Nicolas Dupont-Aignan invité de Boursorama
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous soutenez le principe d'une réforme du code du travail qui pourrait faire baisser le chômage ?
- 0:53OuverteRéponse directe
Ou craignez-vous le démantèlement du droit des salariés ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Le service public a besoin de plus d'argent. Vous êtes pour ou contre le retour de la publicité ?
- 6:36OuverteÉludée
5 millions de Français vont sortir de l'impôt sur le revenu en 2 ans. Hollande a-t-il raison de soutenir les ménages modestes ?
- 8:19OuverteRéponse directe
Est-ce que contribuer à l'impôt est un acte citoyen ? Tout le monde doit le payer, même quelques euros ?
- 13:27OuverteRéponse directe
66% des Allemands sont prêts à ouvrir leurs portes aux réfugiés, 56% des Français refusent. Ça appelle un commentaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Locuteur 2Fait
« Il faut le simplifier, ça c'est une évidence. »
- 1:09Locuteur 2Fait
« Je suis totalement hostile à sa fragmentation en autant d'entreprises. »
- 2:44PrésentateurChiffre
« Les CICE, le pacte de responsabilité, 40 milliards d'euros. »
- 3:05Locuteur 2Promesse
« Si on avait suivi ce que j'avais proposé, ce que Montebourg d'ailleurs avait proposé aussi, c'est-à-dire de cibler les baisses de charges sur les entreprises qui investissent en France, avec le même argent, on aurait relocalisé des emplois. »
- 10:11Locuteur 2Fait
« La création monétaire a été transférée à des investisseurs privés qui se sucrent. »
- 14:10Locuteur 2Chiffre
« On a accueilli depuis 10 ans 2 millions d'immigrés légaux sans parler des 500 000 ou 1 million d'illégaux. »
- 17:02Locuteur 2Chiffre
« Il y a un réfugié sur 100. »
Temps de parole
- Locuteur 274 %
- Présentateur17 %
- ?9 %
≈ 54,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sanctions immédiates tous les jours en direct sur Boursorama, la première interview 100% interactive. On est les seuls à faire ça, on est en direct, on est sur internet et donc vous pouvez donner votre avis.
Je
vous demanderai plusieurs fois si vous êtes ou pas convaincu par les réponses, par les propos qui sont tenus par votre invité aujourd'hui en direct. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour à vous. Merci à vous d'être là. Merci de m'avoir invité. Député de l'Essonne, président de Debout la France. Alors aujourd'hui, on l'évoquait juste avant avec nos experts, il y a ce rapport Combre-Excel qui a été remis au Premier ministre.
Qui
servira de base pour réformer le code du travail, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est illisible, qu'il est pesant, qu'il est contre-productif. Est-ce que vous, vous soutenez déjà le principe d'une réforme du code du travail qui, via des accords d'entreprise, pourrait faire baisser le chômage ? Ou est-ce que vous craignez, comme certains, le démantèlement du droit des salariés ?
Je
crois qu'il faut un juste milieu.
Il faut le simplifier, ça c'est une évidence. En revanche, je suis totalement hostile à sa fragmentation en autant d'entreprises. C'est-à-dire, je crois qu'il faut l'alléger pour toutes les entreprises, mais qu'il faut garder une règle unique.
Il
y
a
un seul code de la route. Et je ne voudrais pas voir dans mon pays, revenir au XIXe siècle, avec certaines entreprises où les salariés ne pourraient pas avoir les moyens de se défendre, et d'autres entreprises ultra-protégées.
Il faut les accords
majoritaires.
Non, ce n'est pas la question.
Il y a une unité du pays. Et pour moi, il faut garder une unité des règles. Alors, après, qu
'il
y
ait
des avantages
pour
certaines entreprises, mais attention, si on laisse faire n'importe quoi,
ce
sont à nouveau les petites entreprises
qui
perdront les PME. Parce que les grandes entreprises du CAC 40, qui ont des structures, qui ont des accords, pourront offrir plus, pomperont les richesses des petites, et ça va être encore un instrument pour les grandes entreprises au détriment des PME. Donc, ce dont ont besoin les PME,
qui
créent l'emploi, c'est de la simplification. Mais vous pouvez simplifier pour tout le monde en gardant l'unité. La France est un pays
d'égalité.
