Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRadio J — L'interview politique· 3 juillet 2024 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

Geoffroy Didier - Le Barbier du matin du 03/07/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 80 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Bonjour, vous êtes candidat au second tour dans la première circonscription des Hauts-de-Seine.

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Que vous inspire ce front républicain au niveau national avant de venir à la situation dans votre circonscription ?

  • 1:05RelanceRéponse directe

    La logique du second tour. Au premier tour, on choisit, mais au second tour, dit l'adage, on élimine.

  • 2:04RelanceRéponse directe

    Désistement ne signifie pas ralliement, dit Gabriel Attal. Vous dites pacte de la honte, c'est surtout une addition provisoire.

  • 2:57FerméeRéponse partielle

    Pour vous, ça ne va pas marcher ? Ça ne va pas déplacer des voix ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Vous avez une vingtaine de points. Constance Legrippe, issu des LR passés chez Macron, en a le double. Quel sens donnez-vous à votre maintien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Mais ce n'est pas un front républicain, M. Barbier. C'est un pacte de la honte. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « celui qui a dit que les bébés dans les fours, c'était Israël. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « lorsque un candidat du parti d'Emmanuel Macron appelle à voter alors qu'il ne peut pas se maintenir au second tour pour David Guiraud, David Guiraud, aux propos notoirement antisémites »
  • 3:37Invité politiqueFait
    « je suis présent au second tour et que je suis deuxième et qu'il n'y a dans cette circonscription aucun risque »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « je ne gaudille pas, je ne mens pas, je ne change pas d'un tour à l'autre, je ne trahis pas. »
  • 5:23Invité politiquePromesse
    « je ferai tout pour empêcher le Rassemblement National d'avoir un programme économique socialiste »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « je ne veux pas d'un rassemblement national s'il a un programme économique socialiste délirant »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « la reconnaissance de la Palestine le 8 juillet au matin »
  • 7:27Invité politiqueFait
    « le désarmement de la police comme l'appelle la France Insoumise »
  • 8:23Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron qui nous a menés dans le mur, dans le mur de la dette, dans le mur sécuritaire, dans le mur financier, dans le mur migratoire, mais aussi dans le mur politique. »
  • 8:47Invité politiqueFait
    « j'avais voté pour Emmanuel Macron au deuxième tour et je l'avais dit publiquement »
  • 9:10Invité politiqueFait
    « Rima Hassan, celle qui refuse de considérer que le Hamas est une organisation terroriste. »

Temps de parole

  • Geoffroy Didier79 %
  • Présentateur21 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jean-Franc Didier, bonjour. Bonjour, Christophe Barbier. Bienvenue. Vous êtes candidat au second tour dans la première circonscription des Hauts-de-Seine. La sixième. La sixième, pardon. C'est au tour de Neuilly, Putot et Courbevoix. Donc, sixième circonscription des Hauts-de-Seine face à Constance Legrippe. Vous êtes en triangulaire. Il y a eu beaucoup d'hésistements. Hier, on l'évoquait. Que vous inspire ce front républicain au niveau national avant de venir à la situation dans votre circonscription ?

0:24
Geoffroy Didier

Mais ce n'est pas un front républicain, M. Barbier. C'est un pacte de la honte. Comment le parti d'Emmanuel Macron, qui a prétendu jusqu'il y a quelques jours encore incarner l'arc républicain contre les extrêmes, hostile, s'allier avec de la France insoumise, hostile, pouvoir faire gagner Louis Boyard, hostile, se désister pour David Guiraud, celui qui a dit que les bébés dans les fours, c'était Israël. Comment Loïc Signor porte parole du parti d'Emmanuel Macron, hostile, se maintenir tactiquement pour faire gagner, là aussi, la France insoumise avec Louis Boyard ? Je ne comprends pas.

1:05
Présentateur

La logique du second tour. Au premier tour, on choisit, mais au second tour, dit l'adage, on élimine. Donc, entre le RN, qui risque d'avoir la majorité absolue, et la France insoumise et la gauche, qui ne risquent pas du tout d'avoir la majorité absolue, on s'appuie sur la deuxième pour battre la première.

1:19
Geoffroy Didier

Ça veut dire qu'on dit aux Français, la France insoumise ne peut pas gagner, donc voter pour elle ? Au mépris des valeurs et des convictions qu'on a défendues et portées jusqu'à il y a quelques jours encore ? Mais ces combinaisons d'appareils, cette trahison, je vous le dis ce matin, cette trahison de la part des macronistes est indécente. Et moi, j'appelle tous les Français, les vrais républicains précisément, ceux qui voudraient le retour d'une gauche républicaine, ceux qui veulent porter et incarner une droite républicaine, à se révolter contre ce pacte de la honte qui déshonneure Emmanuel Macron.

Et j'appelle, là où il y a une gauche républicaine ou une droite républicaine, à faire battre tous les macronistes qui sont devenus les complices de la France insoumise.

