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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 janvier 2025 44 min

Mayotte : un mois après, toujours le chaos

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'ouvre le second débat de ce sens public consacré à la situation de crise à Mayotte l'alerte rouge a été levée ce lundi après-midi mais les dégâts d'une nouvelle tempête tropicale sont venus aggraver le chaos un mois presque jour pour jour après le passage du cyclone chido Jérôme Rabier des vents puissants des pluies diluviennes et des rivières qui deviennent des torrents un mois après le passage du cyclone chidau l'archipel de Mayotte a été touché par une tempête tropicale baptisé dikeledi c'est cette fois le sud de l'archipel plutôt préservé il y a un mois qui a été le plus touché avec des inondations qui ont impacté de nombreux quartiers sur certains endroits ça a bouché et l'eau a débordé sur les quartiers donc ici on a on a eu ce matin à gérer ça tout ça s'était retrouvé coincé sous le pont ce qui a empêché l'eau de couler naturellement donc elle a débordé plus au sud des villages comme buini ont été frappés avec des glissements de terrain et des routes coupées l'alerte rouge a été levée ce lundi à 15h permettant à la population de sortir après de nuits de confinement face à ces nouvelles intempéries la réouverture des écoles qui devait accueillir les élèves dans une semaine est encore reporté au grandâ des collectifs d'habitants qui dénoncent des mesures insuffisante et le rectorat ils vont encore bricoler comme il bricolent depuis toujours ça fait des années qu'on bricole à May on est toujours en système de rotation donc là on va continuer à fonctionner dans un mode encore plus dégradé pour justement faire un semblant de service public et c'est ça le problème à Mayotte c'est que tout est semblant un mois après chido les distributions alimentaires et la provisionnement en eau sont aussi aléatoires en fonction des quartiers comme l'électricité même si chaque jour de plus en plus de quartiers sont réalimentés les maorés espèrent désormais que la suite de la saison des pluies les épargnera et que les annonces de l'État pour la reconstruction de l'archipel seront enfin suivis d'effits et c'est toujours le chos un mois après le le passage du cyclone chido on en débat avec Saï Omar wali bonsoir bienvenu vous êtes sénateur R naaissance de Mayotte Julien Marion bonsoir bienvenue à vous directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises Céline soulla bonsoir Bienvenu journaliste Paul outreem à France Télévision et je précise que vous êtes maoraaise et que vous êtes évidemment en contact avec les habitants et avec votre famille là-bas et Mathieu croissand éditorialiste politique est évidemment resté à mes côtés je commence avec voilà cette nouvelle tempête tropicale qui s'est abatue sur sur l'archipel cette tempête d'ikeladyi est-ce qu'elle a provoqué beaucoup de de dégâts à votre connaissance sa omarwali beaucoup d'eau dans le sud c'est ça on a eu le chido c'était plutôt au nord ouais et et le Sud a été épargné et là nous avons bien sûr sur ce deuxè cyclone qui a frappé beaucoup le sud bien sûr il y a eu beaucoup de dégâts parce queil y a eu déjà des maisons qui étaient déjà délabré et donc avec la montée des au les gens ont tout perdu aussi bien au nord au sud c'est une île complètement aujourd'hui dévastée avec des gens qui sont angoissés et que nous sommes de crise en surcrise parce que c'est une surcrise qui vient de s'ajouter et donc évidemment aujourd'hui Mayotte est angoissée Mayotte est très inquiettete et la population ne sait plus où se retourner sinon à notre Mère Patrie d'essayer de trouver rapidement des solutions mais je voudrais rajouter quelque chose depuis mon élection ici au Sénat je n'ai jamais cessé d'alerter à au sphère nationale ici des risques des outrè j'ai interrogé madame Schwartz qui était qui est la directrice générale de Météo France elle m'a donné des éléments je suis allé à Météo France à la Réunion pour me interroger aussi méto France des des événements cycloniques j'ai demandé aussi à ma commission euh parlementaire ici euh commission comment on appelle ça délégation des autresaines HM sénatorial d'inscrire cette année je dirais la problématique de réchauffement climatique et des intempéries tous du risque cyclonique aggravé malheureusement on ne m'a pas écouté pas été suffisamment n pas été suffisamment écouté et j'en terminerai monsieur il suffit de regarder l'organigramme que je vous ai amé alors on on y revient sur le le l'absence d'anticipation je sais que vous réclamez une commission d'enquête donc je vous donnerai la parole là-dessus en en détail parce que ça me semble très important d'y consacrer du temps pas seulement une fin de de d'intervention Julien Marion les les équipes des pompiers de la sécurité civile que vous dirigez je reste sur le dernier événement là depuis 2 jours 2 jours d'alerte rouge qu'est-ce qu'il y a eu comme type d'intervention est-ce qu'elles ont dû intervenir cet événement on l'a anticipé heureusement dès qu'on a dès qu'on a su qu'il y avait une une probabilité très forte que le Dick ladyady passe à proximité de mayott bah comme on avait déjà après chido pratiquement 1000 hommes et femmes sur place pour la sécurité civile on les a prépositionné vers le sud de l'île de manière à ce qu'ils soi à pied d'œuvre pour aller au contact de la population dès que dickadyi était passé et c'est ce qui s'est fait là au cours des dernières heures il y a des missions qu'on appelle d'allé vert c'est-à-dire des équipes de de de secouristes accompagné de forces de