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interviewLCI (sur YouTube)· 9 mars 2026 75 min

Le Grand Dossier du lundi 9 mars 2026 - Édition spéciale : Guerre du pétrole, Trump dans le bour...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenues sur LCI. Ce soir, 7 en jeu guerre du pétrole.

Trump [musique] dans le bourbier iranien. Regardez ces images. Il est image de l'explosion quand [musique] les raffineries en banlieu de terrain ont été touchées.

Ça s'est passé hier. À droite, des photos de fumée toxique et noir qui se sont répandues sur cette capitale iranienne. En bas à gauche, les égouts, des égouts en flamme.

Oui, le pétrole a ruisselé dans les égouts, mais en retour [musique] le régime a encore un pouvoir de nuisance immense. Image de site touché au Bahrain ces dernières heures. La principale raffinerie du pays. [musique] Oui, la guerre du pétrole fait ringe.

Donald Trump pourrait-il se retrouver contraint de reculer le pétrole ? qui pourrait faire capituler [musique] le président américain bientôt la barre des 200 dollars le baril passé tout droit vers le choc pétrolier surtout vers un immense bourbier donc mais la grande question qui monte ces dernières heures c'est celle de l'évolution du conflit dans le golf clairement hors de contrôle la guerre ne cesse de s'exporter [musique] intensification des frappes de l'Iran dans la région les monarchies du golf exposé leurs infrastructures économiques menacé le des trit fermés de facto ces [musique] autres pays vont-ils également entrer dans la guerre entre rumeurs et commande de drone massives. L'arryposte, vous le verrez, [musique] pour l'heure, peut passer par la finance.

Alors, spectre d'une guerre sans flam, d'un conflit hors de contrôle, la solution passera-t-elle par l'envoi de troupes au sol ? Le conflit passera-t-il par un commando pour faire tomber l'uranium, pour faire tomber également l'homme, le nouvel [musique] homme fort du régime, il s'appelle Mtabaramenei. On va tout vous dire à à son sujet.

Il vient d'être choisi, nouvel homme fort, mais déjà un homme mort. C'est la question qu'on va se poser parce que quel bras d'honneur ? à Trump qui avait dit qu'il ne voulait pas de lui.

L'édition spéciale se poursuit [musique] sur LCI à travers le grand dossier Nordporter, toujours très mobilisé, nous en sommes fiers, sur le terrain, partout où ça se passe. Nous serons à Tran, nous serons à Jérusalem, nous serons dans le Droit d'Ormose, nous serons à Beouh, nous serons à Washington, nous serons à Dubaï et bien sûr à suivre le décryptage [musique] des enjeux avec nos invités sur le plateau. Mais d'abord guerre du pétrole Trump dans le bourbier iranien.

Écoutez, [musique] regardez les gouvernements des pays islamiques mett en garde les États-Unis criminels et le régime sist barb contre actin d'êcher dans le cas contraire des actions similaires se produir dans la région et si vous pouvez tolérer un prix du pétrole supérieur à 200 dollars le baril continuez ensuite Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau François Gouillette. [musique] Bonjour, merci beaucoup de nous avoir rejoint, monsieur l'ambassadeur, ancien ambassadeur de France aux Émirats Arabinis et en Arabie Saoudite. Bonjour à vous, colonel Michel Goya, bien sûr ravi de vous retrouver.

Vous êtes consultant militaire LCI, vous êtes auteur du livre Théorie du combattant aux éditions Périn et je rappelle qu'on peut lire vos analyses sur votre blog La voix de l'épée. [musique] Hélène Bonet, bien sûr ravie de vous retrouver également. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes journaliste international TLF LCI. C'est vous qui nous en direz plus sur le nouvel Ayatola qui a pris la tête du régime en Iran. Et Guillaume Roquet, merci également d'être à nos côtés.

Vous êtes directeur de la rédaction du Figaro magazine. À noter que dans quelques instants également Gérard Longet, ancien ministre de la défense sera notre invité. Mais d'abord, bonjour colonel Olivier Rafovitz.

Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. Vous êtes porte-parole de l'armée israélienne. Pour commencer, monsieur le porte-parole, la guerre du pétrole, des dépôts de pétrole, une raffiennerie bombardée à thé plongeant la capitale iranienne dans un ciel noirci par la fumée toxique, les retombées d'hydrocarbure sur toute la ville.

Voilà ces vidéos qui montrent la gigantesque incendie des installations pétrolières des flammes qui se répandent. Je le disais en ouverture jusque dans les systèmes d'égûts et puis depuis Terran a riposté rafen de Bahrain attaqué ce matin. Je parle de guerre du pétrole mais selon le journaliste euh Barak David Daxios, il y a des tensions qui seraient apparues entre vous les Israéliens et Washington, entre l'armée américaine et l'armée israélienne après ses frappes contre les infrastructures pétrolières iraniennes. responsable sécuritaire américain affirme que les autorités israéliennes avaient prévenu Washington à l'avance sans toutefois préciser monsieur Rafovic que les frappes seraient d'une telle ampleur et il ajoute ce responsable que les États-Unis ne considèrent pas que cela a été une bonne idée.

C'est la première fracture entre Israël et les États-Unis dans ce dans ce conflit. Bonjour et merci de m'avoir dans votre émission aujourd'hui. Les frappes contre les dépôts de pétrole qui ont été qui ont été visés il y a maintenant de nuit sont des dépôts de pétrole qui appartiennent au gardiens de la révolution.

Un système où c'est l'armée et les gardiens révolution en particulier qui dominent et qui contrôle à la fois l'économie dont l'économie pétrolière. Et par ce pétrole, il évidemment il participe à à comment dire à ressourcer leur leur système militaire, également euh leur missile balistique, mais c'est également une arme financière. Ce pétrole est appartient et fait en fait que le régime tient.

Maintenant, les plans qui sont en place sont des plans qui ont été préparés à l'avance. S'il n'y a pas ici aucune volonté, aucune frappe qui ne serait en dehors de plans précis qui ont été coordonnés, qui ont été euh euh planifiés depuis longtemps avec nos alliés américains. Nous sommes en guerre avec le régime des Molas, le régime des Ayatola, le régime qui aujourd'hui continue à être le sponsor du terrorisme international.

Et juste un mot si vous me permettez, je j'entends tout à fait la le l'émotion par rapport à ces puits ces pot à ces dépôts de pétrole pardon qui ont été qui ont été touchés. Mais il n'a pas eu la même émotion dans le monde lorsque 40000 ou 50000 iraniens ont été massacrés dans les rues d'Hispan ou de Teran. Et quelque part, le peuple iranien comprend tout à fait qu'aujourd'hui dans cette campagne qui est une campagne pour nous existentielle, nous israéliens, il y a également, nous l'espérons euh une conséquence qui pourrait être pour le peuple iranien de se libérer du jou et desatola.

Alors, on aura une question à se poser dans quelques instants ensemble. C'est écrit en bas l'écran. Israël annonce avoir tué un chef du Esbola.

On va revenir à la question du Esbola et du Liban dans un instant. Je pose encore la question du pétrole. Espérez-vous que d'autres pays, je veux dire les pays du golf entrent dans la guerre ?

Est-ce que c'est ce que vous souhaitez ? Évidemment que non. Nous ne souhaitons que aucun pays euh soit ciblé par l'Iran et que ces pays-là euh aient une action ou une autre.

Chaque pays est un pays souverain et décideront chacun d'entre eux, s'ils le veulent, les actions ou les réactions à mener. Tous ces pays qui sont aujourd'hui attaqués de manière brutale par leurs voisins iraniens euh sont surpris d'un côté par les frappes violentes de centaines de missiles et de drones. Savoir que on parle de centaines de missiles et de drones qui ciblent aujourd'hui 14 pays autour autour de l'Iran.

La volonté de l'Iran est de créer un chaos, une déstabilisation régionale, jouer comme vous comme vous l'avez entendu avec un des porte-parole militaire du régime iranien de jouer avec le je dirais la carte pétrolière, la carte du pétrole. Mais ces pays-là aujourd'hui ont besoin de sécurité et encore une fois, c'est à eux que et à eux seulement que revient la qui revient la décision d'assurer la manière et euh les alliances, s' veulent, pour répondre à cette menace. du régime des des Mola qui aujourd'hui utilise des missiles, des missiles à sous-munition entre autres, c'est le cas en Israël, également dans d'autres pays de la région et des drones des milliers de drones.

L'Iran s'est préparé à cette guerre depuis très longtemps. Nous sommes dans une situation où malgré une guerre informationnelle, je dis bien le mot informationnel mené par des par agents d'influence du régime iranien et d'autres qui les soutiennent à l'étranger, nous sommes dans une guerre où l'Iran veut rester à tout prix, je parle du régime, à tout prix au pouvoir. N'oublions pas une chose.

Mais colonel justement justement votre objectif toujours mais colonel très bien je m'excuse votre objectif c'est de faire tomber le régime mais ces dernières heures le régime vous a prouvé qu'il n'était pas du tout à terre il s'est même déjà trouvé un nouveau leader M Tabar Rameney a été choisi pour succéder à son père aux fonctions de guide suprême. Il est considéré comme proche des conservateurs. On a vu des images.

Vous parlez de guerre informationnelle effectivement de soutien à cet homme dans les rues de Teran cet après-midi. Mais pour vous, je vais vous poser la question directement. Pour vous, c'est déjà un homme mort, c'est une question d'heure.

Vous savez que nous sommes pas dans la politique fiction, ni dans ce qui se passera tout à l'heure. Nous sommes dans une guerre contre des gens qui volent la destruction physique et totale de l'État d'Israël. Je répète, il vole la destruction physique et totale de l'État d'Israël.

