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interviewRMC· 4 mai 2021 4 min

Pourquoi Nicolas Dupont-Aignan n'est-il pas vacciné ? "Je tiens à ma liberté vaccinale"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

— Le Covid, lorsque Emmanuel Macron fait le choix de vivre avec le Covid, vous l'approuvez ? — Oui. — Oui ?

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Nicolas Dupont-Aignan

— Ça vous étonne ? — Non. — Je l'ai toujours dit. — Oui. — Je l'approuve parce que je pense qu'en fait, on a eu tout faux. Autant le premier confinement était indispensable, indispensable, parce qu'on n'était pas prêts. Autant je pense qu'on va s'apercevoir que des couvre-feu à 19h, par exemple, n'avaient aucun intérêt, parce qu'il entassait les gens dans les transports, que la fermeture des commerces de proximité avec des conditions sanitaires rigoureuses n'avait aucun intérêt.

En revanche, et j'insiste là-dessus, et là je suis pas inquiet, mais j'aimerais vraiment qu'on en ait conscience, si on veut éviter une sortie de confinement ratée, et si on veut éviter un nouveau confinement, un quatrième, je demande vraiment au gouvernement d'employer les grands moyens scientifiques, séquençage, des tests, séquençage, comme en Angleterre, non, non, moins de 1% des tests positifs sont séquencés contre 30% en Grande-Bretagne. Il faut mettre le paquet sur le séquençage. Purificateur d'air, capteur de CO2 dans toutes les écoles, dans tous les lieux, on peut investir là-dessus, vu le coût qui a eu la crise, c'est vital.

Lits d'hospitalisation pérenne, c'est-à-dire redimensionner l'hôpital public, parce que malheureusement des pandémies au XXIe siècle, on va en avoir. Et on ne peut pas vivre ce qu'ont vécu nos hospitaliers. En un mot, ce que j'aimerais, si vous voulez, et dernier point, j'oubliais l'essentiel. – La vaccination ? – Bien sûr, mais elle est en cours. J'oubliais l'essentiel.

1:34
Présentateur

– La vaccination, vous étiez d'ailleurs un peu réticent. – Oui, j'étais prudent, c'est vrai. – Vous êtes vacciné d'ailleurs, en passage ? – Et vous ? – Oui, moi je suis vacciné, de dose.

1:42
Nicolas Dupont-Aignan

– Secret médical. – Bon, moi je le dis, pourquoi ne dites-vous pas ? – Je peux vous le dire, je l'ai dit 20 fois, ce que je voudrais. – Je ne suis pas vacciné, mais je réfléchis. C'est mon libre-arbitre.

1:52
Présentateur

– Non, mais c'est votre libre-arbitre.

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

– C'est ma liberté. – Pourquoi ? – C'est ma liberté. – Oui, c'est votre liberté. – Je tiens à la liberté vaccinale.

1:59
Présentateur

– Non, mais c'est votre liberté personnelle, le comteste.

2:01
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, je le crois. – Mais pourquoi ? – J'en ai assez de cette société qui veut percer tous les secrets médicaux, qui veut les mettre sur la place publique. – Bon, vous me dites, je ne suis pas vacciné. – Je ne suis pas vacciné, je verrai, je n'ai pas d'opposition. – Pourquoi ? – Vous avez une opposition de principe ou quoi ? – Non, je vais vous dire, je n'ai pas d'opposition de principe. – Vous avez peur ? – Non, je vais vous dire. – Vous n'avez pas peur ? – Je pense que la vaccination, on doit avoir un recul important. Deuxièmement, je pense qu'il faut la réserver, c'est un bénéfice-risque. C'est la médecine, bénéfice-risque.

Et j'estime qu'il faut la réserver aux personnes en comorbidité, obésité, diabète. – Donc ceux-là peuvent prendre le risque, mais pas vous. – Ils assument leur risque, chacun assume son risque. Je reviens à une chose qui me paraît très importante pour la suite. – Allez-y. – Tester, on le fait, on a mis du temps, mais on le fait. – Tracer les gens positifs, c'est-à-dire que je préfère qu'on prenne des mesures rigoureuses vis-à-vis des gens positifs plutôt que d'enfermer tous les Français pour la troisième. – Donc on les met en quarantaine. – Quarantaine, il faut y arriver.

Parce qu'il faut que les Français comprennent, je le dis, que la liberté, et j'étais celui qui voulait le plus de liberté, pas de couvre-feu, pas de fermeture de magasin, je suis pour la liberté. Mais la liberté a une contrepartie. La contrepartie, c'est la prudence. – Et la contrepartie… – Et si on est plus prudent sur les entrées aux frontières, avec de vraies quarantaines, en hôtel…

3:18
Présentateur

– Oui, avec de vraies quarantaines ou un pass sanitaire. – Non, je vous expliquerai pourquoi le pass sanitaire.

3:22
Nicolas Dupont-Aignan

Mais en hôtel, cinq jours, avec double test. C'est la sécurité. Et à ce moment-là, le peuple français va pouvoir retrouver sa liberté. Or, on est toujours entre les deux. On embête la majorité des Français et on ruine le pays parce qu'on n'a pas eu le courage de dire « quand on est positif, on est rigoureux et on ne contamine pas les autres ». Donc, moins de contraintes pour l'ensemble des Français, un peu plus pour 15 jours quand on est positif.

3:50
Présentateur

– Sous-titrage ST' 501