Le PS censure, Bayrou joue la montre - Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée - 27/06/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je suis Thboc et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction de LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon hebbo. Au programme à cette semaine, la censure c'est maintenant.
Les socialistes ont dégainé leur motion cette semaine contre François Baou. On verra comment ils se sont décidés. La loi sur l'énergie voté mais avec des surprises.
Un parcours d'obstacles signé ercoti entre lesquels les députés macronistes ont dû se lalomer. Enfin de l'eau dans l'hémicycle, on vous racontera l'épisode c'était mercredi au moment des pluies torrentielles sur Paris. pour dérouler ce fil de la semaine.
Elsa Mandagava et Stéphanie de Pierre sans kaé et sans parapluie. Quoi que je plaisante mais Stéphanie, tu as vraiment dû mettre des bottes mercredi pour rentrer euh dans l'assemblée. Oui, c'est pour traverser la rue entre la rédaction et l'assemblée.
Tu nous rappelles ce que tu fais à LCP ? Alors bah j'enlève mes bottes avant de faire des directs pour suivre les débats à l'assemblée et sinon je suis beaucoup dans les couleurs à discuter avec les députés pour qu'ils nous décrypent tout ce qui se passe dans ce palais Bourbon. Et toi Elsa ?
Je présente les émissions avant et après les séances des questions au gouvernement et comme Stéphanie, on essaie d'obtenir plein d'infos auprès de députés de tous les groupes ici à l'Assemblée. Allez, on commence avant la verse dans le ciel parisien. Un autre orage s'est abattu sur l'assemblée mardi politique, celui-ci, la foudre est venue du Parti socialiste.
Monsieur le Premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres. Cela nous contraint, monsieur le Premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement.
Voilà l'annonce d'une motion de censure qui sera débattu la semaine prochaine, probablement mardi. Stéphanie, tu peux nous rappeler le déroulé. Comment est-on arrivé à cette prise de parole du patron du PS ?
Il y a eu un certain suspense et une certaine dramaturgie. Certes, une certaine dramaturgie parce qu'en fait Boris Vallot avait posé à peu près la même question la semaine dernière à la même heure quasiment le mardi après-midi en demandant au premier ministre de s'engager à déposer un projet de loi sur les retraites comme selon les socialistes, il s'y était engagé en février en en échange d'une non censure. Voyant que le conclave qui devait se terminer la semaine dernière ne s'était toujours pas terminé, que François Baot essayait de remettre l'ouvrage sur le métier et de faire en sorte d'aboutir à un accord, le parti socialiste a reposé sa question.
Il a réobtenu la même réponse. François Baou lui a dit que s'il n'y avait pas d'accord, a priori les choses ne bougeraient pas. Donc en fait Barisalo pose la question.
Il sait déjà que de toute façon le groupe le matin a dit qu'il voulait censurer. Donc il se serait de toute façon arrangé quelle que soit la réponse du premier ministre pour finalement dire qu'il allait censurer. Donc il annonce une motion de censure et les socialistes l'ont déposé hier.
Elle sera donc votée mardi. Oui, c'est ça. Donc c'était c'était un c'était un faux suspense.
Boris Vallot a attendu la réponse de François Baou gouvernement pour faire tomber le coup prêt. Mais la décision a été prise avant. Oui, déjà dans leur réunion de groupe la semaine dernière, les socialistes s'étaient un peu arrêtés sur cette question de la motion de censure.
Sachant qu'en fait, pour éviter d'avoir le débat, qu'est-ce qu'un bon accord, pas un bon accord, que fait la CFDT et cetera, ils sont tous focalisés sur la question de la parole donnée. Ils avaient ressorti le dans le placard archive la lettre de François Baou disant qu'en tout état de cause, le parlement aurait le dernier mot. Ils sont concentrés là-dessus sur cet engagement là.
Donc c'est vrai que pendant une semaine, on a eu un jeu de questions réponse question réponse sur la question de "Allez-vous déposer un projet de loi ?" Oui mais quand ? Oui peut-être et cetera.
