Réunion publique à Bessières (31) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 35 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:39PrésentateurChiffre
« Cette firme, rappelez-vous, avait liquidé 280 salariés alors qu'elle réalisait 75 millions de bénéfices »
- 2:47PrésentateurChiffre
« et avait augmenté le dividende de ses actionnaires cette année-là de près de 15%. »
- 6:41PrésentateurChiffre
« Il manque 200 euros par mois sur les bas salaires et sur les petites retraites. »
- 7:07PrésentateurPromesse
« Nous avons mis pendant la présidentielle sur la table la proposition de la prime de pouvoir d'achat. »
- 7:24PrésentateurPromesse
« nous nous opposons formellement au gel des pensions ainsi qu'au gel du point d'indice des fonctionnaires. »
- 8:36PrésentateurChiffre
« on va vous accorder 112% d'augmentation des importations de soja américain à destination de l'Union européenne. »
- 14:44PrésentateurPromesse
« nous souhaitons qu'on consomme d'ici cinq ans 75% de produits français. »
- 16:43PrésentateurFait
« La vraie transition écologique, c'est de changer de modèle économique. »
- 19:24PrésentateurFait
« Ce sont les poursuites hallucinantes qu'intentent les Etats-Unis contre le concurrent de Boeing »
Temps de parole
- Présentateur91 %
- ?9 %
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pas franchement démocrate, franchise, ne me démentira pas. Allez, rassurons-nous, c'est là la marque d'une culture politique de gauche doctrinaire jusqu'au ridicule et qui, heureusement, est en voie de disparition en France. La Ville Rose nous dit beaucoup.
Dans
le contexte des grandes mutations économiques, votre région nous montre le spectacle économique
du
pire comme du meilleur.
Le
pire, l'activité, les difficultés du monde agricole, les trahisons politiques et les renoncements.
Le
meilleur, c'est l'exemple que nous fournit Airbus, entreprise européenne, mais qui n'est pas une publicité pour l'Union européenne, puisqu'Airbus ne procède pas d'une initiative bruxelloise.
Elle
en est même le contre-modèle. Alors le pire, parlons-en.
La
région a vécu ses délocalisations éprouvantes et payé son tribut à la mondialisation sauvage.
On
a en mémoire la fermeture de l'usine Molex,
qui
était en 2009 le symbole de la lutte contre les fermetures sauvages de sites français par leur direction américaine.
Cette
firme, rappelez-vous, avait liquidé 280 salariés alors qu'elle réalisait 75 millions de bénéfices
et
avait augmenté le dividende de ses actionnaires cette année-là de près de 15%. Un an après, encore récemment,
les
salariés courageux se battaient encore devant les tribunaux pour obtenir réparation.
Cette
histoire n'est pas un accident.
Cette
histoire n'est qu'un épisode du long carnage industriel entraîné par la mondialisation sauvage.
Une
mondialisation sauvage qui fait tant de dégâts humains et que nous dénonçons en ce qui nous concerne depuis plus de 30 ans.
Nous
répétons que l'économie n'est pas une fin en soi. La cupidité ne peut être dans un pays le seul moteur économique.
Nous
croyons que l'économie est aussi au service des hommes,
au
service du bien commun, au service du pays. Bien sûr qu'il n'est pas illégitime que le profit soit un des objectifs des entreprises,
mais
il ne peut pas être le seul.
Nous
croyons dans l'économie de marché,
mais
nous croyons aussi dans l'éthique en économie,
c
'est-à-dire dans des règles justes pour chacun.
Une
entreprise, ce n'est pas seulement des actionnaires, mais un collectif
des
actionnaires,
des
salariés, des clients, des sous-traitants,
et
une responsabilité sociale, environnementale et je dirais même nationale, sans lesquelles l'activité de l'entreprise perd une grande partie de son efficacité, de sa durabilité et même de sa légitimité.
Thibaut
de la Tocnay,
qui
est économiste, chef d'entreprise et conseiller régional du Rassemblement national, va publier un ouvrage économique.
Il
y montre comment les mondialistes ont érigé la cupidité en vertu,
en
critères d'efficacité entrepreneuriale et comment ainsi ils ont rendu inévitable le divorce entre l'économie et le social.
Une
entreprise ne peut pas réussir contre ses salariés.
Un
marché sain, ce n'est pas un marché livré à la loi de la jungle,
mais
un marché régi par des règles.
Dans
le commerce international, vous le savez,
nous
voulons substituer au libre-échange, destructeur pour la nature et pour les hommes, le juste échange.
Cette
France que les mondialistes rendent inhumaine
en
dissociant économie et sociale est devenue hémiplégique.
Elle
omet de marcher sur ses deux jambes, devient boiteuse, incapable de courir dans la compétition économique mondiale.
