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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 11 septembre 2015 24 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité de Boursorama

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez le principe d'une réforme du code du travail qui pourrait faire baisser le chômage ?

  • 0:53OuverteRéponse directe

    Ou craignez-vous le démantèlement du droit des salariés ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Le service public a besoin de plus d'argent. Vous êtes pour ou contre le retour de la publicité ?

  • 6:36OuverteÉludée

    5 millions de Français vont sortir de l'impôt sur le revenu en 2 ans. Hollande a-t-il raison de soutenir les ménages modestes ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que contribuer à l'impôt est un acte citoyen ? Tout le monde doit le payer, même quelques euros ?

  • 13:27OuverteRéponse directe

    66% des Allemands sont prêts à ouvrir leurs portes aux réfugiés, 56% des Français refusent. Ça appelle un commentaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 2Fait
    « Il faut le simplifier, ça c'est une évidence. »
  • 1:09Locuteur 2Fait
    « Je suis totalement hostile à sa fragmentation en autant d'entreprises. »
  • 2:44PrésentateurChiffre
    « Les CICE, le pacte de responsabilité, 40 milliards d'euros. »
  • 3:05Locuteur 2Promesse
    « Si on avait suivi ce que j'avais proposé, ce que Montebourg d'ailleurs avait proposé aussi, c'est-à-dire de cibler les baisses de charges sur les entreprises qui investissent en France, avec le même argent, on aurait relocalisé des emplois. »
  • 10:11Locuteur 2Fait
    « La création monétaire a été transférée à des investisseurs privés qui se sucrent. »
  • 14:10Locuteur 2Chiffre
    « On a accueilli depuis 10 ans 2 millions d'immigrés légaux sans parler des 500 000 ou 1 million d'illégaux. »
  • 17:02Locuteur 2Chiffre
    « Il y a un réfugié sur 100. »

Temps de parole

  • Locuteur 274 %
  • Présentateur17 %
  • ?9 %

≈ 54,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Présentateur

Sanctions immédiates tous les jours en direct sur Boursorama, la première interview 100% interactive. On est les seuls à faire ça, on est en direct, on est sur internet et donc vous pouvez donner votre avis.

0:19
Locuteur

Je

0:19
Présentateur

vous demanderai plusieurs fois si vous êtes ou pas convaincu par les réponses, par les propos qui sont tenus par votre invité aujourd'hui en direct. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour à vous. Merci à vous d'être là. Merci de m'avoir invité. Député de l'Essonne, président de Debout la France. Alors aujourd'hui, on l'évoquait juste avant avec nos experts, il y a ce rapport Combre-Excel qui a été remis au Premier ministre.

0:39
Locuteur

Qui

0:39
Présentateur

servira de base pour réformer le code du travail, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est illisible, qu'il est pesant, qu'il est contre-productif. Est-ce que vous, vous soutenez déjà le principe d'une réforme du code du travail qui, via des accords d'entreprise, pourrait faire baisser le chômage ? Ou est-ce que vous craignez, comme certains, le démantèlement du droit des salariés ?

0:57
Locuteur

Je

0:57
Présentateur

crois qu'il faut un juste milieu.

1:00
Locuteur 2

Il faut le simplifier, ça c'est une évidence. En revanche, je suis totalement hostile à sa fragmentation en autant d'entreprises. C'est-à-dire, je crois qu'il faut l'alléger pour toutes les entreprises, mais qu'il faut garder une règle unique.

1:15
Locuteur

Il

1:15
Locuteur 2

y

1:15
Locuteur

a

1:15
Locuteur 2

un seul code de la route. Et je ne voudrais pas voir dans mon pays, revenir au XIXe siècle, avec certaines entreprises où les salariés ne pourraient pas avoir les moyens de se défendre, et d'autres entreprises ultra-protégées.

1:28
Locuteur

Il faut les accords

1:28
Présentateur

majoritaires.

1:29
Locuteur

Non, ce n'est pas la question.

1:31
Locuteur 2

Il y a une unité du pays. Et pour moi, il faut garder une unité des règles. Alors, après, qu

1:36
Locuteur

'il

1:36
Locuteur 2

y

1:36
Locuteur

ait

1:36
Locuteur 2

des avantages

1:37
Locuteur

pour

1:38
Locuteur 2

certaines entreprises, mais attention, si on laisse faire n'importe quoi,

1:44
Locuteur

ce

1:45
Locuteur 2

sont à nouveau les petites entreprises

1:46
Locuteur

qui

1:47
Locuteur 2

perdront les PME. Parce que les grandes entreprises du CAC 40, qui ont des structures, qui ont des accords, pourront offrir plus, pomperont les richesses des petites, et ça va être encore un instrument pour les grandes entreprises au détriment des PME. Donc, ce dont ont besoin les PME,

2:03
Locuteur

qui

2:03
Locuteur 2

créent l'emploi, c'est de la simplification. Mais vous pouvez simplifier pour tout le monde en gardant l'unité. La France est un pays

2:10
Locuteur

d'égalité.

2:10
Locuteur 2

Et vous simplifiez quoi, concrètement ? Mais, vous le savez très bien, il y a des centaines de pages avec des renvois, juristes prudentiels, c'est d'une complexité incroyable. Donc, qu

2:20
Locuteur

'on

2:20
Locuteur 2

se mette autour de la table, qu'on regarde déjà ce qu'on peut simplifier. Les formulaires, les seuils, on a déjà commencé.

2:26
Locuteur

Mais,

2:27
Locuteur 2

la même règle pour tous. Je suis profondément en désaccord avec cette idée de fragmentation, qui vise en vérité à détruire le droit social. Il faut l'améliorer, il faut aider les entreprises, baisser les charges, simplifier les règles. C'est ça dont elles ont besoin. Elles n

2:42
Locuteur

'ont

2:42
Locuteur 2

pas besoin que...

2:43
Locuteur

Les charges,

2:43
Présentateur

elles baissent

2:43
Locuteur

? Non,

2:44
Présentateur

elles ne

2:44
Locuteur

baissent pas. Les CICE, le pacte de responsabilité, 40 milliards

2:46
Présentateur

d'euros. Non, attendez.

