peu des des pouvoirs.

On a un pays dans lequel je trouve que la justice prend trop de poids. Euh c'est parfois on a un peu le sentiment que c'est un peu le gouvernement des juges. Euh même si on a une justice qui est bonne en France, il y a quand même des dérives qui mériteraient d'être regardées.

Je trouve que par exemple le non cumule des mandats a extrait les députés ou les sénateurs d'un ancrage local territorial euh alors que c'est on voulait bien faire, c'est-à-dire qu'on voulait arrêter ce cumule des mandats où la même personne avait 10 mandats différents. Limitons peut-être les mandats, mais permettons aux députés, aux sénateurs, non pas qu'ils soient hors sol, mais qui sont bien ancrés dans les territoires. Donc je pense que oui, on a dévoyé l'esprit même de la constitution, la 5e République qui est une une constitution qui répondait aux besoins des Français, qui correspondait aux Français.

Les Français sont un peuple qui aime bien être souverain, qui aime bien un peu qui aime bien avoir un roi. Bon, on a coupé le le malheureusement le le roi la tête du roi a été coupée. Mais au-delà de ça, on a un président de la République qui est un peu le monarque, un monarque républicain, mais qu'on est lit.

Euh et c'est ça qui qui compte. On élit pour alors maintenant pour 5 ans mais revenons à un mandat de 7 ans. Alors les gens me disent mandat de 7 ans non renouvelable mais quand c'est pas renouvelable les gens se disent bah c'est pas renouvelable bah il peut parler dans le désert.

Quand on voit aujourd'hui un président comme Emmanuel Macron comme on sait qu'il peut pas se représenter le poids de sa parole ne ne pèse plus. Je l'ai bien vu moi-même comme chef de corps d'un régiment où quand on connaissait on a connu le nom de mon successeur, je pouvais toujours donner des ordres mais les gens étaient euh je dis bon, on va peut-être attendre le chef prochain suivant, il prendra peut-être un une position différente. Vous voyez ce que je veux dire ?

C'estàd que je crois euh qu'il faut avoir un président qu'on peut rélire en effet revenir à un mandat de 7 ans, revenir à l'esprit même de la 5e République qu'elle a été conçue par le général de Gaulle à l'époque dont on fêtait hier effectivement l'anniversaire du anniversaire de mais l'époque du général de Gaulle, il y avait tout de même une large partie de la population qui votait et qui avait voté pour lui ce qui aujourd'hui n'est plus trop le cas quand un/ers de la population ne vote pas et que dans Les deux tiers restants, seulement 20 % votent pour le président. C'est difficile de gagner en crédibilité et en légitimité. Vous avez raison.

C'est je trouve ça mais les gens ne votent plus parce qu'ils n'ont plus confiance dans leur politique. Les gens se sont détournés de la politique parce qu'ils disent finalement ça nous apporte que les emmerdes. Ça nous apporte que ce que disait le président Pompidou.

Arrêtons d'emmerder les Français. Il y a trop de règles, trop de contraintes, trop de normes, trop de Certes, c'est à chaque fois c'est pour on cherche à protéger les individus mais il y a plus d'intérêt collectif. On cherche, on privilégie l'individu sur, j'allais dire l'intérêt général.

Je crois que c'est le le problème vient de là, c'est qu'on écoute euh j'allais dire une minorité a plus de poids que la majorité. C'est la fin de la démocratie ça. C'est la fin de la démocratie.

Euh c'est c'est en ça où les gens ne vont plus voter parce qu'ils ne croient plus du tout dans la politique. Redonnons confiance dans la politique qui est là pour aider la population pour j'allais dire lui apporter le bien dans le sens de l'intérêt général et pas dans le sens des individus. Et ça je crois que c'est absolument essentiel.

C'est si on n' pas une vision de l'intérêt général, de l'intérêt de la France, de ce que doit être la France, mais on va dire bah non, ben non, tel individu, ben non, oui, il est comme ça, ben on va le protéger. Très bien. Qu'on protège les individus, bien évidemment, mais dans le sens de l'intérêt général et non pas donner euh tout aux minorités au sens où bah non, c'est la minorité qui a raison.

