Quais de Seine bondés, reconfinement de Paris, accélération de la vaccination... Le "8h30 franceinfo" d'Emmanuel Grégoire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez ou condamnez l'évacuation des quais de Seine par la préfecture de police ?
- 1:06RelanceÉludée
Pourquoi avez-vous dit que la mairie de Paris souhaitait un confinement de trois semaines ? Est-ce que vous le regrettez ?
- 2:15RelanceRéponse partielle
Vous avez déclenché une tempête politique en évoquant un reconfinement. Vous vous êtes excusé ?
- 3:59OuverteRéponse directe
La priorité absolue, c'est la vaccination. Pourquoi ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Le Premier ministre n'a rien annoncé pour Paris et l'Île-de-France ?
- 6:14OuverteRéponse directe
Vous avez fait des propositions pour les écoles. Allez-vous les mettre en œuvre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« Trop de monde, pas assez de gestes barrières. »
- 1:06PrésentateurFait
« Vous expliquiez que la mairie de Paris souhaitait un confinement de trois semaines. »
- 1:18Invité politiqueFait
« Non, d'abord on est passé à autre chose. Ensuite je n'ai pas dit ça, et je l'ai dit sur votre antenne. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Notre objectif collectif c'est de se projeter sur non pas la question du confinement ou pas, mais sur le meilleur chemin pour aller vers une forme de normalité dans les semaines qui viennent. »
- 3:55Invité politiqueFait
« La vaccination est l'arme la plus utile. »
- 4:07Invité politiqueFait
« Jamais la mairie de Paris n'a évoqué un quelconque reconfinement. »
- 9:41PrésentateurChiffre
« 11 000 doses pour Paris, 12 000 en intégrant un centre des pompiers, ça représente 6 % des éligibles de plus de 75 ans. »
- 9:57PrésentateurChiffre
« On parlait de 15 millions de vaccinés à fin mars. »
- 10:09Invité politiqueChiffre
« Le Premier ministre a annoncé 10 millions de personnes vaccinées d'ici la mi-avril, 20 millions mi-mai et 30 millions cet été. »
- 18:02Invité politiqueFait
« On constate une baisse des prix de l'immobilier à Paris. Ça fait 5 ans que ça n'était pas arrivé. »
- 18:55PrésentateurChiffre
« Les prix continuent à augmenter de plus 4 à plus 5 % sur un an. »
Temps de parole
- Présentateur64 %
- Emmanuel Grégoire16 %
- Présentateur 29 %
- Présentateur 39 %
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Le 8.30 France Info sur France Info Radio et le canal 27 de la TNT. Bonjour Jean-Jérôme Bertolus, chef du service politique de la rédaction. Notre invité est le premier adjoint de la mairie de Paris.
Bonjour Emmanuel Grégoire. Bonjour. Trop de monde, pas assez de gestes barrières. Est-ce que vous approuvez ou vous condamnez l'évacuation des quêtes Seine par la préfecture de police et ce, pour la deuxième semaine consécutive ?
Alors que les forces de police, c'est le cas des polices municipales aussi, mais la police nationale procède à des dispersions, à de la pédagogie. Lorsqu'il y a trop de monde, c'est normal, c'est sa mission, de faire respecter les gestes barrières et d'éviter les trop gros attroupements. Nous avons trouvé hier que la méthode était un petit peu abrupte. Donc nous en discuterons avec la préfecture de police. Rappel que lorsque les gens sont en extérieur, ils sont infiniment moins en danger que lorsqu'ils sont en intérieur. Et donc nous avons en accord avec la préfecture de police fait les arrêtés anti-alcool qui ont été proposés par le préfet.
Et donc nous avons trouvé que l'intervention hier était un tout petit peu abrupte compte tenu des circonstances. Donc rendez-vous à prévoir avec le préfet Lallement. Emmanuel Grégoire, il y a une dizaine de jours maintenant, ici même sur France Info, vous expliquiez que la mairie de Paris souhaitait un confinement de trois semaines, puis la réouverture de tous les lieux fermés, tempête politique. Pourquoi avez-vous dit cela ? Est-ce que vous le regrettez ? Non, d'abord on est passé à autre chose. Ensuite je n'ai pas dit ça, et je l'ai dit sur votre antenne. Donc vous pouvez très aisément le vérifier. Nous avons ouvert un dialogue, nous avons ouvert des hypothèses.
