Pierre OLIVER : maire LR du 2e arrondissement de Lyon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 42 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Vous êtes maire à Les Républicains. Vous allez apprendre à me connaître, je suis assez cash.
- 1:44OuverteRéponse directe
Comment on fait pour passer d'étudiant Auvergnat à maire du deuxième arrondissement de Lyon ?
- 2:35RelanceRéponse partielle
Vous êtes un jeune maire, vous êtes moderne. Vous tweetez ce matin votre avis sur une expérimentation de piétonisation. Comment vous faites pour vous faire entendre ?
- 3:16RelanceRéponse directe
On arrive à se faire entendre ou pas ? Comment ça se passe avec Grégory Doucet ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Vous êtes plus ou moins pour la piétonnisation du cours Charlemagne ? Pourquoi maintenant ?
- 5:54OuverteRéponse directe
Vous consultez beaucoup les habitants sur des possibles piétonnisations. Quelle est votre préconisation pour la Confluence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Invité politiqueChiffre
« Le deuxième arrondissement, c'est plus de 30 000 habitants. »
- 2:19Invité politiqueFait
« Les élections municipales de 2020 qui font que je suis aujourd'hui le maire du deuxième. »
- 3:57Invité politiqueFait
« La métropole, la mairie et la SPL Confluence ont annoncé, il y a quelques mois, une volonté de piétonisation d'un tronçon du cours Charlemagne dans le cadre de l'arrivée du T2 jusqu'à l'hôtel de région. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Moi, ce que je leur ai demandé, c'est quel travailleur avait été enquêté, si je puis dire, puisque quasiment tous les groupes sont en télétravail, à la Confluence. »
- 4:22Invité politiqueFait
« On nous annonce une expérimentation qui aura lieu à la fin du mois de mars jusqu'au mois de juin. »
- 4:51Invité politiqueChiffre
« Le centre commercial de 60 000 m2 qui est fermé. »
- 6:53Invité politiqueChiffre
« À l'heure où on se parle, on a 13 500 habitants. Et à horizon 6-7 ans, on en aura 15 000. »
- 11:05Invité politiqueFait
« Là où vous avez des rues piétonnes, aujourd'hui, vous avez beaucoup de problèmes liés au trafic, liés au squat et liés à la sécurité. »
- 11:43Invité politiqueFait
« Quand vous avez une rue piétonne, vous avez une hausse de la fréquentation. Et en fait, cette hausse de fréquentation fait qu'année plus deux, plus trois, les propriétaires, les bailleurs, augmentent les loyers. »
- 18:16Invité politiqueChiffre
« Les questions de sécurité concernent 0,8% de l'investissement. »
- 18:27Invité politiqueChiffre
« Quand Gérard Collomb est parti, on avait entre 340 et 330 policiers municipaux en poste. À l'heure où on se parle, on en a moins de 300. »
- 18:41Invité politiqueFait
« Le maire nous explique que ce dernier va mener une étude pour savoir si les caméras sont réellement efficaces. »
- 20:00Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, vous avez 15% du territoire de la ville de Lyon qui est maillé en caméras de vidéoprotection. »
- 27:38Invité politiqueFait
« C'est un mauvais signal. »
- 27:43Invité politiqueFait
« Moi, dans l'absolu, je suis plutôt favorable à cette loi. »
- 27:52Invité politiqueFait
« Non, mais c'est signe de ce qui se passe actuellement dans la majorité. »
- 28:01Invité politiqueFait
« Elle a dit que la culture du viol était dans la police. »
- 28:07Invité politiqueFait
« On a quand même des élus en conseil d'arrondissement du 9e qui explique que les caméras sont un danger pour la sécurité des Lyonnais. »
- 28:14Invité politiqueFait
« Ce climat anti-police dans la majorité est un vrai problème. »
- 30:18Invité politiqueChiffre
« J'ai quand même vu que plus de 3 900 communes sur 4 000 ont eu des aides de la région. »
- 31:31Invité politiqueFait
« Le président Wauquiez fait un travail exceptionnel à la région, on le voit bien, le plan d'économie qui a été mené derrière les investissements qui vont avec. »
- 31:40Invité politiqueChiffre
« Là, vous avez la région qui en aura lancé 6 ou 7 sur le mandat, c'est énorme. »
- 37:55Invité politiqueFait
« Prendre un appartement dans le deuxième arrondissement et je dirais même dans toute la ville de Lyon, ça devient très compliqué. »
- 38:09Invité politiqueChiffre
« On était à 7-8% de logements sociaux sur le deuxième et aujourd'hui, on est à 19. »
- 38:50Invité politiqueChiffre
« Vous avez sur l'agglomération lyonnaise 15 000 habitants qui arrivent tous les ans. On construit entre 2 000 et 3 000 logements par an. »
- 39:21Invité politiqueFait
« Ce phénomène a commencé à partir de 2015 avec la révision générale du plan local d'urbanisme et il s'amplifie depuis maintenant je dirais 8-10 mois. »
Temps de parole
- Pierre Oliver63 %
- Présentateur37 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère.
Lyon 1ère, l'invité du samedi. Et merci de nous écouter. Restez avec nous jusqu'à midi. Mon invité cette semaine, je vous l'ai annoncé plusieurs fois. C'est le maire du deuxième arrondissement, Pierre Oliver. Bonjour. Bonjour Yannick Cusy. Ravi de vous rencontrer. Vous êtes maire à Les Républicains. Je souris, je déteste cacher les choses. Vous allez apprendre à me connaître, je suis assez cash. On se connaît un peu, pas vraiment, mais un peu. Donc on peut le dire, comme ça il n'y a pas de secret pour les gens qui nous écoutent. On peut le dire. Vous avez un passé auvergne, vous êtes originaire d'Auvergne, c'est ça ? Vous avez passé du temps en Auvergne, vous avez grandi en Auvergne.
J'ai fait mes études en Auvergne. Et moi j'étais longtemps là-bas en Auvergne à la télé. Et donc du coup, on s'est plus ou moins croisés. Et on a une espèce d'origine un peu commune sans vraiment l'avoir en fait.
Puisqu'on ne se cache rien, moi je vous avoue Yannick, que je vous regardais quand j'étais chez mes grands-parents le soir.
Ça, ça fait mal. En plus les grands-parents que je salue. C'est gentil, mais on n'est pas là pour parler de moi. Vous êtes le maire Les Républicains de Lyon 2. Donc je le disais, un des plus jeunes maires de France. Oui. Et c'est pas rien parce que le deuxième arrondissement, moi je connais un paquet de maires qui aimerait bien avoir un périmètre pareil avec autant de commerce et d'activités. C'est quasiment une petite ville.
Le deuxième arrondissement, c'est plus de 30 000 habitants. C'est quatre quartiers différents. Puisque vous avez le Nord-Belcourt qui est avec des bâtiments historiques, anciens, magnifiques. Vous avez aussi le quartier d'Ainé qui est un quartier très conservateur autour de l'abbaye d'Ainé. Et puis vous avez de l'autre côté des voûtes, Perage qui est aussi un quartier ancien. Et puis la Confluence, c'est un quartier tout moderne avec une architecture audacieuse, avec des nouveaux habitants.
Et donc c'est vrai que c'est agréable d'être maire dans un secteur aussi attractif. Alors j'y pense là, je ne suis pas si vieux que ça. J'étais en Auvergne il n'y a pas si longtemps finalement, il y a 5-6 ans encore. Donc comment on fait pour passer d'étudiant Auvergnat à maire du deuxième arrondissement de Lyon ?