C'est pour cela entre autres qu'il court à la bombe atomique. Je rappellerai à vos à vos auditeurs, à vos à vos spectateurs téléspectateurs pardon que en juin 2025, nous avons arrêté inextrémiste la possibilité que l'Iran des Mola euh puisse acquérir entre 10 et 15 engins nucléaires. Faut que je fasse c'était inextrémiste mais c'est pas encore terminé.

Nous devons continuer pour que ce régime ne puisse pas obtenir la bombe atomie parce que ça on en parle pas beaucoup. Et lorsqu'il parle du pétrole, ils essayent quelque part, vous voyez, je vais faire un jeu de mot malheureusement, d'enfumer les médias en passant à autre chose. L'Iran des Mola est un régime extrêmement dangereux, extrêmement dangereux pour la région, pour Israël et pour le monde.

Alors, j'ai encore une autre question Olivier Faovitz avant de vous laisser filer parce que je crois que je dois vous laisser partir colonel. La question des troposoles. Donald Trump a évoqué un possible envoi de trop au sol pour contrôler les stocks d'uranium enrichi.

Il vous trouvera à ses côtés, si c'est le cas, envoyer des troupes au sol. Vous, vous êtes prêt à vous engager à ses côtés dans une offensive au sol ? Encore une fois, je comprends l'intérêt de la question.

Vous me permettrez de ne pas y répondre et de vous dire que nous suivons aujourd'hui un plan extrêmement précis. Des centaines d'avions de combat jour et nuit font le balai entre les aéroports militaires d'Israël et le le ciel iranien. Nous frappons selon un procédé extrêmement détaillé, extrêmement chronométré.

Mais là juste pour vous dire une chose, l'alliance militaire entre les USA et Israël est une alliance d'érance d'acier. Il y a une coordination totale au niveau politique et au niveau du commandement général et au niveau du commandement de l'armée de l'air. Et ceux qui pensent espérer comme ça voir qu'il y a des failles et bien se trompe.

Je vous remercie beaucoup colonel Olivier Rafovic d'avoir accepté l'invitation porte-parole de l'armée israélienne. Merci à vous monsieur Rafovit. Alors peut-être colonel votre réaction en plateau, un enseignement à tirer de cette prise de parole, de cette interview du porte-parole de Tal.

Ben en fait, les Israéliens ont décidé de jouer aussi la carte du carburant. Colonel parlait de la carte du pétrole utilisée par le régime islamique, mais en réalité c'est d'abord les Israéliens qui ont joué cette carte qui ont étendu d'une certaine façon le conflit au champ économique avec toujours dans leur esprit, dans leur stratégie cette idée de faire pression la pression maximale sur le régime soit directement pour le faire s'effondrer ou au moins pour l'affaiblir vis-à-vis de la population. Soit c'est peut-être c'est soit comme ça le cas avec les Israéliens, soit en faisant pression un peu sur tout le monde pour que tout le monde se révolte contre le régime.

Donc ça c'est la vision stratégique israélienne. Je suis pas du tout sûr que ce soit une bonne idée même de ce point de vue hein euh d'étendre. D'autant plus que euh bah ça donne un prétexte en réalité aussi euh à l'Iran, enfin à son régime euh de bah de détendre aussi le conflit dans le le champ économique, dans le champ champ du pétrole, de jouer cette carte du pétrole.

Et c'est pour ça que les Américains sont pas du franchement d'accord parce que effectivement bah ça euh ça les touche ça touche évidemment d'abord les pays de golf, ça touche aussi tout le reste du du monde et ça touche également les États-Unis. Et voilà. Donc au bilan, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de la part de des Israéliens.

Pour faire simple, la guerre du pétrole, c'est une mauvaise idée stratégiquement, militairement parlant. François Gouillette et moi ce qui me frappe c'est la l'extension et le général Goliat l'a dit colonel colonel corension [rires] continue de ce conflit à la fois en intensité et en ce qui concerne l'air géographique et également je dirais les domaines qui sont affectés par cette extension du conflit en fait en en reprenant le le titre du de de l'ouvrage célèbre d'Empoli. On a l'impression véritablement depuis quelques jours que les ingénieurs du chaos sont à l'œuvre et que le chaos s'étend.

Je me je peux me permettre de vous interrompre ? Pardonnez-moi, monsieur l'ambassadeur, mais nous avons Léonardal qui est arrivé sur le porte-avion Charles de Gaul. C'est une exclusivité, elle vient d'arriver et on ne fait pas attendre trop longtemps les équipes, vous le comprenez.

Merci beaucoup Leéonard Ratal d'être avec nous et donc on attend dans quelques instants maintenant. Voilà ces images en exclusivité TF1 LCI Leonard Atal. Vous êtes sur ce porteavion Charles De Gaulle qui est déployé au large de la crête en Méditerranée et on attend d'ici quelques instants maintenant le président français Emmanuel Macron.

C'est un peu une surprise hein pour le décalez-vous s'il vous plaît. Ah Léonard Atal vous l'imaginez là encore une fois les difficultés de transmission quand on est dans une zone pareille et dans telle condition militaire mais je me permets de me tourner vers le colonel Goya. les enjeux pour un président français de se montrer, d'apparaître sur ce porte-avion français cet après-midi déployé en Méditerranée.

Euh oui. Alors évidemment c'est pas un hasard. Il aurait pu se aller à Dikozi directement mais là il va avec les forces françaises.

Donc il se pose aussi non seulement comme président de la République mais aussi comme chef des armées armées françaises et à la tête d'une sorte de coalition européenne militaire dans la région. Alors cette fois nous avons retrouvé Léonard. À vous la parole Léonard. les enjeux pour le président français, pour la France, tout court euh de venir ici sur ce qu'on appelle des tonnes de diplomatie françaises.

Bon, on a quelques difficultés, ça se confirme du côté diplomatique. Monsieur l'ambassadeur, le message envoyé par le président français avec cette venue sur le Charles de Gaulle. Écoutez, c'est c'est très clair.

Nous avons effectivement des des intérêts stratégiques dans la région. Nous avons surtout des alliés. Alors bien sûr Chypre est un pays de l'Union européenne, c'est la base, on l' on l'a pas suffisamment peut-être souligné, la base souveraine britannique d'Acroti qui était visée.

C'est pas le territoire de la République de Chypre, mais naturellement Chypre était visé. Donc, il était normal qu'il fasse acte de solidarité avec un pays de l'Union européenne et en même temps et surtout nous avons des accords de défense et des accords de coopération avec les pays du Golf qui sont aujourd'hui visés par un certain nombre d'attaques de la part de l'Iran et qui craignent rien tant que d'être entraîné dans le conflit. Et je dois dire que le COya évoquait effectivement l'arme du pétrole.

Il y a quelque chose qui peut-être est encore plus effrayant pour les pays du golf. Ce serait la possibilité que l'Iran s'en prenne euh aux usines de dessement d'eau de mer qui euh alimentent en eau, notamment en eau potable tous les pays de la région. Rien que pour la ville de Riad, il y a 7 millions d'habitants qui euh dépendent de du dessement d' imaginez ce qui se passerait si jamais ces capacités de désalement étaient affecté.

Ce serait un chaos. C'est pour ça que je parle des ingénieurs du chaos à l'œuvre. On n'imagine pas, je dirais ce quelles peuvent être les conséquences humaines, économiques et stratégiques de cette de cette opération.

Guillaume Roquet, on ne le savait pas tôt ce matin que le président français viendrait sur ce porte-avion. Ce sont bien sûr des informations qu'on ne donne pas trop en avance. Signale fort, je je le rappelle encore une fois, on parle souvent du porte-avion Charles Le Gaul comme de tonnes comme de tonnes de diplomatie.

Donc le message il est là avant toute chose. Je crois que c'était l'expression d'Henrique Singer qui disait un un porte-avion c'est 40000 tonnes de de diplomatie. Euh mais probablement que le poids a augmenté depuis parce que les le le le volume des portes-avion a plutôt progressé.

Mais effectivement euh c'est un point important, même si c'est avant tout une démonstration euh politique. C'est-à-dire que euh à ce jour, on ne sait pas concrètement comment est-ce que les les les Français vont intervenir dans ce conflit. Ce qu'on ce dont on est certain, en tout cas, c'est que ils ne participeront pas à la guerre contre l'Iran.

Le chef de l'État l'a rappelé. L'idée c'est d'avoir uniquement une posture défensive et euh à ce jour, on est encore assez loin du du théâtre d'opération. C'est intéressant.

Je pense que diplomatiquement ce soit Chypre euh qu'on soit qu'on soit venu aider à qui on a réffirmé notre solidarité parce que parce qu'Emmanuel Macron était à Chipre juste avant d'arriver sur le portavi Charles de Gauche. Exactement. Exactement.

Et comme vous le savez, dans le traité de l'Union européenne, il y a un article qui est assez proche de celui de l'article 5 de l'OTAN et qui consiste à dire que il y a une solidarité euh qui doit se qui doit s'opérer entre pays de l'Union européenne. Et regardez ces images comme elles sont fortes. On est à bord du Charles de Gaulle.

Ce n'est pas rien pour nous, pour les Français et pour toute la région. Leonard Ratal, je retente ma chance auprès de vous. Est-ce l'hélicoptère d'Emmanuel Macron que nous apercevons là devant vous ?

Tout à fait. Je l'ai aussi en en visu à Amélie, le chef de l'État qui va atterrir sur le porte-avion Charles de Gaul dans dans les toutes prochaines minutes. Il y a une dernière rotation qui est en cours de de l'hélicoptère à bord duquel se trouve le président de la République.

Et ensuite dans quelques instants, il va arriver sur le sur le portavion Charles de Gaau. Il va être accueilli par les marins à bord. Ils sont 2000 à peu près, nous dit-on ici sur le porte-avion Charles de Gaulle en mission pour avant tout, c'est ce que l'on comprend, dissuader dans ce contexte d'extrême tension dans la dans la région.

