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interviewC dans l'air· 7 février 2022 60 min

C DANS L’AIR PRÉSIDENTIELLE avec Nicolas Dupont-Aignan - 06.02.2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:13
Nicolas Dupont-Aignan

Tirer sur le Donbass, rentrer dans une escalade absurde, alors qu'il y a le feu à la maison du monde, est aberrant. L'avenir de l'Europe passe par une grande alliance avec la Russie. L'adversaire, c'est sur le plan économique la Chine, et c'est sur le plan géopolitique l'Afrique qui est en train de basculer. L'État islamique est en train de conquérir l'Afrique. Si le sacrifice de nos soldats est oublié, je ne vois pas pourquoi la France accepterait sur son sol de nouveaux citoyens maliens. On ne peut pas faire du en même temps. Soit on renforce le dispositif et on lutte vraiment contre les islamistes au Sahel. Soit on s'en va. Il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a plus d'asile en Europe.

Ce serait stupide aussi. Il s'agit tout simplement d'éviter que le droit d'asile soit une voie détournée d'immigration clandestine. Le franco-allemand n'existe pas pour les Allemands, contrairement à ce que vous croyez. C'est une illusion française de président de la République faible qui se raccroche au partenaire allemand pour avoir l'air européen. Je ne conçois pas bien évidemment l'avenir de la France en un partenariat avec l'Allemagne, mais un partenariat sur une base d'égalité. À quoi sert l'Union européenne ? De traité en traité, on a dépossédé le peuple français de sa souveraineté, c'est-à-dire de sa démocratie.

Les décisions ne sont plus prises en fonction de l'intérêt national, mais des intérêts étrangers, des intérêts des lobbies. C'est comme un syndic de copropriété. Est-ce que le syndic de votre immeuble s'occupe de ce que vous mangez à midi, de votre emploi du temps, de la couleur du papier peint de la chambre des enfants, des activités sportives de votre épouse ? Non. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Caroline Roux. Vous ne voulez plus de syndic de copropriété, vous voulez une France indépendante, vous voulez une France souveraine. Que pèse la France seule ? Il ne s'agit pas d'être seule. Je ne veux pas exclure le syndic, je veux le remettre à sa place.

J'ai toujours dit que l'Europe pour moi c'est comme une copropriété. Le syndic doit s'occuper des parties communes, c'est-à-dire des projets communs. Parce que là on a besoin de peser vis-à-vis de la Chine, des États-Unis, mais qu'en revanche la vie des nations, leur démocratie, leur quotidien doit être de la responsabilité politique des élus nationaux.

Donc il ne s'agit pas de sortir de la copropriété, il s'agit de remettre le syndic à sa place, de ne pas payer des factures exorbitantes, de remettre des portes à nos appartements, c'est-à-dire de contrôler nos frontières nationales, et puis de se concentrer sur l'urgence absolue, c'est-à-dire le poids de l'Europe dans le monde, sur des projets technologiques, de développement, mais pas des milliards de normes inutiles et de cette bureaucratie galopante. Si on file la métaphore, ce syndic de copropriété, il a des règles, il y a d'autres propriétaires, pourquoi ils accepteraient cette Europe à la carte que déciderait seule la France d'adopter ?

Parce que tous les peuples ont le même problème, et parce que si on continue comme ça, avec un syndic qui nous coûte très cher, qui est sous l'influence des lobbies, qui n'est pas élu par l'Assemblée Générale, et bien d'autres pays vont partir. Et il y a eu le Brexit, moi je souhaite qu'il y ait une refonte complète, j'ai même écrit avec ceux qui m'accompagnent, un nouveau traité d'une Europe des nations et des projets, car je crois que dans le monde d'aujourd'hui, on a urgence à sortir de l'impuissance européenne, retrouver de la liberté nationale, et se concentrer sur quelques objectifs très simples de l'Europe.

Mais oui, mais vous allez voir les Allemands, et vous dites, voici désormais les règles du jeu. Non, je les renégocie pendant six mois, soit il y a une refonte, soit alors on s'en ira comme les Anglais. Je ne le souhaite pas, mais c'est fini, on ne peut plus continuer à obéir à une organisation qui n'est pas démocratique, qui nous coûte une fortune, et qui en plus ne nous prépare pas aux défis du monde.

Car sur l'affaire des GAFA, c'est-à-dire la maîtrise des technologies, on voit bien qu'on est coincé entre les Etats-Unis et la Chine, on a le défi africain qui est majeur devant nous, on a le défi de la protection de l'environnement, donc on a quelques grands défis absolument existentiels pour l'Europe. L'Europe ne s'en occupe pas et en est incapable. Mais en revanche, la taille des carottes, les normes sur les agriculteurs, sur les industriels, on n'en peut plus. C'est tout, c'est ce que je demande. Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que la France est encore une grande puissance ? La France est une grande puissance puisqu'elle fait partie des dix premières puissances mondiales.

Elle n'est pas une super puissance, comme les Etats-Unis et la Chine, mais c'est une grande puissance. Et je vous ferai remarquer que la liberté, la liberté n'est pas liée au poids de la puissance. Regardez Singapour. Je cite toujours Singapour parce que j'y ai été voir comment il fonctionnait. Singapour, très peu d'habitants, maîtrise de la technologie, indépendance sourcilleuse de leurs frontières, renvoie de l'émigration clandestine sans discuter. Ça veut dire quoi ? C'est un petit pays libre. Israël est un petit pays libre. L'Algérie est libre. La Russie, bien sûr. Le Japon. Pourquoi la France serait le seul pays ? Elle n'est plus libre, non.

La France a abandonné son destin au fur et à mesure de traiter à des personnalités qui ne sont pas élus par le peuple. Et par les peuples. Et ça craque de partout. Donc, je crois qu'il faut revenir à l'Europe dont révèle Général De Gaulle et Adenauer, c'est-à-dire une Europe qui va à l'essentiel, parce qu'on ne peut pas être seul, mais une Europe qui laisse vivre les États, les peuples. Allez, une question de téléspectateurs. Quel poids sur la scène internationale pourrait bien avoir le président d'un pays replié sur lui-même ? Mais il ne s'agit pas d'être replié, du tout.

Au contraire, c'est la France d'aujourd'hui qui est repliée, qui a besoin d'aller demander de consulter Mme Merkel pour faire quelque chose. Elle est partie Mme Merkel. Oui, je sais. Non, je sais. Je sais, mais c'est un symbole. M. Scholz. M. Scholz, c'est encore pire. Pourquoi vous dites ça ? Parce qu'on voit bien les tiraillements au sein de la coalition. En vérité, la France n'est grande que libre. Et ce qui est terrible, c'est que le Général De Gaulle avait vu ce qu'allait se passer, puisqu'il avait dit qu'on allait passer à un monde multipolaire.

Et au moment où le monde est multipolaire, la France s'est enfermée dans une Europe qui ne fonctionne pas aux intérêts divergents, alors qu'elle a sa liberté, elle a la francophonie, elle a un prestige dans le monde, elle a une armée. Il ne s'agit pas de tout faire tout seul. Il s'agit simplement d'être libre, comme un boxeur qui ne doit pas avoir les bras attachés. Alors, un boxeur… Et ça, c'est dans la tête, vous savez, la liberté. C'est dans la tête, la liberté. Alors, vous allez discuter ce soir.

Et je vous présente Anne-Sophie Alsif, chef économiste d'un cabinet de conseil économique qui s'appelle BDO, auteur de l'ouvrage « La France est-elle exposée aux risques protectionnistes » publié aux presses des mines. Je vous présente également Frédéric Ancel, docteur en géopolitique, professeur de relations internationales à la Paris School of Business, maître de conférences à Sciences Po Paris, auteur de « Atlas des frontières » ou d'édition « Autrement ». Et tout à l'heure, nous serons rejoints précisément pour parler de l'Afrique par Antoine Glazer, Nicolas Dupourgnant. Dans votre programme, vous voulez sortir des accords de libre-échange, CETA notamment.

Vous dites oui à l'affrontement commercial avec les États-Unis et la Chine. Anne-Sophie Alsif, est-ce que techniquement, ça, on peut le faire ? On peut décider de sortir des accords de libre-échange ? Techniquement, toujours, tout est possible. Si je peux préciser, j'ai dit sous condition, il y a toute une explication. Normes sociales, environnementales, mais on va en parler.