La maire a été très claire lundi sur les propositions que nous formulions, d'ailleurs rappelant que nous étions contre le confinement le week-end. Maintenant notre objectif collectif c'est de se projeter sur non pas la question du confinement ou pas, mais sur le meilleur chemin pour aller vers une forme de normalité dans les semaines qui viennent. Et donc nous nous y employons activement. Alors on va vous réentendre précisément pour être sur les bons termes et ceux que vous aviez employés à cette occasion.
L'une des options que nous souhaiterons mettre sur la table, c'est plutôt qu'un confinement le week-end, un confinement tout court, ne faut-il pas mieux poser la question d'un durcissement du confinement à court terme, de façon à vraiment redonner de l'oxygène, et avoir la perspective dans trois semaines de tout réouvrir. Voilà, Jean-Jérôme Bertolus.
Ça nous semble clair les propos que vous avez tenus au micro de Jean-François Aquilibre pour le 18h50. En plus, vous dites nous, donc nous, c'est la mairie de Paris et vous proposez un reconfinement de trois semaines. Qu'est-ce qu'on n'a pas compris ?
On a très bien entendu la phrase ensemble. C'était une des options qui était mise sur la table. Et d'ailleurs c'est une option qui n'a pas été mise par nous. Le conseil scientifique l'a recommandé en janvier, d'autres pays l'ont fait, vos confrères du JDD, l'annoncée de sources gouvernementales acquises à la fin du mois de janvier. Il y a eu, de ma part, dans ses propos personnels, une forme de précipitation, une forme de précipitation, qui ont laissé à penser que nous le proposions, alors que l'extrait que vous montrez montre exactement que nous ne le proposions pas, que nous ne le proposions pas.
Et ensuite, c'est la maire, à l'issue du débat, qu'il y a eu tout le week-end, tout le week-end, qui ont suivi les annonces du Premier ministre, qui a échangé avec les maires d'arrondissement, échangé avec l'ARS, échangé avec la préfecture de police, et qui a défini la position qui est la nôtre. Vous avez affaibli la maire de Paris à travers vos propos ? Non, la maire de Paris, elle n'est pas affaiblie par son premier adjoint. C'est la maire de Paris qui fixe la ligne. Et la ligne que la maire de Paris a fixée, c'est deux choses.
La première, c'est de prendre toutes les mesures utiles, toutes les mesures utiles, pour éviter l'aggravation de la situation, et donc éviter les chaînes de contamination, faire de la prévention, de la pédagogie, des gestes barrières. Et elle les a précisés lundi dernier. Et la deuxième chose, c'est que nous devons le faire en dialogue avec l'État, dont c'est le rôle de décider de cela. Les arbitrages ont été faits, maintenant, nous les appliquons. La priorité absolue, c'est la vaccination. Parce que la vaccination
est l'arme la plus utile. Parce que vous avez déclenché une véritable tempête politique. Et précisément, lors de la réunion qu'a tenue Anne Hidalgo avec les maires d'arrondissement, vous étiez présente, la maire dit jamais la mairie de Paris n'a évoqué un quelconque reconfinement. À ce moment-là, vous vous êtes excusé, d'après nos informations. Un maire d'arrondissement a évoqué une ambiance de révolution culturelle à la chinoise. Vous avez battu votre coul. C'est vraiment difficile d'être un homme politique. Là, vous avez senti ce que c'est, cette humiliation ?
Non, ce n'est pas une humiliation. Ce n'est pas une humiliation, votre part ? On est dans un contexte sanitaire qui génère de 300 à 400 morts par jour. Êtes-vous sûr que le plus intéressant pour nous tous est de se préoccuper de ces coulisses ? Les seules coulisses qui nous intéressent, c'est les dizaines de milliers de personnes qui se mobilisent tout le temps pour vacciner. Le reste, c'est du commentaire politique, ça ne m'intéresse pas. Alors, Jean Castex a présenté de nouvelles mesures pour les départements qui sont sous surveillance renforcée. Le Pas-de-Calais est reconfiné le week-end, pour quatre week-ends. Ce n'est pas le cas de Paris ni d'aucun département d'Île-de-France.
On va écouter ce que disait Aurélien Rousseau, patron de l'agence régionale de santé. C'était avant-hier, vendredi, sur France Info.