l'ordre pour aller dans les dans les endroits les plus durement touchés au contact de la population ils ont vu plus de 10000 personnes en quelques heures et heureusement heureusement pour l'instant avec un bilan humain extrêmement modéré alors qu'on pouvait craindre des choses beaucoup plus beaucoup plus inquiétantes h on écoute tiens une habitante justement du sud de de Grande Terre frappé par les fortes pluies de de ces dernières 48 he elle dit son épuisement déjà nos maisons en haut il y a chido qui a emporté les maisons il y a tout était qui était cassé mais maintenant avec la tempête là c'est carrément nos maisons à l'intérieur qui qui qui qui sont foutus tout est foutu en fait il y a l'eau l'eau ça a tout abîmé les matelas les lits les armoires nos meubles qu'on vient tout de suite tout de suite d'acheter bah là tout est parti en fait là on va juste tout dégager et tout à la poubelle quoi c'est une là comment on réagit les habitants avec qui vous pouveit échanger sur cette nouvelle tempête tropicale quiient qui intervient quoi un mois après chido problème le problème qui se pose c'est que on s'est rendu compte que comme il y avait il y a pas eu un on n pas déblayé rapidement parce que c'est vrai que c'est la tempête était quand même même si Monsieur dit que c'était c'était prévu c'était organisé mais on n'a pas dégagé suffisamment le les rivières suffisamment les abords des routes suffisamment résultat toutes cette eau qui s'est rajouté ça elle elle est montée et a débordé donc ça c'était un problème parce que je pense que ça ça a été on n pas on a mis trop de temps à déblayer on a eu trop de temps à faire les choses donc ça c'est c'est c'est le premier problème deuxème chose c'est que il faut savoir que dans beaucoup d'endroits il n'y a pas encore de courant là je viis d'appeler justement dans mon village là dans le taxi j'ai appelé euh on me dit il y a pas encore de courant ça fait nous on est dans cette situation depuis depuis le début depuis un mois pour les les zone enterré enfin l'électricité où c'est enterré ça passe les zones où il y a des poteaux électriques qui qui sont tombés il n'y a plus rien donc il y a quand même une grande confusion c'est pas tout le monde n'a pas eu accès à toutes les à toutes les interventions à tous les secours donc il y a quand même une grande part de la population qui est quand même encore dans dans le désarrois dans dans le dans l'obscurité au sens propre et au figuré et ça c'est un problème ouais avec évidemment donc beaucoup d'eau là qui est tombé sur des sols déjà détrempés on va regarder des des des images d'inondation vidéo publié par la députée Estelle yousoufa on voit voilà des des torandoau dans les dans une rue de de Mayotte et elle précise sur le réseau social X euh le cyclone provoque inondation et plus torentiel nous sommes inquiets pour les bidonville en tôle très vulnérable au glissement de terrain avons alerté en vain sur l'inconscience et irresponsabilité de laisser se reconstruire euh sa Omar wali c'était une euh une promesse du Premier ministre lorsqu'il est venu à Mayotte empêcher de de reconstruire les bidonville est-ce que c'est tout simplement possible mais écoutez moi j'ai toujours dit que on peut avoir les meilleurs discours du monde euh on peut sortir des grandes écoles polytechniques ena si on s'occupe pas de l'habitat informel on changera rien sur le territoire vous dites habitat informel c'est les bidonville tout à fait mais le problème c'est que les gens qui habitent dans ces habitat informel il faut bien qu'il a un habitat d'urgence h et c'est là où l'État doit proposer quelque chose et c'est là où ça pose problème c'est que aujourd'hui on a l'impression qu'on nous dit la chose et sont contraire euh tout le monde disait que si de il y a un cyclone et que vu les bidonville qu'il y a parce que on dit qu'il y a 150000 personnes qui vit dans ces bidonville il y aurait une catastrophe incroyable pourquoi avons-nous laisser lorsque nous avons dépensé énormément d'argent pour faire le ombouchou ombouchou 1 ombouchou 2 c'est à côté des millions et des millions on a demandé le bilanal tout à fait et on a demandé ce bilan de de ces opérations on l'a jamais eu aujourd'hui tout a été rasé s'agissait quoi il s'agissait de vider ces bidonvillees de faire en S destrction la destruction des bidonvilleesou pourquoi aujourd'hui il y a eu chido et on a laissé faire mais ça se reconstruit là déjà mais c'est fini moi je viens de maotte il pas il y a quelques jours j'étais là-bas et mais partout où vous passez vous entendez des coups de marteau et tout est déjà construit donc on va revenir encore jeose la question est-ce que c'était possible de l'empêcher ça mais je pense que oui comment est-ce que c'est possible que lorsqu'il y a des catastrophes ailleurs on crée des camps et on met les gens lorsqu'il y a des tremblement de terre c'est pas Maillotte c'est tout petit territoire qu'on est incapable de trouver un endroit pour mettre des camp et reloger ses gens et les empêcher d'aller dans ces bidonvillees quelque part on se pose la question est-ce que c'est pas fait exprès et cela nous nous angoisse parce que avec le sol trempé aujourd'hui si demain il y a encore de de la pluie qui tombe c'est-à-dire ce sont des des endroits où bien sûr on risque d'avoir des mors ouais et des et des glissements terrain je le rappelle on a entendu dans No dans nos titres c'est c'est aussi la la la la période de la mousson donc avec forcément des des pluies assez assez récurrentes prévues à quel point justement Julien Marion les les sols sont fragilisés dans cette zone là dont on parle cette zone de bidomville