2:48
Locuteur 2

Les charges, elles baissent justement. Alors là,

2:49
Locuteur

c

2:49
Locuteur 2

'est l'inverse. Les charges, elles baissent pour tous de la même manière, alors même que moi, je veux qu'on baisse les charges.

2:55
Locuteur

Pour

2:55
Locuteur 2

les entreprises qui relocalisent en France et qui investissent dans notre pays. Donner des milliards à la poste, à la grande distribution qui ne

3:01
Locuteur

va

3:01
Locuteur 2

pas délocaliser ces hypermarchés, et aux banques, je ne

3:04
Locuteur

vois

3:04
Locuteur 2

pas l'intérêt.

3:05
Locuteur

Mais,

3:05
Locuteur 2

si on avait suivi ce que j'avais proposé, ce que Montebourg d'ailleurs avait proposé aussi, c'est-à-dire de cibler les baisses de charges

3:11
Locuteur

sur

3:12
Locuteur 2

les entreprises qui investissent en France, avec le même argent,

3:15
Locuteur

on

3:16
Locuteur 2

aurait relocalisé des emplois. Donc, la mesure CICE, le pacte de responsabilité,

3:20
Locuteur

d

3:20
Locuteur 2

'ailleurs, dont on parle depuis des années, qui commence tout juste à se mettre en place, qui est aussi très compliquée parce que...

3:26
Présentateur

20 milliards ont déjà été

3:27
Locuteur

donnés, la moitié. Non, non, attendez. On invente des usines à

3:28
Locuteur 2

gaz. Oui, mais enfin, ils avaient taxé de 20 milliards avant, vous savez. C'est pas faux. Alors,

3:32
Locuteur

bon.

3:33
Locuteur 2

Mais c'est toujours le même esprit.

3:35
Locuteur

C

3:35
Locuteur 2

'est des bureaucrates qui inventent des systèmes compliqués avec l'aide des parlementaires, parce que les femmes savantes, Molière, adorent être les seules à comprendre les règles. C'est pareil pour les collectivités locales.

3:48
Locuteur

C

3:48
Locuteur 2

'est le drame de notre pays. Vous savez, à chaque fois que je visite une entreprise,

3:51
Locuteur

c

3:52
Locuteur 2

'est le même discours. Je leur dis, chaque chef d'entreprise que je crois, je lui pose deux questions. Je lui dis, si j'avais une baguette magique, quelle est la mesure,

4:00
Locuteur

là, que vous devez... Alors, qu

4:01
Locuteur 2

'est-ce qui revient ? Alors, souvent, on s'attend... Moi,

4:04
Locuteur

je me disais... Moins de charges.

4:05
Locuteur 2

Moins de charges. Jamais. Jamais. Sur les centaines de chefs d'entreprise que j'ai questionnés, ils m

4:10
Locuteur

'ont

4:10
Locuteur 2

jamais dit moins de charges. Ils m'ont dit simplification. Ils m'ont pas demandé d'être tout seul avec une règle unique. Non. Ils veulent un peu de simplification. Et ils veulent une règle simple. Et sur l'investissement,

4:22
Locuteur

la

4:22
Locuteur 2

mesure que j'avais proposée à la présidentielle,

4:24
Locuteur

qui

4:25
Locuteur 2

existe dans certains États américains, que j'ai essayé de vendre à tous les ministres de la République, de gauche et de droite, mais Bercy n'en veut pas, parce que l'Europe l'interdit.

4:31
Locuteur

L

4:31
Locuteur 2

'Europe... Enfin, Bruxelles, parce que c'est pas l'Europe, Bruxelles. C'est un avatar d'Europe. C'est division par deux, c'est simple, de l'impôt sur les sociétés

4:39
Locuteur

pour

4:40
Locuteur 2

les bénéfices réinvestis sur le territoire français. D

4:43
Locuteur

'autres

4:44
Présentateur

parties l

4:44
Locuteur

'ont

4:44
Présentateur

proposé.

4:45
Locuteur

Mais oui, mais personne ne le met en place. Je

4:46
Présentateur

crois même qu'au PS, ça fait partie du programme. Le PS, vous savez... Bon, passons.

4:51
Locuteur

Ça

4:52
Locuteur 2

veut dire quoi

4:52
Locuteur

? Ça veut dire qu'une

4:53
Locuteur 2

entreprise... Vous êtes chef d'entreprise. Vous allez acheter une camionnette. Vous allez rénover vos locaux. Vous allez acheter un robot. Vous allez investir sur le territoire français.

5:02
Locuteur

Vous

5:02
Locuteur 2

savez à l'avance que vous divisez par deux votre impôt sur les sociétés. C'est énorme. En revanche, vous délocalisez. Vous faites du rachat d'actions. Le scandale des scandales. Destruction de valeurs. Vous donnez beaucoup d'argent à vos actionnaires. C'est-à-dire que

5:15
Locuteur

vous

5:15
Locuteur 2

faites du court terme. Eh bien, vous n'êtes pas favorisés. Tant qu'on ne mettra pas un bonus pour ceux qui ont une

5:21
Locuteur

vision de long

5:22
Locuteur 2

terme, de long terme, et qui privilégient la France,

5:26
Locuteur

vous

5:27
Locuteur 2

aurez tout ce qui se passe. C'est-à-dire que le chef d'entreprise aujourd'hui, ce n

5:30
Locuteur

'est

5:30
Locuteur 2

pas de sa faute.

5:31
Locuteur

Il

5:31
Locuteur 2

est incité à partir à l'étranger. Voilà. Parce que les règles que nous avons mises ne favorisent pas la France. Donc,

5:36
Locuteur

avec

5:37
Locuteur 2

moins d'argent, on pourrait faire beaucoup mieux. Je vous assure.

5:39
Présentateur

Alors, moins d'argent, en tout

5:41
Locuteur 2

cas...

5:41
Locuteur

Enfin, moins d'argent. Disons le même

5:42
Locuteur 2

somme.