La situation, elle est extrêmement tendue. On a des départements qui ont maintenant dépassé les 400 pour 100 000 habitants. Et puis, surtout, si je puis dire, on a aussi désormais une vraie pression sur l'hôpital. On vient de passer les 900 malades hospitalisés avec le Covid dans les services de soins critiques. Cette pression, elle est forte et elle s'ajoute à des mois et des mois de pression hospitalière.
Voilà ce que dit le patron de l'agence régionale de santé. Finalement, Emmanuel Grégoire, le Premier ministre n'a rien annoncé ou presque pour Paris et l'Île-de-France ? D'abord, il a écouté ce que la maire lui demandait. C'était d'accélérer la vaccination et encore une fois, je redis que c'est la priorité. Deuxièmement, de ne pas faire de confinement le week-end parce que c'est extrêmement pénible et peu efficace sur le plan sanitaire. Mais ensuite, Aurélien Rousseau, comme tous les professionnels de santé, rappelle et puis le Premier ministre lui-même, rappelle que les chiffres ne sont pas bons, que les tendances sont inquiétantes et donc il faut continuer à surveiller ça de près.
Vous avez fait des propositions, c'est vrai. En tout cas, la maire de Paris en a fait. Par exemple, elle a proposé d'ouvrir les fenêtres lorsqu'on fait classe, quand il fait beau, d'aller faire classe dans les parcs et jardins, d'ouvrir les musées pour les étudiants quand ils doivent réviser. Vous allez mettre en œuvre ces propositions ?
Oui, tout à fait. Alors, on va le faire évidemment en coordination avec l'éducation nationale. Beaucoup de villes dans le monde l'ont expérimenté. Et beaucoup d'enseignants le font déjà d'eux-mêmes, ouvrir les fenêtres, aérer. C'était compliqué avec les températures extérieures, mais ce qui est par exemple de la projection des classes en extérieur, ce sont des pratiques assez courantes dans les pays scandinaves et notamment au Danemark depuis le début de la crise. New York l'a expérimenté. Et donc, nous y travaillons avec l'éducation nationale pour le mettre en œuvre. Il faut bien comprendre le raisonnement sous-jacent. Et donc, tout ce qui peut le permettre doit être incité.
C'est qu'en extérieur, en extérieur, nous courons collectivement infiniment moins de risques qu'en intérieur. D'où notre obsession de maintenir ouverts les espaces publics qui renvoient à notre débat sur les voies sur berge de tout à l'heure, de faire en sorte de rappeler aux gens qu'il est bien mieux de voir ses amis dans les définitions très strictes qui sont celles faites par le gouvernement à l'extérieur plutôt qu'en intérieur. Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, invité du 8h30 France Info. On reprend cette conversation juste après le fil info 8h40. Diane Ferschit. Nous avons un retard considérable à rattraper sur la vaccination dans le Pas-de-Calais.
Regrette sur France Info le maire socialiste de Boulogne-sur-Mer. Il dit ne pas comprendre pourquoi il faut se battre pour avoir des doses supplémentaires. J'espère que le ministre ne viendra pas. Les mains vides déclare Frédéric Huillier à quelques heures du déplacement du ministre de la Santé dans sa ville. Hier, dans tout le pays, 220 000 Français ont reçu une injection du vaccin contre le Covid. Et les soignants sont les plus exposés au virus tout en étant au contact des populations les plus fragiles, rappellent les ordres des professions de santé. Dans le journal du dimanche, il lance un appel aux soignants à se faire vacciner contre le Covid. Un devoir déontologique, selon eux.
A Grenoble, l'un des deux enseignants accusés d'islamophobie dénoncent un certain terrorisme intellectuel. Son nom et celui d'un de ses collègues ont été placardés à l'entrée de l'Institut d'études politiques. Une enquête est en cours. La qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France du Puy. 43 victoires, 1 à 0 face à Lorient pour ce club de quatrième division. Qualification également hier soir du PSG qui s'impose 3 à 0 face à Brest. Et quatre rencontres sont à suivre ce dimanche dont Canet en Roussillon qui affronte Marseille à 21h. France Info. Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris et l'invité du 8h30. France Info, Jean-Jérôme Bertolus.
