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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 juin 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Retraites et censure du gouvernement : la position du RN par Sébastien Chenu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Ceux qui sont restés représentent la majorité des salariés...

  • 0:30RelanceRéponse directe

    La moitié.

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Vous dénoncez l'enfumage, le flou... Je vous ai entendu l'autre matin sur France Inter. Je n'ai pas compris de quel côté vous étiez sur la pénibilité.

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Il n'y a pas d'accord là-dessus entre les partenaires sociaux pour l'instant.

  • 1:45RelanceRéponse directe

    F.Bayrou a ouvert la voie à ce qu'il puisse y avoir des départs anticipés comme le réclament les syndicats.

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Et la prise en compte de la pénibilité...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00S.ChenuFait
    « On voit un F.Bayrou qui essaie de faire un exercice de replâtrage. Tout ça, c'est un peu du bricolage. »
  • 1:15S.ChenuFait
    « La moitié sont partis et la moitié sont restés. Eux étaient déjà d'accord sur le départ en retraite à partir de 64 ans. »
  • 2:30S.ChenuFait
    « Quand vous travaillez très dur et que vous travaillez plus tôt, vous devez partir plus tôt. »
  • 3:45S.ChenuChiffre
    « 9 milliards par an... Si on parle du financement... »
  • 5:00S.ChenuFait
    « Une majorité de Français, et notamment parmi les actifs, n'est pas d'accord avec cette réforme des retraites. »
  • 6:30S.ChenuFait
    « On a obtenu la fin de la désindexation des retraites, la fin de la hausse du coût de l'énergie, la fin de la hausse du tarif du gazole non routier. »
  • 7:30S.ChenuFait
    « Il y a le coût de l'immigration. C'est le tabou suprême. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Réactions négatives également de tous ceux qui pensent que rien ne pourra être résolu sur ce dossier si on ne revient pas aux 62 ans pour l'âge légal. C'est le cas des insoumis et sans doute celui du RN. On va le savoir dans quelques secondes. - A.-E.Lemoine: Dans une seconde, même. - S.Chenu: Absolument.

On voit un F.Bayrou qui essaie de faire un exercice de replâtrage. Tout ça, c'est un peu du bricolage, avec des mesures sur la pénibilité qui pourraient...

On ne sait pas trop à quel niveau elles seraient applicables. Tout ça ne semble pas très sérieux. De toute façon, les partenaires, pour ceux qui sont restés, car la majorité des partenaires sociaux... - A.-E.Lemoine: Ceux qui sont restés représentent la majorité des salariés... - P.Cohen: La moitié. - S.Chenu: La moitié sont partis et la moitié sont restés.

Eux étaient déjà d'accord sur le départ en retraite à partir de 64 ans, de l'ouverture des droits. - P.Cohen: Non. - S.Chenu: M.Léon l'avait indiqué avant.

Madame Léon avait dit dès le début que c'était ça, la base de départ, alors, elle acceptera... - P.Cohen: Ils étaient au premier rang des manifestations contre la loi en 2023. - S.Chenu: Quand le conclave s'est ouvert, la CFDT a dit: "Nous accepterions cette ouverture des droits à 64 ans en échange d'un accord sur la pénibilité." A la fin, c'est exactement ce qui se passe. - P.Cohen: Il y a eu 4 mois... - S.Chenu: Ils sont d'accord avec ça.

Le dialogue était un peu biaisé. A la fin, on est sur du bricolage. F.Bayrou cherche à gagner du temps.

C'est devenu le spécialiste, d'ailleurs avec un certain talent. Il amène tout ça, mais le rendez-vous, c'est le budget, pour nous. - P.Cohen: Vous dénoncez l'enfumage, le flou...

Je vous ai entendu l'autre matin sur France Inter. Je n'ai pas compris de quel côté vous étiez sur la pénibilité. Côté syndicats ou patronat? - S.Chenu: Quand vous travaillez très dur et que vous travaillez plus tôt, vous devez partir plus tôt. - P.Cohen: Donc vous êtes plutôt du côté des syndicats pour la prise en compte? - S.Chenu: On l'a toujours dit.

En étant député de circonscription populaire, on rencontre beaucoup de gens dans les Ehpad et l'industrie...