7:46
Présentateur

On va en parler. Tout est possible. Après, comme vous l'avez expliqué, la prérogative de la politique commerciale est une prérogative de l'Union européenne. Et donc, c'est l'Union qui, en effet, négocie, au nom des différents États membres, les accords avec les puissances étrangères. Vous parlez du TAFTA, du CETA, avec le Canada, pour, justement, essayer d'avoir des apports économiques à moyen-long terme, en termes d'emplois, mais également en termes de croissance économique. Si vous souhaitez que la France négocie seule, il faudra donc sortir de ces accords et donc négocier seule. Donc, ça veut dire déjà quel rôle et quelle place avec l'Union européenne.

Ça veut dire, est-ce que vous sortirez de l'Union européenne ? Une fois que vous êtes sorti, comment ferez-vous ? Parce qu'on sait très bien que les accords commerciaux et donc ceux dont on a parlé, c'est quand même que des rapports de force et surtout des rapports de force économiques pour négocier à l'avantage de la France avec toutes ses puissances, le Canada, mais vous avez parlé également des États-Unis ou de la Chine.

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, soyons précis.

8:46
Présentateur

C'était précis ce qu'elle a dit.

8:48
Nicolas Dupont-Aignan

Tout à fait, mais je réponds précisément. Ah bon ? Soyons précis sur ce que je veux.

8:51
Locuteur

Ah.

8:53
Nicolas Dupont-Aignan

Ce dont je parlais, c'est l'accord du CETA, qui n'est toujours pas ratifié par la France, par le Parlement, puisque l'Assemblée a voté, mais pas le Sénat. Et le gouvernement refuse de le soumettre au Sénat parce qu'il craint un refus. Ce que je disais, c'est l'accord Mercosur qui a été négocié par l'Union européenne. Et là, pour une fois, je n'accuse pas l'Union européenne, j'accuse le gouvernement français de jouer double jeu. De quoi s'agit-il ? Parce qu'il nous a fait le coup sur le CETA avec le Canada, il faut bien expliquer ce que c'est. Ce sont des accords. Ça ne me gêne pas qu'ils soient négociés à plusieurs, parce que c'est vrai qu'on est plus forts à plusieurs.

Mais en revanche, je demande que le mandat de négociation de la France soit précis et qu'on n'ait pas un double langage. Que s'est-il passé sur le CETA ? Le président de la République, avant c'était sous François Hollande, a donné un mandat à la Commission, l'accord a été négocié, la France a dû dire d'accord en sous-main, et puis après les élections arrivent, on voit les inconvénients de cet accord, les avantages parfois, les inconvénients, tout n'est pas blanc ou noir, et là le gouvernement dit, on ne soumet pas, on va faire une commission, c'était l'engagement de Emmanuel Macron. Bref, on est dans l'ambiguïté, et il n'est toujours pas ratifié.

Ce que je veux, c'est que le mandat de négociation de la France soit beaucoup plus précis. Et si dès le départ, on avait dit, notamment pour le futur accord avec l'Amérique du Sud, le Mercosur, on avait dit, il y a une limite à ne pas franchir pour nos agriculteurs. Et j'étais au Brésil voir les autorités, donc je le sais. Il y a une limite à ne pas franchir, l'Union Européenne ne l'aurait pas franchie. En vérité, la France a tout légué à l'Union Européenne et n'a pas suivi la négociation, et a joué double jeu. Donc moi, ce que je demande, c'est la clarté, la transparence. On ne peut pas continuer à avoir des accords qui ne sont pas gagnants-gagnants.

C'est-à-dire, notamment l'accord avec le Vietnam, qui avait été signé, qui donne des avantages, certes, pour certains secteurs, bancaires et financiers, mais qui sont des désastres en termes industriels et agricoles. Et donc moi, ce que je demande, c'est que les accords soient équilibrés. Mais ce qu'on fait, c'est que la France met le veto. Et c'est pourquoi je demande le veto, car quand la France mettait le veto, où Édouard Balladur l'avait fait à l'époque du GATT et des accords qu'il y avait eus, ça avait bloqué et l'Europe avait obtenu beaucoup plus.

Donc ce que je demande juste, c'est que la France ne cède pas aux intérêts allemands et défendre les intérêts de ses agriculteurs et de ses ouvriers. Et je vous rappelle qu'on a quand même cette année le record, le record jamais atteint de déficit du commerce extérieur avec 80 milliards. Donc on ferait mieux de s'occuper un peu des accords qu'on signe, sans parler de l'écologie. On peut laisser parler Anne-Céphie Alcif. Sans parler de l'écologie.

11:16
Présentateur

Dans les perspectives économiques, justement, c'est plutôt des perspectives qui sont économiques à moyen long terme, qui sont plutôt favorables pour la France, les différents accords que vous l'avez cités. C'est ce qu'on nous a dit à chaque fois. C'est ce qu'on nous a dit, mais il y a des rapports. Et ça, c'est avéré catastrophique. Et c'est quand même documenté au niveau des chiffres. Là, par rapport à ce que vous dites, vous parlez du mandat C, la compétence de l'Union européenne d'avoir ce mandat pour négocier sur les États membres. Et ensuite, les différents parlements nationaux, vous l'avez signalé, ratifient ou pas, sont d'accord ou pas.

Et là, les accords dont vous avez parlé, souvent, plus de 90% du mandat, en tout cas de ce qui est négocié, justement, avec le bloc, et de la compétence de l'Union européenne.

11:50
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que vous trouvez normal ?

11:51
Présentateur

Par rapport à ça, qu'est-ce que vous faites par rapport à ce mandat ? C'est la question qui est posée par Mme. Ce n'est pas un débat. La question qui vous est posée...

11:57
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai quand même le droit de poser une question à Madame. Est-ce que vous trouvez... C'est vous qui êtes candidat à la présidentielle. Oui, mais moi, je pose une question générique. Non, juste, pardon, c'est important. J'ai le droit de poser une question générique. Si je peux me permettre. Oui, vous avez le droit de poser ce que vous voulez. Mais juste, la question qui vous est posée à l'instant, si vous voulez être président de la République, la question techniquement... Je dénonce, je n'applique pas cet accord. Je le revois. Mais comment ? Puisque tout mon programme,

12:15
Présentateur

c'est dans les six mois... Je remets en cause les règles,

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

je rétablis et je demande le rétablissement du veto français, comme ça a existé pendant des années, c'est-à-dire que la France aura un droit de veto

12:29
Présentateur

pour la France, vous imaginez que les autres pays vont aussi réagir par rapport à ça.

12:34
Nicolas Dupont-Aignan

Et c'est comme ça qu'on défendra nos intérêts collectifs, pas seulement ceux de la France. Deuxième point, est-ce que vous trouvez normal qu'on ait signé que l'accord du CETA s'applique avec le Canada depuis maintenant 2017 ou 2018, si je ne me trompe, et qu'il n'ait toujours pas été ratifié par le Parlement français ? Vous trouvez ça normal ? Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait cette cohorte d'entreprises qui ferment parce que... et d'ouvriers au chômage et d'agriculteurs qui font faillite ? Vous savez, j'ai visité des fermes où vous avez des agriculteurs qui se suicident parce qu'on a signé des accords qui les tuent à petit feu.

Donc oui, j'assume la volonté d'un protectionnisme intelligent minimum, soit au niveau européen, soit au niveau national. Parce qu'on ne peut pas continuer comme ça à voir les plus faibles d'entre nous broyer par la mondialisation. J'ajoute de surcroît que c'est un problème écologique majeur. On parle du gaz à effet de serre toute la journée. Nous sommes un des pays qui a le meilleur bilan d'effet de serre, mais qui par les importations du bout du monde est en train de détruire la planète. Il faut arrêter avec ce modèle. Nicolas Dubois-Aignan, avec qui vous signez des accords bilatéraux ?

Pas bilatéraux, je vous ai dit que je gardais un système de négociation multilatérale, mais que je demande, comme ça c'est toujours fait jusqu'à une période récente, le droit de veto de la France, qui n'est pas un petit pays de l'Union européenne. Une fois que vous avez demandé ce droit de veto

13:48
Présentateur

et comment vous négociez avec ce autre pays, une fois que vous avez ce droit de veto, par exemple la France l'exerce, qu'est-ce que vous faites ? Vous dites, on a un mandat, la commission a le mandat à négocier, la France n'est pas d'accord, donc du coup, qu'est-ce que vous faites par rapport aux autres pays ?