On
le constate,
elle
s'appauvrit,
entraînant
avec elle les plus pauvres des Français.
C
'est le message
des
vrais Gilets jaunes,
qui
est un cri de souffrance de travailleurs pauvres,
de
retraités modestes, de mères solos qui n'arrivent plus à vivre.
Nous
sommes à leurs côtés et soutenons leurs revendications, pas celles des anarchistes, casseurs professionnels d'extrême-gauche,
avec
lesquels le gouvernement veut très opportunément les confondre pour les discréditer.
La
production de richesses,
je
vous le dis de la manière la plus claire qui soit, doit donner lieu à une diffusion au sein de la nation,
une
diffusion qui est juste, qui est apaisante, qui est facteur d'unité,
cette
unité dont nous avons tant besoin
pour
affronter ensemble et donc plus fort l'avenir.
Notre
premier objectif politique, c'est de redonner sa valeur au travail,
pour
concrètement redonner à chacun du pouvoir d'achat.
Il
manque 200 euros par mois sur les bas salaires et sur les petites retraites. Ça c'est un constat. Ça n'est pas de notre responsabilité, mais de la responsabilité de ceux qui se sont succédés au gouvernement depuis 30 ans et qui continuent à donner des leçons.
Nous
avons mis pendant la présidentielle sur la table la proposition de la prime de pouvoir d'achat. Elle permettait une augmentation immédiate des bas salaires de 100 euros tout de suite sur le salaire net grâce à une baisse des charges financées par une taxe sur les produits importés.
Nous
avons proposé une revalorisation du minimum vieillesse. Et bien sûr, nous nous opposons formellement au gel des pensions ainsi qu'au gel du point d'indice des fonctionnaires. Nous porterons ces demandes tant qu'elles ne seront pas mises en œuvre.
Le
pire, je vous le disais tout à l'heure, c'est Molex.
Ce
sont ces délocalisations qui montrent le peu de considération qui est porté aux salariés.
Le
pire, c'est aussi ce qui vient de se passer entre Bruxelles,
enfin
pardon, entre l'Allemagne,
non
mais ça se confond maintenant,
et
les Etats-Unis,
qui
nous impactent gravement, nous Français.
Monsieur
Trump, vous le savez, a proposé de taxer les voitures allemandes.
Alors
évidemment, pour sauver son industrie, Madame Merkel a aussi tôt envoyé Monsieur Juncker, sans prévenir personne d'ailleurs, sans demander l'avis à personne, elle a l'habitude. C'est comme quand elle était à la négocier avec la Turquie, vous savez, sur les migrants. Elle est allée leur donner des milliards, c'était les nôtres, mais enfin on n'a pas eu de notre mot à dire manifestement. Donc elle a immédiatement envoyé Juncker pour négocier avec les Etats-Unis.
Bon,
vous vous calmez sur les taxes sur les voitures allemandes et en contrepartie, on va vous accorder 112% d'augmentation des importations de soja américain à destination de l'Union européenne.
Or,
vous n'ignorez pas que la Haute-Garonne est le troisième département français pour le soja.
Cela
signifie, vous l'avez compris, que dans cette négociation, la variable d'ajustement a été nos agriculteurs.
Les
agriculteurs français et notamment les agriculteurs au Garonnet, mais aussi les consommateurs,
puisque
ce soja OGM
est
donné comme nourriture aux animaux que nous mangeons. Alors moi, je pose une question, où sont nos dirigeants ? Pourquoi cette passivité ? Pourquoi notre gouvernement laisse-t-il se perpétrer une telle infamie
? Nous,
nous sommes le syndicat des Français.
Et
inutile de vous dire que nous n'aurions pas laissé faire si nous avions pu décider.
C
'est le PPE, on vous l'a dit tout à l'heure, qui est au pouvoir en Europe.
C
'est le PPE qui a décidé.
Le
PPE, c'est le groupe des droites
au
Parlement européen.
Le
PPE, c'est Juncker.
Le
PPE, c'est Merkel. Le PPE, c'est Wauquiez. Alors vous voyez combien il est important de voter aux élections européennes
? Au
salon de l'agriculture,
M.
Macron a eu cette phrase. Personne n
'a
le droit de rire.
Je
suis un patriote de notre agriculture. Appelez-vous, notre président, qui n'est jamais avare de petits retournements de formule, avait dit également « Je peux me sentir gilet jaune
». Alors
pas plus qu'il n'est gilet jaune, il n'est un patriote de l'agriculture.
