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interviewfranceinfo· 7 mars 2025 26 min

Dépenses militaires : le conclave sur les retraites "n'a plus aucune raison d'être"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour François Xavier bami bonjour l'Europe va donc se doter de 800 milliards d'euros pour un plan alors chacun va pouvoir chaque état va devoir faire ses ses ses efforts plan pour la défense progrès décisif vers une Europe forte de la défense dit le président du Conseil Antonio Costa un pas historique dit ursola van derlen tout ça c'était après le Conseil européen d'hier soir bon est-ce que ce matin on peut dire merci Donald Trump je crois qu'il faut d'abord prendre la mesure de la gravité de la situation de l'importance pour les Européens pour les pays européens de se donner les moyens de la maîtrise de leur destin de la protection de leur continent parce que ce qui est en train de se jouer c'est que et cela c'est un revirement historique dans l'histoire d'une alliance avec les États-Unis le président des États-Unis aujourd'hui indique que si jamais nos pays étaient attaqués alors que nous sommes liés par une alliance militaire l'UTAN les États-Unis ne viendraient pas nécessairement les défendre c'est ce qu'il a dit hier dans le dans le bureau oval sur ce qui s'est dit hier soir sur cet accord sur les les 800 milliards sur les 150 milliards de prês sur le fait aussi qu'il y a un accord entre les 27 pour le coup qu'est-ce que ça vous inspire mais ça veut dire que les pays européens effectivement et les chefs d'État et le gouvernement qui étai réunis hier prennent la mesure de l'importance de la situation et effectivement nous avons devant nous un immense effort à faire pour assurer nous-même notre défense pendant longtemps les pays européens ont été c'est ce que leur reprochent les États-Unis d'ailleurs ont été d'une certaine manière les les passagers clandestins de la Défense américaine les Américains investissaient massivement pour leur défense et pour défendre leurs alliés pour défendre les pays de l'OTAN aujourd'hui ils ont décidé que c'était terminé on n' pas de raison de leur dire merci je crois on a ni à s'en réjouir ni non plus à s'indigner indéfiniment la seule question qui se pose pour nous c'est qu'est-ce que nous allons faire pour nous-mêmes et je crois que tous les pays européens doivent comprendre aujourd'hui que si l'Europe ne se préoccupe pas d'elle-même personne ne le fera pour elle mais vous dites c'est un grand effort c'est un grand ouf aussi quand même de depuis le temps qu'il les question s'interrome de la défense euh même sans dire merci à Donald Trump là-dessus il y a une vraie source de satisfaction j'imagine pour moi la source de SAAC la source de satisfaction elle vient du fait que la plupart des des pays européens avaient construit leur modèle de sécurité sur ce Paris de la dépendance à l'égard des États-Unis et finalement l'Europe s'était construite sur ce Paris de la dépendance dépendance en matière de sécurité vis-à-vis des Américains dépendance en matière énergétique vis-à-vis de la Russie avec la fermeture des centrales nucléaires et le combat contre le nucléaire qui s'est déroulé un peu partout en en Europe et puis la la dépendance à l'égard de la Chine sur le plan commercial aujourd'hui ce triple Paris de la dépendance il est en train de s'effondrer et nous je crois français nous avons certainement un rôle à jouer dans ce moment si si important pour le continent européen moi je me battais depuis des mois avec ma délégation avec le général Gomar qui est très engagé sur les questions de de sécurité et de défense je me battais comme rapporteur du programme européen pour l'industrie de la défense parce que je disais aux européensppteur je disais aux Européens maintenant il faut arrêter de mettre tout l'argent que nous mettons dans la défense il faut arrêter de le mettre dans des entreprises américaines et là je crois que les Européens effectivement ont compris la nécessité d'investir dans nos propres entreprises dans nos propres filières industrielles et ça c'est effectivement une bonne nouvelle financement sur comment on finance sur qu'est-ce qu'on finance aussi parce qu'effectivement il y a beaucoup de questions à poser mais vous qui