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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 10 décembre 2021 26 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécurité

Licences de pêches, naufrage mortel de migrants, service civique européen... Le 8h30 franceinfo de Clément Beaune

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteÉludée

    Une présidence européenne en pleine campagne présidentielle, est-ce pas embêtant ?

  • 2:33FerméeRéponse directe

    Le service civique européen sera-t-il obligatoire ?

  • 4:24FerméeRéponse directe

    Réformer Schengen signifie-t-il le retour des frontières intérieures ?

  • 8:09OuverteRéponse directe

    Les témoignages sur l'incompréhension entre secouristes et migrants sont-ils normaux ?

  • 11:05RelanceRéponse directe

    Les relevés téléphoniques confirment-ils les appels aux secours français et britanniques ?

  • 12:50OuverteRéponse directe

    Boris Johnson menace de faire des pushbacks, que ferez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « J'entends cette petite musique qui arrive récemment. Donc ça doit être un peu lié sans doute à une fébrilité de campagne. »
  • 2:57Invité politiqueChiffre
    « Ça concerne 5% environ des jeunes d'une génération. »
  • 3:16Invité politiquePromesse
    « Tous les jeunes, quel que soit leur parcours, leur milieu social, leurs moyens financiers, il faut qu'ils aient une expérience européenne. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « On n'est pas assez efficace à nos frontières extérieures, qu'il n'y a pas assez de contrôle. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Frontex, c'était rien du tout il y a 4 ans. Aujourd'hui, c'est déjà plusieurs milliers d'hommes. »
  • 7:02Invité politiqueChiffre
    « 10 000 gardes frontières de plus, c'est ce que propose Valérie Pécresse aujourd'hui. »
  • 11:38Invité politiqueChiffre
    « Nous en avons sauvé par les sauveteurs français, près de 8000 depuis le début de l'année. »
  • 12:50Invité politiqueFait
    « Aux Britanniques qui sont un grand pays de liberté, ce serait une aberration et une violation des règles humanitaires, du droit de la mer, du droit international. »
  • 15:22Invité politiqueFait
    « Nous déployons des centaines de forces de l'ordre françaises, des bras en plus pour surveiller les côtes justement. »
  • 20:19Invité politiqueFait
    « Il n'y aura pas, je le dis très clairement, toutes les licences auxquelles nous avons droit d'ici ce soir. »
  • 23:21Invité politiqueFait
    « Quand un désormais candidat à l'élection présidentielle dit « le peuple n'a pas besoin du droit » »
  • 23:45Invité politiqueFait
    « On retrouve une logique, c'est Charles Maurras à la sauce urbaine. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur13 %
  • Invité10 %
  • Invité 29 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Clément Bonne. Bonjour. Emmanuel Macron a présenté hier lors d'une très longue conférence de presse les priorités de la présidence française de l'Europe qui débute dans un peu moins de trois semaines maintenant. Une présidence qui se déroulera en pleine campagne présidentielle en France. Est-ce que c'est pas un peu embêtant ?

0:16
Invité politique

Écoutez, j'entends cette petite musique qui arrive récemment. Donc ça doit être un peu lié sans doute à une fébrilité de campagne. Mais d'abord, il faut rappeler pourquoi cette présidence a lieu là. Ça ne revient que tous les 13 à 14 ans. Donc c'est un moment important. Ce serait bizarre d'en priver la France. Les tchèques nous avaient proposé d'inverser avec nous ? Non. Alors j'ai entendu ça. Ils ne nous ont pas proposé. Non. Ils ne nous ont pas proposé. On aurait pu. On aurait pu le faire. On aurait pu demander nous-mêmes. Soit on l'aurait avancé. Bon. Je ne suis pas sûr qu'on aurait été dans un moment politique où il y aurait eu moins d'agitation de campagne ou de pré-campagne.

Si c'était en ce moment même. Soit on l'aurait repoussé. Moi, je trouve ça un peu bizarre pour un pays fondateur de l'Union européenne, engagé dans l'Europe. On assume d'ailleurs un engagement très pro-européen depuis 4 ans. De dire nous, ça ne nous intéresse pas. On attend 6 mois. Et puis, projetons-nous. Il y a des élections au mois d'avril. Ça n'a échappé à personne. Il y a des équipes qui se mettent en place. Commencer tout de suite après un 1er juillet, quelques jours après des législatives ou quelques semaines après des présidentielles, ça n'est pas non plus...

1:15
Présentateur

Mais si Emmanuel Macron perd en avril prochain, tout ce qu'il a dit hier, ce sera le prochain ou la prochaine présidente qui fera sa propre feuille de route.