14:01
Nicolas Dupont-Aignan

Avec des limites que nous mettons avant, comme le font d'ailleurs certains pays européens qui ont un parlement beaucoup plus fort. Et avec ces limites, on dit stop. Si, par exemple, sur les quotas de viande de boeuf avec le Mercosur, on met une limite à 50 000 ou on le met à 300 000, ou 100 000 pour le viande de boeuf et 300 000. Donc je demande simplement à la France de défendre ses intérêts, c'est tout. Et on le fera, parce qu'on ne peut pas continuer à avoir un pays gouverné par des technocrates non élus sans parler des lobbies qui sont à l'eau. Alors, juste par rapport aux technocrates, on a quand même des conseils

14:29
Présentateur

et c'est avant tout les chefs d'État des pays qui sont élus souvent démocratiquement qui décident justement des règles parce qu'on a eu des conseils. Donc ce n'est pas la Commission elle-même seule ex-milo qui décide et qui dit oui ou non, tel ou tel quotas. Vous vous contredisez

14:42
Nicolas Dupont-Aignan

parce que tout à l'heure vous avez expliqué à juste raison qu'il y avait 90% où la loi de l'unanimité avait sauté. Et c'est cette loi de l'unanimité qui a existé dans l'Europe des six et qui a existé pendant un certain nombre d'années jusqu'au traité de Lisbonne que je veux maintenir pour permettre. Moi je pense aux Français qui vous regardent Nicolas Dupont-Aignan et d'ailleurs Anne-Sophie Elsif aussi et je me dis quelles conséquences ça peut avoir ce genre d'accord comme ça de traités commerciaux entre des grandes puissances quelles conséquences ça peut avoir pour le pouvoir d'achat des Français si on sortait unilatéralement et toutes les conditions que vous avez posées de ces traités-là ?

15:15
Présentateur

Alors les conséquences c'est bien sûr il faut renégocier et que si on met des barrières à l'entrée sur notre marché vous allez avoir de la réciprocité et donc les autres puissances vont également le faire.

D'ailleurs c'est ce que l'on voit et ça se développe par exemple depuis la crise financière on voit une montée de ce protectionnisme donc vous sortez qu'est-ce que vous faites en effet par rapport à ces grandes puissances et quel impact concret il y aura pour les Français on parle souvent en effet de la Chine vous avez le RCP le partenariat économique donc global qui a été mis en œuvre en vigueur le 1er janvier 2022 c'est la première zone de libre-échange au monde c'est un tiers du PIB mondial de la population mondiale c'est la Chine qui justement retourne sur la zone asiatique pour essayer d'avoir ces exportations qui aillent dans cette zone et justement ne pas être dépendant de l'Europe ou des Etats-Unis donc on voit que tous les blocs ont une politique régionale d'intégration massive pour défendre le pouvoir d'achat et des marchés qui soient de plus en plus intégrés qu'est-ce que vous faites ?

Les produits chinois sont très intégrés sur le marché européen et français si demain ils n'ont plus accès c'est 3-4 fois de pouvoir d'achat concrètement des français en moins dans le quotidien vous savez que le pouvoir d'achat est une question très importante pour les français

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

mais ce qui est encore plus important le pouvoir d'achat il vient de l'emploi et on a vu à quoi cette politique On a vu à quoi menait cette politique de libre-échange débridé sur un plan écologique et sur un plan justement d'emploi si on va avoir des sous-emplois perdre notre capacité industrielle et continuer on continue cette politique j'y suis opposé Deuxièmement moi je réclame la réciprocité est-ce que vous trouvez normal que la Chine impose la création d'usines pour Airbus les Etats-Unis aussi et que l'Europe ne le fasse pas est-ce que vous trouvez normal qu'on ait un libre-échange totalement inégal ce sont des traités déloyaux je ne suis pas contre le libre-échange pas du tout il faut du libre-échange mais il faut un minimum de loyauté je prends un exemple l'industrie chinoise est subventionnée par l'Etat tout le monde le sait il y a eu un rapport très intéressant sur la Chine et l'OMC ils ont triché avec toutes les règles du jeu alors si on veut continuer à avoir un continent européen qui soit exterminé par la Chine on continue comme ça ce n'est pas ma vision et c'est pour ça que je suis candidat je veux l'indépendance de la France et je veux qu'on arrête cette mondialisation folle qui est en train de détruire notre industrie et les Etats-Unis le Japon eux savent résister l'Europe est un ventre mou et la France a un rôle à jouer elle n'obtiendra pas satisfaction sur tout ça sera l'objet d'une négociation musclée c'est ce qu'avait fait Jacques Chirac à l'époque c'est ce qu'avait fait François Mitterrand quand il y gouvernait et oui mais il y a des moments la Chine n'était pas exactement au même niveau mais ça veut dire quoi on va s'écraser devant la Chine parce qu'elle est puissante ça veut dire qu'on va devenir dans la sphère d'influence de la Chine et qu'il n'y aura plus un emploi industriel fort en France Qu'est-ce que vous leur dites ?

Je dis réciprocité Vous allez voir Xi Jinping faisons de la politique fiction vous allez voir à Xi Jinping et vous lui dites quoi ? Je dis qu'il a réciprocité je ne peux pas on ne peut plus investir dans votre pays on ne peut pas vendre dans votre pays sans mettre une usine et bien si vous voulez vendre des produits chinois mettez des usines en Europe réciprocité et s'il ne le fait pas ?

et bien quand on a 82 milliards de déficit on ne peut qu'y gagner on ne peut qu'y gagner et il y a un moment il va falloir arrêter et c'est le drame le poison français cet esprit de défaitisme permanent tous les pays défendent leurs intérêts un petit pays comme Singapour défend ses intérêts la France est tout à fait capable de le faire elle représente un marché important et je peux vous assurer que quand on a 82 milliards de déficit dont 40 milliards avec l'Allemagne si la France dit à l'Allemagne on ne joue plus maintenant ça suffit on va revoir les choses pas dans la rupture dans la négociation ferme Petite question très rapide sortez-vous de la convention européenne des droits de l'homme Oui puisqu'il faut en enlever l'application de certains articles parce que ça nous empêche totalement d'avoir une politique migratoire efficace c'était d'ailleurs si vous vous souvenez une demande de Cameroun et si l'Europe avait cédé aux demandes du conservateur britannique Cameroun sur des points précis comme je le demande dans ma renégociation européenne il n'y aurait pas eu de Brexit donc il est clair que cette convention européenne des droits de l'homme nous interdit une politique efficace en matière d'immigration et donc il faut s'en extraire c'est tout vous évoquez la Chine vous êtes membre de la commission des affaires étrangères vous étiez dans l'hémicycle du vote de la résolution sur la question des Ouïghours non j'y étais pas pourquoi ?

parce que j'y étais pas ce jour là j'étais en déplacement mais voilà mais il y avait une résolution j'aurais voté toutes les résolutions ça fait plaisir aux gens de voter des résolutions ah bon vous votez pour faire plaisir aux gens ?

non pas moi mais moi je vous le dis cette résolution est sympathique mais si on veut vraiment lutter contre le drame des Ouïghours on le fait vraiment ça veut dire qu'on bloque les produits qui sont fabriqués textiles et qu'on va plus dans les magasins donc moi j'attends que le gouvernement français à ce moment là on fasse des propositions très claires et on peut en faire oui vous l'auriez pas voté du coup je n'aime pas la gesticulation démagogique et fausse parce que les mêmes qui votaient la résolution Ouïghours d'ailleurs il n'y a pas grand monde les mêmes qui votaient la résolution Ouïghours sont pas capables de mettre des barrières douanières aux produits chinois qui sont fabriqués de l'esclavage alors moi je préfère mettre des barrières douanières fermes et dire stop plutôt que de voter des résolutions et d'aller acheter sa chemise dans une grande surface qui est fabriquée par des esclaves allez il y en a qui sont sortis c'est les britanniques on va dire un maudit Brexit Boris Johnson avait promis l'embellie avec le Brexit un peu plus d'un an après la signature de l'accord avec l'Union Européenne qu'en est-il on fait un point avec Mathieu Boisseau c'est le correspondant de France Télévisions à Londres