Moi si vous voulez, je suis né à Lyon, à la sauvegarde dans le 9e arrondissement. J'ai fait mes 8 premières années à Lyon, puis après je suis parti à l'étranger, j'ai suivi mes parents. Non, non, non. Et puis je suis revenu pour mes études en France et j'ai fait quelques années en Auvergne. Et puis la vie professionnelle m'a ramené à Lyon. Et donc j'ai toujours été engagé politiquement. Ce n'est pas à cause de moi donc. Non, non, je ne vous ai pas suivi, désolé. Mais voilà, et puis c'est la vie professionnelle finalement qui m'a ramené à Lyon. Et les élections municipales de 2020 qui font que je suis aujourd'hui le maire du deuxième.
Alors il y a beaucoup de choses à dire sur Lyon 2. Il y a évidemment les habitants, parce que c'est quand même principalement eux qui votent, notamment pour vous, donc pour l'occasion. Il y a les commerçants, il y a aussi les visiteurs. C'est un lieu qui est très très très visité par des touristes du monde entier. Je voudrais commencer par la confiance, parce que je vous ai vu tweeter ce matin. Vous êtes un jeune maire, je l'ai dit, et donc vous êtes moderne. Vous êtes sur les réseaux sociaux, vous êtes partout. A la télé aussi, on en reparlera. D'abord sur Twitter, vous avez puté il y a quoi, deux heures, votre avis sur une expérimentation lancée par la ville de Lyon.
On va préciser pour ceux qui ne suivent pas l'actualité politique que la ville de Lyon est évidemment un majorité écologiste et que vous n'êtes que deux maires d'opposition dans le deuxième et dans le sixième, dont vous. Donc ça ne doit pas être si simple finalement, je pose la question en passant, de se faire entendre, si, comment ça se passe ?
Disons qu'on fait le maximum pour se faire entendre et pour défendre ce pourquoi les habitants ont voté pour nous. Pour ce qui est du sujet de la piétonisation d'une partie du cours Charlemagne...
Juste sur ma question, on arrive à se faire entendre ou pas ? Comment ça se passe avec Grégory Doucet qui, moi, à votre place, m'a promis qu'il vous concertait, par exemple, pour tout ce qui vous concerne, dans le deuxième ?
Ça, je vous avoue qu'à l'heure où on se parle, ça reste encore à revoir. D'accord. Non, je vous avoue qu'avec la métropole, on arrive à travailler. Avec la ville, c'est plus compliqué à l'heure où on se parle. Mais disons que pour revenir, du coup, à la deuxième partie de la question sur... Oui, je n'ai pas fini.
Vous avez été sur la Confluence parce qu'il y a une expérimentation qui commence pour piétonniser une partie de ce quartier. Donc, vous êtes plus ou moins pour. Vous dites, ok, mais pourquoi maintenant ? C'est ça, hein ?
En fait, ce qui se passe, c'est que la métropole, la mairie et la SPL Confluence ont annoncé, il y a quelques mois, une volonté de piétonisation d'un tronçon du cours Charlemagne dans le cadre de l'arrivée du T2 jusqu'à l'hôtel de région. Bon, ça, c'est l'élément de contexte. Et derrière, la mairie et la métropole nous ont dit, on va faire une enquête auprès des habitants, auprès des gens qui travaillent à la Confluence pour savoir quel est leur avis. Moi, ce que je leur ai demandé, c'est quel travailleur avait été enquêté, si je puis dire, puisque quasiment tous les groupes sont en télétravail, à la Confluence.
Et alors, cerise sur le gâteau, on nous annonce une expérimentation qui aura lieu à la fin du mois de mars jusqu'au mois de juin. Expérimentation qui ne va pas vouloir dire grand-chose, parce que quand on regarde aujourd'hui le contexte sanitaire, on se rend compte, parce que je vous disais à l'instant, que la plupart des entreprises sont en télétravail à la Confluence. Je pense notamment aux grands groupes internationaux, ou encore à l'hôtel de région. Et vous avez aussi, accessoirement, le centre commercial de 60 000 m2 qui est fermé. Donc, en fait, cette expérimentation, elle ne sert absolument à rien.
Donc, c'est pour ça que, ce matin, je me suis permis d'interroger le vice-président de la Métropole et l'adjoint à la Ville, en leur disant, écoutez, on a un peu du mal à comprendre cette expérimentation. Reportez-la, à septembre, quand la situation sanitaire sera, disons, qui nous amène d'avoir des résultats concrets sur ce sujet-là.
Vous avez vu la réponse de Bagnon ?
Parce que je vous ai répondu, Bagnon. Je leur ai dit aussi que j'étais totalement favorable à la végétalisation, parce que c'était moi aussi dans mon programme. Donc, là-dessus, pour le coup, je les accompagnerai, je les soutiendrai.
On essaiera de parler d'éthiotanisation et d'écologie. Alors, Bagnon, qui est donc le vice-président, qui a été aussi notre invité à pas si longtemps, vous répond, le monde d'après se prépare dès maintenant.
Non, mais ce n'est pas une réponse à l'expérimentation du mois de septembre que je propose. Donc, bon, écoutez, on verra bien s'ils écoutent ou pas, parce qu'on parlait de concertation, on va voir si...
Vous consultez beaucoup en ce moment aux habitants sur des possibles piétonisations. Il y a aussi la Russa, là, je crois, qui est un petit peu dans ce cas-là. Quelle est votre préconisation ? Est-ce que, par exemple, allons-y concrètement, pour la Confluence, ce ne serait pas plus sympa d'avoir plus de zones piétonnes, de pouvoir aller en vélo, en sécurité, et pas cette route-là, au milieu, où ça circule quand même pas mal, plus le tram ? Qu'est-ce que vous en pensez et pourquoi ?
Alors, je pense que chaque quartier a vraiment ses spécificités et de traiter, disons, la question de la piétonisation uniquement au global n'a pas vraiment de sens. Alors, on prend confiance. Si on commence par le cours Charlemagne aujourd'hui, moi, ce que j'essaie d'expliquer un petit peu à tout le monde, c'est que la Confluence est un quartier qui est relativement enclavé. Ça, c'est le premier point. Et on se rend compte qu'on peut rentrer par le sud ou, je dirais, par le Quai-Rambeau d'un côté ou la Brasserie Georges de l'autre côté.
Et, en fait, au milieu du cours Charlemagne, qui est l'axe central de ce quartier, finalement, le piétonniser et faire dévier toutes les voitures sur le KPRH, nous, on a peur que ça crée des bouchons supplémentaires. Parce qu'à l'heure où on se parle, on a 13 500 habitants. Et à horizon 6-7 ans, on en aura 15 000. Et tout le monde n'a pas la possibilité de travailler en trottinette, en vélo, d'aller travailler, par exemple, en trottinette, en vélo ou en transport en commun. C'est pour de la possibilité. Ça dépend où on travaille. Et, encore une fois, je vous dis, la Confluence est relativement enclavée. Donc, c'est pour ça que nous, on dit, il y en a qui ont besoin de leur voiture.
Même si je suis convaincu aussi qu'il faut réduire la place de la voiture, mais certains en ont besoin. Et le problème, c'est que là, on va créer un bouchon supplémentaire là où il n'y en a pas.