Mais euh beaucoup à gauche chez les partenaires ou les anciens partenaires du Nouveau Front Populaire, on y reviendra peut-être, nous disent que de toute façon depuis le Congrès, la décision a été actée qu'après le Congrès, il y aura une motion de censure, façon de replacer le Parti socialiste bien dans l'opposition, de recréer un peu d'union et cetera. Donc a priori la décision effectivement il y avait pas vraiment de suspense mardi dernier. Oui, tu parles des partenaires à gauche.
Alors il y a eu un autre feuilleton qui s'est ouvert une fois que les socialistes ont décider de déposer cette motion, c'est qui allait la déposer, qui allait la signer. Et ça n'a pas été simple et ça révèle les divisions à gauche. Elsa.
Oui. Alors déjà à chaque fois qu'on pose cette question, tout le monde dit "Oui." Donc il y a eu une réunion avec les forces du Nouveau Front populaire, enfin feu le NFP puisque chacun sait bien que ça n'existe plus tellement.
Donc, ils ont fait une réunion avec des représentants des quatre groupes. Euh, les insoumis voulaient une motion commune avec les signaties des quatre groupes. Les socialistes, apparemment, d'après ce que nous raconte, ont laissé un peu cette porte ouverte alors qu'on savait très bien depuis le début qu'il ferait une motion 100 % socialiste puisque cette question du conclave, c'était une discussion qu'ils avaient eu en direct avec le premier ministre.
Et ce qu'on nous dit c'est que parmi les écolos et les communistes en fait on n' pas tellement voulu choisir entre papa et maman quoi. Ni en de trop du côté des insoumis ni tranché pour les socialistes. Maintenant la question ça va être de savoir est-ce que la semaine prochaine on redevient en fait en session extraordinaire.
Donc les insoumis ont un pouvoir de dépôt de motion qu'il n'avaient plus totalement lors de cette session là parce qu'ils avaient déjà il leur manquait des signatures. Exactement. Donc est-ce que les insoumis vont quand même faire une motion derrière ?
Bon, toujours est-il que même si elle est signée par tous les socialistes, tout le groupe, c'est assez important de le dire, elle sera aussi votée par les autres membres de gauche. Oui, ça c'est ça c'est un point important. Le fait qu'elle soit euh signée par tous les députés du groupe socialiste, c'est ça qui était un peu en jeu en début de semaine parce que le groupe socialiste voulait déposer sa motion de censure, voulait la déposer tout seul mais ça ne marchait que si tous les députés du groupe étaient alignés et que Boris Vallot pouvait se prévaloir de la signature de tous les socialistes.
Sinon le l'affichage politique avait moins de force forcément. Alors voilà pour la censure, mais ce n'est pas la fin de l'histoire, en tout cas pas selon le Premier ministre. Après avoir rencontré en tête à tête les partenaires sociaux, il a réitéré son présage.
Un accord est possible, dit-il, relançant un rondre de négociation. Sinon, dans le pire des cas, si les partenaires ne parvenaient pas à se mettre d'accord, le gouvernement prendrait ses responsabilités et proposerait des dispositions de compromis qui seraient introduites dans le texte qui, en tout état de cause, prenant en compte tous ces progrès, sera, comme je m'y étais engagé, soumis au parlement à l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Alors Stéphanie, tu as suivi toute cette séquence depuis la dernière réunion entre partenaires sociaux lundi qui a débouché sur un échec puis le nouveau de table organisé par François Baou et enfin cette conférence de presse du premier ministre jeudi soir.
Qu'est-ce qui s'est joué ? En fait François Baou essaie de gagner du temps. Il a quand même pris acte hier de la fin du conclave mais en fait il le relance.
Il dit après le conclave. C'est ça. Bon, c'est pas le plus long de l'histoire.
Dans l'histoire, le plus long qu'on clap a duré 2 ans et 9 mois. Donc, on a encore un petit peu de marge. Mais on voit bien que c'est le rêve pour François Baou.
Ah, parfait. Jusqu'en 2027. Le problème, c'est voilà, on voit bien que François Baou n'a pas du tout ne veut pas se résoudre à un échec.