1:22
Invité politique

Mais bien sûr, c'est la démocratie. Et je vous rassure, c'est déjà arrivé dans d'autres pays européens qui n'ont pas demandé à décaler les calendriers parce qu'ils avaient leurs propres élections. Et c'est arrivé même en France. Alors, c'était il y a longtemps. C'était il y a 25 ans où, à l'époque, c'était le président François Mitterrand qui ne se représentait pas, on le savait très clairement. Et il y a eu un changement de président. Jacques Chirac a pris la suite avec d'ailleurs une forme de continuité républicaine, mais aussi avec ses propres choix, sa propre marque de fabrique. Donc, la vie démocratique suivra son cours.

Et nous, notre responsabilité, c'est de faire en sorte que ce ne soit pas un exercice qui ne concerne d'ailleurs que le gouvernement. Moi, je réunis tous les mois un comité où tous les partis politiques sont là. Ça ne veut pas dire qu'on est d'accord. Mais ils sont associés. On discute des priorités. Et puis, il y a une période de réserve pendant laquelle c'est la loi républicaine. C'est bien ainsi. Six semaines environ avant le deuxième tour, quatre semaines avant le premier, pendant laquelle il n'y a pas de conférences de presse, d'événements gouvernementaux, de la présidence qui se tiennent sur le territoire national. On respectera tout ça.

On ne va pas ralentir des choses très importantes sur la régulation du numérique, sur la taxe carbone aux frontières, on en parlera peut-être, qui sont, je crois, essentielles pour la vie des Français, pour des raisons de débats politiciens sur le calendrier électoral.

2:33
Invité

L'annonce surprise de la conférence de presse hier, Clément Bonne, c'est la création d'un service civique européen de six mois pour les moins de 25 ans. Est-ce qu'il sera obligatoire ?

2:42
Invité politique

Non, ce n'est pas l'idée. L'idée, c'est d'abord de l'ouvrir à tous. Il y a des choses formidables qui se passent au niveau européen. On parle souvent d'Erasmus, qui est un des emblèmes de l'Europe, qui permet à des étudiants, essentiellement, effectivement, de faire six mois, un an d'études dans un autre pays étranger. C'est formidable, mais ça concerne trop peu de monde. C'est encore trop élitiste. Ça concerne 5% environ des jeunes d'une génération. On est en train de l'élargir aux apprentis, pour que ça ne soit pas que pour les étudiants universitaires. On va doubler son budget d'ici 2026.

Et l'idée du président de la République, c'est de dire tous les jeunes, quel que soit leur parcours, leur milieu social, leurs moyens financiers, il faut qu'ils aient une expérience européenne. Ce n'est pas un luxe ou ce n'est pas superflu, c'est une ouverture d'esprit incroyable.

3:26
Invité

Mais alors concrètement, un jeune qui est en alternance, par exemple, ou qui est en CAP menuiserie, il aura l'occasion de faire un service civique dans un autre pays européen ?

3:36
Invité politique

Oui, absolument. Ce sont des modalités qu'on va déterminer, bien sûr. Ça ne va pas se faire du jour au lendemain, parce que l'idée, c'est d'ouvrir à tous les jeunes. Donc, ça prendra un peu de temps. Mais déjà, c'est le cas. J'ai visité encore l'autre jour un centre de formation et d'apprentissage. En l'occurrence, c'était en boulangerie. Il y a des jeunes qui font des échanges dans des pays européens, en Allemagne ou en Espagne, dans le cas que j'ai visité à Pau. Et c'est très bien ainsi. C'est très bon pour leur formation. Donc, il ne faut pas considérer qu'Erasmus, c'est pour des enfants de milieux favorisés qui étudient dans les grandes écoles. Moi, j'en ai bénéficié.

Mais c'est trop peu de gens encore et c'est trop sélectif, pas ouvert assez à toutes les filières. Et y compris, je pense, c'est l'idée aussi de l'annonce du président, cette expérience européenne, qu'elle soit ouverte à décrocheurs, par exemple, à les jeunes qui ne sont pas en formation. Ça peut leur remettre le pied l'étrier de passer quelques semaines, quelques mois dans un autre pays et d'avoir un moment de respiration, d'ouverture et de formation.

4:24
Présentateur

Clément Beaune, Emmanuel Macron a dit hier, au tout début d'ailleurs de sa conférence de presse, que l'une des priorités de la France, c'était de réformer l'espace Schengen. Est-ce que ça veut dire très clairement que c'est le retour des frontières à l'intérieur de cet espace, à l'intérieur de l'Europe ? Je le dis clairement, non. Frontières qui sont déjà rétablies en partie aujourd'hui, que ce soit pour lutter contre la circulation des terroristes ou contre la circulation du virus.

4:46
Invité politique

Oui, mais je veux quand même insister là-dessus, parce que c'est très important. On n'a jamais joué de manière démagogique, populiste, avec le thème de la frontière. C'est facile de dire, on l'a vu au moment du début de l'épidémie, fermons les frontières, le virus sera bien isolé chez les autres et il ne circulera pas chez nous. Ça ne marche pas comme ça. Et puis les frontières en Europe, je crois, je le revendique, c'est un acquis de les avoir supprimées pour que, dans la vie de tous les jours, il y a 350 000 frontaliers en France, ils puissent bosser, ils puissent travailler de l'autre côté de la frontière, faire vivre la famille.

