🔴 Suivez "La Grande Confrontation" : Jordan Bardella face aux Français sur LCI
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y politique, elle a fait appel de cette décision qui est une décision que je considère et que nous considérons comme beaucoup de Français, comme une décision politique. Elle est aujourd'hui présumé innocente. Nous allons tout faire et je vais tout faire à ses côtés pour qu'elle puisse démontrer son innocence, remporter ce procès en appel et être candidate pour notre famille politique lors de l'élection présidentielle.
Maintenant, elle a été amenée et j'ai été amenée à dire que une décision de justice, quelle qu'elle soit n'empêchera pas le Rassemblement national d'être présent sur la ligne de départ de l'élection présidentielle. Par conséquence, si, mais avec des si on peut faire beaucoup de choses, elles devaient être empêchées naturellement compte tenu de la relation de confiance que nous avons de la préparation que nous menons, que nous forgeons chaque jour en duo. Je seraiis naturellement son candidat comme président de notre famille politique.
Mais ni euphorie, peut-être qu'il y a un vertige. Je pense que même quand on se prépare chaque jour à exercer les plus hautes fonctions de l'État dans un contexte national et international extrêmement troublé, extrêmement difficile, il faut accueillir tout cela avec beaucoup de raisons, beaucoup de modération, beaucoup d'humilité et c'est dans cet état d'esprit que j'aborde les prochains mois et surtout dans lesquels j'aborde les échanges avec les différents français qui ont accepté de venir débattre ce soir. Pas de vertige, pas d'euphorie non plus.
On est humain, on a des sentiments, je me bats pour des idées et mon plus grand vertige serait peut-être de décevoir les Français qui attendent tant de nous. Et je me battrai chaque jour que Dieu fait pour que les Français puissent voir en nous non seulement une alternance, mais qu' ils puissent voir concrètement dès 2027 la possibilité d'une alternance. Parce que quand on regarde la situation économique, la façon dont la voix de la France s'éteint sur la scène internationale, le désordre sécuritaire et migratoire qui règne aujourd'hui dans le pays, l'inquiétude à l'égard du pouvoir d'achat, les difficultés qu'ont des millions de Français à payer les factures ou à pouvoir vivre de leur salair, je le vis comme une injustice et cette injustice m'est insupportable.
J'ai grandi dans une cité modeste de Sandy avec des parents modestes dont une maman qui m'a élevé avec un SMIC. Je connais cette réalité-là et et si je me bat, c'est précisément pour que ce que j'ai connu plus jeune, d'autres Français ne le connaissent pas ou en tout cas qu'on puisse renouer avec le fil de l'espoir. On a un très grand pays, le plus beau pays du monde et je veux que la France continue de vivre au 21e siècle.
Les deux images. La première, découvrons là, l'Irlande du Nord. l'AIlande du Nord.
Allons-y pour découvrir cette image si on le veut bien. Depuis de jours des émeutes anti immigration et notamment dans la ville de Ballimère, mais elle s'étendent maintenant à Belle face. Deux adolescents roumains sont soupçonnés d'une tentative de viol.
Quatre maisons ont été brûlées dans le quartier rouain de cette ville de Ballimère. Cela vient après Dublin il y a quelques mois. Cela vient après d'autres émeutes du même genre en Grande-Bretagne.
Quel regard portez-vous sur ces événements ? Le regard d'un d'un d'un démocrate qui est extrêmement inquiet de voir la façon dont la société, les sociétés européennes sont en train de crouler sous le poids d'une violence. Nous le disons depuis plusieurs années, ma famille politique le dit depuis plusieurs années.
Les sociétés multiculturelles, nous avons dit avant tout le monde qu'elles seraient des sociétés multiconflictuelles. Et moi, je suis extrêmement inquiet de voir la violence, quelle que soit la violence, que ce soit des affrontements dans les rues, des émeutes, des agressions, des attaques au couteau, des cambriolages, la violence rentrée dans les écoles. On aura sans doute l'occasion d'en parler ce soir.
Je suis, comme beaucoup de Français, extrêmement inquiets et je pense que nous menons une course contre le temps. l'horloge tourne et chaque jour qui passe est un jour où une société européenne ou les sociétés européennes s'enfoncent dans la violence, la division, la partition du territoire. Donc naturellement quand je vois ces images, moi je condamne toutes les formes de violence et et et la violence de l'image que vous avez montré, elle choque évidemment tout le monde.
Des violences connotation raciste a dit la police irlandaise, pour vous ces violences peuvent être confondues d'une certaine manière. D'abord, je ne conteste pas les constats et les et le verdict de la de la police irlandaise, mais à partir du moment où l'État n'est plus en mesure de protéger ses citoyens, à partir du moment où l'ordre et l'autorité ne sont plus portés par le pouvoir politique, le pouvoir politique s'effondre et c'est toute la société qui se disloque. Et nous menons aussi ici en France une course contre le temps et face à la haine, face à la violence, face à la partition du territoire qui est aujourd'hui en train de s'exercer dans beaucoup de quartiers.
Moi je la scène Saint-Di dans laquelle j'ai grandi, le quartier de Sain Saint-Nit dans lequel j'ai grandi, si je fais de la politique, c'est précisément pour que tout mon pays ne ressemble pas à ce quartier de Sain Saint dans lequel j'ai grandi. Et précisément là encore, je dis à nos compatriotes, ce que nous vivons n'est pas une fatalité. C'est la conséquence de choix politique.
C'est la conséquence de 30 ans d'immigration massive, incontrôlée, désordonnée, d'une culture de l'excuse et d'un état qui est aujourd'hui incapable de faire justice au nom du peuple français et de protéger les Français et notamment les plus faibles de l'explosion, de la violence, du désordre et du chaos dans notre société. Et je neerai jamais à cela. Donc vous pensez que ce qui se déroule aujourd'hui en Irlande pourrait arriver en France ?
Il y a une partition à l'œuvre aujourd'hui dans beaucoup de quartiers. Euh je veux dire, moi ce qui m'a frappé quand euh il y a quelques mois les émeutes euh de banlieu à la suite de l'affaire euh Naël euh ont euh imbibé euh se sont euh organisés sur tout le territoire français, c'est que le président de la République française, Emmanuel Macron, en charge de la protection du peuple français, en charge de l'autorité et de l'ordre public dans notre pays, a déclaré à vos confrères du Parisien, me semble-t-il, mais qui avait vu venir ces émeutes Je crois que la naïveté, le refus de voir la réalité telle qu'elle est aujourd'hui, de voir un pays qui depuis 2017 a vu les co blessures augmenter de 52 %, les homicides de 76 %, les violences sexuelles de 100 %. On ne peut pas considérer cela comme quelque chose d'anodin, minimisé, parler de brainwashing comme l'a fait le président de la République ou accuser certains médias de mettre en avant des faits divers alors qu'ils sont aujourd'hui des faits de société.
Pardon, j'insiste là encore. Ce sont des violences racistes dit la police de Dublin. Mais pour vous, mais je violence mais non mais attendez, qu'ell soit raciste ou pas, ce sont des violences et les violences doivent être combattues.
Et à partir du moment où l'État n'est plus en capacité par un soutien clair, ferme et précis à ses forces de l'ordre, par une politique de justice ferme, implacable, on aura sans doute l'occasion d'en parler ce soir, et par une volonté inébranlable de protéger les plus modestes. Alors, c'est la place au chaos, au désordre, à l'insurrection tous les jours dans notre pays. Il y a un refus d'obtempéré toutes les 20 minutes tous les jours dans notre pays dans d'innombrables quartiers français et désormais même dans des villes moyennes ou dans des villages.
Nos compatriotes sont agressés, nos pompiers sont agressés, nos forces de l'ordre sont pris à partie, nos enfants sont tués au couteau. Et pardon, mais je considère aujourd'hui que le rétablissement de l'ordre et de la sécurité dans le pays est l'objectif numéro 1 et sera l'objectif d'un numé numéro 1, d'un gouvernement qui demain serait à majorité Rassemblement national. Je le dis parce que s'il y a pas de sécurité, il y aura aucun développement économique, il y aura aucun attrait touristique pour la France de par le monde si évidemment on ne remet pas l'église au centre du village et si on ne se dote pas d'un arsenal pénal et judiciaire qui soit parmi les plus fermes et les plus répressifs au regard aujourd'hui de la dégradation sans précédent de la situation.
La deuxième image, c'est la fameuse taxe Zucman que le Sénat a rejeté tout à l'heure. Elle avait été adoptée à l'Assemblée nationale auparavant. La taxe Zucman, il faut rappeler, c'est cette taxe sur les grands patrimoines au-dessus de 100 millions d'euros, ça représente 1800 ménages français et ce serait une taxe de 2 % par an sur le patrimoine.
À l'Assemblée nationale, je le disais, elle a été adoptée. Le Rassemblement national s'est abstenu. Êtes-vous favorable ou défavorable à cette taxe du Xman ?
Je pense que c'est une fausse bonne idée et que si demain vous évidemment et tout le monde sera d'accord pour le dire une majorité de Français avec que ceux qui gagnent beaucoup doivent contribuer davantage à l'effort et à la solidarité nationale que ceux qui ont des revenus modestes. Mais pourquoi est-ce que cette taxe est une fausse bonne idée fiscale ? c'est qu'à partir du moment où vous allez taxer quelqu'un qui gagne bien sa vie et qui a la possibilité d'aller s'installer dans le pays d'à côté, évidemment que ces personnes-là vont partir et que et bien on se priverait aussi de gens qui font la richesse et qui font fonctionner l'économie française parce qu'ils auraient par exemple de grandes entreprises.
Évidemment qu'il faut taxer les super profits, évidemment qu'il faut taxer les très hauts revenus, mais je pense que en l'État c cette taxe Zucman va se traduire purement et simplement par un départ de ceux qui détiennent le plus et qui sera visé par cette taxe sans évidemment d'effet en terme de recette sur les financiers. Si elle était européenne par exemple, vous y seriez favorable ? Ben, ils changeront de continent.
Alors si elle était mondiale, il y a du chemin. Il y a du chemin. Oui, dans le meilleur des mondes, mais je doute que les autres pays nous suivent si je suis très honnête.
Bien et bien, je vous propose qu'on commence. Il y a tant à dire sur la fiscalité dans un pays où on aura obligatoire sont parmi les plus élevés de de l'OCDE. Enfin, la classe politique, c'est encore inventé des taxes.
Euh ça pour le coup, il y a ni chômage ni grève sur ce sujet en France. C'est parti. C'est parti pour le dialogue direct avec les Français. [Musique] Voilà, le temps de changer de place pour que je me rapproche un peu de vous.
Et on va commencer donc avec vous Lalie, je le disais, on ne connaîtra pas votre nom de famille ce soir. Euh vous vivez dans les Landes. On ne connaîtra pas votre nom de famille ni même votre profession en détail euh parce que vous avez peur parce que votre fils votre fils euh Luc euh a été agressé, raqueté au couteau.
Donc par un garçon, un adolescent qui avait son âge, qui était même dans sa classe. Ça s'est produit deux fois. Vous avez porté plainte.
Donc ça a été un traumatisme pour votre pour votre enfant. Vous avez porté plainte. Il a été condamné.
Donc vous nous avez raconté qu'il a été condamné il y a quelques jours. Le procès avait lieu le 15 mai dernier. Il a été condamné à 3 mois de prison avec surcis. 18 mois d'interdiction de prendre contact avec Luc.
Et évidemment vous êtes désemparé. C'est toute votre vie qui a changé. Vous avez dû aménager votre emploi du temps pour pouvoir l'amener, aller le chercher au collège, on imagine lui-même comment il est bien sûr très secoué.
Quelle question souhaitez-vous poser à Jordan Bardella sur ce sujet peut-être de la réponse pénale ? Monsieur Barda, aujourd'hui on vit dans la peur d' la part de cette jeunesse engrinée par la violence par les Alors, il faut que vous preniez le micro parce que là pour l'instant on vous entend pas. Al, je disais monsieur Bardella.
Alors aujourd'hui, on vit dans la peur en fait euh dans la peur de cette jeunesse gangrainée par la violence et les couteaux. Et moi, ben je voulais savoir ce que vous proposez euh pouriguer ce phénomène. Bonsoir.
Euh merci pour merci pour votre votre question. D'abord un mot sur ce que vous avez vécu parce que j'ai j'ai pas encore d'enfants. J'espère que j'en aurai prochainement.
Mais je pense que ce que vous avez vécu, c'est l'inquiétude en fait de tous les parents de ce pays quand on est jeune et et quand on a 20 25 30 ans et que on sort dans la rue que ce soit pour aller à l'école, pour aller à l'université, pour aller au travail quand on prend les transports en commun. Il y a plus un seul jeune ou un seul parent qui quand il sort dans les rues de notre pays aujourd'hui n'a pas l'inquiétude d'être invectivé, molesté, parfois pire. Il y a pas une seule femme qui lorsqu'elle sort dans les rues de notre pays ne se dit pas que peut-être un jour elle pourrait être amenée à changer de trottoir, à modifier sa manière de s'habiller parce qu'elle pourrait avoir la tristesse et le malheur d'être là au mauvais endroit au mauvais moment.
Moi, je voudrais dire d'abord parce que je ne suis pas dans la négation du réel que l'insécurité c'est pas un sentiment, c'est une réalité aujourd'hui qui est vécu par beaucoup de Français. Il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays. Et ce constat là, à la rigueur, je dirais tous les Français, je pense, qui sortent dans les rues de France le partagent.
Euh, il y a une deuxième violence qui est celle de la négation des pouvoirs publics de ce qui est en train de se passer. Euh il y a quelques heures euh il y a une surveillante qui a été euh assassinée gratuitement au couteau dans un établissement scolaire. Et puis on pourrait parler de Lola, de Philippine, euh de Benoît 17 ans, euh de Matis Thomas à Créol, de tous ces jeunes qui ont eu à un moment donné la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment.
Pardon Jordan Bardella juste avant qu'on qu'on poursuive Lila, la justice est passée. Est-ce que vous estimez qu'elle vous a rendu justice justement ? Non, pas du tout.
Pourquoi ? Bah parce qu'il y a rien de fait en fait. Je veux dire, ce garçon au jour d'aujourd'hui se promène tranquillement dans la rue, il habite à côté de chez nous.
Euh, on est toujours on a toujours peur parce que il peut passer à l'acte du jour au lendemain. On sait pas de quoi il est capable ce gamin. Donc moi, je je dis la justice ne fait rien.
Enfin euh voilà, 3 mois de prison avec surcis. Mais euh non, moi je trouve que c'est pas suffisant. Enfin, je je ne dis pas de le mettre en prison parce qu'il n'a que 14 ans, mais je je j'estime qu'il devrait y avoir des sanctions plus sévères qu'on le qu'on l'éloigne, enfin que nous, on puisse se sentir enfin en sécurité.
Aujourd'hui, je ne le suis pas. Moi, je ne sors plus me promener dans mon parc comme je le faisais avant. Mon fils ne veut plus prendre les transports en commun parce qu'il a peur de tomber sur lui.
Et je trouve que c'est pas une vie, c'est pas normal. Il a il a interdiction, la justice a prononcé une interdiction de rentrer en contact avec votre fils. Pour vous c'est un c'est rien une interdiction quand même.
Je veux dire pour moi, c'est l'expression c'est du pipo. Voilà, c'est du pipo. On nous endort.
Voilà, moi je le vois comme ça. Je veux dire, je ne me sens pas aujourd'hui protégé. J'ai toujours aussi peur et la preuve c'est que quand on est sorti du tribunal, j'ai demandé à mon fils, j'ai dit "Qu'est-ce que tu en penses ?" Il me dit "Pour moi ça ne change rien." Voilà la réponse de mon fils de 15 ans.
Si on veut être concret, dans ce cas-là, quel serait euh le Rassemblement national est au pouvoir, quelle serait la politique pénale suivie en l'occurrence par exemple dans un cas comme celui-là ? Alors, je pense que on est aujourd'hui à la croisée des chemins et qu'on est confronté à un choix de civilisation. C'est que soit on refond totalement le système, soit la France va s'effondrer sous le poids de la violence et de l'ultraviolence qui gangraine aujourd'hui tous les territoires.
Il y a plus un seul territoire qui est aujourd'hui épargné par cette ultraviolence. Moi, je souhaite que dès notre arrivée au pouvoir, la France puisse se doter en quelques mois de l'arsenal pénal pénal et de l'arsenal judiciaire parmi les plus répressifs et les plus fermes d'Europe. l'intégrité physique s'en prendre à quelqu'un, toucher à un individu dans notre société, ça doit retrouver dans le droit français à une une sacralité et ça doit être condamné à la hauteur de ce que cela suppose, y compris pour les mineurs.
À partir du moment où un mineur est interpellé avec une arme blanche, je pense qu'il doit faire les frais d'une mesure privative de liberté. Nous devons mettre en place des centres pénitentiaires par définition fermée pour les mineurs. Nous devons généraliser les peines courtes immédiates très vite.
Attendez, pardonnez-moi. Un mineur un mineur est interpellé avec une arme blanche dans son capable, il doit faire l'objet d'une mesure dans ce moment d'abord d'une comp d'une comparion immédiate. Il est plus possible qu'à partir du moment où vous interpellez un jeune, qu'il soit convoqué par la justice et qu'il subisse ensuite sa peine, il peut parfois se passer de très nombreux mois.
Or, vous savez comment c'est. Si la sanction est pas immédiate avec un enfant, je veux dire le le poids moral de cette sanction disparaît et s'évapore de par le temps. À partir du moment où vous touchez par exemple à un représentant de l'État, à un policier, à un pompier, à un soignant, vous devez vous prendre 10 ans de prison ferme sans possibilité de sortir.
Et croyez-moi que de mettre en place des mesures privatives de liberté très tôt, dès le plus jeune âge, naturellement, ce sont des centres pénitentiaires fermés. Ce sont des endroits qui sont conçus pour les mineurs et qui sont adaptés à des peines courtes comme les CEF qui existent aujourd'hui comme les centres éducatif fermé mais qui ne sont vous le savez qu'au nombre de 54 et qui sont aujourd'hui bien insuffisants par rapport à l'explosion de la violence chez les mineurs. Et deuxièmement il faut responsabiliser les parents.
Moi, j'ai grandi dans une cité et croyez-moi, je les conseils de ma mère étaient de ne pas sortir dans la cité quand on savait que la nuit tombait, qu'il pouvait y avoir des tensions et qu'il y avait du trafic de drogue. Bien souvent, les parents sont aujourd'hui totalement déresponsabilisés et ferment les yeux sur la culpabilité et sur la manière dont leurs enfants tombent dans la délinquence. Donc je souhaite qu'on responsabilise les parents.
Il existe bah très concrètement d'abord on applique les lois. L'article 227 du code pénal prévoit qu'à partir du moment où vous manquez à vos obligations parentales, vous vous exposez précisément à des poursuites judiciaires. Cette par utilisé absolument.
Et deuxièmement, moi je l'assume, je pense qu'il faut suspendre les allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes. Parce que si à un moment donné, on ne sanctionne pas, si on ne dissuade pas, si on ne responsabilise pas les parents, alors à chaque fois qu'il y a des faits de ce de ce type, et bien les gens ont le sentiment que la justice est systématiquement du côté des agresseurs et jamais du côté des victimes. Et parallèlement à ça, je pense qu'au-delà d'une peine de 6 mois ferme, il ne doit pas y avoir d'aménagement de peine parce que aujourd'hui, vous recevez une peine d'un an ou de voire 3 ans de prison. sous 3 ans de prison, ces peines sont systématiquement aménagées.
Ça suppose de construire des centres éducatifs fermés, ça suppose de construire des centres pénitent fermés pour les mineurs et ça suppose de construire des places de prison pour les majeurs. Je vous rappelle qu'il nous manque 40000 places de prison pour être ne serait-ce qu'à la moyenne européenne. On a été capable de rebâtir Notre Dame en quelques mois, de construire un village olympique en quelques mois.
On a les meilleurs groupes de BTP au monde et on nous explique on serait incapable de construire plusieurs dizaines de milliers de places. Souvent, ce sont les municipalités qui s'y opposent et les municipalités erenes. Êtes-vous sûr qu'elles seraient tout d'accord pour qu'il a des constructions de Ça n'est pas vrai.
Il y a eu un projet de de d'abord impulsé par monsieur Dupont Moretti d'un établissement pénitentiaire à Fréjus. L'État est arrivé en disant proche du littoral. Si vous installez à un moment donné du dialogue avec les maires il y a évidemment possibilité de créer des places de prison.
Enfin, je si la France 7e puissance économique mondiale est incapable de créer des places de prison, alors c'est extrêmement inquiétant. Donc il faut sanctionner avec des peines qui soient beaucoup plus lourdes, beaucoup plus fermes et je défends aussi en la matière l'instauration de peines minimales parce que il existe dans dans le droit français des peines maximales. Il n'y a aucune raison qu'il n'existe pas de peine minimale autrement à peine planchée lorsqu'il y a une récidive et évidemment de mettre fin aux remises automatiques de peine.
Mais encore une fois, il faut sortir de la culture de l'excuse, il faut arrêter systématiquement de trouver des excuses aux délinquants au criminels ou à leurs parents. La est-ce que ça vous semble dans le bon sens ? par exemple la responsabilisation des parents.