Nous avons toujours considéré que plus vous commencez tôt, plus vous faites des professions difficiles et plus vous devez pouvoir partir plus tôt. C'est notre logique. Ce n'est pas la logique de la proposition d'accord de F.Bayrou.

On ne pourra pas avoir de départ anticipé. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas d'accord là-dessus entre les partenaires sociaux pour l'instant. - S.Chenu: On n'est pas d'accord avec ce modèle. - P.Cohen: F.Bayrou a ouvert la voie à ce qu'il puisse y avoir des départs anticipés comme le réclament les syndicats. - S.Chenu: En tous les cas, on a ce désaccord très fort.

On pense qu'on doit pouvoir partir plus tôt. - P.Cohen: Avec le patronat. - S.Chenu: Oui, bien sûr.

Notre logique, c'est que, si on commence à travailler avant 20 ans, avec 40 annuités, on peut partir, ensuite, de façon glissante, jusqu'à 62 ans, avec 40 annuités. Ca fait gagner des années pour les travailleurs... - A.-E.Lemoine: Et la prise en compte de la pénibilité... - S.Chenu: 9 milliards par an...

Si on parle du financement...

Bien sûr, c'est un modèle de société différent. Si on parle du financement, on a des modèles de financements différents qui reposent sur la nécessité de faire travailler les jeunes, de les faire rentrer sur le marché du travail beaucoup plus tôt, de réindustrialiser le pays, d'avoir une politique de natalité...

Tous ces leviers n'ont pas du tout été activés. On ne propose pas le même modèle de société. C'est une évidence. - A.-E.Lemoine: Si j'ai bien compris le Premier ministre, il propose une réforme qui élargit la prise en compte de la pénibilité.

C'est cette réforme qu'il souhaite soumettre au Parlement à la rentrée. - P.Cohen: Oui...

Ce n'est pas tranché, encore. - S.Chenu: Ce sont des aménagements sur la pénibilité... - P.Cohen: Pour les mères de famille, ce n'est pas anecdotique. - S.Chenu: J'ai entendu ça.

Mais ce n'est pas un changement d'orientation. Comme d'autres, comme une majorité de Français...

Une majorité de Français, et notamment parmi les actifs, n'est pas d'accord avec cette réforme des retraites. Nous restons sur un modèle de société fondamentalement différent. Je crois que c'est plus juste et probablement moins coûteux.

La réforme Macron, pour l'instant, a coûté très cher. - A.-E.Lemoine: Vous accusez F.Bayrou de tenter de gagner du temps.

Vous pourriez résoudre cette solution en le censurant dès maintenant, en joignant vos votes à ceux du PS. - S.Chenu: On a toujours dit que le rendez-vous, c'était le budget.

Au moment du budget, on peut faire bouger le Premier ministre sur des choses. Quand on a censuré M.Barnier, on a obtenu la fin de la désindexation des retraites, la fin de la hausse du coût de l'énergie, la fin de la hausse du tarif du gazole non routier.

On a obtenu tout ça parce qu'on a censuré M.Barnier. - A.-E.Lemoine: Qu'allez-vous demander? - S.Chenu: Nos lignes rouges, ce seront toujours des lignes qui visent à préserver le pouvoir d'achat des Français.

La France qui a travaillé, les retraités, la France qui travaille ou la France qui voudrait travailler ne doivent pas être le curseur que fait bouger le gouvernement en matière d'économie. Il y a des économies à faire sur le train de vie d'Etat ou l'organisation de l'Etat. Ca va des agences aux collectivités.

Il y a un autre modèle à imaginer. Il y a le coût de l'immigration. C'est le tabou suprême.

On ne peut jamais demander d'efforts à ceux qui arrivent dans notre pays. A partir du moment où on ose Demander des efforts aux Français, on peut aussi se pencher sur les efforts qu'on pourrait demander à ceux qui arrivent dans notre pays. - A.-E.Lemoine: Un sondage nous signale que 62 % des électeurs du RN souhaitent une censure du gouvernement à l'issue de ce conclave. 10 points de plus que dans l'ensemble des Français, qui sont 52 à le demander.

Vous leur dites quoi? - S.Chenu: Comme je l'ai dit à F.Bayrou, "votre tour viendra".

Si vous persistez dans votre logique...

On attend les orientations budgétaires du Premier ministre, le 15 juillet. Si cette logique est la même que tous les prédécesseurs,