2:04
Présentateur

Désistement ne signifie pas ralliement, dit Gabriel Attal. Vous dites pacte de la honte, c'est surtout une addition provisoire.

2:12
Geoffroy Didier

Mais c'est insupportable. Parce qu'en plus, on se permet de prendre les Français pour des imbéciles en leur disant que désistement ne vaut pas ralliement. En plus, lorsque un candidat du parti d'Emmanuel Macron appelle à voter alors qu'il ne peut pas se maintenir au second tour pour David Guiraud, David Guiraud, aux propos notoirement antisémites, on viendrait nous expliquer en plus que ce n'est pas grave et que ce n'est qu'un désistement ou un second tour et qu'au second tour, on élimine.

Non, là, il y a une trahison des valeurs les plus élémentaires qui doit être sanctionnée durement dans les urnes parce que je crois que la plupart des Français qui nous écoutent ou qui nous regardent ne supporteront plus cette trahison des valeurs et des convictions.

2:57
Présentateur

Pour vous, ça ne va pas marcher ? Ça ne va pas déplacer des voix ?

2:59
Geoffroy Didier

Je ne sais pas parce que je respecte trop la volonté populaire pour me permettre de dire cela. Et je ne sais pas ce que les Français décideront dimanche prochain. En revanche, ce que je pense, c'est que ce pacte de la honte, il déshonore Emmanuel Macron et les macronistes qui sont prêts à tout et même à s'asseoir sur les valeurs les plus élémentaires pour sauver leur poste.

3:19
Présentateur

Alors, chez vous, dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine, vous avez décidé de vous maintenir. Vous avez une vingtaine de points. Constance Legrippe, issu des LR passés chez Macron, en a le double. Quel sens donnez-vous à votre maintien ?

3:33
Geoffroy Didier

Mais vous auriez voulu que je ne me maintienne pas alors que je suis présent au second tour et que je suis deuxième et qu'il n'y a dans cette circonscription aucun risque parce que vous imaginez bien qu'à Neuilly, à Plutôt et à Courbevoie, il n'y aura pas de majorité de la France insoumise. Vous auriez voulu que je ne respecte pas la volonté populaire ? Non, moi justement, j'appelle à tous ceux qui sont des hommes et des femmes de droite républicaines dans notre circonscription à Neuilly, à Plutôt et à Courbevoie, à sanctionner dans les urnes la candidate macroniste qui est en train de devenir, à travers ses désistements tactiques insupportables, la complice de la France insoumise.

Il y a un seul vote à droite, un seul vote républicain, c'est celui qui s'oppose aux complices de la France insoumise. Donc, non seulement il fallait que je maintienne, mais en plus, c'était un devoir immense pour faire respecter les valeurs républicaines, celles précisément que certains prétendaient incarner il y a encore quelques jours.

4:32
Présentateur

Cela va nous donner une assemblée compliquée, forcément, dimanche soir. Si le Rassemblement National manque la majorité absolue de quelques sièges, est-ce que les LR, est-ce que les Républicains doivent se poser la question ? Peut-être, pour que la France soit gouvernée, faut-il les rejoindre, mais pas sous condition, en leur demandant d'abandonner une partie de leur programme, de se LRiser, de rentrer dans le raisonnable, ou est-ce que c'est impensable ?

4:54
Geoffroy Didier

Vous savez, contrairement à beaucoup de candidats dans ma circonscription, comme en France, moi, je ne gaudille pas, je ne mens pas, je ne change pas d'un tour à l'autre, je ne trahis pas. Donc, je suis un homme de droite, libéral, indépendante, profondément républicain, et je serai un homme libre à l'Assemblée Nationale si les Français me font confiance et mes listes députés des Hauts-de-Seine, et donc, ce sera sur mes convictions et sur mes valeurs.

Et oui, bien sûr, je ferai tout pour empêcher le Rassemblement National d'avoir un programme économique socialiste, et je ferai tout aussi pour empêcher Emmanuel Macron et les siens et ses nouveaux complices de la France Insoumise de faire n'importe quoi. Mais pour cela, il faut être indépendant plutôt que de se lever dans des combinaisons d'appareils ou des petites tambouilles politiciennes.

5:44
Présentateur

Indépendant, c'est-à-dire que la hiérarchie actuelle des LR, même si elle est bicéphale, vous ne vous sentez plus redevable ?

5:50
Geoffroy Didier

De qui ?

5:51
Présentateur

De Gérard Larcher, d'Annie Gennevard, de cet appareil-là ?

5:56
Geoffroy Didier

Bien sûr que si. Moi, je respecte tous ceux qui ont justement voulu leur indépendance comme Gérard Larcher, comme Laurent Wauquiez et comme beaucoup d'autres. Il reste une hiérarchie quand même. Oui, une hiérarchie. Mais quand je vous dis que je suis un homme libre, je suis un homme libre. C'est-à-dire que je ne veux pas d'un rassemblement national s'il a un programme économique socialiste délirant et des convictions comme par exemple sur la binationalité que je ne partage pas. Et je ne veux pas non plus d'Emmanuel Macron qui est devenu le complice de la France Insoumise.