Nous
sommes habitués à ces petits arrangements avec la vérité. Ne nous disait-il pas qu'il maintiendrait les pensions de retraite avant de leur appliquer la CSG et de geler les pensions. Jordan,
vous
le disiez tout à l'heure, le comble de la trahison, c'est qu'une partie de l'argent de la PAC, dont
ils
envisagent de priver nos agriculteurs, cette fameuse baisse de 12% de la PAC, qui peut entraîner une baisse de 16 à 20% du revenu des agriculteurs. Je ne
sais
pas comment ils vont faire, parce que déjà, ils ne vivent avec rien. Eh bien, une partie serait conservée pour financer l'accueil des migrants.
Alors
que les choses soient claires, nous, nous disons l'argent aux paysans et pas aux migrants. En France,
nous
n'avons pas besoin de migrants supplémentaires.
Nous
ne savons déjà pas quoi faire de ceux qui sont chez nous.
Nous
n'avons pas de quoi les accueillir,
pas
de quoi les former, pas de quoi les nourrir, pas de quoi les loger, pas de quoi les soigner, pas de quoi les transporter. Nous n'avons pas de logement pour eux quand 140 000 Français dorment dans la rue. Nous n'avons pas de travail pour eux quand tant de Français n'ont pas d'emploi.
Et
faut-il vous faire un dessin, nous avons déjà trop de problèmes avec une immigration qui ne parvient pas à s'intégrer pour en ajouter davantage. Les migrants, maintenant, stop. Ça,
vous
voyez, derrière, une décision telle que celle-là, il y a quand même une idéologie.
Ce
soit de diriger les crédits des agriculteurs sur les migrants, c'est le choix de l'idéologie nomade.
Cette
idéologie qui sert de boussole à l'Union européenne et à Emmanuel Macron.
On
préfère celui qui n'est de nulle part, sans de quelque part.
On
privilégie le déracite des mondialistes. C'est ce qui nous sépare des matranchées le 26 mai prochain. Ces trésors verts de la France la sacrifieront.
Nous
avons besoin de notre agriculture qui nous assure l'indépendance alimentaire dont le pays a besoin,
la
sécurité alimentaire que les consommateurs réclament,
les
paysages qui ravissent nos yeux.
Mais
il nous faut aussi voir prospérer un secteur économique essentiel qui énerve nos territoires, fait vivre un formidable vivier de TPE-PME et participe de manière déterminante à l'indépendance et à la puissance française.
Nous
l'avons dit et nous le redirons tout au long de cette campagne.
Nous
sommes des localistes, partisans du localisme. Nous préférons le local, proximité, à l'éloignement.
Le
localisme, c'est une évidence économique et écologique.
Nous
faisons le choix des préférences locales garanties par la traçabilité,
par
la labellisation,
par
la proximité entre les producteurs et les consommateurs.
Le
localisme, c'est quoi
? C
'est privilégier les circuits courts pour faire en sorte, par exemple, que les cantines,
des
lycées et des hôpitaux d'ici servent des productions locales.
Cela
signifie une politique d'aménagement du territoire,
avec
un maillage de nos régions par des industries de transformation.
Dans
la restauration collective,
nous
consommons seulement 30% de produits français.
Eh
bien, nous, nous souhaitons qu'on consomme d'ici cinq ans 75% de produits français.
Le
localisme, c'est vous faire confiance.
C
'est faire confiance aux producteurs locaux qui aiment leur terre,
qui
ont la passion de leur métier et qui ont la passion de faire constamment progresser la qualité de leurs produits. Convaincus des vertus bienfaisantes de la transmission. Nous pensons que les meilleurs gardiens de la nature sont ceux qui ont reçu leur territoire des générations avant eux et qui veulent les transmettre aux générations qui suivent après les avoir enrichies.
C
'est ça, appuyer davantage sur les banques mutualistes de proximité qui sont dans le viseur du gouvernement, d'ailleurs, gérées par leurs clients, pour que votre épargne serve à des projets locaux, des projets que vous pourrez identifier et dont vous-même et vos enfants, évidemment, profiteront par les retours dans l'économie réelle, près de chez vous.
Pas
de l'argent que vous mettez dans des banques et dont on vous explique demain qu'on les a perdus dans la crise des subprimes aux États-Unis.
Le
localisme,
c
'est refuser de produire à des milliers de kilomètres et de transporter les produits par des super-tankers qui sont les plus gros pollueurs de l'univers.
C
'est aussi refuser le dumping social généralisé
et
mettre fin à la distorsion des normes qui nous fait arriver à cette absurdité pratique. C'est le produit qui arrive de plus loin
qui
est le moins cher.
Il
faut inverser cette logique folle.
La
vraie transition écologique,
ce
n'est pas de vous imposer de changer de voiture pour la modique somme de 20 000 euros quand vous n'avez plus les moyens de payer un plein d'essence
ou
de changer votre chaudière quand vous n'avez plus 20 euros pour finir le mois. La vraie transition écologique, c'est de changer de modèle économique. C'est d'abandonner le globalisme pour le localisme. Le localisme, c'est la manière de décliner concrètement et utilement le patriotisme économique.
