Laurent Jacobelli : "Libérons les entreprises des normes et des taxes !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26RelanceÉludée
Pourquoi est-ce que vous êtes pour la dépense ?
- 2:28RelanceRéponse partielle
Pourquoi revenir sur la réforme des retraites ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Si on baisse l'impôt sur les sociétés, ça peut générer plus d'activité ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Réagissez aux informations sur la participation au gouvernement.
- 4:35OuverteRéponse directe
Êtes-vous optimiste sur l'issue des discussions avec Lecornu ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Quelle est la deuxième information de fin d'après-midi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« Vous baissez les impôts des entreprises et vous recreusez un peu plus de dettes ? »
- 1:04Invité politiqueFait
« Ces gens vont avoir des salaires et ne seront donc pas au RSA ou au chômage. »
- 2:37Invité politiqueChiffre
« 18 milliards d'économies, c'est ce que nous proposons par an en réservant les allocations non-contributives aux Français. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Supprimer les agences inutiles. Le millefeuille territorial, il y a des dizaines de milliards à aller chercher. »
- 2:48Invité politiqueChiffre
« La fraude sociale et fiscale, honnêtement, on a chiffré progressivement jusqu'à 100 milliards à aller chercher. »
- 7:29Invité politiqueFait
« une juge qui a manifesté contre Nicolas Sarkozy, qui était une des figures du mur des cons. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli49 %
- Invité18 %
- Présentateur12 %
- Invité 210 %
- Invité 35 %
- Invité 45 %
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L'enveloppe, je vais vous la donner, c'est à peu près zéro. Parce qu'aujourd'hui, quand deux personnes qui gagnent le SMIC font leur feuille d'impôt...
On l'a dit sur ce plateau tout à l'heure, et on a précisé que...
Les heures sub sont déjà quasiment toutes plus fiscalisées au SMIC. Donc, si c'est pour faire ce type d'annonce, on n'a pas attendu M. Lecornu pour voir des programmes de divertissement à la télévision. Donc, je pense qu'il faut maintenant qu'ils réunissent ses conseillers, qu'ils se mettent à travailler. Parce que, honnêtement, si c'est ça, ces mesures, pour sauver la France du déficit, pour sauver la France de la désindustrialisation et augmenter le pouvoir d'achat des Français, je pense qu'il peut directement retourner au ministère de la Défense. Je pense que c'est sérieux comme sujet aujourd'hui. On est face à une dette abyssale.
On est face à des Français qui travaillent, mais qui, malheureusement, à partir du 10 du mois, ne peuvent plus se nourrir ou emmener leurs enfants faire des loisirs. Donc, il y a un moment où il faut prendre des solutions. Les solutions, c'est quoi ? C'est créer de l'emploi dans notre pays. Pour créer de l'emploi, il y a deux choses. Libérer les entreprises. Trop de normes, trop de taxes, les impôts de production, dont on trouve une baisse massive des impôts des entreprises. Vous baissez les impôts des entreprises et vous recreusez un peu plus de dettes ? Mais bien sûr que non, parce que ça veut dire qu'on va embaucher des gens.
Ces gens vont avoir des salaires et ne seront donc pas au RSA ou au chômage. Ils cotiseront et donc abonderont les caisses sociales. C'est une spirale vertueuse qu'il faut retrouver. Aujourd'hui, c'est une mauvaise spirale. On met les gens au chômage, ils ont besoin de l'aide sociale. Il y a toujours moins de gens qui travaillent et qui payent pour plus de monde. Et donc, on va dans le mur. Il faut changer et inverser la logique.
Pourquoi est-ce que vous êtes pour la dépense ? Si on baisse les impôts, très bien, tout le monde est pour baisser les impôts. Mais il faut baisser la dépense. Or, vous, vous êtes pour la dépense, puisque sur la retraite, vous êtes sur une position qui n'est pas très différente de celle de la France insoumise. Vous êtes pour revenir sur la réforme des retraites, ce qui est quand même l'armageddon pour les finances publiques. C'est incroyable. Parce que vous, vous dites, c'est super de baisser les impôts. Il faut baisser la dépense. Or, la première dépense en France, c'est les retraites. Comment est-ce que vous pouvez dire que vous voulez revenir sur cette réforme ?
Dans quel monde c'est raisonnable ? Mais dans le monde réel.