5:42
Locuteur

Le

5:43
Présentateur

service public, on a de la télévision, a besoin de plus d'argent.

5:46
Locuteur

C

5:46
Présentateur

'est pour ça que Michel Sapin est ouvert à un retour de la publicité.

5:49
Locuteur

C

5:49
Présentateur

'est ce qu'il a dit hier, après 20 heures sur les chaînes du service public. Ce qui pourrait apporter, on dit,

5:55
Locuteur

pas

5:55
Présentateur

loin de 100 millions d'euros à France Télé. Vous êtes pour, vous êtes contre ? Je n

5:58
Locuteur

'ai

5:58
Présentateur

pas de religion là-dessus.

6:00
Locuteur 2

Une opinion ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Mais je n'ai pas de religion là-dessus. Vous savez, un homme politique n'a pas réponse à tout. On nous fait passer pour des singes chavants. Nous avons tout sur tout. Je suis partagé. Mais si ça peut aider la télévision publique sans surcharger le contribuable, ce serait pas mal.

6:13
Locuteur

Donc plutôt favorable. Peut-être

6:14
Locuteur 2

plutôt favorable, mais avec peut-être quand même une limite, qu'on ne retrouve pas les tunnels. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que malheureusement, il y a eu cette mesure qui partait d'un bon sentiment.

6:25
Locuteur

Mais

6:25
Locuteur 2

je n

6:25
Locuteur

'ai

6:25
Locuteur 2

pas eu le sentiment que la télévision publique était devenue plus de qualité après.

6:30
Locuteur

Bon. Alors

6:31
Présentateur

il

6:31
Locuteur

y

6:31
Présentateur

a

6:31
Locuteur

eu

6:31
Présentateur

des baisses d'impôts cette année, l'an dernier,

6:34
Locuteur

et

6:35
Présentateur

à venir en 2016.

6:36
Locuteur

2 milliards d'euros, 3 milliards d'euros

6:37
Présentateur

cette année, 2 milliards d

6:38
Locuteur

'euros

6:38
Présentateur

en 2016. Ça fait en tout 5 millions de Français en 2 ans qui vont, qui étaient rentrés, mais qui vont ressortir de l'impôt sur le revenu, qui ne le payeront plus. Est-ce que François Hollande a raison de soutenir les ménages les plus modestes après un matraquage fiscal sans précédent ? Vous y

6:52
Locuteur

croyez,

6:53
Locuteur 2

franchement ? Si je devais vous poser des questions, mais ce n

6:55
Locuteur

'est

6:55
Locuteur 2

pas mon rôle, vous éclateriez de rire au fond de vous-même. Parce que

7:00
Locuteur

s

7:00
Locuteur 2

'il n

7:01
Locuteur

'y

7:01
Locuteur 2

avait pas eu le matraquage... On dit qu

7:03
Locuteur

'il y

7:03
Locuteur 2

a des millions de Français qui vont sortir de la grille

7:04
Locuteur

de l'impôt. Mais ils n'étaient pas rentrés.

7:05
Locuteur 2

Mais ils sont rentrés à cause de Hollande. Donc

7:08
Locuteur

on revient finalement... Il faut arrêter

7:10
Locuteur 2

de nous prendre pour des imbéciles heureux. Les Français ne sont malheureusement pas heureux et heureusement pas idiots. Attendez, là on se moque de qui ? 2 milliards, c'est rien.

7:21
Locuteur

C

7:22
Locuteur 2

'est rien. C'est une goutte d'eau, c'est une mesure électoraliste minable.

7:26
Locuteur

Ce

7:26
Locuteur 2

n

7:26
Locuteur

'est

7:26
Locuteur 2

pas à la hauteur de l'enjeu. Mais enfin, quand même. Alors,

7:30
Locuteur

ils

7:30
Locuteur 2

reculent pour les ménages les plus modestes après avoir accablé la classe moyenne. Et la classe moyenne, elle reste matraquée.

7:37
Locuteur

Ce

7:38
Locuteur 2

qui veut dire des comportements

7:39
Locuteur

qui

7:40
Locuteur 2

cassent la consommation, qui ont évité la reprise. Si on avait eu une politique fiscale intelligente depuis 3 ans, on aurait une reprise, comme aux Etats-Unis, beaucoup plus forte. On a tout fait pour casser la reprise. Donc voilà. Donc on est dans des bouts de ficelle. C'est pitoyable. Franchement, ce n

7:56
Locuteur

'est

7:56
Locuteur 2

pas à la hauteur. Et sur le fond,

7:58
Présentateur

quand on prend un petit peu de hauteur, il y

7:59
Locuteur

a

7:59
Présentateur

eu une réaction à gauche qui a surpris hier. Je vous donne la déclaration. Je suis pour que tout le monde paye l'impôt sur le revenu. Évidemment, en proportion, tout le monde, parce qu'il y

8:08
Locuteur

a

8:08
Présentateur

une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros. C'est Jean-Luc Mélenchon. Oui, mais il n

8:15
Locuteur

'a

8:15
Présentateur

pas de tort, d'ailleurs. Hier. Il n

8:16
Locuteur

'a

8:16
Présentateur

pas de tort. Jean-Claude Mailly aussi a tenu le même propos il y a quelques semaines. Est-ce que c'est votre avis ? Est-ce que finalement contribuer à l'impôt, c'est un acte citoyen ? Tout le monde doit le payer, même quelques euros.

8:24
Locuteur 2

Bon, il ne

8:24
Locuteur

faut

8:24
Locuteur 2

pas que le coût de la collecte, si on paye 10 euros, le coût de la collecte, on va payer la collecte, ce ne coûte pas très malin. Mais l

8:31
Locuteur

'idée... C'est le

8:32
Présentateur

symbole.