êtes l'homme de droite attaché à une forme de de rigueur budgétaire bon l'idée de pouvoir se dégager en quelque sorte des 3 % de limite de de de déficit publicque elle semble faire son chemin malgré tout alors rien n'a été acté hier soir mais ça avance bon c'est plus un sujet malheureusement et je le déplore absolument la règle des 3 % n'est plus un problème pour les dirigeants français depuis très longtemps maintenant parce que nous som sauf que là c'est acté par les Européens c'est-àdire que concrètement les États-membres vont pouvoir accroître leur leurs dépenses militaires sans que ce soit pris en compte dans les 3 % seulement pour les sujets de défense mais c'est là où on voit bien à quel point notre dette à nous Français et je n'ai pas changé d'avis là-dessus notre dette est une immense fragilité évidemment que pour l'Allemagne ça va être plus facile de se réarmer parce que l'Allemagne elle est à 64 % de dett sur son PIB nous nous sommes au-delà de 100 % et donc on est évidemment dans une situation de très grande faiblesse la dette est une fragilité stratégique pour l'Europe et je crois que tous les Français doivent le comprendre aujourd'hui si nous devons financer cet effort de réarmement ce sera évidemment aussi pour développer notre industrie de défense ça voudra dire des emplois ça voudra dire de la recherche ça voudra dire de la valeur ajoutée en France mais il va falloir faire des choix parce que on ne va pas pouvoir augmenter notre dépense en matière de défense si on n'arrive pas à faire des efforts sur d'autres sujets la France c'est 2 % de dépenses en matière de défense par rapport à son PIB et 32 % de dépenses sociales par rapport à son PIB donc le vrai sujet c'est comment est-ce qu'on trouve un équilibre on va en parler ça tombe bien effectivement parce que avant d'abord de de parler de la manière dont on finance on va financer quoi est-ce que on peut effectivement financer peut-être déjà sans toucher aux impôts comme le dit Emmanuel Macron mais on n pas le choix il ne faut pas toucher aux impôts parce que là encore ça va pas être inévitable d'avoir quand même une forme de pr lèvement sur quelque chose sur quelqu'un à un moment donné écoutez en en France on est les champions du monde pour considérer que tout problème a une solution qui s'appelle soit de la dette soit des impôts si vraiment cette méthode marchait on serait le pays le plus fort d'Europe aujourd'hui on est le pays le plus vulnérable parce que nous avons les impôts les plus élevés de l'OCDE nos entreprises et tous les Français le savent nous nous battons pour survivre à ce poids de la pression fiscale et et notre économie survit à cette à cette espèce de de de d'obstacle qui est en permanence sur ses épaules et et simultanément nous avons la trajectoire budgétaire la plus inquiétante de toute l'Union européenne donc il faut sortir de cette folie la vraie question c'est comment est-ce qu'on réforme notre état pour se reconcentrer sur l'essentiel aujourd'hui aujourd'hui on n' jamais payé autant d'impôts on ne s'est jamais autant endetté et pourtant toutes les fonctions régalienne de l'État la sécurité la justice la défense bien sûr toutes ces fonctions régaliennes sont en très précis quand vous entendez le patron de la banque publique d'investissement Nicolas dufourc dire moi je préfère qu'avec de la dette on finance des canons plutôt que des loisirs pour les jeunes retraités qu'est-ce que vous en pensez je rappelle que les retraites c'est plus de 400 milliards d'euros dépensés par an mais c'est pour ça que nous avons soutenu une réforme des retraites et c'est pour ça qu'il faudra évidemment réform on parle pas de l'âge de départ on parle des retraité actuel non non mais pourquoi est-ce que les retraites pèsent un poids si lourd dans le PIB français mais c'est évidemment parce que aujourd'hui en France on est l'un des pays d'Europe où on part le plutôt à la retraite encore aujourd'hui après la réforme qui a été faite aujourd'hui en France on est écoutez c'est très simple c'est facile à retenir comme ça statistique on est le pays de l'OCDE c'est-à-dire parmi les pays développés le pays où on travaille le moins par habitant sur une vie et quand je dis ça ça dissimule en fait de très grandes inégalités il y a des gens