Plus de frontières à l'intérieur de l'Europe, est-ce que ça veut dire qu'il doit devenir plus difficile de rentrer dans l'Europe ? Exactement. Si vous voulez préserver ce qu'on appelle la libre circulation, cette mobilité en Europe qui est très importante, au sein de l'Europe, c'était d'ailleurs l'équilibre de Schengen dès les années 80. Il faut qu'on soit plus sérieux, plus efficace, je le dis aussi, à nos frontières extérieures. C'est la condition du maintien de la libre circulation. Pourquoi ? Vous avez pris cet exemple.

Il y a aujourd'hui, nous l'assumons aussi, pas des fermetures, mais des contrôles conjoints avec l'Espagne ou avec l'Italie, à nos frontières intérieures, sans bloquer tout le monde, pour démanteler des filières de passeurs, des filières d'immigration illégale, aussi parce que, aujourd'hui, on n'est pas assez efficace à nos frontières extérieures, qu'il n'y a pas assez de contrôle. Je ne dis pas ça pour stigmatiser les pays comme la Grèce, l'Italie ou l'Espagne qui sont dans cette difficulté. Il faut qu'on leur apporte aussi une aide européenne.

6:04
Présentateur

Donc, quand les pays à l'Est de l'Europe disent qu'on veut construire des murs, des frontières physiques moins franchissables qu'aujourd'hui, ils ont raison de le dire ?

6:11
Invité politique

Non, alors, pardon, c'est un peu compliqué, mais je veux être très clair là-dessus, parce que c'est un débat politique important. Moi, je ne suis pas pour ériger des murs à nos frontières et dire que l'Europe va se barricader. Et je suis, en revanche, pour qu'il y ait des règles pour rentrer sur le territoire européen, que ces règles soient partagées, que les pays, que ce soit une crise ponctuelle, comme on le voit avec la Biélorussie face à la Pologne, ou que ce soit des flux migratoires plus importants, comme au sud de l'Europe, on les aide avec une police aux frontières européennes. Ça a commencé, on appelle ça Frontex, mais c'est aujourd'hui insuffisant.

C'est une des propositions que le président a fait.

6:42
Présentateur

C'est 20 000 personnes pour toute l'Europe, Frontex.

6:44
Invité politique

Même pas encore, pour être tout à fait honnête, mais ça aide quand même. J'étais l'autre jour en Lituanie, qui était aussi confrontée à cette pression de la Biélorussie. On aide avec Frontex. 10 000 gardes frontières de plus, c'est ce que propose Valérie Pécresse aujourd'hui. C'est intéressant. Valérie Pécresse, elle cherche manifestement des idées. Elle était anti-européenne, elle redevient pro-européenne. Mais 10 000 personnes pour Frontex, c'est notre proposition depuis 2017. Ce n'est pas le cas aujourd'hui ? Non, bien sûr. Il se trouve que l'objectif a été acté au niveau européen. Et ce qu'on propose, nous, c'est d'accélérer effectivement cette montée en puissance.

Valérie Pécresse copie cette proposition. C'est qu'elle est bonne, tant mieux qu'elle le reconnaisse.

7:19
Présentateur

Elle dit aussi qu'il faut des contrôles biométriques partout.

7:21
Invité politique

Il faut les généraliser. Ça tombe bien, on l'a aussi demandé et on est en train de le faire. Aujourd'hui, vous savez que les passeports sont biométriques, mais pas tous les documents d'identité.

7:28
Invité

Sauf que Clément Bonne, vous êtes au pouvoir depuis 4 ans. Vous dites qu'on le demande. Pourquoi vous ne l'avez pas fait en 2017 ?

7:32
Invité politique

Non, on ne le demande pas, on le fait. Je vous le dis très clairement. Frontex, c'était rien du tout il y a 4 ans. Aujourd'hui, c'est déjà plusieurs milliers d'hommes. En 2000, ils sont déployés, qui aident concrètement à tenir les frontières. Je vous le dis, un pays comme la Lituanie n'arriverait pas à tenir sa frontière sans Frontex. C'est encore insuffisant, c'est trop complexe, c'est trop bureaucratique. Donc, on n'a pas tout fait, mais on a pris ses objectifs, on a renforcé ses outils. Avoir une police aux frontières, qui fait en sorte que l'Europe décide qui rentre ou qui ne rentre pas sur son territoire, c'est la souveraineté. Ça, je l'assume complètement.

Et c'est, encore une fois, la condition pour qu'on puisse circuler librement à l'intérieur de l'Europe. Ça n'est pas barbelé, mur et mirador. Ce n'est pas la même chose.