20:44
Invité

au début de son mandat en 2019 Boris Johnson avait promis aux britanniques et au parlement de Westminster que le Brexit allait créer un âge d'or pour le Royaume-Uni 13 mois après la signature de l'accord le bilan est tout autre alors certes les manifestations d'opposants comme celle-ci sont devenues rares mais l'heure est à la déception nous voici désormais sur l'emblématique Piccadilly Circus dans le coeur de Londres on va demander aux britanniques comment ils analysent ces premiers mois de Brexit selon un récent sondage 49% pensent aujourd'hui que la sortie de l'Union Européenne était une erreur 38% restent convaincus que c'est une bonne chose et 13% d'indécis on a perdu beaucoup de gens venus d'Europe qui travaillaient par exemple dans l'agriculture ils sont repartis vous diriez que c'est l'âge d'or maintenant comme l'avait promis Boris Johnson non pas pour l'instant mais en étant réaliste personne n'imaginait que d'un jour à l'autre après le Brexit ou même deux ans après tout allait devenir radieux sur le plan économique la pandémie a aussi affaibli le Royaume-Uni et il est souvent bien difficile de savoir ce qui relève du Covid-19 du Brexit mais il y a un domaine dans lequel la sortie de l'Union Européenne est la seule responsable c'est le retour des contrôles douaniers pour commercer avec le vieux continent les conséquences sont parfois désastreuses dans certains secteurs dans le centre de l'Angleterre ce fromager a perdu l'intégralité de sa clientèle européenne France Italie Allemagne qui appréciait ses stiltones notamment un manque à gagner estimé à 300 000 euros en un an seulement Peu importe que vous vendiez un fromage ou une tonne de fromage il faut un certificat sanitaire qui coûte 180 livres 210 euros par cargaison c'est devenu impossible pour une petite entreprise d'échanger avec l'Europe Boris Johnson lui répète que la baisse du recours à la main d'oeuvre européenne va améliorer les salaires des Britanniques

22:35
Présentateur

Nous avions dit que nous ferions le Brexit et nous l'avons fait

22:38
Invité

Mais la transformation de cette économie est un long processus aux bénéfices incertains et insaisissables pour l'instant

22:45
Locuteur non identifié

Votre réaction ?

22:48
Nicolas Dupont-Aignan

Les reportages comme ça sur le Brexit j'en ai vu 50 100 000 c'est la vision très française le Brexit c'est la catastrophe et bien moi je vais vous dire Ça se passe bien ?

Je n'ai pas dit que c'était facile et je ne suis pas pour un Frexit je suis pour une renégociation mais s'il n'y a pas accord sur la renégociation il faudra le Frexit et je ne souhaite pas je préfère une renégociation d'une Europe des Nations mais franchement ce qu'on ne dit pas c'est que les Britanniques économisent 10 milliards par an moi j'aimerais bien économiser 10 milliards de ce versement insensé qu'on fait à l'Union Européenne Deuxièmement ce qu'on ne dit pas c'est que les Britanniques retrouvent leurs frontières et ça c'est pas négligeable Troisièmement ce qu'on ne dit pas c'est pas réglé les problèmes de l'immigration en Grande-Bretagne il y en aura toujours j'ai pas dit ça mais la faculté d'avoir une politique migratoire libre troisième point qu'on ne dit pas pour l'avenir c'est la reconstruction d'une économie plus indépendante qui est vitale et comme toujours les reportages sont faits à Londres mais jamais dans les faubourgs du Nord qui ont voté massivement Allez je vous donne un cas concret On connaît par cœur la propagande de l'Union Européenne Un cas concret puisque tournez le dos à la propagande un cas concret Et dans 10 ans on verra qui sera plus libre de mener sa politique entre la France et l'Angleterre On sera peut-être encore là Et on sera peut-être libre grâce à un nouveau traité que je porterai parce que je crois que la France ne peut pas continuer à subir des décisions par des gens qui ne sont pas élus Une question à tel spectateur Vladimir Poutine est-il selon vous un bon chef d'État ?

Pour la Russie sans aucun doute Et moi j'aimerais qu'en France on ait des chefs d'État qui défendent la France Ils ne défendent pas la France ? Non Ils défendent l'Europe ? Ils défendent on ne sait pas ce qu'ils défendent des intérêts peut-être des intérêts étrangers Ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire ce que je pense

24:28
Présentateur

Alors allez-y allez au bout de votre idée

24:31
Nicolas Dupont-Aignan

Quand vous ne défendez pas les intérêts du peuple français quand vous signez des accords de libre-échange qui nourrissent le chômage quand vous laissez rentrer sur le sol français 100 000 demandeurs d'asile dont les 65 000 qui ont été déboutés ne sont pas expulsés Vous vous servez la France ?

Je veux dire que si les français en ont assez de cette politique s'ils ne supportent plus ce qui se passe dans le pays ça fait quand même 20 ans que président après président les choses se dégradent et s'il y a une élection présidentielle c'est pour qu'on ait quand même le courage de poser quelques questions sur les frontières sur l'économie voilà donc moi je ne suis pas un pouti maniaque du tout je ne l'ai jamais rencontré je dis simplement comme le général de Gaulle comme Churchill ce sont des grands présidents qui à un moment ont défendu l'intérêt de leur pays alors après on peut être en conflit avec eux on peut avoir des désaccords mais je reconnais que Poutine a quand même sauvé la Russie Celui qui va rencontrer Vladimir Poutine c'est Emmanuel Macron Frédéric Ancel puisqu'il le saura Il a raison pour une fois Bon il a raison il ira aussi en Ukraine du coup dans la foulée en essayant d'obtenir la désescalade le problème Frédéric Ancel ce sont les conditions qui sont posées à la France à l'OTAN par Vladimir Poutine Oui c'est ça ce sont des conditions extrêmement difficiles par exemple M.

Poutine a exigé récemment que l'OTAN ne s'ouvre plus à aucun autre état ce qui est une manifestation comment dirais-je d'exigence peut-être un petit peu forte parce que si demain le Guatemala veut entrer dans l'OTAN on ne sait pas très bien en quoi M.

Poutine serait intéressé par cela par ailleurs on n'exige absolument pas du tout du côté russe quelque chose que nous exigeons côté occidental c'est-à-dire notamment la fin de la présence de ces fameux hommes verts c'est-à-dire en fait des soldats russes dans le Donbass mais qui ne sont pas assumés par la Russie mais qui parlent russe dont les matériels militaires sont russes qui mangent russe et puis bien évidemment l'annexion de la Crimée en 2014 alors j'ai une question assez précise sur l'Ukraine vous êtes souverainiste et vous défendez vous l'avez encore fait il y a quelques instants le droit des peuples de manière extrêmement souveraine à disposer de leur liberté de leur destin et notamment des peuples qui doivent mettre au pouvoir des gens qu'ils ont élus eux-mêmes depuis 2014 très précisément tous les présidents démocratiquement élus en Ukraine sont favorables à un rapprochement avec l'Union Européenne et au-delà un rapprochement avec l'OTAN vous y êtes défavorable est-ce qu'il n'y a pas là une contradiction ?

alors je voudrais l'intérêt de cette émission je vous en remercie parce que c'est la seule émission qu'on a à l'élection présidentielle on peut parler de politique étrangère et c'est fondamental d'abord je voudrais dire que pour moi l'Europe a trois défis majeurs mais majeurs dont dépend sa survie donc nous français mais après vous répondrez à la question c'est lié à la question d'accord je l'ai dit c'est l'islamisme qui est en train de gangréner l'Afrique et le développement de l'Afrique on en parlera plus tard c'est le réchauffement climatique et c'est enfin la domination technologique de la Chine et des Etats-Unis et l'impuissance européenne je pense que sur ces trois grands défis du 21ème siècle si on voit l'horizon 2050 nous avons besoin d'une entente d'une grande alliance avec la Russie c'est la Russie qui a mis hors d'état de nuire Daesh au Moyen-Orient c'est la Russie qui a de l'énergie nous avons la technologie c'est la Russie qui a une âme européenne donc moi je ne veux pas tomber dans ce piège tendu par c'est terrible dans l'histoire c'est toujours le concept de la ligne Maginot c'est à dire par des gens qui vivent la guerre froide ils veulent reproduire la guerre froide avec la Russie qui n'est plus communiste avec laquelle nous avons un devoir d'entente et honnêtement l'affaire de l'Ukraine peut être déminée intelligemment c'est l'application des accords de Minsk qui avaient été signés je ne veux pas rentrer dans des détails techniques qui sont très précis que l'Ukraine n'a jamais respecté et que la Russie n'a pas non plus respecté il faut être honnête les deux les torts sont partagés honnêtement donner l'autonomie au Donbass qui a toujours été russe premier point avoir un gouvernement ukrainien non j'ai dit l'autonomie restant dans l'Ukraine ce qu'a signé l'Ukraine elle l'a signé elle n'a jamais voté la deuxième loi qui permettait de donner l'autonomie en Donbass et en échange de quoi il y avait des élections libres jamais eu et en échange de quoi un cessez-le-feu et le retrait des bonhommes verts dont vous parlez franchement est-ce qu'on va commettre la folie de ruiner l'Europe par une espèce de délire autour du Donbass c'est absurde alors il faut être ferme vis-à-vis de la Russie mais il faut être ferme aussi avec les Ukrainiens qui sont sous influence quand même de gens j'allais dire qui veulent diviser l'Europe des Américains les Américains d'ailleurs Kissinger avait une remarque extraordinaire Kissinger disait il ne faut jamais avoir la Russie et la Chine contre nous c'était un grand diplomate américain et ce que je trouve désastreux dans cette affaire c'est qu'on est en train de précipiter la Russie dans les bras du Chinois or pour moi la Chine est à une puissance bien plus dangereuse que la Russie la Russie est profondément européenne nous avons vocation à nous entendre il faut régler cette affaire de l'Ukraine mais de grâce arrêtons cette surenchère de néoconservateurs américains et britanniques qui sont en train de mettre l'Europe dans une impasse et j'espère qu'on arrivera à sortir de ça très vite si ce n'est pas le cas un cas concret si la Russie envahit un pays souverain dont on vient de parler l'Ukraine que doit faire la France ?