Emmanuel Macron qui est en train d'arriver, qui va assister à un brief opérationnel. Alors, il y a beaucoup de bruit, beaucoup de vent. Vous vous en doutez évidemment sur ce porte-avion Charles de Gaulle.

Il va assister à un briefing opérationnel. Il va aussi passer des messages, passer des ordres de mission. C'est le chef des armées.

C'est démonstration de force du chef de l'État clairement à laquelle on assiste. On reste ensemble. Léonardal, vous avez eu des échanges j'imagine avec l'entourage du président du côté de l'Élysée.

Quels sont les autres enjeux ? La diplomatie, la mission de sécurisation peut-être aussi du trafic font partie tout ça. Ça fait partie des missions de ce porte-avion que le président vient réaffirmer là en direct.

Alors, sachez que si le micro de Léonard est coupé, c'est en raison de l'arrivée justement d'Emmanuel Macron. Voilà, les conditions techniques sont très particulières. Des questions de sécurité, j'imagine, mais ça ce n'est que l'enseignement que j'en tire.

Colonel Goya dissuadé. Ce porte-avion est là pour dissuader. Mais concrètement, par quoi ça passe ?

Il est où dans la région ? Que va-t-il faire au quotidien ? Ces avions vont-ils survoler de manière continue la zone ?

Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Non, non. On va rester en alerte, on va rester en présence.

Faut à côté du porte-avion, faut pas oublier qu'il y a aussi un porte hélicoptère. C'est pas nous. C'estàd que s'il doit y avoir des évacuation de ça passera par ce porte hélicoptère.

Donc on est on fait c'est une force de présence en réalité qui est là qui est là pour dissuader d'attaquer effectivement nos forces françaises. Il y a des forces françaises dans la finule au sud du Liban juste pas très loin. Il y a aussi des forces françaises un peu plus loin en Jordanie et évidemment aux arabes aux Émir arabes.

Mais c'est surtout concentré sur la la Méditerranée orientale cette présence cette forme de dissuasion et de protection et d'évacuation éventuellement. Mais aussi c'est une force de présence diplomatique montrer quand même qu'on est là et qu'on est là entre européens puisque le porte-avion est escorté de son escorte habituelle de frégate française mais aussi italienne et espagnole. Donc en réalité c'est une opération militaire européenne qui est là et pour voilà pour faire au moins au moins acte de présence et et ne pas comment dire ne pas être hors de l'histoire d'une certaine façon.

Allez-y Hélène Bonet. Juste un mot quand même sur ces images qui sont quand même impressionnantes parce que j'ai aussi eu l'occasion d'arriver en hélicoptère sur le Charles Daul alors qu'on soit journaliste ou président, je pense que c'est toujours aussi aussi impressionnant. Oui, c'est vrai que là on a quand même un gros déploiement de force.

Le président a dit h frégades deux portes hélicoptères amphibie, le Charles de Gaulle. Donc il y a le signal diplomatique, il y a le signal militaire et il l'a dit, il y aura sans doute plusieurs temps. Euh là, on est dans la posture défensive, solidarité avec Chypre, solidarité avec nos alliés sur place et puis il a esquissé ce que pourrait être la suite euh des missions pour une partie de ces ces forces militaires, c'est-à-dire rétablir une liberté de navigation.

Pour l'instant euh on n' pas encore une idée très précise de la forme que ça pourrait prendre. il a dit que la France avait déjà une expérience en la matière avec la mission ASPES en mer rouge. Euh et il a fait comprendre que s'il y avait intervention et bien ce serait dans un un temps où ce serait possible, sous-entendu peut-être un moment où les combats sont moins intenses dans la région.

Et puis il y a sans doute aussi derrière ce signal envoyé de soutien au Liban puisqu'on sait que le président est très actif dans ses coups de téléphone, qu'il est en contact, il a été en contact avec Benjamin Netaniaahou qu'il est en contact quotidien avec euh Joseph Faoun le le président libanais. Donc voilà, c'est tous ces tous ces messages qui sont envoyés à travers cette visite et on imagine que oui, il va y avoir une rencontre avec les les marins à bord et puis ces grands caps stratégiques qui vont être rappelés. Donc d'un instant à l'autre, on va voir le président français descendre de cet hélicoptère et arrivé sur le pont du porte-avion Charles de Gaulle.

Nous sommes sur ce porte-avion en exclusivité avec Léonar Atal qui suit depuis plusieurs heures maintenant le président de la République. Il est là le président français voilà qui salue les premiers hommes à bord. Macron, président de la République, monte à bord.

On a entendu l'annonce, je pense, hein, sur le porte-avion de l'arrivée du président français. Expliquez-nous les conditions sur quand on est sur un pont comme celui-là, colonel. Euh bah, écoutez, non, en fait, c'est assez classique cette visite assez classique.

Il a été accueilli par le par le pacha. Ce sans doute celui que que l'on voit. Euh donc c'est euh bon techniquement ça pose pas de de problème particulier hein.

Euh on est sur un sur un porteavion. Euh donc voilà, en réalité sa présence est comment dire la présence président est symbolique hein. Il va rien se décider sur place.

Il rend visite c'est c'est important. Il rend quand même visite aux forces françaises déployées. Donc c'est toujours c'est toujours intéressant.

Ça soulligne l'importance par sa présence de de l'événement et mais voilà mais c'est quelque chose de purement symbolique et politique. Mais je reviens sur ce que disait tout à l'heure en fait. Oui, ce que disait Hélène, c'est c'est une force qui est en réalité en réserve en réserve qui est prête à la fois à protéger la région.

Bon, qui est pas forcément complètement menacé, mais qui est prête à intervenir éventuellement au profit de la région et éventuellement à soutenir une deuxème phase qui serait beaucoup plus active de euh de de protection du commerce à la manière de l'opération Promété qu'on avait lancé en 1987 pour euh rétablir la liberté de de navigation dans le golfe. Accueillons Gérard Longuet qui nous a rejoint sur ce plateau. Bonjour Gérard Longuet.

Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. également vous êtes ancien ministre de la défense, vous êtes déjà monté sur le pont du porteavion Charles de Gaulle, on l'imagine très bien. Oui.

Oui. Au large de la Libye. Au large de la Libye.

Alors, le colonel le disait parfaitement depuis quelques minutes ici. Il est question pour la France d'être en réserve, d'être dans la dissuasion. Mais pour vous, quel est le message à retenir devant ces images qui restent pour nous spectaculaire ?

On n' pas l'occasion d'être embarqué sur le Charles de Gaulle. Régulièrement, le président vient dans un contexte absolument explosif. Quel est le message envoyé à travers ces images ?

Oui, c'est un privilège que le président partage avec les 2000 marins qui équipent le Charles de Gaulle et qui font un bon témoignage de la force marine nationale. Maintenant, son usage précis, très honnêtement au point nous en sommes, à part en effet comme le colonel Gyal a évoqué contribué à la sécurité de l'environnement dans l'est méditerranéen de de Chypre et de la crête, je ne pense pas. En tout cas, Chypre, oui, c'est tout à fait possible et notamment parce que Chypre est une excellente base pour récupérer des populations qu'il faudrait évacuer rapidement du Liban.

Ça été voilà là cette fois le Charles de Gaulle, il est au large de la crête. Je vous regarde, vous me corrigez bien sûr si je Oui, c'est plutôt Chipre qui serait concerné à ce moment qui ici. Alors, bien sûr, chers téléspectateurs, vous le comprenez bien, si le président de la République s'exprime et ne serait-ce que dans des échanges avec des militaires, nous tendrons l'oreille.

Nous essaierons d'écouter chaque mot parce que chaque mot compte. Chaque mot est pesé dans ce moment-là, vous me le confirmez, monsieur le ministre. Chaque mot compte va être disséqué par ceux qui sont chargés de les recevoir.

C'est 44000 tonnes peut-être de diplomatie, mais c'est surtout de l'expression parce que dire la même chose dans une salle de réunion d'un hôtel international n'a simplement aucun sens. Le dire du pont euh du George Leau, ça donne une certaine autorité à celui qui aimait le message. On a, vous le savez, quelques difficultés de connexion avec notre équipe sur qui est sur place.

Elle est là, elle est elle est là en exclusivité. On essaie d'en profiter dès qu'on peut. Leonardal, merci beaucoup parce que c'est difficile pour vous de vous connecter.

Il y a aussi des questions de sécurité. Euh Léonard Atal, vous avez échangé avec l'Élysée ces dernières heures, les enjeux, les enjeux pour le président, les enjeux pour l'armée, les enjeux pour les Français dans la séquence euh terrible que nous traversons tous géopolitiquement parlant. Oui, tout à fait.

L'enjeu pour le président d'abord, c'est de ne pas apparaître transparent, c'est de montrer que la France est présente, est présente dans cette région méditerran orientale et [musique] présente aussi pour assurer la sécurité, pour rassurer ses partenaires d'ù la présence de Charles de ici. C'est vrai que tout à l'heure, je vous ai pas bien forcément situé où nous étions. Nous sommes dans les eaux territoriales grecs au large de la crête.

Nous avons fait à peu près un quart d'heure d'hélicoptère pour arriver sur le port de Charles Go. C'est le même trajet qu'a fait le président de la République. Voilà pour situation nous sommes pour l'émission de Charles Dego.

Alors le président la République est en train de saluer les tr juste devant moi. L'émission pour l'instant c'est avant tout de dissuader de dissuader parce que le le portaillon Charles de Leg n'est pas seul. Il est accompagné de de plusieurs frégates.

Il est accompagné de vous voyez peut-être derrière moi, je vais vous montrer derrière moi de rafale marine qui après bien 20 avions rafales sur un porteavion Charles de Gaulle. Il est accompagné vers sous-marin. C'est le symbole de l'activion nucléaire.