8:32
Locuteur 2

Le symbole. Oui, oui et non. Oui, mais en même temps, vous savez, les monages modestes payent beaucoup d'impôts à travers la TVA, à travers les impôts locaux. Je le vois dans ma ville, partout, des gens qui

8:43
Locuteur

n

8:43
Locuteur 2

'ont pas d'argent et qui ne payent pas d'impôts sur le revenu sont quand même accablés d'impôts. Impôts locaux, même s'il

8:48
Locuteur

y a

8:48
Locuteur 2

des exonérations, et TVA. Donc, il ne

8:53
Locuteur

faut

8:53
Locuteur 2

pas non plus... Je crois qu'en vérité, le problème de fonds, qui a soulevé Jean-Luc Mélenchon, c'est que l'impôt touche trop les classes moyennes supérieures

9:00
Locuteur

et

9:00
Locuteur 2

qu'à un moment, trop, c'est trop. Et que ça fait une fuite devant l'impôt.

9:05
Locuteur

Je

9:05
Locuteur 2

ne

9:05
Locuteur

dis

9:05
Locuteur 2

pas qu'il faut faire de la France un paradis fiscal, nous en sommes incapables, mais en revanche, il

9:08
Locuteur

faut

9:08
Locuteur 2

éviter d'en faire un repoussoir fiscal. Mais derrière ça, ça renvoie à la politique européenne. Je suis désolé de vous le dire. À partir du moment où le chef de l'État, en arrivant, n'a pas réorienté la politique européenne et n'a pas tapé du poing sur la table pour

9:23
Locuteur

relancer l'économie... Il aurait pu baisser la dépense

9:24
Locuteur 2

publique aussi et pas augmenter les impôts, c

9:25
Locuteur

'est un choix politique. Mais il faut

9:26
Locuteur 2

baisser la dépense publique, mais vous ne baissez pas la dépense publique à froid. Vous

9:29
Locuteur

ne

9:29
Locuteur 2

pouvez pas baisser la dépense publique quand il n

9:32
Locuteur

'y a

9:32
Locuteur 2

pas de croissance. Il faut relancer la machine et parallèlement baisser la dépense publique.

9:37
Locuteur

Et

9:37
Locuteur 2

la première dépense publique à baisser, vous savez laquelle c'est

9:39
Locuteur

? Ce

9:41
Locuteur 2

sont les intérêts des banques

9:42
Locuteur

pour

9:43
Locuteur 2

la dette. Parce que si on n'avait pas l'euro et si on n'avait pas emprunté aux banques privées, si on empruntait la Banque de France, les prédécesseurs en parlaient, nous payons 50 milliards d'intérêts... Il faut voir qu'aux investisseurs internationaux, ce

9:57
Locuteur

n

9:57
Locuteur 2

'est pas seulement les banques. Mais la création monétaire a été transférée à des investisseurs privés

10:02
Locuteur

qui se sucrent. Aujourd'hui, l'État

10:03
Présentateur

s'endette à 1%.

10:04
Locuteur 2

Oui,

10:05
Locuteur

sauf que la

10:05
Locuteur 2

Banque européenne prête à zéro.

10:08
Locuteur

À

10:08
Locuteur 2

court terme. Prête à zéro.

10:10
Locuteur

Ça

10:10
Locuteur 2

veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on donne des intérêts d'emprunt, qui est le premier budget de l'État, 50 milliards,

10:19
Locuteur

à

10:20
Locuteur 2

des banques privées et que le principe même de la création monétaire, c'est que c'est à l'État de le faire. Ce n

10:25
Locuteur

'est

10:25
Locuteur 2

pas d'ailleurs une question d'euros, de Banque nationale. C'est la plus grande imposture et la plus grande dépense publique illégitime. Et pourquoi le continent européen ne... Mais tous

10:36
Locuteur

les pays font ça, pourquoi

10:37
Locuteur 2

?

10:37
Locuteur

Non.

10:39
Locuteur 2

Pourquoi le continent européen est paralysé face au défi du XXIe siècle

10:43
Locuteur

? Parce

10:43
Locuteur 2

que le défi du XXIe siècle,

10:45
Locuteur

c

10:45
Locuteur 2

'est d'investir dans la science, c'est de gagner les parts de marché, c'est d'être les inventeurs des produits de demain. Les États-Unis monétisent à mort. L'Angleterre monétise 100 milliards par

10:54
Locuteur

an.

10:54
Locuteur 2

Mais la BCE monétise aussi,

10:55
Locuteur

ça

10:55
Locuteur 2

ne vous a pas échappé ? Non,

10:56
Locuteur

mais

10:56
Locuteur 2

sauf qu'elle fait payer, elle donne de l'argent aux banques privées,

11:00
Locuteur

pas

11:00
Locuteur 2

aux États. L'avantage de la création monétaire aujourd'hui est donné à des banques privées qui, avec cet argent, spéculent au lieu d'investir. Mais c'est le cas dans tous les pays, par

11:10
Locuteur

exemple.

11:10
Locuteur 2

Non, non, excusez-moi, le Japon, les États-Unis, la Chine utilisent la création monétaire pour investir massivement, massivement dans les nouvelles technologies, pour relancer leur économie. Nous, nous avons une politique de récession. Et les banques endettent les États, surchargent les budgets, et nous loupons la révolution industrielle.

11:29
Locuteur

On

11:30
Locuteur 2

parle des entreprises.

11:31
Locuteur

Mais

11:31
Locuteur 2

moi, ce qui me hante,

11:33
Locuteur

il

11:33
Locuteur 2

faut les aider.

11:34
Locuteur

Et

11:35
Locuteur 2

il faut baisser les charges, simplifier, on est tous d'accord. Mais l'Europe est en train de passer à côté de l'invention des produits de demain. Ah, c'est juste.

11:42
Locuteur

Ben

11:42
Locuteur 2

oui. Et qui s'en préoccupe ? Qui parle de l'avenir ? Qui parle des 20 prochaines années ? Nous sommes les seuls à Debout la France à avoir une vision prospective sur le monde de demain. Donc

11:50
Présentateur

les innovations ne viennent pas d'en haut, l'innovation, elle vient d

11:53
Locuteur

'en bas. Oui, mais il faut pour ça... Comment a été

11:54
Présentateur

lancé Apple, Facebook ? Oui,

11:56
Locuteur

oui.