Donc, pour vous, ce n'est pas un gadget piétonnisé ? Vous n'êtes pas forcément contre d'office ? C'est-à-dire que c'est quelque chose que vous incluez dans vos options ?
Je suis quand même mal à l'aise avec l'idée de restreindre les libertés. Ça, c'est le premier élément.
Est-ce que c'est forcément restreindre une liberté ? C'est ça que j'ai du mal à comprendre. De mon point de vue, oui.
De mon point de vue, oui. Et d'ailleurs, nous, ce qu'on préconise avec la majorité du deuxième arrondissement, sur notamment la partie Nord-Belcourt, c'est de faire ce qui s'est fait sur la rue Bellecordière, vous voyez, entre l'hôtel Dieu et la rue de la République, où en fait, vous avez ce qu'on appelle des zones de rencontre. Les zones de rencontre, le concept est assez simple, c'est que les piétons sont prioritaires, et les voitures peuvent quand même passer sur cette voie, mais croyez-moi, c'est bien contraignant, et ça vous incite à ne pas utiliser ces axes-là.
Donc, en fait, ça nous permet de rendre l'espace aux piétons, tout en n'empêchant pas, notamment les riverains ou les commerçants, de pouvoir accéder, ou même les livreurs, à ces espaces-là. Donc, c'est pour ça que je trouve que ce compromis est vraiment l'axe de travail principal sur lequel, moi, j'aimerais, en tant que maire du deuxième arrondissement, on avance.
Alors, vous êtes par contre pour plus de verre, quand même, c'est-à-dire végétalisé, comme on dit. Complètement. Ça, oui, ce n'est pas très compatible avec la voiture, pour le coup.
Si, je ne vois pas pourquoi vous dites ça, parce que d'ailleurs, quand on parle du cours Charlemagne, la végétalisation, à l'heure où on se parle, elle concerne les abords de la Darce et l'esplanade François Mitterrand. On ne parle pas de végétaliser, là où aujourd'hui, il y a du bitume pour que les voitures puissent circuler. Il y a des espaces, aujourd'hui, qu'on peut végétaliser. Ça va des bâtiments à l'espace public, aux places, etc. Donc, on doit travailler sur tous ces aménagements-là. Dès maintenant, Gérard Collomb avait initié déjà cette végétalisation de Lyon et je pense qu'on doit l'accentuer.
Et là-dessus, entre la mairie écologiste et nous, je pense qu'il y aura un certain nombre de synergies.
Très bien, c'est noté. Vous concertez, on l'a dit, avec votre population. Les commerçants, il paraît que vous avez répondu, par exemple, à Grégory Doucet qui nous l'a confié ici, quand il a voulu penser à piétonniser dans votre secteur. Il vous a consulté, voilà ce qu'il nous a dit, et vous lui avez répondu, moi, je serai d'accord avec ce que veulent les commerçants. Qu'est-ce qu'ils vous disent, les commerçants ? Ils préfèreraient des gens qui viennent se balader tranquillement ou en voiture ? Je vais vous faire juste une anecdote. Moi, quand j'ai découvert Lyon, il y a quelques années, il y avait déjà les vélos. Et mon premier souvenir, c'est ça.
On m'a emmené me promener en vélo dans Lyon 2, donc dans votre arrondissement, et les gens qui m'accompagnaient passaient leur temps à me surveiller. Alors, j'étais un adulte, de trouilles que je me fasse écraser tellement c'était dangereux de faire du vélo dans le deuxième arrondissement. Donc, qu'est-ce que les commerçants vous disent ? Ils préfèrent des touristes et des visiteurs qui peuvent se balader à pied ou ils préfèrent le tout voiture ?
Je ne sais pas exactement ce que vous a dit le maire de Lyon. C'est en podcast, si vous voulez. Je le réécouterais, mais en tout cas, sachez que c'est les services qui me l'ont appris et non pas les élus, ce que moi, j'ai vraiment regretté. Et nous, quand on lance une enquête, on la lance auprès des habitants en priorité, mais aussi des commerçants, parce que finalement, ce sont les deux... Les deux principaux concernés par ces éléments-là. Et aujourd'hui, eux, ils sont assez clairs quand on leur parle de piétonnisation.
Et c'est vrai, quand on parle de la confluence comme quand on parle du Nord-Belcourt, vous avez près de deux tiers des gens qui sont opposés à la piétonnisation et qui sont opposés à tout ça. Si vous me permettez, Yannick, de rentrer un petit peu plus dans le détail sur pourquoi on est opposé à la piétonnisation en l'état sur le Nord-Pérage, je vais dire, de Pérage jusqu'à l'Hôtel de Ville. Bon. Il y a deux aspects majeurs, selon nous. Le premier, c'est que là où vous avez des rues piétonnes, aujourd'hui, vous avez beaucoup de problèmes liés au trafic, liés au squat et liés à la sécurité. Ça, c'est le premier élément.
Et c'est pour ça qu'on met vraiment un point de vigilance absolu là-dessus. Vous pouvez prendre les exemples, nous, dans le deuxième arrondissement, du haut du cours Charlemagne, de la rue de la République, pardon. Et le deuxième sujet majeur, alors là, qui concerne moins confiance, mais encore une fois, je vous dis, c'est vraiment sur le Nord-Pérage, c'est tout ce qui est lié à la qualité commerciale et à nos artisans. Quand vous avez une rue piétonne, vous avez une hausse de la fréquentation. Et en fait, cette hausse de fréquentation fait qu'année plus deux, plus trois, les propriétaires, les bailleurs, augmentent les loyers.
Et ce qui se passe, c'est que derrière, nos artisans n'arrivent plus à rester sur ces axes-là et on se retrouve qu'avec des chaînes internationales. Moi, je pense qu'il faut un équilibre entre les deux. Et donc, c'est pour ça qu'on explique vraiment que sur la piétonnisation, il faut aussi avoir ça en tête, qu'il y a l'aspect commercial, l'aspect sécurité et l'aspect, évidemment, de cadre de vie pour les riverains.
On va faire une pause. On est en direct, en live sur Facebook, je le dis pour ceux qui veulent vous voir, presque en vrai. Vous avez noté que je n'ai pas commencé par la sécurité. Pourtant, c'est un sujet que vous abordez souvent. Vous avez dit trois fois sécurité depuis cinq minutes. On va en parler dans un instant. On garde le meilleur pour la chine. Et puis, je vous le dis, franchement, je suis un peu déçu. Je pensais que vous alliez y arriver avec un steak à chier pour moi et rien, quoi.
Je connais des belles adresses.
On parlera évidemment de cette histoire de viande dans les cantines aussi. Il y a plein d'autres sujets qu'il faut qu'on aborde. Il y a aussi de belles initiatives dans ce deuxième arrondissement. On parle de tout ça avec Pierre-Oliver, le maire Les Républicains du deuxième arrondissement. Juste après une pause, ça veut dire qu'on se retrouve dans un instant. A tout de suite. La matinale du week-end, Yannick Cusy. On est là, en direct avec notre invité cette semaine, Pierre-Oliver, maire Les Républicains du deuxième arrondissement de Lyon. Vous pouvez le retrouver en direct sur l'appli ou plus tard en podcast si vous n'avez pas envie de tout écouter tout de suite. Ça peut arriver.