Le char de ce cit pas juste ce porte-avion que vous voyez ici et sur les missions qu'il va occuper. On ne sait pas pour l'instant vous dire réellement s'il va aller vers le Liban qui pas très loin d'ici qui est à une demi-heure à vol d'oiseau de de Chr ou s'il va peut-être aller même du côté du D3 d'Or puisque le président de la République a dit qu'il voulait tenter débloquer la situation au niveau du D3 d'Ormous. Donc voilà pour l'instant il y a encore des zones de fou vraisemblablement sur les missions euh qui vont être alloué dans cette au Charles de Gaulle en tout cas. le président de la République pour lui clairement Emmanuel Macon c'est une démonstration de force je vous le disais montrer que la France est présente dans cette région du monde est présente pour assurer les partenaires et pour dissuader euh donc ceux qui voudraient s'en prendre par exemple à Chpre que le président de la République était il y a quelques heures à Chipr pour dire la solidarité de l'Union européenne à ce pays de l'Union européenne qui a été et bien attaqué par des missiles probablement de l'Iran mais aussi a dit le président tout à l'heure du reste Bola merci infiniment Léonard Atal dès que c'est possible.

On revient vers vous bien évidemment, on sait les conditions. Merci beaucoup d'avoir réussi à monter comme ça sur ce porte-avion Charles Le Gaul, c'est vraiment formidable de le suivre avec vous. Colonel Goya, c'est spectaculaire pour chacun d'entre nous.

Peut-être que vous, monsieur le ministre, monsieur l'ambassadeur ou le colonel, vous avez plus l'habitude. Mais expliquez-nous ce que nous voyons. Moi, je ne suis jamais allé sur ce porte-avion.

Je n'ai jamais vu ces images. Qu'y a-t-il sur le porte-avion Charles de Gaul qui sert de dissuasion pour la France dans la région en ce moment ? Alors, pour le porte-avion lui-même, c'est son groupe aérien embarqué.

En gros, vous avez une quarantaine d'aéronefs d'avion rafales marines qui peuvent assurer plein de missions de de frappe ou de renseignement éventuellement. Euh vous sans oublier son radar volant euh le la Haokaiille qui peut aussi surveiller toute la zone. Euh c'est le biturbo propulseur que vous aperceviez au fond des des images de l'arrivée.

Voilà qui peut surveiller euh toute la zone et voir par exemple l'arrivée de de missile dans euh dans le secteur. Donc ça vous a cette première capacité et puis il faut jamais oublier il y a tout ce qu'il y a autour c'estàdire toutes les frégates qui sont autour qui ont également leur capacité de frappe antiaérienne notamment et c'est quand même pour l'instant c'est quand même le sujet premier en terme de de protection de de la région éventuellement de d'autres d'autres capacités de frappe mais ça c'est c'est l'essentiel et puis ces capacités de de porte hélicoptère qui alors pourrait embarquer des troupes aussi hein. On peut embarquer des troupes sur porte hélicoptère, euh on peut embarquer un bataillon et avec des hélicoptères pouvoir les déposer au sol pour mener un certain nombre de d'actions euh ou simplement et c'est quand même pour ça que c'est prévu essentiellement pour faciliter des évacuations euh sur le sur Chypre comme ça comme ça a été évoqué et comme ça a été le cas dans dans le passé.

Alors monsieur le ministre, je viens vers vous mais Hélène Bonet a aussi la chance et le privilège de monter sur ce porte-avion. On s'en souvient très bien. Un reportage pour LCI il y a quelques années.

C'est une ville euh flottante. Oui, c'est impressionnant parce que ça déjà ça vit tout le temps. Et puis donc là, c'est vrai qu'à l'extérieur, on voit tout de suite les avions, mais dès que vous pénétrez à l'intérieur, il y a énormément de choses.

Vous avez un hangar, vous descendez dans ce hangar avec une sorte de de nacelle. Là encore, vous avez d'autres avions qui sont stockés, qui sont en maintenance à l'intérieur. Vous avez aussi toute la vie qui s'organise à bord, le mess la en gros la cantine là où où où mangent les les marins, vous avez tous les corps de métier parce que là on voit les militaires, vous avez tous les corps de métier qui permettent de faire fonctionner ce grand bâtiment.

C'est impressionnant. Et quand les lumières la nuit euh s'éteignent en quelque sorte, vous avez une une sorte de lumière rouge qui qui continue de d'être allumée pour vraiment faire la distinction entre jour et nuit. Enfin, c'est c'est vraiment un univers fascinant.

Voilà, c'est fascinant. Mais venons-en maintenant à l'éléphant au milieu de la pièce. La grande question que beaucoup se posent certainement en regardant, c'est de savoir si du défensif ce porte-avion peut passer à l'offensif.

Le croyez-vous ? Non. Pourquoi ? euh parce que nous sommes pas aujourd'hui engagés dans cette coalition.

En revanche, nous avons des responsabilités vis-à-vis des pays avec lesquels nous avons des accords. C'est le cas évidemment des Émirats arabes unis où nous avons une base aérienne terrestre et navale. Et puis dans le cadre de la relation entre le Liban et et Chype, je suis pour ma part content que la France soit présente.

Elle a avec le Liban des liens. Je ne développerai pas cet instant mais qui sont anciens et constants. Et si nous pouvons garantir le cas échéant une libre circulation parce que ce pays importe tout.

Le le Liban pour des raisons diverses et variées a besoin de la circulation navale, a besoin de la circulation aérienne. Nous pouvons contribuer à la sécurité de la circulation navale et nous pouvons contribuer sur la sécurité de la circulation aérienne. Et regardez des images spectaculaires, pardonnez-moi, mais la nacelle, nous l'avons prise là donc en direct, nous descendons à l'intérieur.

Regardez des centaines d'hommes. Il y a combien d'hommes ? Rappelez-moi les chiffres embarqués ? 2500 2500 hommes qui attendent visiblement une prise de parole du président de la République.

Si c'est Emmanuel Macron qui vous appelle, Gérard Longet, vous décrochez. Oui. Oui.

Mais je je demande de me rappeler. Alors monsieur l'ambassadeur, est-ce que du défensif ce porteavion et ces troupes pourraient passer selon vous à l'offensif ? Alors d'abord ça dépendrait d'une décision politique.

Le porte-avion lui-même, je crois que tout a été dit sur je dirais la signification de sa présence au large de la crête et aussi à proximité de chip. Bah, je pense que le le risque euh qu'il pourrait y avoir effectivement un engagement euh du feu, ce serait dans l'hypothèse ou mais qui est peut-être envisagé d'ailleurs d'une d'opération de sécurisation de la navigation dans le D3 d'Ormouse. Je ne pense pas que nous irions seuls.

Je pense que ça pourrait être une une coalition multinationale. parlait tout à l'heure des des espagnols, des Italiens qui sont souvent engagés dans dans le cadre d'opération conjoint en dehors de l'OTAN. Naturellement, il y avait Euromarfort, il y avait toutes ces je dirais toutes ces configurations possibles.

Mais c'est effectivement c'est dans cette hypothèse là où nous pourrions être amenés à utiliser les arbres si le les les navires étaient attaqués. Euh mais en dehors de cela, la présence du euh du du groupe aéronaval est a une très forte signification politique. Euh elle a aussi une signification militaire, mais elle reste à ce stade, je suis d'accord avec euh le ministre, euh elle reste pour l'instant euh largement symbolique.

Guillaume Roquette, oui, c'est un peu le paradoxe, c'est que il y a un déploiement de force militaires absolument considérable. La France ne dispose pas de de d'autres équipements aussi impressionnants que son porte-avion nucléaire Charles de Gaulle et et tout ça. On sait pas très bien pourquoi à ce stade.

Alors, il y a quand même un un indice, c'est que quand il s'est exprimé mardi dernier, le président de la République a rappelé que nous avions des accords de défense avec les Émirats arabes unis comme le rappelait Gérard Longuet, avec le Kuwait, avec le Qatar. Et euh ces accords prévoient que si ces pays sont agressés euh euh la France pourrait venir à leur secours. Et donc effectivement euh ça suppose ça suppose pas d'aller euh bombarder l'Iran comme le font les Israéliens et les Américains.

Et si si le l'escalade continuait, il pourrait y avoir une forme de de protection à travers par exemple l'interception de missile iranien frappé sur ces pays un petit peu comme la France était intervenue lors de frappe iranienne sur sur Israël. De mémoire, c'était en 2024. [rires] Je je le rappelle, la France va au total déployer au Moyen-Orient h navires de guerre, un porte-avion, deux portes-drones.

Je voyais des commentaires disant que c'était quand même particulièrement massif. C'est c'est inédit ou non ? pour bien comprendre.

Euh je crois que l'opération la plus importante c'était l'opération Prometé. C'était en 1987. C'est là où on l'avait déjà déployé en groupe aéronaval et d'autres d'autres bâtiments, mais directement dans le golfe à robot Persique.

Et c'était sensiblement une situation qui ressemblait un petit peu à la situation actuelle et c'était pour protéger la navigation dans le golf arabou-pic. On était pas en Méditerranée, on était dans le golf. C'estàd que si on veut peser un peu plus sur les événements, si on veut protéger notamment un peu plus les Émirats arabes unis, euh bah il faut peut-être être un peu plus près et pas en Méditerranée.

Vous savez très bien, monsieur le ministre, alors pour ceux qui nous rejoignent, Rabel, on est à bord nous du porte-avion Charles de Gaulle. Le président de la République est arrivé il y a quelques instants. Il doit prendre la parole devant ces plus de 2000 hommes et femmes qui sont à bord et qui se sont positionnés depuis quelques heures maintenant au large de la crête.