avec quel quel risque associé à des sols détrempés de nouvelles plie voilà un habitat précaire vous avez raison de souligner que Dick ladyady a frappé donc hier un territoire qui avait déjà été très durement éprouvé par par chido à peine un mois avant les conséquences sont celles qu'on vient d'évoquer elles sont connues c'est les seules gorgé d'eau une végétation on le voit sur les images qui qui sont diffusées une végétation qui a été très très durement impactée par chido et qui n'est plus en mesure de de jouer son rôle de rétention des eau et donc effectivement des conséquences dès que vous avez un nouvel épisode pluvieux qui peuvent être déculés donc c'est à ça que nous sommes très attentifs les conséquences c'est les glissements de terrain les coulés de Bou les inondations et nous sommes extrêmement mobilisés pour précisément faire en sorte que ces phénomènes que par définition nous ne pouvons pas empêcher c'est c'est la nature qui rappelle qui nous rappelle sa force et bien qu'ils aient le moins de conséquences poss possiblebl sur la population sur les êtres humains ça c'est notre mission première porter secours et assistance aux personnes h on reviendra sur le bilan tout à l'heure parce qu'évidemment c'est c'est une question assez centrale sur l'état d'esprit qui peut régner à à à Mayotte votre avis Céline Soula sur sur la reconstruction rapide des des bidonvillees et la promesse qui avait été faite par enfin évoqué par par François Baayou l'avant de parler de reconstruction je reviendrai rapide un petit peu sur ce que dit Monsieur ce que disait monsieur saomarwali on dit que pour pour qu' qu'on n'avait pas voilà que ces gensl sont dans les bidonvillees que c'est c'est compliqué mais c'est en fait Mayot on n' pas anticipé depuis des années on n'a pas découvert tout d'un coup qu'il fallait une des habitats solides que il y avait beaucoup de monde ça fait des années qu'on aurait dû construire qu'on aurait dû consolider Mayotte qu'on aurait dû cela ça fait ce c'est ça fait des années on n'a pas découvert ça du jour au lendemain qu'il y avait des bidonville donc je pense déjà ça c'était prévisible c'est-à-dire c'était prévisible de construire Dee manière durable enterrer des fes électriques prévoir suffisamment d'eau euh et cetera on découvre en 2000 en 2025 aujourd'hui que il y a un problème mais le problème il il existe depuis des années 10 ans 15 ans 30 ans donc ça c'est déjà le problème aujourd'hui si on parle de reconstruction avant de parler de reconstruction faut faut savoir déjà pour qui on va construire combien pour combien de personnes on vaon va reconstruire on ne sait pas combien exactement il y a d'habitants en Mayotte Mayot est surpeuplé même les gens qui sont décédés on dit ah on sait pas on est dans le flou on mais voilà c'est pour dire que pour construire il faut déjà savoir comment construit construire un plan mais un un plan comment avec qui avec quel moyen pour combien d'habitants et cetera et là c'est un problème construire oui on peut mais il faut avoir un plan et euh et s'organiser différemment Julien marionant est-ce qu'il y a beaucoup d'habitants de ces de de de ces habitats précaires de ces binonville qui n'osaient pas venir demander de l'aide vous parliez du de jeis vous dis ver vous vous êtes rendu compte les les pied sur place que que certains n'osaient pas venir l'au de la nourriture c'est une réalité c'est une réalité de de de ce territoire et donc on a voulu précisément éviter d'avoir des angles morts en allant au contact de la population en attendant pas que les gens viennent voir les sapeurs Pompi les services médicaux et donc c'est l'idée de ces missions où on est allé dans les dans les quartiers j'en ai d'ailleurs enfin j'ai participé à à plusieurs d'entre elles lorsque je me suis rendu à à maotte fin fin décembre mais alors si c'est des gens sans papier comment ils vont arriver des autorit quand on porte secours et assistance on regarde pas le statut administratif des person c'est pas de votre côté que je pose la question c'est c'est voilà des gens qui n'osaient pas ou qui se cachent ou qui voilà il vont arriver les uniformes en étant inquiet ou euh d'abord ce sont les uniformes des pompiers sont donc c'est les uniformes que vous connaissez bien Thomas HUG de personnes qui sont identifié comme voilà ceux qui portent secours et assistance et donc ça ça ça facilite les choses au demeurant moi quand j'ai pu aller participer à ces missions et puis c'est ce que nous disent tous les bilans qui nous remontent on n' pas de découvert dans dans les quartiers en question les fameux quartiers d'habitat informel de situations dramatiques des personnes qui sont venues nous voir effectivement parce qu'elles avaient besoin de soins heureusement la plupart du temps de soins légers de blessures occasionnées Parah des coupures ou voilà ou des ou des PL à la suite du passage de chido on a par ailleurs je voudrais le souligner parce que c'est important déployer dans les jours suivants le passage de chido notre hôpital de campagne de la sécurité civile l'Escrime qui est un un outil absolument formidable qui permet de voilà de proposer à la population les fonctionnalités de d'unun d'un grand hôpital et l'escrim donc est actif depuis le le 24 décembre il tourne à plein régime il a accueilli plus de 3500 personnes alors là on l'a mis à l'abri le temps du passage de Dick et Lady mais il est en train d'être remonté et dès demain il sera à nouveau opérationnel au profit de la population de Mayotte alors on va parler d'une loi d'urgence loi spéciale avec Steve Jourdain qui nous rejoint de nouveau sur sur le plateau sens public