Non, c'est pas la minorité qui a raison dans une démocratie, c'est la majorité. Euh et donc redonnons confiance aux politiques, redonnons du pouvoir aux politiques au sens euh pouvoir positif aux politiques et non euh cherchons pas à réduire la politique à des nouvelles règles, des nouveaux règlements, des nouvelles lois qui sont là pour emmerder les Français au lieu d'aider les Français à développer le les On voit bien pour les entreprises aujourd'hui les entreprises arrêtent pas d'être emmerdées par les tas de normes tas de réglementation au lieu d'aider les entreprises à rester sur le sol national à produire sur le sol national pour créer la richesse sur le sol national et je crois que c'est ça qui est important et non pas d'avoir une industrie qui serait en Chine, d'avoir de l'énergie qui soit ailleurs qu'en France et que finalement il nous reste quoi ? Il reste l'administration au quotidien et donc dédiction de nouvelles règles et de nouvelles lois qui malheureusement et par donz-moi l'expression emmerde les Français euh trop régulièrement.

C'est bien vrai. Est-ce que vous pensez qu'il est encore possible de trouver un lien qui puisse fédérer les Français comme ça pu être le cas auparavant ? Oui, ce lien ça s'appelle Rit national.

Je pense que on a abandonné et quand je vois les comment dirais-je les nouveaux programmes d'histoire où on apprend plus l'histoire de manière chronologique, euh on a coupé le le lien avec le récit national. Or, qu'est-ce qu' a fait la France de 2025 ? Et bien, c'est tout ce qui s'est passé sur le sol euh de ce qu'on appelle la France aujourd'hui depuis plus de 1000 ans.

Euh et c'est ça qui compte, c'est comment tout ça s'est créé, comment tout ça est arrivé, pourquoi la Révolution française, pourquoi la la 5e République ? Pourquoi les autres Républiques on n'a pas gardé les les constitutions des des premières, 2e, 3e, 4e République ? c'est qu'il y a bien des raisons pourquoi pourquoi l'empire de Napoléon tout ça ça compte.

Pourquoi l'histoire de France comment s'est créé la nation française ? C'est plus la victoire de Bouvin par exemple qui a créé la la nation française. Euh et c'est ce que disait un célèbre historien.

Finalement quand on est français on se réjouit aussi bien au sacre des rois à Reins qu'à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Euh je crois que c'est ça la France. C'estàdire c'est et ça il faut l'expliquer à nos jeunes, faut l'expliquer aux générations montantes ce qu'est la France et donner la fierté d'être français.

Comment peut-on assimiler des gens qui arrivent de l'extérieur quand on n'est pas fier d'être français ? Alors ça fait aucun doute mais non mais comment peut-on assimiler ? Moi je suis fier d'être français.

Je suis fier du drapeau français je suis fier de l'équipe de rugby française je suis fier de la France au sens large avec ses défauts mais surtout avec ses qualités. Et je crois que c'est ça il faut donner le sens du récit national le sens de l'histoire. on d'où on est parti, où on est aujourd'hui et où est-ce qu'on veut aller demain.

Mais là où je suis tout à fait aligné, c'est sur le fait de dire que en tant que français, on doit être fier et des du des sacrements de nos rois à Reins et de version et de de la feu de la confédération. Néanmoins, j'ai l'impression que dernièrement, comme dans une forme de protection du système républicain, on a tenté de d'occulter un petit peu le le passé français en disant que la France était née en 1789, notamment dans une certaine partie de les de l'hémicycle. Et c'est extrêmement problématique parce que tous les jeunes qui regardent et qui apprennent de ces discours-là en fait ont tendance à penser que il ne s'est rien passé en 1780 avant 1789 et donc que la France a 200 ans.

C'est tout de même un petit peu embêtant quoi. Oui. La République française a moins de 200 ans d'ailleurs parce que entre-emps on les rois sont venus l'empire, il y a eu des révolution, il y a eu la révolution 1848, il y a eu la commune, enfin dire il y a eu des tas d'événements mais qui sont constitutifs de ce qu'est la France aujourd'hui.

Et je crois que c'est ça qu'il faut expliquer, c'est que la France est un pays de tradition. On a une culture, on a une histoire, un passé riche. Euh il faut savoir le mettre en avant.

Je dis pas que tout ce qu'on fait nos anciens, nos ancêtres étaient bien. Je je dis pas ça. Euh mais ils ont fait des choses bien qui nous permettent d'être ce que nous sommes aujourd'hui.

Et c'est en ça qu'il faut mettre ça en valeur. C'est pour ça que je parle de récit national. Je parle pas d'un récit qui glorifie tel roi et cetera, mais qui raconte l'histoire de manière chronologique.