Donc, hier, il a fait une conférence de presse, il a listé tous les points d'accord entre les syndicats et les deux points sur la pénibilité notamment où il n'y a pas d'accord. et il a dit "Bah quand même euh je vous donne encore de tr semaines, soit donc après la mi-juillet pour essayer de discuter et cetera et là il s'engage si même il y a chopement sur ces deux points-là et qu'il n'y a pas d'accord global, ce qui ce qu'il aimerait vraiment pour pouvoir s'en prévaloir, bien elle dit on reviendra au parlement et ces dispositions, toute la liste qu'il a faite hier sera transposée dans le dans la loi de sécurité sociale. Et a priori ça va pas suffire aux socialistes qui disent déjà nous on veut un projet de loi adog sur les retraites et pas des mesures dans divers divers endroits du je rends avant ça je rends hommage à un député du groupe Liot avec qui j'ai déjeuné lundi.
Donc c'était avant la dernière réunion des du conclave. On lui disait "Mais alors à votre avis accord pas accord ?" On était avec d'autres journalistes et il disait "Ah mais peu importe, vous allez voir, peu importe ce qui se passe, François Baou va dire non mais je vais faire une ultime réunion." Et puis surtout si vous avez besoin de 3 semaines, 6 mois, 18 mois encore pour discuter, vous inquiétez pas.
Il avait vu juste sur ce côté, vous allez voir, François Baou va continuer à créer des rendez-vous justement pour ne pas après vraiment trancher. Bon, alors donc on entend que le Premier ministre annonce ce calendrier parlementaire pour l'automne. Effectivement, on comprend qu'il se donne aussi du temps.
C'est comme ça que ça a été interprété à gauche. Ellaza, on maintient la censure malgré ses annonces. Oui, puisque François Baïou dit "On va en discuter lors du projet de loi de finance de la sécurité sociale." Donc regardez, il y aura bien euh voilà un véhicule législatif ce que comme Stéphanie le disait, les socialistes, ils veulent un projet de loi retraite indépendant.
Et François Beous qui dit "C'est un peu une la palissade puisque chaque automne au moment du budget, dans la question du budget de la SQ, on discute des branches vieillesses, des retraites et cetera." Donc il y a rien de nouveau à dire que le débat il peut exister. chaque automne sur les retraites, les différents groupes essayent de revenir sur la question de l'âge enfin voilà plus ou moins avec des des articles ou des amendements plus ou moins clair mais que le débat existe sur les retraites à l'automne, ça c'est quelque chose qui existe chaque année.
Donc c'est pas vraiment une nouveauté et c'est pour ça que les socialistes ont bien dit aussi ça change rien pour nous. Il voulait de toute façon faire de cette conférence de presse de François Berou un peu un non événement. C'est pour ça qu'ils avaient déposé la motion de censure quelques heures avant en nous disant nous ça y est fini en fait.
On va pas après recommencer le truc de on rediscute avec François Baou savoir ce qu'il veut faire, s'il y a accord, s'il y a pas accord. Pour eux, il faut aussi trancher les choses sinon voilà, on nen finit jamais. Et ils avaient tout intérêt aussi à trancher les choses parce qu'en fait un accord partiel qui aurait par exemple adopté par la CFDT, c'était très compliqué pour le PS. qu'il avait beaucoup de mal à s'y opposer.
Donc c'est beaucoup plus simple de dire "Ah bah finalement on attend pas la suite, on décide que François Baou ne tient pas sa promesse." Alors on verra ce qu'il adviendra de cette motion de censure socialiste. A priori mardi.
On suivra ça avec vous avec vous deux Elsa et Stéphanie. A priori le RN annoncé qu'il ne voterait pas la censure et donc sauf surprise le François Baou passera pas. Oui.
Ils ont l'air assez sur deux au rassemblement national. Parfois on dit faut jamais voilà faut toujours avoir un doute faut toujours bon là j'ai l'impression qu'il était pas de semaines qu'il y a des déclarations dans le même assez assuré là-dessus mais jusqu'au dernier moment on attend de voir on verra ça allez on en vient notre deuxième thème. C'est un feuilleton dont on vous parle depuis déjà de semaines la proposition de loi sur l'énergie et ces nombreux rebondissements dernièr en date les députés de la droite républicaine se sont finalement abstenus mardi lors du vote solennel.