dans ce pays qui travaillent très dur qui travaillent énormément et qui d'ailleurs peujet question plutô sur est-ce que on peut pas demander aussi au retraités français au retraités actuel de faire un effort eux ils n'ont pas eu de période de réarmement de guerre et ils ont pu bénéficier de cette c'est le même sujet le sujet c'est qu'aujourd'hui si on a besoin de travailler plus c'est parce que la France a besoin de se relever et qu'on ne sortira pas ce pays de lornière en travaillant moins collectivement et pour ça le sujet c'est pas seulement de toucher à ce que gagnent les retraités qui ont cotisé toute leur vie mais c'est d'abord de faire en sorte qu'on augmente la quantité de travail globale que fournit notre pays et ça c'est pas c'est pas en baissant le montant des retraites c'est pas en s'appauvrissant collectivement qu'on va y parvenir il peut y avoir un débat sur l'indexation des retraites mais le vrai sujet pour moi aujourd'hui le vrai sujet c'est d'augmenter la quantité de travail que en moyenne les Français fournissent et encore une fois je le redis il y a dans ce pays des gens qui travaillent dur et qui s'en sortent pas et c'est une immense injustice mais il y a aussi beaucoup de beaucoup trop de Français qui pourrai travailler on pourrait travailler plus on pourrait travailler plus longtemps et aujourd'hui on refuse de le faire parce qu'effectivement on a choisi un autre modèle je pens que avz bienis quand même sur les retraite vous savez qu'il y a une conciliation ce fameux conclave en France en ce moment en fait on arrête tout je ça n'a plus raison d'être mais bien sûr ça n'a aucune raison d'être vous avez totalement raison de le dire moi ce fa alors faut le dire clairement vous discutez pour rien je le dis je le dis depuis le début pour moi je suis mais sidéré on est dans un contexte où jamais les tensions géopolitiques n'ont été aussi fortes donc on décide comment c'est pardon c'est pas seulement la question de la menace russe c'est la compétition avec la Chine c'est la montée de puissance autoritaire comme l'Iran comme l'Azerbaïdjan qui s'attaque directement à notre pays à son intégrité territoriale c'est le défi migratoire qui est devant nous partout en Afrique tous ces sujetsl ils sont devant tous ces sujets là pardon sont devant nous et nous ce dont on discute c'est de de savoir si on va pouvoir baisser l'âge de départ à la retraite pardon mais je sais pas si si si demain mais donc vous balayez aussi la méthode c'est-à-dire qu'on on on voilà on ne concerte plus personne et on décide comme les Danois l'ont fait de repousser à 70 ans le départ à la retraite c'est ça qu'on fait on a des modèles différents mais en tous les cas il faut arrêter de mentir aux Français et il faut arrêter de faire croire aux Français qu'on va sortir ce pays du déclin économique de l'appauvrissement général de l'impuissance qui le caractérise en travaillant moins et en baissant l'âge départ à la rraite complèement de solution concrète sur la manière don finance certains évoquent déjà par exemple la question d'un emprunt d'un grand emprunt voire peut-être même d'un emprunt obligatoire comme ça avait pu être le cas à l'époque sous sous François mitteron est-ce que ça c'est quelque chose qui peut s'envisager on peut réfléchir c'est l'un des débats qui a lieu aujourd'hui en Europe sur la question d'un d'un emprunt commun mais mais encore une fois il faut faire là je parlais même d'un emprunt à l'échelle de la France mais le problème encore une fois c'est que la France elle ne peut pas je sais pas si vous êtes au courant mais hier les d'intér les taux d'intérêt hier les Tau intérêts de la dette française ont augmenté d'une manière inédite alors que la BCE baisse ses taux pour la première fois la Banque centrale européenne n'a plus le contrôle sur les T auquel nos état Emmanuel Macron ou le Gouvernement peut demander aux Français peut emprunter de l'argent au français comme ça a pu se faire par le passé ça a déjà existé pour financer y compris d'ailleurs des efforts de guerre moi je crois qu'on a un vrai sujet en France qui est comment est-ce qu'on narrive à faire en sorte que l'épargne des Français s'investisse dans l'économie c'est pas une question de contribution ou d'impôt il faut faut surtout