8:09
Présentateur

Donc, je pense qu'il faut faire cette distinction. On va parler, Clément Maud, dans un instant, d'un cas concret de l'immigration. C'est l'immigration dans la Manche. C'est un bras de fer qui dure depuis des mois maintenant, même si le mot bras de fer n'est sans doute pas le bon, puisque c'est la vie de personne qui est en jeu entre la France et l'Angleterre. Illustration concrète. Salia va vous interroger sur ce point dans un instant. Le temps du Fil Info, 8h41, avec Louise Buyens.

8:31
Invité

Quel agenda du Conseil de l'Union Européenne, version française ? Emmanuel Macron s'apprête à prendre la présidence pendant six mois. A partir de janvier, hier, dans une conférence de presse, il a détaillé ses priorités, dont la réforme de l'espace Schengen, la création d'un service civique européen pour les moins de 25 ans et le renforcement d'une Europe de la défense. Dernières heures pour négocier dans le dossier des licences de pêche post-Brexit. Aujourd'hui est la date butoir donnée à Londres par la Commission européenne. Une centaine de bateaux attendent toujours leur licence, selon Paris. Si le compte n'y est pas ce soir, la France menace de lancer des procédures de contentieux.

La garde à vue de Yannick Agniel se poursuit ce matin. L'ancien nageur champion olympique est interrogé par les enquêteurs de Mulhouse. Il est accusé de viol sur une mineure de moins de 15 ans, en l'occurrence la fille de son ancien entraîneur Lionel Orther. La priorité était de protéger les plus vulnérables. Les 80% des résidents d'EHPAD ont reçu leur dose du rappel du vaccin contre le Covid. Se félicite Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée en charge de l'autonomie. Gros succès pour l'Olympique lyonnais en Ligue des championnes de foot. Les Lyonnaises ont battu 5-0 le Benfica Lisbonne et rejoignent ainsi les Parisiennes en quart de finale.

Je vous rappelle tous, fin novembre, 27 personnes sont mortes noyées dans la Manche alors qu'elles essayaient de rejoindre l'Angleterre. Les survivants qui étaient dans l'embarcation ont témoigné et ont expliqué qu'ils avaient pourtant appelé les secours en vain. Je vous cite ce qu'ils ont raconté à un média kurde. « Nous avons appelé la police française, puis nous avons envoyé notre localisation et ils nous ont dit « Vous êtes dans les eaux anglaises, appelez les Anglais ». « Nous avons appelé les Anglais et ils nous ont dit d'appeler les Français ».

Est-ce que vous trouvez ça normal, Clément Beaune, qu'il y ait eu ce moment d'incompréhension entre les secouristes et les migrants qui étaient bloqués, qui étaient coincés dans l'eau ? Ils sont restés 10 heures dans l'eau.

10:43
Invité politique

Non, je ne peux pas trouver normal que la vie des gens soit en danger. Et qu'ils attendent des heures des secours, bien sûr. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Ces témoignages, les élus comme vous, sont bouleversants. Et on est en train de regarder exactement ce qui s'est passé. Je ne dis pas qu'il n'y a jamais aucun problème et aucun dysfonctionnement.

11:02
Présentateur

Là, ce n'est pas que les Anglais qui sont en cause dans ces témoignages. Je cite que le Monde, qui a republié ces témoignages dans son édition d'aujourd'hui, dit que les relevés téléphoniques confirment qu'ils ont bien appelé les secours côté français, côté britannique. Je n'ai pas mis en cause, en l'occurrence, les Britanniques.

11:17
Invité politique

Ce que je peux vous dire, c'est que d'abord, on va enquêter précisément pour savoir ce qui s'est passé. S'il y a dysfonctionnement, parce qu'on parle de vie humaine, notre but, c'est évidemment que les secours soient les plus réactifs possibles. Et qu'il n'y ait pas de malentendus ou de problèmes de renvoi, si je puis dire, d'appel pour organiser ces secours. Je veux quand même dire, et rendre hommage à nos sauveteurs, parce que tous les jours, ils sauvent des vies. Nous en avons sauvé par les sauveteurs français, près de 8000 depuis le début de l'année. Chaque naufrage, il y en a malheureusement eu avant celui qui a bouleversé tout le monde parce qu'il était très massif.

27 personnes sont mortes d'un coup. Mais il y a malheureusement des précédents. Ces précédents sont à chaque fois une mort de trop.

11:56
Invité

S'il y a eu dysfonctionnement, est-ce qu'il va y avoir des sanctions ?

11:58
Invité politique

Écoutez, nos sauveteurs, ils ne sont pas en train d'essayer de ne pas sauver des vies. Ils ne sont pas en train de se renvoyer la balle. Est-ce qu'ils ont droit d'intervenir dans les eaux britanniques ?

12:07
Présentateur

Ils risquent leur propre vie, je veux le dire.

12:09
Invité politique

Ils risquent leur propre vie pour en sauver d'autres.

12:11
Présentateur

Est-ce qu'ils ont droit dans ces cas-là, Clément Beaune, d'intervenir dans les eaux britanniques aussi ? Ou est-ce qu'effectivement, on regarde dans ces cas-là, de quel côté de la frontière maritime se trouve le bateau qui est en train de couler ?