Il revient aux parlementaires de se hisser à la hauteur des enjeux et en responsabilité, notre groupe se prononcera à l'issue de la navette parlementaire afin de doter notre pays d'une loi de programmation de l'énergie ambitieuse, respectueuse du pouvoir d'achat de nos concitoyens et résolument tourner vers une France souveraine et bas carbone. Voilà, explication donnée par le député de droite républicaine Jérôme Nuri. Explication de vote.
C'est le député à qui on devait le fameux amendement dont on parlait la semaine passée sur le moratoire sur l'éolien et le solaire. Stéphanie, c'est n'y plus rien comprendre. Ça s'appelle un rétropédalage en tout cas euh parce que clairement le groupe de la droite républicaine a été assez divisé après le vote de ce moratoire.
Donc quand il a été voté ce moratoire, il y avait quatre députés de la droite républicaine dans l'hémicycle. Le reste des voies venait du Rassemblement national. Donc ça ça a dérangé une partie la droite républicaine et sur le fond il y a plusieurs députés qui sont montés au créneau en début de semaine avec des tribunes dans le monde dans l'opinion pour dire ce moratoire sur les énergies renouvelables, c'est une bêtise.
On ne veut pas l'assumer. Donc il y avait des divergences au sein du groupe LR. Il y a une réunion de groupe mardi matin qui a été assez tendue.
Au moins une dizaine de députés ne voulaient pas voter cette proposition de loi sur l'énergie. Ils ont tenté de convaincre Laurent Voquier. Ils y sont arrivés parce que le renvoquier s'est dit queil ne fallait pas fracasser le groupe.
Le sénateur, pourtant Gré qui est à l'origine de cette proposition de loi est qu' un sénateur de droite, il faut le rappeler a passer des coups de fil pour dire au aux députés socialistes qui voulaient voter. Certains visagent même de voter contre cette proposition sur l'énergie. Il a passé des coups de fil à ses collègues pour leur dire non mais faut pas voter contre, essayez au moins de vous abstenir.
Donc finalement le groupe a atterri là-dessus. Officiellement dans l'entourage de Laurquier, on dit que c'est parce que il y a un certain nombre de députés qui ne voulaient pas non plus voter d'autres parties du texte qui avaient été impulsé soit par les insoumis, soit par le RN, sur le statut de DF, sur le système de fixation euh des prix euh euh de l'énergie. Mais voilà, on a bien senti euh la crispation et puis on a vu la crispation aussi chez leurs alliés, enfin je ne sais plus comment les appeler en tout cas chez EPR, les macronistes et modè.
Alors Elsa, la loi a finalement été rejetée donc par 142 voix pour 377 contre. On rappelle que c'était à l'origine un texte soutenu par les Macronises mais qui avait décidé de voter contre au vu de la façon dont il avait évolué au cours des débats. Que tonton dit les députés ensemble pour la République après cet épisode ?
Ils étaient soulagés ou en colère ? Ben alors déjà moi, c'est un député du groupe Ensemble pour la République qui m'a l'air puisque c'est Stéphanie le disait, les députés de la droite républicaine, ils ont eu je crois 2 heures de réunion de groupe. Ça a été apparemment la plus longue depuis des années.
Moi c'est un député EPR très bien informé sur ces questions de l'énergie qui me dit "Lais LR vont s'abstenir. Ils auront donc fait exploser la loi pour rien." Donc en fait, il y avait peut-être une forme déjà bon de soulagement puisque la loi allait bien être rejetée et cetera, mais vraiment un agacement voir une colère de la part des LR de la part de PR qui disent en fait à la sinon les LR faut qu'ils soient cohérents.
Soit il décident de torpiller la loi mais à la fin il la vote. Mais là du coup il y avait un côté un peu tout ça pour ça. Donc ils ont quand même fait ça a créé beaucoup de remous cette question du moratoire et à la fin bah ils assument pas donc finalement ils s'abstiennent.
Donc ça a encore enfoncé un coin s'il en reste, je sais pas combien il en reste encore entre euh voilà ces différentes composantes du socle commun. Et dans la foulée, une interview est venue acter ses disensions, celle de Gabriel Atal au monde. "Je ne vois pas de projet de société commun aujourd'hui entre les Républicains et nous", dit le patron des députés EPR et président de Renaissance.