11:56
Présentateur

Et comment a été lancé Airbus

11:58
Locuteur 2

? C'est comment a

11:58
Locuteur

été

11:58
Locuteur 2

lancé

11:58
Locuteur

Airbus ? Ah,

11:59
Locuteur 2

Airbus,

12:00
Locuteur

c'est les deux, c'est ces

12:00
Locuteur 2

deux-là.

12:01
Locuteur

Il faut les deux. Mais il

12:02
Locuteur 2

y a deux jambes. Il

12:03
Locuteur

y

12:03
Locuteur 2

a un État stratège et il y a la diversité économique.

12:06
Locuteur

Ça

12:06
Locuteur 2

y a longtemps, le TGV. Obama a relancé l'économie en rapatriant les activités et en ayant une politique très interventionniste. Vous le savez très bien. Le Japon investit dans les robots

12:16
Locuteur

de

12:17
Locuteur 2

manière incroyable. Il

12:17
Locuteur

y a

12:17
Locuteur 2

beaucoup plus que

12:18
Locuteur

nous.

12:18
Locuteur 2

Qu'est-ce qu'on fait, nous, sur les robots ? C'est l'avenir. Donc il faudrait que notre pays, au lieu de tourner en rond, M. Hollande et les autres, la droite est pareil, les républicains ne valent pas un clou. Et vous le savez. Enfin, en tout cas, vous ne

12:29
Locuteur

le

12:29
Locuteur 2

savez peut-être pas, mais moi, je le sais. En tout cas, il nous parle de quoi toute la journée

12:33
Locuteur

? Mais

12:34
Locuteur 2

du court terme. Alors, un peu plus de CICE, un peu moins de palques de responsabilité. On joue sur des queues de cerises. L'enjeu, c'est d'aider nos entreprises, leur redonner la compétitivité pour produire en France. Et puis, parallèlement, il faut qu

12:47
Locuteur

'il y

12:47
Locuteur 2

ait un État stratège. Avec l'Europe, avec nos partenaires,

12:50
Locuteur

il

12:50
Locuteur 2

ne

12:51
Locuteur

s

12:51
Locuteur 2

'agit pas de le faire tout seul. Quelles sont les inventions qui décideront de la hiérarchie des continents demain ? Si on loupe la marche de la révolution industrielle,

12:59
Locuteur

c

13:00
Locuteur 2

'est la relégation

13:00
Locuteur

de la troisième division.

13:01
Présentateur

Êtes-vous pas, tiens, convaincu, par les propos qui sont tenus par Nicolas Dupont-Aignan, en direct, sur Boursorama, midi et passé 30 minutes, vous pouvez voter. Vous avez quelques instants, je vous donne le résultat dans quelques minutes. Ce sondage, quand on met en relation ces deux sondages, 66% des Allemands, on change de compte de sujet, on va parler des réfugiés, 66% des Allemands sont prêts à ouvrir leurs portes aux réfugiés, 56% des Français refusent d'accueillir ces naufragés.

13:27
Locuteur

Ça

13:27
Présentateur

appelle un commentaire de votre part ? Oui, c'est tout à fait normal.

13:30
Locuteur

C'est tout à fait normal.

13:31
Locuteur 2

On n'est pas du tout dans la même situation. Il y a un pays, la France, qui se renouvelle démographiquement, qui a 5-6 millions de chômeurs réels

13:41
Locuteur

et

13:42
Locuteur 2

qui a 50% de taux de chômage dans les quartiers de banlieue.

13:46
Locuteur

Je

13:46
Locuteur 2

suis élu de banlieue pour la jeunesse

13:48
Locuteur

et

13:48
Locuteur 2

qui n'est pas capable de donner du boulot et un avenir, un espoir à une jeunesse d'ailleurs qui s'expatrie, qu'il soit en haut de l'échelle ou en bas. On a un pays qui a fait un effort

13:57
Locuteur

et

13:58
Locuteur 2

qui a une conception de l'accueil

13:59
Locuteur

qui

14:00
Locuteur 2

n'est pas l'accueil allemand. C'est-à-dire que nous, il y

14:02
Locuteur

a

14:02
Locuteur 2

un SMIC, il y

14:03
Locuteur

a

14:03
Locuteur 2

des aides sociales et on a

14:05
Locuteur

accueilli... Attends, il est

14:07
Locuteur 2

réhaussé, il est réhaussé. On en parlera. Il y a 2 millions, on a accueilli depuis 10 ans 2 millions d'immigrés légaux sans parler

14:14
Locuteur

des

14:15
Locuteur 2

500 000 ou 1 million d'illégaux. Donc la barque est chargée, notre système social et économique est à bout de souffle, les impôts sont écrasants et donc les Français ne sont pas cons, pardonnez-moi. Ils voient bien que dans un système à bout de souffle avec un moteur économique cassé, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde.

14:31
Locuteur

Les

14:32
Locuteur 2

Allemands, les Allemands, parlons-en, ils ont les travailleurs polonais, roumains à 3 euros de l'heure dans leurs abattoirs dans l'Est, dans des dortoirs, c'est des articles allemands, la presse allemande. Ils ne donnent pas la nationalité comme nous, ils séparent bien les étrangers d'eux-mêmes et ils n'ont plus d'enfants. Et ils ont un secteur économique qui a besoin de main-d'oeuvre. Et ils ont une histoire

14:52
Locuteur

douloureuse. C'est une forme

14:53
Présentateur

de

14:53
Locuteur

cynisme,

14:54
Locuteur 2

d'opportunisme de leur part ? Ils en ont besoin et ils ont une histoire douloureuse et c'est une sorte de catharsis par rapport à une histoire très lourde à porter. Donc, si vous voulez, vous avez deux pays qui n'ont pas la même démographie.