Il y a Mélenchon et vous, en fait. Dans le monde réel, pas dans celui dans lequel vous vivez depuis des années, avec le système qui nous amène dans le mur. Le monde réel, c'est quoi ? Supprimer la mauvaise dépense, garder la bonne dépense. Moi, je fais partie de ceux... Attendez, je vais terminer, s'il vous plaît, parce que vous avez été très virulent, je vais vous répondre. Il y a des bonnes dépenses. Je crois franchement que l'aide sociale peut être une bonne dépense. Par contre, il faut chasser les abus. En revanche, il y a des mauvaises dépenses. On parlait tout à l'heure de l'immigration. Oui, c'est vrai, on importe des BAC moins 5.
Vous n'avez pas tout à fait répondu sur les retraites. Je vais le faire.
On importe des BAC moins 5 et on exporte des ingénieurs. Ça ne peut pas durer. Le coût de l'immigration, il faut faire une économie. 18 milliards d'économies, c'est ce que nous proposons par an en réservant les allocations non-contributives aux Français. Premièrement. Deuxièmement, supprimer les agences inutiles. Le millefeuille territorial, il y a des dizaines de milliards à aller chercher. La fraude sociale et fiscale, honnêtement, on a chiffré progressivement jusqu'à 100 milliards à aller chercher. Si on fait ça, si on fait ce travail de bon gestionnaire et de bon sens, on n'a pas à chercher à notre système social. Sur les retraites, vous n'avez probablement pas écouté ma démonstration.
C'est dommage. Parce que si on crée de l'emploi, on crée des gens qui cotisent, et plus il y a de gens qui cotisent, plus on pourra sauver notre système de retraite. Mais pour ça, il faut recréer l'emploi. Ce n'est pas complètement à l'échelle. Aujourd'hui, on a 5 millions de chômeurs.
Juste un point. Si vous baissez, par exemple, on a baissé l'impôt sur les sociétés, mais en fait, ça a rapporté plus. Donc on voit bien que quand vous baissez parfois les impôts qui sont trop lourds, ça peut ensuite générer plus d'activité. Trop d'impôts tue l'impôt. Ça, c'est un point qui est réel. En revanche, il faut travailler plus. Il faut qu'il y ait plus de personnes qui travaillent. Ce n'est pas la même chose.
Il faut que plus de gens aient accès au travail.
Les plus jeunes commencent à travailler plus tôt. Ça, c'est la question des seniors. C'est la question des seniors. Il y a les deux. Madame, messieurs, je voudrais simplement vous faire réagir également à deux informations de cette fin d'après-midi. D'abord, l'interview de Bruno Rotaillot, qu'il donne au Figaro dans l'édition de demain. Ça, c'est peut-être une mauvaise nouvelle pour Sébastien Lecornu. À ce stade, la participation de la droite au gouvernement, et donc actuellement la sienne, n'est pas acquise du tout. C'est une surprise ou il fait pression comme tout ministre qui a envie d'obtenir un peu plus ? Écoutez, il fait partie d'une majorité.
C'est un peu normal qu'il fasse pression puisque le PS fait monter les enchères d'un côté. Le RN, ce n'est pas très clair, mais...
C'est assez clair. C'est pour la censure. Nous ne participerons pas à ce gouvernement. Oui, mais c'est pour la censure.
Il fait monter les enchères. C'est juste ça. Il dit, moi, je ne veux pas de super taxes. Il veut ce qu'il veut. Il défend son truc. Ce qui fait que c'est quand même assez compliqué d'arriver à un accord. Moi, je suis plutôt pessimiste. Je pense qu'on va avoir beaucoup de mal à avoir un budget et je pense qu'on va s'enfoncer dans une crise de plus en plus. Bertrand Arcello, vous êtes optimiste ou pessimiste sur l'issue des discussions avec Sébastien Lecornu ? Et je vous donnerai la deuxième information dans un instant. Je n'ai pas la moindre idée.
C'est juste qu'on est revenu dans un système de partis. C'est la partitocratie qu'on a connue en Italie pendant longtemps et qu'on a connue en France pendant de nombreuses années aussi. Et on est en train d'être sur quelque chose qui ressemble un peu à la 4ème République, plutôt la fin de la 4ème République. Sachant qu'à l'époque de la 4ème République, on était en période de rattrapage économique, on avait 4% de croissance, le pouvoir d'achat croissait tout seul.