Et vous simplifiez quoi, concrètement ? Mais, vous le savez très bien, il y a des centaines de pages avec des renvois, juristes prudentiels, c'est d'une complexité incroyable. Donc, qu
'on
se mette autour de la table, qu'on regarde déjà ce qu'on peut simplifier. Les formulaires, les seuils, on a déjà commencé.
Mais,
la même règle pour tous. Je suis profondément en désaccord avec cette idée de fragmentation, qui vise en vérité à détruire le droit social. Il faut l'améliorer, il faut aider les entreprises, baisser les charges, simplifier les règles. C'est ça dont elles ont besoin. Elles n
'ont
pas besoin que...
Les charges,
elles baissent
? Non,
elles ne
baissent pas. Les CICE, le pacte de responsabilité, 40 milliards
d'euros. Non, attendez.
Les charges, elles baissent justement. Alors là,
c
'est l'inverse. Les charges, elles baissent pour tous de la même manière, alors même que moi, je veux qu'on baisse les charges.
Pour
les entreprises qui relocalisent en France et qui investissent dans notre pays. Donner des milliards à la poste, à la grande distribution qui ne
va
pas délocaliser ces hypermarchés, et aux banques, je ne
vois
pas l'intérêt.
Mais,
si on avait suivi ce que j'avais proposé, ce que Montebourg d'ailleurs avait proposé aussi, c'est-à-dire de cibler les baisses de charges
sur
les entreprises qui investissent en France, avec le même argent,
on
aurait relocalisé des emplois. Donc, la mesure CICE, le pacte de responsabilité,
d
'ailleurs, dont on parle depuis des années, qui commence tout juste à se mettre en place, qui est aussi très compliquée parce que...
20 milliards ont déjà été
donnés, la moitié. Non, non, attendez. On invente des usines à
gaz. Oui, mais enfin, ils avaient taxé de 20 milliards avant, vous savez. C'est pas faux. Alors,
bon.
Mais c'est toujours le même esprit.
C
'est des bureaucrates qui inventent des systèmes compliqués avec l'aide des parlementaires, parce que les femmes savantes, Molière, adorent être les seules à comprendre les règles. C'est pareil pour les collectivités locales.
C
'est le drame de notre pays. Vous savez, à chaque fois que je visite une entreprise,
c
'est le même discours. Je leur dis, chaque chef d'entreprise que je crois, je lui pose deux questions. Je lui dis, si j'avais une baguette magique, quelle est la mesure,
là, que vous devez... Alors, qu
'est-ce qui revient ? Alors, souvent, on s'attend... Moi,
je me disais... Moins de charges.
Moins de charges. Jamais. Jamais. Sur les centaines de chefs d'entreprise que j'ai questionnés, ils m
'ont
jamais dit moins de charges. Ils m'ont dit simplification. Ils m'ont pas demandé d'être tout seul avec une règle unique. Non. Ils veulent un peu de simplification. Et ils veulent une règle simple. Et sur l'investissement,
la
mesure que j'avais proposée à la présidentielle,
qui
existe dans certains États américains, que j'ai essayé de vendre à tous les ministres de la République, de gauche et de droite, mais Bercy n'en veut pas, parce que l'Europe l'interdit.
L
'Europe... Enfin, Bruxelles, parce que c'est pas l'Europe, Bruxelles. C'est un avatar d'Europe. C'est division par deux, c'est simple, de l'impôt sur les sociétés
pour
les bénéfices réinvestis sur le territoire français. D
'autres
parties l
'ont
proposé.
Mais oui, mais personne ne le met en place. Je
crois même qu'au PS, ça fait partie du programme. Le PS, vous savez... Bon, passons.
Ça
veut dire quoi
? Ça veut dire qu'une
entreprise... Vous êtes chef d'entreprise. Vous allez acheter une camionnette. Vous allez rénover vos locaux. Vous allez acheter un robot. Vous allez investir sur le territoire français.