Monsieur le ministre, on entend beaucoup cette musique depuis des mois, voir des années maintenant, de la disparition de la voix française dans le monde et peut-être particulièrement dans cette région. Est-ce de nature selon vous à remettre l'église au milieu du village, à envoyer le signal à tous ceux qui doutent, qui sont négatifs quant à notre position dans le monde que nous sommes toujours là ? Faut pas avoir une prétention à l'universalité, mais en revanche, on a une présence en en Méditerranéque occidental, oriental qui est réelle, qui est respecté de tous nos partenaires et nous sommes les seuls européens à disposer d'un porte-avion et peut-être important l'espèce, des bateaux de projection et de commandement qui sont des psélicoptères adaptés et qui seraient certainement utilisés en cas d'évacuation d'opération civile, d'évacuation de de personnes exposées à des risques.

Euh bon, à partir du moment où on a également ce c ce cette porte avion et ce groupe aéronaval, il est indispensable, pardonnez-moi, d'être un peu technique, mais d'avoir des retours d'expérience pour savoir comment ça marche parce que ça sert à rien de financer des équipements extrêmement coûteux si on découvre qu'ils ne sont pas adaptés à telle ou telle mission. Et il n'y a que l'expérience en matière de défense qui permettent de de porter un jugement sur la capacité de nos moyens. François Gouillette, je le rappelle, vous êtes ancien ambassadeur de France aux Émirats arabes-unis et en Arabie Saoudite.

On est regardé encore aujourd'hui avec beaucoup de sérieux par tous les acteurs de la région et bien au-delà. notre crédibilité, elle est intacte et particulièrement renforcée par ces séquences, par notre présence en Méditerranée. En tout cas, les les les pays du Golf, pour ne parler que de des deux que vous avez mentionnés, qui sont les deux pays les plus importants avec le Qatar de la région, effectivement considère que la les accords qu'ils ont avec la France, ce sont des accords importants pour assurer leur sécurité et je dirais qu'ils attendent aussi de la France qu'elle fasse entendre une voix qui puisse compter dans le concert des nations aujourd'hui.

Il est clair que de ce point de vue, les pays du GF, je le disais tout à l'heure, leur crainte la plus forte, c'est d'être entraîné contre leur gré au fond dans cette aventure militaire qui est engagée maintenant depuis depuis quelques jours et dont dont l'extension est continue. Je On parle de dissuasion depuis tout à l'heure et ça passe par l'image colonel. ce que l'on voit hier derrière, pardonnez-moi, derrière les hommes au fond, des missiles, des ogives.

Est-ce que vous pouvez expliquer ? Non, mais parce que il faut pas se tromper. Tout est choisi, on cadre les images, on choisit ce qu'on veut montrer, on sait sur quoi on veut communiquer.

Ce que l'on montre là au monde à travers ces images, c'est quoi ? Euh bah, on est sur des des missiles. Al peut-être alors là, je vous des solaires.

Oui, peut-être euh solaire, ça sûr, je crois. Peut-être. Mais on est dans les hangars, donc on est dans la soute à munition, si vous voulez. une certaine façon de du porte-avion.

Donc là, vous avez tout. On voit au dessus par exemple aussi, on voit des des RR et des projectiles RR. L'intérieur du rafal, c'est ce qu'il est polyvalent donc on peut l'utiliser pour faire des missions RR mais a priori il y a assez peu de men enfin il y a peu de menace avion.

En revanche oui, c'est les rafales peuvent être utilisé éventuellement pour taper des drones éventuellement peut-être des missiles certains types de missiles missiles croisières. Vous le rappelez tout à l'heure 2024, les rafales qui étaient en Jordanie ont participé à la défense du ciel de de cette façon. Mais ça peut être aussi, si on si on le souhaite, on va euh utiliser des bombes des bombes guidées comme celles que l'on fournit euh au aux Ukrainiens, des bombes guidé à distance, des euh toute une batterie de de missile.

On peut aussi faire du renseignement en mettant des pots de de d'amoclessè qui permettent de surveiller également toute toute la zone, qui permettent de compléter de certain certaine façon ce que je disais tout à l'heure avec les les avions radar quoi. On peut en plus ajouter des des rafales pour dans cette mission. Donc on veut dissuader.

On va entendre les mots du président d'ici quelques instants qui va essayer de les utiliser également à ces finsl on nen doute pas un instant. Mais aujourd'hui notre force de de dissuasion par exemple je sais pas dans les États-majors dans la région on a la télé allumée pour regarder ce que fait le porte-avion français ce que dit le président français. On est efficace on est puissant.

Je suis pas complètement Oui, on est puissant. On a des moyens incontestablement. on peut peser sur les événements euh mais tout le monde sait que on n pas envie de de peser sur les événements.

Enfin, en tout cas, on n'a pas envie d'entrer en guerre. Donc, on n'est pas actif si vous voulez. On n'est pas engagé dans opération.

Vous avez tous les jours, vous avez des centaines de de sorties américaines ou israéliennes en direction de de l'Iran. Bah là, non, les le les Raphas, ils vont pas attaquer l'Iran. C'est pas prévu.

Le président français, allez-y, monsieur le ministre, pendant que le président que les les États-majeurs communiquent et se surveillent, s'observent et changent d'ailleurs d'une façon positive. Cela ne veut absolument pas dire qu'il y ait une probabilité d'implication totale. Le seul se la seule information que qu'a évoqué le président Macron dans son intervention au large à Crête en Crète pardon, c'est en effet le cas d'agression, ce qui est arrivé sur la base britannique de Chypre.

Non, mais si vous voulez le porte-avion plus les deux bases aériennes que l'on a dans la région, on a à peu près une force de frappe maintenant d'une soixantaine d'avion de combat de rafales pour l'essentiel, peut-être des mirages 2000 mais surtout des rafales. Donc 60 avions de de combat, c'est voilà, c'est c'est pas rien. Alors, il a multiplié les séquences fortes Emmanuel Macron en terme d'image également et regardez, il va parler depuis le porte-avion avec ses avions derrière lui.

écoute la marine monsieur chef d'étatmajor particulier amiral commandant je suis heureux de vous retrouver tous et de pouvoir vous dire quelques mots d'abord pour vous remercier de la manœuvre qui vient d'être d'être opérée il y a quelques jours. Je sais que vous étiez partis depuis fin janvier, que vous aviez déjà mené plusieurs exercices en Atlantique Nord et compte tenu de des frappes décidées il y a un peu plus de 8 jours par Israël et les États-Unis d'Amérique, des frappes en réponse de l'Iran et de la déstabilisation de toute la région. J'ai en effet pris la décision et demandé au Sma de pouvoir vous donner instruction de faire route pour rejoindre la région.

Peu de marines sont capables de faire ce qui a été fait. et vous l'avez fait à vitesse soutenue, je le sais, et dans une manœuvre exceptionnel et je voulais avant toute chose vous en remercier. C'est une grande fierté pour moi d'être à nouveau parmi vous, de vous retrouver dans ce hangar et d'être à nouveau sur le Charles de Gaulle avec l'ensemble du GAN.

C'est aussi une fierté de le faire avec l'ensemble de nos de nos moyens français et de vous voir coordonner de manière parfaite avec plusieurs européens. Nous avons vu les frégates néerlandaises, espagnoles, maintenant italiennes, bientôt grec qui vous rejoignent. Alors, pourquoi cette manœuvre et quel est le cadre dans lequel vous allez opérer ?

Pour vous en dire quelques mots avec malgré tout la prudence d'usage parce que le cadre est encore mouvant. D'abord pour protéger nos compatriotes dans la région, nous avons plus de 400000 ressortissants qui vivent et il était important de ramener des moyens pour pouvoir en cas de rapatriement de difficultés être à la manœuvre. Et le GAN avec l'ensemble de ces moyens plus ce que nous sommes en train de rapporter ici en Méditerranée orientale nous permettra d'être à l'initiative et de le faire aussi en lien avec les autres européens et de ne pas subir.

La deuxième chose, c'est de protéger aussi nos alliés, nos amis, ceux avec qui nous avez nous avons des accords de défense. Depuis le premier jour, on a envoyé des moyens système mistral, rafale et cetera. Et c'est important de pouvoir être aussi au côté des pays de la région avec lesquels nous avons des accords de défense et qui peuvent être fragilisés par ce qu'il ce qui se passe et de pouvoir opérer l'ensemble de la manœuvre et tout particulièrement le faire pour Chypre qui sera le début de votre mission.

La langue d'Occ est arrivée il y a quelques jours, système mistral aussi, et de le faire pas trop loin du Liban qui est aussi sous très forte pression. Puis la troisième chose, c'est de pouvoir coordonner une manœuvre plus large, elle aussi totalement pacifique, défensive, mais qui est notre responsabilité, qui est dans ce cadre très désorganisé de pouvoir préserver la liberté de navigation et participer à la sûreté maritime. C'est important pour beaucoup de pays qui sont alliés et c'est important aussi pour les intérêts de la France. particulier pour la liberté du commerce, pour permettre pétrole au gaz de pouvoir circuler parce que nos compatriotes vivent déjà les conséquences de ce qui se passe.

Et donc nous aurons à opérer des manœuvres en Méditerranée orientale. d'aller les orchestrer au premier chef, de pouvoir aussi participer aux opérations en mer rouge et de Suè à Babel Mandeb de continuer de faire ce que nous avons plusieurs fois fait ces dernières années qui est de préserver cette liberté de navigation dans le cadre en particulier de la mission aspides et de concevoir aussi une mission adoc au moment voulu elle aussi pleinement défensive pour pouvoir rester sa quand les conditions seront permises, la circulation et l'ouverture calibrée dans le D3 d'Ormouse. Mission qui nous est familière et qu'on a pu accomplir avec d'autres il y a maintenant quelques décennies.