Est-ce que vous Bien sûr bien sûr oui aujourd'hui Oui. Je je pense qu'un parent est responsable de son enfant. Il doit faire en sorte qu'il soit bien éduqué, qu'il soit enfin je veux dire si l'enfant est est un perturbateur, c'est à lui à je sais pas à aider à aider son enfant.
Enfin moi je si j'avais un enfant qui était comme ça, je ferais mon possible pour pour l'aider ou pour agir de mon côté. Est-ce que vous connaissiez les Est-ce que vous connaissez même les parents de de l'adolescent qui a agressé votre fils ? Non, pas du tout.
Je ne connais ni le papa ni la maman. Je sais que le papa est complètement dépassé mais à ce moment-là qui se fasse céder enfin il y a je sais pas, il y a des possibilités certainement. Et c'est ce que je reproche au jour d'aujourd'hui, c'est que les parents ben non, ne font rien en fait.
Voilà, on laisse faire, on laisse faire. Merci et merci pour cet échange. Un dernier mot rapid de d'ajouter un dernier mot.
Euh ce qui est injuste, c'est que dans notre pays, ce sont les familles les plus modestes qui subissent l'insécurité. Parce que quand vous habitez dans euh un quartier difficile, quand vous habitez dans une ville qui est touchée par l'insécurité, par le trafic de drogue, par la délinquence, quand vous avez les moyens de fuir, alors vous pouvez aller dans la banlieu d'à côté et vous pouvez habiter dans des quartiers qui sont protégés, qui sont sécurisés, qui sont tranquillisés par l'action de l'État. Mais quand vous avez pas beaucoup de moyens, et bien en réalité c'est d'autant plus injuste parce que vous êtes pris au piège de cette de cette ultraviolence.
Donc en fait on est confronté à un choix de civilisation et il y a une barbarie d'atmosphère aujourd'hui qui pèse sur le pays. Et et et moi je peux pas concevoir que quelqu'un qui barbarie vous dites barbarief quand vous plantez au couteau une surveillante de l'éducation nationale qui a simplement le malheur de contrôler votre sac à dos. Oui, on peut parler du de dérives extrêmement barbares, mais si vous ne traitez pas ce problème à la racine et s'il y a pas une des peines euh de justice avec des mesures privatives de liberté à la hauteur de ce que ça signifie que de toucher à l'intégrité physique de quelqu'un, et bien à ce moment-là, c'est un signal de de laxisme qui est qui qui est dramatique.
Autre témoignage et autre thème et c'est un des marqueurs du Rassemblement national aujourd'hui, la préférence nationale. Bonsoir innocents NDRI Mana, soyez le bienvenu. On vous a présenté rapidement tout à l'heure.
Vous avez 39 ans, vous êtes de nationalité broundaise, vous êtes arrivé en France il y a 6 ans, vous avez toujours travaillé mais vous n'avez un contrat de travail en bonne du forme que depuis quelle année ? Un ou 2 ans ? 3 ans ?
Voilà. Euh vous êtes euh aujourd'hui euh gardien, donc vous travaillez dans la sécurité, vous étiez professeur d'histoire géographie au Burundi, vous souhaitiez retrouver un poste du même style, vous n'avez pas pu le trouver. Donc vous êtes agent de sécurité.
Euh vous avez droit aujourd'hui dans la loi telle qu'elle est à aux allocations familiales ou aux allocations logement. Si le programme du RN s'applique, la durée de présence de travail en l'occurrence sur le sol français nécessaire pour toucher ces allocations, par exemple, sera porté à 5 ans, je crois. Euh, quelle question souhaitez-vous poser à Jordan Bardella de ce point de vue-là ?
Bon, bonsoir monsieur Bardel. Euh si la France est si la France est ce qu'elle est aujourd'hui, la contribution des travailleurs étrangers ici en France est non moins importante et depuis despuis des décennies et des décennies vous le savez plus que moi et je vous suis lu propositions que vous comptez mettre en application au cas où vous seriez à Matin ou à réaliser. Et parmi ces propositions, il y a euh le conditionnement d'accès au aux prestations et solidarité aux étrangers ayant au moins 5 ans au travail à Temp.
Pour euh en ce qui me concerne, moi je travaille dans le métier de la sécurité privée depuis euh 2021 et puis euh dans son travail, dans son métier, il y a beaucoup plus d'étrangers. Donc et puis dans son métier, il est parmi les métiers les plus à haut risque. Il y a beaucoup de contraintes physiques et cetera et cetera. les les agressions physiques et verbales sont devenues presque normales dans notre métier.
Et puis moi pour votre information, je me suis fait agresser à m reprise et j'ai été hospitalisé autant en train de faire quoi ? de protéger les Français et surveiller les biens des Français dans les sites les plus sensibles. Donc vous trouvez anormal de ne plus toucher vous trouveriez anormal de ne plus avoir droit ces allocations donc compte tenu de votre politique axée sur la préférence nationale moi même si j'ai travaillé j'ai pas encore travaillé à temple pendant 5 ans.
Donc une fois vous serez à Matinho ou à l'Élysée, moi je n'aurai pas le droit d'avoir les allocations familiale comme tout le monde, comme tous les travailleurs. Ça c'est d'accord. Alors la réponse peut-être de Jordan Bardella.
Moi ce que je constate à travers votre politique, je vous pose une très petite question. Est-ce que à votre avis quelle image vous voulez donner à la France telle que nous la connaissons aujourd'hui lorsque une partie de la classe ouvrière française est discriminée sur base national étrangère ? Ça c'est alors la réponse de Jordan Bardella.
Bonsoir monsieur. Merci merci pour votre pour votre question et pour votre franchise. D'abord je je peut-être une petite parenthèse mais tout à l'heure on disait que les représentants de l'État étaient évidemment victimes de de l'insécurité.
Il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent dans la sécurité privée et qui évidemment sont subis eux aussi à l'explosion de de la violence. Et là pour le coup, c'est pas une question de nationalité d'origine et et je pense qu'on peut se rejoindre sur ce point. D'abord la différence dans une dans un pays dans une dans une dans une nation entre les nationaux ceux qui ont la carte d'identité du pays qui appartiennent à la communauté nationale et ceux qui viennent de l'étranger.
Je dirais cette distinction, elle est naturelle, elle existe dans tous les pays du monde et tous les pays du monde et heureusement mettent en place des limitations plus strictes pour les étrangers qui arrivent que pour les gens qui sont dans le pays, qui ont la carte d'identité française, qui effectivement ont cotisé, travaillent et contribuent aussi à l'existence même de la de la nation. Aujourd'hui, dans la fonction publique française, comme dans toutes les fonctions publiques du monde, dans une grande partie des pays du monde, pour rentrer dans la fonction publique, il faut avoir la nationalité du pays. Ce qui n'empêche pas d'ailleurs d'avoir des parcours de gens issus de l'immigration.
Ma mère est issue de l'immigration. Elle a fait son parcours d'assimilation. Elle a grandi en France, elle a appris le français et pour pouvoir servir l'État et travailler dans la fonction publique, elle était à elle est en retraite depuis le 1er novembre.
Elle a demandé sa naturalisation et elle a obtenu par un parcours exigeant la carte d'identité la carte d'identité française. Mon problème, c'est que je vais peut-être me retrouver dans quelques mois à la tête d'un gouvernement, d'un pays qui compte près de 6 millions de chômeurs, qui a 3300 milliards d'euros de dette situation des comptes publics et de la sécurité sociale qui est, vous me le permettrez, dans le rouge. Par conséquent, c'est une situation qui gouverner s choisir va nous amener à faire des choix sur le plan budgétaire.
Je dis pas que c'est votre cas, mais je dis qu'il existe aussi beaucoup de gens qui viennent dans notre pays qui ne font pas l'effort que vous faites de travailler, de d'exprimer une forme de volonté d'assimilation. Je crois que c'est votre cas, qui travaille, qui paient leurs impôts, qui respectent nos lois et on ne peut pas prendre en charge l'intégralité des gens qui viennent dans notre pays. Donc moi, je considère comme 71 % des Français d'après un sondage du CSA que l'État devrait instaurer une priorité nationale.
Et ça fera effectivement partie. Vo je prends personne en traite, je le dis, si demain nous arrivons à la tête de l'État, nous mettrons en place la priorité nationale. La priorité nationale, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire d'abord que la solidarité nationale, elle redevient nationale et que je le dis et je l'assume, c'est vrai, les allocations familiales seront réservées aux familles dont l'un des deux parents est de nationalité française. Le revenu de solidarité actif, le RSA qui aujourd'hui est conditionné à 5 années de temps de présence sur le territoire français sera avec moi, avec nous conditionné à 5 ans de travail sur le territoire français. Je dis également que dans le logement social, on a 2 millions 2700000 ménages français qui attend aujourd'hui un logement social.
Donc on aura peut-être l'occasion de parler des blocages sur le secteur du logement. Je considère que ceux qui ont la carte d'identité française, que les citoyens français parce que ils sont chez eux dans leur maison doivent avoir une priorité, ça veut pas dire une exclusivité mais doivent avoir une priorité dans l'accès au logement social. Encore concrèement concrètement Jordan Bardella, il y a une de telles listes d'attentes que ça veut dire que plus aucun étranger n'aurait accès au logement social tous les Français.
Aujourd'hui, monsieur Pujadas, il y a un tiers des immigrés, c'est un chiffre de l'INC. qui occupe aujourd'hui un HLM. Et dans beaucoup de quartiers, notamment dans les banlieux à quelques kilomètres d'ici pour faire du clientélisme électoral, beaucoup de partis politiques notamment de gauche et d'extrême gauche encouragent une forme de préférence étrangère dans l'octroit des logements socials étant convaincu que un jour ils en tiront un bénéfice électoral.
Et je crois aussi que parce qu'on ne peut pas prendre selon la formule qui a été main de fois et main de fois répété prendre en charge toute la misère du monde que quand on vit en France on doit pouvoir subvenir à ses besoins et que si vous êtes dans notre pays que vous êtes étranger et que au bout de 6 mois vous n'avez pas de contrat de travail alors il faut repartir dans votre pays. C'est ce que fait la Suisse, c'est ce que fait le Danemark, c'est ce que fait l'Allemagne sur ses visas, c'est ce que fait l'Angleterre ou c'est ce que fait Singapour. Et je vous rappelle qu'il y a plus d'un tiers des étrangers extraeuropéens qui sont aujourd'hui en âge de travailler, qui sont inactifs dans notre pays.
Donc alors on peut peut-être demander à monsieur Nenderry Mania si vous comprenez cette logique ou pas. Monsieur Bardela, moi je comprends pas votre politique. En fait votre moi je suis quand je suis venu en France, c'est la France qui m'a accueilli favorablement et chaleureusement.
Et puis ce que je vous je voudrais souligner par rapport à cela, c'est que vous dans votre politique, il y a je trouve deux contradictions principales. Quelle la première contradiction que je trouve dans votre politique de la préférence nationale, la politique de préférence nationale qui est la vôtre vous rassemblement national h d'abord vous exigez les étrangers qui se trouvent sur le sol français qui soient assimilé et en même temps vous tentez de datiser la haine je dis vous tentez d'aptiser la haine entre les nationaux et les étrangers. À quoi pensez-vous ? travaille où est-ce les deux travaillent pour fonctionnement normal de l'état que j'ai monsieur ce que je comprends pas je vois que votre politique consiste à beaucoup plus reconnaître le devoir pour les étrangers qui travaillent pour la France pour la France mais non pour mais vous voulez le refuser le droit dans une République où Un travailleur qui n'a que le devoir alors qui n'a pas le droit, ça je peux l'appeler en esclavage en esclave moderne.
Alors réponse peut-être de Jordan. Je je j'ajoute quelque chose un petit mot. Donc je trouvais je trouverai que vous vous voulez faire revenir tranquillement un régime de privilège que tous les Français ont euh contre lequel les Français la France a combattu pendant la Révolution française.
Alors et avec le droit avec la déclaration du droit des droits de l'homme et du citoyen qui en est sorti. Donc je trouve que votre politique est le contraire de l'esprit français tel que tel que nous connaissons la République française. Voilà.
En l'occurrence 1789, c'était les privilèges de la de la bourgeoisie et non les les privilèges des classes des classes ouvrières. Mais d'abord, j'aimerais peut-être que vous me disiez en quoi est-ce que ce que je dis la tisline parce que moi ça me semble être du bon sens. c'est moi, je fais le distingo entre les aides sociales non contributives et les aides sociales contributives.
C'estàd que les aides sociales contributives, vous monsieur, vous travaillez, vous payez des charges et vous payez aussi une protection sociale si demain vous devez vous retrouver au chômage. Si demain après avoir travaillé 4 ans me semble-t-il dont 2 ans avec cont déclaré he c'est ça de sur le sol français et bien vous aurez droit vos indemnités chômage. Ce sont des aides sociales contributives.
En revanche, les aides sociales non contributives, c'est-à-dire le RSA par exemple ou les allocations familiales, et bien là, je considère que ça doit être réservé aux nationaux. Je veux dire, la solidarité nationale, elle est nationale. Il y a 450000 personnes qui rentrent dans notre pays chaque année. 900000 clandestins qui se trouvent sur le sol français et qui euh ce sont des chiffres qui ont été donnés par monsieur Stéphanini qui est un spécialiste de la question de l'immigration et qui bénéficie par exemple de l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la gratuité des des soins, toute la palette de soins gratuite qui est offerte aux étrangers en situation irrégulière.
Bah, je suis désolé, je l'assume mais avec moi, c'est terminé. Évidemment, monsieur que si demain il y a une urgence ou que si quelqu'un est dans une situation du train grande souffrance, on est la patrie des droits de l'homme. Et évidemment que là, c'est une forme d'humanité qu'on le prendrait en charge.
Mais il ne peut pas y avoir ce principe qui consiste à dire vous arrivez en France, vous avez droit à la protection sociale, vous avez droit au logement, vous avez droit aux soins. La France n'est pas un guichet social. Nous sommes dans une situation économique qui est difficile et c'est vrai si demain nous arrivons à la tête du pays en réservant les aides sociales aux familles françaises, on va gagner 20 milliards d'euros par an.
Et ben, croyez-moi, dans un pays où il y a des millions de gens qui n'arrivent plus à se chauffer, où on a un retraité sur trois qui n'arrivent plus à se soigner parce que le reste à charge est trop important, et bien je pense que ça va être un gain d'argent très important et considérable pour le rendre aux gens qui en ont le plus besoin. Évidemment qu'il y a de la souffrance partout. Évidemment que de par nos frontières, il y a des difficultés.
Mais moi, je suis un élu français et si les Français me choisissent choissent le Rassemblement national Marine Le Pen demain, c'est précisément pour répondre à leur problème. Et si le système de solidarité est universel et ouvert à la terre entière, ben alors il s'effondre et il est en train de s'effondrer aujourd'hui, notamment sous le poids d'un accueil toujours plus important de gens qui ne font pas non plus, monsieur tout le temps l'effort que vous faites et qui êtes louable de travailler, de respecter les lois et d'être dans une forme de de cohésion et de vivre ensemble avec le reste de la communauté nationale. Mais comprenez que gouverner c'est choisir, qu'on aura des choix à faire et que je n'attis pas la haine quand je défends une mesure qui est plébiscitée par 71 % des Français.
Si je suis votre logique, la fonction publique, on devrait faire sauter le critère de nationalité dans la fonction publique. Merci, c'est très intéressant mais il y a beaucoup de personnes qui doivent prendre la parole et il faut qu'on il faut qu'on enchaîne. 20 milliards d'euros, c'est votre chiffrage he Jordan Bardella, je le précise.
C'est mon chiffrage, l'Institut Montaigne va jusqu'à 10 à 15 milliards d'euros par an. Le mien nous donne 20 milliards mais je suis un optimiste. Autre témoignage et autre problématique, on vous retrouve Stéphan Manigold.
Vous avez 45 ans, je le disais donc votre parcours, il est très c'est le parcours du mérite. Vous étiez un enfant de la DAS, on l'a dit, en Alsace, je crois. Et puis vous êtes devenu à quelques années un chef d'entreprise à succès.
Vous avez aujourd'hui h restaurants dont six étoilés, je crois. Euh et vous souhaitiez interroger Jordan Bardella sur son programme économique et en particulier et on en parlait un peu, son programme de dépenses publiques sur quel point précisément. Bonsoir monsieur Pujadas, bonsoir euh monsieur Bela.
Bonsoir. Euh c'est j'ai lu avec beaucoup d'attention votre programme économique et euh je ne souhaite pas qu'on fasse de la politique mais qu'on reste sur du concret pour les Français. Euh et je dois dire que je suis un peu surpris parce que votre programme c'est à mon sens uniquement des dépenses.
Je vais illustrer. Je viens de vous donner 20 milliards d'euros de recettes là quelques secondes. Je Oui, mais je alors j'aimerais apporter une première à minimaur que vous venez de commettre.
Vous avez indiqué que les salariés cotisants pour le chômage euh ils y ont droit derrière. Je rappelle simplement que depuis 2019, seuls les entreprises par exemple cotisent uniquement pour l'assurance chômage. Les salariés ne cotisent plus pour l'assurance chômage.
Donc ça c'est important de travail, il y aura droit. Oui, mais c'est quand même les entreprises qui Oui, oui, bien sûr. Bien sûr.
Mais un étranger en l'occurrence qui travaille, ça c'est pas un droit qu'on retire, vous voyez. D'accord. Alors, de quel pensez-vous ?
Là, là, j'en ai relevé cinq, mais on va en prendre une première. Il y a l'exonération d'impôts sur les revenus des moins de 30 ans. Absolument.
Formidable. Moi, je trouve que cette idée, elle est géniale. Elle est géniale pour Ky Mbappé.
Elle est géniale pour tous les traders en Rolex. Elle est absolument formidable pour faire revenir tous nos influenceurs qui font des TikTok à Dubaï. Mais alors, j'ai j'ai noté que monsieur Chenu nous avait rassuré en indiquant qu'il pourrait y avoir des plafonds et que c'est au Parlement de décider.
Donc ça, je l'ai bien relevé et justement on va y arriver. Mais euh 80 % des salariés français gagnent moins de 2200 € par mois. 80 % des Français.
Donc toutes celles et ceux qui nous écoutent et d'ailleurs on pourrait faire un petit sondage rapide si vous me permettez monsieur Pijjad. Je connais personne dans cette salle mais j'aimerais bien juste ceux qui gagnent plus de 4000 € par mois. Je parle au public et peut-être derrière vous derrière l'écran vous pouvez le faire.
Ceux qui gagnent plus de 4000 € par mois est-ce que vous pouvez lever la main par intell je vais lever la main. Nous sommes aussi puisque vous connaissez le salaire des élus. Absolument.
Nous sommes trois et combien ? Quatre avec monsieur Pujadas, 5 avec madame. Combien d'entre vous gagnent moins de 2500 € par mois ?
N'ayez pas peur. Voilà. Voilà la popularité en gros de votre mesure, monsieur Bardella.
Alors, ma question, elle est très simple. Pour cette première mesure, elle s'adresse à qui ? Si vous me permettez, la présentation est quelque peu caricaturale.
Vous savez qu'on a 43 % des Français qui pellent un potô sur le revenu et que nous avons fait de de la défense du pouvoir d'achat une des grandes ambitions lors de la dernière élection présidentielle avec notamment la volonté de baisser les dépenses contraintes et on avait mis le focus sur la question énergétique parce que je pense que la facture d'énergie comme les dépenses énergétiques des entreprises sont aujourd'hui un levier sur lequel en renégociant les règles européennes de fixation des prix de l'électricité, nous pourrions agir mais on aura peut-être l'occasion d'en parler après. La baisse de la TVA sur l'énergie, c'est encore une énorme dépense. C'est une mesure dont on a prévu de parler.
On en parlera juste rester sur le salaire, s'il vous plaît. Vous répondre, vous m'avez posé une question concrète, je vais vous répondre très concrètement. Il y a 150000 jeunes, on a parlé de l'immigration, maintenant on va parler de l'immigration.
Il y a 150000 jeunes qui quittent notre pays chaque année parce que ils ne trouvent pas les opportunités de vivre et de travailler au pays. Je suis tout autant préoccupé par l'immigration. que par l'immigration et à l'heure de l'intelligence artificielle, à l'heure de tous les grandes mutations et de les tous les grands bouleversements qui sont induits par l'évolution technologique et cette guerre que se lance aujourd'hui les grandes puissances et notamment les entreprises privées vers la maîtrise de l'intelligence artificielle et de cette conscience de l'intelligence artificielle.
Moi, je souffre beaucoup de voir que tous nos talents, que tous nos jeunes ingénieurs, que tous ceux qui sont formés à cachant ou à Polytech, alors que nous avons les meilleurs chercheurs au monde, les la meilleure matière, le meilleur capital humain en matière d'intelligence artificielle, soit une fois le diplôme obtenu contraint d'aller s'expatrier, d'être embauché par une société américaine et d'aller travailler en Californie dans le Delaware ou d'aller s'exprimer s'expatrier au Moyen-Orient. Moi, je souhaite que la France puisse garder ses cerveaux, qu'elle puisse garder ses talents. Et on se rend compte qu'aujourd'hui une grande partie de l'immigration qui arrive dans notre pays est une immigration peut qualifiée ou pas qualifiée et qu'une grande partie des gens qui sortent dans notre pays et de l'immigration sont souvent des gens qualifiés, voire très qualifiés.