On va parler de ce sujet sécurité qui revient beaucoup. On ne parlera pas que de ça, mais on va y passer maintenant si vous voulez bien, M. Oliver. Vous êtes fait partie, on va commencer par ça, c'est bien normal, de ces mères qui ont été agressées récemment. Je n'ai pas bien compris ce qui s'est passé. Vous êtes promenée dans un parking. Vous avez voulu filmer des gens qui vous ont agressé ensuite, c'est ça ?
Non, pour faire court, j'ai eu l'occasion de m'expliquer là-dessus. Si vous voulez, j'étais en train de me balader en famille. Moi, j'habite de l'autre côté des voûtes et si vous voulez, il y avait un groupe qui était en train de tourner un clip un peu sauvage. J'ai essayé de filmer pour pouvoir échanger avec le commissariat du deuxième arrondissement pour qu'il puisse intervenir et puis quelques individus m'ont repéré et se sont jetés à une dizaine sur moi en me menaçant, etc. Donc voilà, c'est...
Parce que vous filmiez ?
Parce que je filmais et lors de l'interpellation des individus, ce dernier avait un poignard sur lui. Donc c'est pour ça que voilà, on avait... Moi, si vous voulez, à la différence de mes collègues maires de Bron ou de Rilleux-la-Pape, je n'ai pas été agressé en tant que maire, j'ai été agressé en tant que citoyen mais comme beaucoup d'entre eux.
Mais vous avez fait état de votre état de maire au moment où ça s'est passé.
Exactement. Et donc voilà, ce qui n'est pas forcément sur le moment qu'elle met tout le monde
mais voilà. Donc on a eu le maire de Bron notamment et le maire de Rilleux-la-Pape et d'autres, pareil à votre place. Sur cette histoire de maire agressé, évidemment on condamne sans aucune ambiguïté et d'ailleurs pas seulement pour les maires, pour n'importe qui. Par contre, il y a quand même une espèce de... Alors comment dire ? C'est très médiatisé. Alors je vous ai vu là récemment chez Morandini qui n'est vraiment pas pour le coup, je ne sais pas moi, un site d'information et un lieu d'information très équilibré. Morandini, il n'a aucun moyen pour enquêter depuis Paris et vous êtes tous passés chez Jean-Marc Morandini à la télé.
Je n'ai rien de lui contre lui personnellement mais bon, Pascal Praud aussi qui est plutôt connu pour polémiquer dans un sens. Ça a été beaucoup, beaucoup médiatisé. Pas partout les maires d'ailleurs. Jérémy Vréot aime plutôt mais c'est ça de côté. Est-ce que c'est un choix ? Vous voulez dire quoi ? Vous voulez dire que ce truc-là est devenu un phénomène très important et qu'il faut absolument être partout pour en parler ? Qu'est-ce que vous voulez faire à travers ça ?
La question que je pose à travers ça et je ne suis pas en train de les défendre, les gens qui vous ont agressé loin de là, mais est-ce que ce n'est pas un peu jouer leur jeu que de leur donner cette résonance médiatique du coup ?
Pour être honnête, pour ce qui me concerne, j'ai vraiment essayé de faire le minimum. Je vous avoue que quand je suis sorti du commissariat, la presse était déjà informée et dans l'absolu, moi j'ai répondu à deux questions, celle de CNews et celle de France 3. Donc voilà, j'ai fait le minimum syndical.
CNews, ce n'est pas les infos de CNews, c'est des émissions où on aime bien un petit peu le clic et faire du bruit. Merandini, ce n'est pas une émission d'information.
Après, c'est vous qui le dites. Je sais qu'il y a des débats dans cette émission. Ils m'ont demandé de témoigner. Je l'ai fait de manière très succincte, très rapide, très sincèrement. Moi-même, je suis mal à l'aise à l'idée de m'étaler sur les questions comme celle-ci. Après, il y a un sujet de fond et c'est ça qui m'intéresse.
Quand je vois aujourd'hui la politique qui est menée à Brun, à Rieux notamment sur les saisies liées au trafic de drogue, etc., finalement, ce sont des représailles pour les maires qui mettent les mains dans le cambouis et qui osent entre guillemets regagner du terrain là où la voyoucratie s'installe et ça, je pense que c'est à souligner et ils tiennent le bon bout et je tiens encore à les féliciter pour le travail
qu'ils mènent dans leur commune. On va y venir parce qu'on parle en même temps des débordements, des échouffourés, je ne sais pas comment appeler ça, qui ont encore eu lieu hier dans l'agglomération. Juste pour finir sur les maires agressées, du coup, j'ai perdu ma question. Tant pis, elle vient de s'échapper, c'est pas grave, c'est dommage, mais voilà. Donc, allons-y, sur ces événements, c'est la même chose, le lendemain même, vous étiez sur place à la Duchère, d'ailleurs Olivier Berzane, le maire du 8ème, vous a un peu taxé de faire de la récupération politique. Pourquoi vous réagissez sur les événements qui sont passés à la Duchère à ce moment-là ?
Vous êtes sur place le lendemain matin pour faire des posts Facebook. Quel est votre rapport avec l'histoire, j'ai envie de dire ?
Moi, le lendemain, si vous voulez, aujourd'hui, je suis maire du 2ème, mais je suis élu d'opposition à la ville de Lyon, donc sur tout le territoire de la ville de Lyon. Si vous voulez, j'ai voulu rencontrer les présidents de comités de quartier, de conseillers de quartier, pardon, et certains riverains qui ont subi toutes ces nuisances et tous ces débordements à la Duchère et au final, on constate quoi ? On constate que les problèmes ne sont pas les mêmes entre ceux qu'on a vus à la Duchère et ceux qu'on a vus à Brons ou à Rieux. Sur la Duchère, tout est parti suite à un accident avec un scooter. Ça reste à prouver, il y a une enquête.
Ça reste à prouver, visiblement, vous avez raison de le souligner, c'est visiblement parti de cela. Ce n'est pas parti suite à des saisies sur des trafics et sur, finalement, la ville qui reprend la main sur certains quartiers, loin de là. Et d'ailleurs, je trouve qu'à Lyon, on sous-estime largement, je parle là vraiment de la municipalité écologiste insoumise, sous-estime vraiment les questions de sécurité.
On voit là, dans le plan d'investissement du mandat que l'on va voter au prochain conseil municipal et qu'on a voté au conseil d'arrondissement, les questions de sécurité concernent 0,8% de l'investissement, alors même que ce sont les questions centrales aujourd'hui de la politique municipale. Quand on prend les effectifs de police municipale, quand Gérard Collomb est parti, on avait entre 340 et 330 policiers municipaux en poste, à l'heure où on se parle, on en a moins de 300, entre 290 et 300, je n'ai pas le chiffre exact.
Quand on prend les annonces qui ont été faites sur les caméras de vidéoprotection, le maire nous explique que ce dernier va mener une étude pour savoir si les caméras sont réellement efficaces. Je veux dire, quel signal on envoie à tous ces voyous et à toutes ces personnes qui aujourd'hui pourrissent le quotidien des rivains. Et en plus, il s'agit là d'une minorité. Il s'agit là de quelques individus qui pourrissent le quotidien des gens. Et en fait, ces gens-là, on leur envoie un signal finalement d'affaiblissement de l'autorité.
Est-ce que vous pensez que les caméras de vidéo, ça leur envoie un signal qui les freine dans leur débordement, qui leur font peur ?
Ça permet à postériori d'identifier les malfaiteurs.