Stéphanie, on approche tout doucement de la rupture. Oui. Alors, c'est on est dans une situation quand même très particulière parce que on voit bien à l'assemblée que plus ça va, moins c'est cette alliance entre le bloc central et les Républicains tient.
Le seul endroit où elle tient bon en malant en fait, c'est au gouvernement. Il y a aussi des divergences entre les ministres parfois ALR, les députés de droite, les sénateurs de droite. Donc tout ça fait quelque chose d'assez compliqué.
Là, évidemment, on a bien saisi l'agacement euh d'ensemble pour la République. Gabriel Tal au départ avait donné un avait mis un tweet et là, il fait carrément une très longue interview. On sent aussi que c'est 2027 qui se prépare.
Dans leur vote en ce moment, ce qui est paradoxal, c'est que les républicains sont souvent beaucoup plus près du Rassemblement national euh alors qu'en fait, ils sont censés être alliés du bloc central. Enfin voilà, la configuration était est très compliquée et comme le disait Édouard Philippe, bah la poutre elle bouge et là elle bouge surtout à l'assemblée. Elle a encore des des personnes dans le centre dans le socle commun pour vouloir sauver l'attelage ou bien on est résigné et on attend que que le fruit tombe et quand alors je pense qu'il y a il y a plus personne qui veut que voilà enfin qui a un intérêt de fond à faire perdurer ce socle commun.
Mais le seul truc il disent en revanche si on veut la stabilité on est obligé de continuer bonhommalan avec ce socle commun. Non, ce qu'on dit beaucoup aussi, c'est que François Baou sa faiblesse dans l'opinion, dans les soutiens au sein des groupes, bah ça aide pas à tenir tout ça ensemble. Et donc effectivement avec un Premier ministre très faible, ce qui n'est jamais vraiment chef de la majorité, ça aide pas forcément à avoir voilà une majorité unie.
On voit que le premier ministre, il tche jamais vraiment. Enfin, il laisse un peu tout le monde s'exprimer. Il reprend pas vraiment les choses en main.
Donc ça ça aide pas. Ensuite, ce qu'on surveille aussi beaucoup, c'est Bruno Retaillot, depuis qu'il a été élu président des Républicains. Jusqu'à quand va-t-il rester au gouvernement ?
Mais Stéphanie le disait. Évidemment, tout le monde a en tête que 2027 existe et tout le monde se demande est-ce qu'il y a la place pour deux candidats, un de la droite, un de PR. Donc chacun pousse un peu ses pions en ce moment.
Ensuite, et c'est ça après la question d'après, c'est qu'il y a pas tellement d'autres solutions. Qu'est-ce qu'on fait si jamais la droite ne suit plus ? PR devient enfin le bloc central se rétrécit et donc rétrécit encore une légitimité déjà hyper contestée.
Donc en fait tout en étantilé les uns par les attitudes des autres, bah pour l'instant on n pas vraiment la clé pour sortir de tout ça. Allez, on en vient à notre troisème thème, la journée d'initiative parlementaire du groupe UDR. d'Éixoti.
Ça devait être un parcours d'obstacles pour le socle commun, mais euh le piège s'est en partie retourné contre son auteur. Dans un esprit de responsabilité, le groupe UDR a décidé de retirer cette proposition de résolution. Ça n'enlève rien à notre détermination.
Elsa, tu nous tu nous expliques ce qu'on vient d'entendre. Alors, Éric Sioti et ses troupes avaient déposé comme premier texte une proposition de résolution pour revenir sur les accords d'Algérie entre la France et l'Algérie. Et tout de suite à l'entrée de la séance, il dit "Non, par esprit de responsabilité, je retire cette proposition de loi.
Faut dire qu'il y a eu le procès en appel de Boem Sans sal avec des demandes encore plus graves que ce qui a été en première instance. Donc Éric Sioti a dit finalement, il faut pas en venimer les relations. Donc on enlève le texte.