Comment est-ce qu'on est arrivé et non pas par thématique où finalement on se mélange tout. On mélange l'esprit de nos jeunes qui savent plus 1515 la bataille de Marignan. Tout le monde s'en souvient.

Je suis pas certain qu'aujourd'hui nos jeunes se souviennent des des noms de batailles qui ont fait la France. Bah, on s'en souvient pas. Quand j'entends certains même de nos députés qui ne connaissent même pas l'histoire de France, je me dis "Mais c'est grave, c'est la vérité ça parce que on a pas mal de rumeurs sur le vérité mais quand j'entends certaines réflexions euh où alors après c'est peut-être des fake monter sur les réseaux sociaux, vous avez raison de vous raison de de sou, il faut que je temp mon propos." Euh mais je je crois important que chacun est bien conscient surtout quand on a un élu la République de ce qu'est la République d'où elle vient et non pas de de comment dirais-je d'enjoliver un passé qui n'est plus je ne suis pas du tout nostalgique je me dis que ce ce passé est important parce que les racines de la France prennent dans ce passé pour être ce qui est la France d'aujourd'hui et ce que sera la France de demain.

Si on explique pas ça aux jeunes, si on explique pas ça aux migrants qui rejoignent la France avec une vraie volonté de développer, de participer à la construction d'une la France de demain, je me dis que on a raté quelque chose et qu'on rate quelque chose parce qu'on crée un communautarisme en France alors que la France justement avait la chance de ne pas être un pays de communauté mais bien un pays une nation au sens où chacun participe de la richesse de ce pays. Et c'est un peu aussi l'influence anglo-saxonne qui a qui a créé ça, j'ai l'impression, parce que les communautés, c'est quand même très angloaxon les quartiers et j'ai l'impression que l'individu l'individu qui prend beaucoup plus d'ampleur et euh les la communautarisation progressive de la société, ça vient un petit peu de nos amis euh britanniquaxon britannique et américains, j'ai l'impression. sans doute un peu.

Sans doute un peu. Mais je trouve que moi je je j'y peux pas grandchose parce que je suis né en France mais je me félicite d'être français parce que la France a c'est un pays riche de son histoire et dans lesquels l'intérêt collectif pesait plus que l'intérêt individuel et la communauté qui est des communautés parce que on se sent bien avec telle ou telle. Oui mais on doit pas privilégier la communauté.

Ce qui compte pour moi, c'est l'intérêt collectif, c'est le bien commun, c'est l'intérêt général. Et je crois que c'est ça qui pèse et qu'il faut mettre en avant en se disant "Mais c'est quoi la France en 2050 ? C'est quoi la France en ?

Qu'est-ce que la France dans 50 ans ?" Bah entre un président Charles de Gaul, général de son état et un président Emmanuel Macron, on voit bien que ces deux hommes n'ont pas du tout la même vision d'une France. Alors certes, le général de Gaulle est un homme du passé.

C'est un homme qui a dit non en 1940, qui a permis la libération de la France en 44, qui a empêché une guerre civile en 58. On voit bien que ça dépend d'un homme et finalement les Français attendent tous un l'homme providentiel. Je crois pas que l'homme providentiel ou la femme providentielle existe.

Je crois surtout que c'est euh on dit que le président de la République c'est la rencontre entre un homme et un peuple. Je crois que c'est ça l'élection présidentielle. C'est vraiment ça.

Mais euh et j'espère qu'on aura un futur président ou une future présidente qui soit de ce niveau-là de façon à regarder devant euh à part en s'appuyant sur le passé de ce que nous sommes pour donner un objectif, une stratégie et une vision à la France et c'est ce qui manque le plus je trouve aujourd'hui. Et lorsque vous parlez de vision long terme, ce qui est d'autant plus pertinent lorsque on fait face à des adversaires qui ont des régime autocratique de très long terme, est-ce que vous pensez qu'en France il y a encore des institutions, des groupes qui sont dans cette démarche là et dont le métier est de faire de la prospection et de la de la vision de long terme parce que actuellement les partis politiques sont plus aujourd'hui des machines électorales qui travaillent à gagner une élection plus qu'à a réellement gouverné et travaillé sur un programme fiable et pérenne. Et donc, est-ce que ça existe encore en France des personnes qui vraiment réfléchissent sur le long terme ?