pas encore une fois je le redis augmenter encore la pression fiscale mais on a aujourd'hui et ça c'est un atout pour notre pays on a une épargne très importante les Français épargnent beaucoup mais le grand malheur c'est qu'on n pas construit les dispositifs qui permettent que cette épargne s'investisse en France et l'investissement c'est du retour sur investissement c'est de la prospérité pour les Français aujourd'hui le drame c'est que cette épargne elle s'investit dans l'économie américaine plus que dans l'économie européenne et dans l'économie française et donc ça oui c'est un sujet c'est comment est-ce qu'on arrive à mobiliser le levier que représente cette épargne pas part des outils de marché encore une fois c'est pas une question de contrainte et et la défense peut être c'est un sujet sur lequel il y a des investissements à faire qui vont être productifs et on rappelle simplement avant de laisser la parole à berangbond que voilà s'il s'agit de d'utiliser l'épargne c'est évidemment pas de prélever l'éparne mais d'utiliser comm faut il faut absolument mettre fin à ce fantasme on ne va pas aller encore une fois piocher dans l'argent des Français la vraie question qui se pose c'est comment est-ce qu'on met les économies des Français comment est-ce qu'on on on on leur permet de s'investir dans l'économie du pays pour en tirer encore une fois un retour sur investissement l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés c'est c'est une manne entre guillemets potentielle en cas de réparation future qui qui qui représente peu près 200 milliards c'est un sujet qui fait débat Gabriel Atal dor Philippe sont favorables gouvernement non à gauche s divisé aussi vous en pensez quoi c'est aussi un très grand débat européen parce qu'en fait c'est une question européenne aujourd'hui on utilise les intérêts de ces avoirs russes gelés ça représente déjà euh des des dizaines de milliards d'euros potentiels euh mais utiliser ces avoirs ça voudrait dire ça franchir totalement de l'ordre légal en matière de dépôts bancaires et le risque serait très grand de créer une immense insécurité juridique aujourd'hui vous le voyez bien il y a une tension envahir un pays c'est pas non plus légal donc bien sûr bien sûr je ne défends pas du tout la Russie en disant ça mais la question qui se pose c'est est-ce que demain euh des investisseurs étrangers vont craindre de déposer leurs avoirs dans des banques européennes en se disant que le jour où un conflit géopolitique arrivrive entre des pays leurs avoirs peuvent en devenir l'otage et ça c'est un vrai risque pour notre économie vous savez ce que je dis tout simplement c'est que il faut faire très attention en matière de sanction que les sanctions ne se retournent pas contre nous parce que il faut punir des pays et la Russie évidemment aujourd'hui elle a décidé en envahissant l'Ukraine de commettre un un acte de crime international elle s'affranchit du droit international il s'agit pas du tout de la défendre mais il faut faire attention qu'en cherchant à la punir on ne fragilise pas paradoxalement notre propre économie qu'on a fait parfois avec une for en tous les cas c'est un débat qu'il faut prendre avec beaucoup de de précision François Xavier bami vous restez avec nous on se retrouve juste après le fil info 9h moin le Mathilde romagnon la isncf invite les clients à reportter leur voyage au départ de gare du Nord à Paris ce matin le trafic est totalement interrompu après la a découverte cette nuit d'une bombe datant de la Seconde Guerre mondiale les opérations de déménage sont en train de s'organiser dans la plus grande gare d'Europe qui accueille 600000 voyageurs chaque jour Gérald dararmmanin visite ce matin à la prison visite ce matin la prison de Vendin le Vieil dans le P Calet avec celle de Condé sur Sarte dans l'Orne ce sont les deux établissements choisis pour mettre à l'isolement les 200 détenus les plus dangereux issus de la criminalité organisée comme le souhaite le ministre de la Justice je vous remercie dit le Pape François au fidèle catholique dans un message audio diffusé hier par le Vatican le pape est hospitalisé depuis 3 semaines pour une double pneumonie il a passé une nuit tranquille selon le saint-sège fermeture ce matin de la ligne d'arrivée