Alors comme Ercine Lebovitch le disait à l'instant, à défaut effectivement de mesures très contraignantes pour Paris et l'Île-de-France en matière de lutte contre l'épidémie, le premier ministre a annoncé une accélération du plan vaccinal, y compris ce week-end, une mobilisation. Plus de 50 000 doses pour l'Île-de-France. Vous êtes satisfait effectivement de ce coup d'accélérateur lancé par le gouvernement ?
Oui, on est tout à fait satisfait. D'ailleurs, dès que l'annonce en a été formulée, nous avons mobilisé des moyens exceptionnels. La maire a évidemment organisé avec l'administration parisienne et surtout le dire avec la médecine de ville qui a été un renfort absolument décisif dans cette accélération. Simplement rappeler que c'était souhaitable, simplement rappeler que ça ne suffit pas. 11 000 doses pour Paris, 12 000 en intégrant un centre des pompiers, ça représente 6 % des éligibles de plus de 75 ans. On est très loin des objectifs, très loin de ceux qui avaient été annoncés par le Premier ministre lors de la présentation de la stratégie vaccinale.
Je rappelle qu'on parlait de 15 millions de vaccinés à fin mars. On en est très loin. Lorsque les chiffres sont actualisés fin janvier par le ministre de la Santé, pareil, on ne respecte pas les objectifs. Là, le Premier ministre
a annoncé 10 millions de personnes vaccinées d'ici la mi-avril, 20 millions mi-mai et 30 millions cet été. Vous ne croyez pas que ces objectifs seront respectés ? Mon objectif,
je ne t'ai pas dit croire ou pas. Mon objectif, notre objectif à la mairie de Paris, c'est de tout faire pour contribuer à le réaliser. On a un problème de disponibilité de stock. Donc, dès que nous les avons, nous les administrons. Et c'est la démonstration que le gouvernement a raison de faire confiance à d'autres acteurs, la médecine de ville, les collectivités territoriales, pour être efficaces dans cette campagne de vaccination. Ils nous ont dit jeudi soir, nous avons 12 000 doses supplémentaires. On leur a dit banco. Hier, il y en a eu 6 500 administrés et tout sera évidemment jusqu'à la dernière dose utilisée ce soir.
Et donc, il faut que cet effort d'accélération se confirme et ne soit pas qu'une occasion exceptionnelle, on va dire. Est-ce que globalement, vous dites que la stratégie du gouvernement semble être la bonne, c'est-à-dire en l'occurrence de ne pas reconfiner et d'accélérer justement la vaccination ? Donc, jouez la montre. Non, non, je ne sais pas. On nous concentre sur la vaccination. La priorité, c'est la vaccination. Et puis évidemment, toutes les mesures qui permettent de casser les chaînes de contamination depuis le fameux tester, tracer, isoler, qui sont avec la vaccination les deux leviers les plus efficaces de lutte contre la pandémie.
L'enjeu maintenant, y compris au regard des arbitrages qui ont été rendus par le président et le gouvernement, c'est la vaccination le plus vite possible.
Emmanuel Grégoire, vous dites quoi ? Vous dites qu'il n'y a pas assez de doses. Est-ce que la France devrait, par exemple, en commander directement ? Après tout, Thierry Breton, le commissaire européen, a dit hier sur le site Politico qu'en quelque sorte, il donnait quittus aux pays qui commandaient directement des vaccins chinois, des vaccins russes des pays européens.
Je pense que c'est bizarre qu'un commissaire européen s'exprime ainsi. L'Europe a fait le choix de la solidarité de la force collective. C'est incontestablement, je pense, une bonne option. Ou, on pourra peut-être avoir un regard critique à posteriori. C'est la rapidité dans la négociation commerciale et la priorisation des livraisons des pays sont allés beaucoup plus vite en dehors du cadre de négociations européennes. Mais je crois que la règle de la solidarité est la bonne, il faut la garder.
Et peut-être que l'enjeu, et c'est aussi un sujet sur lequel il faudra revenir, c'est que l'agence européenne du médicament soit le plus rapide possible dans les procédures d'évaluation et de certification des vaccins. Et c'est le cas, par exemple, pour les vaccins russes et chinois. Je n'ai évidemment aucun avis scientifique pertinent sur le sujet. Mais enfin, j'en joins l'agence à y travailler très vite de façon à dire si ça peut être une source d'approvisionnement, ce serait forcément utile. Un mot sur la vaccination des soignants. Est-ce que vous dites que cette vaccination devrait être obligatoire ou dans le cas contraire, comment les inciter à être vaccinés davantage ?