Et moi, je ne me résoudrais jamais avoir toute cette tous ces cerveaux, tous ces talents, tous ces jeunes français qui demain ont vocation à faire rayonner les secteurs de pointe de l'économie française d'aller s'en aller à l'étranger. Vous prenez toujours Mbappé, vous prenez toujours Mbappé, il y aura toujours moyen de mettre en place une contribution sur les très hauts revenus. On en a parlé au début de cette émission et nous le ferons.
Mais juste je trouve que l'idée même qui consiste à dire jeunes français, vous êtes parmi les plus diplômés de France, vous ne trouvez pas l'opportunité de vivre et de travailler au pays et bien en rétablissant la sécurité, en exonérant l'impôt sur le revenu jusqu'à 30 ans, en recréant les opportunités, le soutien à l'écosystème des start-ups, et bien on va vous permettre non seulement d'être formé dans les meilleures écoles en France, mais demain de faire rayonner notre pays et d'y développer les meilleures entreprises, les meilleurs TPE PME, les meilleurs start-up et les meilleures boîtes de la tech. Et juste pour vous pour vous répondre parce que vous avez pris tout le monde a parti assez justement. Euh on est d'accord sur le fait que euh il y a peu de jeunes de moins de 30 ans qui paient un poste sur le revenu.
Donc je c'est pas ça qui va effondrer la la le déficit public, mais je pense qu'il y a un effet retour et je pense que de permettre précisément à ces jeunes-là de rester en France et de leur envoyer un signal en disant "On vous aime, on veut vous garder, on veut que vous montiez vos boîtes en France". Et ben ça pour moi c'est un formidable message d'espoir et d'optimisme. Monsieur Bardella, vous vous avez pas vraiment répondu directement à la question mais j'entends que les élites reviendront, les chercheurs et cetera.
En tout cas, je souhaite mais moi aussi mais je note aussi que 30 % de celles et ceux qui nous écoutent sont au SMIC et euh l'économie que vous proposez c'est réellement 1,50 € par jour soit l'équivalent d'un café s'ils veulent venir dans nos dans le bistro ou l'équivalent d'une baguette par jour parce qu'il paye très peu d'impôt parce qu'il paye déjà très peu d'impôts et que en réalité j'ai lu comme je vous le disais en prule votre programme économique et qu'il ne s'attaque pas à un fléo qui s'appelle le coût du travail absolument et je note une contrad adiction terrible mais terrible également de madame de Montchalin qui vient de fermer le sujet sur la TVA sociale. Vous avez vous-même fermé le sujet de la TVA sociale. Or la TVA sociale c'est quoi ?
C'est fracasser le coût du travail pour ceux qui n'ont pas de valeur. Moi je suis chef d'entreprise sur certains de mes établissements. Monsieur Bardella, faut quand même l'intégrer.
Le coût du travail représente jusqu'à 58 % de mon chiffre d'affaires. 58 %. On a un coût du travail qui est énorme.
Alors quand vous dites coût du travail, vous parlez de des salaires, vous parlez des cotisations sur les salaires. 58 % quand vous dépensez 100 € chez nous, c'est jusqu'à 58 € qui part en fumée. Mais presque.
Pourquoi ? Parce que les salariés qui nous écoutent non parce que les salariés qui nous écoutent, ils savent une chose, c'est qu'au fond, ce qui leur reste dans la poche, c'est moins de 2200 € en France. C'est le salaire médiant.
Or, ce salaire médian pour le fracasser, pour l'augmenter, c'est pas des mesures telles que vous avez proposé avec le déplafonnement euh du plafond fion de 1,6 fois le SMIC à 3 à 3 fois le SMIC. C'est cette TVA sociale. Vous me baissez euh le coût du travail, vous augmentez de la TVA et concrètement dans la poche de tous les salariés, pas simplement ceux qui partent à la CCON Vallée, c'est entre 200 et 300 € net de plus tous les mois. pour tous celles et ceux qui ont levé la main tout à l'heure réponse de Jordan Bard, vous avez de la chance de et et comme vous avez pu le voir, je je n'ai rien contre les gens qui réussissent, mais vous avez la chance de bien gagner votre vie, mais allez expliquer au je gagne 4600 € net par mois, soit moins de trois fois euh de plus que le plus petit salaire de mon premier et mes premiers salariés dans mon groupe, mon premier actionnaire, ce sont mes salariés.
Vous vous faites partie de ces gens qui réussissent, mais comment vous pouvez expliquer aujourd'hui ? Parce que c'est ça la TVA sociale, dans un pays où il y a un français sur deux qui est à 10 € près quand il fait ses courses, alors qu'on est plongé depuis 5 ans dans une inflation alimentaire et énergétique sans précédent que vous allez augmenter les taxes sur la consommation. Mais je l'assume, je l'assume parce que c'est un modèle.
Mais moi je ne l'assume pas et donc je suis en désaccord avec cette mesure, monsieur Madigol, là où je vous rejoins, c'est qu'il faut rapprocher le bruit du net. et que le travail ne paye pas suffisamment dans notre pays. Pourquoi ?
Parce qu'il y a trop de charges et là je suis en total accord avec vous. L'enjeu, c'est de rapprocher le brut du net. Mais monsieur Manigold, si on ne fait pas des économies sur la mauvaise dépense publique, si on ne réduit pas la mauvaise dépense publique de l'État dans un État qui a un/3 de dépenses de fonctionnement, un/3 de dépenses sociales, alors on ne peut pas redonner de marge de manœuvre à la fois à l'entreprise et moi je suis pro business, pro entreprise.
Je pense qu'on doit la paix au chefs d'entreprise, qu'on doit simplifier la vie des chefs d'entreprise, qu'on doit diminuer cette surchauffe réglementaire qui paye aujourd'hui sur votre activité et qui est en fait un impôt de papier. Je suis pour la baisse de l'impôt de production parce que je crois qu'il y a un effet retour et je crois que quand on baisse l'impôt de production, c'est un impôt injuste qui pèse sur le haut du compte d'exploitation mais on le récupère ensuite en création de richesse. Mais je pense que de l'autre côté le travail doit mieux payer.
Et pour rapprocher le bruit du net, pour baisser les charges, pour baisser la CSG, parce que c'est ça la finalité de la TVA sociale, alors il faut que l'État réduise sa mauvaise dépense publique. Si on ne remet pas l'État sur le chemin de la raison budgétaire, si on ne lutte pas contre les dépenses excessives de l'État, ces innombrables agences dans les qui font doublon avec les compétences des militaires. Mais pourquoi pas faire les deux ?
Vous pouvez moi je pose pas la dépense d'un état obèse, je vous le concède, où il faut baisser le poids de la dépense publique. Mais qu'est-ce quel mal y a-t-il à redonner du pouvoir d'achat 200 à 300 € net tous les mois à l'ensemble des salariés ? parce que demain vous me déduale et tous les patrons qui nous écoutent n'en peuvent plus.
Aujourd'hui, la France, elle est portée par ceux qui ont de la persévérance, qui font des efforts et qui travaillent. Nous, on n peut plus. On a plus d'argent.
Ça sert à rien de venir nous tondre. Votre programme, c'est 30 milliards de dépenses supplémentaires. Et je vais vous donner une toute petite anecdote.
Un mouton, vous pouvez le tondre autant de fois que vous voulez. Il vous produire. Je vous donne des pistes d'économie de l'autre côté.
Ben je je vais vous je vais vous donner l'exonération sur l'impôt sur le revenu des moins de 30 ans, c'est un coût qui est globalement à 4 milliards. La suppression de la TVA sur les 100 produits essentiels, celle que vous souhaitez mettre en place sur les pattes. Donc autant dire que ça va avoir un effet de quelques centimes de plus dans la poche des salariés.
C'est 3 milliards sur la baisse des prix. On l'a vu concernant la responschon parce que de l'autre côté voyez je fais 15 milliards d'euros d'économie sur les aides sociales aux étrangers. Je baisse la contribution de la France au budget de l'Union européenne qui a été multipliée par 3 en 10 ans de 10 à 5 milliards d'euros.
Je dès la première année, je réduis la voilure dans les agences d'État et dans le fonctionnement de l'État de 4 milliards d'euros. Je vais chercher 10 milliards d'euros de lutte contre la fraude. Mais mais si c'est le sujet parce que vous m'accusez de faire des dépenses mais ces dépenses moi je dépense pas de l'argent que je n'ai pas.
Monsieur Manigol, je peux pas entendre par respect. Tous les matins, je suis à 4h dans le mine de Rinchis et par respect pour tous ces travailleurs immigrer. Je peux pas laisser passer le fait que ces gens-là qui travaillent demain n'auront droit à rien.
C'est une question de dignité. Monsieur Bardella. Cette France qui travaille, elle a des devoirs mais elle a aussi des droits.
Et je ne peux pas accepter monsieur Bardella qu'on supprime dans le pays qui est la France des droits. Pourquoi ? Parce que monsieur Pujadas l'a dit tout à l'heure, je suis un enfant qui je suis issu du fruit de la solidarité.
C'est grâce à une économie forte que j'ai pu aller à l'école. C'est grâce à une économie forte que j'ai pu me soigner. C'est grâce à une économie puissante que je peux être aujourd'hui à la tête d'un groupe et embaucher.
Et j'en suis fier. Mais je peux pas laisser opposer la France qui travaille avec la France des immigés. Pardon monsieur Bardella, c'est un point que nous avons en désaccord profond.
Alors réponse rapide s'il vous plaît Jordan Bardella parce que beaucoup de monde va parler et là on n'est pas dans les temps. D'abord ce que j'aime avec vous c'est quelque chose très clair et et il y a des points effectivement comme vous le mentionnez sur lequels on ne sera pas d'accord. Moi, je considère que c'est pas normal d'offrir la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière quand on a un retraité sur trois qui n'arrive plus à se soigner.
Et vous savez des étrangers en situation réguliè mais un étranger qui vient et qui travaille dans notre pays c'est si demain il est au chômage il aura droit à ses allocations chômage sur la durée sur laquelle il a cotisé. Je veux dire, mais le simple fait que on puisse bénéficier des allocations familiales, qu'on puisse bénéficier d'un logement social alors que pour moi c'est une aide sociale quand on vient d'arriver dans un pays, bah pardon mais ça me pose un problème, ça me coûte de l'argent et ça pose un problème à beaucoup de français. Il s'agit pas de stigmatiser.
Je veux dire, en Suisse, à Monaco, dans des pays frontaliers de la France, on met en place cette priorité nationale et les citoyens du pays, ils ont un avantage. Ça veut pas dire qu'ils ont une exclusivité, mais ils ont un avantage. Et là où votre TVA associale, pardon, est injuste, c'est que vous allez faire payer les retraités.
Non parce que parce que vous allez bien sûr que si vous augmentez très rapidement bien et mais vous le savez très bien pour une raison très simple, c'est que ce que vous pensez prendre sur la consommation et redonner sur le salaire, vous ne le prenez que sur la consommation de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à se chauffer, à régler leur leur leur cadit et à mettre de l'essence dans la voiture quand ils se déplacent encore. Or eux, vous n'allez pas leur redonner. Et donc votre mesure, elle consiste à faire payer la France qui a travaillé.
Et vous me parlez d'opposition et de division. Moi je ne veux pas opposer la France qui travaille à la France qui a travaillé. Merci Stéphane Manigold.
On enchaîne justement. On enchaîne justement. Enchaînons précisément avec ce sujet des retraites.
On vous retrouve Sophie Dupré. [Musique] Vous je le disais vous avez 55 ans et votre âge compte d'une certaine manière. C'est pas très élégant de donner l'âge mais je le donne parce que vous êtes vous dirigez une société de boulangerie.
Vous vivez aujourd'hui euh en Martinique et la question que vous vous posez, elle est toute simple et peut-être beaucoup se la posent. Euh ceux qui n'ont pas compris votre programme précis sur les retraites, je je vous laisse la parole Sophie Dupré. Oui, en effet.
Bonjour monsieur Bardella. Bonsoir madame. Euh c'est vrai que bah on fait la transition, la France qui travaille, la France qui est à la retraite.
On sait que vous aimez bien un petit peu de reloter parfois nos retraités, qu'on apprécie tous beaucoup. Cependant, ils sont aussi inquiets de savoir ce que de ce qui va devenir de leur retraite. On a eu des pays voisins.
Euh c'est quand même notre premier poste, c'est quand même les retraite. Absolument. Euh ceux qui sont à la retraite souhaitent évidemment la garder, ont peut-être peur également de de moins gagner à un moment donné.
Les casses sont vides, monsieur Bardella, moi j'ai 55 ans, je suis dans la mauvaise tranche. Elle qui partirait à la retraite à 64 ans si vous n'étiez pas élu ou je ne sais pas justement. On ne sait plus et je crois qu'aujourd'hui on le sait par contre, c'est que ça va être la question qui peut faire basculer la présidentielle.
En effet, donc monsieur Bardella, si vous êtes vous ou votre parti ou Marine Le Pen élu président de la République, à quel âge les Français partiront à la retraite ? Et tous les Français, s'il vous plaît, qu'ils soient à la SNCF, dans les boulangeries ou dans les restaurants ? Ben d'abord merci pour merci là encore pour votre votre franchise.
Vous avez raison de rappeler que les retraites vont probablement être au cœur de la prochaine élection présidentielle parce que les caisses sont vides. Même si je mettrais quand même un bémol, c'est que les Français payent de plus en plus et finissent par se demander où passe l'argent parce qu'on est dans un pays où les prélèvements obligatoires sont parmi les plus élevés de l'OCDE. Et plus les gens payent, plus les gens cotisent, plus les gens redonnent de l'argent à l'État.
Moi, ils ont le sentiment d'avoir de rétribution en terme de modèle social. évidemment de service public. Euh d'abord rapidement sur la situation parce que je pense que c'est important que tout le monde ait un aperçu de la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
On sait que les questions sont vides. En 1965, il y avait quatre actifs pour un retraité. En 2024, on est à 1,7 actifs pour un retraité.
On a un déficit aujourd'hui de 6 milliards d'euros qui sera porté probablement entre 10 à 15 milliards d'euros à l'horizon 2030. Donc c'est évidemment un sujet majeur. Moi je me suis opposé et j'étais opposé à l'âge à la réforme d'Emmanuel Macron.
Pourquoi ? Parce que je la trouvais injuste socialement, inefficace économiquement au point tel qu'on est en train de remettre ce sujet sur la table. Donc on sait que non seulement la promesse de redressement des comptes n'a pas été tenue, mais qu'elle est en plus injuste socialement parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont commencé à travailler très tôt, qui font des métiers difficiles, qui n'ont pas la chance que nous avons de travailler dans des bureaux qui sont climatisés pendant l'été et qui sont chauffés pendant l'hiver, qui font des métiers de force, qui font des métiers manuels, qui font des métiers difficiles.
Et j'ai toujours considéré et c'est pour ça que je me suis opposé à la réforme d'Emmanuel Macron que cette France là, elle avait le droit de partir à la retraite beaucoup plus tôt. Beaucoup plus tôt. C'est quoi ?
En 2022, d'abord, nous avions évolué par rapport à 2017 pour une raison très simple et c'est un peu le sous-entendu que je prends dans votre question lorsque vous n on ne sait plus parce que la situation budgétaire dont nous nous apprêtions potentiellement à à hériter en 2022 n'était pas la situation de 2017. En 2022, nous avions dit une chose très simple, il fallait une progressivité et cette progressivité, elle commençait à 60 ans et 40 annuités pour les gens qui ont commencé à travailler avant 20 ans, c'est-à-dire généralement les métiers les plus difficiles et qu'au-delà, il devait y avoir une progressivité qui dans ce que nous avions défendu en 2022 allait jusqu'à 62 ans et 42 annuités. Je ne sais pas à quel âge vous avez commencé à travailler.
Ni euh c'est calcul qui est parfois complexe, mais on avait 13 ans à quel âge ? à 20 ans. Bon et ben à 20 ans, c'était 42 annuités avec un départ à l'âge légal de 62 ans.
Donc madame partirait à 62 ans absolument pas 64 ans comme la loi le prévoit aujourd'hui. Non maintenant que quand vous ayez commencé à travailler à 24 ou 25 ans, vous partiz à la retraite à 65 66 ans, ça choque personne. Je veux dire quand vous avez commencé à travailler très tard, il est normal que vous puissiez partir très tard à la retraite parce que ça veut dire que par définition votre métier était beaucoup moins exposant. le sujet du pardon Jordan Baron vous revenez sur cette barre des 64 ans et vous dites ce sera 62 ans.
Oui. En tout cas nous ne toucherons pas il n'y aura pas de report de nouveaux reports de l'âge de départ à la retraite et vous reviendrez même en arrière mon sujet les dernières élections législatives il y a quelques mois euh vous savez que l'état de la situation budgétaire dans laquelle on aurait potentiellement trouvé le pays était extrêmement difficile. J'avais dit ce que nous pouvons faire dès le premier vote du budget, dès le premier budget au mois d'octobre, c'était faire en sorte que ceux qui ont commencé à travailler à 20 ans et avant 20 ans puisse partir à la retraite avant 20 ans à 40 annuités et avec un âge de départ légal à 60 ans.
Ce sont les carrières longues. Je pense que il serait invraisemblable, injuste et injustifiable de transiger sur cet engagement budgétaire. Maintenant que quand vous avez commencé à travailler un peu plus tard, vous partiz plus tard, c'est parfaitement normal.
Combien faudrait-il de d'annuité ? Combien faudrait-il d'années de travail ? On était à 42 annuités. 42 annuités, on est aujourd'hui à 43.
Absolument. 42 annuités. 42 annuités, c'était 9 milliards d'euros par an.
C'était un choix budgétaire là encore que nous assumions et contrairement à ce que monsieur Manigol tout à l'heure, nous le compensions de l'autre côté et notre budget il était à l'équilibre et je tiens à votre disposition. On enlera peut-être beaucoup de pistonomie parce que je pense mais on échangera en plateau était euh évidemment à à l'équilibre parce que encore une fois on a conscience de l'argent public. Le sujet du modèle actuel de la retraite par répartition c'est que dans un modèle où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent plus en France aujourd'hui le premier emploi significatif le premier emploi stable il est à 27 ans.
C'est 23 ans en Allemagne. On rentre beaucoup trop tard sur le marché du travail. Il n'y a pas assez de gens qui en proportion travaillent dans notre pays.
Je pense que le sujet c'est pas est-ce que les gens travaillent assez ou ne travaillent pas assez. Le sujet c'est qu'il n'y a pas assez de gens en quantité qui travaillent dans notre pays. Et si on ne met pas en place que pour vous euh on revient à 62 ans sauf si on a commencé avant 20 ans où là ce sera 60 ans.
Ce sera 40 annuités. 40 annuités pour les mois de 42 annuités. Je pense qu'à terme il faudra parler en nombre d'annuités.
Pour quel coup ? Et euh le coût en 2022 c'était 9 milliards. Maintenant euh à 2 ans de l'élection présidentielle, il m'est difficile de vous dire aujourd'hui à 2 ans de l'élection présidentielle dans quel état est-ce que nous allons trouver la situation des finances publiques.
Mais moi, ce qui me pose problème, c'est d'aller demander des efforts aux gens qui ont bossé. c'est d'aller demander des efforts aux gens qui ont contribué alors que les mauvaises économies dans la mauvaise dépense publique euh ne sont pas ne sont pas fait. Donc notre réforme à la vocation à être juste socialement, à être efficace économiquement parce qu'il faut pousser les jeunes à rentrer plus tôt sur le marché du travail.
Le conve qui est en train de s'achever ne reviendra pas sur 64 ans et les synd la CFDT accepte de pas revenir visiblement sur les 64 ans à condition vous vous dites on reviendra à 62 ans. Je dis que monsieur Pujadas que on soit extrêmement clair je ne peux pas vous dire maintenant dans quel état économique et budgétaire je vais trouver le pays dans 2 ans. Mais je vous dis une chose, c'est que on ne transigera pas avec les carrières longues et que encore une fois dans un pays où la moyenne de cotisation aujourd'hui 43 ans c'est la durée de cotisation pour arriver à la retraite.
La moyenne aujourd'hui dans laquelle on cotise dans notre pay dans laquelle un travailleur cotise, c'est 38 annuités en moyenne. Donc quand vous commencez à travailler plus tard, que vous partiez plus tard, ça ne choquera personne. En revanche, il faut à tout prix impérativement et justement protéger ceux qui ont commencé à travailler.
Dernier mot Sophie Dup et donc nos cotisations salariales patronales vont bien entendu baisser. Pourquoi vous dites cela ? Faudra financer tout ça parce que c'est que on peut pas soit vous augmentez l'âge de retraite et on maintient nos nos taux de cotisation, soit vous le baissez, on augmente nos cotisations.
Enfin ou alors vous allez chercher l'argent ailleurs. Mais ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que le choix des le choix des 9 milliards que nous avions fait pendant la présidentielle est un choix qui était évidemment compensé. Mais juste moi ce qui m'embête et vous soulignez la question des cotisations.