Voilà le le cadre, si je puis dire, dans lequel nous nous inscrivons. La France est là pour protéger les siens, pour être au côté de ses alliés et de ses amis qui sont frappés et pour pouvoir participer à des missions au combien essentiel de liberté de navigation et de sûreté maritime. C'est dans ce cadre strict que nous opérons.

Nous ne participons pas à un conflit en cours et nous opérons dans ce cadre. Votre présence aujourd'hui démontre la puissance de la France, celle d'une puissance d'équilibre, de paix au côté de ses amis, celle aussi d'une puissance européenne qui s'est organisé autour d'elle et orchestré la présence de plusieurs autres européens. Et c'est exactement ce que nous allons consolider dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent avec le degré d'incertitude que les événements font porter sur la situation.

Voilà ce que je voulais vous dire en vous disant ma confiance, ma reconnaissance pour la manœuvre tout particulièrement des derniers jours, mais aussi les exercices que vous avez préalablement conduit et pour vous dire aussi ma ma confiance pour les jours, les semaines, les mois qui viennent. La mission est exigeante mais je vous sais à la hauteur de celle-ci et tout particulièrement dans cette année un peu particulière pour notre marine nationale mais également avec l'ensemble de nos aviateurs, nos soldats et toutes celles et ceux qui concourent à la mission du GAN. Merci à tous avec ma confiance.

Vive la République ! Vive la France ! Allons enfants de jour de gloire est arrivé contre nous de la tyrannie les grandard semblant élevé les trendards semblant élevé entendez-vous dans nos campagnes muggir ces fér Solat qui viennent jusque dans nos rois égorg nos fils et nos compagnes.

Citoyens formés au bataillons. Marchons, marchons bien sans un but à de sion. Toujours puissante cette Marseillaise, surtout dans un tel cadre.

Nous sommes et vous êtes à bord du porte-avion Charles de Gaulle, embarqué depuis quelques minutes maintenant. La visite surprise du président de la République. À ses côtés, vous aurez aussi vu le chef d'état-major des armées, le président de la République et le chef d'état-major à hauteur d'homme au milieu des hommes pour les féliciter d'abord pour une manœuvre qualifiée d'exceptionnelle rapidité d'exécution pour arriver sur zone.

Le président qui est aussi dans un exercice de pédagogie expliqué au militaires mais certainement au grand public pourquoi cette manœuvre. Protéger dit-il les compatriotes protéger nos amis, on va tout vous expliquer notamment auprès de du Liban. Coordonner les manœuvres plus larges, préserver la liberté de navigation, il promet des manœuvres en militaryé oriental et vers la mer Rouge et avec potentiellement des manœuvres pour la circulation dans le détroit d'Ormouse.

La France est là pour protéger les siens, dit le président français et est là bien précisé, nous ne participons pas à un conflit en cours. Nous sommes toujours avec l'ancien ministre de la défense que vous êtes Gérard Languet toujours avec François Gouillette ancien ambassadeur le colonel Goya Hélène Bonet qui a eu la chance et l'honneur d'être sur ce porte-avion en reportage il y a quelques années avec Guillaume Roquet. Monsieur le ministre pour commencer le message selon vous principal que le président délivre et laisse dans l'esprit des troupes et des Français à l'issue de cette prise de parole ?

Son message est quand même ambigu parce que bon, nous sommes présents, l'idée est quand même de rendre service et la probabilité de recevoir un mauvais coup est quasi inévitable. Comment réagir et avec qui ? Le président a juste titre d'ailleurs n'a pas le dire maintenant mais on doit évoquer cette évidence c'est que quand on envoie des frégates un porteavion deux bateaux de projection et de commandement et en effet 40 plus de 40 appareils. probabilité qu'il et que l'on s'efforce de préserver la liberté de circulation.

Donc que l'on sa on accepte de évidemment de de d'écarter des des tout engins, type drone, type missile, de quelque nature qu'il soit, la possibilité d'un d'un accident de feu ou pas ou d'être désigné comme une cible par l'Iran appelant un chat un chat est quand même extrêmement forte et il faut que l'opinion française le sache. les conséquences potentielles. Le colonel Goya, je me tourne vers vous.

Là encore, cette question simple, le message envoyé, quel sera le si vous étiez à bord du porte-avion ? Voilà, si vous étiez l'un des militaires à écouter le président de la République en manœuvre au large de la crête en opération, quel est le message que vous retiendriez ? Euh alors d'abord non, d'abord c'est important de montrer que il s'est adressé à l'équipage.

Il s'est pas adressé c'est pas Urby Orby c'est pas il était pas un pupitre où il s'adresse au monde. Donc c'est il s'adresse au Marin euh pour d'abord pour les les remercier, pour les saluer et pour leur expliquer la mission qu'ils connaissent qu'ils connaissent tous déjà heureusement. Euh mais euh voilà, c'est euh c'est une mission qui effectivement malgré tout est assez complexe euh et euh et malgré tout dangereuse aussi.

Ah, le président de la République à nouveau à l'image, me dit-on. On est toujours sur le pont du porte-avion Charles de Gaulle. On va guetter bien sûr hein.

Chaque mot du président français, vous l'avez compris, chaque séquence compte. Chaque mot compte également. Allez-y colonel.

Oui. Non mais je disais dangereuse. Je je rejoins ce que disait monsieur le ministre.

C'estàd qu'à un moment on va s'engager quand même très près très près de la ligne de front que on va s'engager aussi certainement c'est déjà le cas d'ailleurs pour intercepter un certain nombre de projectiles. Donc on c'est déjà on est déjà en contre de l'Iran. Organiser la liberté, protéger la liberté de navigation.

D'accord. Comment on fait ? Qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe s'il y a des vedettes iraniennes qui attaquent des des navires ?

Est-ce qu'il faudra combattre ? Est-ce que dans ce cas-là, est-ce qu'à un moment donné les Iraniens vouont pas comme dans les années 80 nous prendre également comme cible ? Euh et donc oui, il faut s'attendre, faut peut-être préparer l'idée à cette idée que c'est effectivement c'est dangereux.

Alors je parle pas des mars, ça c'est c'est leur ils le savent mais préparer peut-être l'opinion physique publique française que bah il y a il y a des risques, il y a peut-être des soldats français qui sont agressés et que il faudra peut-être répondre à ce moment-là peut-être plus vigoureusement. On on peut être très vite pris pour Cobell Gér avec la présence d'un président français sur le porte-avion en manœuvre au large de la Grèce. Monsieur l'ambassadeur, les diplomates de la région qui regardent le président français que voit-il ?

Ben, ils attendent de de de connaître les nos intentions, mais je crois qu'elles ont été exprimées assez clairement par le président. Nous ne sommes pas partis à ce conflit et nous n'entendons pas y être. Mais il y a effectivement la perspective d'une opération de sécurisation de la circulation et de la navigation dans le D3 d'Ormus qui peut nous exposer comme le disait le ministre à des attaques par exemple des passes d'Aran qui n'ont pas fait ministère de leur intention de contrôler strictement le le le le le détroit et de le fermer.

L'importance Guillaume Roquet d'envoyer ce message parce qu'il y a pas que le message aux armées, il y a le message aux Français et que l'on retienne en bas de les grands. Nous ne participons pas à un conflit. l'importance de ce message là dans la séquence.

Oui. Et ce que ce que le président de la République n'a pas dit est presque aussi important de ce qu'il a dit. Corrigez-moi si je me trompe, mais moi je n'ai pas entendu prononcer le mot Iran dans l'intervention du président de Républi.

Et donc cétait c'est là qu'on voit l'extraordinaire prudence qui est celle de la France. Emmanuel Macron s'exprime à nouveau. Merci.

Bonjour monsieur le président. Vous avez détaillé tout à l'heure à Chpre l'étendue des moyens déployés par la France dans la région. le Charles de Paul concrètement quelles vont être ces missions et vous avez cité la mer rouge le D3mous concrètement à terme est-ce que le Charles a vocation à débloquermous et aller en mer rouge merci beaucoup d'être là d'abord j'ai beaucoup de reconnaissance pour l'ensemble de l'équipage.

Vous savez, on est sur le aujourd'hui donc notre porte avion le Charles de Gaul, il était il y a quelques jours à Malmeux, donc au l'Atlantique Nord a mené des opérations en lien avec nos partenaires et la frégate qui est derrière nous, la Bretagne était il y a quelques semaines au Grandlande pour assurer les missions qu'on lui avait donné, être au côté de nos alliés pour pour la sûreté, la sécurité dans cette région. Ça montre notre capacité de projection quand on le décide. Il y a en effet quelques jours, j'ai pris la décision de demander au groupe aéronaval de venir en Méditerranée orientale.

Pourquoi ? Parce qu'il y a maintenant une semaine, la guerre a commencé dans la région. les frappes d'Israël et des États-Unis d'Amérique sur l'Iran, les répliques de l'Iran et les bombardements de beaucoup de pays de la région, beaucoup étant liés à nous-même.

Et donc faire revenir le porte-avion avec l'ensemble des fréguettes qui l'accompagnent, avoir c l'ensemble de ses forces, c'est à la fois pour nous une évidence et ce qui va nous permettre d'agir. D'abord parce que nous avons des ressortissants dans la région. On a ces derniers jours et encore ces dernières heures permis à beaucoup de nos compatriotes de passage en vacances où les plus vulnérables de revenir à travers des rotations militaires, des avions affrêtés et l'ouverture de d'avion de compagnie aérienne de la région.

Néanmoins, nous pouvons être confrontés à des situations d'urgence et il est important de pouvoir opérer. Et donc le porte-avion avec aussi les portes hélicoptères amphibie, nous allons en déployer deux au total de dans l'ensemble de ces opérations et les frégates vont nous permettre en lien avec les autres européens d'organiser, de prévoir, de planifier des opérations d'évacuation, de rapatriement s'il devait y en avoir. Ça c'est la première chose. protéger nos compatriotes dans une région une région une région pardon qui s'est embrasée.