la France ne doit pas se mêler de ce conflit moi de toute façon je suis pour la sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN je refuse que des vatanguères américains mettent la division au cœur de l'Europe je dis qu'il y a une voie de paix possible avec la Russie j'ai toujours dit que je lèverai les sanctions économiques contre la Russie nous avons un immense partenariat à faire avec la Russie il faut arrêter ce délire sur l'Ukraine qu'il y a une réponse du coup ? que fait la France si la Russie envahit l'Ukraine ? elle ne fait rien la France ne bougera pas je ne bougerai pas si c'est dans l'ennemi raisonnable du Donbass qui a toujours été russe Kiev est où ? Kiev ?

30:21
Locuteur non identifié

en Ukraine

30:22
Nicolas Dupont-Aignan

oui en Ukraine non madame Kiev c'est la fondation de la Russie donc il faut arrêter donc vous êtes en train de dire que s'il rentre jusqu'à Kiev ça ne vous pose pas de problème non plus je n'ai pas dit ça je n'ai pas dit ça il faudra être ferme ce que je veux dire c'est arrêter cette peur qui est en train de diviser l'Europe il faut déminer cette affaire dire à Poutine nous n'accepterons pas que vous alliez plus loin mais en revanche mettre en place une finlandisation pas une finlandisation une neutralisation de l'Ukraine en faire un état neutre une autonomie pour le Donbass tout ça a été signé par les allemands les russes les ukrainiens et les français le processus de Minsk Normandie et de grâce que l'Europe assure la paix en son sein et s'occupe des vrais défis une Afrique qui va la submerger on y va en Afrique un Moyen-Orient qui n'est pas brillant qui n'est pas brillant et une Chine qui nous menace économiquement je pense que ce serait quand même d'abord en plus qui vous dit que les américains bougeront vous n'avez pas répondu sur la Crimée parce que là pour le coup la Crimée a été littéralement annexée la Crimée a toujours été russe enfin il faut arrêter voilà depuis un petit peu moins de deux siècles depuis plusieurs siècles mais les ukrainiens ne sont pas d'accord depuis plusieurs siècles peut-être mais les ukrainiens le disent souverainement je ne suis pas d'accord moi je vous dis une chose très claire l'équilibre de l'Europe souvenez-vous de la guerre de 14-18 et là c'est une affaire très grave par un enchaînement de minorités de conflits de minorités l'Europe a été plongée dans la guerre de conflits de minorités vous pensez qu'on est à la veille d'un scénario comme celui-ci non je ne l'espère pas mais quand je vois les vatanguères et les discours délirants que j'entends de la part de l'OTAN alors même que l'Europe devrait au contraire apaiser les choses et s'occuper des vrais foyers qui nous menacent dans notre sécurité très délicant celle notamment le Moyen-Orient et l'Afrique on y va je vous promets qu'on y va en Afrique vous réévoquez l'Europe je ne révoque pas du tout l'Europe mais là vous venez d'évoquer l'Europe vous dites l'Europe devrait faire quelque chose mais est-ce que ce ne serait pas l'Europe puissance pour le coup est-ce que l'Europe puissance ne permettrait pas justement de dire à la fois aux Américains et peut-être même finalement à l'OTAN qui est une organisation militaire et non pas politique et économique mais également à M.

Poutine mais qui en fait quand même beaucoup parfois trop oui mais pour ça est-ce qu'il ne faudrait pas une Europe plus intégrée et par conséquent plus puissante c'est le grand paradoxe de l'Europe et vous êtes au cœur du vrai débat l'Europe puissance si l'Europe puissance c'est d'avoir l'avis de 27 personnes aux intérêts divergents ça ne peut pas marcher c'est pourquoi je ne crois qu'en l'Europe des nations et en politique étrangère à des coopérations au cas par cas par exemple on le voit dans ce dossier nous avons un intérêt convergent moi qui suis sur le plan économique pour une discussion franche avec les Allemands nous avons un intérêt convergent avec l'Allemagne l'Italie la Russie et bien on doit jouer ensemble et ça se fera naturellement mais il n'y a pas besoin d'une organisation intégrée espèce de volapuc comme disait le général de Gaulle pour l'ONU qui ne marche pas et qui ne marchera jamais pour avoir une Europe puissance l'Europe puissance sera dépendante de la puissance des quelques nations qui comptent or vous savez qu'il y a 4 nations qui comptent c'est l'Allemagne et l'Angleterre qui n'est plus l'Union Européenne mais qui est une puissance européenne nucléaire mais qui est importante il reste qui du coup ?

l'Allemagne, la France pas très agréable pour tous ceux qui n'y sont pas c'est pas très diplomatiquement correct mais excusez-moi Madame Roux qui a investi des milliards d'euros depuis 50 ans dans sa défense la France a une défense stratégique nucléaire il est quand même normal que nous en requérions les dividendes en termes de liberté d'action je ne méprise pas les autres je dis simplement qu'il y a ceux qui comptent en matière de défense et ceux qui ne comptent pas ça peut être mal reçu c'est ça que je voulais vous dire par nos partenaires européens je ne suis pas là pour que je m'en fiche complètement ce qui compte c'est la défense de la France est-ce que vous laisserez le combat contre le terrorisme aux mains des commandos Wagner russes ?

mais ça c'est une question oui qui se pose qui se pose mais la question n'est pas de savoir est-ce que je vais laisser c'est la question de savoir est-ce qu'on a mené la bonne politique notamment en Afrique est-ce qu'il fallait rester combien de temps on reste et comment on fait ? et bien vous allez répondre à ces questions mais après le reportage je vous promets l'Afrique est devenue une terre de conquête si la France a perdu de l'influence sur le continent au Sénégal la Turquie avance ses pions la Chine investit délocalise ses usines notamment en Éthiopie on va le voir dans ce reportage de Barbara Aztec et de Walid Berisol

34:38
Invité

c'est une présence de plus en plus visible dans les rues d'Addis Abeba la Chine délocalise ses usines et l'Éthiopie les accueille à bras ouverts ici le coût du travail est dix fois moins élevé qu'en Chine ces chaussures là elles en sont où ? elles ont passé le contrôle qualité ?

