Jordan Bardella appelle au sursaut de la France : «Le Mercosur est l'exemple parfait du déclin franç
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europa Elliot de Val et vous. [musique] Soyez les bienvenus dans Elliot de Val et vous jusqu'à 13h sur Europain. Dans le journal du dimanche.
Aujourd'hui, Jardin Bardella appelle au sursaut de la France en déclarant [musique] la puissance ou le déclin. On en parle avec nos débatteurs Éric Revel journaliste et Sébastien Lig chef du service politique de valeurs actuelles. Je ne vous en veux [rires] pas.
Non mais écoutez vous présentez c'est la nouvelle star. Mais oui la nouvelle star. Vous avez un côté un peu K Mbappé du genre sur nous avons un point en commun.
Nous sommes tous les deux des grands supporters du Paris Saint-Germain. Alors tout sauf Kilan Mbappé. Mais vous plaisantez, c'est le plus grand joueur, le plus grand attaquant du monde aujourd'hui.
Il arrête pas de marquer, il a encore marqué hier. Non. Ou qui a gagné avec des Champions l'année dernière ?
Bah oui, qu'est-ce que ça veut dire ? Il est piqué là. Et puis quand il va mettre un triplé en finale de de Coupe du monde, vous serez là pour euh en applaudir sa je sais pas le Kill Mbappé équipe de France et le Kill Mbappé club.
Bon, on s'écarte un peu du sujet. Quoique, puisqu'on parle de la France, c'est euh intéressant euh aussi de parler pourquoi pas euh football puisque dès que les alors là pour le coup quand l'équipe de France joue, on est tous à fond derrière l'équipe de France quand il y a les Jeux Olympiques. C'est d'ailleurs assez triste de voir ça assez souvent dans des moments de de grands événements sportifs que la France se retrouve Oui.
Le patriotisme dans ce pays de toute façon le patriotisme existe que pendant les moments sportifs, pendant les GO et les coupes du monde de football ou de rugby. Vous avez raison, on voit jamais un drapeau français dans la rue ou sur les Champs-Élysées brandi par des gens en dehors des grandes festivités sportives. C'est pour ça que c'est un peu dommage.
Revenons à notre sujet politique. La tribune de Jordan Bardella. La France face à son destin, la puissance ou le déclin, dit-il.
Face au retour du rapport de force mondiale. Le président du Rassemblement national appelle la France à rompre avec la naïveté qui a guidé ses actions ces dernières années. Voyez le et écoutez attentivement le le sujet.
Il est signé Pauline Trèvzer. Un appel au sursaut du pays, c'est la tribune de Jordane Bardella dans le JDD face au retour de puissance mondiale et à l'impuissance de la France. Notre continent est pris en étateur de la rivalité entre les États-Unis et la Chine, impuissant face au retour de la guerre en Europe, menacé dans ses frontières et son identité par les pressions migratoires venues du sud.
Pour l'eurodéputé, c'est l'Union européenne elle-même qui est en partie responsable de ce déclassement. La Commission européenne a méthodiquement affaibli la puissance des nations. Une avalanche de normes inspirée de l'écologie punitive notre appareil productif jusqu'à l'asphyxie.
La concurrence déloyale fait rage avec toujours plus d'intensité. Face à l'agressivité américaine, l'Europe avait même cédé en acceptant un accord commercial déséquilibré. Le président du Rassemblement national appelle au sursaut face à un nouveau monde avec comme ligne directrice défendre ses propres intérêts et sanctuariser les secteurs stratégiques.
Nous ne pouvons plus vivre sur la fable de la paix mondiale par le commerce. Nous devons savoir à quelle valeur fondamentales nous tenons et quel secteur agriculture, énergie, défense, intelligence artificielle doivent être sanctuarisés. Autre point, en finir avec la bureaucratie à l'échelle européenne puis relayer à nouveau la France au premier rang de la scène international.
Pour Jordan Bardella, la puissance est désormais un impératif. La crise au Grenland l'a démontré. Ce prix, c'est celui de l'humiliation.
Ce prix, c'est celui de ne plus peser sur les affaires du monde. Faire le choix de la continuité dans l'impuissance, c'est prendre le risque de disparaître. Le président du Rassemblement national conclut que la France est à un tournant de son histoire.