Vous
savez à l'avance que vous divisez par deux votre impôt sur les sociétés. C'est énorme. En revanche, vous délocalisez. Vous faites du rachat d'actions. Le scandale des scandales. Destruction de valeurs. Vous donnez beaucoup d'argent à vos actionnaires. C'est-à-dire que
vous
faites du court terme. Eh bien, vous n'êtes pas favorisés. Tant qu'on ne mettra pas un bonus pour ceux qui ont une
vision de long
terme, de long terme, et qui privilégient la France,
vous
aurez tout ce qui se passe. C'est-à-dire que le chef d'entreprise aujourd'hui, ce n
'est
pas de sa faute.
Il
est incité à partir à l'étranger. Voilà. Parce que les règles que nous avons mises ne favorisent pas la France. Donc,
avec
moins d'argent, on pourrait faire beaucoup mieux. Je vous assure.
Alors, moins d'argent, en tout
cas...
Enfin, moins d'argent. Disons le même
somme.
Le
service public, on a de la télévision, a besoin de plus d'argent.
C
'est pour ça que Michel Sapin est ouvert à un retour de la publicité.
C
'est ce qu'il a dit hier, après 20 heures sur les chaînes du service public. Ce qui pourrait apporter, on dit,
pas
loin de 100 millions d'euros à France Télé. Vous êtes pour, vous êtes contre ? Je n
'ai
pas de religion là-dessus.
Une opinion ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Mais je n'ai pas de religion là-dessus. Vous savez, un homme politique n'a pas réponse à tout. On nous fait passer pour des singes chavants. Nous avons tout sur tout. Je suis partagé. Mais si ça peut aider la télévision publique sans surcharger le contribuable, ce serait pas mal.
Donc plutôt favorable. Peut-être
plutôt favorable, mais avec peut-être quand même une limite, qu'on ne retrouve pas les tunnels. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que malheureusement, il y a eu cette mesure qui partait d'un bon sentiment.
Mais
je n
'ai
pas eu le sentiment que la télévision publique était devenue plus de qualité après.
Bon. Alors
il
y
a
eu
des baisses d'impôts cette année, l'an dernier,
et
à venir en 2016.
2 milliards d'euros, 3 milliards d'euros
cette année, 2 milliards d
'euros
en 2016. Ça fait en tout 5 millions de Français en 2 ans qui vont, qui étaient rentrés, mais qui vont ressortir de l'impôt sur le revenu, qui ne le payeront plus. Est-ce que François Hollande a raison de soutenir les ménages les plus modestes après un matraquage fiscal sans précédent ? Vous y
croyez,
franchement ? Si je devais vous poser des questions, mais ce n
'est
pas mon rôle, vous éclateriez de rire au fond de vous-même. Parce que
s
'il n
'y
avait pas eu le matraquage... On dit qu
'il y
a des millions de Français qui vont sortir de la grille
de l'impôt. Mais ils n'étaient pas rentrés.
Mais ils sont rentrés à cause de Hollande. Donc
on revient finalement... Il faut arrêter
de nous prendre pour des imbéciles heureux. Les Français ne sont malheureusement pas heureux et heureusement pas idiots. Attendez, là on se moque de qui ? 2 milliards, c'est rien.
C
'est rien. C'est une goutte d'eau, c'est une mesure électoraliste minable.
Ce
n
'est
pas à la hauteur de l'enjeu. Mais enfin, quand même. Alors,
ils
reculent pour les ménages les plus modestes après avoir accablé la classe moyenne. Et la classe moyenne, elle reste matraquée.
Ce
qui veut dire des comportements
qui
cassent la consommation, qui ont évité la reprise. Si on avait eu une politique fiscale intelligente depuis 3 ans, on aurait une reprise, comme aux Etats-Unis, beaucoup plus forte. On a tout fait pour casser la reprise. Donc voilà. Donc on est dans des bouts de ficelle. C'est pitoyable. Franchement, ce n
'est
pas à la hauteur. Et sur le fond,
quand on prend un petit peu de hauteur, il y
a
eu une réaction à gauche qui a surpris hier. Je vous donne la déclaration. Je suis pour que tout le monde paye l'impôt sur le revenu. Évidemment, en proportion, tout le monde, parce qu'il y
a
une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros. C'est Jean-Luc Mélenchon. Oui, mais il n
'a
pas de tort, d'ailleurs. Hier. Il n
'a
pas de tort. Jean-Claude Mailly aussi a tenu le même propos il y a quelques semaines. Est-ce que c'est votre avis ? Est-ce que finalement contribuer à l'impôt, c'est un acte citoyen ? Tout le monde doit le payer, même quelques euros.