C'est toujours difficile le débat sur l'obligation de la vaccination. Ce débat s'est posé pour d'autres vaccins dans l'histoire et plutôt avec succès. Je trouve que la communication gouvernementale est un peu erratique aussi puisque en début d'après-midi jeudi, on nous annonce qu'elle va être obligatoire. Finalement, c'est une très forte incitation. Moi, je me place plutôt dans cette logique-là de la pédagogie et de l'accompagnement, à la fois dans les propos justes sur ce point qu'a eu le Premier ministre et puis dans l'appel ordinal d'aujourd'hui qui est d'inciter très fortement les professionnels de santé à le faire.
Vous avez un ton très modéré et effectivement, on ne peut que le louer. Mais en même temps, est-ce que ce n'est pas un scandale que des soignants ne soient pas vaccinés ? Par exemple, on pense dans les EHPAD. Le chiffre, ce serait 84% effectivement des personnes âgées aujourd'hui vaccinées, double dose dans les EHPAD, moins de la moitié des soignants. Est-ce qu'il n'y a quand même pas un grand problème moral de responsabilité individuelle ?
C'est difficile d'avoir au cas par cas des jugements moraux. Je m'en garde bien. Je rappelle quand même que si tous les résidents d'un EHPAD sont vaccinés et que le cas échéant, un ou deux agents ne le sont pas, ce n'est pas grave puisque les résidents sont protégés. Mais l'obligation de la protection des patients sur la vaccination obligatoire ou pas et sans doute ce n'est pas inintéressant de s'y consacrer. Je rappelle que la priorité c'est de vacciner.
Moi, je ne tranche pas.
C'est vous qui avez placé ça sur le plan moral. Moi, je vous dis que je me garde de le placer sur le plan moral et je dis que sur le plan de l'efficacité, l'obsession, ce n'est pas de faire des débats, savoir si c'est obligatoire ou pas. L'obsession, c'est de vacciner tous les résidents les plus fragiles en priorité et que ça renverra à un rapport plutôt anecdotique au sujet de l'obligation. Après, c'est au ministre de la Santé, c'est au gouvernement de décider de ce point. Je me garderais bien de prendre des décisions avec des autres.
Vous gardez bien,
mais qu'est-ce que vous dites à vos agents ?
Nos agents,
on leur dit deux choses. C'est que la première, on s'est battu depuis le premier jour. Anne Hidalgo s'est battu pour qu'il puisse être éligible à la vaccination. Deuxièmement, de mettre en place toutes les procédures pour que dès que nous avons des doses, elles puissent leur être administrées. Et je dis que le problème aujourd'hui, ce n'est pas de savoir si les gens sont d'accord ou pas pour être vaccinés. c'est qu'il n'y a pas assez de doses pour vacciner ceux qui veulent l'être. Donc le jour où on aura assez de doses pour vacciner tous ceux qui veulent l'être, on pourra débattre sur la question
de la vaccination des autres. Le jour où on aura suffisamment de doses, le jour où il y aura suffisamment de français, est-ce qu'il faut aller vers un pass sanitaire ? C'est-à-dire un système qui permette de cumuler par exemple ces tests négatifs, voire d'afficher le fait qu'on a été vacciné ?
C'est un débat difficile. Ce qui est sûr, c'est que sur le plan de la réflexion, tout ce qui peut contribuer à nous engager vers une voie plus positive de retour à la normalité mérite d'être étudié. Simplement, il y a beaucoup d'acceptions différentes, de compréhensions et de définitions différentes sur ce qui est ce pass sanitaire. Il soulève par ailleurs des questions de sécurité des données, de respect du secret médical, de liberté individuelle. Et donc, on a vu dans la presse effectivement des propositions ou des évocations par le gouvernement. nous attendrons de voir exactement ce que cela veut dire, ce que cela recouvre pour nous prononcer.
9h moins 10, Emmanuel Grégoire est l'invité du 830 France Info. Voici le fil info Diane Ferschit. Médecins, pharmaciens, sages-femmes, kinésithérapeutes, cet ordre de santé au total appelle les soignants à se faire vacciner contre le Covid alors que la campagne prend de l'ampleur. Campagne de vaccination de masse, notamment à Paris et en région parisienne ce week-end. Le temps presse, selon le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Son objectif, 50 000 injections d'ici ce soir. A la veille de la journée internationale des droits des femmes rassemblement notamment Place de la République à Paris ce dimanche avant de grandes manifestations.