Ce qu'il faut savoir, c'est qu'à chaque fois qu'il y a une journée d'initiative parlementaire pour un groupe, euh les groupes essayent de faire évidemment de la politique, évidemment de pousser des sujet des marqueurs pour eux. Là, le groupe des risotis, on peut résumer ça en piège pour le bloc central puisque sur les accords d'Algérie, Édouard Philippe a dit que lui aussi voulait aller réviser. Sur le texte sur l'inéligibilité avec Marine Le Pen, le premier ministre François Baou était dit troublé.
Sur la question des mariages de personnes en situation de de QTF, Emmanuel Macron devant le maire de Béier a dit "C'est vrai que c'est un débat de bon sens donc en gros c'était fléché mais vraiment écrit ça clignotait dans tous les sens qu'ÉCioté il voulait tendre des pièges en reprenant des mesures plus ou moins admises dans le banque central pour les forcer à se décider pour ou contre ces mesures." Ces pièges Stéphanie le socle commun les a plus ou moins bien évité. Oui, plutôt assez bien.
Déjà, ils étaient assez mobilisés euh dans l'hémicycle ainsi que la gauche. Donc souvent, ils ont voté ensemble pour contrer euh les propositions de loi d'Éric Sioti et ils ont utilisé tout ce qui est à leur disposition, tous les techniques de procédure pour ralentir les débats, les rappels au règlement, un nombre d'amendements assez importants et on l'a vu, les débats ont été très très tendus, voire confus et et il y a eu des invectives dans tous les sens. Par exemple, il y a Priscat Evenau euh qui a accusé Eric Sioti de faire une loi taillée surmesure pour son ami, donc son ami Marine Le Pen.
Le du côté d'Oison, on parlait d'une loi peut-être d'amnistie. Le PS parlait d'arrangement à des copains. Donc tout le monde s'est jeté un peu à la figure des invectives et infiné Eric Sioti en effet a perdu parce que aucune des propositions de loi n'a été adoptée et la séance s'est même terminée une demi-heure avant la fin.
C'est très rare ça he pour une niche parlementaire. C'est vraiment jusqu'à la dernière. Oui, parce que justement il y a un vrai enjeu de chrono d'horloge.
On sait que ça se termine à minuit donc à chaque fois les groupes essayent d'aller au bout. Et là en fait le groupe d'Érioti a jeté l'éponge une demi-heure avant en disant sur les mariages euh on aura pas gain de cause parce que là c'est pareil le bloc central a tenté de de vider la loi de sa substance. Gérald Darmanin a dit que c'était pas que c'était pas possible.
Donc finalement à une demi-heure avant la séance, ils ont dit "Bon, on arrête." Même le rapporteur du texte a dit "Je m'en vais et quand le rapporteur n'est plus là, on ne peut pas parler d'un texte à l'assemblée." Allez, on termine par quelque chose de plus léger, rafraîchissant même.
On connaissait François Hollande et la pluie, mais voici François Baou et les gouttes d'eau. Merci monsieur le Premier ministre. Ça fuit.
Est-ce que vous vous êtes aperçu qu'il pleuvait ? Ben, je viens de le voir, monsieur le premier ministre. On m'avait dit que l'hémicycle était étanche mais visiblement je vais suspendre la séance pour 5 minutes le temps que les pompiers viennent expertiser tout ça.
Alors on rappelle le contexte. Nous sommes mercredi soir. Le premier ministre s'exprime dans le cadre d'un débat sur la situation en Iran, Paris et sous l'orage.
Et toi Stéphanie, tu es celle des quatre colonnes. Tu as suivi cet épisode inattendu. Tu nous racontes.
Alors vers 21h, il y a un énorme orage qui s'est abattu à l'assemblée. Moi, j'ai j'étais à la rédaction, donc j'ai traversé la rue, j'ai mis des bottes pour traverser la rue pour arriver à l'Assemblée et en fait, il y a plein d'eau qui rentraient dans les entrées de l'Assemblée. Donc déjà nous on s'était dit peut-être que la séance va commencer en retard parce que il est possible qu'il y a des députés qui n'arrivent pas que ce soit un peu compliqué de circuler dans l'assemblée j'arrive donc salle des pas perdu qui joue la salle des quatre colonnes.