Bon, il ne
faut
pas que le coût de la collecte, si on paye 10 euros, le coût de la collecte, on va payer la collecte, ce ne coûte pas très malin. Mais l
'idée... C'est le
symbole.
Le symbole. Oui, oui et non. Oui, mais en même temps, vous savez, les monages modestes payent beaucoup d'impôts à travers la TVA, à travers les impôts locaux. Je le vois dans ma ville, partout, des gens qui
n
'ont pas d'argent et qui ne payent pas d'impôts sur le revenu sont quand même accablés d'impôts. Impôts locaux, même s'il
y a
des exonérations, et TVA. Donc, il ne
faut
pas non plus... Je crois qu'en vérité, le problème de fonds, qui a soulevé Jean-Luc Mélenchon, c'est que l'impôt touche trop les classes moyennes supérieures
et
qu'à un moment, trop, c'est trop. Et que ça fait une fuite devant l'impôt.
Je
ne
dis
pas qu'il faut faire de la France un paradis fiscal, nous en sommes incapables, mais en revanche, il
faut
éviter d'en faire un repoussoir fiscal. Mais derrière ça, ça renvoie à la politique européenne. Je suis désolé de vous le dire. À partir du moment où le chef de l'État, en arrivant, n'a pas réorienté la politique européenne et n'a pas tapé du poing sur la table pour
relancer l'économie... Il aurait pu baisser la dépense
publique aussi et pas augmenter les impôts, c
'est un choix politique. Mais il faut
baisser la dépense publique, mais vous ne baissez pas la dépense publique à froid. Vous
ne
pouvez pas baisser la dépense publique quand il n
'y a
pas de croissance. Il faut relancer la machine et parallèlement baisser la dépense publique.
Et
la première dépense publique à baisser, vous savez laquelle c'est
? Ce
sont les intérêts des banques
pour
la dette. Parce que si on n'avait pas l'euro et si on n'avait pas emprunté aux banques privées, si on empruntait la Banque de France, les prédécesseurs en parlaient, nous payons 50 milliards d'intérêts... Il faut voir qu'aux investisseurs internationaux, ce
n
'est pas seulement les banques. Mais la création monétaire a été transférée à des investisseurs privés
qui se sucrent. Aujourd'hui, l'État
s'endette à 1%.
Oui,
sauf que la
Banque européenne prête à zéro.
À
court terme. Prête à zéro.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on donne des intérêts d'emprunt, qui est le premier budget de l'État, 50 milliards,
à
des banques privées et que le principe même de la création monétaire, c'est que c'est à l'État de le faire. Ce n
'est
pas d'ailleurs une question d'euros, de Banque nationale. C'est la plus grande imposture et la plus grande dépense publique illégitime. Et pourquoi le continent européen ne... Mais tous
les pays font ça, pourquoi
?
Non.
Pourquoi le continent européen est paralysé face au défi du XXIe siècle
? Parce
que le défi du XXIe siècle,
c
'est d'investir dans la science, c'est de gagner les parts de marché, c'est d'être les inventeurs des produits de demain. Les États-Unis monétisent à mort. L'Angleterre monétise 100 milliards par
an.
Mais la BCE monétise aussi,
ça
ne vous a pas échappé ? Non,
mais
sauf qu'elle fait payer, elle donne de l'argent aux banques privées,
pas
aux États. L'avantage de la création monétaire aujourd'hui est donné à des banques privées qui, avec cet argent, spéculent au lieu d'investir. Mais c'est le cas dans tous les pays, par
exemple.
Non, non, excusez-moi, le Japon, les États-Unis, la Chine utilisent la création monétaire pour investir massivement, massivement dans les nouvelles technologies, pour relancer leur économie. Nous, nous avons une politique de récession. Et les banques endettent les États, surchargent les budgets, et nous loupons la révolution industrielle.
On
parle des entreprises.
Mais
moi, ce qui me hante,
il
faut les aider.