rebonsoir euh Steve projet de d'urgence projet de loi de spécial pour Mayotte qu'est-ce qui est qui qui est examiné là euh euh au Parlement qu'est-ce qui est prévu une vingtaine d'articles au total Thomas un texte essentiellement technique dont l'objectif a été rappelé aujourd'hui par Manuel Vals le ministre des outres mèes était entendu par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale c'était cet après-midi écoutez j'ai un mandat clair celui de refondé Mayotte euh nous avons cet après-midi un mandat clair posé les premières pierres de cette refondation et refonder et je le dis sans détour avec clarté cela va beaucoup plus loin que reconstruire j'y reviendrai mais reconstruire est un préalable incontournable pour répondre aux urgences et envisager ensuite une véritable refondation c'est la responsabilité qui nous incombe à tous dans le détail Steve que contient ce texte plusieurs points importants il est prévu notamment la création d'un établissement public pour engager la reconstruction de Mayotte à l'image de ce qui avait été fait pour Notre-Dame il est aussi question d'un assouplissement des règles d'urbanisme pendant 2 ans avec une facilité des expropriations des mesures de soutien à l'emploi et aux entreprises sont également contenu dans le texte le recouvrement des cotisations sociales sera ainsi suspendu l'état augmentera sa prise en charge de l'activité partielle des amendements devraient encore faire évoluer le texte he Thomas les députés en ont déposé plus de 200 bon ce n'est que le premier volet du plan Mayotte mais il attise déjà la colère de certains élus oui écoutez la rapport ur du texte la députée Estelle Youssoufa elle était très remontée aujourd'hui à l'Assemblée nationale nous sommes face à un texte technique rédigé par la haute administration au lendemain du cyclone et avant la formation du gouvernement sans consultation avec les élus locaux ni les parlementaires l'Association des maires de Mayotte dénonce elle aussi un texte insuffisant les maires ont même adresser un courrier à la présidente de l'Assemblée nationale dans lequel ils insistent sur la nécessité de mesures fortes pour traiter la question de l'immigration clandestine il est illusoire de croire que Mayotte peut se relever sans un traitement d'urgence et radicale de cette question écrivent-il c'est également ce que demande Marine Le Pen la chef duurn qui souhaite durcir les condition d'accès à la nationalité voilà le problème la régularisation la naissance sur les territoires la naturalisation il faut couper ses trois points déclaration dans le J JD news ce weekend le X Thomas et bien c'est que l'immigration ne peut constitutionnellement pas être traitée dans un tel texte c'est pour cela qu'un second projet de loi sera présenté par le gouvernement dans les de mois qui viennent d'ici là le projet de loi d'urgence sera débattu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir du 20 janvier le Sénat prévoit lui de son emparé le 3 février l'idée bien c'est d'aboutir à une adoption rapide merci beaucoup Steve monsieur le sénateur qu'est-ce que vous attendez de cette loi spéciale est-ce que vous faites partie de ceux qui disent que c'est insuffisant c'est trop technique c'est ben c'est vrai c'est trop technique parce que nous avons euh on sait pas quelle loi on parle parce que il y a la loi d'urgence il y a le projet le plan Mayotte debout le projet de loi Mayotte programme il y a plusieurs plusieurs lois et moi ce que je regarder c'est que lorsquon nous a proposé ça j'ai demandé deux choses l'étude d'impact premièrement et bien sûr l'exposé des motifs de cette loi qu'est-ce que j'ai constaté j'ai constaté que dans l'étude d'impact il était indiqué que par le Conseil d'État que dans des circonstances exceptionnelles l'état pouvait prendre bien sûr légiférer par décret qui ont valeur législative c'est-à-dire on na même pas onavait même pas besoin de passer par le circuit législatif mais on pouvait agir immédiatement c'est pas ça c'est que l'État choisi l'état choisi de légiférer par voie d'ordonnance c'est-à-dire que nous on n plus dans l'urgence parce que l'ordonnance il faut attendre 3 mois et quand vous prenez l'établissement public qui est le bras armé pour la reconstruction c'est aussi par le biais d'ordonnance donc on va aller peut-être en 6 mois c'est-à-dire que si on regarde bien ce qu'on nous propose on va arriver peut-être à la fin de l'année pour avoir oui mais c'est un plan de reconstruction c'est une vision à très long terme dont on parle là non il y a Laur a urgence et si il y a urgence donc allons-y par décret et alors que le Conseil d'État le permet pourquoi on a choisi l'ordonnance qui va nous mettre un peu en 6 mois ou 3 mois je suis pas juriste mais je lis les textes je sais pas si monsieur vous savez mais moi je suis pas juriste donc je sais que par par contre c'est pas une loi d'urgence et puisord quand on nous parle de simplification mais quand on prend les trois lois on sait même plus quelle loi on parle donc pour pour venir à la simplification et on pourrait pas faire mieux que nous proposer trois lois pas le laquelle on doit travailler d'accord c'est beaucoup trop tôt pour parler de reconstruction Julien Marion non il faut en parler il faut en parler maintenant évidemment et c'est le sens d'ailleurs de de ce qu' de ce qu'a présenté le le gouvernement à au Parlement qui a été débattu en conseil des ministres la semaine dernière la reconstruction l'ampleur de la reconstruction qui est devant nous nécessite qu'on y travaille dès maintenance mais comme ça a été rappelé par le le sénateur saarwi à l'instant c'est un travail de longue