Alors oui, ça existe. Euh bon, on a un certain nombre de de single tank euh dans laquelle les gens font de la prospective. Euh j'allais dire, il y a une population et le tri qui est qui est derrière vous m'y fait penser, c'est que l'armée française reste euh l'outil la nation.

Euh c'est le creuser, c'est un creusé dans lequel qui vous soyez, quel que soit l'endroit où vous arrivez, quel que soit votre statut social, vos origines vous permettent de servir la France et de créer ce qu'est l'armée de la nation, même si le service national existe plus. En tous les cas, on voit bien que c'est un creusé euh dans lequel se forment euh des jeunes euh et qui garde en eux-même justement cette ce sens ce sens du collectif, ce sens de l'intérêt général, du bien commun et ce sens du service de l'engagement. Je crois que ça c'est crucial.

Après, je penserai ce que votre réflection fait penser à Simon Veale. Simon Veale, non pas la la femme politique française, mais la philosophe Simon Veale avec un W qui disait "Mais il faut il ne faut pas de parti politique en France parce que le parti politique s'intéresse à lui-même et s'intéresse à l'élection de ses propres de ses propres troupes." Hm hm.

Euh et en sens là, je pense que sans parti politique, malheureusement, je suis pas certain qu'on arrive à faire émerger euh nouvelle génération d'hommes et de femmes politiques, mais sa réflexion, elle a écrit un petit fasicule he qui est très rapide à lire et dans lequel elle explique ça, c'est écrit dans les années 40, hein, euh début 40. C'est assez incroyable de penser ça. C'estàd que oui, les partis politiques en fait limitent la démocratie dans le sens où ils ne permettent pas que une vraie génération nouvelle politique s'élève parce qu'ils se sentent trop dépendants des partis politiques.

Et puis c'est un peu la fin de l'esprit critique, j'ai l'impression les partis politiques parce que alors les membres du parti politique alors évidemment vous sûrement me contredire contredire. Non pas complètement pas complètement. J'en ai un peu l'impression, faut pour côtoyer certaines personnes qui font partie de donc de de partis politiques, ils sont dans une sorte de cheminement déjà d'ascension verticale pour essayer d'avoir des rôles de plus en plus importants et dans ce sens, ils sont en quelque sorte obligés de suivre une certaine doxa, une certaine un certain discours, même si ils sont pas forcément en accord avec lui, mais voilà, le parti dicte donc il faut suivre si on veut accéder au top.

Alors oui, vous n'avez pas tort. Il y a des disciplines de parti dans lesquels quand un parti a pris position et bien les les élus de ce parti suivent la position ou alors il y a plus de parti. Et c'est là où où c'est parfois un peu gênant.

Euh mais je reconnais pour moi j'ai encore la parole assez libre. Enfin du moins je l'espère. Euh l'autre jour au Parlement européen, il y avait une motion de censure justement contre Oursula Vandalayen.

Euh le Parti populaire européen à lequel j'appartiens était pas du tout favorable à ce qu'on signe cette motion de censure euh qui était poussée d'ailleurs par le parti qui s'appelle Patriote for Europe dans lequel siège le Rassemblement national. cette motion de sorcier en fait qui avait été poussée par euh Jordin Bardella et euh avec d'autres députés donc français euh du Parti populaire, on a voté cette motion de censure contre la vie du parti. Mais parce que je crois qu'il l'homme ou la femme politique doivent garder leur colonne vertébrale et doivent rester eux-mêmes.

C'est en ça où je fais référence à ce petit facicule de Simon Veille sur les partis politiques, c'est que je crois qu'on doit rester nous-mêmes. Euh mais les gens disent "Oui, mais si on veut peser, il faut c'est important le parti politique si on veut gagner, c'est grâce au parti politique." Oui, j'ai été élu grâce à un parti politique.

C'est vrai. Si je m'étais présenté Christophe Gomard, j'aurais sans doute pas du tout été élu. Euh c'est vous voyez, c'est là où il faut peser le pour et le compte du parti politique, de la discipline d'un parti qui permet à ce parti de peser euh mais si on n'est pas content avec l'un parti, ben on change de parti.

Mais est-ce que un parti vous convient mieux que l'autre ? Oui, je si je suis dans ce parti, c'est que ce parti me convient mieux que d'autres. Maintenant, dans d'autres, j'aurais peut-être été bien aussi.