7000 paires de chaussures sortent de cette usine tous les jours une cadence soutenue et le contre-maître chinois n'est jamais loin à ses côtés Wenderson est là pour faire le lien si besoin pour travailler ils n'ont pas toujours besoin de mots ils utilisent les gestes ils se parlent avec des signes là il est en train de lui montrer en faisant lui-même et ils se comprennent et quand il y a des difficultés pour se comprendre alors il m'appelle et moi je traduis Wenderson a suivi une formation en Chine là-bas il a appris le mandarin pendant deux ans mais aussi les méthodes de travail chinoises des consignes qui s'affichent en grand dans l'usine

35:39
Locuteur non identifié

ce sont des messages

35:42
Invité

qui motivent les travailleurs

35:43
Locuteur non identifié

ils comprennent

35:45
Invité

quelles sont les manières acceptables et quelles sont celles qui ne sont pas acceptables ces messages sont affichés de telle sorte qu'ils puissent les voir à tout moment comme ça ils peuvent s'en rappeler tout le temps en deux décennies la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l'Afrique et l'empire du milieu investit massivement dans les infrastructures comme les chemins de fer avec cette ligne reliant Addis Abeba à Djibouti l'Ethiopie a retrouvé son accès à la mer une réhabilitation plus d'un siècle après sa construction par la France c'est bien c'est cool c'est magnifique

36:24
Locuteur non identifié

partout c'est avec la Chine maintenant vivement qu'ils en construisent

36:29
Invité

d'autres gare aéroport des portes d'entrée stratégiques pour les investisseurs au Sénégal l'aéroport de Dakar est géré par un groupe turc le pays avance ses pions et dans les écoles de la capitale de nouvelles sonorités résonnent

36:46
Locuteur non identifié

les deux pays

36:57
Invité

partagent le même islam sunnite et la Turquie joue ouvertement la carte de la solidarité musulmane une ONG turque a permis de doubler la capacité d'accueil des élèves de l'école en finançant de nouveaux bâtiments sous certaines conditions tout ça c'est grâce à un enseignement séparé si les turcs ils n'avaient pas demandé de séparer les filles des garçons ils n'auront pas construit ça si les turcs vous n'avaient pas demandé de séparer les garçons et les filles vous auriez laissé les garçons et les filles bien sûr mais on reste là-bas la Turquie met en avant un partenariat gagnant-gagnant mais l'avenir africain sous influence turque il y en a un que ça inquiète Emmanuel Macron accuse Ankara d'attiser le sentiment anti-français il y a également une stratégie à l'oeuvre menée parfois par des dirigeants africains mais surtout par des puissances étrangères comme la Russie ou la Turquie qui jouent sur le ressentiment post-colonial la mine est conseillère municipale et n'a pas du tout apprécié ses déclarations la France n'a pas obligation et puis c'est même pas son droit de nous dire avec tel ou tel vous devez collaborer parce que maintenant regarde même sur le plan éducation avant les jeunes étudiants élèves tout ça il avait l'accès facile pour aller en France maintenant on voit qu'il y a beaucoup plus de restrictions beaucoup plus de restrictions par contre si la Turquie est en train de tendre la main pour s'ouvrir aussi à l'Afrique et au Sénégal on ne peut que s'allumer liens économiques et liens diplomatiques toujours plus forts la Turquie a ouvert 30 ambassades en Afrique en l'espace d'à peine 20 ans

38:30
Nicolas Dupont-Aignan

votre réaction à ce reportage Nicolas Dupoignan c'est un enjeu dont je parle depuis des années en 2017 à ma précédente campagne présidentielle j'avais écrit tout un chapitre de mon livre là-dessus parce que c'est l'enjeu de demain enfin d'aujourd'hui d'ailleurs doublement de la population africaine c'est pas monsieur qui est spécialiste qui va me démentir je pense en 30 ans passage d'un milliard deux à deux milliards quatre si je ne me dis absolument 2005 ans en 30 ans une génération doublement de la population africaine tout à l'heure vous me parliez de l'Europe s'il y a un domaine où la coopération européenne de projets de projets devraient exister c'est bien là parce que ce sont des centaines de milliards d'euros qu'il faut mettre sur la table c'est tout l'enjeu de l'avenir au niveau européen du coup non au niveau français ce que vous ne comprenez pas c'est qu'on peut avoir une Europe qui soit une coordination de nations européennes avec chacun sa liberté justement la France a abandonné au fur et à mesure de sa politique d'aide au développement nous avions le ministère de la coopération qui fonctionnait très bien qui connaissait les pays qui a été complètement supprimé c'est la Chine qui est le ministère de la coopération c'est la Chine qui a le parce qu'on a abandonné notre vision de l'Afrique je vais vous donner une anecdote si je vous peux allez-y je vous en prie après je vous laisserai avec Antoine Glazer on reçoit un ministre commission des affaires étrangères ça fait 10 ans que j'y suis on reçoit un ministre africain il nous dit on a eu un pont un ouragan un pont sauté avec la principale voie ferrée qui relie Chine pas le pays on a été voir l'ambassadeur de France pour l'aide il nous a dit ah moi je ne peux plus aider il faut voir avec le représentant de la mission de l'Union Européenne pour les co-financements etc il me dit j'ai été voir la mission de la coopération il m'a dit ah oui mais est-ce que vous avez un régime démocratique et puis comment ça marche on va mettre à Bruxelles un an en gros il veut savoir où vont les aides non il veut il met plein de critères et c'est la bureaucratie bruxelloise il me dit le lendemain j'ai été voir l'ambassadeur de Chine dans le pays en trois semaines l'accord était signé un an après le pont était construit et il dit voilà vous n'êtes plus la France vous avez perdu votre liberté d'action vous avez perdu votre réponse rapide votre connaissance du terrain donc moi je demande qu'on retrouve une politique indépendante on ne pourra pas tout faire il y a une mondialisation de l'Afrique il ne faut pas la nier il y a d'autres intervenants mais on doit devenir plus compétitif je voudrais vous présenter mais vous le connaissez peut-être déjà Antoine Glazer journaliste spécialiste de l'Afrique auteur avec Pascal Hérault du piège africain de Macron aux éditions Fayard peut-être que le piège africain d'Emmanuel Macron est-ce que c'est le Mali ?

enfin c'est pas simplement le Mali c'est vrai que est-ce que vous ne pensez pas qu'il y a une sorte d'arrogance française disons comme la France a été quand même dominante en particulier depuis les indépendants jusqu'à la chute du mur de Berlin en 89-90 où elle se croyait chez elle en Afrique avec des systèmes politiques, militaires, financiers finalement on a l'impression qu'elle n'a pas vu l'Afrique se mondialisait elle s'est crue toujours finalement attendue aimée avec des systèmes où on aime bien quand même plutôt les Africains qui nous ressemblent et finalement on a l'impression que cette présence de l'armée française ça sert un peu de cache-misère à une présence française globalement en déshérence c'est-à-dire quand vous rencontrez des diplomates européens ils se disent pendant que la France fait la sécurité nous on fait le business et finalement soit la France par arrogance pense qu'elle peut encore tout faire on voit que ça le perd elle dégringole complètement ses parts de marché et en même temps elle ne fait pas confiance à l'Afrique à l'Afrique des Africains ça veut dire quelque part on a l'impression d'abord vous savez aussi bien que moi que c'est un continent avec 54 pays qu'on parle toujours que du Sahel toute cette zone sahélo-saharienne où déjà et vous savez bien que les djihadistes ont réussi ont déjà gagné ils ont réussi à faire fuir l'ensemble des occidentaux depuis finalement la Mauritanie jusqu'au Soudan et finalement la France retourne revient sur les côtes en Côte d'Ivoire et au Sénégal en train d'abandonner toute cette zone sahélo-saharienne donc vous avez une question ?

oui la question c'est que finalement est-ce qu'il ne faudrait pas au niveau de la mondialisation reconnaître que la France avait une rente politique pendant 30-40 ans cette rente est terminée est ciblée et avoir une certaine politique beaucoup plus moins arrogante et finalement faire plus de business plus de business mais surtout il y avait un tissu d'ONG de coopération décentralisée il y a combien de français sont allés en Afrique tout ça a été abandonné et on ne voit plus que l'armée française comme s'il n'y avait rien d'autre alors deux choses il y a tellement de choses premier point moi je pense qu'il faut rétablir un ministère de la coopération c'est-à-dire ce ministère de la coopération qui avait une connaissance de l'Afrique et qui ne donnait pas de leçon car il y a une sorte de paternalisme démocratique qui s'est mis en place c'est-à-dire que dire il faut qu'il y ait la démocratie en Afrique mais on ne demande pas la même chose à l'Arabie Saoudite c'est curieux pourquoi ?

pourquoi on donnerait des leçons de démocratie ? par exemple au Mali vous la reconnaissez vous la junte au pouvoir ? je la reconnais je suis désolé parce que c'est curieux même si elle est arrivée après un coup d'État mais c'est curieux il y a d'autres juntes qui sont arrivées après des coups d'État avec lesquelles Emmanuel Macron a de très bonnes relations donc est-ce qu'on peut choisir en fait les juntes qu'on aime ou qu'on n'aime pas ?