Une tribune qui raisonne comme un véritable discours présidentiel. Sébastien Lignet, le chef du service politique de valeurs actuelles que vous êtes. Comment il décode la tribune de Jordan Bardella ?
Il faut dire également que la souveraineté, par exemple, ce terme, c'est c'était un terme tabou. Il y a encore quelques années, vous parliez souveraineté, vous étiez taxé d'extrême droite. Bien sûr, Philippe Deviler pourrait en témoigner.
Euh, il parle surtout, on parle du déclin de la France depuis euh tout à l'heure, c'est très intéressant. Là, Jordan Bardella aborde un point central de ce déclin, c'est le déclin dans la souveraineté de la France. En effet, le fait qu'aujourd'hui la 5e ou 6e ou 7e puissance du monde comme la France ne soit plus maître de son commerce, ne soit plus maîre de son industrie, ne soit plus maître de son économie, de sa monnaie, de sa diplomatie, voir peut-être maintenant de son de ses armées et de sa politique militaire, sans même parler de la politique migratoire qu'on a abandonné depuis bien longtemps, que tous ces ces aspects stratégiques de la France qui font et qui ont fait la grandeur de la France soit aujourd'hui entre les mains de petits hommes gris gris ou costumes gris qui sont à Bruxelles qui ne sont pas élus directement par les peuples européens.
Si ça ce n'est pas un marqueur du déclin, je ne sais pas comment vous pouvez appeler ça autrement. Regardez le mercure. Exemple frappant du déclin français.
Le fait que la France par la voix d'Emmanuel Macron se dise contre le mercur et que nous n'avons pas d'autre choix que d'accepter ce traité de libre échange qui va tuer des dizaines de de d'exploitations bovines en France. C'est le déclin. Nous ne sommes plus maîtres de notre propre destin.
Aujourd'hui, parmi les difficultés majeures que la France rencontre, vous avez parlé de l'économie et je me tourne vers vous, Éric Revel et j'ai vu un un formidable papier de nos confrères de BFM Business. Alors là, c'est la preuve par les chiffres. En 25 ans, en 25 ans, la France il y a 25 ans, c'était la 3e dette la plus faible de la zone euro.
Aujourd'hui, c'est la 3e dette la moins sûre de la zone euro. Vous avez 3482 milliards d'euros de dette, un endettement au coût le plus élevé de la zone euro, du moins le 3è pays. Et pour voir pire que la France dans la zone euro, faut aller chez les Léons ou faut aller à Malte.
Voilà la situation en 25 ans. Donc ce dérapage économique, vous l'avez là, c'est les chiffres. On nous a promis le Mozart de la finance mais c'est le Mozart qu'on assassine.
Ah, vous l'avez lu mon [rires] livre ? Très bon livre aux éditions vous avez raison. Ben oui, la la situation est est catastrophique.
On pourrait rajouter à cela puisque Sébastien Ligier parlait de d'agriculture que pour la première fois depuis 50 ans la balance agroalimentaire française va être déficitaire. Donc en fait, on assiste au déclin. Vous savez quand Nicolas Bavrez en 2003 publie ce livre La France qui tombe, c'est tout juste si on l'a pas traité d'antir français mais il avait fait le bon diagnostic Nicolas Bavrez.
Cette France, elle tombe en réalité depuis 1992. Le 7 février 1992, la France François Mitteran signe pour la France Mastrich. La conférence de presse s'est tenue à 3h du matin.
Voyez ça, moi jeunis pas, j'y étais. Et j'avais j'avais noté une chose, c'est qu'à Mastrich, vous avez un personnage historique français qui est mort à Mastrich qui s'appelait D'Artagnan. D'Artagnan, un des héros d'histoire française est mort à Mastrich dans un combat.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce que ce jour-là, lorsqu'on signe ce traité de Mastrich qui donne une vocation politique à l'Europe, et bien en fait on on enclenche le déclin de la France. Donc en fait ce déclin de la France pour moi, il remonte dès l'instant où on dilue nos nos pouvoirs souverains.
Oui. de politique étrangère, oui, mais aussi d'économie. Et euh voilà, la France depuis cette époque-là tombe, s'est laissé engluer dans le magma européiste, n'a pas su réagir.
Et puis euh François Xavier Benami a une très belle formule tout à l'heure en en citant Sol Génite. Il dit "On n'a plus le courage de la volonté." Ben voilà, en fait la France n'a ni courage ni volonté de dire non.