12:20
Invité politique

À ma compréhension, il y a un accord qui permet d'intervenir jusque dans nos eaux et de coordonner les secours avec les eaux britanniques, chacun dans ces eaux. La plupart du temps, parce que nous essayons d'intervenir le plus tôt possible, la plupart des cas sont des sauvetages dans les eaux françaises et nos sauveteurs le font. Ils n'ont évidemment, je veux qu'on soit très clair là-dessus, aucune hésitation. Et j'imagine que dans un certain nombre de cas limites, il peut y avoir ce genre de problème et qu'il faille renforcer notre coopération avec les britanniques. Peut-être, je ne sais pas, clarifier certaines règles d'intervention, c'est tout à fait possible.

Mais je veux le dire, il y a une politique sécuritaire que nous assumons qui est d'empêcher le plus possible les départs pour sauver des vies et pour maîtriser l'immigration souvent illégale. Mais il n'y a aucune hésitation, qu'on n'ait aucun doute là-dessus, pour quand une embarcation est en difficulté, la sauver à l'évidence.

13:07
Présentateur

Boris Johnson menace de faire ce qu'on appelle le pushback, c'est-à-dire d'accompagner les migrants qui arrivent sur les côtes anglaises, de les escorter pour les ramener en France. Que ferez-vous en France s'il le fait ?

13:18
Invité politique

Écoutez, je veux le dire, aux Britanniques qui sont un grand pays de liberté, ce serait une aberration et une violation des règles humanitaires, du droit de la mer, du droit international.

13:28
Présentateur

Pardon de vous dire les choses comme ça, mais je crois qu'ils s'en fichent.

13:30
Invité politique

Oui, mais je pense que, je l'espère en tout cas, il y a au Royaume-Uni un parlement, il y a un débat public, d'ailleurs le parlement lui-même, beaucoup de parlementaires britanniques, parce que cette loi n'est pas encore définitivement votée, ont fait part de ces grandes inquiétudes. Qu'est-ce qu'on appelle derrière le sympathique mot anglais de pushback ? Des jetskis qui raccompagnent les canaux pneumatiques sur les côtes françaises. Oui, des polis de la police qui dans cette hypothèse pousserait, pushback c'est littéralement ça, pousserait les embarcations dans les eaux françaises.

13:56
Présentateur

Mais dans ce cas-là, la France laisserait faire, on est bien d'accord, il est hors de question d'envoyer d'autres douaniers français en face de...

14:02
Invité politique

On ne va pas faire nous-mêmes ce qu'on reprocherait aux britanniques de faire, mais je le dis parce que nous parlons d'un sujet grave et nous parlons de vies humaines, faire cela, ce n'est pas respecter le droit, et si la règle internationale est établie ainsi, c'est parce que c'est une protection humanitaire. Et donc nous ne sommes pas favorables, les britanniques nous l'ont déjà proposé de le faire ensemble, nous ne sommes pas favorables à ce qu'on appelle des pushback, c'est-à-dire ces refoulements, repoussés.

14:21
Invité

Est-ce que Jean Castex a eu une réponse de Boris Johnson à l'année qui l'a envoyé à plusieurs jours pourtant ?

14:27
Invité politique

Oui, mais ça ne va pas totalement échapper que malheureusement nous sommes dans un moment un peu difficile avec les britanniques. Là aussi je veux expliquer les choses, parce que je n'hésite pas...

14:37
Invité

C'est-à-dire quoi, il n'y a pas de communication, le moment difficile ?

14:39
Invité politique

On n'hésite pas du tout à être très ferme avec les britanniques, mais là on parle d'un sujet suffisamment grave pour que la coopération soit notre boussole. Et d'ailleurs, heureusement, je le dis, au quotidien, la coopération entre les forces de l'ordre, entre les services de secours est bonne avec le Royaume-Uni. C'est d'autant plus dommage que le Royaume-Uni, après ce drame, plutôt que de dire on va essayer de travailler mieux ensemble, de coordonner mieux éventuellement nos secours, d'ouvrir des voies de migration légales au Royaume-Uni. Parce que pourquoi les gens prennent tous les risques, y compris celui de leur vie, pour traverser ?

Parce qu'ils veulent demander l'asile au Royaume-Uni, parce que c'est plus facile, et parce qu'aujourd'hui, il n'est pas possible de demander l'asile au Royaume-Uni avant de mettre un pied sur le territoire britannique.

15:16
Présentateur

Boris Johnson a proposé que des patrouilles britanniques viennent contrôler sur les côtes françaises. Pourquoi vous ne voulez pas ?