et je pense honnêtement que dans cette affaire malienne la junte bien sûr exagère parce que nos soldats sont morts sur ce terrain et qu'on ne peut pas accepter d'être insultés alors même qu'on est mort pour le Mali mais à l'inverse le Drian a eu des paroles très malheureuses d'ingérence donc je crois que en vérité il faut renforcer notre tissu comme le dit très bien monsieur de coopération d'entreprise d'action économique premier point sur l'intervention militaire il fallait intervenir mais est-ce qu'on peut avoir une intervention qui dure ?

on sait qu'il faut agir parce que sinon les djihadistes risquent d'être surpuissants au Sahel mais il faut revoir notre mode on ne peut pas rester au Mali si les autorités maliennes ne le volent pas on ne peut pas rester 15 ans 10 ans sur un territoire on doit avoir des opérations pompiers on est obligé parce que sinon c'est la sécurité de l'Europe qui en dépend simplement il faut que ces opérations pompiers s'arrêtent à un moment prennent une autre forme plus aérienne ensuite et qu'on responsabilise ces pays on ne peut pas aller au Mali si le gouvernement malien même s'il est produit d'un coup d'état ne le veut plus il y a un moment où on ne pourra pas et le grand risque on est là-bas pour mener la lutte contre le terrorisme vous dites l'adversaire c'est sur le plan géopolitique vous dites ça l'adversaire c'est sur le plan géopolitique l'Afrique qui est sur le point non j'ai pas dit l'adversaire c'était l'Afrique qui est sur le point de basculer l'état islamique est en train de conquérir l'Afrique entre nous entre nous quand j'ai pris position quand Nicolas Sarkozy a envahi la Libye qu'est-ce que j'ai entendu quand j'ai pris position contre mais qu'est-ce que j'ai entendu parce que c'était une responsabilité historique dramatique je n'étais pas du tout admirateur de Kadhafi loin de là mais la Libye la destruction de la Libye organisée avec tous les aspects abominables de Kadhafi valait mieux que le chaos qu'on a créé deuxième point qui dit stop à la Turquie pour les livraisons d'armes en Libye on sait depuis des années qu'il y a des livraisons d'armes pourquoi l'OTAN continue à couvrir la Turquie qu'est-ce qu'on fait avec la Turquie on doit être beaucoup plus ferme avec la Turquie qui est beaucoup plus dangereuse que la Russie elle doit quitter l'OTAN c'est nous qui devons quitter l'OTAN plutôt que laissons la Turquie dans l'OTAN s'ils veulent mais j'estime que c'est insensé ce qui se passe la Turquie déstabilise a déstabilisé le nord du Moyen-Orient déstabilise l'Afrique et on reste comme ça est-ce que vous croyez vraiment que les problèmes de l'ensemble du Sahel ce soit une question uniquement de djihadisme pas du tout mais évidemment ça veut dire pourquoi la France se polarise complètement sur cette lutte antiterroriste alors qu'en fait c'est une raison de s'en occuper mais est-ce que par exemple vous êtes pour que l'Europe participe ou est-ce que vous êtes par exemple pour Takuba ou est-ce que vous êtes toujours pour une présence bilatérale une intervention des militaires uniquement France-Afrique ou est-ce que vous êtes pour une présence européenne la présence européenne ne veut rien dire c'est un fiasco intégral je ne crois qu'aux relations bilatérales je ne crois pas en revanche qu'il y ait des pays coordonnés avec la France qui décident d'appuyer la France oui mais ça doit être du bilatéral d'ailleurs ça n'a pas marché vous le savez très bien si c'est du bilatéral je ne refuse pas bien évidemment je dis simplement que vous ne pouvez aller secourir un pays que si vous le demandez que vous n'avez pas de leçon de démocratie à donner dans cette région du monde car sinon il faut rompre les relations avec le Qatar il faut rompre les relations avec l'Arabie Saoudite et c'est curieux c'est là où il y a un néopaternalisme français à l'égard de l'Afrique qui voudrait que ce soit une succursale de Paris est-ce que vous n'êtes pas dans le néopaternalisme quand vous proposez l'électrification de l'Afrique ?

pas du tout je propose des projets je suis le seul candidat à la présidentielle qui depuis des années propose des projets de développement africain avec les africains bien évidemment c'est pas nous qui allons le faire mais c'est ce que fait la Chine vous avez vu le reportage non mais attendez la Chine il faut à la place de... mais vous savez vous savez en échange de quoi ?

en échange des matières premières vous savez que Jean-Louis Borloo était le premier je le sais et vous savez ce qu'ils ont répondu les africains ils ont dit mais monsieur Borloo nous on a la banque africaine de développement on n'a pas besoin de vous mais au bout d'un moment est-ce que vous êtes d'accord est-ce que vous comprenez qu'il y a des africains qui refusent l'aide au développement qui en ont marre de la main la main qui reçoit qui est en dessous de la main qui donne ils en ont ras-le-bol un peu de ça mais je suis d'accord pour autant arrêtons avec la culpabilisation française permanente la Chine mène des actions croyez-moi les africains après avoir connu la Chine en Afrique aussi retrouvent une version une vision plus équilibrée de la France la France doit être un partenaire pas de repentance permanente de la clarté respect des souverainetés et travail en commun sur des grands projets la barrière verte la dénatalité qu'est-ce que c'est que la barrière verte la barrière verte vous savez c'est au Sahel ce grand projet soutenu par l'ONU et par beaucoup de pays africains visant à éviter la progression du désert voilà un projet magnifique pour l'Afrique et pour l'Europe de coopération pourquoi la Chine aurait-elle le droit d'investir et pas la France mais la condition personne n'empêche la France d'investir pourquoi c'est la Chine à l'investir parce qu'elle a les patières premières parce qu'elle ne respecte aucune des règles de l'OMC et qu'elle investit parce qu'elle a une politique ce que je demande c'est que la France renoue avec une politique elle ne pourra pas faire autant que la Chine et que les autres mais elle peut faire des choses et qu'on arrête avec l'agence française du développement qui fait du multilatéral confus qui ne marche pas et qui ne sert pas les intérêts du pays vous avez une dernière question ?

c'est vraiment pour une politique uniquement bilatérale vis-à-vis de l'Afrique bilatérale oui c'est-à-dire sans avoir des partenaires européens mais bien sûr que si ce que je veux dire l'argent du contribuable français vous le mettez dans les fonds européens de développement ou est-ce que vous non vous revenez à une politique de la coopération parce que les Africains dans le rapport d'État à État aiment avoir un interlocuteur avec quel budget ? le budget que nous versons à l'Union Européenne et dans tous ses organismes ce serait combien ? combien est-ce que vous donneriez pour l'Afrique ? il faut qu'on le calme combien la France donnerait pour l'Afrique ?

ce qu'elle donne actuellement ce qu'elle donne actuellement je ne peux pas vous donner le chiffre précis combien elle donne en tant que gazeur la France ?

ça dépend si on voit 30% ça va au fonds européen de développement il y a environ plus de 10 milliards on est arrivé à 13 milliards 13 milliards vous voyez j'étais pas loin donc je ne veux pas dire des chiffres quand je ne les connais pas sûrement déjà cet argent qu'on le maîtrise qu'on ne le fasse pas passer par des organismes multilatéraux qui sont confus c'est des relations bilatérales ensuite il faut qu'il y ait un fonds européen qui se concrétise pour aider des grands projets en coordination avec les pays africains qui le demandent parce qu'il faut aussi que les africains aient le choix qu'il n'est pas que les chinois mais ils ont le monde entier dans leur salle d'attente maintenant il n'y a pas que les chinois il y a le monde entier déjà il y a les turcs aussi et pourquoi on ne serait pas et pourquoi l'Europe ah mais moi je ne dis pas c'est ça mais il faut sortir de l'idée qu'on est seul et qu'on est d'accord je suis le premier à dire qu'il faut y aller oui mais il faut y aller parce que on nous parle de transition écologique oui c'est avec 98% des produits des voitures électriques de tout ça à part le nickel qu'on a en Calédonie c'est de terre ou chinois ou africaine et bien maintenant on passe aux questions des téléspectateurs avec une question de Anne dans le Puy-de-Dôme et qui est femme au foyer nous précise-t-elle on vous entend régulièrement pour les présidentielles que faites-vous le reste du temps le reste du temps je suis député je fais mon travail de député à la commission des affaires étrangères et je suis président d'un parti qui s'appelle Debout la France et j'écoute les français et je travaille et je publie des livres voilà où va le pognon et je fais mon métier d'élu une question de Guylaine dans le Gard si vous êtes élu quel sera votre premier voyage officiel au Maghreb où ça ?