du vent des globes après plus de 116 jours de cour autour du monde le Belge Denis van wenberg dernier navigateur en mer arrivera demain il ne sera donc pas officiellement classé France Info le 830 France Info berangerbonte Adrien bec et ce matin François Xavier bami député européen vice-président du PPE le Parti populaire européen et rapporteur sur le programme européen d'industrie de défense à ce titre là évidemment on a envie de vous poser la question comment tout ça va s'articuler avec ce ce programme l'idée c'est de produire européen également en quantité suffisante ce sera possible quand ça euh ben c'est déjà possible on le fait déjà en quantité suffisante j'entends on va rappeler que les Européens s'équipent militairement à 80 % hors Union Européenne 60 % aux États-Unis on est loin chiffres de l'an dernier en effet euh mais c'était je le redis le Paris des Européens c'est-à-dire que hier j'étais au sommet du PPE avec les chefs d'État et de gouvernement de la droite européenne ils sont 15 premier ministres de droite en Europe le Premier ministre polonais qui était là et bien pendant des années effectivement il a équipé son pays avec des matériels américains parce que les Américains étaient leurs alliés principaux nos alliés et que pour se défendre d'une menace qui est toute proche de la Pologne ils avaient besoin de aur pu acheter des rafales aussi mais en fait comment est-ce que ça fonctionnait pourquoi est-ce que les Polonais pourquoi est-ce que 13 pays européens ont acheté des F35 plutôt que des rafales et bien parce que les Américains garantissaient la sécurité de ces pays et en échange il était cohérent de s'équiper chez eux et donc on était devant une difficulté très grande nous français pour partager avec nos amis en Europe cette nécessité de construire une véritable industrie de défense dans nos pays parce que les États-Unis en échange de leur protection exigeaent cette dépendance ça r très dépendant notamment sur les cibles notamment bien sûr et aujourd'hui je pense que fctionnement même des des avions d' le moment que nous traversons c'est un moment c'est un moment de vérité pour l' C il y a Franois Xavier bami des des plusieurs pays encore qui qui ont des commandes en cours d'avion américain de F35 alors il y a l'Italie le Danemark la Belgique la Pologne la Grèce la Finlande et j'en oubli sans doute et est-ce que vous dites voilà certains seraient peut-être bien avisés de suspendre ces commandes qui ne sont qui n'ont pas encore été livré je le précise alors d'abord d'abord je voudrais dire que j'espère que les États-Unis vont rester nos alliés je crois qu'on a beaucoup à défendre ensemble et à l'avenir dans la durée il faut surmonter les difficultés du moment maintenant ce qui est absolument clair c'est que les États-Unis et je l'ai dis depuis des années s'ils sont nos alliés ne sont pas pour autant nos suzerins et nous ne devons pas être leur vassau et aujourd'hui ce que les europé un touche du doigt c'est que la dépendance extrême à l'égard des Américains constiue en toutit ma question pas échpp ma question qu'on doit voilà est-ce qu'on doit suspendre ces commandes ne serait-ce que pour envoyer un signal c'est une c'est une discussion très difficile mais c'est une discussion indispensable pourquoi parce que quand vous avez un F35 quand vous avez un avion américain un matériel américain une arme américaine quelle qu'elle soit elle contient avec elle une clause qui s'appelle ITAR qui pardon de rentrer dans la technique dit que vous pouvez pas utiliser cet avion ce matériel cet armement si les États-Unis ne vous en donnent pas l'autorisation si vous avez un F35 et que vous voulez l'utiliser quand les États-Unis ne le veulent pas vous ne pouvez pas le faire décoller vous ne pouvez pas l'entretenir vous ne pouvez pas communiquer avec son système de détection et donc d'une certaine manière vous êtes privé de l'armement vous avez a enfin pas commun peut voilà ce qui nous écout peut-être pas mais les gens concernés le savaient mais le le basculement qui objectivement personne n'aurait tellement pu prévoir y compris en en présentant la réélection de Donald Trump le grand basculement c'est que sous la direction du président Trump la semaine dernière pour la première fois dans