15:22
Invité politique

Là aussi, je vais être très clair, nous déployons des centaines de forces de l'ordre françaises, des bras en plus pour surveiller les côtes justement. Je dis ce qui est déjà près de 800 aujourd'hui sur 150 kilomètres de côtes pour éviter des départs qui sont sur le plan humanitaire un drame et sur le plan sécuritaire, quelque chose qu'on veut éviter. On ne va pas accepter, nous sommes un pays souverain, que sur des missions de police, sur des missions régaliennes, ce soit les forces de l'ordre britanniques, il y a des règles d'ordre.

15:47
Présentateur

On a bien accepté que la frontière, c'est l'accord du Touquet, la frontière britannique soit chez nous, on l'a délocalisée en quelque sorte en vertu de cet accord. Pourquoi ne pas accepter l'aide des britanniques ?

15:56
Invité politique

Ce n'est pas une question d'aide. Nous acceptons et nous la demandons, même l'aide des britanniques, parce que c'est une chose juste, qu'ils financent par exemple des matériels, des drones, des caméras de surveillance, des équipements de sécurité. On n'est pas des policiers ou des loigniers. Ils participent au financement de l'équipement de nos gendarmes et de nos policiers, oui. En revanche, pardon, nous sommes un État souverain, nous parlons de choses régaliennes sous l'autorité du président, du président, du ministre de l'Intérieur. Il ne peut pas y avoir deux forces de police de deux États différents.

16:20
Présentateur

Il n'y a pas des doigniers britanniques aujourd'hui quand on prend le train à Paris ?

16:23
Invité politique

Si, vous avez raison.

16:23
Présentateur

Alors pourquoi ce qui est possible ? Dans une gare, elle n'est pas sur une plage.

16:26
Invité politique

J'explique. C'est deux choses un peu différentes. Il y a une localisation physique quand vous prenez par exemple un Eurostar, c'est peut-être arrivé. On peut être contrôlé par des britanniques. On peut être contrôlé par des loyers britanniques, c'est réciproque d'ailleurs. Vous avez des doigniers français à Londres pour faire le contrôle avant de partir. C'est-à-dire qu'on parle d'une guérite avec deux personnes, on ne parle pas de mission de police avec des arrestations, avec des interceptions, avec des investigations. Ça, c'est le propre pardon d'un État souverain. Nous n'avons pas besoin de cette proposition. Les Britanniques savent qu'elle est inacceptable.

En revanche, nous ne sommes évidemment pas dans des postures. Nous voulons travailler avec les Britanniques. Nous travaillons tous les jours avec les Britanniques, avec nos services de renseignement, avec nos services judiciaires. D'ailleurs, nous attendons un peu plus de réponses en termes de renseignements et de réponses judiciaires des Britanniques qui ne nous fournissent pas assez. Nous sommes prêts à déployer des forces de l'ordre en nombre. Nous le faisons. Et nous le faisons aussi dans l'intérêt des Britanniques. En revanche, il ne peut pas y avoir deux chaînes de commandement pour la police sur le même territoire que sur notre territoire, en l'occurrence.

Ça ne veut pas dire qu'on refuse une coopération, je le dis. Nous faisons tous les jours un très bon travail avec les Britanniques, alors que le gouvernement britannique sorte des postures et travaille sérieusement avec nous.

17:30
Présentateur

Clément Bonne, secrétaire d'État aux Affaires Européennes. Le fil Info à 8h50 avec Louise Buyens. On vous retrouve dans un instant.

17:35
Invité

Ces dix dernières années, une exploitation agricole sur cinq a fermé en France, selon une étude du ministère de l'Agriculture. Et ça ne va pas s'arrêter. On va continuer ce schéma encore quelques années. Ça alarme la Confédération Paysanne sur France Info. Deux points positifs à noter. L'intérêt grandissant des jeunes pour la filière agricole et le développement du bio. Émile Daray définitivement démis de ses fonctions de chef de service, mais pas radié. Le gynécologue qui pratique à l'hôpital Tenon de Paris est accusé de violence lors d'examens médicaux par plusieurs de ses patientes. Une enquête pour viol est également en cours.

Face à la cinquième vague de Covid qui continue de frapper la France et la menace du variant Omicron, le Maroc prolonge la fermeture de ses frontières jusqu'au 31 décembre, mesure en place depuis dix jours déjà. Plusieurs communes du sud-ouest dans le Berne, notamment, se réveillent les pieds dans l'eau ce matin à cause des inondations. Près de Dijon, c'est la neige qui bloque les camions sur l'autoroute A38. En tout, onze départements sont placés en vigilance orange par Météo France pour neige verglas, mais aussi avalanches et pluie, inondations. Le meilleur joueur de rugby dans le monde est français, le toulousain Antoine Dupont est sacré par la Fédération internationale cette année.

Le demi-de-mêlée du stade Toulousain et du 15 de France est le troisième français à recevoir cette récompense après Fabien Galtier et Thierry Dussautoir. France Info

19:06
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel

19:11
Invité

Toujours avec Clément Bonne, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes. Vous disiez tout à l'heure qu'on a traversé un moment difficile avec le Royaume-Uni, moment difficile aussi sur le dossier de la pêche, qui pourrait trouver son épilogue dans les prochaines heures, puisque ce soir intervient la fin de l'ultimatum que l'Union Européenne a imposé au Royaume-Uni. Si ce soir, le Royaume-Uni n'accorde pas toutes les licences de pêcheurs, que se passe-t-il ?