15:05
Locuteur

Il

15:06
Locuteur 2

y

15:06
Locuteur

a

15:06
Locuteur 2

un chiffre qu'on oublie toujours,

15:07
Locuteur

c

15:08
Locuteur 2

'est que la France va augmenter de 10 millions d'habitants, sa population, dans les 20 ans qui viennent et l'Allemagne va en perdre 10 millions. Exactement. On sera au même niveau d'ici 10-15 ans. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour travailler avec l'Allemagne, je ne suis pas un anti-allemand, contrairement à ce qu

15:20
Locuteur

'on

15:20
Locuteur 2

dit, il faut respecter la France et respecter l'Allemagne. Et c'est pourquoi

15:25
Locuteur

j

15:25
Locuteur 2

'ai proposé le rétablissement des frontières nationales parce que je ne veux pas que les migrants qui vont en Allemagne finissent chez nous.

15:35
Locuteur

Mais

15:35
Locuteur 2

ils

15:35
Locuteur

n'ont pas

15:35
Présentateur

envie de venir chez nous.

15:36
Locuteur

Attendez de

15:37
Locuteur 2

voir parce que quand on connaît les prestations sociales qu'on offre en France et le tri, vous verrez que je ne voudrais pas que les Allemands gardent les travailleurs et que nous récupérions ceux qui ne travaillent pas.

15:48
Locuteur

C'est un

15:48
Locuteur 2

peu dur mais c'est un peu la vérité.

15:49
Présentateur

Justement, dans votre ville, vous n'accueillerez aucun réfugié, vous l'avez dit,

15:54
Locuteur

dans

15:54
Présentateur

votre ville.

15:55
Locuteur

Ce

15:55
Présentateur

sont des gens qui fuient la guerre.

15:57
Locuteur

Non,

15:57
Présentateur

rigolez pas. qui fuient la guerre, les massacres, les persécutions. Encore une fois, pas de solidarité même si c'est une question de moyens. On peut comprendre que c

16:06
Locuteur

'est une question de moyens dans

16:07
Présentateur

votre ville mais

16:08
Locuteur

la France,

16:09
Présentateur

c'est le pays de la déclaration des droits de l'homme. Mais la France,

16:12
Locuteur

je refuse. On n'aide pas ces gens

16:13
Présentateur

face à la mort.

16:14
Locuteur 2

Je refuse. Deux choses. La culpabilisation sans précédent de la France dans les médias depuis une semaine.

16:21
Locuteur

La

16:21
Locuteur 2

France, c'est le pays le plus généreux au monde qui n'est même pas capable d'intégrer, je ne

16:26
Locuteur

parle

16:26
Locuteur 2

pas d'assimiler, d'intégrer

16:28
Locuteur

tous

16:29
Locuteur 2

les sans-abri, 700 000 sans-abri qui sont sur notre sol. Donc la France, elle a fait sa part du chemin. Deuxième point, je refuse

16:37
Locuteur

qu

16:38
Locuteur 2

'on dise qu'ils sont tous réfugiés. Ce n

16:40
Locuteur

'est

16:40
Locuteur 2

pas vrai. J'ai été, il y a 10 jours, voir ma mohème, j'ai voulu y aller, sur les îles

16:46
Locuteur

en

16:47
Locuteur 2

face de la Turquie, les Rose,

16:48
Locuteur

Cosses,

16:49
Locuteur 2

discuter. J'ai discuté. Il y

16:50
Locuteur

a

16:50
Locuteur 2

des photos, vous pouvez voir, j'y ai été.

16:53
Locuteur

Il

16:53
Locuteur 2

y a des situations atroces. J'ai du cœur comme tout le monde. Mais pour parler

16:56
Locuteur

de cela, on parle des réfugiés, pas des migrants économiques. Attendez,

17:00
Locuteur 2

sur les migrants,

17:02
Locuteur

il

17:03
Locuteur 2

y a un réfugié sur 100. Un réfugié sur 100. Les autres, ce sont des jeunes en pleine santé, je vais discuter avec eux, qui disent très clairement, nous voulons un travail, nous voulons

17:11
Locuteur

un avenir meilleur. qui est réfugié. Qui est vraiment

17:13
Locuteur 2

réfugié. Je vais vous donner un exemple. Les habitants... Mais d

17:17
Locuteur

'où

17:17
Locuteur 2

vous sortez ce chiffre ? Je le vois, on le voit. Il suffit d'aller là-bas.

17:21
Locuteur

C

17:21
Locuteur 2

'est une infime minorité. Regardez les photos. La plupart, ce sont des hommes jeunes.

17:26
Locuteur

Ce

17:27
Locuteur 2

ne sont pas des familles. J'ajoute que

17:30
Locuteur

vous pourriez dire

17:31
Locuteur 2

cela. Non, non, mais je vais au bout de mon raisonnement. Vous pourriez dire cela si vous étiez en Turquie.

17:36
Locuteur

Oui,

17:36
Locuteur 2

en Turquie, la Turquie accueille des réfugiés qui fuient les bombes. Ça, c'est vrai. Mais on fait croire aux Français qu'il

17:44
Locuteur

n'y a rien... 2

17:45
Locuteur 2

millions de réfugiés

17:45
Présentateur

syriens en

17:46
Locuteur 2

Turquie. On fait croire aux Français

17:48
Locuteur

qu

17:48
Locuteur 2

'il n

17:48
Locuteur

'y

17:48
Locuteur 2

a rien entre la Syrie et la France. Excusez-moi, entre la Syrie et la France, il y a d'autres pays. Et moi,

17:55
Locuteur

j

17:55
Locuteur 2

'ai rencontré, et on le sait très bien, que la plupart des migrants qui arrivent chez nous, ils ont passé un an, deux ans en Turquie. L'Arabie Saoudite, qui est si riche, n'accueille personne. Ça,

18:04
Locuteur

c'est un autre sujet. C'est un vrai sujet.

18:06
Présentateur

C'est un vrai

18:06
Locuteur 2

sujet.

18:07
Locuteur

Ce n'accueille personne. Ils donnent de l'argent, mais ils n'accueillent pas.

18:09
Locuteur 2

Au nom de quoi

18:10
Locuteur

?

18:10
Locuteur 2

Vous avez raison. Au nom de quoi

18:12
Locuteur

? Nous,

18:13
Locuteur 2

qui avons déjà accueilli des millions d'étrangers dans notre pays, qui essayons de les intégrer, de les assimiler, de leur donner un avenir. Et il n

18:20
Locuteur

'y a

18:20
Locuteur 2

pas un pays qui est aussi égalitaire que la France.