En fait, ça m'embête de demander des efforts toujours au mêmes quand de l'autre côté l'État ne réduit pas sa mauvaise dépense publique. Or évidemment que les retraites représentent un poste de dépense considérable mais si on ne recrée pas un cycle économique vertueux, si on ne pousse pas les jeunes à rentrer plus tôt sur le marché du travail, alors on ne pourra plus jamais parler de cotisation. L'agriculture et l'écologie.
Rebonsoir Claire Madeleine Perdria. Vous êtes agriculturus à Cisterne en Auvergne, fille petite fille arrière petite fille d'agriculteur. Vous vous élevez des brebis, des vaches, vous faites du fromage de brebis, du fromage de vache.
La fameuse fourme d'Amber, c'est ce que vous m'avez dit juste avant. Mais vous êtes aussi docteur en physique chimie. Et donc quand en oui en physique chimie quand vous êtes revenu reprendre la ferme familiale vous vous êtes dit suite à votre père qui avait déjà entamé cette démarche je crois il faut impérativement réconcilier l'agriculture et l'écologie il faut baisser diminuer la consommation de produits chimiqu et vous dites Jordan Bardella n'a pas du tout cette approche il fait fausse route.
Quelle question voulez-vous lui poser ? Bonsoir. Oui nous sommes en agriculture biologique.
Ma question est très simple. l'agriculture que propose la loi du plan qui est une loi qui est un carnet d'horreur et que vous soutenez est une agriculture désuète qui va dans le mur. Je précise pardon la loi dont vous parlez, il s'agissait de revenir sur la fin de certains produits chimiques justement et de revenir en quelque sorte aux normes européennes.
Je je dis pas de bêtises. Oui. Enfin, c'est un petit peu plus compliqué lois de simplification des contraintes notamment environnementales qui sont Je finis s'il vous plaît.
Donc euh pourquoi vous n'écoutez pas et que vous n'entendez pas et que vous défendez pas l'agriculture paysane et l'agriculture biologique de notre pays pour la souveraineté alimentaire ? Euh j'ai cru comprendre dans dans le ton de votre question qu'on serait peut-être pas d'accord sur le sur la question agricole. Euh vous savez, il y a beaucoup de d'agriculteurs qui évidemment votent pour le pour le Rassemblement national parce que euh le discours que j'ai porté lors des élections européennes est un discours qui d'abord vise à dire euh euh je je refuse que l'agriculture française soit plongée dans la décroissance.
Or le Green Deal, le pacte vert contre lequel je me bats au Parlement européen et sa déclinaison de la ferme à la fourchette qui prévoit effectivement la multiplication de contraintes environnementales, l'interdiction d'un certain nombre de produits phytosanitaires. Évidemment qu'il y a des produits physiosanitaires, évidemment qu'il faut à terme chercher des alternatives, mais on ne peut pas interdire du jour au lendemain avec des objectifs complètement irréalisables de se priver de la moitié des produits phyx à l'horizon 2030 quand il y a pas d'alternative parce que vous laissez beaucoup d'agriculteurs sans solution. Donc moi, je considère que nous avons aujourd'hui un modèle économique qui est parmi les plus vertueux et les plus propres au monde.
Je la France c'est 0,6 % d'émission de CO2. Et je n'accepte pas, je termine si vous me le permettez, que on rende les normes environnementales toujours plus dures pour nos agriculteurs, au point qu'aujourd'hui ils ne peuvent plus bosser alors que nous avons l'agriculture la plus propre au monde et pendant que dans le même temps, on les met en concurrence avec des agricultures venues du Mercosour, venu du Brésil, venu du CETA, venu de Nouvelle-Zélande ou du Chili qui ne respectent aucune des normes qu'on impose à nos agriculteurs. Comment vous osez dire ça ?
Il est montré dans la non dans la littérature scientifique dans les données scientifiques. Il est clairement établi que l'utilisation de phytosanitaires est en lien avec l'augmentation des cancers chez chez l'homme. En plus, si vous écoutez les revendications des agriculteurs, c'est des revendications de revenus, de conditions de travail.
La loi du plan, c'est quoi ? La loi du plan, c'est un écoide. C'est on va encore accélérer la perte de biodiversité.
C'est la biodiversité, c'est des animaux, c'est des végétaux et c'est des micro-organismes. C'est uniquement eux qui nous nourrissent. C'est aussi un scandale de santé publique parce que dans les années à venir, ces molécules toxiques, c'est des molécules qui sont reconnues toxiques par la littérature scientifique, par les données scientifiques vont être épendues dans les champs.
On va les retrouver dans le sol, dans l'air, dans l'eau, mais aussi dans votre lait, dans votre fromage. C'està dire que siamant, on est en train de de rendre contaminer les gens et vous dites, vous osez dire que l'agriculture est vertueuse. La seule et unique agriculture virtuelle s'appelle l'agriculture biologique qui existe depuis des décennies qui est une alternative tout à fait viable puisque la ferme sur laquelle je suis, ça fait 20 ans qu'elle y est.
Elle n'utilise aucun engrais de synthèse, aucun produit phytosanitaire, aucun OGM. Cette alternative là, elle existe. Il faut l'entendre et la défendre.
Alors réponse de je préfère consommer du du conventionnel français que du biobrésilien. Donc il y a des il y a des exploitants qui sont passés en bio qui sont très contents et il y a aussi et moi j'en rencontre beaucoup beaucoup d'exploitants qui sont passés en bio et qui compte tenu de la la dureté aujourd'hui des des normes avec lesquelles ils doivent travailler pendant encore une fois qui sont mis en concurrence avec des produits importés qui ne respectent aucune des normes qu'on impose à nos agriculteurs. Ça pose un problème.
L'écologie, oui bien sûr. L'écologie raisonnable et praticable. Oui, bien sûr madame, mais quand on interdit des produits alors qu'on a pas d'alternative et bien les gens ne peuvent plus bosser et ça pose aujourd'hui un problème.
Déjà, il faut déjà la première des choses, c'est sortir de l'agriculture de l'économie de marché, ce que vous ne proposez absolument pas. Non, absolument pas. Vous êtes dans une économie de marché.
C'est pas à dire qu'il faut sortir du mercour qu'on sort l'agriculture, d'une agriculture de marché. Les céréales sont en cotation, le lait est en cotation. La seule et unique agriculture et qui est viable, c'est l'agriculture que je mène.
C'est en agriculture biologique, en circuit court avec les avec le consommateur. C'est pas une agriculture proposée par la loi du plan que vous soutenez. C'est vous augmentez la dépendance de l'agriculture à l'agro agroalimentaire, à l'agrochimie.
Évidemment, bien sûr que si. Madame, dernière réponse, c'est le pardon, mais c'est le Green Deal et c'est l'impossibilité pour nos agriculteurs de bosser et la fermeture de 100000 exploitations agricoles en 10 ans qui nous empêche aujourd'hui et qui empêche les agriculteurs de de travailler. Enfin, je veux dire, quand vous avez un coût du travail élevé, quand vous avez des factures énergétiques qui s'envolent, quand on menace de vous supprimer l'avantage sur le GNR que nous avons permis de préserver la fiscalité avantageuse sur le gazol non routier qui est utilisé par les agriculteurs quand vous êtes mis en concurrence avec des produits du bout du monde.
Moi, je suis pour l'exception agriculturelle. Je suis pour qu'on sorte l'agriculture des accords de libre échange parce que je pense que dans le cadre européen aujourd'hui actuel, l'Union européenne par la décroissance imposé par le Green Deal ne veut plus d'agriculture française et que pour permettre à l'Allemagne d'exporter des Mercedes, on sacrifie nos agriculteurs. Je suis pardon madame en désaccord avec cette logique.
Je suis pour que non seulement on sorte l'agriculture des accords de libre échange et qu'on négocie des accords commerciaux au cas par cas lorsqu'on y a intérêt, mais je suis aussi pour le patriotisme économique parce que oui, je crois que nous avons l'agriculture la plus vertueuse au monde et je pense que dans le cadre des marchés publics, on doit avantager ceux qui produisent en France. Un agriculteur français doit être prioritaire dans les cantines des écoles, des collèges, des lycées. Il est anormal que dans la restauration collective, on ait euh euh une viande bovine sur deux qui soit consommée, qui soit d'origine importée.
Donc moi, je crois à à à un modèle très simple pour l'agriculture, pardon, la production, produire, produire, produire et permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail, de vivre de leur salaire. Or aujourd'hui, ça n'est pas le cas. et l'écologie punitive qui est dirigée contre nos agriculteurs et pardon hein enfin qui a mis des dizaines de milliers d'agriculteurs dans les rues du pays ces derniers mois.
Il faut entendre cette douleur, il faut entendre ce mal. Je conçois que vous ne soyez pas d'accord avec moi, mais on peut pas que l'écologie punitive attire la colère de beaucoup d'agriculteurs. Derniers mot deux derniers mots.
Écoutez les agriculteurs, ils veulent un revenu. À l'heure actuelle, un agriculteur, un agriculteur ce n'est pas lui qui facture la vente de ses produits, c'est l'acheteur. C'est pas faut arrêter, l'écologie n'est pas un bouqu émissaire.
Merci. Merci Claire. Juste pardon.
Non mais vous avez non juste sur le revenu parce que peut-être qu'on peut finir sur un pas d'accord sur le revenu. La vente à perte, elle est interdite en France. Il y a qu'une seule filière et qu'un seul métier pour lequel elle est elle est tolérée, c'est les agriculteurs.
On a fait voter des lois au Parlement français pour mieux répartir la marge, pour empêcher la vente à perte et pour permettre à nos agriculteurs de ne pas travailler à vide. ces lois n'ont jamais été appliquées. Donc j'ai une lecture différente de la question écologique parce que je pense qu'elle est excessive aujourd'hui.
Je vois que vous levez les yeux et que sans doute vous plus soyez sur ce que je viens de dire. Mais en tout cas sur le revenu l'urgence c'est de permettre à nos agraire. Faut mieux répartir la marge et abaisser les dépenses contraintes.
Et l'ambition que je porte sur le marché européen de l'électricité, c'est faire en sorte queon décorrèle la fixation des prix de l'énergie français avec l'Europe pour permettre à la France de bénéficier des fruits de la production nucléaire et d'avoir une électricité bon marché qui en théorie devrait faire de la France un paradis énergétique. Bonsoir Lud Grenau. Donc je le disais, vous venez d'Orsine, vous habitez à Orsine, donc en Auvergne ou voilà l'Auvergne bien représentée ce soir.
Vous êtes commercial mais vous êtes surtout depuis le début de la guerre en Ukraine en particulier très engagé pour l'Ukraine, vice-présidente de l'association Agir ensemble pour l'Ukraine. Je crois que vous êtes allé là-bas une quinzaine de fois depuis le début de l'invasion russe. C'est ça hein.
Donc vous allez là-bas pour amener apporter des vivres, apporter des médicaments. Vous accueillez aussi des familles ukrainiennes. Je crois que vous avez quelqu'un chez vous en ce moment.
Une étudiante, c'est ça ? Adolescente. Ouais.
Bon et vous avez un doute sur l'engagement du Rassemblement national dont la proximité avec la Russie était de notoriété publique il y a une dizaine d'années qui aujourd'hui dit non la Russie est l'agresseur et l'Ukraine est l'agressée. Mais vous avez un doute. Quelle question avez-vous à poser à Jordan Bardella ?
Bonsoir monsieur Bardella. Euh effectivement, vous dites moi ce qui ce qui m'interpelle, c'est que vous dites publiquement que vous soutenez l'Ukraine, que l'Ukraine est un peuple souverain qui a le droit de se défendre et qui a le droit à sa souveraineté territoriale et et nationale. Ça, on est tout à fait d'accord.
Euh vous dites qu'il faut les aider à se défendre, à tenir le front. Vous dites jamais qu'il faut les aider à gagner, mais ça on y reviendra peut-être plus tard. Et moi ce qui m'interpelle surtout c'est que à l'Union européenne dès qu'il y a une résolution notamment la dernière en date qui visait à soutenir l'Ukraine en donnant 0,25 % du PIB des pays européens pour l'aide à l'Ukraine, vous avez voté contre et vous votez contre absolument toutes les lois qui visent à soutenir l'Ukraine au Parlement européen.
J'aimerais juste comprendre quelle est réellement la position du Rassemblement national et la vôtre au sujet du conflit ukrainien. Jordan Bardel. Question franche, réponse franche.
Il y a eu trois textes concernant l'Ukraine au Parlement européen depuis le début de l'année. J'en ai voté deux sur trois. Je ne me suis abstenu sur le dernier que vous mentionnez parce que je considère que d'accorder 0,25 % du PIB à l'Ukraine n'est pas convenable.
Je pense qu'il y a beaucoup de Français qui ne le souhaitent pas. Et surtout au-delà de cet aspect budgétaire, il y avait un point qui m'a paraissait problématique et qui apparaît problématique pour d'ailleurs beaucoup de chefs d'État européens, c'était l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Or, je pense que euh on ne pourra pas construire une paix durable dans la région si euh l'Ukraine entre dans l'OTAN pour la simple et bonne raison que de faire entrer un pays en guerre dans l'organisation transatlantique provoquerait évidemment l'entrée en guerre par accord de réciprocité. de l'ensemble des pays de l'OTAN, ça n'est pas pour demain d'ailleurs et même le président de la République Emmanuel Macron qui était très engagé sur le le sujet, même si on a un peu de mal à toujours à lire sa son regard sur la politique étrangère, s'y est opposé.
Euh d'abord le constat sur le conflit peut-être avant parler de la Russie parce que vous me tensez en me disant on a une proximité historique avec la Russie. Je je vous rappelle qu'en 2017, le premier chef d'état à avoir été reçu par le président de la République en grande pompe au château de Versailles, c'était Vladimir Poutine. Je l'ai dit, je l'ai dit dans mon livre, je l'ai je l'ai écrit, je l'ai exprimé, je le dis à la tribune du Parlement européen.
Il y a eu dans la classe politique occidentale et notamment européenne une naïveté collective à l'égard des ambitions et des intentions de Vladimir Poutine. nous fait souvent porter le chapeau. Mais je rappelle que dès son élection, le président de la République parlait d'une alliance sécuritaire et d'un partenariat de défense avec la Russie qu'il a envoyé monsieur Ledrillan rencontrer monsieur Lavrov dès l'été 2017 pour dialoguer, pour organiser des partenariats avec la Russie.
Le président de la République savait-il les intentions réelles du président Poutine ? J'imagine que non. Je ne les connaissais pas non plus.
Et même monsieur Zelenski, le président ukrainien pour lequel j'ai beaucoup de respect, la veille de l'invasion euh euh russe, en tout cas quelques heures avant, indiquait qu'il ne croyait pas à une possibilité russe d'envahir l'Ukraine. Ma position très Fran Hollande avait annulé la livraison des navires mistrales et Marine Le Pen était allé lors de sa campagne électorale en 2016-207 serrait la main de Vladimir Poutine. Mais oui, dans pardon dans une dans dans une époque qui était qui était différente.
Encore une fois, le président de la République, monsieur Macron, a reçu monsieur Poutine sur son lieu de vacances. La réalité, c'est que avec la Russie de Poutine, on gagne du temps depuis plusieurs années. Je dis en 2008, le président Sarkozil a obtenu un retrait partiel des troupes de Géorgie.
Monsieur Hollande avec madame Merkel par les accords de Min qui n'ont jamais été appliqués a permis de gagner du temps et là il est vrai qu'en 2022 la France n'a n'a rien obtenu et je pense que ça dit beaucoup de la la façon dont la France est aujourd'hui en train de sortir des affaires du monde à commencer par les affaires qui s'organisent sur son propre sol et en tout cas sur le le sol européen. Moi je l'ai dit je suis patriote et souverainiste. Je suis patriote et souverainiste en France donc je suis patriote et souverainiste aussi quand un pays aux portes de l'Europe est agressé.
Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national, maire de Perpignan, est allé dès le début de la guerre à la frontière accueillir, prendre en charge, rapatrier des réfugiés ukrainiens et il a eu raison de le faire. Convaincuous. Je l' convaincu par rien parce que j'ai pas encore dit j'ai pas encore dit grandchose.
Bon alors allez-y mais essayons d'être un peu concis dans les réponses sinon on aura pas le temps de depuis 3 ans le conflit s'en lise. L'effort des nations occidentales pour soutenir l'Ukraine, il est important. La paix ne peut pas être une paix aux conditions de la Russie.
La Russie aimerait que la paix se fasse sur les conditions russes et se fasse dans le cas d'une vassalisation de l'Ukraine. Évidemment que c'est inacceptable, mais il y a aujourd'hui une fenêtre de tir historique parce que pour la première fois depuis le début du conflit depuis 3 ans, il y a un alignement dans le camp occidental de Donald Trump à Georgia Meloni en passant par la France, en passant par tous les pays européens pour se mettre autour de la table pour demander un cesser le feu et pour demander des négociations à la Russie. La Russie au moment où on se parle refuse se cesser le feu et refuse ses négociations.
Il y a eu des pourparlés qui ont été relancés notamment par l'intermédiaire de la Turquie. Il y a eu des échanges de prisonniers et on commence à discuter mais il est clair que les intentions aujourd'hui de Vladimir Poutine à l'égard de l'Europe et à l'égard de la France contestent beaucoup de nos intérêts. Je l'ai dit.
Je veux dire quand sur nos zones d'influence historique comme l'Afrique la Russie mène des opérations de déstabilisation et d'ingérence. Elle menace et conteste des intérêts français. Lorsque des rafales de l'armée de l'air française sont mis en jou par des radars russes en mer Baltique, la Russie menace et conteste nos intérêts.
Lorsque à Mayotte, alors que l'État des comment revendique la souveraineté d'une partie du territoire français en outre mer et que la Russie prend fait é pour les coms avec des opérations de soutien, de déstabilisation et d'ingérence, la Russie conteste et menace des intérêts français. Donc je ne suis pas dupe sur la menace russe, mais j'ai toujours été extrêmement prudent parce que je sais le poids des mots, je sais le poids des décisions et la Russie est une puissance nucléaire et je crois qu'il ne fait pas bon que deux puissances nucléaires dans la période troublée que nous vivons se regardent face-àface ou aille à une escalade qui soit irréversible. Ellaudie Grenot, je vous venez de dépendre à peu près tout ce que je pense de la Russie et et de ce qui se passe actuellement sur le le le conflit.
Alors juste pour revenir, vous me parliez de 2017 pour Emmanuel Macron. Le conflit ayant commencé réellement en 2014, je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que c'était pas la chose à faire euh d'inviter forcément le président russe à l'Élysée. Ça, il y a pas de de sujet.
Euh aujourd'hui, moi, comme je l'ai dit tout à l'heure, vous voulez aider la l'Ukraine à tenir mais vous ne voulez pas aider l'Ukraine à gagner. Vous êtes contre l'envoi d'armes qui puisse toucher la Russie, donc à longue portée sur le territoire ukrainien. Vous êtes évidemment contre l'envoi de troupes françaises.
Je ne parle pas d'envoyer le fils de Madame Dupont. Euh je parle d'envoyer notre armée de métier, ne serait-ce que pour faire du maintien de l'ordre et de du support de frontière ou de choses comme ça. Vous y êtes totalement opposé.
Du coup, la question c'est aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait pour aider l'Ukraine à gagner, à récupérer ses territoires, à récupérer ce qui ce qui ce qui est à elle. Le conflit s'en liste depuis 3 ans. L'Ukraine peut-il gagner ?
La Russie peut-elle gagner ? est bien malin celui qui est capable de faire des prices. Ce conflit madame, il fait et vous le savez parce que vous y êtes très engagé, c'est parfaitement louable.
Il a déjà fait un million de victimes blessé, morts. L'urgence c'est pas de continuer la guerre. L'urgence, c'est le cesser le feu et c'est qu'on puisse se mettre autour de la table et qu'on puisse faire en sorte que l'Ukraine ait les moyens demain et après-demain de sa défense.
Mais Poutine veut pas parce que Mais si vous avez la solution, alors donnez-la moi. Pour l'instant, tous les chefs d'État européens et le président de la première puissance mondiale sont sur le dossier et manifestement la solution n'est pas simple. Est-ce qu'il faut pas faire pression Russie par ?
J'assume mes positions. Je suis opposé à l'envoi de soldats français et de troupes françaises en Ukraine. Oui, à la formation de pilote de soldats sur le sol français ou dans les pays voisins.
Oui, bien sûr. Je pense que demain, dans le cadre d'un accord de paix, il devrait y avoir entre l'Ukraine et la Russie une zone tampon qui puisse être mise sous l'égide, non pas d'une armée nationale, d'une armée française qui dispose de l'arme nucléaire, mais sous l'égleu, des Nations- Unies. Et c'est peut-être le seul moyen, le seul, la seule voie, la seule issue par lequelle j'accepterai que des soldats français puissent être engagés sur le sol ukrainien.
Mais attention, la Russie est une puissance nucléaire. La Russie est une puissance ovéléité importante et je pense que le rôle de la France aujourd'hui est d'avoir un positionnement d'équilibre. soutien à l'Ukraine.
Oui, bien sûr. Euh tenter le tout pour le tout pour ramener le président Poutine à la table des négociations en lui faisant comprendre qu'il ne pourra pas obtenir par la paix et par le dialogue ce qu'il n'a pas obtenu euh par la guerre. Et je crois aussi parce que la France a un rôle qui n'est pas seulement français, la France a aussi un rôle auprès de ses alliés.