19:37
Invité politique

Alors vous avez raison de dire, c'est important que c'est une date limite qui a été fixée par la Commission Européenne, avec les Britanniques, quoi qu'ils en disent. Mais par la Commission Européenne.

19:45
Invité

Boris Johnson ne reconnaît pas l'ultimatum.

19:47
Invité politique

Oui, c'est un peu étonnant de découvrir. La date du 10 décembre, elle a été publique dans les communiqués de presse de la Commission Européenne, après des réunions avec les Britanniques. Et le jeudi soir, ils disent, ah nous on n'avait pas entendu parler, finalement ça ne nous engage pas. Ça ne nous donne pas vraiment un signe de confiance. Mais on va travailler encore aujourd'hui. Il y a des réunions entre la Commission Européenne et les Britanniques. Ce que nous avons dit, c'est d'abord qu'il faut réengager la Commission Européenne, parce que nous étions un peu seuls dans cette discussion.

Or, c'est l'accord entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni, qui n'est pas respecté, qui est mis en cause. Donc c'est la Commission elle-même qui a dit, nous allons faire l'évaluation le 10 décembre. De deux choses l'une, il n'y aura pas, je le dis très clairement, toutes les licences auxquelles nous avons droit d'ici ce soir. La question c'est, est-ce que les Britanniques montrent que ce dialogue, on avait à un moment pensé rompre le dialogue. Ils nous ont dit, on est prêt à redialoguer, parce qu'on a haussé le ton. On a re-obtenu depuis un certain nombre de licences. Une quarantaine la semaine dernière avec Guerneset.

20:38
Invité

Là il leur reste combien ?

20:39
Invité politique

Écoutez, il y a un débat exactement, mais probablement autour d'une petite centaine. Si les Britanniques aujourd'hui disent, on donne, pas un chiffre scientifique, mais quelques dizaines de licences supplémentaires, comme geste de bonne volonté pour montrer que le dialogue porte ses fruits et qu'on a intérêt à le continuer encore. Nous en tiendrons compte, nous ferons l'évaluation avec la Commission Européenne et peut-être nous continuerons. S'ils nous disent, on n'a pas changé les critères. Il y a des petits bateaux qui attendent toujours leur licence et qui ne sont pas reconnus par les Britanniques. Il y a ce qu'on appelle des navires de remplacement.

C'est-à-dire un ancien bateau qui a été modernisé, ils nous disent, c'est plus le même, on ne veut plus donner la licence.

21:13
Invité

S'ils campent sur leur position, qu'est-ce qu'il se passe ?

21:14
Invité politique

S'ils campent sur leur position, nous demanderons à la Commission Européenne, dans le week-end, d'annoncer qu'un contentieux est engagé avec les Britanniques.

21:21
Invité

Ça veut dire quoi un contentieux ? Quelle sanction ?

21:23
Invité politique

Ça veut dire qu'il y a une procédure juridique, que la Commission Européenne ne voulait pas engager avec les Britanniques jusque-là, que maintenant elle prend en compte, nous lui demanderons, de prendre une procédure pour dire aux Britanniques que vous ne respectez pas l'accord. Ça veut dire que tous les Européens reconnaissent que les Britanniques ne respectent pas l'accord et on vous demande de le respecter dans les meilleurs délais.

21:38
Présentateur

Vous pensez que ça va faire trembler Boris Johnson ? Vous l'empêchez de dormir ?

21:43
Invité politique

Je ne sais pas ce qu'empêche de dormir Boris Johnson. Je ne cherche pas d'ailleurs vraiment à le savoir. Ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité. Pour l'instant, on n'avait pas des Européens mobilisés avec nous pour dire on fait respecter l'accord. Je pense que Boris Johnson, ça ne l'empêche de dormir, mais il se disait qu'il pouvait isoler les Français et diviser les Européens. Il n'a pas réussi. Il n'a pas réussi et on s'est remobilisé comme ça. Une procédure juridique, ce n'est pas simplement des papiers et des tribunaux.

C'est aussi des mesures, par exemple douanières, que l'Europe peut prendre collectivement pour dire aux Britanniques dans certains secteurs, puisque vous ne respectez pas l'accord, on ne reconnaît pas certains produits, on met des taxes sur certains produits.

22:15
Invité

C'est beaucoup de temps perdu ça quand même Clément Bonin. Ça fait des mois que vous menacez et on en est toujours là.