haline donc vous avez été surpris par l'ampleur des des dégâts oui bien sûr enfin je crois qu'il faut rappeler il faut aussi rappeler les choses ce qui s'est passé à Mayotte le 14 décembre c'est très probablement la plus grosse crise de sécurité civile par son impact à laquelle notre pays était confronté je pense depuis au moins la Seconde Guerre mondiale donc oui euh moi ça m'a frappé quand je suis arrivé à Mayotte fin décembre de voir l'ampleur l'ampleur des dégâts des dégâts sur l'environnement des dégâts sur les bâtiment euh c'est c'est absolument saisissant c'est un territoire qui a profondément souffert et qui euh euh qui mais qui commence à se relever aussi c'est ça qui est très qui m'a c'est la deuxième chose qui m'a frappé en réalité quand je me suis rendu sur place c'est euh voilà une vie qui reprend une résilience très forte maintenant la résilience c'est un c'est une grande qualité mais ça ne doit pas nous nous empêcher de travailler d'arrache-pied à cette reconstruction parce que c'est absolument indispensable ouais est-ce que c'estinoua on peut commencer à parler de reconstruction parce que là on a bien compris c'était pour des raisons constitutionnelles que dans cette loi spéciale il y avait pas la question d'immigration mais est-ce que est-ce que c'est est-ce que on n'est pas bancal là est-ce qu'il faut pas marcher sur les deux pieds reconstruction et question migratoire B je pense que la la reconstruction elle est possible parce que Mayotte c'est c'est un moucheur de poche de 374 km² hein c'est c'est une grande ville de la métropole si on veut si on met les moyens si on est organisé si on anticipe si je pense que c'est c'est tout un travail de de de d'organisation et de et de program de programmation reconstruit est-ce qu'il faut pas d'abord se poser la question de pour qui c'est ce que je disais au début tout à fait c'est ce que j'ai dis on va construire pour qui de quelle façon avec pour quelle population et je pense que peut-être je il y a des bolets politiques sont là pour en parler moi je je suis juste journaliste et et maoraise je ne fais pas de politique mais je pense que peut-être déjà répor répertorier les gens qui qui qui les gens qui sont là depuis longtemps mais des situations mais qui sont émigrés mais qui sont en situation régulière peut-être déjà répertorié qui peut bénéficier de ce programme qui ne peut pas bénéficier de ce programme dans ce cas il y a peut-être un plan de reconduction à la frontière il y a des gens qui sont là depuis très très longtemps s'il rentrent dans le programme et bien sûr on en tient compte et et on compte on fait on calcule on organise qui a le droit à quoi et de quelle façon qui peut rester qui peut l'être qui peut qui doit partir il y a des alors on peut on va dire mais comment on va faire il y a des écoles on peut passer par les écoles il y a des il y a des mairies il y a des impôts il y a des façons de de savoir qui qui est sur place qui est sur place et qui mérite ou non de rester et savoir de quelle façon nous allons nous organiser pour que chacun puisse avoir un logement digne et les gens qui n'ont pas à à y rester sur le territoire et bien il faut trouver des solutions qui a des contrôleur renforcés et qu'on ne recommence plus là on peut pas dire que on on va attendre que ça se passe tout seul non je pense qu'il faut que tout le monde MRE au travail et qu'on répertorie tout ouais alors cette question migratoire évidemment c'est un chapitre important on va on va l'ouvrir enfinueer avec vous Mathieu sur sur la dimension politique avec Marine Le Pen qui est la seule responsable de l'opposition à s'être rendue dans dans l'archipel quelle bilan tirez-vous de sa visite alors d'abord Marine Le Pen elle jouait presque à domicile elle était en en terrain conquis j'ai avec les Maura un lien indéiablement affectif il m'appelle Mariama a-t-elle raconté hier dans un entin dans un entretien accordé au JD news Steve en parlait tout à l'heure le supplément du du magazine du Journal du Dimanche Marine Le Pen elle avait récolté près de 60 % des voix au second tour de la présidentielle elle a fait élire enfin son parti a fait élire une député l'été dernier du coup sa visite a contrasté avec les visites chahuté d'Emmanuel Macron et des membres du gouvernement qui ont été dépêchés sur place parce que ça a donnait des ivas des images d'une c'est une très belle opération de communication politique hein mais c'est pour le coup il y avait il y avait un contraste alors il faut dire c'est toujours plus facile quand vous êtes dans l'opposition vous êtes moins appris à parti que quand vous êtes responsable au gouvernement mais vous pouvez vous faire accuser de récupération ou d'instrumentalisation ce qui est un piège que la patronne des députés RN a su éviter elle s'est même payé le luxe de faire la leçon au président de la République coupable à ses yeux d'avoir déclaré vous devriez être content d'être en France vousz cette petite phrase d'Emmanuel Macron comme si les Maoris été des étrangers comme s'ils étaient hébergés par la France ces propos sont d'une violence extrême a dit Marine Le Pen a-t-elle fait des propositions alors oui le début était un peu cafouillage quand même parce qu'il y a eu un revirement vous vous souvenez Marine Le Pen avait jugé dans un premier temps que le plan allait incontestablement dans le bon sens et puis quand elle est arrivé sur place elle a dit que non ça n'allait pas assez loin en fait son interview au au JD news donc le magazine du du JDD c'est une interview très politique je trouve elle est à ce titre intéressante car l'ancienne et probable future candidate à à la