C
'est une manière de décliner alimentation et sécurité parce que rien n'est plus rassurant que de savoir réellement ce qu'on a dans son assiette.
C
'est une manière de décliner économie et écologie. Rien n'est plus écologique que de produire au plus près et de retraiter sur place. Je vais vous dire,
il
ne faut quand même pas sortir de cette expression, être sorti de la cuisse de Jupiter
pour
comprendre que personne ne fait plus attention à son environnement que celui qui espère qu'il vive après lui, ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants.
Ces
délocalisations, ces atteintes à l'activité de nos agriculteurs, ça c'était le pire.
Mais
vous avez aussi dans la région le meilleur,
le
meilleur avec Airbus.
D
'abord parce que c'est une entreprise prestigieuse qui fait la fierté de la France et de l'Europe.
Parce
que cette belle activité aéronautique est un formidable ambassadeur de votre région.
Parce
que cette firme européenne mais aussi française est un joyau commercial. Ce qui dans l'océan du déficit commercial constitue une réelle consolation.
Mais
aussi et surtout parce que Airbus nous indique la voie à suivre. Airbus,
c
'est l'Europe, mais ce n'est pas l'Union européenne.
Et
c'est pour ça que ça marche.
Ce
n'est pas un fatras de directives inspirées par des fonctionnaires hors sol, mais un projet de l'économie réelle, basé sur l'innovation, la recherche et l'audace commerciale. Airbus, ce n'est pas une vision idéologique,
mais
la vision pragmatique d'une coopération entre des pays d'Europe au plus grand bénéfice de tous. Concret, moderne, souple, source de bénéfices. Airbus symbolise l'Europe sans l'Union européenne.
Le
contraire, en réalité, de l'Union européenne.
Pourtant,
Airbus est aujourd'hui l'objet d'une attaque dont peu de gens parlent.
Ce
sont les poursuites hallucinantes qu'intentent les Etats-Unis contre le concurrent de Boeing en vertu de
l
'application extraterritoriale du droit américain.
L
'Union européenne, décidément jamais là quand on en aurait besoin, tourne la tête pour ne pas froisser la puissance tutélaire américaine.
Et
ce pauvre Bruno Le Maire se contente de déclarer il y a quelques jours dans la dépêche « Je n'ai pas d'inquiétude pour Airbus
». Je
pense qu'il n
'a
pas non plus d'inquiétude pour ce qui est en train de se passer en Algérie. Mais permettez-moi de revenir un peu en arrière. Rappelez-vous Alstom.
La
captation d'Alstom par les Américains de Général Electric a commencé exactement comme ça.
Des
poursuites par des juges américains, des pressions sur les dirigeants avec des menaces de condamnation américaine, un Macron, alors ministre de l'Économie, complaisant.
Et
nous avons perdu ce joyau industriel.
En
perdant la branche turbine d'Alstom, nous avons perdu de notre indépendance industrielle en matière d'énergie nucléaire
et
de nucléaire militaire.
Mais
est-ce que c'est cela, leur Europe, qui protège ?
Nous
nous croyons dans l'Europe,
mais
pas dans une construction tatillonne, punitive, carcérale.
Notre
Europe est celle des projets, des passions et des affections. Et derrière cette Europe des réalités, celle des nations mobilisées pour nos enfants. Notre Europe glorifie la diversité culturelle du continent et la valeur fondatrice de notre civilisation, la liberté.
Elle
se construira en s'appuyant sur le génie de chacun des peuples européens,
sur
des relations respectueuses de tous et au bénéfice
de
tous.
Vous
l'avez compris, notre Europe est davantage à Toulouse qu'à Bruxelles
et
elle est plutôt chez vous que chez Juncker. Notre Europe, mes chers amis, c'est celle de la défense de nos citoyens et de nos entreprises.
C
'est celle de l'ambition.
Notre
ambition est d'abord une ambition pour la France,
une
ambition pour vous, Français,
qui
légitimement réclamait de la part de nos dirigeants d'être considérés et défendus,
que
votre culture et que votre identité soient protégées.
Une
ambition pour nos enfants,
car
la prospérité économique de demain se prépare aujourd'hui.
À
la veille des grands choix idéologiques,
à
l'heure des grandes décisions politiques,
à
l'heure des rendez-vous électoraux capitaux, c'est à vous, Français, de décider.
Je
sais que vous ferez le choix de la France et de notre belle et fraternelle Europe des Nations. Alors, le 26 mai, il ne faut pas qu'un seul patriote manque à notre victoire. Vive l'Europe des Nations et vive la France !
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