l'histoire récente les États-Unis ont voté aux Nations-Unies sur une résolution qui opposait la Russie aux pays européens avec la Russie avec la Corée du Nord avec le Venezuela dans un contexte où nos démocraties sont face à la montée de puissances autoritaires qui veulent défier notre modèle démocratique les États-Unis semblent avoir pris fê et causees ce jour-là pour ces pays autoritaires qui attaquent notre modèle et moi c'est la question que je pose aussi à nos amis américains est-ce que vraiment il croit que c'est là le camp des États-Unis c'est une vraie question et c'est pour ça que j'espère que nous garderons ce lien je suis sûr que nous garderons ce lien mais aujourd'hui en tous les cas tout le monde comprend tout le monde comprend que dans ce contexte et dans cet éclairage il faut que les européens soient CAPAES d'assumer leur propre défense sans être dépendant de leur alliés américains même si les Américains doivent rester nos alliés notre devoir c'est d'en être indépendant parce que si nous voulons qu'il y ait une alliance forte bah il faut que nous soyons aussi des alliés fort je vous trouve pas rancuné vis-à-vis des Américains il faut il faut raconter peut-être que vous étiez à Washington la semaine dernière avec une délégation du PPE premier groupe du Parlement européen vous aviez rendez-vous avec les les trumpistes les républicains ils ont annulé purement et simplement juste avant ils vous ont donné une raison on a rencontré beaucoup de de de d'élus américains de de de de responsables politique mais effectivement quelques élus républicains euh n'ont pas souhaité nous rencontrer de même que pas très envie d'être sur la photo avec des Européens c'est ça la chef de la diplomatie européenne devait rencontrer Marco roubiot le chef de la diplomatie américaine il a annulé le rendez-vous au dernier moment alors qu'elle était déjà arrivé à Washington la présidente du Parlement européen qui était avec nous également dans la même semaine à rencontrer aussi la même défiance on sent bien qu'aujourd'hui aux États-Unis en effet il y a une forme de distance de faussé qui creuse et moi je le redis euh non je je suis pas rancuné on a une histoire avec les États-Unis qui dépasse de très loin les turbulences du moment ce que disent les Américains aujourd'hui est dur à entendre quand le président Trump hier pardon dans le bureau oval dit euh nous sommes liés par un accord d'alliance militaire mais si nous étions en difficulté nous les États-Unis est-ce que vous croyez que la France viendrait nous défendre je voudrais simplement rappeler aux Américains que la seule fois que l'article 5 a été activé la seule fois que l'OTAN a vécu l'activation de cette alliance militaire c'était pour aider les Américains après le 11 septembre et la France a été en Afghanistan et des soldats français des soldats français ont donner leur vie pour ce combat en Afghanistan au côté des Américains je crois qu'aujourd'hui ce serait monstrueux d'oublier ces soldats français et que ce que dit le président des États-Unis je me permets de le dire là aussi avec gravité est une forme d'insulte à vous êt encore atlantiste d'une certaine façon oui je le redis encore une fois sur le long terme regardez le mond votre pardon votre discours Beranger le relevait c'est voilà bon les États-Unis sont nos alliés on s'aime beaucoup mais faut faire attention donc en fait c'est on peut leur faire confiance encore aux États-Unis je distingue l'Alliance et l'amour hein vous savez l'alliance c'est aussi une question d'intérêt convergent et nos pays ont des intérêts convergents les États-Unis sont et ils le resteront un un grand pays démocratique nous avons une immense histoire commune avec les Américains nous avons surtout des intérêts à défendre ensemble parce que aujourd'hui les vrais défis pour nous c'est pas seulement la Russie la Russie c'est 10 % du PIB européen ça n'est pas aujourd'hui la menace je crois qui résume le danger pour le continent européen nous avons à affronter ensemble la compétition de la Chine qui est un immense compétiteur global nous avons à affronter je le redis la question de l'Iran de ces États autoritaires ou totalitaires qui veulent faire la démonstration que les démocraties sont terminées et j'espère que nous mènerons