Mais sachez une chose, c'est que je me battrai toujours contre cette extrême gauche insupportable qui est racialiste, wokiste, qui veut l'enfer fiscal, qui est notoirement antisémite et qui est en train de battre en brèche les valeurs les plus élémentaires de notre belle République française.

6:44
Présentateur

Alors, s'il y a rupture nette avec ces élus de la France Insoumise, que le Front Populaire se casse en deux, est-ce qu'une tentative de majorité qui irait de Boris Vallaud et François Hollande jusqu'à Laurent Wauquiez et vous, en passant par les macronistes, ça pourrait ressembler à quelque chose pour qu'il y ait une majorité et un gouvernement dans ce pays.

7:00
Geoffroy Didier

Donc on travaille avec la France Insoumise pendant quelques jours et après on les oublie. Mais ce que vous oubliez précisément, M. Barbier, c'est qu'aujourd'hui, ces combinaisons, elles deviendront demain des coalitions. Parce que si Emmanuel Macron et les siens sont réélus et conservent une majorité grâce à la France Insoumise, ils leur devront des gages demain. Qu'est-ce que ce sera ces gages ? La reconnaissance de la Palestine le 8 juillet au matin, le désarmement de la police comme l'appelle la France Insoumise ? Vous savez, il ne faut pas mentir aux Français.

Et ceux qui aujourd'hui tentent de garder leur poste grâce à la complicité active de la France Insoumise devront demain, en réalité, donner des gages sur le fond et les combinaisons d'aujourd'hui deviendront les coalitions de demain.

7:46
Présentateur

Une majorité introuvable, une assemblée écrasée entre l'extrême gauche et l'extrême droite, un président affaibli, évidemment. Est-ce que ce n'est pas la fin de la Ve République qui se profile ?

7:55
Geoffroy Didier

En tout cas, c'est la fin des valeurs. C'est la fin du respect de l'autre. Parce que si on se retrouve dans une assemblée nationale où certains arborent le drapeau palestinien impunément, où certains veulent désarmer la police qui concerne l'une des institutions les plus respectables de la République, je me dis effectivement qu'il y a un problème. Et je n'oublie pas que le premier coupable, le premier responsable de ce chaos qui est en train de s'installer dans notre pays, c'est Emmanuel Macron qui nous a menés dans le mur, dans le mur de la dette, dans le mur sécuritaire, dans le mur financier, dans le mur migratoire, mais aussi dans le mur politique. Est-ce à dire que vous pensez

8:35
Présentateur

qu'il devrait donner sa démission le plus vite possible pour qu'on sorte de cette période et qu'on clarifie ?

8:39
Geoffroy Didier

C'est à lui de décider cela. En tout cas, je lui en veux beaucoup. Et moi, j'appelle tous les Français, notamment ceux qui ont pu à un moment se tourner vers Emmanuel Macron. Moi, j'avais voté pour Emmanuel Macron au deuxième tour et je l'avais dit publiquement, eh bien j'estime qu'il a abandonné les valeurs les plus fondamentales aujourd'hui en s'acoquinant, je dis bien, en s'acoquinant avec les pires qui soient, c'est-à-dire la France insoumise. S'acoquiné avec le parti de Jean-Luc Mélenchon qui se présente le soir du premier tour à la télévision avec Rima Hassan. Rima Hassan, celle qui refuse de considérer que le Hamas est une organisation terroriste.

Honnêtement, c'est triste, c'est pitoyable et c'est révoltant.

9:18
Présentateur

Il prépare un coup d'état administratif dit Marine Le Pen d'Emmanuel Macron parce qu'il va nommer, parce qu'il a nommé le directeur des généraux, le directeur général de la police, etc. Vous y croyez ?

9:27
Geoffroy Didier

Je n'utilise pas ces termes mais je crois que ce n'est pas forcément une très bonne idée de passer en force administrativement à quelques jours d'une élection importante. En tout cas, il ne faut pas croire que les Français ne s'en rendent pas compte. En un mot, si vous n'êtes pas député dimanche soir, que ferez-vous ? Je combattrai, je continuerai à combattre pour mes valeurs. Je suis vice-président de la région Île-de-France et surtout, je suis un homme libre parce que j'ai décidé de ne pas dépendre de la politique. Je suis avocat et je crois qu'aujourd'hui, on a besoin de liberté, de république et de valeurs fondamentales.

9:56
Présentateur

Geoffroy Didier, candidat dans la sixième circonscription des Hauts-de-Seine. Merci et bonne journée. Merci.

10:00
Geoffroy Didier

Merci beaucoup Christophe. On vous retrouve tout à l'heure à 7h45. Votre invitée sera Nicole Belloubet, ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse. Sous-titrage ST' 501