On dit qu'elle est une puissance alliée mais non alignée. Mais je pense que la France a des engagements auprès des pays baltes dont elle assure la sécurité aérienne. Il y a des éléments militaires français qui sont présents en Roumanie.
Nous avons des missions sur le flanc est de l'OTAN que nous devons continuer d'honorer parce que là encore ça fait partie de la grandeur, de la puissance et de l'indépendance de la France que de mener sa propre diplomatie pour aider à construire une paix durable pour l'Ukraine après un cesser le feu et après des négociations. Un dernier mot Grenau, vous êtes convaincu mais vous en conviendrez, la solution n'est pas simple. Non, la solution n'est pas simple et d'autant plus que aujourd'hui la Russie refuse de négocier.
Donc est-ce que la solution pour comme disait monsieur PAS tout à l'heure pour le faire plier actuellement et le faire on est d'accord qu'il faudra arriver à des négociations et comme vous dites l'Ukraine ne va pas gagner militairement demain, c'est impossible mais pour faire plier la Russie est-ce qu'il faut pas à un moment donné appuyer militairement ? J'y serai si demain nous avons la charge des armées euh j'y serai extrêmement prudent. Euh j'ai la acquis la conviction que l'argent est le nerf de la guerre et que le meilleur moyen aujourd'hui de porter préjudice de manière efficace à la Russie est de taper la rentabilité du pétrole.
Et si les occidentaux en partenariat avec un certain nombre de pays du golf ont l'intelligence de se mettre autour de la table, de discuter et de convenir d'un rabet des prix du pétrole au niveau mondial, alors mécaniquement ils feront baisser la rente pétrolière de la Russie. Parce que vous voyez l'hypocrisie un peu dans laquelle on est. On a mis des sanctions très lourdes sur la Russie qui lu des impacts positifs négatif.
Ils ont eu un impact sur le long terme mais au bout de 3 ans, on voit bien que ça n'a pas servi à grand-chose si ce n'est se tirer deux balles dans le pied, créer une inflation énergétique majeure, débrider totalement le prix du gaz en Allemagne et avoir des répercussions sur les factures énergétiques de nos commerçants, de nos boulangers, de nos artisans et des familles françaises. C'était une erreur. La solution.
Bah en tout cas, c'était pas efficace. Moi je pense qu'il y a des sanctions qui sont efficaces. Les sanctions bancaires, ça marche.
Les sanctions sur les micro conducteurs, ça marche. Les sanctions sur les oligarques, les sanctions diplomatiques, ça marche. Et la solution qui serait la plus intelligente, c'est de se mettre autour de la table occidentaux et certains pays du golf exportateurs de pétrole et de décider tous ensemble de faire chuter le prix du baril pour mécaniquement faire baisser les rentrées d'argent euh dans les caisses russes. qu'en tout cas je pense la position que devrait porter la France et c'est en tout cas celle que je porterai enfin que nous porterions demain si nous étions à la tête du pays.
Merci Elodie Grenau. Et on vous retrouve Myiam Akerman Sommer. Vous avez 28 ans.
Vous venez de Perpignan. Vous habitez aujourd'hui à Paris. Vous êtes docteur en littérature et vous êtes rabin.
Et euh vous nous avez dit "Moi, je ne crois pas à la sincérité du Rassemblement national bouclier contre l'antisémitisme." Alors pourquoi c'est vous convaincre du contraire ? Et quelle question avez-vous à poser à Jordan Bardella ?
Merci monsieur Pijades. Merci monsieur Bardella. Je vais devoir éayer un peu mon témoignage car je pense que la question doit vous sembler un peu paradoxale.
Effectivement, je viens de Perpignan qui, on le sait l'un des principaux fiefs du RN, anciennement FN. Perpignan, j'y suis née, j'y ai grandi, j'y ai toujours ma maman et une bonne partie de ma famille et j'ai grandi au côté de ceux qui au lycée et peut-être à l'âge de 15 ou 16 ans disaient "Nous serons la la génération qui fera élire le FN." Et d'emblé, j'ai constaté la menace que le RN allait représenter pour les Juifs de France parce que c'est aussi à cette époque que j'ai commencé à assumer mon identité juive.
C'est la même époque à laquelle nous étudions la l'histoire de la choa en cours. Et sur le mode de l'humour, certains de mes camarades qui ne faisaient pas du tout tous partie de ceux qui souhaitaent faire en sorte que le FN accède au pouvoir par les urnes, ont accueilli ce choix en massant des punchlines antisémites de Jean-Marie Le Pen. Alors, j'ai commencé à entendre les chambres à gaz.
Point de détail de l'histoire du rafour, du rafour crématoire au côté de Cha ananas ou de la quenelle de Dieu donné. euh et autres plaisanteries de d'aiussi bon goût. Et je pense que ça a été mon premier contact avec le FN partie fondée, faut-il le rappeler, par d'ancien Vaffen SS et avec les idées nausées à bonde voire négationnistes qu'il avait fait infuser dans l'espace public au point que des lycéens les cit.
Monsieur Bardella, vous et moi, nous avons le même âge. Et et tandis que j'étais stigmatisée en tant que juive française et qu'on citait les propos de monsieur Jean-Marie Le Pen, vous vous le choisissiez pour mettre une photo de de cette époque, vous aviez 18 ans, vous montre à ses côtés, faisant d'ailleurs la queue juste auparavant pour pouvoir prendre une photo auprès de lui comme certains attendent leur star préféré. Votre visage pour moi, monsieur Bardella, c'est celui de d'une jeunesse au service de la mémoire frontiste.
Car Jean-Marie Le Pen, ce n'est pas seulement dur à four crématoire ou les attaques à Simon Veale, c'est aussi cette formule qu'il avait adressé à Pierre Mindz France. Vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physique. Des années plus tard, j'ai fait le choix de devenir rabin pour servir la communauté juive.
Notre communauté aime profondément la France. Nous prions l'ord de nos offices pour la République et ses institutions. Nous participons activement à la vie de la cité en tant que citoyen à part entière.
Et pourtant aujourd'hui, de nombreux juifs de France ont peur et pour cause nul ne saurait contester l'explosion des actes antisémite à laquelle nous assistons. J'ai dialogué avec les juifs de France qui se tournent vers le RN prêt à prendre la main qui leur est tendue. Mais pour reprendre une formule que j'emprunte à Juditth Cohen Solel et Jonathan Ayun, il se pourrait bien que ce soit la main du diable.
Je terminerai sur ce point. Il n'est pas question de nier ce soir qu'une certaine gauche radicale est aujourd'hui fournisseuse officielle de l'antisémitisme en France et contribue à alimenter un climat que je qualifis d'antisémitisme d'atmosphère. Je comprends la peur de nos cœurs rigionnaires quand on entend presque tous les jours que l'antisémitisme est résiduel alors que tout prouve le contraire qu'on est qualifié de dragon célestes avec des relans complotistes que tout soutient à Israël ou aux otages se voit qualifié de colonialisme génocidaire ou qu'on voit à l'occasion des caricatures dignes des pires heures de notre histoire.
Je ne rien de tout cela. Je perçois ce climat d'inquiétude, de tension. La semaine dernière, un rabin parisien était agressé deux fois en une semaine dans la rue.
Et cette peur viscérale, je la ressens aussi. J'ai peur pour mes enfants. Face à l'insécurité croissante, l'attrait électoral récent du RN auprès des juifs et juifs de France est avéré.
Mais pour ma part, je crains qu'en choisissant le RN, on aille de Caribe dans cea. Alors pourquoi ? Et alors pourquoi ?
Et bien d'une part, rien ne garantit que le RN au pouvoir ne préserve nos libertés religieuses fondamentales. Le port de LaakIPA ou d'un turban comme celui que je porte en ce moment ou encore l'accès à la viande Cacher. Tant les déclarations du RN sur ces sujets sont contradictoires et confuses.
Le RN autorisera-t-il à une minorité ce qu'il interdira à une autre ? De fait à mes yeux si le RN se tourne vers les juifs de France aujourd'hui c'est par pur électoralisme. Sa dédiabolisation si savement mise en scène est selon moi un écran de de fumée.
Et je suis très Louis Alo justement maire de Perpignan. Il avait explicitement identifié la nécessité pour le RN de rompre avec l'antisémitisme pour parvenir à la domination électorale. C'est l'antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous.
Il n'y a que cela. À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique, vous libérez le reste. Qu'est-ce qui vous fait douter ?
Qu'est-ce qui vous fait douter de la sincérité du RN sur l'antisémité ? Selon moi, il y a eu changement de nom changement de nom du parti mais pas de changement de culture politique. Comment on témoigne le fait que le RN est fêté à l'Assemblée ? les 50 ans du FN.
Alors est-ce que c'est la même chose ? Est-ce que c'est nouveau, on ne sait pas. N'est jamais renié avec fermeté.
Les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen accueille en son sein des députés négationnistes à commencé par monsieur Jean-François Jque qui a nié l'utilisation du zyclombé, vous le savez, vous le savez dans les chambres à gaz et donc si je ne m'abuse, monsieur Bardella, vous avez été l'assistant parlementaire. En d'autres termes, en vous plaçant en défenseur des juifs et juifs de France, le RN cherche à revêtir le masque de l'acceptabilité sociale pour rompre avec cette image historique de partie antisémite. Euh et vous dites que vous avez tourné la page de l'antisémitisme, mais tourner la page sur son passé n'a de valeur que lorsqu'on a vraiment lu le livre et qu'on a pu exprimer une forme de repentance vis-à-vis des propos qui avaient été exprimés.
Or euh lors de la reprise de son parti en 2011, je je termine bientôt, Marine Le Pen disait "J'assume toute l'histoire de mon parti." Bah peut-être qu'il vaudrait mieux ne pas assumer en fait dans certains cas. Euh la même Marine Le Pen comme un mélanchon d'ailleurs, parle deses arrogants du CRIF euh invite à dégauchiser le CRIF.
Mais c'est de l'ingérence, monsieur Bardella. Un parti nous promet de nous cacher dans ses caves en cas de persécution. L'autre, le vôtre, monsieur Bardella nous répond que le RN sera notre bouclier ou notre dôme de fer.
Mais nous en avons assez. Les juifs de France ne sont pas là pour être l'alibi des partis politiques qui souhaitent se racheter une conscience sur notre dos. Les minorités ne sont pas la rupture avec le passé n'a pas été assez claire de la part de Jordan Bardella.
C'est tout à fait ma question. Alors peut-être la réponse de Jordan Bard et je terminerai sur ce groupe Facebook. Très vite s'il vous plaît parce que vous aurez plus le temps de dialoguer après.
Tout à fait. Ce groupe Facebook qui vient d'émerger je crois que c'est les Français avec Jordan Bardella. vous avez très on a le même âge.
Vous savez très bien que n'importe qui vous ajoute à des groupes Facebook et que je aucune responsabilité avec ce groupe vous vous directement je le concède mais qui trouve-ton sur ce groupe ? Pourquoi alors expliquer de quoi il s'agit c'està-dire c'est un groupe Facebook c'est ça ? C'est un groupe Facebook sur lequel alors pour pouvoir rentrer sur le groupe il faut se déclarer membre du Rassemblement national dans la modération on avait dans le groupe.
Très bien. Vous avez utilisé Facebook comment était tous ajoutés dans des groupes Facebook complètement lunaire été ajouté mais propos qu'on y trouve. Je veux dire quand quand on appelle au au retour du petit moustachu qui va sauver la France ou qu'on nous parle de la domination appel ça madame ni moi ni mes députés ni mes élus à vos élus vos élus sont sur le groupe ils sont au nombre de neuf et ils sont censés effectuer de la modération la modération ils la font très bien lorsqu'il est question de l'alliance des droites avec monsieur Zémour donc il y avait des il y a des élus il y a quelques jours encore. ce que vous dites c'est qu'il y avait mais qui est avéré et c'est une enquête je crois de le jour du jour voilà le média le jour il y avait des élus RN sur ce groupe au même moment où sur ce groupe Facebook étaient tenu les propos dont vous avez parlé un nouvel élément les fameuses brebis galeuses enfin on ne compte plus les scandales qui éclatent bon d'abord merci pour votre franchise.
Je ne partage pas du tout ce que vous avez dit et je modestement je vais essayer de vous convaincre mais je crois comprendre que ça sera difficile ce soir. Euh je le sentiment que vous essayez de convoquer les fantômes du passé pour mieux dédoiner les monstres du présent. Qui appelle aujourd'hui madame ?
Je vous posais des questions très simples. Qui appelle aujourd'hui Alin Tifada dans les rues de Paris ? Qui madame externe madame qui aujourd'hui dans la classe politique qualifie le Hamas et ses atrocités commises le 7 octobre dernier et depuis de mouvement de résistance.
Vous n'êtes pas devant moi, monsieur Mélenchon, ce soir. Par conséquent, ce n'est pas à lui que je vais demander madame, c'est à vous. Madame, mais je vais vous en donner. qui madame euh dispose des caricatures juives dignes des années 30 sur son matériel de campagne ?
Je ne le conteste pas. Ce n'est pas le Rassemblement national qui madame euh a été il y a quelques semaines invité par l'État d'Israël euh à prononcer un discours euh contre l'antisémitisme et sur la situation de peur extrême que rencontrent aujourd'hui beaucoup de nos compatriotes de confessions juive. Alors moi, je vais vous dire madame et je vous demande de croire ma sincérité.
Peut-être que vous ne le ferez pas, mais mais je vous le demande tout de même. Moi, je suis né en 1995. Euh, je veux bien que on refasse l'inventaire des propos de Jean-Marie Le Pen époque que vous n'avez pas connu, que je n'ai pas connu.
Ces propos vous les condamn et que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Ces propos vous les condamnez. Mais non seulement je les condamne, mais la personne pour qui je me suis engagé en politique qui s'appelle Marine Le Pen est allée par désaccord avec son père sur cette question aussi essentielle de la lutte contre l'antisémitisme jusqu'à exclure son propre père du parti qu'il avait fondé et pour qui il lui avait accordé un soutien dans l'élection à la présidence du monde.
Tout en affirmant je ne me pardonnerai jamais cette décision. Et lorsqu'on évoque ce passé du F, elle parle de manipulation médiatique. Madame, elle dit "Madame madame, pardon, je vais je vais me faire ce soir l'avocat de de Marine, mais euh son père n'est plus et on peut exprimer des désaccords politiques avec un homme politique tout en exprimant du chagrin et de la tristesse à l'égarde de son père qui n'est plus." Depuis le 7 octobre, madame, et dans les 3 mois qui ont suivi le 7 octobre, il y a eu plus d'actes antisémites que dans les 3 ans qui ont précédé le 7 octobre.
Nous étions à la marche contre l'antisémitisme. Moi, j'y étais. Monsieur Mélenchon n'y était pas.
Monsieur Macron n'y était pas. Moi, j'ai très vite considéré que le Hamas, et je l'ai dit publiquement avait commis des pogrommes qui relevait du terrorisme, du fanatisme et de la haine la plus viscérale contre le peuple juif. La dédiabolisation a bien eu lieu.
Moi, je lutte madame madame, permettez-moi de finir, s'il vous plaît. Euh, je lutte tous les jours contre le fondamentalisme islamiste. Si aujourd'hui dans notre pays, dans le département dans lequel j'ai grandi, nos compatriotes de confessions juives ne peuvent plus porter une kipa, ne peuvent plus sortir dans les rues.
C'est pas à cause du rassemblement national, c'est pas à cause de Marine Le Pen et c'est pas à cause de Jordan Barnella, c'est à cause du fondamentalisme islamiste qui menace chaque jour nos compatriotes de confessions juives qui sont poussés à partir et à faire leur allia. Donc nul ne le nit mais ce n'est pas quand Madame Madame pardon, je termine parle de l'histoire de votre parti. L'islamisme est une menace.
Reconnaissonsle ensemble. Madame, pour l'instant, le seul président d'extrême droite qui a été élu, c'est monsieur Mitteran qui a reçu des mains du maréchal Pétin la Francisque, c'est-à-dire la plus haute distinction du régime de Vichi. Vous voyez ?
Et probablement qu'à cette époque-là, on n'aurait pas été dans le même camp. Donc, je ne ni aucune des souffrances. Fran Marie Le Pen résistant dans votre réécriture de l'histoire, madame, je ne ni aucune des souffrances.
Je ne ni aucune des atrocités. Et si j'ai tenu précisément à l'invitation du gouvernement israélien à me rendre à Jérusalem, à me rendre à Yadvashem, c'est parce que je considère que le devoir de mémoire, il est fondamental et je vous le dis et vous pouvez en douter, mais euh si demain nous sommes à la tête du pays, nous serons comme aujourd'hui un bouclier pour nos compatriotes de confession juives. Vous pourrez toujours me faire le procès de l'insincérité parce que quelqu'un que j'ai vu trois fois dans ma vie euh il y a 30 ans a dit des choses qui étaient des choses indignes et blessantes.
Mais je ne suis pas responsable de cela. Pas plus que Marine Le Pen est responsable des propos de son papa. Or, si aujourd'hui il y a des milliers de nos compatriotes de confessions juives qui se sentent en insécurité, c'est précisément parce qu'ils sentent que les frères musulmans, le fondamentalisme islamiste et les haines qui s'expriment au proche- Orient sont en train de s'importer sur le territoire français.
Si on avait voulu faire un choix électoraliste, on aurait gardé le nombre et on aurait fait le choix de prendre fait et cause pour Gaza comme le fait la gauche. Donc le seul sujet d'inquiétude, madame, le seul objet politique, le seul lettre motif d'engagement politique, c'est la défense non plus seulement de l'État palestinien mais désormais du Hamas et de ses atrocités. Donc je n'ai jamais relativisé, j'ai toujours condamné, j'ai toujours été du côté de des victimes et de ceux qui subissaient le fondamentalisme islamiste.
Et donc pardon mais sauf votre respect, je n'accepte pas que vous mettiez en cause ma probité parce que en l'occurrence quand les plus hautes autorités morales madame quand les plus hautes autorités morales, je parle de vos, je parle de de ceux qui votent pour vous par ailleurs. Un son un sondage récent de Fondapol démontre que les préjugés antisémites les sont extrêmement élevés chez vos on a on a à peu près 33 % de vos écteurs qui qui souscrivent à à des poncifs anticip chez vous madame je ne madame non je pense qu'il se retrouve beaucoup chez monsieur Mélenchon voyez qui relativise en très grande partie facile de dire il y en a aussi ailleurs moi mais mais bien sûr mais si vous voulez je ne suis pas responsable des propos qui peuvent être tenus par certains citoyens en France, je suis responsable de ce que je dis, de ce que je ferai et de ce que je ferai demain. et quand les plus hautes autorités de la communauté juive en France qui pour le coup non pardon hein mais ne souffrent d'aucun déficit de légitimité comme la famille Clarfeld qui vient dire que le Rassemblement national est un parti républicain qui est au côté de nos compatriotes de confessions juives dont le fils Clarfeld Arnaud Clarsfeld est présent à mes côtés lorsque je vais en Israël me recueillir sur la dépouille de ceux qui ont subi le terrorisme sur le lieu du festival Nova ou dans l'équibot à la frontière Je n'ai aucune leçon à recevoir et pour le coup la mess.
Je ne vous convainquerai peut-être pas mais vous ne pouvez pas m'accuser d'avoir des pensées qui ne sont pas celles que j'exprime au motif que il y a 40 ans quelqu'un qui a été président de mon parti a dit que parce que sinon on le fait avec tous les partis, on fait avec les socialistes qui ont voté les pleins pouvoirs. Jordan Bardella sur les brebis galeuses au maréchal Pétin sur les brebis galeus en 40. On le fait avec la gauche et l'extrême gauche.
Je veux dire sinon on s'en sort pas. Ce qu'il faut juger c'est les déclaration. Pas de refaire l'histoire.
Il s'agit de se remettre en question, c'est tout. Et pourquoi vous voulez que je me remette ? Quel quel propos vous me reprochez ?
Ce que je vous demande c'est de condamner plus clairement les propos antisémites et négationnistes qui ont été tenus et sont tenus par différents membres du RN et des membres du RN. Vous parlez des vous parlez des brebis galeux sur ce groupe Facebook par exemple ces derniers jours. Bon mais monsieur Pujadas pardon des brebis galeux sur un groupe Facebook tout à l'heure je vous tais gentiment en vous disant qu'on a le même âge qu'on a utilisé Facebook à ces grandes heures là quand il y avait encore beaucoup de monde sur Facebook et que ne circulait pas les infos les plus farfelues sur ce réseau social bien que n'importe qui peut vous ajouter à des groupes.
Vous retrouvez membres de page vous retrouvez membre de communauté. Vous n'avez même pas besoin d'une autorisation de l'utilisateur pour être ajouté à un groupe Facebook. Donc vous me demandez de me justifier sur les propos de la boulangère, de la cousine de ma sœur qui était membre d'un groupe Facebook qui aurait tenu des propos que c'est un vrai sembl.
Quand il s'agit d'un tiers de vos électeurs, c'est pas exactement la boulangère de la cousine de la sœur. C'est peut-être une question de culture politique. Est-ce que la culture politique a évolué ?