Et
il faut baisser les charges, simplifier, on est tous d'accord. Mais l'Europe est en train de passer à côté de l'invention des produits de demain. Ah, c'est juste.
Ben
oui. Et qui s'en préoccupe ? Qui parle de l'avenir ? Qui parle des 20 prochaines années ? Nous sommes les seuls à Debout la France à avoir une vision prospective sur le monde de demain. Donc
les innovations ne viennent pas d'en haut, l'innovation, elle vient d
'en bas. Oui, mais il faut pour ça... Comment a été
lancé Apple, Facebook ? Oui,
oui.
Et comment a été lancé Airbus
? C'est comment a
été
lancé
Airbus ? Ah,
Airbus,
c'est les deux, c'est ces
deux-là.
Il faut les deux. Mais il
y a deux jambes. Il
y
a un État stratège et il y a la diversité économique.
Ça
y a longtemps, le TGV. Obama a relancé l'économie en rapatriant les activités et en ayant une politique très interventionniste. Vous le savez très bien. Le Japon investit dans les robots
de
manière incroyable. Il
y a
beaucoup plus que
nous.
Qu'est-ce qu'on fait, nous, sur les robots ? C'est l'avenir. Donc il faudrait que notre pays, au lieu de tourner en rond, M. Hollande et les autres, la droite est pareil, les républicains ne valent pas un clou. Et vous le savez. Enfin, en tout cas, vous ne
le
savez peut-être pas, mais moi, je le sais. En tout cas, il nous parle de quoi toute la journée
? Mais
du court terme. Alors, un peu plus de CICE, un peu moins de palques de responsabilité. On joue sur des queues de cerises. L'enjeu, c'est d'aider nos entreprises, leur redonner la compétitivité pour produire en France. Et puis, parallèlement, il faut qu
'il y
ait un État stratège. Avec l'Europe, avec nos partenaires,
il
ne
s
'agit pas de le faire tout seul. Quelles sont les inventions qui décideront de la hiérarchie des continents demain ? Si on loupe la marche de la révolution industrielle,
c
'est la relégation
de la troisième division.
Êtes-vous pas, tiens, convaincu, par les propos qui sont tenus par Nicolas Dupont-Aignan, en direct, sur Boursorama, midi et passé 30 minutes, vous pouvez voter. Vous avez quelques instants, je vous donne le résultat dans quelques minutes. Ce sondage, quand on met en relation ces deux sondages, 66% des Allemands, on change de compte de sujet, on va parler des réfugiés, 66% des Allemands sont prêts à ouvrir leurs portes aux réfugiés, 56% des Français refusent d'accueillir ces naufragés.
Ça
appelle un commentaire de votre part ? Oui, c'est tout à fait normal.
C'est tout à fait normal.
On n'est pas du tout dans la même situation. Il y a un pays, la France, qui se renouvelle démographiquement, qui a 5-6 millions de chômeurs réels
et
qui a 50% de taux de chômage dans les quartiers de banlieue.
Je
suis élu de banlieue pour la jeunesse
et
qui n'est pas capable de donner du boulot et un avenir, un espoir à une jeunesse d'ailleurs qui s'expatrie, qu'il soit en haut de l'échelle ou en bas. On a un pays qui a fait un effort
et
qui a une conception de l'accueil
qui
n'est pas l'accueil allemand. C'est-à-dire que nous, il y
a
un SMIC, il y
a
des aides sociales et on a
accueilli... Attends, il est
réhaussé, il est réhaussé. On en parlera. Il y a 2 millions, on a accueilli depuis 10 ans 2 millions d'immigrés légaux sans parler
des
500 000 ou 1 million d'illégaux. Donc la barque est chargée, notre système social et économique est à bout de souffle, les impôts sont écrasants et donc les Français ne sont pas cons, pardonnez-moi. Ils voient bien que dans un système à bout de souffle avec un moteur économique cassé, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
Les
Allemands, les Allemands, parlons-en, ils ont les travailleurs polonais, roumains à 3 euros de l'heure dans leurs abattoirs dans l'Est, dans des dortoirs, c'est des articles allemands, la presse allemande. Ils ne donnent pas la nationalité comme nous, ils séparent bien les étrangers d'eux-mêmes et ils n'ont plus d'enfants. Et ils ont un secteur économique qui a besoin de main-d'oeuvre. Et ils ont une histoire
douloureuse. C'est une forme
de
cynisme,
d'opportunisme de leur part ? Ils en ont besoin et ils ont une histoire douloureuse et c'est une sorte de catharsis par rapport à une histoire très lourde à porter. Donc, si vous voulez, vous avez deux pays qui n'ont pas la même démographie.