18:24
Locuteur

Au

18:24
Locuteur 2

nom de quoi ? Devrions-nous régler et accueillir tous les Syriens alors même que la Turquie joue double jeu et met l'huile sur le feu en politique étrangère, que l'Arabie Saoudite est richissime et ne fait rien ? Donne de l'argent.

18:36
Locuteur

De

18:36
Locuteur 2

l'argent ? Mais je les ai vus. J'ai discuté avec des femmes et des hommes là-bas. Ils me disent « Mais nous, si on pouvait vivre dans notre culture, ils sont musulmans, ils seraient très heureux d'aller en Arabie Saoudite, ils seraient très heureux d'aller en Turquie. »

18:50
Locuteur

Pourquoi

18:50
Locuteur 2

ils viennent si loin ? C'est parce que

18:53
Locuteur

ces

18:53
Locuteur 2

pays ne font pas leur boulot

18:55
Locuteur

et

18:55
Locuteur 2

que nous, nous sommes naïfs. Alors, si l'Allemagne a besoin de main-d'oeuvre, qu'elle prenne la main-d'oeuvre dont elle a besoin, qu'il y

19:02
Locuteur

ait

19:02
Locuteur 2

un geste humanitaire. Je ne

19:03
Locuteur

suis

19:03
Locuteur 2

pas contre un geste humanitaire, bien sûr. Mais

19:05
Locuteur

un

19:05
Présentateur

réfugié sur 100 migrants, je ne

19:07
Locuteur

sais

19:07
Présentateur

pas d

19:07
Locuteur

'où

19:07
Présentateur

vous sentez ce chiffre.

19:08
Locuteur

En tout cas, c'est un réfugié fantaisiste. Mais dans votre ville... Pas

19:11
Locuteur 2

fantaisiste, je veux dire

19:12
Locuteur

que...

19:13
Locuteur 2

Si

19:13
Locuteur

c'est une question moyen... On est

19:15
Locuteur 2

en train de créer un appel d'air considérable. C'est un discours

19:17
Locuteur

à droite.

19:18
Locuteur 2

Libération. Mais Libération, attends, ce n

19:19
Locuteur

'est

19:19
Locuteur 2

pas un journal de droite, Libération. Hier, vous avez lu Libération hier ? Peut-être pas. Moi, je lis tout. Même Libération. Depuis

19:26
Locuteur

plus de

19:26
Présentateur

temps, peut-être.

19:27
Locuteur

Je

19:28
Locuteur 2

n

19:28
Locuteur

'ai

19:28
Locuteur 2

pas beaucoup

19:28
Locuteur

de temps, mais j

19:28
Locuteur 2

'essaye de lire des journaux qui ne pensent pas comme moi. Libération écrit hier dans sa une, les déclarations de Merkel et de Hollande ont suscité un appel d'air, ont suscité un espoir, je ne dis pas appel d'air, extraordinaire, et de nombreux migrants de Turquie sont en train de chercher à venir en Europe. Ça veut dire que

19:45
Locuteur

c

19:45
Locuteur 2

'est même Libération qui dit l'irresponsabilité des déclarations de Merkel et de Hollande à une ère d'Internet où il y a tout, les photos. Vous savez, moi, tous les jeunes que j'ai rencontrés en Turquie, ils ont tous le smartphone

19:58
Locuteur

et

19:58
Locuteur 2

ils ne sont pas pauvres, tous. Ils payent 5000 euros des passeurs. C'est un choix politique

20:03
Locuteur

dans

20:03
Présentateur

votre ville. C'est un choix politique de ne pas accueillir des réfugiés par manque de moyens. Mais si, on l'a vu hier, François Baroin, le président des maires de France, de l'Association des maires de France, il a affirmé que sur la base du volontariat des communes françaises pourront accueillir uniquement les réfugiés et pas les migrants et que l'État devrait aider. On parle de peut-être 6000 euros par réfugiés. Si on vous donnait cet argent, est-ce que vous les accueilleriez ces

20:25
Locuteur

réfugiés ? Ou est-ce que c'est

20:26
Présentateur

un nom politique ?

20:27
Locuteur

C'est un nom

20:28
Locuteur 2

politique pour dire aux Français arrêter cette politique de l'émotion qui est hypocrite.

20:38
Locuteur

C

20:38
Locuteur 2

'est curieux, tous ces hommes politiques et tous ces journalistes qui nous rebattent les oreilles depuis des semaines, ils ne font rien pour les sans-abri. Moi, j'ai dans ma ville, j'ai logé des gens, je ne

20:48
Locuteur

suis

20:48
Locuteur 2

pas sans cœur. Je suis le premier à avoir fait un foyer pour les femmes abandonnées. Je suis le seul en France, donc je n

20:53
Locuteur

'ai

20:53
Locuteur 2

pas de leçon de générosité et je suis bien dans ma peau.

20:55
Locuteur

Si

20:55
Locuteur 2

vous voulez, je ne veux pas jouer le méchant. Je dis simplement que le rôle d'un homme d'État,

21:00
Locuteur

c

21:00
Locuteur 2

'est d'arrêter cette fuite en avant. Parce que,

21:03
Locuteur

par

21:04
Locuteur 2

cet appel d'air qu'on accueille quelques réfugiés, que les églises le fassent, que les associations le fassent,

21:07
Locuteur

que les familles le fassent... quelques invoies, mais

21:09
Locuteur 2

je n

21:10
Locuteur

'ai pas

21:10
Locuteur 2

le cœur sec.

21:12
Locuteur

Je

21:12
Locuteur 2

dis en revanche que c'est une fausse générosité qui va alimenter un chaos migratoire,

21:17
Locuteur

que

21:18
Locuteur 2

cette course à l'échalote

21:20
Locuteur

de

21:21
Locuteur 2

gens, d'hommes politiques, pardonnez-moi, qui n'ont jamais rien fait pour les mal logés, moi, j'ai fait dans ma ville, qui n'ont jamais rien fait pour les gens abandonnés, qui sont étrangers, qui sont toutes les couleurs de toutes les religions. Donc, c'est facile.