Là, sur le dernier, on a eu quoi ? Deux interpellations, deux mineurs qui ont été reconnus parce qu'ils avaient à un moment donné bougé leur masque ou leur casquette. Mais grosso modo, les caméras n'ont pas permis d'interpeller grand monde, de reconnaître beaucoup d'origines, des troubles ainsi. Ça a fonctionné pour vous ?
Écoutez, pour moi, les caméras sont essentielles justement pour pouvoir reconnaître les malfaiteurs. Et on a fait une commission générale de sécurité à la ville avec le préfet délégué à la sécurité, avec le procureur de la République, avec le maire de Lyon. Et le procureur nous a dit très clairement aujourd'hui, nous, les caméras nous sont utiles parce qu'elles nous permettent a posteriori de reconnaître les suspects, etc. Donc, c'est pour ça que nous, on pousse. Aujourd'hui, vous avez 15% du territoire de la ville de Lyon qui est maillé en caméras de vidéoprotection. Et c'est largement insuffisant.
Et moi, j'ai fait la demande dès notre arrivée en septembre et puis à la suite d'un plan de tranquillisation de la presqu'île que nous avons établi avec mes équipes et avec les riverains pour demander justement des caméras supplémentaires, des policiers supplémentaires.
Alors, c'est votre grand... D'abord, c'est votre choix, c'est votre droit, mais c'est votre grande différence effectivement avec Grégory Doucet qui nous a dit à cette même place rien ne prouve que les caméras de vidéosurveillance sont utiles, enfin, en tout cas, sont efficaces pour assurer la sécurité. Qu'est-ce que vous pensez de ce que lui, il avance en termes de prévention, de déplacement de lui, de son adjoint et de ses équipes à la rencontre des habitants de la Duchère par exemple, ce genre de démarche, vous le rejetez vous de votre côté ?
Mais aujourd'hui, il ne se passe absolument rien en fait. Le sujet, il est là.
Il y a eu des réunions, des rencontres, etc.
Ah ben ça, des réunions, je peux vous assurer que la majorité avec laquelle on travaille, des réunions où il ne se passe rien, il y en a des dizaines et des dizaines. Non, je vais vous donner un chiffre tout simple. Mais quand Grégory Douchet
va avec son adjoint à la sécurité, avec le procureur, avec le préfet, ils vont dans le quartier de la Duchère, vous le savez, ça s'est passé plusieurs fois, rencontrer les habitants, les profs, tous les jeunes aussi, etc. et essayer de savoir ce qui se passe et de savoir pourquoi il y a des tensions, etc. Ça, ça existe, ce n'est pas des réunions pour rien, c'est bien pour discuter avec la population.
Oui, mais ça, c'est des réunions pour savoir ce qui se passe, mais derrière, vous constatez quoi comme action derrière ? Moi, je vais vous donner un chiffre qui est tout simple. J'ai échangé avec la mairie centrale, ça devait être en octobre, sur la question du nombre de policiers municipaux. Parce qu'à l'époque, alors ça doit être octobre ou novembre, la mairie nous dit bon ben, on va créer 20 postes de police municipale supplémentaire. Parce que vous savez, il y a le nombre de postes ouverts administrativement parlant et vous avez le nombre de postes pourvus.
Bon, quand on nous annonce 20 postes ouverts supplémentaires, ces derniers nous disent bon ben, avec ceux qu'on a perdus, on doit encore en retrouver 65. Ça, c'était en octobre ou novembre. Vous savez comme moi que c'est très difficile de trouver des policiers municipaux en France. Donc nous, on a le maire de Lyon et son adjoint qui nous expliquent à longueur de journée, on recrute des policiers, ça avance. Et bien, figurez-vous que je les ai vus vendredi dernier et devinez combien de policiers on doit recruter ? 65, soit exactement le même nombre qu'il y a 5 mois. Donc, c'est pour ça que je vous dis qu'il ne se passe absolument rien.
Et là, on est en train de lancer une étude pour savoir si les caméras sont utiles. je veux dire, à part à Grenoble, toutes les villes au monde se disent qu'on doit avoir plus de caméras de vidéoprotection pour justement assurer la tranquillité des riverains. Donc voilà, on est à contre-courant, mais comme sur beaucoup de sujets.
Ça c'est dit. Alors, on va venir à cette histoire de repas sans viande aussi qui a été une grosse polémique très médiatisée aussi. Je ne vais pas tout re-raconter, mais il y a donc en ce moment des menus sans viande dans les cantines lyonnaises pour des histoires d'organisation, nous dit la mairie. Hier, la justice a donné raison, pour le moment en tout cas, à la mairie, malgré trois demandes auprès du tribunal administratif. Donc, la justice dit oui, effectivement, les conditions actuelles font que c'est plus simple de faire un menu commun à tout le monde sans viande. Vous, vous avez beaucoup parlé de ça.
Vous avez même offert des steaks hachés aux enfants Alors, il y a juste une question que je vous l'ai déjà posée hors antenne, mais je vais vous la reposer. Vous avez beaucoup parlé de la gastronomie lyonnaise, de l'impact sur l'image de cette gastronomie. À la fin, vous offrez des steaks hachés. Pardon, mais ça ne correspond pas. Quelle était votre démarche ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? Et puis, alors, l'autre question, c'est est-ce que vous pensez vraiment que les enfants manquent de viande en France ?
Alors, là-dessus, moi, j'ai pris bonne note de ce qu'a dit le tribunal administratif et ce dernier précise bien qu'à partir du 9 avril, il faut que l'application du décret de 2011 revienne, à savoir 4 menus avec viande sur 20. C'est ça comme ça. Il a dit, on verra si l'urgence est toujours là. Voilà, en gros, c'est ce qu'explique le tribunal administratif. Moi, je vais vous dire une chose, je suis convaincu que l'on doit manger moins de viande. On doit manger moins de viande, mais on doit en manger de meilleure qualité, issue notamment d'agriculture de proximité. On a des éleveurs qui font un travail formidable en France. C'est la même phrase que la rigorie doucelle.
Mais attendez, vous n'avez pas tout entendu. Et on doit justement encourager ces filières. Ça, c'est le premier élément. Et donc, pour faire une parenthèse sur la mesure que nous avons prise à la mairie du 2e arrondissement, nous avons demandé aux différents bouchers de travailler et de proposer de la viande hachée avec des bovins d'origine française. Voilà, ça, c'est ce qu'on a demandé à nos bouchers. Après, quand on prend de manière un peu plus globale, on se rend compte de quoi ? que Lyon est la seule ville de France à ne pas réussir à servir de la viande à ses écoliers dans cette période si particulière.
Alors même, et ça, j'aime bien le préciser, que l'entreprise avec laquelle on travaille pour les menus scolaires travaille, elle, partout en France, puisque c'est l'un des deux principaux, une des deux principales entreprises sur ce sujet-là. Donc, ils arrivent à le faire dans toutes les communes sauf à Lyon. Donc voilà, là, on voit bien qu'il s'agit d'une mesure complètement idéologique, mais bien sûr. Et d'ailleurs, ils se sont pris les pieds dans le tapis parce qu'ils ont rétropédalé. Au départ, ils nous disent, oui, sous couvert de la période Covid, on va arrêter la viande à l'école. C'était même écrit sur le site de la ville de Lyon. Il y avait marqué 4 menus VG d'ici 2022.