Euh c'est là où le poids le poids d'un parti pèse, la discipline de parti pèse mais en même temps ça permet d'obtenir des avancées que ça soit l'Assemblée nationale, que ça soit au Sénat pour le pour le le comment dirais-je l'Assemblée française ou que ça soit au Parlement européen ou dans ou dans les instances régionales ou communales ou municipales. J'allais dire c'est euh c'est ce qui est intéressant dans les élections municipales d'ailleurs, c'est que bien souvent euh les maires n'affiche pas la leur appartenance à partique ou euh parce queon voit bien que localement et bien il faut s'allier avec d'autres que pas forcément les mêmes avis ni les mêmes attentes, mais en tous les cas, on est bien obligé de trouver un compromis, un consensus pour pouvoir gouverner la la la cité et faire avancer la cité dans le sens souhaité par par les par les citoyens. Euh et d'ailleurs il me semble que les maires sont considérés comme les personnalités politiques préférées des des Français du pas.

C'est à mon avis ceux qu'on le plus d'emmerde et c'est vous avez raison. C'est pardon pardon de ce mot un peu trivial mais qui rentrait d'ailleurs euh dans le dictionnaire français il y a plus de 40 ans. Le mot emmerdement euh c'était suite à une chanson d'Azamour, c'est qu'il dit "Mes amis, mes emmerdes euh peu de temps avant." Bon bref, mais c'est vrai qu'un maire est la personnalité politique la plus appréciée des Français parce que c'est celle qui est au contact de l'arité.

C'est celle qui est la main dans le camboui. C'est celle qui fait évoluer les choses, avancer les choses. Mais on a retiré un centre de pouvoir au maire.

Euh ils ont moins de de financement euh qu'auparavant puisqu'on a retiré les impôts locaux par exemple qui allaient directement dans dans la je dire dans le budget de la mairie. Euh or si on veut faire les choses, il faut parir avoir un peu d'argent. Comment est-ce qu'on obtient de l'argent ?

Euh malheureusement c'est des impôts. Des impôts. Quand je vois ce qui se passe à l'Assemblée nationale où on invente des impôts tous les jours, c'est le florilège des impôts nouveaux.

On pourra plus bouger sans être taxé. Et c'est en ça, je crois que les Français détestent la politique, c'est qu'ils ont l'impression que les les politiciens sont là vraiment pour les ennuyer, leur faire payer des taxes, des impôts supplémentaires et penser qu'on va en taxant les les plus riches que soi. Il y a toujours plus riche que soi.

En taxant, bah on va en récupérer une partie. C'est faux en fait. En malheureusement en imposant de plus en plus les riches, en fait, on a pauvrit le bien sûr les on a pauvrit les pauvres.

C'est ça le pire. Après, il y a toujours un peu de clientélisme bien sûr électoral. Nous sommes bien d'accord.

C'est ça qui est qui est difficile, c'est qu'il y a du clientélisme électoral bien évidemment. Alors, merci monsieur Gomard. On approche de la fin de cet entretien et donc j'aime bien poser cette question à mes invités.

Si vous aviez un personnage historique ou actuel qui serait vraiment symbole de panache à vos yeux, ce serait qui ? Pour moi, c'est le général de Castelno. Ah euh pourquoi le gér de Castelno ?

Est-ce que vous pouvez faire un petit historique pour Je vais vous faire un petit historique. Je faire un petit historique. Le général de Castelleno, c'est un un un général français qui n'a jamais été maréchal.

C'est un des grands généraux français de la Première Guerre mondiale qui a été sous-liutenant en 1870 au début de la guerre contre la Prusse euh qui sort de cette guerre capitaine euh qui euh est rétrogradé au grade de lieutenant euh mais qui ensuite et suit une carrière je vais dire normale dans l'armée française. l'armée française, on crée l'école d'étatmajor après la défaite de Sedan justement disant "Mais attends, c'est pas normal qu'on ait pas de euh d'officier qui est capable de réfléchir de planifier". justement par planification tout à l'heure euh fait la guerre de 141 comme général commande pas mal d'armées n n'a jamais été nommé maréchal euh sans doute trop euh euh trop catholique, j'allais dire euh à l'époque euh et terminera général d'armée certes, mais pas du tout maréchal alors que tous ces contemporains qui avaient commandé les armées au combat euh ont été nommés maréchal.