Madame, moi j'étais en tout cas avec mes parlementaires, dernière réponse et avec mes élus à la marche contre l'antisémitisme à la suite des attentats du 7 et on n pas vu beaucoup de partis politiques. Quand il faut être vu. Oui, ça il y a pas de problème.
Merci Myiam Aerman. Merci. L'échange l'échange a eu lieu et il faut aussi qu'on avance et bonsoir à vous Mohamed Jafour.
Euh vous avez 69 ans, vous êtes militaire retraité à Valras Plage. Euh vous êtes le président de l'association Génération Arquy. Euh alors je précise que vous avez été candidat une fois parce qu'on fait toute transparence dans cette émission sur les engagements politiques qu'on pu avoir les uns et les autres.
Vous avez été candidat en 2016 dans le TARN, Union des forces citoyennes et républicaines. On a cherché à savoir de quoi il s'agissait. Ce par ce parti, vous avez fait 0,37 % des voix est difficilement classable.
Mais on le dit parce que très souvent après on va rechercher, on dit "Ah oui, mais voilà ce parti on le connaît très peu." Vous êtes un patriot. Voilà, vous êtes un patriote, vous vous définissez comme un patriote et comme un républicain.
Vous n'êtes pas antienne, mais vous vous interrogez sur la force de l'engagement du Rassemblement national pour la France. Et vous vous demandez si au-delà des grands mots, il y a vraiment euh du contenu, en particulier sur la question de la nationalité. On parlera de la binationalité peut-être juste après, mais d'abord sur la nationalité, quelle question souhaitiez-vous poser ?
à Jordan Bardella. Alors si vous me permettez d'abord monsieur Pujadas, je vais répondre à ce que vous avez soulevé mon ma candidature aux élections législatives en Non mais c'est pas très important, je tenais à le signaler par souci de transparence. C'est juste pour expliquer que je ne fais pas de politique parce que devant vous ce soir, vous avez la personne physique mais aussi également comme vous l'avez précisé la personne morale.
Les spectateurs qui nous voient et qui me connaissent voi en moi la personne morale et non la personne physique. Donc c'est pour ça que tout d'abord, je vais vous expliquer pourquoi. En 30 secondes, je me suis porté candidat parce que j'ai attaqué un député maire, je l'ai mis au tribunal, je l'ai traîné jusqu'à la cour administrative d'appel, à la cour à la cour d'appel.
H de Toulouse parce que j'ai eu un désaccord avec les archis et 4 ans après euh je lui ai dit je lui je lui ai envoyé un message, je lui ai dit ben il y a 4 ans je vous ai mis au tribunal aujourd'hui je candidate au même poste que vous. Fin de la parenthèse sans allons-y peut-être sur l'essentiel de votre propos. Voilà.
Donc euh tout d'abord, en tant que personne morale, monsieur Péjadas, monsieur Bardella, je tiens à préciser que mon intervention est en dehors de toute considération politique. Le combat mémoriel que je mène ne m'autorise aucunement à prendre position pour les uns ou pour les autres. Mais je ne suis pas pour autant contre l'URN ou pour l'Une.
Je vous soutiens, je vous soutiens pas en fonction du moment, en fonction de ce que de vos positions. Quelle est votre préoccupation sur ce sujet de la nationalité ? Jordan Bardella justement la nationalité la binationalité nous les archis parce que je préside une association de nous en sommes victimes et pour preuve nous avons nous avons fait condamner deux jeunes femmes issues de l'immigration qui nous ont traité de traître de collabo et cetera euh dans la région de Montpellier.
Donc ça ça nous touche de près. Quelle position défendez-vous sur l'acquisition de la nationalité ? Alors que vous voudriez que le RN défende.
Alors tout d'abord monsieur Bardella, un B national, je vais, si vous me permettez, je vais traiter les deux CG, les deux sujets en même temps. Euh un binational qui commet un délit, n'importe lequel, qui insulte la France, qui ne respecte pas les lois françaises, doit être déchu immédiatement de la nationalité française et expulsée. La nationalité française doit se mériter.
C'est un don exceptionnel et doit rester une exception. Aujourd'hui, elle est offerte comme ça et surise sur le gâteau parfois avec les honneurs. Toute personne qui veut obtenir la nationalité française devrait signer une charte d'engagement, de respect des lois, des valeurs de la France et de bonnes conduites.
Alors peut-être qu'on peut demander à Jordan Bardella s'il est en accord avec cela. Je pense qu'être français n'est pas anodant. Être français, c'est c'est un honneur et une fierté.
Et je crois que dans notre société euh on peine à mesurer le poids de cette responsabilité et en même temps le poids du sacrifice qui a été ceux de euh des générations qui nous ont précédé, des soldats qui se sont battus pour que la France reste un pays libre, que nous continuons à parler français et qu'elle reste un grand pays autonome et indépendant. Euh on a un peu le sentiment aujourd'hui que la nationalité française est malmenée, qu'elle est offerte à tour de bras comme un spéculos avec le café. Il y a 100000 naturalisations chaque année dans notre pays et moi je souhaite durcir les critères d'acquisition de la nationalité française.
C'est-à-dire d'abord je souhaite restreindre et nous le ferons demain si les Français nous accordent leur confiance la possibilité d'obtenir la nationalité française. Je crois que la nationalité française elle s'hérite ou elle se mérite. Le droit du sol m'apparaître devenu aujourd'hui une pompe aspirante pour l'immigration.
On a beaucoup parlé de Mayotte avec une véritable politique agressive de la part des comors qui envoyait les femmes comoriennes accouché à Mayotte pour que leurs enfants puissent bénéficier du droit du sol et d'une acquisition automatique de la nationalité française. Il y a beaucoup de pays d'Europe, je pense à l'Italie que je connais bien, c'est le pays de mes origines où le droit du sol n'existe pas. Il n'y a que le droit du sang.
Si l'un de vos deux parents est français, alors à ce moment-là, vous êtes français. C'est le droit du sang. En revanche, si euh votre famille vous fait naître sur le sol français, il n'y aura pas d'acquisition automatique de la nationalité française et il faudra à 18 ans engager un processus de naturalisation.
Et évidemment que dans ces critères de naturalisation, il faudra maîtriser les valeurs françaises, maîtriser les fondamentaux du vivre ensemble dans notre pays, ne pas avoir de casier judiciaire et en soit passer une épreuve et une étape qui est extrêmement importante. Mais je souhaite que la nationalité française retrouve ces lettres de noblesse. Donc y compris pour ceux qui sont nés en France.
Ah bah si vous êtes né en France et que l'un de vos deux parents est français, le droit du sang s'applique. En revanche, si vous êtes né en France, je souhaite mettre fin et nous mettrons fin avec Marine Le Pen à l'acquisition automatique de la nationalité française sur la double nationalité. Aujourd'hui, il faut une déclaration mais de fait le processus à 16 ans mais qui est quasiment automatique.
En revanche, moi je ne toucherai pas à la double nationalité et et et en ce sens il n'y aura pas de changement législatif. Maintenant, pardon, mais je vous réponds directement, monsieur. Si évidemment demain vous manquez à vos obligations ou si vous portez atteinte à la sécurité nationale, vous pouvez parfaitement être déchu de la nationalité française et vous retrouver évidemment dans un processus d'expulsion.
Bien sûr vous parlez d'un simple délit même pour la je je trouve que c'est c'est insuffisant monsieur Bardella parce qu'aujourd'hui j'en viens aujourd'hui ça ne va que dans un sens la nationalité française aujourd'hui on offre la nationalité française sur un plateau. Il n'y a que des bénéfices aucun devoir. Donc ça ça suffit ça suffit.
C'est plus possible. Il faut que tout ce qui demande la nationalité française fasse un stage, un stage de citoyenneté, qu'il participe au moins partiellement au financement de ce stage. À la fin de celui-ci, ils doivent être capable de parler et écrire en français.
Ils doivent passer un examen obligatoire. S'ils échouent à cet examen, pas de nationalité française. Monsieur Bardella, obtenir la nationalité, comme vous le dites, par laffiliation ne garantit en rien.
Ça ne garantit en rien un engagement de cœur, un engagement moral. une une envie de celui qui l'obtient. C'est encore une gratuité, c'est encore un cadeau.
Voyez, monsieur Jfour vous prend sur votre droite entre guillemets et trouve que finalement votre engagement n'est pas assez sincère. Un stage de citoyenneté par exemple pour acquérir la nationalité française, qu'en dites-vous ? Non, mais à partir du moment où où où où à vos 18 ans, si vous êtes né sur le sol français et que vous engagez un processus de naturalisation, évidemment qu' que si vous restreignez les critères ce que je souhaite faire, il faut évidemment maîtriser euh les fondamentaux de notre langue, notre culture euh quand même de nos valeurs, de notre identité et évidemment ne pas avoir de casier judiciaire.
C'est c'est un peu ce que disait Renand. Il disait "La nation la en tout cas la nation française est un plébiscite de tous les jours. Je pense qu'il faut revenir à cet état d'esprit.
On a le sentiment aujourd'hui que il y a des gens qui sont nés en France euh qui sont physiquement d'ici mais dont le cœur et l'âme est ailleurs. Et moi, je ne comprendrai jamais qu'on soit issu de l'immigration, que la France vous est tout donné ou est tout donné à vos parents et que vous vous comportiez d'une manière insultante ou injurieuse avec notre pays. Ça, je ne l'excuserai jamais.
Un dernier mot, monsieur Jeff. Ben justement, monsieur Bardela, aujourd'hui faire un don à un bon citoyen, c'est faire un don à plusieurs générations. Parce que faire un don à un citoyen, il est un un don la nationalité française en français, il est censé avoir des enfants, des petits enfants et cetera.
Donc faire un don à un bon citoyen, c'est faire un don à une à plusieurs générations. Faire un don à un mauvais citoyen, c'est faire un don à plusieurs générations de mauvais citoyens qui sont la France de demain. Autant les autres les bons que les mauvais.
Merci monsieur Jfour. Merci pour votre intervention. On se tourne maintenant vers bah une figure familière, une figure connue qui a porté haut les couleurs françaises.
Bonsoir Maria Monchipour. Euh vous avez été champion du monde de boxe, tout le monde vous connaît pour cela, mais je voudrais rappeler votre parcours en deux mots et puis on en viendra au sujet que vous souhaitez aborder avec Jordan Bardella. Vous êtes né en Iran, vous y avez grandi jusqu'à l'âge de 10 ans et puis vous votre père vous a envoyé en France à Poitier.
Vous parliez pas un mot de français. Donc vous avez acquis la nationalité française, on y revient en 2001. Vous avez d'ailleurs raconté tout cela dans un livre La rage d'être français aux éditions Grasset.
On va peut-être le voir euh à l'antenne. Et euh vous êtes aussi un patriote. Vous aussi vous êtes un patriote.
Vous êtes attaché aux valeurs françaises. Vous êtes très attaché à la laïcité par exemple. Et on vous a entendu par exemple dans un débat amical mais face à Teddy Riner sur le voile dans le sport.
Vous vous dites "Le voile n'a pas sa place dans le sport de même qu'il n'a pas sa place à l'école." En revanche, vous interpellez Jordan Bardella justement sur le voile en lui disant "Je regarde vos propositions et je trouve que ce que vous voulez faire n'est pas raisonnable. Quelle est la question que vous souhaitez lui poser ?" Bonsoir monsieur Bardella.
Bonsoir monsieur Mour le 9e round mais ça sera qu'avec des mots et j'aimerais j'aimerais pouvoir au moins vous convaincre ça sera compliqué mais peut-être faire prendre conscience à nos concitoyens du danger de vouloir légiférer dans une République laïque ce qui vous le savez induit la neutralité de l'État de ses représentants, de ses organes déconcentrés de tous ceux chargés d'une mission de service public mais également ce qui permet la le libre exercice et le le la liberté de croire ou de ne pas croire est le libre exercice du culte. Monsieur Bardella, pointez du doigt. Je voulais, je suis désolé, ce n'est pas vers vous, mais pointez du doigt.
Regardez-moi bien, pointez du doigt des centaines de milliers de nos concitoyennes, voire des millions qui pour des croyances religieuses, je vous rappelle qui sont très intimes. Vous connaissez mes positions, tout le monde les connaît. Pour autant, je tiens au respect des libertés individuelles.
Je ne suis pas le seul, nous sommes quelques-uns et je tiens à la au respect des personnes. Je dis simplement à quoi vous faites allusion Monchipour. Le Rassemblement national souhaite à terme, c'est votre expression Jordan Bardella, peut-être pas dans l'immédiat, à terme, arriver à l'interdiction du voile dans l'espace public, c'est-à-dire dans la rue, plus seulement à l'école, plus seulement dans les administrations qui aujourd'hui plébiscé d'ailleurs par une majorité, c'est que l'opinion française va même plus loin que nous parce que dans les sondages qui ont été faits, c'est assez donc monsieur là, il faut il faut bien leur dire qu'il faut changer la constitution et dénoncer les traités vous puisquil alors dites-moi non mais d'un point de vue humain Mariachipour vous vous dites moi qui suis vous qui êtes un un opposé au port du voile dans le sport à l'école là où elle n'a rien à faire voilà mais vous dites dans dans l'espace public dans la rue les libertés individuelles monsieur Bardella et évidemment pas de prosélitisme là où il ne doit pas y en avoir mais je redis c'est très important liberté individuelle et l'intime.
Je veux vous entendre sur ce sujet. Réponse de Jordan Bardelard. Euh, d'abord, je veux vous dire, je suis très honoré d'échanger avec vous.
Vous avez mentionné le 9e round. J'aurais pas la prétention de me mesurer à vous parce que 8 ans d'invincibilité, c'est difficile à rattraper. Euh, je vous ai écouté ces derniers mois et ces dernières années sur sur ces positions avec un constat sur le voile, je pense, vous m'arrêtez si je me trompe, que l'on on peut partager.
C'est que moi je je considère que le voile n'est pas souhaitable dans la société française parce que il marque une différence entre l'homme et la femme et qu'il est le signe d'une infériorisation de la femme par rapport à l'homme. Quand il y a eu le débat sur euh le voile intégral, Ellisabeth Badinter avait parlé d'un refus d'une réciprocité en parlant à l'époque déjà du voile intégral. et que parce que j'ai grandi en Sainnie, je sais que le voile est aujourd'hui utilisé par les fondamentalistes islamistes et par les frères musulmans comme un étend d'art pour imposer précisément cette différence et cette ségrégation entre les hommes et la femme. dans toutes les sociétés disons islamiques, à majorité musulmane, à chaque fois que les fondamentalistes islamistes ont pris le pouvoir, on pourrait citer l'Iran avec la Révolution islamique à la fin des années 70, on pourrait évidemment euh mentionner ce qui est en train de se passer aujourd'hui même en Syrie où le nouveau pouvoir qu'on nous a présenté comme inclusif et que le président de la République était allé jusqu'à recevoir sur le péron de l'Élysée à quelques maîtres du Bataclan pour un chef d'état État désormais proclamé qui est un ancien membre d'Al-Qaïda et de Daesh.
Là, en ce moment même, le ministère du tourisme syrien, le nouveau ministère du tourisme syrien vient d'annoncer que les femmes sur les plages devraient désormais porter un burkini ou à minima porter un voile intégral. Donc, on voit bien l'utilité qui est faite par le voile par les fondamentalistes islamistes. Moi ce que je souhaite, c'est aujourd'hui il y a une loi qui à l'école prohibe le port de signes religieux ostentatoire.
Je souhaite que cette interdiction porter le voile puisqu'on parle notamment ici du voile, elle soit étendue à tous les bâtiments ou au services publics dans un premier temps, c'est-à-dire l'université, c'est-à-dire les mamans qui accompagnent à l'école les enfants lors des sorties scolaires et c'est-à-dire dans les bâtiments publics. On pourrait par exemple citer l'exemple des mairies évidemment à terme et c'est en tout cas d'après les sondages qui ont été faits par Ipsos pour le service public, une majorité de Français souhaite que le voile puisse être interdit parce que ils font le constat que les islamistes aujourd'hui ont gagné une bataille décisive dans notre pays et que contrairement à ce qui est dit, les islamistes ne veulent pas se séparer de la société française mais veulent imposer à la société française l'ensemble de leurs interdits. Il faut pas changer la constitution.
Avec Marine Le Pen, nous portons une loi, un projet de loi qui est rédigé qui est ici de lutte contre les idéologies islamistes. Si on n'interdit pas toutes les revendications, les expressions, les les lieux de culte radicaux, si on n'expulse pas les étrangers fichés pour leur proximité avec le fondamentalisme islamiste, si on ne place pas les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes comme le font un certain nombre de pays au Moyen-Orient, je pense aux Émirats arabes unis où j'étais reçu il y a quelques jours et qui luttent eux aussi très fermement contre l'islamisme mais aussi des pays voisins comme l'Autriche, alors les frères musulmans gagneront des batailles qui sont et dans la vo parle du voile dans la rue notre liberté mon chip monsieur Bardella juste écoutez-moi pour bien connaître j'ai fui un pays à cause d'eux je vous promets il s'agit pas de trois personnes vous allez par réaction les envoyer dehors leur bras je vous le dis très à l'aise je vous envoyer les les femmes et les français de de nos concitoyens de culture musulman vous les avez vous allez les envoyer dans les bras des des frères musulmans et des extrémistes. Je vous le dis, pensez vraiment quel que soit le résultat élector les les prochaines échances, pensez ce point-là.
Quel que soi le parti, vouloir imposer là imposer je veux dire imposer le n port du voile là où aujourd'hui il est libre, vous allez les jeter. Voilà, j'arrêterai là, je laisserai du temps. Réfléchissez bien, vous allez les pousser.
Vous vous serez des tirschailles pour les pousser vers les islamistes. Rappelez-vous. Merci.
Merci pour votre franchise. Pourquoi est-ce que ce qu'on a fait à l'école, à l'école de la République française, on ne pourrait pas le faire à l'université ? Puisque l'école, vous le savez très bien, le l'esprit de la loi, la personne n'est pas on peut avoir le bac à 20 ans sur R bleu ou à 14 ans si on est très brillant. l'esprit de la loi et la le législateur français, il est quand même parce que il y a des autres personnalités qui ont réfléchi.
L'esprit de la loi, c'est jusqu'au bac, jusqu'au 18 ans. Les personnes les enfants sont les jeunes adolescents sont pas encore construits pour faire leur choix personnel. Laisser une femme se vêtir malgré les pression qu'elle peut avoir.
C'est ce que j'appelle, ne vous inquiétez pas, je connais très bien. C'est ce queon appelle le conditionnement. Laissez-la vivre sa vie. ne vous l'État n'a pas à s'introduire dans l'intime.
Sinon voilà et là vraiment j'aimerais vraiment laisser du temps mais réfléchissez à ce que je dis sinon vous êtes une République islamique à l'envers. C'est ce qu'ils font en Iran. Ils s'introduisent dans l'intimité des gens.
Donc les fondamentalistes islamistes gagnent la bataille. Non non on les laissera pas faire. On est nombreux, on les laissera pas faire.
Mais ce n'est pas en estigmatisant une partie de la population. Je et je suis navré de répéter mais les mots sont importants. L'intime, l'intime.
Vous avez c'est pas grave, je me mets en danger. Vous avez un até absolu. Je n'ai même pas la croyance en un quelque chose de créateur mais j'adule la liberté de conscience.
J'adule la liberté qu'on a dans ce pays-là. Dans mon pays d'origine en Iran, on tapait les femmes quand je suis parti. 1986, j'avais 10 ans.
On les frappait. J'ai vu des femmes se faire frapper dans la rue. On a ces deux trois quatre dernières années deux ou trois personnes.
Marcel Amini Marc Amini qui est morte parce qu'elle part c'est pas parce qu'elle portait pas de voile, c'est qu'elle était mal voilée. Ne faites pas l'inverse en France. Merci.
Aujourd'hui, les femmes dans les pays, un certain nombre de pays arabes où les fondamentalistes se sont imposés sont violentés voir parfois tués alors qu'elles se battent pour retirer le voile. Et je ne comprendrai jamais que par miroir certaines chez nous se battent pour le maître. Alors, c'est l'ur liberté.
Et une intervention rapide peut-être, je crois que vous souhaitiez dire un mot mais rapidement s'il vous plaît. Et vous aussi, je peux même répondre avant la question. Bon, je suis un peu prévisible apparemment.
Oui, je sais parce que c'est une question que je vous ai un petit peu posé tout à l'heure mais on n pas eu le temps de revenir dessus. Dans différentes confessions, religions, on porte des couvre-chefs divers et variés. Le RN au pouvoir, comment on va distinguer le voile islamique du voile non islamique ou d'autres formes de couvre-chef qui selon vous ne seraiit pas synonyme de tentative d'accès au pouvoir, de charia ou que sais-je ?
Quand vous dites d'autres couvres chefs, vous mentionnez d'autres religions. Pas seulement. Je mentionne aussi euh nos sœurs musulmanes qui ne sont pas du tout radicalisé ou fondamentalistes et qui pour plein de raisons et et monsieur parlait du rôle de l'intime euh ont fait ce choix pour des raisons que là encore on peut critiquer.
Moi je je parle de femmes et d'hommes de religions diverses qui choisissent de porter un turban, un chapeau et que n'est pas mentionné par les propos que je viens je viens de porter. Vous allez cibler le voile islamique ? C'est ça ma question.