dans les trois capitales essentielles parce qu'on a parlé de l'Afrique Sahel mais la solidité du Maghreb l'avenir du Maroc de l'Algérie de la Tunisie sont essentiels pour l'avenir de l'Europe et de la France et qu'est-ce que vous leur direz ?

et bien je leur dirais qu'il faut sortir de ce comment dire de cette vision du passé moi je suis né au moment de la décolonisation donc peut-être qu'on peut arrêter 60 ans après de se reprocher tout et n'importe quoi avoir une relation d'adulte nous avons une langue en commun nous avons énormément d'habitants du Maghreb qui vivent en France qui sont français vous leur parlerez vous leur parlerez d'histoire alors qu'ils sont au cœur d'une crise notamment entre le Maroc et l'Algérie on solde l'histoire on assure leur développement économique on fait des accords privilégiés de libre-échange parce que je préfère qu'il y ait des usines au Maroc en Tunisie en Algérie qu'en Chine et je pense que l'avenir de l'Europe c'est la capacité à développer le continent africain sur le plan économique car si on veut lutter contre l'immigration il faut que ces pays soient indépendants et fort économiquement et la stabilisation du Maghreb est la clé de l'avenir de la France de la paix civile en France il y a une jeunesse aussi qui a une double culture qui peut jouer un rôle dans le développement de ces pays les médecins africains et du Maghreb n'ont pas vocation à être dans les hôpitaux français ils ont vocation à soigner sur place bref je pense que c'est la grande frontière la nouvelle frontière de la France est-ce que vous travailleriez avec l'Algérie sur le Mali mais pourquoi pas non mais je veux dire en coordination oui bien sûr mais moi je suis gaulliste je crois à la souveraineté des nations je prends les nations telles qu'elles sont j'ai ma pensée sur certaines nations mais je les prends telles qu'elles sont notamment sur l'Algérie c'est ça que vous l'essayez entendre non sur toutes les mais de Gaulle disait on n'a pas d'amis en politique étrangère on n'a que des intérêts moi j'ai l'intérêt de la France en tête et l'équilibre du monde et de la paix du monde or on sait très bien que vous avez le continent américain qui se développe vous avez la Chine qui s'est énormément développée avec l'Asie et vous avez une Europe fragmentée et une Afrique en perdition sur le plan démographique si on ne s'occupe pas de ça ça me paraît beaucoup plus important que le Donbass désolé désolé vous me regardez comme si j'étais désolée pour le Donbass c'est un sujet c'est un sujet et vous avez même laissé entendre qu'il y avait avec une approche historique un danger d'un conflit ce que je veux dire c'est qu'on a une bombe démographique à nos portes et on regarde ailleurs alors selon vous la France doit-elle accorder l'asile politique à Julian Assange oui je l'ai toujours demandé une question de Pilar dans les Hauts-Alpes qui est retraité rétabliriez-vous le service militaire obligatoire oui il est dans mon programme il serait de trois mois civils filles et garçons avec une option militaire d'un an puisque les armées ne peuvent pas accueillir pour trois mois le temps de former la personne s'en va et je pense qu'il y a ainsi une option militaire d'un an et ils seraient accueillis où alors ?

les trois mois dans tous les lieux de services civiques dans les communes les hôpitaux de toutes les tâches d'utilité collective et ça permettrait de sortir les jeunes de leur milieu d'origine car le problème de la jeunesse aujourd'hui c'est qu'elle vit dans des couloirs les jeunes bourgeois vous pensez que dans les hôpitaux ils y arriveraient à gérer ?

il y a plein de tâches à faire d'accueil de suivi tiens à s'occuper des personnes âgées dans les EHPAD vous savez il y a quantité de travaux d'utilité collective qui ne sont pas remplis et d'avoir à peu près il y a 800 000 jeunes ça veut dire 200 000 jeunes qui donneraient trois mois de leur vie à la France c'est une belle chose je pense quels sont les ennemis de la France ? les ennemis de la France c'est une question intelligente c'est difficile ce sont ceux qui s'attaquent à sa souveraineté c'est-à-dire à sa liberté ce sont ceux qui l'espionnent et qui prennent ses richesses économiques ses brevets ce sont ceux ça c'est les chinois ?

non pas seulement les chinois je n'ai pas un anti-chisme il faut se faire respecter c'est tout quelles sont vos solutions concrètes pour lutter contre la fraude fiscale en France et à l'étranger ? j'ai écrit deux livres dessus les voleurs de la république et où va le pognon alors tout est très détaillé même un rapport parlementaire c'est musclé Bercy c'est notamment mon grand sujet c'est la grande fraude internationale à la TVA qui coûte une fortune la Belgique est arrivée petit état qui a un service fiscal bien plus efficace contre les grands fraudeurs que Bercy et j'ai 100 fois fait des propositions pour qu'on récupère 20 milliards

56:46
Présentateur

Anne-Sophie Alcif c'est faisable ça ? alors oui mais toujours en ayant de la coopération par exemple on a eu la fameuse taxe sur les entreprises qui était justement le prix d'une coopération qu'est-ce que vous en avez pensé au niveau européen ?

57:00
Nicolas Dupont-Aignan

et on a mis vous voyez mon rapport date de 2013 et on va y arriver la taxe au CDE enfin ça va être lent mais on progresse donc il y a des choses qui progressent heureusement allez fermer nos frontières ne serait-ce pas un mauvais coup porté à la francophonie ?

c'est pas un mur je reprends ma copropriété chez vous vous avez une porte à votre appartement vous l'ouvrez vous la fermez à vos amis à ceux qui veulent venir cette idée folle qu'on serait obligé d'enlever la porte de l'appartement pour être généreux je veux que les français on a la même clé pour entrer dans l'immeuble je ne veux pas que les copropriétaires rentrent dans mon appartement on aura filé la métaphore jusqu'au bout que reprochez-vous à l'OTAN ?

à l'OTAN je ne reproche rien il y a deux choses il y a l'OTAN comme organisation de coopération nous restons membres de cette OTAN l'organisation de l'Alliance Atlantique parce que je ne suis pas hostile à des coopérations en revanche comme le général de Gaulle je veux qu'on ressorte de l'organisation militaire intégrée parce que là ça nous entraîne dans une dépendance opérationnelle technologique dangereuse et le général de Gaulle avait gardé le bon équilibre une coopération d'ailleurs il avait été solidaire des Etats-Unis au moment de la crise de Cuba mais la maîtrise de notre technologie et ce que je voudrais dire aux français c'est que quand un pays ne maîtrise plus sa technologie ses forces de défense et bien il n'est plus libre justement cette question d'Antoine dans l'Essonne informaticien nos chercheurs partent à l'étranger faute d'investissement et de bons salaires que proposez-vous pour y remédier ?

Tout simplement de les augmenter et de cesser avec la bureaucratisation de la recherche qui est un véritable drame nous investissons à peu près je crois deux et des poussières du PIB en recherche il faut passer à trois ou quatre la Corée tiens vous me parliez tout à l'heure on est petit madame on est petit on ne va jamais y arriver et tout non regardez la Corée du Sud même taille que la France la Corée du Sud s'est fixée des objectifs technologiques scientifiques comme du temps du général de Gaulle et elle y est arrivée pourquoi on n'y arrivera pas ?

Vous dites vouloir oeuvrer entre guillemets c'est vous qui parlez oeuvrer à un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens bel objectif mais par quel moyen ? Moi je vais être très franc avec vous je pense que malheureusement si la France pouvait le faire ce serait magnifique mais ce n'est pas le cas parce que ce n'est pas nous qui allons régler le problème en revanche de garder une position assez juste et d'essayer de sauver ce qui peut être sauvé là-bas J'ai une question de politique intérieure pour le coup de Benoît dans le Maine-et-Loire en cas de second tour Macron-Pécresse appellerez-vous à voter Valérie Pécresse ?

Je ferai mon choix en fonction de qui sera au deuxième tour et bien malin qui sait aujourd'hui qui sera au deuxième tour le 10 avril Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan Merci à vous de votre invitation C'est la fin de cette émission que vous pourrez retrouver quand vous le souhaitez en podcast et en replay on se retrouvera dimanche prochain pour une nouvelle soirée spéciale présidentielle consacrée à la politique étrangère nos invités seront Marine Le Pen et Fabien Roussel Belle soirée et puis nous on se retrouve demain en direct 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air