Donc, c'était très clairement affiché. Ça, c'était dans leur programme. Ça, c'était dans leur programme, mais je veux dire, ils ont tout de suite rétropédalé. Et puis, le dernier point là-dessus, c'est quand même qu'Europe Écologie Les Verts, et vous me l'avez rappelé en début d'émission, passe son temps à nous expliquer que le pilier même de leur politique, c'est la concertation et la consultation. Permettez-moi de vous dire qu'un mail à quelques heures de la rentrée pour expliquer aux parents vous n'aurez plus de viande dans les menus scolaires, ça fait léger pour de la concertation.
Ok, le message est passé. On termine sur cet aspect sécuritaire. Encore un petit mot, je parlais des commerçants en début d'entretien. Vous êtes dans l'arrondissement où vous voyez passer des manifestations depuis un moment tout le temps. Ça recommence cet après-midi. Les commerçants disent qu'ils en souffrent et l'ont dit, notamment sur Lyon 1ère à plusieurs reprises. Qu'est-ce qu'un maire d'arrondissement peut leur répondre là-dessus ? Comment vous voyez cette liberté de manifester et parfois ces débordements aussi ? Comment vous réagissez à tout ça ?
Moi, si vous voulez, en tant que maire d'arrondissement, ce que nous disent les commerçants, mais si je puis me permettre, c'est aussi ce que nous disent les riverains. Aujourd'hui, Lyon, finalement, à la différence de beaucoup de grandes métropoles, on a un centre. C'est cette presqu'île et tous les flux, je dirais, de la ville, de la métropole et même de la région convergent vers cette place Bellecour. Moi, ce que je peux faire en l'état, vous savez comme moi quelles sont les compétences d'une mairie d'arrondissement, donc on en a peu.
Il y a évidemment la liberté de pouvoir manifester, mais c'est vrai que si la préfecture et la ville de Lyon pouvaient inciter les manifestants à aller ailleurs que dans la presqu'île, je leur en serais très reconnaissant. C'est ce que vous leur dites. C'est ce que je leur dis, mais c'est ce que je dis à tout le monde parce qu'au bout d'un moment, c'est toujours les riverains et les commerçants du deuxième qui payent toutes les manifestations de la planète. Donc à un moment donné, je pense que le droit de manifester, oui,
mais pas uniquement dans le deuxième. Il y a une manif cet après-midi juste en une minute contre la loi Sécurité Globale. C'est pour demander le retrait de la loi. Votre position par rapport à cette manif ?
Sur le fond, je vais vous dire, je suis à l'opposé de nos petits amis écologistes qui étaient les premiers à manifester contre la loi de Sécurité Globale et contre les policiers. D'ailleurs, on l'a vu récemment quand Grégory Doucet manifeste avec derrière des gens qui tiennent ou des élus qui tiennent des pancartes contre la police. C'est un mauvais signal. Moi, dans l'absolu, je suis plutôt favorable à cette loi.
Par rapport à ça, parce que je saurais que je ne l'ai pas abordée, mais c'est quoi pour vous ? C'est une faute politique ? Oui. Pas derrière lui sur une photo non plus.
Non, mais c'est signe de ce qui se passe actuellement dans la majorité. Regardez le tweet de cette adjointe. Regardez les propos qui ont été tenus en conseil d'arrondissement du 9e. Elle a dit que la culture du viol
était dans la police. C'est vrai, c'est ce qu'elle a dit.
On a quand même des élus en conseil d'arrondissement du 9e qui explique que les caméras sont un danger pour la sécurité des Lyonnais. Je veux dire, ce climat anti-police dans la majorité est un vrai problème.
Vous restez avec nous, avec Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement, maire Les Républicains, qu'on va retrouver dans un instant. J'aimerais bien quand même qu'on parle d'une ou deux initiatives positives dans l'arrondissement. Et puis, on refera quand même un peu de politique parce que c'est chaud en ce moment du côté des Républicains. Il se passe des trucs. Donc, j'aimerais bien avoir votre avis sur tout ça. D'accord ? Avec plaisir. Allez, à tout de suite. Restez avec nous sur Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité du samedi. L'invité du samedi sur Lyon 1ère.
Chaque samedi de 11h à midi, un petit peu de politique et de vie quotidienne à retrouver en podcast sur l'appli ou sur le site internet de Lyon 1ère. Et j'en profite puisque cette semaine, notre invité est Pierre Oliver, je le reprécise, Les Républicains. Je fais juste un petit aparté, M. Oliver, pour dire que la semaine prochaine, on aura un des premiers candidats en tête de liste en tout cas pour les régionales puisque ce sera le député Bruno Bonnel de l'ARM qui sera notre invité.
Ça me permet de faire un enchaînement et de parler un petit peu de politique avec vous quand même en abordant cet épisode qui se passe en ce moment avec l'actuel président de la région beaucoup attaqué à partir d'un article de Mediapart qui montre que M. Wauquiez aurait favorisé ses amis dans la façon de distribuer les... Je mets tout ça au conditionnel parce qu'il n'y a pas eu pour l'instant ni procès ni quoi que ce soit. C'est juste un article.
Donc, c'est en tout cas Mediapart qui le prétend aurait favorisé plutôt des villes de droite plutôt pas des villes qui ne sont pas de son bord dans sa façon de gérer la région très mise en cause évidemment par tous ses opposants à commencer par les écologistes. C'est une bourrasque médiatique. Il en a connu d'autres. Comment vous, vous voyez cette situation ? Est-ce que vous condamnez ce qui a été dit ou est-ce que vous attendez de voir ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça va être difficile de condamner j'imagine.
Écoutez, non. Mais ce qui se passe c'est qu'on voit bien que c'est le début de la campagne et que les partis de gauche essaient d'exister. Lui ne le reconnaît pas pour le coup. Quand on lui demande s'il est candidat il ne dit pas que c'est le début de la campagne. Il dit que ce n'est pas maintenant. Je ne sais pas s'il sera candidat. En tout cas, moi je suis les Républicains je soutiendrai le candidat des Républicains et j'aimerais bien que ce soit lui.
Vous pensez qu'il ne sera pas candidat ?
J'en sais rien. J'espère qu'il le sera. Vous n'avez pas l'impression
qu'il est déjà en campagne ? Sérieusement ?
Non, non, non. Non, pas du tout. Et puis, même si vous me permettez de rebondir sur ce que vous venez de dire. Ça n'appelle pas la langue de bois ? J'ai quand même vu que plus de 3 900 communes sur 4 000 ont eu des aides de la région. Donc, en fait, cette polémique, encore une fois, je pense que c'est les partis de gauche qui essayent de lancer la campagne. Et puis, voilà.
Donc, pour vous, il n'est peut-être pas candidat pour la prochaine ?
Non, j'en sais rien. Ce n'est pas à moi de l'annoncer si jamais il l'est. En tout cas, je vous dis que moi j'aimerais bien qu'il le soit.
D'accord. C'est tout ce que vous aviez à dire sur cette polémique-là ?
Non, après, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise d'autre ?
On a l'impression, alors vous allez me dire si je me trompe, on a l'impression que Laurent Wauquiez quand même pilote un peu la vie politique lyonnaise pour la droite et que les maires comme vous, comme Bron, comme Vincent D, j'en passe, et d'autres, sont un petit peu, et M. Blanc, évidemment, sont un petit peu, comment dirais-je, pas dirigés, mais on sent qu'il y a quand même une vraie corrélation entre le président de la région et ça m'a mise un peu à sa façon sur ce qui se passe à Lyon ?