La deuxième chose c'est que nous avons des accords de défense avec beaucoup de pays qui sont aujourd'hui attaqués. Alors, on a réagi tout de suite. On a envoyé des rafales, des systèmes de défense antiaérien.

Vous étiez ce matin à Chypre, on a vu les systèmes mistral, on a envoyé plusieurs autres à Chypre évidemment aux Émirats Arabes Unis, Qatar, Kuwait, Arabie Saoudite. On envoie aussi des systèmes en Jordanie ou en Irak pour les aider à se protéger. Et l'ensemble des moyens maritimes que nous sommes en train de déployer vont peut-être participer à ces missions purement défensive.

On est au côté de nos amis et nos amis. Et puis la troisième chose, c'est la liberté de navigation et la sûreté maritime. C'est de permettre la libre circulation de ce qui fait le commerce international et de ce qui fait aussi la la circulation du pétrole et du gaz.

Et là-dessus, avec notre porte-avion et les moyens qui se déploient autour, on se donne des options pour pouvoir intervenir le moment voulu. D'abord donc assurer la libre circulation en Méditerranée orientale. C'est pour ça que dans un premier temps, il rejoindra la frégate Langdot qui depuis plusieurs jours est déployée au large de Chypre.

Ensuite, la circulation en mer rouge du canal de Suèse à Babel Mandeb. Et là, nous avons une mission qui est structurée parmi les Européens qui s'appelle la mission Aspidè. Et donc cette mission, nous y délgrons environ deux frégates.

En tout cas, on a prévu dans la durée de pouvoir faire cela. Elle est coordonnée par nos amis grecs et on est avec les Italiens, les Grecs, les Néerlandais, plusieurs autres. Et elle permet d'escorter les bateaux.

Aujourd'hui, les portes containers qui passent ne sont pas menacées. Il y a 18 mois de cela, il l'était et on escortait ces portes conteneur. On se met en situation de le faire s'il y avait une reprise de l'hostilité en particulier parce que là, ce sont les outils qui, comme vous le savez, sont des groupes terroristes proches de l'Iran qui pourrai reprendre leurs activités.

Et puis troisème théâtre important pour la liberté de circulation, c'est le fameux D3 d'Ormous. Il est aujourd'hui de fête fermé. Ça fait partie des choses que j'ai demandé hier au président Péchon, le président de la République islamique d'Iran.

Aujourd'hui, les frappes ne permettent pas d'envisager une réouverture à court terme. C'est un théâtre de guerre. Mais quand les circonstances le permettront, ce que nous sommes en train de de concevoir, c'est au fond une mission intergouvernementale, c'estàd avec plusieurs pays.

On a plusieurs Européens qui sont prêts à le faire avec nous. On a les Indiens qui on en a parlé. On a d'autres pays asiatiques qui sont frappés par les conséquences de ce qui se passe et l'objectif ce serait quand il y a une baisse de ces conflits de manière totalement pacifique de pouvoir escorter des tanqueurs, des portes conteneurs et de rouvrir la route du gaz et du pétrole en sortie d'ormous pour aller alimenter les marchés mondiaux et puis la route aussi des portes conteneurs pour alimenter beaucoup de pays de la région qui aujourd'hui euh sont en train de manquer de certaines denrées ou de certains éléments.

Et là, le Mich Charles de Gaul pourrait intervenir. C'est une mission par exemple qu'il a accompli en tout cas son prédécesseur il y a maintenant 40 ans dans ce qu'on appelait la guerre des tankers. Il ne le ferait pas seul.

Ça se ferait avec plusieurs autres pays et ça se ferait dans un moment où en tout cas le cadre doit être clair avec les parties prenantes. Ça n'est pas dans une mission offensive, c'est dans une mission d'accompagnement. Au moment où je vous parle, les conditions ne sont pas remplies, mais nous nous mettons en situation de pouvoir le faire en temps voulu. dire qu' général, monsieur le président, est-ce que vous êtes surpris ?

Vous avez parlé hier avec le président iranien par la ténacité de la réponse iranienne. Et puis côté américain israélien, là aussi, vous avez des échanges fréquemments. Est-ce que vous en pensez des échanges que vous avez avec eux que cette guerre est partie pour durer ?

Nous nous mettons en situation de pouvoir durée et je pense que rien n'indique que cette guerre cessera dans les jours à venir. Et donc cette guerre, je pense durera à coup sûr dans cette phase intense en tout cas plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines. Et tout dépend aussi de de la clarification que les uns et les autres font sur leur objectif final et au fond ce qu'on appelle l'effet final recherché.

Je ne pense pas qu'on puisse avoir des changements profonds de régime de système politique uniquement par des bombardements. Par contre, si les l'effet final recherché et de neutraliser des capacités balistiques, une marine, c'est possible dans un temps de quelques semaines. Pour la France, quel est l'objectif ?

Nous, nous ne faisons pas partie de cette offensive. Nous, notre objectif c'est d'abord de protéger nos ressortissants, je vous l'ai dit. Et nous nous mettons en situation de pouvoir les protéger pour des semaines, des mois si c'était nécessaire.

Ensuite, c'est d'être au côté des pays qui sont nos alliés, nos amis, s'il devaient encore être sous la pression et sous les sous le feu. Et c'est tout particulièrement, ce qui pour la méditer la Méditerranée orientale est clé, de nous mettre en situation aussi d'aider le Liban qui est sous une forte pression aujourd'hui. Et puis la troisième chose, c'est d'assurer ces missions dans la durée de liberté de circulation et de sûreté maritime.

Et donc voilà nous si je puis dire, nos objectifs, ils sont clairs. C'est dans ce cadre là que nous opérons et nous nous mettons en situation de pouvoir durer et d'avoir le maximum d'options à notre main. Et cela France peut le faire parce qu'elle a un groupe aéronaval comme celui-ci, parce qu'elle a les frégates qui l'accompagnent et parce qu'elle s'est agrégé autour d'elle des partenaires européens.

C'est notre force. Et je veux remercier les partenaires européens qui sont avec nous. Comme je vous le disais, au moment où je vous parle, nous sommes en train de fini dans les dans les 48 prochaines heures les déploiements.

Nous aurons dans cette région, c'estàdire Méditerranée orientale, mer rouge jusqu'au Détroit Dormous, h frégates, deux portes hélicoptères amphibie et le porte-avion Charles de Gaulle avec évidemment tous les moyens aériens qui l'accompagnent. Trois haill rafales, trois hélicoptères qui sont ici sur sur le porte-avion. À propos de nos alliés, pour mesurer l'intensité du conflit, est-ce qu'on continue d'intercepter des drones au-dessus des pays du golf ?

Combien en a-t-on intercepté ? Et puis est-ce que selon vous, on est rentré dans une guerre asymétrique ? Écoutez, il y a eu des interceptions qui ont continué ces derniers jours.

Il appartient aux pays concernés de donner les chiffres qu'ils veulent donner. Nous le faisons nous dans dans le cadre des partenariats qui sont les nôtres. Et on continue aussi d'apporter les systèmes de défense antiaérien.

Je qualifierai pas plus que cela la situation. Il y a des risques d'escalade aujourd'hui qui existent. En tout cas, c'est clair des risques d'escalade géographiques, des risques d'escalade quand je vois que ces derniers jours des infrastructures ont été touchées, en particulier des usines de dessalinisation, en plus des moyens aussi de production d'hydrocarbure.

Et donc tout ça montre que la situation demeure extrêmement volatile. Elle est fragile. C'est aussi pour ça que au-delà de ces missions strictement défensives que la France assure auquel elle contribue avec ses partenaires et nous voulons coordonner les choses au niveau économique.

La France comme vous le savez depuis le 1er janvier à la présidence du G7 tenu aujourd'hui une réunion des ministres des finances. Demain, une coordination sera entre ministre de l'énergie. J'ai proposé qu'on ait une coordination entre chef d'état et de gouvernement pour pouvoir là aussi essayer de d'optimiser les choses avec nos réserves stratégiques, avec des prises de décisions coordonnées, d'essayer de d'atténuer l'impact sur les prix du gaz et du pétrole autant que nous le pouvons.

Et c'est important parce que pour beaucoup de nos compatriotes qui nous écoupent, bien les l'impact de cette guerre se fait déjà ressentir dans les prix à la pompe et se fera ressentir aussi sur les les prix du gaz dans les semaines qui viennent. Dans les réserves stratégiques, c'est la solution privilégée que vous privilégieriez. D'abord, il y a une coordination à faire.

Il faut, il est important au-delà du G7, même plus largement que les pays coopèrent, toutes les mesures de restriction de l'export, elles créent des problème parce qu'elle elle disloque un peu le marché mondial et donc elle crée des emballements de prix par notre coordination qu'on puisse réduire la volatilité, les effets de spéculation. Et ensuite, les pays du G7 ont en effet des réserves stratégiques. Elles sont faites pour ça, pour piloter les choses dans les moments de tension.

Donc il faudra le faire avec les éléments objectifs qui nous seront donnés par l'Agence internationale de l'énergie et en étant coordonné mais je pense qu'on s'oriente en tout cas vers des mesures techniques de cet ordre. Une petite question, qu'est-ce que vous pouvez dire aujourd'hui aux Français ? Il n'y aura jamais d'opération offensive dans ce complit mené par la France même si des pays alliés nous le demandent et sont attaqués beaucoup plus massivement par l'Iran.

Aujourd'hui, je peux dire aux français que la France dans ce grand désordre de la région opère avec calme, méthode au service de la protection de ses ressortissants, en partenariat avec ses alliés et de manière strictement défensive et au service de la liberté de de circulation pour défendre au fond nos intérêts propres, nos ressortissants, notre sécurité et l'accès aux ressources dont on a besoin et et l'économie mondiale. et puis pour être à la hauteur de nos responsabilités, c'est-à-dire au côté de de nos partenaires et de ceux avec qui on a des accords de défense, pas plus. On ne sait pas comment la guerre peut évoluer.