Et quand on n'avait pas de gouvernement, qu'on n'avait pas de gouvernance et que tout partait un peu dans le décor, ce n'était pas très très grave parce que globalement, la France était très dynamique, elle croissait très très fortement. Là, on est dans une crise multiple parce qu'elle est politique, elle est économique, elle est financière. Et donc, effectivement, on est...
Et géopolitique en plus.
Voilà. Maintenant, le peuple finira un jour sans doute par trancher et de donner des orientations précises, ce qu'il n'a pas fait jusqu'à présent dans les dernières élections législatives.
C'est le mot qu'on puisse dire. En tout cas, la deuxième information de cette fin d'après-midi, c'est le retour médiatique de Nicolas Sarkozy qui s'exprime dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux, une semaine exactement, enfin 6 jours précis, une semaine exactement après sa condamnation à 5 ans de prison. Je vous propose d'en écouter un extrait. Bien sûr, c'est une épreuve. Et je ne vous cacherai pas la difficulté de cette épreuve pour ma famille comme pour moi-même. Mais en même temps que je vous remercie, je voulais que chacun d'entre vous comprenne que je ne me laisserai pas faire, que nous allons vaincre parce que la vérité et l'innocence doivent triompher.
Nous allons vaincre, je ne me laisserai pas faire. Bertrand Martineau, vous le connaissez bien, Nicolas Sarkozy, vous avez travaillé à ses côtés.
Je ne le connais pas bien, mais... Vous avez travaillé avec lui ? ... pour savoir qu'il est indestructible, il a un mental absolument imprésemblable, donc il ne sera jamais mort.
Les mots ne sont pas les mêmes que ceux prononcés à la sortie du tribunal et dans les colonnes du JDD. Il n'y a plus la question de la haine contre lui ou de la violation de l'État de droit.
Non, mais il est d'une résistance extraordinaire. Laurent Jacobelli ?
Le président Sarkozy vit quelque chose d'étrange. Il est présumé innocent, puisqu'il l'appelle, et pourtant, il est à peu près sûr d'aller en plus... Oh, je sens qu'on va arriver à Marine Le Pen dans pas longtemps. Non, non, mais... Non, pardon. Laissez-moi terminer. Si je peux terminer un raisonnement avant de parler à ma place, ce sera très bien. Allez-y, je vous en prie. Je pense que ça pose une question. L'exécution provisoire, effectivement, vous avez... On n'arrive à Marine Le Pen.
On n'avait pas si tort que ça.
Mais, et surtout, le rôle politique des juges. Parce qu'on ne peut pas s'empêcher de penser qu'aujourd'hui, ne pas être de gauche, pour certains juges, est une situation aggravante.
Mais qu'est-ce qui, dans le jugement rendu, factuellement parlant, peut vous laisser penser qu'une décision a été prise ? 30 magistrats ont épluché le dossier de Nicolas Sarkozy.
Probablement, dont une juge qui a manifesté contre Nicolas Sarkozy, qui était une des figures du mur des cons. Vous vous souvenez de cette affiche, enfin, de ce panneau du syndicat de la magistrature.
C'est un tiers des juges. Et comme vous connaissez parfaitement le fonctionnement de la justice, vous savez que l'équipe de Nicolas Sarkozy aurait pu demander qu'elle ne juge pas et qu'elle ne l'a pas fait.
Je ne sais pas si Nicolas Sarkozy est coupable ou non. S'il est coupable, 5 ans de prison ferme ne paraît pas fou comme peine. En revanche, aujourd'hui, il est présumé innocent. Et je vois bien qu'il y a une forme d'attaque de certains leaders politiques. Vous avez raison, contre Marine Le Pen aussi. On parlait tout à l'heure du fait qu'il faille maintenant une majorité à l'Assemblée nationale pour prendre des décisions. Eh bien, ce n'est pas au juge de décider qu'il pourra être candidat à l'élection présidentielle ou pas. En tout cas, tant que le jugement ferme de la deuxième juridiction n'a pas été prononcé.
C'est un droit fondamental, constitutionnel, et notamment un droit de l'ordre, d'avoir deux juges d'enquête. Nicolas Sarkozy, présumé innocent,
comme Marine Le Pen est présumé innocent,
même s'il y a exécution provisoire. Absolument. Et donc, il ne faut pas que les juges jouent au démurge dans la démocratie.
Laurent Jacobelli