présidentielle il dépasse le stade du slogan pour parler de façon assez précise des difficultés auxquelles sont confrontés les maorés c'est une des premières fois où se montre aussi concrète abordant aussi bien les défis urgents et on en a parlé euh que les problèmes plus structurels l'habitat les classes surchargé la dépendance alimentaire elle soutient la construction qui était prévue d'une usine de de désalinisation mais aussi d'une usine de de retraitement des déchets tout ça peut paraître très pointu très local mais ça donne le sentiment que Marine Le Pen veut faire de mayottes une forme de laboratoire politique ou al a est des propositions concrètes avec évidemment euh dans l'objectif de participer au débat au moment de du vote de la loi spéciale et de réclamer plus évidemment elle réclame même un secrétariat d'État à la reconstruction de Mayotte ouais et elle a aussi forcément parlé d'immigration évidemment alors il faut dire que les ministres du gouvernement Barou lui avaient un peu préparé le terrain vous souvenez il y a une tribune le jour de son arrivée publié par le ministre de de de des outremres manuel Vals pardon celui de l'Intérieur brunoillot et celui des armées Sébastien le cor nu disant qu'il fallait d'abord régler la question migratoire sinon c'était reconstruire sur du sable euh donc du coup ils ont même repris ses idées d'une certaine façon ils reprennent son constat et ses idée puisqu'ils veulent aujourd'hui remettre en cause le droit du sol géralde haranin déjà on avait parlé vous vous souvenez euh depuis quand il était au ministère de l'intérieur du coup elle elle déroule elle propose de revoir tous les volets la régularisation on l'a vu la naissance sur le territoire la régularisation mais aussi les problématiques de scolarisation obligatoire parce qu'elle dit que les écoles sont surchargées elle propose aussi évidemment une une que que la Marine nationale arrête les quissa quissa qui arrive d'utiliser un bâtiment pour le d'en faire un centre de rétention administrative bref elle déroule sa participation sa partition j'allais dire préféré l'immigration avec il faut le dire quand même un regard sinon complice de en tout cas un peu coupable de la part du gouvernement qui ne s'est pas attelé aujourd et puis avec beaucoup de précision c'est ce que vous avezela que je trouve qu'elle est vraiment elle est vraiment intéressante parce qu'elle montre c'est l'interview la plus politique concrète que j'ai lu de Marie Le Pen depuis très longtemps monsieur sénateur Sao Maroli est-ce qui est-ce qu'on peut régler dans quel ordre on le fait la charue avant les B c'est est-ce qu'on est-ce qu'on peut engager la reconstruction sans poser la question migratoire alors déjà je voudrais rebondir par rapport à ce que monsieur a dit lorsque Marine Le Pen dit que il faut régler le problème de l'immigration à Mayot elle a raison sauf que là où elle n'a pas raison et c'est là où je trouve c'est dangereux il faut pas servir de Maillotte pour des politiques au niveau national hmm le problème qui se pose à mayod c'est le problème de carte de séjour territorialisé c'est le seul endroit dans la République où on assigne les gens à résidence ils sont là et que ils sont ils ont leur cartre de séjour ils sont prisonniers là-bas ils sont prisonniers et ils peuvent pas partir ailleurs c'est le seul territoire et on sait combien ils sont aujourd'hui ils sont très nombreux et si on les laissé partir ils peuvent pas venir en métropole c'est ils pe ils peuvent pas partir de maot ils peuvent aller cocomor ils peuvent pas venir sauf que sur cet aspect- là Marine Le Pen n'est pas d'accord elle elle dit non les cartes de séjour territorialisé il faut les laisser les gens assigner à résidence mais ce sont des gens on est dans la République la République étant une indivisible je ne peux pas comprendre que des gens qui ont des cartes de séjour et il y a même une aberération il y a des cartes de séjour où on a marqué ne peut pas travailler donc vous régularisez les gens et euh vous les empêchez de travailler qu'est-ce que vous leur dites de faire d'aller voler c'est ça c'estàdire que moi je ne veux pas qu'on cessur de Maillotte pour des politiques au niveau national parce qu'il y a des choses que les gens ici ne savent pas avant de toucher à au droit de sol il faut faire le bilan de la loi de 2018 asile immigration de on l'a déjà touché le le droit de sol sur cette loi-là et ben je vous ai amené un graphique qui est là qui est là en 2018 c'est là lorsqu'on a approuvé la loi c'est là où il y a eu le plus de reconduite à la frontière c'est-à-dire que ça n'a pas empêché des gens de venir à Mayotte et on a expulsé beaucoup plus après la loi de 2018 est-ce que et pourtant on avait restreint le droit à la nationalité ça veut dire que les gens ne viennent pas uniquement pour la nationalité mais ils viennent parce que Mayot apparaît dans cet océan Indien comme étant une île qui est la plus pauvre de l'Europe mais au niveau de la région nous apparaissons comme étant une île euh la plus riche le problème de Mayotte c'est la pauvreté et bien sûr les naissan mais c'est surtout la pauvreté si on développa Mayotte je pense qu'aujourd'hui on aurait moins d'immigration parce que les gens n'auraient pas d'intérêt à venir à il nous reste une une dizaine de minutes douzaine de minutes dans dans dans ce débat il y a il y a un thème qui est très important et et qui nourrit je pense le les hésitations peut-être la la la la colère peut-être le sentiment d'abandon je ne sais pas à Mayot c'est la question du bilan le bilan l'absence de bilan fiable du nombre de victimes du cyclone chido