Honnêtement, on a tous, je pense, chacun dans notre coin, des échanges avec le président de la région, mais au même titre qu'il échange avec bon nombre de maires parce que c'est ce qui compose aujourd'hui la région.
Moi, très sincèrement, le président Wauquiez fait un travail exceptionnel à la région, on le voit bien, le plan d'économie qui a été mené derrière les investissements qui vont avec, quand on voit, moi, quelque chose que j'aime beaucoup ressortir, ce qui se passe avec les lycées, c'est quand même formidable, ça fait 20 ans qu'on ne construit plus de lycées et là, vous avez la région qui en aura lancé 6 ou 7 sur le mandat, c'est énorme et d'autant qu'on a un vrai besoin et je pense notamment à l'agglomération lyonnaise donc moi, honnêtement, avec Laurent Wauquiez, je pense que c'est vrai pour tous les maires de l'agglomération, on a beaucoup d'échanges après, on travaille bien ensemble.
Quelles sont vos ambitions à vous ? Alors, pour le coup, parce que je vous ai demandé l'antenne, vous avez 28 ans, déjà maire du deuxième arrondissement de Lyon, c'est pas mal, est-ce que sans langue de bois, vous avez l'ambition de faire plus, davantage, autrement ?
À l'heure où on se parle, c'est difficile de se projeter parce que moi, aujourd'hui, je suis maire du deuxième arrondissement, j'essaye déjà de bien me mettre dans ce costume-là, je vous avoue qu'on travaille beaucoup matin, midi, soir, notamment sur la proximité, les échanges avec les habitants, à l'heure où on se parle, c'est très difficile pour moi de vous dire quelles sont les perspectives et puis d'autant que la vie politique change beaucoup, très vite, donc c'est difficile de se projeter, je vous avoue que j'ai envie vraiment de réussir ce mandat de maire du deuxième pour demain voir si on peut prétendre à autre chose, mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que cette mission me passionne.
Il y a un sujet sur le deuxième que je n'ai pas abordé, ce sont les maraudes, vous avez participé, j'ai vu, sur votre compte, à des maraudes, on va parler un petit peu de ça, des solutions par rapport à... Alors, il n'y a eu, il y a eu il n'y a pas longtemps, des jeunes gens qui avaient un peu squatté une rue devant des commerces dans votre arrondissement, le maire a géré ça avec notamment la préfecture, etc., et ces jeunes ont été placés sur un terrain avec des caravanes, je crois, enfin un habergement temporaire, vous l'aviez demandé un peu avant de prendre ces responsabilités de gérer ce genre de cas, est-ce que pour vous, là, par exemple, il l'a bien géré ?
Alors, nous, vous savez, sur la question du sans-abris, nous, dans le deuxième, elle existe depuis très longtemps, d'ailleurs, vous voyez, on a eu le sujet, vous avez évoqué la rue de la République, mais on a aussi la place Ampère, la place Carnot, la rue d'Anguin, la place de la République, on estime, nous, avoir l'équivalent de 100 à 150 sans-abris sur le deuxième arrondissement, avec des gens qui sont là, pour certains, depuis plus de 20 ans, donc, la question est vraiment très compliquée à gérer, et moi, en arrivant, j'avais alerté Sandrine Runel, l'adjointe en charge des solidarités sur plusieurs aspects, à l'époque, il n'y avait pas encore rue de la République, mais il y avait place de la République, il y avait place Ampère, et j'avoue que la préfecture, aussi, là-dessus, a fait un gros travail, ça a vraiment été un travail en commun, parce que, au même titre, qu'on a voulu aussi trouver des solutions pour le passage de l'arg, et on a voté, en conseil, jeudi, la fermeture du passage de l'arg, en fait, le fait que la mairie débloque une enveloppe pour fermer le passage de l'arg, donc là-dessus, ça va dans le bon sens, mais après, la question est vraiment très compliquée, elle est profonde, et on doit proposer des solutions pour ces gens, parce qu'il s'agit là, bien sûr, d'une question de dignité humaine, mais il s'agit aussi, certaines fois, de questions de sécurité pour les riverains.
Vous avez vu que le Grand Lyon a commandé des mini-maisons pour répondre à cette problématique, vous êtes au courant de ça ? Oui, j'ai vu, comme vous,
qu'ils avaient commandé des mini-maisons, donc on verra bien après comment ça se met en place, après, il y a beaucoup d'initiatives, moi, j'ai eu l'occasion de faire une maraude avec la Croix-Rouge, mais je sais aussi qu'Alain Mérieux fait beaucoup de choses, il y a d'innombrables initiatives, et honnêtement, je tiens à tous les saluer parce que ce sont des bénévoles qui donnent de leur temps pour ces personnes qui sont dans des situations très délicates, et honnêtement, c'est là aussi où on voit la force de notre société d'être capable d'apporter de la solidarité, notamment auprès de ceux qui en ont le plus besoin et qui ont décroché d'un système dans lequel il est très dur de réentrer derrière.
On salue Alain Mérieux parce qu'effectivement, je crois que c'est encore un habitant de l'arrondissement ou pas, en tout cas, il a été, et on l'a invité. Il a son bureau en face du mien, rue Bourgelat. Je l'attends, je l'ai invité, on se connaît, mais pour l'instant, je n'ai pas de réponse, mais c'est vrai qu'il a une fondation qui oeuvre beaucoup, notamment pour les gens j'ai vu que vous avez soutenu une opération menée par 17 hôtels, un groupement de 17 hôtels à Lyon, dont certains d'ailleurs sont dans votre arrondissement, pour les étudiants. Vous pouvez en parler de cette petite opération ?
Bien sûr. En fait, aujourd'hui, on constate une chose, c'est que les étudiants sont quand même les grands oubliés de cette crise sanitaire. Il y a beaucoup de choses qui se mettent en place. J'ai vu beaucoup de chefs lancer des plateaux. Alors ça, ce n'était pas vraiment pour les étudiants. Mais bon, oui, dans l'idée, c'est toutes ces initiatives. Il y a les chefs qui se sont mis à préparer des plats pour les étudiants. Il y a eu un restaurant végétarien,
j'ai oublié le nom, j'ai un trou de mémoire, mais il y a qui offre 100 repas régulièrement.
Voilà, et tout ça va vraiment dans le bon sens. Et nous, moi j'ai reçu les différentes corporations étudiantes, les élus, Lyon 2, Lyon 3, pour savoir quels étaient leurs besoins. Et eux nous ont dit, bon, écoutez, sur ce qui est collecte alimentaire, aujourd'hui, le travail est relativement bien fait. On a aussi besoin, et c'est pour ça que nous, on est en train de travailler là-dessus actuellement, d'espaces pour accueillir des jeunes, des étudiants qui, finalement, sont isolés. Et donc, nous, là-dessus, on essaye de trouver une solution avec eux.
Et puis après, les différentes initiatives, tous ceux qui viennent nous voir avec des initiatives pour les étudiants, on les aidera et on les accompagnera.