Il y a le lot d'incertitude qui va avec un tel conflit. La France n'a pas déclenché ce conflit. Elle n'y est pas partie prenante.

Mais nous agissons là comme puissance de paix, puissance d'équilibre. On défend les nôtres, on est au côté de nos amis. Voilà le cadre strict dans lequel nous opérons aujourd'hui.

Merci monsieur le président. Merci beaucoup et je remercie à nouveau tout l'équipage du Charles de Gaulle d'être là et et d'avoir fait cette manœuvre qui est historique de s'être redirigé depuis l'Atlantique Nord jusque la Méditerranée dans un temps record. Il y a peu de marines qui font ça au monde.

Vous pouvez être fier de la marine nationale qui va fêter dans quelques semaines ces ces 400 ans. Merci beaucoup. Merci.

Voilà Emmanuel Macron. Nouvelle intervention. Je vous le rappelle.

Vous êtes et nous sommes à bord du porte-avion Charles de Gaulle, visite surprise du président français Gérard Longuet. Il refuse de dire que la France n'ira pas plus loin. Il le dit nous sommes dans le défensif, nous ne sommes pas partie prenantes mais il refuse de répondre à la question de savoir si un jour nous pourrions changer de positionnement.

En tout cas, ce qui est certain, c'est que le fait d'avoir des accords de coopération, accords stratégiques, de défense, je ne sais pas le terme le plus exact avec les Émirats arabes unis, avec le Qatar, avec Kuwait et une sympathie réelle pour le Liban peuvent nous exposer un moment ou un autre. sans doute pas en première ligne, mais je ne vois pas si nos bases sont attaquées être en l'occurrence, il ne s'agit que de celle de d'Abou Dhabi. Je ne vois pas comment on ne serait pas impliqué.

Euh en revanche, il est très clair, nous ne participons pas au système israélo-américain euh au moins tant qu'il dure. Colonel, au moins tant qu'il dure parce que on sent que c'est pas tout à fait le même objectif de guerre entre ces deux pays qui ne sont pas exposés de la même façon et dont les dirigeants n'ont pas forcément la même logique. Colonel Goya, effectivement, il a martelé le président français.

La France opère de manière strictement défensive. écrit en bas de votre écran. Nous ne participerons pas à un conflit en cours.

Mais quand la question lui est posé à la fin par Léonatal, le TF1 LCI, de savoir si notre position pourrait évoluer, il ne dit pas non. Il ne faut rien écarter. Oui.

Non, mais ça c'est normal, il a raison, hein. Bien sûr. Maintenant, dans dans toute cette affaire euh alors d'un point de vue militaire, la première partie euh de la mission, la défense du ciel, que ce soit euh de du ciel des pays alliés, que ce soit le ciel même dans la mer rouge, euh c'est-à-dire concrètement intercepter les missiles, les drones qui passent à proximité.

Bon, OK, ça on peut un peu à peu près le le comprendre. la mission de d'escorte de de navigation dans le détroit d'Ormuse mais uniquement euh lorsque la guerre sera finie. Euh ça j'ai un peu plus de mal à comprendre l'intérêt en fait hein.

C'estàd qu'aujourd'hui ça ne sert pas à grand fini ça sert plus à rien d'escorter le les davir. Donc à ce jour ça ne sert pas à grand-chose. Ce sont que des déclarations que des symboles pour l'instant.

Oui quand même un peu quoi. C'està dire que si on va près du D3 d'Ormous et que finalement on nintervient pas tant qu'il y a des frappes de part et d'autre, ben on risque d'attendre longtemps hein. Donc c'est c'est assez assez vin.

Et puis après effectivement il y a cette question. Bon et si on est attaqué directement alors effectivement à la base d'Abou Dib ça pourrait être par exemple à 700 soldats encore au sud du Liban. Euh bon, j'ai quand même de mauvais souvenirs he sur le Liban dans les épisodes précédents.

Je rappelle qu'on a une plus de une centaine de soldates français qui sont morts au Liban dans différentes dans différentes missions. Euh si par extraordinaire le esbola s'en prenait au français euh voilà sur place et que il y avait plusieurs soldats français qui étaient tués, qu'est-ce qu'on fait ? Si l'attaque si la base en Jordanie était attaquée par une milice chite proche de l'Iran, bon qu'est-ce qu'on fait ?

Si la base d'Abu Dhabi est durement frappée, enfin il y a trois petites bases en réalité Abu Dhabi. Si l'une de ces ancêtres était durement frappée par les Iraniens, on des missiles balistiques qui tombent au milieu, il y a de la casse, il y a il y a des pertes, qu'est-ce qu'on fait ? Euh est-ce que on on reste en posture défensive ?

On dit "Bon ben, OK euh c'est passé à travers, on a pas pu euh on n pas pu rester, tant pis. où est-ce que on reposte et dans ce cas-là, il faut si on veut être vraiment dysuasif, il faut aussi être un peu menaçant parfois il aura peut-être été utile de d'en parler, de préciser. Guillaume Roquet, nous ne participons pas à un conflit en cours.

La France opère de manière strictement défensive. Oui, mais il faut assumer le lot d'incertitude pour reprendre les mots du président français lui-même. Oui, parce qu'il est certain que quand on déploie un arsenal aussi important dans une zone aussi conflictuelle, le le risque de de de d'effet d'entraînement, il est il est réel et je pense que on devient une cible en par absolument et et vous savez, on on ne on ne choisit pas toujours son ennemi.

Parfois, c'est lui qui vous désigne en vous frappant. Or, c'est un c'est une un scénario qui n'est pas du tout théorique parce que l'une des grandes surprises de ce conflit, c'est que l'Iran n'a pas seulement riposté au aux attaques euh qui lui étaient portées contre Israël ou contre les bases euh américaines euh dans dans le dans le dans le golf. Il y a aussi eu des frappes sur les intérêts économiques des pays de la région.

Et donc ça veut dire que l'Iran considère qu'en gros euh il n'est entouré que que d'ennemis. Et donc le danger existe la même façon que il y a eu un drone qui est tombé sur la la base britannique de Chypre que qu'on soit qu'on puisse être des victimes nous qui sommes dans la région. Oui, je pense que même si la France veut pas jouer l'escalade, j'ai en tête une déclaration qui avait été faite, une déclaration commune entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne la semaine dernière et qui laissait entendre que il pourrait y avoir pour se défendre encore l'idée de frapper euh les les missiles, enfin les les moyens de lancement de missiles à la source à la source à moins de frapper en Iran.

Je vois pas ce que ça signifie autrement. Donc même si Emmanuel Macron ne le dit pas, on est dans un conflit qui peut escalader et donc les scénarios sont en tout cas même s'il ne dit pas qu' il va y avoir une une possibilité d'offensive, en tout cas je pense que les l'étatmajor prépare des scénarios en fonction de ce qui pourrait arriver. Et juste dernier point quand sur le effectivement l'escorte dans le D3 d'Ormous pour l'instant je vois pas trop comment elle se matérialise.

Vous avez Larry Larij qui est responsable de la sécurité en Iran qui a redit aujourd'hui que il y aurait pas de sécurité rétablie dans le D3 tant qu'il y aurait la guerre avec les États-Unis et Israël. Le président dit tant que c'est compliqué, tant que grosso modo les combats sont encore en cours, on y aura pas d'opération. Donc pour l'instant, on voit pas trop comment ça se matérialise.

Et Gérard Languet, c'est un incroyable exercice d'équilibriste en réalité pour le président de la République et le chef d'état-major des armées qui est également présent en ce moment sur le porte-avion puisque à la fois il faut rassurer les esprits, les troupes, les Français en disant "Nous ne sommes pas participants dans ce conflit, nous ne sommes pas cobelligérants." Mais en même temps en même temps il faut préparer les esprits à toutes les éventualités. C'est l'ambiguïté de la position du président qui met en valeur les capacités de la marine française, de l'aviation française.

Très bien. Qui rappelle nos accords très bien. Et qui nous dit en même temps, nous ne sommes pas partie prenantes dans une guerre qui ne nous concerne que indirectement.

C'est donc un exercice extrêmement difficile et comme le disait très justement Guillaume Roquette, euh on ne choisit pas ses adversaires, ce sont eux qui vous choisissent et dans le cas de l'Iran, ils sont tout à fait capables de nous choisir. Colonel, il reste une poignée de seconde. J'ai j'ai une dernière question.

Il le dit, rien n'indique que cette guerre ce sera dans les jours à venir. Il dit, il parle du risque d'escalade notamment géographique. C'est une certitude selon vous, les prochaines heures seront marqué du saut de l'escalade géographique.

Géographique, je ne sais pas, c'est déjà bien étendu hein quand même. Euh mais que ça va durer dans le temps. Oui, je c'est sûr.

Maintenant, juste un dernier mot, excusez-moi. Moi, je me rappelle d'une déclaration de François Mitteran en 1983. La France n'a pas d'ennemis au Liban quelques jours avant de que le bâtiment Dracar n'explose sous les coûts euh de US Bola manipulé par Lyon.

Colonel Goya, je vous remercie infiniment Gérard Longuet, monsieur le ministre, je vous remercie également d'avoir été avec nous pour commenter ces images à la fois extraordinaires et tellement inquiétantes du porteavion Charles Gaé. Permettez-moi de le dire-y. Ça fait quand même plaisir d'avoir des marins quand on sait que la Grande-Bretagne a du mal à équiper son eff.

Voilà, c'était le mot de l'ancien ministre de la défense. Merci beaucoup Guillaume Roquet d'avoir été avec nous.

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