Demain, les femmes premières de corvée pendant la pandémie estiment les associations féministes. Elles rappellent que les femmes représentent 70% des personnes en première ligne durant la crise sanitaire des infirmières aux caissières. Pour François Hollande dans le Parisien aujourd'hui en France prétendent que le parquet national financier agirait à des fins partisanes. C'est porté atteinte à l'impartialité des magistrats qui y travaillent. Réaction de l'ancien président de la République après les attaques contre le PNF suite à la condamnation de Nicolas Sarkozy même si François Hollande dit mesuré ce que représente cette décision pour son prédécesseur à l'Elysée.
Troisième et dernier jour de la visite du pape François en Irak. Il va à la rencontre des chrétiens du nord du pays. Ce dimanche, François est arrivé à Mossoul, l'ancien bastion irakien du groupe Etat islamique. France Info. C'est le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire qui est l'invité du 8.30 France Info, Jean-Jérôme Bertolus.
On constate une baisse des prix de l'immobilier à Paris. Ça fait 5 ans que ça n'était pas arrivé. Vous en félicitez après tout rendre l'immobilier un tout petit peu plus accessible aux classes moyennes ça ne doit pas vous déplaire ou au contraire vous vous dites finalement les Parisiens n'aiment plus Paris et commencent ne pas commencent continuent à quitter la capitale.
Il faut juste élargir un tout petit peu la focale pour avoir une analyse. Les prix de l'immobilier ont un tout petit peu fléchi partout dans les grandes villes. Partout.
Pas dans les villes moyennes.
Mais partout dans les grandes villes. C'est un phénomène conjoncturel de beurk qui on ne peut absolument pas dire s'il se traduit démographiquement. C'est plutôt l'attentisme la crise économique que notre pays connaît qui provoque cette friction et je rappelle que c'est extrêmement minime puisque sur l'année dernière en dépit du petit fléchissement de ces dernières semaines de ces derniers mois les prix continuent à augmenter de plus 4 à plus 5% sur un an. C'est une bonne nouvelle Emmanuel Légoire ? Non, c'est une fausse bonne nouvelle. Pourquoi c'est une fausse bonne nouvelle ?
Parce que dans les moments historiques où l'immobilier baisse, c'est plutôt un indicateur inquiétant d'une situation économique qui se dégrade. Voilà. Donc il n'y a malheureusement pas de bonne nouvelle de ce point de vue-là. Si ça permet quand même de restimuler l'accès au logement que ce soit en locatif ou en achat, c'est bien. la vraie bonne nouvelle et encore une fois il est difficile de s'en réjouir mais c'est que la chute d'arastique du nombre de touristes dans les grandes villes et singulièrement à Paris celles qui sont très fréquentées a provoqué le retour sur le marché locatif d'appartements Airbnb avec des proportions de locations en meublé extrêmement importantes.
Donc c'est aussi une opportunité pour habiter. mais voilà on sait que ce petit mouvement de perturbation dans les prix de l'immobilier est d'abord l'évocation d'une crise économique dont je ne peux pas croire que qui que ce soit puisse s'en réjouir. Deuxième axe à Paris la ville sans voiture si on peut le dire comme ça est-ce que vous confirmez la suppression de la moitié des places de parking d'ici 2026 ?
Alors c'est pas la ville sans voiture on le redit à chaque fois il n'existe pas une ville sans voiture c'est la ville avec moins de voitures avec moins de place surtout pour les voitures au regard de ce qu'elles représentent dans les mobilités des citoyens que ce soit d'ailleurs des parisiens ou des grands parisiens mais oui vous le savez c'est un axe très fort de Anne Hidalgo de rééquilibrer l'usage de l'espace public au profit de ceux justement qui sont privés de l'espace à cause de la voiture pour les piétons pour la végétalisation pour les nouveaux usages de l'espace public politique assumée nous l'assumons nous la mettons en oeuvre
question politique maintenant est-ce que les régionales vont servir de test pour Anne Hidalgo pour on va dire son envie ou sa volonté d'aller dans le débat présidentiel d'aller vers la présidentielle
d'abord dire que les élections régionales c'est un moment démocratique important et puis en dehors de Paris aussi les élections départementales Paris n'est pas concerné mais partout il y a aussi des départementales et c'est vrai qu'avec la crise sanitaire on voit bien que les gens n'ont pas forcément la tête à ça et ce serait dommage que ce moment démocratique soit privé de l'occasion d'un débat politique
vous êtes confiant d'ailleurs sur cette régionale ?