Il
y
a
un chiffre qu'on oublie toujours,
c
'est que la France va augmenter de 10 millions d'habitants, sa population, dans les 20 ans qui viennent et l'Allemagne va en perdre 10 millions. Exactement. On sera au même niveau d'ici 10-15 ans. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour travailler avec l'Allemagne, je ne suis pas un anti-allemand, contrairement à ce qu
'on
dit, il faut respecter la France et respecter l'Allemagne. Et c'est pourquoi
j
'ai proposé le rétablissement des frontières nationales parce que je ne veux pas que les migrants qui vont en Allemagne finissent chez nous.
Mais
ils
n'ont pas
envie de venir chez nous.
Attendez de
voir parce que quand on connaît les prestations sociales qu'on offre en France et le tri, vous verrez que je ne voudrais pas que les Allemands gardent les travailleurs et que nous récupérions ceux qui ne travaillent pas.
C'est un
peu dur mais c'est un peu la vérité.
Justement, dans votre ville, vous n'accueillerez aucun réfugié, vous l'avez dit,
dans
votre ville.
Ce
sont des gens qui fuient la guerre.
Non,
rigolez pas. qui fuient la guerre, les massacres, les persécutions. Encore une fois, pas de solidarité même si c'est une question de moyens. On peut comprendre que c
'est une question de moyens dans
votre ville mais
la France,
c'est le pays de la déclaration des droits de l'homme. Mais la France,
je refuse. On n'aide pas ces gens
face à la mort.
Je refuse. Deux choses. La culpabilisation sans précédent de la France dans les médias depuis une semaine.
La
France, c'est le pays le plus généreux au monde qui n'est même pas capable d'intégrer, je ne
parle
pas d'assimiler, d'intégrer
tous
les sans-abri, 700 000 sans-abri qui sont sur notre sol. Donc la France, elle a fait sa part du chemin. Deuxième point, je refuse
qu
'on dise qu'ils sont tous réfugiés. Ce n
'est
pas vrai. J'ai été, il y a 10 jours, voir ma mohème, j'ai voulu y aller, sur les îles
en
face de la Turquie, les Rose,
Cosses,
discuter. J'ai discuté. Il y
a
des photos, vous pouvez voir, j'y ai été.
Il
y a des situations atroces. J'ai du cœur comme tout le monde. Mais pour parler
de cela, on parle des réfugiés, pas des migrants économiques. Attendez,
sur les migrants,
il
y a un réfugié sur 100. Un réfugié sur 100. Les autres, ce sont des jeunes en pleine santé, je vais discuter avec eux, qui disent très clairement, nous voulons un travail, nous voulons
un avenir meilleur. qui est réfugié. Qui est vraiment
réfugié. Je vais vous donner un exemple. Les habitants... Mais d
'où
vous sortez ce chiffre ? Je le vois, on le voit. Il suffit d'aller là-bas.
C
'est une infime minorité. Regardez les photos. La plupart, ce sont des hommes jeunes.
Ce
ne sont pas des familles. J'ajoute que
vous pourriez dire
cela. Non, non, mais je vais au bout de mon raisonnement. Vous pourriez dire cela si vous étiez en Turquie.
Oui,
en Turquie, la Turquie accueille des réfugiés qui fuient les bombes. Ça, c'est vrai. Mais on fait croire aux Français qu'il
n'y a rien... 2
millions de réfugiés
syriens en
Turquie. On fait croire aux Français
qu
'il n
'y
a rien entre la Syrie et la France. Excusez-moi, entre la Syrie et la France, il y a d'autres pays. Et moi,
j
'ai rencontré, et on le sait très bien, que la plupart des migrants qui arrivent chez nous, ils ont passé un an, deux ans en Turquie. L'Arabie Saoudite, qui est si riche, n'accueille personne. Ça,
c'est un autre sujet. C'est un vrai sujet.