on écoute tiens pour ouvrir ce chapitre le préfet de maotte François Xavier bieville impossible de concevoir que nous puissions à un moment ou à un autre invisibiliser des victimes et donc on doit ce chiffre là ce chiffr là en revanche doit être vérifié il doit être certifié donc on a bien 40 victimes on a aujourd'hui une quarantaine de personnes disparues ce qui devrait nous conduire à avoir à peu près 80 personnes dont la causalité est plus ou moins certaine avec chido et pour l'instant on peut pas aller beaucoup plus loin dans l'affirmation de ces chiffres le préfetville qui avait parlé juste après le passage du cyclone de plusieurs centaines voire plusieurs milliers de de mors potentiel bref et puis il y a eu d'autres estimations peut-être beaucoup plus lourdes fantaisist je ne sais pas Julien Marion vous êtes allé à Mayot plusieurs fois depuis depuis un mois de de avec votre regard de professionnel de de la sécurité civile de l'intervention comment vous expliquez ce cette incertitude je crois que le préfet a tout dit là dans l'esrait que vous venez de diffuser c'est la question du bilan est une question extrêmement sensible et sur une question aussi sensible que celle-là on ne peut communiquer que sur des certitudes et c'est le c'est ce que fait le préfet il a parfaitement raison évidemment avant de d'avancer des chiffres il faut avoir la certitude que les décès en l'occurrence puisque c'est de ça qu'on parle sont effectivement liés au passage du cyclone chido dans un autre département français pardon de N interrompre on aurit les chres un mois après après un épisode de cette ampleur vous savez je crois il faut être très humble il faut être très humble et ça prend du temps de recouper les informations ça ça nécessite un travail de vérification quand il y a des informations qui arrivent à la préfecture sur le fait que par exemple à tel ou tel endroit on a pu découvrir des des tombes récentes il faut aller sur place se rendre compte si c'est vrai ça ne l' pas toujours et puis ensuite attester vérifier que les les décès en question sont bien attribués au au passage du cyclone chido c'est c'est un c'est un travail complexe et le préfet l'a dit le bilan définitif ne sera pas celui qui est annoncé aujourd'hui mais je crois aussi pour terminer là-dessus que on peut quand même globalement se se réjouir collectivement qu'au final le bilan soit moins élev personne ne souhaite soit milers de morts juste une question les incertitudes elles pèsent sur la population recensée c'est-à-dire connue ou seulement sur la population clandestine évidemment qui à partir moment Savit pas qui était là c'est difficile de savoir si oui bah quand on fait quand on dresse un bilan on dresse un bilan indépendamment une fois encore du du statut des personnes il faut il faut regarder si la personne dont on nous annonce le décès est décédée des suite du passage du cyclone ça n'est pas toujours le cas il faut regarder euh également la même chose pour les blessés on a des indicateur à travers notamment la fréquentation des structures hospitalières le l'hôpital de Mayotte euh et les dispensaires ont continué à fonctionner même de manière dégradée dans les qui ont suivi le passage de chidau on a comme je le disais tout à l'heure installé notre hôpital de campagne on n'a pas été confronté à une explosion d'activité et donc tout ça permet de de de voilà de recouper les informations et d'aller dans le le chiffre que donnait le le préfet tout à l'heure bon c'estou là il y a beaucoup de d'interrogations j'imagine à Mayot énormément d'interrogation simplement en en en voyant l'étendue des dégâts en disant sont passé les c'est sûr quand vous voyez quand vous voyez les endroits déserts vous vous dites où sont passés les gens c'est la première question et ce ce n'est pas qu'à Kaweni ce n'est pas qu'à magjikavo ce n'est pas qu'à Kungu c'est on on s'aperçoit aujourd'hui que dans beaucoup de villages ce qu'on ne voyait pas avant qu'il y a dans beaucoup de villages il y a énormément de bidonville et C GL sont pas volatilisés parce que ils n ont pas été hbergés forcément on les voit pas hébergés chez les chez les chez les Maoris dans les maisons dures on les voit pas alors ils sont partis où mais ça serait quoi ça veut dire que les principales victimes seraient les clandestins les sans papiers et et et donc non non recensés qui qui forcément deviennent pas déclarer un Mor dans la logique vu si si on on se tient on tient compte des des des de la solidité des des des bâtis c'est-à-dire des maisons dures parce que là je pense qu'il faut il faut bien distinguer entre les maisons dures les maisons en bois les maisons en tô les maisons en terre parce qu'il y a ça aussi les maisons en terre on n parle pas beaucoup mais et on peut aisément imaginer que les dégâts sont plus dans les mais dans les quartiers insalubr avec des vol des des tes qui volent et cetera où il y a des des blessés où les gens vont vont découvrir au fur et à mesure sous les Rava sous les amatoles qui a des problèmes et moi la question que je pose là peut-être je poser à aux politiques moi moi moi ce qui m'a échappé ce que je n'ai pas très bien compris à Mayotte nous avons l'armée nous avons Lema nous avons la légion et je n'ai pas très bien compris pourquoi parce que les gens n'ont pas été aidé sur le moment on il y a eu les 3hur de pluie très intense ce vent très violent qui a duré 3h 3h à ravager tout maotte et je n'ai pas très bien compris pourquoi immédiatement alors qu'il y a on a qu'on ait attendu que les gens viennent de Paris via la Réunion qu' a des points aériens alors qu'il y avait des hommes sur place et là je vourrais