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interviewBFM TV (sur YouTube)· 13 mars 2026 7 min

Guerre au Moyen-Orient: une frappe près de la manifestation à Téhéran (Iran)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

vous allez voir un document une frappe sur Téhéran à proximité d'un rassemblement très important rassemblement pro-régime qui se déroule en ce moment voilà donc pour cette image qui est évidemment très très forte avec ce défilé cette colonne de fumée juste derrière après cette frappe israélienne il faut préciser fayma robiol vous qui êtes d'origine iranienne ancienne ingénieur en iran et au commissariat à l'énergie atomique il faut préciser que c'est une journée particulière ce rassemblement c'est un rassemblement rituel en iran expliquez nous ce qui se passe aujourd'hui alors aujourd'hui c'est le dernier vendredi de ramadan et puis c'est la journée de côte comme ça a été décrété par ramenei qui n'est plus parmi nous et heureusement est là ce qu'ils sont en train de faire d'abord les images sont bien travaillé pour qu'on ait l'impression qu'il y a énormément du monde. Mais emmener ces gens-là dans la rue, hors Israël, à demander que les gens restent chez eux, notamment dans les endroits où il y a des et ça veut dire qu'ils sont en train de les mettre en danger exprès pour qui je dirais à la limite c'est cynique de le dire est de dire après une frappe vous voyez on est en train tuer les civils iraniens vous avez raison c'est très important de bien expliquer ces images qui sont filmés par des gens qui sont dans le cortège et on voit que ces images elles sont présentées comme une forme de défiance au bombardement israélien Regardez, vous nous bombardez Il y a les fumées qui sont à quelques centaines de mètres de nous Ça ne nous fait pas peur Il n'y a pas de panique Et on continue à défiler C'est ça le sens de ces images qu'on découvre ici Tout à fait Et puis les personnes qui sont là Ce sont des personnes qui sont extrêmement proches du régime, qui y voient vraiment les dernières minutes de la vie de ce régime. Donc ils se disent « mais après eux, qu'est-ce qu'on va faire ?

Mais si vous permettez, parce que j'ai une pensée extrêmement émue pour notre soldat qui a perdu la vie. Je suis un petit peu...

J'enseigne à l'école de guerre et puis j'étais en Afghanistan de 2009 à 2019, j'ai pu aller dans les QG de l'ISAF. Donc je suis très sensible à ça. Néanmoins, ces personnes-là et les blessés ont été tués par un paramilité, un groupe paramilitaire iranien.

Et demain, on va avoir une manifestation dans les rues de Paris organisée par les lobbyings des gardiens de la Révolution, de Hezbollah et les extrêmes gauches. Il est urgent par descente pour ceux qui viennent de se repasser que le préfet annule cet rassemblement un mot de clémence juste avant de retrouver syavosh ghezi qui vient de se connecter qui est avec nous depuis terre en clémence vous avez raison de souligner la dimension de propagande en fait les rares iraniens à qui on arrive à parler et c'est très compliqué en ce moment on arrive quand même parfois à pouvoir parler avec des Iraniens. Et ce qui remonte, c'est qu'ils sont abreuvés de propagande à la télévision d'État qui leur dit par exemple que le porte-avions américain a été touché, qu'il y a eu des soldats américains arrêtés ce qui n'est absolument pas vrai l'armée israélienne a même fait un communiqué en farcie pour démentir mais les iraniens nous disent qu'ils n'y croient pas vraiment mais ils sont plongés dans une bulle complètement de propagande avec notamment ces images et heureusement pour nous extirper de ces de bulles de propagande, il y a Siavoch Ghazi qui vit ces événements de l'intérieur et qu'on retrouve tout au long de cette matinée sur BFMTV.

Siavoch, on découvre ces images avec ce rassemblement qui est en cours et un panache de fumée juste à côté. Racontez-nous ce qui est en train de se passer sur Téhéran ? Où vous vous trouvez ?

Moi, je me trouve dans la partie nord de Téhéran qui a été visée à plusieurs reprises. Il y a eu au moins 5 ou 6 détonations vers 10h du matin, 10h15, donc hors local des frappes d'une intensité sans précédent, au moins depuis une semaine. Donc ils ont visiblement visé une antenne, un relais de la télévision d'État qui est dans la montagne, donc ce qui surplombent la capitale iranienne, puisque depuis tout à l'heure on ne reçoit plus les chaînes de télévision iraniennes, donc des chaînes officielles.

Donc on ne peut pas les capter. J'ai vérifié avec des gens dans différents quartiers de terrain qui me l'ont confirmé également chez eux ensuite il ya eu des frappes autour de ce cortège qu'on voit dans la part au sud et au nord de ce cortège ce cortège qui se trouve donc dans sur une avenue, l'avenue Yengrelab, qui se trouve dans le centre de la capitale iranienne, près de la grande université de Téhéran. Là, il y a eu des frappes au sud et au nord, à proximité du cortège.

Et donc, on voit ces manifestants crier mort à l'Amérique et mort à Israël en réponse de ces frappes, alors qu'on voit plus loin les colonnes de fumée et aussi Al-Akpar. Et les deux quartiers qui ont été, qui seront visés parce qu'il y a une alerte qui a été lancée par l'armée israélienne pour que les habitants de deux quartiers évacuent leur maison. Il s'agit d'un quartier, le quartier de Villa.

Là, il y a une ancienne église arménienne, la plus grande de Téhéran, qui se trouve dans ce quartier, qui est un quartier où il y a de nombreux cafés, les cafés les plus connus de Téhéran, avec des constructions très anciennes qui datent d'il y a 60 ans, donc très fragiles. Et puis le quartier de Moniriez qui est encore plus ancien. Dans certaines parties de ce quartier de Moniriez, on ne peut même pas circuler en voiture, il faut prendre des ruées à pied parce que ce sont de vieilles ruelles et donc il n'y a pas assez large pour qu'une voiture puisse passer.

Et donc, il y a là encore une concentration de la population très importante. Alors dans ce quartier de Moniriez, Il y a en plus de cela des monuments historiques très anciens, deux anciens palais qui datent d'il y a plus de 100 ans. Mais aussi dans ce quartier, il y a le siège, la résidence de l'ancien qui se trouve dans ce quartier-là, le palais présidentiel, mais aussi une université militaire, l'université Imam Ali, qui se trouve dans ce quartier.

On se demande quelle sera la cible qui seront choisies par l'armée israélienne, puisqu'il y a une demande des l'évacuation de toute cette zone, de ces deux zones dans le sud de Téhéran où il y a une concentration populaire très importante.