ce combat ensemble et et je crois que nous nous avons le devoir de continuer de cultiver cette conversation pas par encore une fois par servilité ou par courtisanerie moi je je ne vais pas à Washington pour faire des selfies avec les nouveaux patrons ça ne m'intéresse pas il faut engager des dialogues exigeants avec la nouvelle administration et le premier de ces dialogues c'est celui qui concerne la nécessité pour l'Europe de s'affranchir de la dépendance une réponse européenne à à l'annonce des droits de douanes de augmenté de de par Donald frump même si pour l'instant il est en train un peu de faire marche arrière sur les vis-à-vis du Mexique et autres mais globalement qu'est-ce qu'on attend qu'est-ce que l'Europe attend ou d'abord les droits de douinees promis par le président Trump ne sont pas encore effectifs donc on voit comment marche cette situation on a déjà mis sur la table les mesures de rétorsion qu'on mettrait en œuvre mais je crois que personne n'a intérêt à cette guerre commerciale personne ESP qu' renon bien sûr nous nous vous savez comme dans toute guerre la guerre commerciale ça commence par un travail de dissuasion pour éviter que la situation ne ne dégénère et moi je pense à tous ceux qui aujourd'hui s'inquiètent en France de la réalité de cette menace je pense à nos agriculteurs je pense à nos viticulteurs je pense à nos industriels qui seraient directement victimes de cette confrontation commerciale j'espère qu'elle n'aura pas lieu et là encore je pense qu'il faut tout faire pour que un dialogue exigeant et serré s'engage avec la nouvelle administration sur ce sujetl à propos de confrontration François Xavier bami il y a celle entre Bruno retaillot et Laurent voquier pour la tête des des républicains quand vous voyez ce tout ce dont on vient de parler l'avenir de l'Europe l'avenir du monde quelque part et quelquefois des des noms d'oiseaux qui peuvent voler est-ce que vous appelez peut-être chacun àù est-ce que vous avez je sais pas quand Laurent voquier dit Bruno rotaillot n'a pas les moyens d'avoir des résultats pas très sympathique on va rappel que vous avez déclaré votre soutien vous à Bruno à Bruno retao hein pour la présid on on on est très loin de nom d'oiseau on a un vrai débat de fond ce qui est certain aujourd'hui c'est que moi je suis heureux que BR rotao soit au ministère de l'Intérieur pour maisés c'est aussi un enjeu de sécurité la défense de notre pays face la menace migratoire il a des résultats évidemment il ne prétend pas aucun d'entre nous ne prétend que nous soyons dans une situation d'alternance notre devoir c'est de préparer l'alternance aujourd'hui nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale et nous ne nous faisons pas croire que nous avons tous les moyens d'agir dont nous aurions besoin pour renverser vraiment la situation sur le sujet migratoire et sur le sujet de la sécurité pour pouvoir protéger les Français ça c'est l'enjeu de 2027 et pour préparer l'alternance il faut qu'un parti de droite solide sriux courageux sor pour faire entendre la voix d'une majorité de Français qui veulent enfin quelle place le r envoquer s'il perd cette élection mais il aura une place déterminante c'est une élection interne nous ne sommes pas dans une confrontation il y a pas d' c'est ce semblé dire Laurent V non Laurent vqu lui-même a dit tout récemment je n'ai pas d'adversaire dans cette élection et je crois qu'il a raison moi je ne me suis pas engagé derrière Bruno raillo par inimitié envers Laurent voquier loin de là c'est une élection interne on a de la chance dans une famille politique d'avoir plusieurs talents d'avoir plusieurs figures importantes et ces figures vont compter et au lendemain de cette élection le 18 mai prochain nous serons tous absolument Unis parce que le devoir pour nous c'est de reconstruire non pas seulement ce parti mais de relever ce pays c'est ça qui nous intéresse merci à vous François am député européen vice-président du Parti populaire européen donc la droite membre également évidemment des républicains merci BÉRANG gerbond et à demain les informés sont à suivre sur France Info dans 5 minutes

Dépenses militaires : le conclave sur les retraites "n'a plus aucune raison d'être" — François-Xavier Bellamy · Pourquijevote