bien qu'on m'explique comment on n'a pas déployé immédiatement ces personnesl pour aller justement dans les dans les endroits comme C dans les bidonvillees dans les bidonville pour pour déblayer rapidement et et là peut-être on aurait pu savoir tout de suite s'il y avait des morts s'il y avait des blessés ça aurait été immédiat donc je voudrais moi comprendre moi j'ai écouté vraiment attentivement le le directeur euh tout à l'heure euh mais bien sûr j'ai des doutes c'est une de raisons que je demande une commission d'enquête parlementaire pourquoi parce que le préfet lui-même a dit que dans les bidonville résidit à peu près 1500000 personnes on a mis à l'abri 15000 h vous faites le calcul h les autres sont partis où deuxième chose j'ai écouté le Premier ministre monsieur bairou quand il est venu à maott il a dit que c'est la plus grande catastrophe après 1902 avec la montagne Pelé il y avait combien de morts la montagne Pelé Monsieur le Directeur vous le savez 300 mors voilà comment se fait-il que le premier ministre joue avec des comparaisons lorsque vous n'avez pas de certitude donc ce qui fait que évidemment on nous met en doute on met en doute je dirais ce que dit le préfet c'est une des raisons que moi j'ai écrit au Préfet en lui demandant un bilan chiffré parce qu'il y a eu des opérations de recherche qui ont été menées sur placeou bien sûr vous vous AZ la question de de cinou sur le les les moyens qui existaient sur sur l'archipel qui auraiit pu être déployé justement pour éventuellement avoir un bilan plus rapide nous lorsque on a vu moi lorsque j'ai vu le cyclone aller vers Mayotte j'ai demandé au ministre de prépositionner des euh des agents notamment de la sécurité civile on avait envoyé été fait fait 140 bonhommes je su me semble qui sont venus à Mayotte dès le vendredi dès le vendredi avant passage avant le passage du cyclone c'est vrai été faitimportant ça c'est c'est très important sauf que lorsque le cyclone est passé on le voit ailleurs comment se fait-il qu'il a pas eu de brigade cophile qui a sillonné dans les bidonvillees à la recherche des euh survivant comment se fait-il que ça n'a pas été fait alors Julien Marion il y en a peut-être eu mais mais l'étendu des dégâts ess de comprendre il il faut essayer effectivement de répondre précisément à cette question très légitime que que vous posez l'un et l'autre en réalité d'abord quand le cyclone est passé il a touché l'île de Mayotte sans aucune restriction et il a fallu d'abord s'assurer enfin faire en sorte que les services de secours d'abord é été mis à l'abri et surtout qu'il puissent à nouveau circuler je rappelle que les premières heures après le passage du cyclone elles ont été consacrées au débléement des ES de manière à rendre à nouveau possible la circulation dans l'île çaétait fait assez rapidement mais dans les premières heures évidemment personne ne pouvait se se se déplacer et ça je crois que vu l'intensité du phénomène chacun peut le comprendre ensuite vous l'avez rappelé monsieur le sénateur à l'instant effectivement il y avait des moyens de sécurité civile qui avait été prépositionné à la demande du ministre de l'Intérieur Bruno retaillot dès la veille du passage du cyclone dès que le cyclone est passé dès que les conditions de circulation ont été rétablis sur l'île ces moyens de sécurité civile sont allés au contact de la population avec notamment des équipes cynophiles qui venaient de la qu'on avait fait venir de la Réunion dans une dans une logique de proximité ces équipes cynophiles ont commencé leur mission dans les 48 heures suivant le passage du cyclone et je je me dois de vous dire qu'elles n'ont pas trouvé de de cadavres ou de victime et qui aurait été voilà causé par le passage de chido il faut une fois encore mesurer ce que ce que Mayotte a connu par son intensité le 14 décembre dernier c'est un phénomène d'une intensité ex tionnelle et ça ça ça ça implique effectivement une une une ampleur de de réponse qui a qui a été ça je peux vraiment en témoigner immédiate dans les dans les heures qui ont suivi et qui s'est ensuite déployé par exemple dès qu'on a pu rétablir un pont aérien je CIS quand même rappeler une chose importante le pont aérien qu'on a mis en place depuis Paris via la réunion il a commencé à fonctionner le surlendemain du passage du cyclone le surlendemain du passage du cyclone ce qui est absolument considérable ça nous a permis tout de suite d'envoyer des moyens du matériel au profit de la population de Mayotte un mot de conclusion très rapide juste un mot de conclusion euh Monsieur le Directeur moi je suis élu depuis 25 ans dans ma commune de Doui labatoire comment se fait-il que mes électeurs quand je vais dans dans les quartiers je ne les vois plus ils sont pas là c'est comme a dit Céline tout à l'heure ils se sont pas volatilisés ils sont partis quelque part et comment se fait-il que à cwini les gens quand vous les interrogz et dans les bidonville les gens disent il vous ont pas vu et que j'ai vu des professeurs du de de lycée qui se sont mis eux à rechercher leurs élèves et j'ai vu un professeur de Kawini que vraiment je rends hommage qui a 1500 1700 élèves à la recherche de ses élèves il a retrouvé que 300 bon écoutez on on n pas réglé évidemment et ça prendra du temps peut-être pour savoir exactement combien il y a eu de mort avec le passage de ce cyclone chido merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat vous pouvez nous retrouver sur publicsenat.fr en podcast et noter que l'invité de la matinale ce sera jean-philipp tongy porte-parole du rassemblement national demain 8h bonne soirée merci beaucoup [Musique]