Il a euh deux avantages euh de mon point de vue, c'est que en 1913 ou 1912 même, il pousse euh la France à passer un service national non pas de 2 qui était 2 ans à l'époque mais un service national à 3 ans. pour une raison simple, c'est que il se dit la guerre approchant, il faut qu'on ait une masse militaire importante, sinon on narrivera pas à résister une éventuelle attaque allemande parce qu'on voyait bien la pression monter, les tensions géopolitiques qui montaient et sans quoi il avait une certaine vision. Et de même, il a un deuxième point fort selon moi, c'est réunir, j'allais dire arriver à coordonner plus les États-major justement pour arriver à être plus performant, plus efficace sur le terrain.

Euh donc pour moi, c'est un belle figure d'officier français, une belle figure d'officier général français qui a summenu ses troupes au combat et à la victoire, mais qui n'en a jamais tiré la glorification d'être maréchal de France et qui restait à son humble niveau général d'armée mais avec un beau passé militaire et un beau panache. Un beau panache. Très belle anecdote.

Merci beaucoup. Alors, quelle est votre actualité aujourd'hui ? Quel est peut-être votre vos prochaines échéances et peut-être ambition ?

Alors, un c'est serv mon pays et c'est le plus important. c'est c'est plus important de manière plus euh immédiate. Je m'apprête à à aller rencontrer les parlementaires de l'Union africaine avec d'autres parlementaires du de l'Union européenne, du Parlement de lieu pour rencontrer les parlements de l'Union des parlementaires de l'Union africaine euh parce qu'il y a un sommet Union africaine Union européenne qui aura lieu à la fin du mois de novembre euh en Angola et il y a une une réunion préalable qui a lieu en fin de semaine à Johannesbourg en Afrique du Sud.

Euh mon idée au-delà de ça, c'est que je crois beaucoup à un partenariat équilibré entre Afrique et Europe car en 2050, un homme sur 4 sera africain et en un homme sur 2 sera africain. Ce qui veut dire que il y a une masse grandissante d'une population africaine et que si on arrive pas à faire rester cette population africaine sur place parce qu'on aura développé l'industrie, parce qu'on aura développé des entreprises, et bien une grande partie de ces populations viendra vers le nord, viendra vers l'Europe où il y aura sans aucun doute un véritable déséquilibre de ce qu'est l'Europe actuelle. Pour ça, quand on parle aux Africains, ils vous disent "Mais moi, j'ai j'ai pas besoin d'aide de développement.

J'ai besoin queon me crée des opportunités, qu'on me crée des opportunités commerciales, qu'on me crée des opportunités entrepreneuriales. C'est-à-dire que on a une population, une je dire une classe moyenne africaine qui monte et qui souhaite acheter africain et non pas acheter ailleurs dans le monde. Euh considérant que ça coûterait beaucoup plus cher d'acheter ailleurs.

Et surtout les Africains considèrent que on leur achète des matériaux bruts et qui sont ensuite transformés ailleurs dans le monde. Et eux ce qu'il souhaiteraient c'est que cette transformation ou cette en produit finis ou semi-fini se fasse en Afrique et donc qu'on développe en effet un tissu industriel africain et je pense que c'est une excellente idée mais pour ça il faut monter un véritable partenariat parce que l'Europe donne beaucoup d'argent à l'Union africaine mais sans contrepartie directe et je trouve qu'il serait nécessaire d'avoir un dialogue d'abord pour limiter l'immigration illégale et malheureusement tous ces gens qui meurent sur les routes d'immigration que ça soit dans les déserts saéliens ou que ça soit en Méditerranée pour rejoindre un hypothétique Eldorado qui serait qui serait l'Europe. Vous voyez ?

Et ça pour moi ça compte beaucoup. J'aime beaucoup l'Afrique et les Africains. J'ai passé pas mal de temps à traîner mes mes guettres en Afrique et je trouve absolument indispensable d'aider l'Afrique non pas avec une vision paternaliste, mais une vision équilibrée de partenaire à partenaire pour créer cette richesse et cette possibilité de créer la richesse en Afrique.

Magnifique. Merci encore. Chers amis, cet entretient tous à sa fin.

N'oubliez pas, n'hésitez pas à commenter, à mettre des petits likes, à partager la vidéo au plus grand nombre, propulser un peu cette vidéo dans l'algorithme pour qu'elle soit vue par le plus grand nombre. Et on se revoit vite dans portrait de panache. [Musique]