Alors, on ne l'a pas dit jusqu'au bout, mais ces hôtels, ces 17 hôtels, offrent aux étudiants des paniers, en fait, ils font des collectes à la fois d'alimentaire et d'hygienique. Exactement. Et ils sont redistribués sur un site internet qui s'appelle Urplan, ça me revient. Les étudiants peuvent récupérer ces paniers, comme ça, c'est dit. Un petit mot sur, comment dire, je ne veux pas, je vais utiliser le bon mot, mais sur l'image du deuxième arrondissement, cette réputation du deuxième arrondissement, quand j'en ai un petit peu parlé autour de moi cette semaine, on m'a dit, c'est le quartier où tu ne peux pas habiter parce que c'est trop cher. Est-ce que vous avez un problème de mixité ?
On parlait des étudiants. Prendre un appart dans le deuxième arrondissement, ce n'est pas facile. Est-ce que vous pouvez agir là-dessus ?
Prendre un appartement dans le deuxième arrondissement, et je dirais même dans toute la ville de Lyon, ça devient très compliqué. Ça dépend où ? Ça dépend où. Je peux vous assurer qu'aujourd'hui, on a un vrai sujet sur le logement à Lyon. Nous, sur la mixité, il y a un énorme travail qui a été fait sur les 20 dernières années puisque quand mon prédécesseur Denis Broliquet est arrivé à la mairie, on était à 7-8% de logements sociaux sur le deuxième et aujourd'hui, on est à 19. Donc, vous voyez, il y a un énorme travail notamment à la Confluence qui a été fait. Le quartier, notamment de PRH Confluence, a une vraie mixité sociale et ça va naturellement dans le bon sens. Après, moi,
je vous avoue que je... Par exemple, Confluence, les nouveaux, enfin, tout ce qui est nouveau, très joli d'ailleurs, ce quartier. C'est quand même, on ne l'a pas dit, mais c'est un joyau, c'est magnifique. Enfin, question de goût. A Confluence, il y a vraiment des perles architecturales et il y a quelque chose de très neuf. Mais alors, prendre un appart quand on est à un ménage moyen, à cet endroit-là, il faut avoir les moyens. C'est très difficile, franchement.
Mais je vous dis, c'est vraiment difficile dans tout Lyon et en fait, c'est la loi de l'offre et de la demande et c'est très simple, je vais vous expliquer en deux mots. Vous avez sur l'agglomération lyonnaise 15 000 habitants qui arrivent tous les ans. On construit entre 2 000 et 3 000 logements par an. Donc en fait, vos prix, ils ne peuvent qu'exploser. Et quand en plus, vous avez les municipalités écologistes, la municipalité écologiste et la majorité de la métropole qui décident de préempter et de construire des programmes 100% sociaux, en fait, vous ne mettez pas de logement libre sur le marché et donc mécaniquement, vos prix continuent d'augmenter.
Ce phénomène a commencé à partir de 2015 avec la révision générale du plan local d'urbanisme et il s'amplifie depuis maintenant je dirais 8-10 mois.
Alors qu'est-ce que vous feriez ? Parce que vous, par exemple, vous avez visité il y a 2-3 jours la tour Silex qui est une immense tour juste en face de la télé à côté de Pardieu, immense qui vient de se rénover. Alors c'est vrai que c'est impressionnant à voir, mais c'est quand même un grand machin de bureau une fois de plus et beaucoup de gens se disent est-ce qu'il ne serait pas temps plutôt de faire de la place pour les apparts ? Comment vous voyez l'urbanisme ? Comment on peut agir là-dessus ?
Non, mais la question de l'urbanisme aujourd'hui et des mobilités doit se prendre dans un ensemble. Pourquoi c'est intéressant d'avoir le tertiaire qui se concentre à Pardieu ? Parce que vous avez beaucoup de transports en commun qui vous emmènent là-bas et donc vous limitez au maximum les flux, notamment véhicules et donc la pollution de l'air. Donc de ce point de vue-là, je pense qu'on doit favoriser des quartiers d'affaires mais aussi on doit construire beaucoup plus de logements et ça c'est un vrai sujet. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Tout est bloqué dans l'agglomération lyonnaise. Il y a peu de programmes en cours de construction ou à venir et donc qu'est-ce qui se passe ?
Les opérateurs vont construire en dehors de la métropole et donc finalement contribuent encore plus à l'étalement urbain. Donc c'est pour ça, moi je pense qu'on doit densifier plus la ville pour justement limiter les déplacements pour que les gens puissent se loger dans Lyon et sans qu'ils aient à faire 45 minutes ou une heure de voiture pour arriver sur leur lieu de travail que ce soit à la Pardieu, à la Confluence ou au Carré de Soie. Et du coup, on pourra piétonniser ?
Écoutez, l'heure où on se parle, vous avez aussi inauguré un lieu qui s'appelle Work 1, c'est ça ? Ou Work 1, je ne sais pas trop. Ce n'est pas inauguré,
c'est en cours de construction et c'est un immeuble que je trouve très intéressant et qui, de mon point de vue, va vraiment dans le sens qui est vraiment dans l'air du temps pour une raison assez simple. C'est qu'en fait, vous avez un immeuble de bureau et dans 15 ou 20 ans, quand cet immeuble aura besoin peut-être dans 30 ans d'une nouvelle vie, en fait, il est tramé de telle sorte à ce qu'on puisse le convertir en logement sans même avoir à le détruire.
Ce qui est donc une démarche écologique très forte, ce qui est, à mon avis, de mon point de vue, l'avenir du tertiaire parce qu'on doit pouvoir reconvertir les bâtiments rapides et derrière, ça nous permettra d'offrir aussi du logement supplémentaire.
Ok, et bien voilà, on a fait quasiment, alors on ne peut pas parler de tout, mais on a pas mal abordé de sujets sur ce deuxième arrondissement dont vous êtes le jeune maire, ça fait maintenant un an à peu près ? Pas tout à fait. Pas tout à fait. Et si c'est à refaire, vous êtes heureux dans ce rôle ? Ce n'est pas trop difficile ?
Non, si c'est à refaire, je referai pareil.
Eh bien, ça tombe bien. Qu'est-ce que vous faites de vos week-ends ? C'est toujours la question que je pose à mes invités. Qu'est-ce que vous allez faire ce week-end, par exemple ?
Alors, cet après-midi, j'ai plusieurs visites qui sont organisées et notamment une qui est la visite des jardins suspendus du centre d'échange de PRH. Voilà. Après, globalement, j'ai des rendez-vous le samedi et puis je garde le dimanche, notamment après-midi, en famille. Et puis, je vous avoue aussi que je regarde l'Olympique Lyonnais.
Très bien. J'ai vu que vous aviez fait un petit peu la tête par rapport aux résultats d'hier soir, partout, avec difficulté, à Reims. Je ne commenterai pas l'arbitrage. D'accord. Bon, ça c'est... OK, on fait comme ça. Merci en tout cas d'être venu nous voir. Sur Lyon 1er, vous pouvez passer quand vous voulez. Évidemment, l'actualité qui vous concerne nous intéressera à tout moment. Merci encore. Et puis, je rappelle qu'on peut vous réécouter vous-même. vous pourrez vous réécouter si vous en avez le temps et l'occasion grâce au podcast qui est à disposition sur l'appli ou le site internet de Lyon 1er. Merci d'être passé par chez nous. Merci à l'excuse. Et à bientôt. Merci beaucoup.
Pierre Oliver, qui était mon invité cette semaine, maire Les Républicains du 2ème. Écoutez votre radio
Lyon 1er en direct sur l'application Lyon 1er, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1er.
Pierre Oliver