Comment vous allez faire en sorte parce que vous n'allez pas pouvoir séparer les les minorités entre elles ? Je je vous fais une réponse très simple. Aujourd'hui à l'école, le port du voile est identifié comme un signe religieux ostentatoire.
Il suffit simplement de le de le caractériser par la loi. Et nous avons travaillé ce projet de loi. Il est prêt.
J'ai à partir du moment où il y a une loi qui interdit le port du voile islamique en l'occurrence parmi d'autres comment on fait pour savoir qu'il est islamique ? Mais excusez-mo, on le fait depuis 2004 à l'école. Je veux dire, quand vous rentrez aujourd' République, vous ôtez votre vol.
Et moi, j'ai moi ce qui m'inquiète, c'est que ayant été scolarisé en scè Saint- Nis, moi j'ai grandi avec beaucoup de jeunes femmes à l'époque de confession musulmanes qui quand elles sont rentrées en 6e sont rentrées dans un état d'esprit parfaitement laïque et qui lorsqu'elles sortaient des cours en terminal remettaient le voile sur la tête, ce qui n'était pas le cas quelques mois plus tard. Donc on voit bien là que toute la pression qui s'exerce sur elle dit beaucoup de la manière dont les islamistes cherchent par une volonté de réislamiser la société, de conquérir l'ensemble de la société et bien de voiler les femmes. Certaines le portent par liberté, vous avez raison, mais il y a aussi certaines qui le portent pour être tranquille lorsqu'elle rentre le soir.
On s'arrête là, s'il vous plaît. Merci Maya Mchi pour vous souhaitir rajouter un dernier mot. Alors, on enchaîne, on enchaîne.
Merci de votre altruisme. Et voici Jean-Michel Ribe. On va parler politique culturelle.
Jean-Michel Rib, tout le monde connaît Palace, tout le monde connaît tout le monde connaît beaucoup de vos pièces. Vous avez par ailleurs dirigé le théâtre du Rond-point pendant 20 ans, metteur en scène, cinéaste et vous souhaitiez donc interpeller Jordan Bardella sur la culture, sur la politique culturelle. C'est vrai qu'on entend pas beaucoup le RN sur ce sujet.
Quelle est votre quelle est votre première question ? Ma première question, je m'aperçois que la pardon ma première question, je m'aperçois que la culture est avant-dernière intervention dans ce théâtre que nous venons jouer. J'espère qu'elle ne sera pas à la même place dans votre programme.
La première question que je vous poserai, c'est qu'est-ce que vous avez pensé de la cérémonie des Jeux Olympiques, de l'ouverture des Jeux Olympiques ? Moi, je l'ai beaucoup apprécié. J'ai été dans ce moment de de communion nationale comme beaucoup de mes compatriotes très fier de ce qu'on était capable de faire.
Oh, il y a toujours des choses qu'on apprécie, des choses qu'on apprécie moins. Mais je j'essaie toujours de me détourner cet esprit français qui est parfois un peu trop chagrin ou ou critique parfois. Moi, je l'ai beaucoup apprécié.
Très bien. Alors, deuxème, il vous décerne un bon point. Il vous décerne un bon point.
Comment ? Non, je dis vous lui décernez un bon point parce que vous avez dit c'est bien. Oui, je décerne un bon point.
Oui, oui, bien sûr. Après, c'est vrai, c'est on s'est moqué. Moi ce que le le petit point critique et d'ailleurs je l'ai écrit dans mon dans mon livre, c'est que euh on s'est moqué euh de cette scène du dîner du Christ.
Non, c'était fausse he c'était Oui, mais en en fait, je pense que la force de la France et la force de notre culture, c'est d'être universel. Et dans ce moment-là, on doit parler à tous les cœurs et à toutes les consciences du monde. Et ça a pu vexer certains, j'en ai été un peu attristé, mais dans l'ensemble c'était la force la force de la force de la France, c'est de comprendre ce qui est dit et ce n'était pas ça qui était dit d'abord et ensuite la force de la France, c'est de comprendre que qu'il y a d'humour aussi parfois.
C'est vrai. Euh deè autre question, voilà. Allez-y.
Allez deè question. Alors un de vos cadres du RN qui s'appelle David Raslin qui est maire de Frésus à s'est emparé d'un local sans doute municipal qui était consacré à la danse, qui était consacré à des répétitions de théâtre et un atelier d'écriture. Il a viré tout le monde et il a fait un centre de tri.
Pourquoi pas ? Le problème c'est qu'il a mis sur la porte. Après avant il y avait des feignants, aujourd'hui il y a des gens qui travaillent.
Je vous laisse me dire ce que ça vous inspire. Alors je je ne connais pas ce cas d'espèce. Je ne siège pas au conseil municipal de Fréjus et je peux regarder vous répondre un petit peu plus tard, mais pour pour être très honnête, je je doute qu'il l'it fait par volonté de de de de provoquer.
David Rachin a été réélu maire de Fréjus au premier tour la dernière fois. Donc, j'en conclus que a priori les choix qu'il a fait ont été quand même plébiscités par une grande partie des fréjusiennes et des fréjusiens. Mais encore une fois, je je ne connais pas ce local précisément, donc je veux pas vous répondre ou vous dire de bêtises.
Vous m'avez dit, j'ai une une forme d'inquiétude face à la politique culturelle que pourrait pratiquer le ver. C'està-d que euh on voit quand même dans certaines de vos municipalités euh l'adjoint à la culture disparaît. Euh voilà.
Mais et puis surtout il y a cette espèce de vide abissale. Alors je sais bien que la culture pour certains n'est que une danseuse de la République. Pourtant c'est à mon avis le visage de la France.
C'est le visage de la France et tout ce qui a été dit passionnant aujourd'hui, la culture l'aidera à passer à être à être forte. Et je pense vraiment que il y a un vide habissal ou alors j'ai moi aussi mal entendu comme vous avez mal entendu David Rochine votre programme culturel. Je je ne je ne sais pas ce qui se passe peut-être.
Oui, enfin bon j'aimerais bien. Vous savez l'art c'est quand même l'âme d'une nation. Euh moi je considère et je considérerais toujours parce que je disais que être français c'est quelque chose de singulier dans le monde, que la France est un grand voir un très très grand pays de culture.
On a 1200 musées, 1500 festivals, 400 théâtres municipaux, des dizaines de milliers de monuments historiques et et 700000 personnes qui de près ou de loin vivent de la culture et de tout ce qu'il y a autour dans notre pays. L'ambition de l'État et ce que je souhaite être l'ambition de la France demain, c'est d'abord de défendre le patrimoine de notre pays et c'est de faire rayonner nos œuvres culturelles partout dans le monde. Il y a quelques jours, monsieur, j'étais à j'étais en déplacement aux Émirats arabe unis et j'ai eu la chance et je vais même dire le privilège parce que quand on entre dans un musée qu'on est français, c'est un privilège euh de visiter le Louvre d'Abou Dhabi. l'une des seules marques françaises qui en tant que tel est restée en tant que tel le Louvre et porte ce nom pour près de 40 ans à Abu Dhabi.
C'est un pont entre les civilisations. C'est ça la définition même de la France dans une rue qui est baptisée la rue Jacques Chiraak. Et le Louvre Abu Dhabi, c'est précisément la capacité de la France à exposer ses arts, à exposer des arts de de culture diverses et de cultures étrangères.
Mais c'est cette capacité à parler à toutes les cœurs et à toutes les consciences du monde. Et moi ce que je en même temps ce que je critique et ce que je défends, ce que je critique dans la politique culturelle, c'est que on saupoudre un peu partout des subventions. C'est un budget de 8 milliards, 4 milliards pour le service public, l'audiovisuel public, 4 milliards pour la culture en soi.
Et on se poudre un peu partout de manière idéologique en choisissant des projets. On va financer un film qui met en avant un migrant qui est venu de Syrie pour s'installer en France, aller épouser une électricène dans le pas de Caleb. Bon, personne ne va voir ça, mais on est aussi capable quand on s'y met sérieusement, quand on sort de l'idéologie de réaliser les plus beaux chef-dœuvres.
Moi, l'un des films qui m'a le plus marqué l'année dernière, c'est Monté Cristo. J'ai trouvé que c'est l'un l'un des plus beaux chef-dœuvres de non seulement du cinéma français. D'ailleurs que ça a tellement bien marché qu'ils vont en faire un livre.
C'est très fin et toute la sagesse humaine repose dans ces deux mots attendre et espérer. C'est la conclusion du film qui est un peu travesti d'ailleurs par rapport au lit. Ça a fait 100 milliards de recettes partout dans dans le monde, 9 millions d'entrées en France.
Et ça pour le coup c'est un chef-dœuvre français. Maintenant pour être très Non non mais monsieur Bar là, pardonnez-moi de vous interrompre. Vous allez développer quelque chose qui est en chifre, le patrimoine et cetera et cetera.
D'abord, le patrimoine euh il faut sauver celui d'aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il faut apporter un regard sur la création qui sera le patrimoine de demain. Il faut aider les jeunes auteurs ou les jeunes cinéastes ou les jeunes musiciens.
Il faut leur il faut les aider. Voilà, ça c'est important. Ensuite, il me semble moi que je ne sais pas mais vous savez ce qu'on appelle la culture mot machouillé qui ne veut plus grandir dire grand-chose mais l'art.
Là, c'est quand même quelque chose, c'est une issue de secours. C'est quelque chose qui fait rêver. C'est quelque chose qui apporte un ailleur.
C'est quelque chose qui nous fait sortir de la tyrannie du bon goût, des morales définitives et des gens qui savent. c'est quelque chose euh qui nous Oui. qui permet à l'État gens euh de supporter le poids du monde et je crois que c'est quelque chose qui n'est pas tout à fait euh à sa à sa juste place quand on dit simplement euh il y a il y a l'ouvre d'Abou Dhabi que je connais parfaitement, il y a tous ces musées, mais est-ce qu'il y a quelque chose à faire pour que comme le disait Aragon, il faut creuser des gazeries vers le ciel ?
Réponse de Jordan Bardella. J'ai une vision très libérale de la création culturelle. Euh je pense que le génie de la France, c'est de réunir dans la même maison le festival d'Avignon et le puit du fou.
Et donc rassurez-vous, je vous le dis pour aujourd'hui comme pour demain, je n'ai pas une vision étatiste de la culture. C'est à vous de créer, c'est à vous d'innover, c'est à vous de faire parler l'âme de la France. En revanche, je pense que l'État a un rôle et celui-ci, je souhaite vraiment le porter, c'est sur l'entretien du patrimoine à la fois matériel et immatériel.
Quand on voit aujourd'hui que dans beaucoup de petits villages, dans beaucoup de petites communes françaises, des statues, des calves, des églises tombent en ruine, c'est une part de nous-même et c'est une part inestimable de ce riche leg de souvenirs dont parlait Renant qui tombe et qui s'effondre parfois pour toujours. Je souhaite par exemple que 50 % du pass culturel, naturellement je ne souhaite pas le supprimer mais je souhaite que 50 % du pass culturel soit consacré au patrimoine. Je souhaite par exemple que tout ce qui relève du patrimoine français matériel mais aussi immatériel puisse être une partie conséquente du passe culturel qui permet précisément à nos jeunes et à notre jeunesse d'avoir accès à la culture.
Donc la culture elle est partout. Vous me dites, faut pas la reléguer. Bien sûr qu'il faut pas la reléguer, mais la culture, elle est partout.
Elle est dans l'art de vivre, elle est dans les valeurs, elle est dans le Louvre Abou Dhabi. Elle est dans le château de Versailles, elle est dans nos églises, elle est dans elle est dans Alexandre Dumain, elle est partout la culture. Donc moi, j'ai une vision très libérale de la de de la liberté artistique, mais je souhaite que l'État assume aussi son rôle qui est celui de faire rayonner le savoir-faire français, le l'œuvre française et en même temps de permettre la transmission d'un patrimoine matériel et immatériel.
Pardon, c'est peut-être un peu chauvin, mais on est dans un pays où la dépense culturelle au total, c'est 37 milliards d'euros. Les Français dépensent chaque année 37 milliards d'euros quand on compte évidemment 42 milliards d'euros vous rapporte la culture. Juste pour rappeler ça un petit peu aussi, je n'en je n'en je n'en doute pas, je vous contredis pas sur ce point mais ça veut dire que les Français choisissent et c'est vrai qu'on a un peu le sentiment que dans la culture on fait beaucoup d'idéologie.
Je veux dire, quand il y a que 2 % des films qui ont été financés par le CNC, Centre National du cinéma, qui ont été rentabilisés en salle, ça veut dire qu'il y a peut-être une logique de saupoudrage qui aujourd'hui n'est plus n'est plus la bonne. Et puis je pense qu'il faut revenir aussi à des grands noms dans les ministères et dans les bâtiments officiels de la culture. Bon, je vais pas vous faire les derniers ministres de la culture mais mais on est quand même parti d'André Malerot qui considérait qu'une société qui ne croit plus en rien cesse d'exister.
Je vais pas vous faire la liste des derniers ministres de la culture, mais ça manque de grandiose. Or, je pense que la culture française, pour qu'elle continue d'être universelle et de parler à tous les cœurs du monde, il il faut qu'elle en jette. Dernier point, puisque vous en avez parlé, est-ce que vous souhaitez toujours la privatisation de l'audiovisuel public ?
Vous êtes neutre désormais, monsieur Pujadas, quand vous me posez cette question. Oui, je souhaite la privatisation de l'audiovisuel public, la télé, la radio, mais j'ai encore une fois une vision libérale de la culture et des médias. Est-ce qu'il y a un sens à ce qu'en 2025, une grande démocratie comme la France soit encore propriétaire d'une station de radio ou d'une chaîne de télévision ? surtout quand on y voit d'ailleurs une forme de privatisation idéologique parce que voyez on a fermé une chaîne de télévision dans notre pays quand même.
On a fermé une chaîne de télévision la première chaîne de la TNT C8 a été fermée sur une décision administrative au motif que la pluralité qui était diffusée sur ces antennes était pas conforme avec les règles de l'ARCOM. C'est pas ça le motif hein. C'était ça le motif.
Le motif c'était que elle n'avait pas respecté son cahier des charges en matière de maîtrise de l'antenne alors unité de la personne humaine c'était alors monsieur Pujadas on punit on sanctionne mais on ne ferme pas parce que l'esprit français ça n'est pas de fermer la première chaîne de la TNT et ça croyez-moi ça abîme beaucoup l'image de la démocratie française. Pardon mais sur le service public, il y a pas beaucoup de créneaux voir même très peu où il y a des gens qui partagent mes idées qui expriment des avis contraires aux avis qui sont exprimés sur le service public. Bon, il y a les obligations de temps de parole.
Vous êtes reçu. Oui, enfin dans les Oui, enfin dans les éditorialistes. On peut pas dire que ça se bouscule pour voter à droite.
Euh une dernière question. Alors tout dernier point, tout dernière intervention. Une dernière ou vous avez pris des cours de théâtre ?
Non. Vous avez pas pris des cours de théâtre. Donc donc alors je vous dis en tant que un petit peu c'est mon histoire que au cas où vous prendriez une gamelle aux prochaines élections vous avez un avenir dans le théâtre ou dans le cinéma.
Voilà. Mais vous savez quoi ? Je vous enverrai mon CV si la politique marche plaît.
Je sais pas comment il faut le prendre. Merci Jean-Michel. Je sais pas comment il faut le prendre mais je le prends avec le sourire.
Mais oui il faut qu'on avance. On on va bientôt conclure cette émission et c'est le maire l'ex-maire de Laïérose Vincent Jean-Brin qui va conclure par un un débat un bref débat avec Jordan Bardella. Mais juste avant il y a un dernier français qui souhaite vous interpeller et là on quitte d'une certaine manière le domaine de la politique et on va peut-être être plus sur le domaine de l'humain.
Euh bonsoir Evan Pinet. Bonsoir vous avez 32 ans. Alors vous êtes un sympathisant du Rassemblement national.
Bah, il y en a un ici. Il y en avait un euh je suis pas tout à fait sympathisant, hein. Je je Vous êtes pas adhérent, vous êtes pas militant.
Je Pour tout vous dire, je votais à gauche. Voilà. Bon, vous avez voté à gauche.
Mais vous nous avez dit à la prochaine présidentielle, pour moi, j'envisageais clairement de voter pour Marine Le Pen. En revanche, si c'est Jordan Bardella, je ne sais pas pourquoi. Alors, bonsoir monsieur Bardella.
Bonsoir monsieur. Euh bon, vous êtes jeune euh vous n'avez pas fait de grandes études, vous n'avez jamais vraiment travaillé finalement. Ça pourrait laisser croire que finalement vous ne connaissez pas la vraie vie.
Ça ne vous a pas échappé. Monsieur Bruno Raillot fait une percée significative dans les sondages. Euh j'aimerais prendre le le scénario de Marine Le Pen empêché à l'été 2026.
Vous êtes candidat RN en 2027. Finalement, vous vous retrouvez face à un monsieur Bruno Rétaillot. Moment, je vais vous dire, je vote les yeux fermés Bruno Rétaillot.
Pourquoi ? Parce qu'il a fait ses preuves. Il notamment dans ma région Pays Doire.
C'est quelqu'un d'une grande expérience. Voilà, vous êtes très jeune, c'est factuel. Comment comptez-vous convaincre les Français sceptiques comme moi de voter pour vous ?
Tout simp simplement si c'était Marine Le Pen face à Bruno Retaillot, vous auriez voté Marine Le Pen ? J'en doute. Non.
Ah bon ? Non non non. Alors non non non.
Je moi pour tout vous dire, je Bruno Rétaillot, je pense qu'il il dégage quelque chose depuis sa prise de fonction en tant que ministre de l'intérieur. Il a fait beaucoup de bonnes choses. C'est bon parce qu'on a pas vu les c'est qu'on a vu les images du PSG la semaine dernière et ce qui s'est passé à nos gens.
On n'a pas beaucoup vu le les effets. Le référendum sur l'immigration, on l'a pas vu. La suppression de les soins gratuits au clandestin, on l'a pas vu.
L'interdiction du voile qui l'avait évoqué pour les accompagnatrices scolaires, on l'a pas vu. Euh, on n pas vu grand-chose en fait. Mais vous savez, il est un peu empêché aussi.
Vu la constitution de l'Assemblée nationale. C'est un peu compliqué. Je pense qu'un brenot président ferait aurait beaucoup plus les mains libres et euh aurait ferait davantage de choses.
Voilà. Bon mais si on comprend bien, c'est pas une question de Jordan Bardella versus Marine Le Pen, c'est que Rassemblement national ou Bruno Retaillot, vous voter plutôt Bruno Retaillot. Oui, voilà.
Mais mettons que monsieur Bardella soit candidat en 2027. Euh je pense qu'il y a beaucoup de Français, je pense, qui doutent de votre capacité à diriger la France. C'est pas rien, c'est un grand pays.
Il faut quand même des capacités dans tous les domaines vraiment. Comment pensez-vous les convaincre par quel voilà quels sont vos arguments par rapport à ça ? Alors, d'abord euh bah merci pour votre franchise parce que euh j'ai l'honnêteté de vous dire que euh les doutes que vous exprimez sont sans doute des doutes qui peuvent être partagés par euh beaucoup de de gens qui ne votent pas, comme c'est votre cas, pour le rassemblement euh national.
Euh d'abord, qu'est-ce que je dirais à un électeur qui hésite au second tour potentiellement entre Bruno Retaill ou moi ? Je lui dirais faut peut-être arrêter de se faire avoir parce que ça fait 40 ans que ça dure, 40 ans que vous mettez les mêmes au pouvoir et que peut-être avez-vous envie de voir revenir madame PC, monsieur Bertrand, monsieur Copé des postes de ministère, monsieur Voquet. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui n'en ont pas envie.
Euh monsieur Retaillot, pour qui j'ai du respect personnel naturellement euh je respecte tout le monde et aussi mes adversaires euh n'a rien fait si ce n'est euh occupé le ministère de la parole. Parce que venir devant les Français en disant qu'on a un problème d'insécurité, qu'il y a trop d'immigration, pardon hein, mais ça fait 30 ans que ça dure. Moi ce que je regarde c'est que Bruno Retaillot, il est aujourd'hui ministre de l'intérieur d'Emmanuel Macron et que il est assis tous les mercredis dans un conseil des ministres avec des socialistes, des macronistes et des gens qui veulent augmenter les impôts de 40 milliards qui accusent aujourd'hui les pires résultats en matière migratoire et sécuritaire de toute la 5e République.
Alors pour vous répondre parce que l'enjeu de cet échange c'était un ton un peu plus personnel, me dites "Vous avez pas beaucoup travailler. Croyez-moi, les 35 heures probablement que le mercredi midi, je les ai déjà dépassé. Je suis président d'un grand mouvement politique qui compte près de 170 parlementaires, plusieurs dizaines de salariés, des centaines d'élus partout en France.
Je suis parlementaire, je fais de la politique, c'est vrai, très tôt, mais la journée, je ne fais pas du dessin ou des cours de danse. La politique, trouver des solutions au problèmes des Français, rencontrer les Français, gérer ou se préparer à gérer des collectivités, si ce n'est la plus grande, lors de la mère de toutes les batailles qui est évidemment Matignon ou l'Élysée. Ça demande beaucoup de travail et ça demande surtout un don de soi.