C'est un vrai
sujet.
Ce n'accueille personne. Ils donnent de l'argent, mais ils n'accueillent pas.
Au nom de quoi
?
Vous avez raison. Au nom de quoi
? Nous,
qui avons déjà accueilli des millions d'étrangers dans notre pays, qui essayons de les intégrer, de les assimiler, de leur donner un avenir. Et il n
'y a
pas un pays qui est aussi égalitaire que la France.
Au
nom de quoi ? Devrions-nous régler et accueillir tous les Syriens alors même que la Turquie joue double jeu et met l'huile sur le feu en politique étrangère, que l'Arabie Saoudite est richissime et ne fait rien ? Donne de l'argent.
De
l'argent ? Mais je les ai vus. J'ai discuté avec des femmes et des hommes là-bas. Ils me disent « Mais nous, si on pouvait vivre dans notre culture, ils sont musulmans, ils seraient très heureux d'aller en Arabie Saoudite, ils seraient très heureux d'aller en Turquie. »
Pourquoi
ils viennent si loin ? C'est parce que
ces
pays ne font pas leur boulot
et
que nous, nous sommes naïfs. Alors, si l'Allemagne a besoin de main-d'oeuvre, qu'elle prenne la main-d'oeuvre dont elle a besoin, qu'il y
ait
un geste humanitaire. Je ne
suis
pas contre un geste humanitaire, bien sûr. Mais
un
réfugié sur 100 migrants, je ne
sais
pas d
'où
vous sentez ce chiffre.
En tout cas, c'est un réfugié fantaisiste. Mais dans votre ville... Pas
fantaisiste, je veux dire
que...
Si
c'est une question moyen... On est
en train de créer un appel d'air considérable. C'est un discours
à droite.
Libération. Mais Libération, attends, ce n
'est
pas un journal de droite, Libération. Hier, vous avez lu Libération hier ? Peut-être pas. Moi, je lis tout. Même Libération. Depuis
plus de
temps, peut-être.
Je
n
'ai
pas beaucoup
de temps, mais j
'essaye de lire des journaux qui ne pensent pas comme moi. Libération écrit hier dans sa une, les déclarations de Merkel et de Hollande ont suscité un appel d'air, ont suscité un espoir, je ne dis pas appel d'air, extraordinaire, et de nombreux migrants de Turquie sont en train de chercher à venir en Europe. Ça veut dire que
c
'est même Libération qui dit l'irresponsabilité des déclarations de Merkel et de Hollande à une ère d'Internet où il y a tout, les photos. Vous savez, moi, tous les jeunes que j'ai rencontrés en Turquie, ils ont tous le smartphone
et
ils ne sont pas pauvres, tous. Ils payent 5000 euros des passeurs. C'est un choix politique
dans
votre ville. C'est un choix politique de ne pas accueillir des réfugiés par manque de moyens. Mais si, on l'a vu hier, François Baroin, le président des maires de France, de l'Association des maires de France, il a affirmé que sur la base du volontariat des communes françaises pourront accueillir uniquement les réfugiés et pas les migrants et que l'État devrait aider. On parle de peut-être 6000 euros par réfugiés. Si on vous donnait cet argent, est-ce que vous les accueilleriez ces
réfugiés ? Ou est-ce que c'est
un nom politique ?
C'est un nom
politique pour dire aux Français arrêter cette politique de l'émotion qui est hypocrite.
C
'est curieux, tous ces hommes politiques et tous ces journalistes qui nous rebattent les oreilles depuis des semaines, ils ne font rien pour les sans-abri. Moi, j'ai dans ma ville, j'ai logé des gens, je ne
suis
pas sans cœur. Je suis le premier à avoir fait un foyer pour les femmes abandonnées. Je suis le seul en France, donc je n
'ai
pas de leçon de générosité et je suis bien dans ma peau.
Si
vous voulez, je ne veux pas jouer le méchant. Je dis simplement que le rôle d'un homme d'État,
c
'est d'arrêter cette fuite en avant. Parce que,
par
cet appel d'air qu'on accueille quelques réfugiés, que les églises le fassent, que les associations le fassent,
que les familles le fassent... quelques invoies, mais
je n
'ai pas
le cœur sec.