21:33
Locuteur

Donc, c

21:34
Présentateur

'est une question de capacité et de moyens. Si l'État vous aide, vous pourriez changer d'avis

21:37
Locuteur

et recevoir des réfugiés ? Je ne changerai pas d'avis

21:38
Locuteur 2

parce que politiquement,

21:40
Locuteur

il

21:40
Locuteur 2

faut dire au monde

21:41
Locuteur

que

21:41
Locuteur 2

la France a déjà fait beaucoup et est le pays le plus généreux du monde. Il n

21:45
Locuteur

'y a

21:45
Locuteur 2

pas un pays qui soigne gratuitement les clandestins comme nous. Il n'y

21:48
Locuteur

en

21:48
Locuteur 2

a pas un. Donc, ça suffit. C

21:52
Locuteur

'est l'aide

21:52
Locuteur 2

médicale de l

21:52
Locuteur

'État,

21:52
Locuteur 2

donc. Oui. Ça suffit, cette culpabilisation permanente de la France, cette destruction de la France par des journalistes, par des hommes politiques démagots. Mais il y

22:04
Locuteur

a

22:04
Locuteur 2

un moment,

22:05
Locuteur

on

22:06
Locuteur 2

a besoin d'hommes d'État. Et moi, je vous dis que ce n

22:08
Locuteur

'est

22:08
Locuteur 2

pas raisonnable.

22:09
Locuteur

Vous n'avez pas vu

22:10
Présentateur

de femmes, de familles qui fuyaient

22:11
Locuteur

les massacres, les viols, les morts ? Et vous ne croyez pas que j'ai eu de l

22:13
Locuteur 2

'émotion

22:13
Locuteur

? On

22:14
Locuteur 2

ne les accueille

22:15
Locuteur

pas.

22:15
Locuteur 2

Nous ne sommes pas à la frontière de la Syrie.

22:18
Locuteur

Il

22:19
Locuteur 2

y a combien de pays entre la Syrie et la France ? Mais pourquoi ils ne

22:21
Locuteur

vont

22:21
Locuteur 2

pas aux États-Unis ? Pourquoi ils ne

22:22
Locuteur

vont

22:22
Locuteur 2

pas ? Quand il y a eu l'affaire des boat people, reprenons. Quand il

22:26
Locuteur

y

22:26
Locuteur 2

a eu l'affaire des boat people pour le Vietnam, oui, mais moi,

22:34
Locuteur

je

22:34
Locuteur 2

suis d'accord là-dessus.

22:35
Locuteur

Il

22:36
Locuteur 2

n

22:36
Locuteur

'est

22:36
Locuteur 2

pas dans le désordre. Je ne

22:37
Locuteur

suis

22:37
Locuteur 2

pas d'accord contre l'appel d'air.

22:38
Locuteur

Mais

22:39
Présentateur

qui parle de désordre ? Il y aurait

22:39
Locuteur

des

22:40
Locuteur 2

centres ? Mais il n

22:40
Locuteur

'y a

22:40
Locuteur 2

rien du tout aujourd'hui.

22:41
Locuteur

Qui

22:41
Locuteur 2

sont prévus

22:42
Locuteur

?

22:42
Locuteur 2

Aujourd'hui, il

22:42
Locuteur

n'y a rien du tout. Il n'y a rien

22:43
Locuteur 2

du tout. Aujourd'hui, nous avons des hommes politiques démagogiques qui, pour avoir l'air gentils, sont en train de créer des malheurs. Moi,

22:52
Locuteur

j

22:52
Locuteur 2

'espère être un homme d'État, c'est-à-dire dire à un moment donné, notre rôle, bien sûr, c'est d'accueillir ceux qui sont très malheureux et

22:59
Locuteur

ont détruit de problèmes.

23:00
Locuteur 2

Ah, quand même, alors.

23:01
Locuteur

Donc, vous êtes prêt ? Non, mais je parle dans votre ville. Je dis

23:03
Locuteur 2

qu'on a fait. Maintenant, il faut arrêter cette folie. On l'a fait et on n'est même pas capable de le faire. Donc, finissons ce qu'on a commencé de faire avant d'en accueillir de nouveau.

23:13
Présentateur

Allez, on manque, il nous reste une petite minute, juste ces deux maires républicains de Rouen et de Belfort qui préfèrent accueillir les réfugiés

23:18
Locuteur

chrétiens par peur de voir

23:19
Présentateur

arriver les terroristes.

23:22
Locuteur 2

Je ne veux pas rentrer là-dedans. On n'est pas là pour trier la misère.

23:25
Locuteur

Je

23:25
Locuteur 2

ne

23:25
Locuteur

suis

23:25
Locuteur 2

pas d'accord. Vous savez que c'est puni par la loi de discriminer les religions. Mais bien sûr, on n'est pas là. Et puis, après, on dira les musulmans, les protestants, les juifs, les machins. On est tous français ou étrangers, mais on est

23:36
Locuteur

unité

23:37
Présentateur

de la République. 50% des internautes sont convaincus, un sur deux, par vos propos.

23:42
Locuteur

Merci. Je vous invite à voter

23:42
Locuteur 2

au

23:42
Présentateur

régional pour nous. Vous reviendrez d'ici là parce qu'on ne parle pas candidat pour Debout la France dans le cadre des régionales.

23:48
Locuteur

Oui, mais c'est

23:49
Locuteur 2

important. Je vais vous dire pourquoi. Parce que si on continue avec toujours les mêmes hommes politiques, je ne vous tutoie pas, c'était une expression.

23:56
Locuteur

J

23:56
Locuteur 2

'ai bien compris. Si on continue avec toujours les mêmes hommes politiques, incompétents et démagots, notre pays va finir très mal. Bon, merci à vous

24:03
Présentateur

en tout cas. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Excellente journée à vous. Merci.

24:08
Locuteur

Vous

24:08
Présentateur

aussi. Au revoir.