oui je serais confiant j'allais y venir nous menons campagne pour Audrey Pulvar nous avons lancé la plateforme numérique Île de France en commun je la rejoindrai juste après pour de la mobilisation sur le terrain pour commencer à dialoguer avec les citoyens c'est quoi l'enjeu des régionales d'abord rappeler à quoi ça sert les régions l'activité économique mais vous pensez qu'elle peut gagner ?
oui je pense qu'elle peut gagner je pense qu'elle peut gagner parce que je pense qu'elle porte un projet tout à fait innovant qui fait vraiment le lien entre les territoires qui lutte contre les inégalités territoriales ce que l'île de France a la particularité d'être la région qui concentre à la fois les plus riches et aussi les plus pauvres
si en théorie Audrey Pulvar peut gagner on a remarqué d'ailleurs le soutien de Christiane Taubira ce week-end apporté à Audrey Pulvar ça voudrait dire en théorie qu'elle arrive deuxième derrière Valérie Pécresse et qu'elle reçoive le soutien des Verts derrière est-ce que vous n'avez pas trop abîmé vos relations avec Europe Écologie des Verts en disant Europe Écologie des Verts a un problème avec la République pour que ce soutien soit ferme s'il pouvait s'avérer efficace
Île de France en commun que porte Audrey Pulvar c'est l'association d'un très grand nombre de personnalités plutôt de gauche qui se rassemblent autour d'un projet dans lequel il y a des partis mais il y a aussi d'autres formations politiques et beaucoup des gens de ces sensibilités travaillent au quotidien avec les membres d'Europe Écologie des Verts dans des exécutifs locaux dans l'opposition parfois et nous travaillons très bien qu'il y ait par moments des confrontations des différenciations c'est bien le problème de la politique sinon on ne serait pas dans des partis ou dans des mouvements différents mais je crois que nous avons depuis de très nombreuses années montré notre capacité à travailler ensemble notre capacité à nous rassembler sur des projets politiques clairs je veux dire clairs c'est qu'on se met d'accord sur les éléments avec lesquels on est d'accord parfois on assume aussi nos différences et on les assume dans la durée mais ça n'empêche en rien de construire des histoires ensemble de construire des histoires en commun et donc effectivement Audrey Pulvar elle aura l'ambition au second tour d'engager un rassemblement qui puisse gagner qui rassemblera les gens de gauche les gens de l'écologie il y a beaucoup de gens de l'écologie qui soutiennent déjà Audrey Pulvar si j'ai besoin de le rappeler mais nous avons de très bonnes relations avec eux de travail au quotidien et nous espérons que ça continuera un dernier mot sur la présidentielle à nouveau Anne Hidalgo dira l'automne si elle y va ou pas quel sera le critère décisif pour cette décision selon vous c'est à elle de le dire qu'est-ce qu'il doit primer cette décision elle relèvera d'Anne Hidalgo la question elle l'a dit comme ça la question de l'incarnation de la candidature de la personnalité qui engagera et mènera la bataille pour notre collectif elle s'opposera dans un deuxième temps et le premier temps c'est les idées c'est pour ça qu'Anne Hidalgo a engagé un travail je vais vous reposer la question vous avez tout à fait le droit de me la reposer le premier critère
c'est les sondages le premier critère c'est le risque du rassemblement national ou c'est l'envie simplement d'y aller
il y a évidemment il y a l'envie parce que c'est une décision personnelle et ça sera à elle de l'exprimer mais elle dit que la priorité la priorité c'est les idées et donc d'où l'initiative le mouvement idées en commun les rencontres nous allons animer le débat politique nous allons faire des propositions notre pays traverse une crise économique sociale démocratique en plus de la crise sanitaire et donc nous mettrons à profil les mois qui viennent pour y travailler merci Emmanuel Grégoire premier adjoint à la mairie de Paris invité du 830 France Info ce matin à la mairie de Paris
à la mairie de Paris
Emmanuel Grégoire