Et lorsqu'elle dit non, elle est obligée de concéder le fait que ce nom ne sert à rien puisque son pouvoir s'est édulcoré depuis Mastrich en 92. Moi, j'en veux beaucoup à votre génération. [rires] Pourquoi je vais vous dire ça ?
Parce que je pense que si la France est en si grande difficulté aujourd'hui, c'est que la culture du dénié par l'élite politique et médiatique. Vous avez raison de citer en 2003 Bavrez, vous auriez pu citer les territoires perdus de la République de George Ben Soussan, il a été attaqué, même traîné devant la justice par les grandes associations dit antiracistes qui ont pignon sur rue. On pourrait citer également le le livre de Jean Sévilla sur le terrorisme intellectuel.
On pourrait citer celui il y a un peu plus d'une décennie 13 ans très précisément celui de euh d'Aberton sur la France Orange mécanique. Donc en matière d'économie, en matière d'assimilation, en matière de sécurité. ces trois piliers qui font que aujourd'hui les Français ne reconnaissent plus euh la France dans laquelle ils ont grandi.
C'était des tabous euh dans le monde culturel, dans le monde médiatique, dans le monde politique et vous étiez mis au banc de la société si vous aviez le malheur de parler de ces ces sujets. Je parle pas de vous bien sûr Revreelz mais c'est tellement important de voir que aujourd'hui on paye si vous voulez des années de déniis ou alors d'un cercle dit du camp de la raison qui considérait qui prenait pour argent comptant tout ce que disaient donc les européistes, les mondialistes et qui mettaient au banc de la société les présenter comme des clown ou des fous ceux qui avaient le malheur de dire attention la souveraineté c'est un mot essentiel la nation c'est quelque chose d'ex existentiel. Vous êtes en train de tuer la France en ne pensant plus, si vous voulez à à cette souveraineté nationale.
Hm hm. Mais je partage. Mais pourquoi ?
Parce que pendant des décennies, l'intelligencia de gauche mettait sur la table du débat national les thèmes dont les médias discutaient en réalité. Donc en fait, il y avait une espèce de de d'autoalimentation du camp euh de la bienpensance relayé par des médias la plupart du temps public, mais pas que vous avez raison. Et tout ça faisait en fait une opinion une opinion publique à qui on cachait l'essentiel de ce déclin et des vrais enjeux.
Et bien aujourd'hui, je pense que les choses ont changé. Euhot, c'est pour ça qu' faut s'en féliciter m'attaquer sur le niveau, du tout. Moi, je déteste justement cette cette ce choc générationnel qu'il y a sur le cette guerre des générations sur le l'hôtel des des retraite.
Moi, c'est sur le terrain idéologique. Vous parlez de déni, c'est très important s'il y a bien quelque chose qui n'existe plus aujourd'hui, c'est le déni. Regardez la différence entre il y a 15 ans et Éric Zémour que quand il osait parler de changement de population, il était traîné devant les tribunaux.
Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon parle de grands remplacements. Enfin, je veux dire, aujourd'hui, vous avez des thèmes qui ont été euh qui sont enfin actés. La question du changement démographique.
Jean-Luc Mélenchon a assumé euh l'emploi de la formule grand remplacement cette semaine. Je n'imagine pas les médias ne pas le présenter la semaine prochaine s'il fait par exemple la grande interview sur France Interre. Et bien le journaliste politique qui va l'interroger.
Bonjour monsieur Jean-Luc Mélenchon, vous êtes le chef de fil la France insoumise, vous êtes également et vous faites le centre de cette théorie complotiste d'extrême droite du grand remplacement. Il sera présenté comme ça puisque Éric Zemmour à chaque fois qu'il allait sur les plateaux le présenter donc je n'ai aucun doute là-dessus. 11h42 sur Europe 1.
On revient dans un instant. Vous êtes très nombreux à vouloir réagir au standard 010 20 39 21 avec cette première question qui est notre fil rouge jusqu'à midi. Est-ce que vous reconnaissez la France dans laquelle vous vivez actuellement ? [musique] Est-ce que vous voyez des grandes différences avec la France dans laquelle vous avez grandi ?
Reconnaissez-vous votre France parce que il y a évidemment un lien charnel entre notre pays et finalement notre quotidien. On revient dans un instant sur Europin m 12h-20 sur Europelliot de Valé vous ça revient tout de suite.
Jordan Bardella