Je
dis en revanche que c'est une fausse générosité qui va alimenter un chaos migratoire,
que
cette course à l'échalote
de
gens, d'hommes politiques, pardonnez-moi, qui n'ont jamais rien fait pour les mal logés, moi, j'ai fait dans ma ville, qui n'ont jamais rien fait pour les gens abandonnés, qui sont étrangers, qui sont toutes les couleurs de toutes les religions. Donc, c'est facile.
Donc, c
'est une question de capacité et de moyens. Si l'État vous aide, vous pourriez changer d'avis
et recevoir des réfugiés ? Je ne changerai pas d'avis
parce que politiquement,
il
faut dire au monde
que
la France a déjà fait beaucoup et est le pays le plus généreux du monde. Il n
'y a
pas un pays qui soigne gratuitement les clandestins comme nous. Il n'y
en
a pas un. Donc, ça suffit. C
'est l'aide
médicale de l
'État,
donc. Oui. Ça suffit, cette culpabilisation permanente de la France, cette destruction de la France par des journalistes, par des hommes politiques démagots. Mais il y
a
un moment,
on
a besoin d'hommes d'État. Et moi, je vous dis que ce n
'est
pas raisonnable.
Vous n'avez pas vu
de femmes, de familles qui fuyaient
les massacres, les viols, les morts ? Et vous ne croyez pas que j'ai eu de l
'émotion
? On
ne les accueille
pas.
Nous ne sommes pas à la frontière de la Syrie.
Il
y a combien de pays entre la Syrie et la France ? Mais pourquoi ils ne
vont
pas aux États-Unis ? Pourquoi ils ne
vont
pas ? Quand il y a eu l'affaire des boat people, reprenons. Quand il
y
a eu l'affaire des boat people pour le Vietnam, oui, mais moi,
je
suis d'accord là-dessus.
Il
n
'est
pas dans le désordre. Je ne
suis
pas d'accord contre l'appel d'air.
Mais
qui parle de désordre ? Il y aurait
des
centres ? Mais il n
'y a
rien du tout aujourd'hui.
Qui
sont prévus
?
Aujourd'hui, il
n'y a rien du tout. Il n'y a rien
du tout. Aujourd'hui, nous avons des hommes politiques démagogiques qui, pour avoir l'air gentils, sont en train de créer des malheurs. Moi,
j
'espère être un homme d'État, c'est-à-dire dire à un moment donné, notre rôle, bien sûr, c'est d'accueillir ceux qui sont très malheureux et
ont détruit de problèmes.
Ah, quand même, alors.
Donc, vous êtes prêt ? Non, mais je parle dans votre ville. Je dis
qu'on a fait. Maintenant, il faut arrêter cette folie. On l'a fait et on n'est même pas capable de le faire. Donc, finissons ce qu'on a commencé de faire avant d'en accueillir de nouveau.
Allez, on manque, il nous reste une petite minute, juste ces deux maires républicains de Rouen et de Belfort qui préfèrent accueillir les réfugiés
chrétiens par peur de voir
arriver les terroristes.
Je ne veux pas rentrer là-dedans. On n'est pas là pour trier la misère.
Je
ne
suis
pas d'accord. Vous savez que c'est puni par la loi de discriminer les religions. Mais bien sûr, on n'est pas là. Et puis, après, on dira les musulmans, les protestants, les juifs, les machins. On est tous français ou étrangers, mais on est
unité
de la République. 50% des internautes sont convaincus, un sur deux, par vos propos.
Merci. Je vous invite à voter
au
régional pour nous. Vous reviendrez d'ici là parce qu'on ne parle pas candidat pour Debout la France dans le cadre des régionales.
Oui, mais c'est
important. Je vais vous dire pourquoi. Parce que si on continue avec toujours les mêmes hommes politiques, je ne vous tutoie pas, c'était une expression.
J
'ai bien compris. Si on continue avec toujours les mêmes hommes politiques, incompétents et démagots, notre pays va finir très mal. Bon, merci à vous
en tout cas. Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Excellente journée à vous. Merci.
Vous
aussi. Au revoir.