Là il y avait déjà des huissiers avec des serpilières des sauts qui épongaient un peu dans les couloirs et puis finalement la séance démarre avec quelques minutes de retard mais ça va. François Baïrou fait son discours, il termine son discours mais quand il termine, il dit "Bah en fait, je prends l'eau" et il y a des gouttes d'eau en effet qui tombent de la verrière pas au sens figuré, au sens prêche. Alors ça ça peut c'est peut-être uneorie politique hein mais euh voilà donc il y a une suspension de séance.
Les pompiers arrivent pour faire des pour vous faire voir si la sécurité des députés est assurée, si la ver ne peut pas être abîmée. Et moi, on m'a montré des photos de l'extérieur euh enfin des vidéos de l'extérieur de la verrière. On voyait, il y avait un torrent en fait qui coulait sur un côté donc il ne tombait pas dans l'hémicycle mais il y avait vraiment beaucoup d'eau.
Donc les pompiers on ont colmaté de fortune et après la séance a repris. En revanche, il y a encore une petite interruption vers 23h parce qu'il y a certains bureaux qui avaient dû être évacués. Il y avait de l'eau dans les sous-sols à 1h du matin, les pompiers pompaient encore.
Donc voilà, c'était les petits aléas de cette séance là. qu'on parle de cette verrière qui surplombe surplombe l'hémisyque. Elle avait pourtant été refaite je crois il y a pas si longtemps.
Oui oui oui. Alors passe il y a aussi des infiltrations sur les salons qui jouent l'hémicycle. Alors parce que les travaux de la verrière avaient été ajourné parce qu'on se souvient qu'ils étaient prévus l'année du Covid donc finalement on avait voilà décalé ses travaux mais ils ont été faits.
Non mais quand on interroge un peu les agents, les trucs, ils nous disent "Bah en fait c'est un vieux palais donc évidemment on peut pas voilà c'est si on a beau faire des travaux et cetera, il est quand même fragile et puis c'est vrai que à Paris dans le 7e arrondissement la tempête l'orage a été quand même très très violent. très violent. Voilà, moi j'étais pas présente à ce moment-là mais j'ai vu les vidéos de Stéphanie et cetera et c'est vrai qu'il y avait vraiment des taux enfin de l'eau mais 1 demition dans les rues et cetera 20 cm d'eau à certain moment dans les rues adjacentes.
Et donc c'est un épisode un peu hors norme qui crée des dégâts hors norme. Là on a posé la question tout est rentré dans l'orne. À part une partie d'un bâtiment qui abrite certains députés, il y a encore un problème d'électricité.
Donc l'assemblée a mis en place des espèces de cow-working pour que les députés, leurs collaborateurs puissent continuer à travailler. Allez, cela semblé c'est un peu comme Paris, fluctuate Nec, mergifour, tout va bien. Euh on se projette en un mot sur ce qu'on attend pour la semaine prochaine.
Le retour de la réforme de l'audiovisuel qui s'annonce agité évidemment parce que les débats avaient été interrompus il y a quelques semaines à l'Assemblée après des énormes passes d'armes entre socialistes et et la ministre de la culture Rachid Adati. Il y a une grève qui a déjà commencé dans l'audiovisuel public pour protester contre cette réforme là. Donc le début de semaine va être va être agité.
Et la motion de censure évidemment, on va surveiller aussi le ton que va employer le Premier ministre. On se souvient que sur une précédente motion de censure déposée par les socialistes, il avait passé une demi-heure à mais vraiment à la je sais même au bazooka contre les pièces. Exactement, il les avait taillé en pièce.
On va surveiller ça parce que il y a la question des retraites mais après on sait que les socialistes voilà ils ont aussi entré dans des négociations pour le budget, ils vont discuter donc ça va aussi donner le ton des futures négociations entre le gouvernement et les sociaux-démocrates. Et ben voilà, tout ça sera à suivre sur LCP. Je vous renvoie aussi vers notre site internet et nos réseaux sociaux pour plus d'infos.
Merci Stéphanie et Elsa pour ce décrypta. Je vous souhaite à tous un bon weekend. À la semaine prochaine.
François Bayrou