22:19
Invité politique

Le temps perdu, c'est le temps où on n'a pas les licences des pêcheurs. Mais s'il y avait un remède miracle pour tout de suite délivrer les licences, je n'hésiterais pas à le faire, y compris si c'était brutal et ferme à l'égard des Britanniques. On n'a jamais hésité à avoir cette fermeté. On a toujours fait ça avec les pêcheurs et avec les professionnels. Le président de la République a dit qu'avant Noël, il réunirait les professionnels et les élus des régions concernées pour définir avec eux les mesures qu'on prend. Et je veux quand même le dire, cette fermeté, elle a permis d'obtenir, heureusement, l'immense majorité des licences.

Il en manque aujourd'hui et chaque bateau qui manque est un problème pour une famille, pour une activité économique. Donc on se battra avec la fermeté et le dialogue si c'est possible pour le faire.

23:00
Présentateur

Et on verra ce qui se passe donc aujourd'hui à l'avant, la fin de cet ultimatum. Est-ce que vous avez regardé hier soir Clément Beaune le débat sur France 2 entre Bruno Le Maire et Éric Zemmour ? Oui, j'en ai regardé l'essentiel. Oui, Bruno Le Maire qui a paraphrasé la célèbre phrase du général de Gaulle en disant à Éric Zemmour, à 63 ans, vous avez toutes les dispositions pour devenir dictateur. C'était de l'humour ou pas ?

23:19
Invité politique

Malheureusement, je ne crois pas. Parce que quand un désormais candidat à l'élection présidentielle dit « le peuple n'a pas besoin du droit », dire que notre conseil constitutionnel, donc notre constitution, issue d'ailleurs du général de Gaulle, n'a pas à être respecté, avoir tous les jours un langage de brutalité, de division et de haine contre les juges, contre les femmes, contre les migrants, contre les gays, contre les technocrates de Bruxelles. On retrouve une logique, c'est Charles Maurras à la sauce urbaine. C'est malheureusement à l'époque de Maurras, on disait les quatre états confédérés. Chez Zemmour, on retrouve exactement la même chose.

C'est la faute des femmes, c'est la faute des étrangers, c'est la faute des gays, c'est la faute des technocrates.

23:57
Présentateur

Cette année, il faut penser très clairement que si Éric Zemmour est élu démocratiquement dans quatre mois, la France est en danger et peut devenir une dictature.

24:04
Invité politique

Je pense en tout cas que nos valeurs, nos libertés sont en danger. Quand on excite la haine et qu'on fait campagne dessus, ça n'est pas anodin. Et je ne préfère pas savoir ce que ça donnerait, mais oui, j'ai une inquiétude extrêmement sérieuse, que M. Zemmour, comme d'autres partis d'extrême droite, nationalistes en Europe, n'aiment pas la démocratie, n'aiment pas nos règles, n'aiment pas le droit, et jouent démagogiquement, ce qui est presque encore pire, avec ces symboles en disant que tout ça, ce sont des contraintes qu'on vous a mises. Le permis à point, c'est des trucs de hauts fonctionnaires pour vous empêcher de rouler.

La parité, c'est un truc pour que les hommes soient emmerdés, qu'on fasse de la place aux femmes, on n'a pas envie. Les migrants sont la source de tous, les musulmans. Ça, c'est un discours qui crée la haine, et oui, je crois, le démantèlement d'une démocratie et de liberté qui sont toujours fragiles et qu'on ne peut pas laisser passer.

24:52
Invité

Est-ce que vous répondez à ceux qui disent que finalement, Éric Zemmour, c'est une très bonne nouvelle pour Emmanuel Macron, parce qu'il grignote une partie de l'électorat des Républicains, il divise par deux l'extrême droite ? C'est une bonne nouvelle, c'est ce que disent certains.

25:05
Invité politique

Non, moi je ne dirais jamais cela. Pour Emmanuel Macron. Éric Zemmour, c'est une très mauvaise nouvelle pour la France. Parce que justement, il revient sur des choses qui apparaissent comme des évidences, et il joue avec cela en disant, finalement, tout ce qui dysfonctionne en France, c'est sans doute à cause de l'Europe, c'est sans doute à cause des musulmans, c'est sans doute à cause de la faim, du patriarcat, etc. C'est un délire haineux qui est une très mauvaise nouvelle pour tout citoyen français attaché à notre histoire, à nos valeurs et à notre unité nationale. C'est le contraire de la France. C'est la haine de la France, le prénom de la rappelé hier, permanente.

Et donc ça, c'est une bonne nouvelle pour personne. Je ne ferai aucun calcul arithmétique, électoral, qui sont d'ailleurs toujours démentis, cyniques, parce que c'est trop grave ce dont on parle aujourd'hui.

25:47
Présentateur

Merci beaucoup Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires Européennes. Je crois que vous avez une grosse journée aujourd'hui avec la première visite d'un nouveau chancelier allemand, Olaf Scholz, qui a réservé, comme le veut, une forme de tradition entre nos deux pays. Ça veut accueillir dans quelques minutes. Première visite à son voisin, ami et allié français. Merci à vous. Merci à vous. Merci.