Je me plains pas mais croyez-moi, on su et on travaille énormément. Je considère que l'élection présidentielle de 2027 est un choix de civilisation. Et je vais vous dire pourquoi est-ce que je pèse mes mots, c'est parce qu'en 2032, il sera trop tard.
Quand on regarde aujourd'hui l'agriculture, on a perdu 100000 exploitations agricoles en 10 ans. L'industrie automobile qui est en train de s'effondrer, la situation sécuritaire hors de contrôle aujourd'hui dans le pays, la situation migratoire. Si on attend 2032, il sera trop tard.
Euh l'offre que euh nous portons avec Marine Le Pen est une est une alternance et ce que nous voulons porter, ce qui n'a jamais été fait depuis 30 ans. Il y a aucune raison pour que ce qui est possible en France soit impossible ailleurs. Alors ça veut pas dire que demain, si on arrive à la tête du pays, on ne doit pas travailler avec des gens qui viennent des Républicains, avec des gens qui viennent d'autres formations politiques.
Naturellement, moi mon objectif, c'est le rassemblement et je crois qu'il y a beaucoup d'électeurs de droite qui se sont fait avoir depuis 30 ans et qui ont pas envie de se faire avoir une nouvelle fois. Comment expliquez-vous que la droite a eu du mal à faire une alliance comme la gauche a faite lors des législatives ? L'Union des droites, comment expliquez-vous que elle n'a pas eu lieu ?
Mais parce que la droite est aujourd'hui ce qu'on appelle la droite se sent beaucoup plus proche d'Emmanuel Macron, du Parti socialiste que de Marine Le Pen et de moi-même. Je veux dire quand euh moi j'ai pris mes responsabilités, j'ai fait 33 % des vot aux élections européennes euh lors des élections législatives, on pouvait avoir une majorité. S'il y avait pas eu les accords de second tour entre monsieur Mélenchon et monsieur Macron, j'aurais eu une majorité pour être premier ministre.
Euh monsieur Siotil, président des Républicains, je lui ai tendu la main, il a accepté de prendre cette main parce qu'il a dit que l'État du pays, que la situation dans laquelle se trouvait exigeit le rassemblement de tous les patriotes. Et je considère que les électeurs de droite et que les déçus de l'UMP et des Républicains sont pour moi des patriotes sincères avec qui j'ai envie de travailler et que j'aimerais convaincre et à qui j'aimerais dire "Ne vous faites pas avoir une nouvelle fois." Alors, on commande beaucoup les envolés dans les sondages.
Il y a il y a 3 mois, c'était Michel Barnier, l'homme qui rassure, la nouvelle étoile de la droite. Il y a 6 mois, c'était Gabriel Atal qui a totalement disparu depuis la nouvelle étoile, l'étoile montante et cetera. Bon, on est à 2 ans de l'élection présidentielle.
Ce qui est certain, c'est que nous pouvons gagner l'élection présidentielle. La question, c'est est-ce qu'on continue ou est-ce qu'on change ? Or, ce que nous portons en France est en train d'être porté dans beaucoup de pays d'Europe.
On a parlé de l'Italie, madame Mélonie. Pas eu l'occasion d'en parler ce soir, mais on en parle souvent en ce moment. Méloni, on disait ça va être terrible, elle va remettre des barbelés.
Bon, il se trouve que l'Italie est aujourd'hui le seul pays du G7 à être en excédent primaire sur le plan budgétaire et que en un an, madame Bélonie a baissé l'immigration clandestine de 64 %. Donc quand on veut, on peut. Et moi, je veux dire au français, ce que vous vivez c'est la conséquence de choix politique.
Si demain vous changez les gens qui sont au pouvoir, votre quotidien peut changer. Merci Pinet. Et le moment est venu donc de conclure cette émission et traditionnellement c'est un débat et c'est un débat si possible avec un élu local.
Celui qui va nous rejoindre, mais vous le connaissez parce que comme mère de la Rose, il a impressionné par son courage puisque pendant les émeutes de 2003, sa maison a été attaquée. Il a dû se défendre, son épouse, ses enfants ont été blessés. Il s'agit de Vincent Jean-Brun qui aujourd'hui est député LR.
Les amis, bonsoir Vincent Jean Brin. Bonsoir. Soyez le bienvenu.
Bah c'est à vous de conclure peut-être de tirer les enseignements. Vous avez assisté à cet échange très riche tout à l'heure. Donc d'en tirer les enseignements et d'interpeller si vous le souhaitez Jordan Bardella.
Merci beaucoup pour votre invitation. Bonsoir à tous. Bonsoir au public.
Euh effectivement, c'est c'est une émission très riche parce qu'elle libère la parole au français et pour moi, c'est fondamental parce que au fond, ce soir, on a entendu beaucoup d'émotions, on a entendu des peurs, on a entendu des angoisses, on a entendu des colères, on a entendu un profond sentiment d'injustice et au fond ça ne surprend pas les élus locaux. Ça ne surprend pas les élus parce que quand on aime la politique, on tient permanence, on est à l'écoute et ça on l'entend désormais tous les jours. Et comment ne pas l'entendre ? quand on voit notre pays vit une crise, une forme de déclin.
Alors, je voudrais dire à Jordan Bardellard que si c'est notre rôle, tous les politiques d'entendre la peur, d'entendre la colère, j'ai la conviction et vous qui êtes responsable politique, peut-être candidat à l'élection présidentielle, j'ai la conviction que notre rôle c'est pas d'attiser les peurs, c'est pas d'enflammer les colères, c'est plutôt de porter l'espoir. Et cet espoir, j'ai la conviction profonde que on le porte à condition d'être dans la proposition de solution concrète. Et donc ma première question ce soir et c'est le député mais c'est aussi le maire qui après 10 ans de combat acharné était désespéré de voir que rien ne bougeait à l'échelle nationale notamment au niveau des lois qui vous pose cette question pourquoi quand vous vos députés vous avez la possibilité de voter des solutions vous avez la possibilité d'améliorer les choses vous ne le faites pas un exemple par exemple vous dites régulièrement que vous voulez protéger les Français, les protéger contre la barbarie par exemple.
Pour autant, lorsqu'on a eu la loi sur le terrorisme, la loi terrorisme 1, la loi terrorisme 2, la loi sur le séparatisme, la loi sur le renseignement, vous n'avez pas voté ces lois. Vos députés à l'Assemblée nationale ne les ont pas voté. Pourrait prendre un exemple européen puisque vous siégez au Parlement européen avec Frontex par exemple à la la défense européenne, elle est garde frontière où vous ne votez pas les budgets pour Frontex.
Je pense que vous êtes sincère quand vous dites que vous voulez protéger les Français, mais alors expliquez-moi ce manque de cohérence parce que au fond, et c'est ce que nous disent tous les citoyens et à force quand on est mère et à porortter d'engueulade, pourquoi ça bouge pas ? Et au fond, j'espérais qu'à l'Assemblée nationale ça bouge un peu plus et y compris que des formations politiques comme la vôtre qui disent "On va protéger français, la sécurité compte sur nous, l'immigration compte sur nous et cetera." Et au final, le constat que je fais de l'intérieur, c'est que ça ne suit pas au niveau des votes.
Jordan Bardelor. Euh, bonsoir monsieur le député. Euh on a eu l'occasion euh de de débattre enfin de se côtoyer puisqu'on a été élu au conseil régional de l'Île-de-France pendant plusieurs années.
Euh je comprends pas votre question parce que précisément à chaque fois qu'un texte est allé dans le bon sens, y compris lorsqu'il n'émanait pas de notre majorité ou de notre proposition, nous l'avons soutenu. Je vous prends un exemple très récent parce que ça fait partie évidemment des thèmes sur lequels je pense vous êtes très sensible comme ancien maire de Banlieu, c'est la question du narcotrafic. Hm hm.
Euh nous avons voté et soutenu cette disposition qui a été proposée par le gouvernement de François Baou alors qu'elle n'émit pas du Rassemblement national lorsque des mesures sont allées dans le bon sens et qui ont été proposées par des gens qui ne sont pas des électeurs ou des soutiens du Rassemblement national, nous les avons votés. En revanche nous, c'est pour ça que je je souris un peu quand vous me dites ça. À chaque fois qu'on propose des choses, mais y compris vous ne les votez pas.
Je me souviens qu'il y a quelqu'é l'expulsion dans notre niche parlementaire. des délinquants et des criminels étrangers. Je crois que monsieur Rotaillot était déjà ministre de l'intérieur si je ne m'abuse.
Vous avez refusé de la voter. Donc moi, je suis pas sectaire et et je suis encore moins sectaire que j'ai décidé puisque je crois que vous êtes encore membre des Républicains. J'ai tendu la main lors des dernières élections législatives à Eric Sioti en disant on n'est pas d'accord sur tout mais compte tenu de l'urgence du pays, les gens ne veulent pas qu'on s'insulte, qu'on s'avance.
Ils veulent qu'on se rassemble. On sera pas d'accord sur tout mais je pense que sur la sécurité, sur le rétablissement par exemple de peine minimales ou de peine planchée, sur l'expulsion des délinquants et des criminels étrangers, sur la nécessité de baisser la pression fiscale, on est d'accord ? Donc si vous avez un texte précisément à me à me reprocher, je je répondrai bien sûr.
Les les lois que je je vous citais, loi terrorisme 1 2 la loi sur le renseignement à l'échelle européenne par exemple, le fichier pour savoir qui passe nos frontières, il y a un certain nombre de choses que vous ne votez pas. Vous citiz la région Île-de-France tout à l'heure. Je l'ai cité, je l'ai voté la la lais en place un un bouclier sécurité et à l'époque le Rassemblement national qui siégeait à la région donc vous étiez membre ne l'avait pas voté par exemple.
Je pas voté les brigades de sécurité aux abords des le bouclier de sécurité vous l'aviez pas voté mais je je vais rebondir si vous me permettez sur deux choses. Euh la première c'est pour dire bah donc super donc vous me confirmez que le projet qui est porté actuellement par Bruno Rotaillot et par son ministre François Noël Buffet qui va permettre enfin parce qu'on l'attend depuis longtemps de donner des vrais pouvoirs aux polices municipales. C'est un combat que je porte depuis 2 ans depuis les émeutes.
Il sera donc voté. On pourra compter sur l'ensemble de ceux qui veulent défendre les Français pour faire passer à l'automne ce texte fondamental. Vous vous ne serez pas dans une posture de parti comme on a pu le connaître par ailleurs et pire encore, vous n'allez pas essayer de de faire du chantage avec euh une nouvelle censure du gouvernement qui mettrait une fois de plus notre pays en grande difficulté.
Alors, d'abord, monsieur Gmain, moi je suis député si vous voulez bien, je je sur ce tif euh je suis député européen du Rassemblement national. Donc euh je je vote absolument donc je vote ce qui est issu du Rassemblement national mais je suis pas membre des Républicains. Donc si j'ai un point de désaccord avec vous ou si je souhaite censurer un gouvernement parce que vous participez d'un gouvernement au côté de socialistes et de macronistes qui veulent augmenter la fiscalité de 40 milliards d'euros.
Non qui veul économie de 40 milliards d'euros. Euh non prélèvement obligatoire. Je parle de la censure de Michel Barnier au mois de décembre. la censure de Michel Barnier qui s'apprêtait à désindexer les pensions de retraite au début de l'année 2025 qui ambitionnait d'augmenter de manière significatif les prélèvements obligatoires.
En réalité, pour moi, vous êtes l'illustration même de cette phrase de Patrick Buisson dans la cause du peuple qui disait "Il y a deux formations de gauche en France dont une s'appelle la droite." Et je me souviens d'ailleurs, puisque vous mentionnez notre passé commun en Île-de-France que aux élections départementales en 2021, lorsque face à un candidat du Rassemblement national, il y avait un candidat de l'extrême gauche, vous avez vous, monsieur Jeanbrin, appelé à voter à Mitrimer pour le candidat de l'extrême gauche. Vous êtes au moment où on se parle, la béquille des macronistes, la béquille des socialistes au gouvernement.
Monsieur Rota il est sur tous les plateaux de télévision pour parler mais il ne fait strictement rien. Enfin en tout cas, on a vu au Parissaint-Germain il y a quelques jours ou à nos gens que la politique sécuritaire du gouvernement marchait du feu de Dieu. Donc non, j'ai pas ce sont des faites ce qui s'est passé.
Donc pas de faux semblant. Donc si ça va dans le bon sens, je vous réponds sur les polices municipales. Moi je souhaite l'armement des polices municipales et je souhaite effectivement qu'un qu'un que lorsque un homme ou une femme qui porte l'uniforme de la République avec marqué police que ce soit national ou municipal un terroriste en face ou un délinquant il ne fait pas la différence.
Donc je veux dire, c'est pas parce que c'est vous qui ce texte, c'est important pour moi. C'est important pour moi parce que je suis je suis ici en tant que parlementaire mais je suis aussi un maire qui pendant 10 ans a essayé de lutter, vous le disiez contre le narcotrafic a essayé de ramener de la sécurité dans des quartiers populaires dont moi-même je suis, on a ça en partage. On a grandi dans des cités HLM.
Mais vous comprenez bien que pour moi euh ça va au-delà des étiquettes. Euh après les émeutes qu'on a vécu qui ont marqué notre pays d'une manière indélibile et à Forcerie ma propre famille en 2023 hein. En 2023 tout à fait.
On a un besoin de résultat et au fond quand je vous entendais répondre juste avant en disant la droite c'est ceci là vous avez fait un petit effet de manche en disant vous êtes aussi de gauche j'ai l'impression que vous êtes dans la politique aériie celle que vous avez reproché aux familles politiques historiques depuis très longtemps alors qu'au font ce que veulent les Français on l'a entendu toute la soirée c'est des résultats, c'est de l'efficacité et c'est vous avez raison moi je partage ce que vous avez dit tout à l'heure ils veulent du rassemblement et pas des anathèmes, pas des insultes. Donc il y a un vrai enjeu par rapport à ça et après pardon est-ce que ça signifie que vous êtes favorable à un rassemblement avec le rassemblement national ? J'allais y venir parce qu'encore une fois je crois que on a un devoir moral qui est de travailler dans l'intérêt des Français.
On ne peut pas perdre 2 ans jusqu'en 2027 et c'est pour ça que j'assume le fait de travailler avec le gouvernement de monsieur Bairou et avec d'ancien ministre de monsieur Macron. Non pas parce qu'on serait les mêmes, non pas parce que on serait une prétendue béquille, mais parce que sinon on dit quoi au français ? On dit au français circuler, il y a rien à voir.
Pendant 2 ans, on laisse les clés qui on aurait mieux fait de les laisser à la LFI. On aurait mieux fait de les laisser à qui ? Vous avez appelé à voter au départemental pour les Non, moi j'ai combattu l'extrême gauche, j'ai combattu une députée à LFI sortante et je suis député aujourd'hui.
Oui, vous êtes à nouveau dans la petite politique et je je voudrais je voudrais répondre à à monsieur Pujadas, mais je fais une énorme distinction entre la France insoumise et des formations historiques qui ont participé à la résistance de mort comme comme le parti. Ils ont participé à la résistance. C'est ça.
Ça me permet de faire une transition monsieur Pujadas parce que effectivement quand Éric Sioti seul a décidé de rejoindre l'alliance du Rassemblement national, la formation politique que je représente, héritière du gaolisme a dit "Nous, on ne suit pas ça." Et on ne suit pas ça parce que malgré le discours parfait ce soir, enfin objectivement très propre, vous faites très attention, vous pesez les mots, vous êtes très doué, il y a aucun problème. Moi, je voudrais vous interroger.
Vous savez, je j'ai une qualité en politique et je ne suis pas sensible à la flatterie. Donc, je me toujours du mec qui va suivre mieux. Tant mieux.
Parce que justement, j'ai une question à vous poser. Euh moi, je me sens profondément républicain au sens de la République, au sens de l'universalisme républicain. On regarde les gens en fonction de leur comportement.
Est-ce qu'ils respectent la loi ? Est-ce qu'ils se dévouent pour notre pays et pas leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs orientations sexuelles et cetera. Certains parfois essayent de vous caricaturer, vous traitent de nazi, de fachot.
Je veux pas du tout ce procè mais en revanche, j'aimerais vous poser une question. Comment vous vous êtes senti à votre meeting lundi quand vous avez fait la collade, l'embrassade à tous ces représentants européens de ce qu'on appelle l'extrême droite européenne ? Sachant qu'on parle de personnes, et vous me permettrez de les citer qui ont quand même eu des propos qui personnellement moi me troublent et je voudrais vous entendre là-dessus.
En parlant de l'immigration, Victor Orban a dit "Nous ne laisserons pas violer nos femmes." En parlant de l'IVG, une phrase comme ça. Oui, il faut laisser violer.
Je vais terminer. Non, non, c'est Est-ce que vous trouvez normal qu'un un de vos soutiens manifestement considère fasse un lien direct entre immigré et viol ? Quand Matthéo Salvin il dit l'IVG on ne peut pas considérer les urgences, il parle des urgences des hôpitaux comme la solution à un mode de vie non civilisé.
Quand Christophe Bosac dit à l'égard de la démocratie, nous avons une position plutôt sceptique quand attentionvocat ministre de pays l'Union européenne Martin Elme Estonien qui dit si vous êtes noir repartez. Non, il y a jamais Et vous avez et vous je peux vous assurer et vous avez il a peut-être pas dit votre meeting mais ils l'ont dit. Et enfin le réchauffement climatique est la plus grande escroquerie de l'histoire.
Santiago à Bascal Espagnol. Comme vous n'êtes pas nazi et vous dites que vous êtes en train de de vous éloigner des racines du FN historique, comment vous vous sentez quand vous entendez ça ? Est-ce que vous regrettez qu'ils étaient autour de vous au meeting lundi ou pas ?
Et au fond, ça répond à votre question, monsieur Pujadas, parce que moi je suis de filiation golienne, gauliste et ces mots-là, c'est pas la République que j'ai envie de défendre. Donc quand Evan demandait "Mais pourquoi il y a pas la grande union des droites ? Comme il s faire la grande union à gauche ?" Parce qu'en fait fondamentalement si on peut se rejoindre sur la sécurité, sur la protection de nos frontières, sur un certain nombre de choses qui qui se raccordent au régalien, vous faites des constats, vous proposez des choses, on est capable de se dire là-dessus, il y a un accord.
Mais sur cette vision de la société, personnellement, j'aimerais beaucoup vous entendre parce que pour moi c'est rédibitoire parce que ce n'est pas la vision universaliste républicaine qui est la mienne. Monsieur Chambrin, vous êtes l'illustration même de ce pourquoi mais ça vous fait rien ça les électeurs des Républicains et les électeurs de droite me répondez pas comme un robot pardon maisol Jordan Bard vous avez un cœur vous êtes humain ça ça vous fait rien je vais vous répondre Victor Orban ouais il a été votre allié votre ami pendant très longtemps il est encore un ami intime du président Sarkozi et Victor Orban qui est le premier ministre de Hongri à quitter la droite européenne et votre parti politique, c'est parce que vous êtes parce que on pas un trait d'égalité immigration dans une union avec les macronistes et avec la gauche. Je ne sais pas pourquoi est-ce que vous n'assumez pas le fait, mais parce que jamais jamais vous m'entendrez dire si vous êtes noir mais il a pas dit ça monsieur Jeanbrin.
Donc donc je note que il fallait que je me je sois je me justifie des phrases de Jean-Marie Le Pen et maintenant il faut que j'aille justifier les phrases que d'ancien ministre ils étaient Jordan Bardon ils étaient à votre meeting mais c'est sans fin aujourd'hui là lundi il y a 10 ans 15 ans je peux vous répondre bon dites-moi que vous condam monsieur Jean-Brin depuis 2017 votre parti dirige la France avec les macronistes vous avez fourni à Emmanuel Macron ses ministres non c'est premier ministres et vous êtes aujourd'hui la béquille d'un gouvernement qui accuse tous les records en matière de sécurité et en matière d'immigration. Donc ce que vous devriez dire au français c'est pas rassemblonsous ce que vous devriez dire au français c'est pardon parce que voyez entre les gens que vous avez mentionné entre mes alliés au Parlement européen entre la campagne européenne que j'ai fait moi j'ai fait 33 % aux élections européennes grande responsabilité vous avez fait 5 % des voix aux élections européennes c'est pas nul mais posez-vous la question de pourquoi est-ce que les électeurs de droite qui sont sincèrement attachés aujourd'hui à la France qui ne supportent L'insécurité, le laxisme, la pression fiscale se tourne aujourd'hui vers le rassemblement national. Écoti l'a compris et je crois que beaucoup d'autres électeurs de droite simplement Jordan Bardella Vincent Jean-Brande si vous condamnez ses propos.
Mais quel propos ? Mais aucun des propos que vous mentionnez n'ont été tenus lors du meeting. J'étais à ce meeting lundi et aucun des propos que vous avez mentionné Victor n'ont été tenu.
Non mais Victor tenu à votre discours, à votre en appelant à la fermeté de l'État. En l'occurrence, il parlait de la Hongrie et il critiquait le laxisme de la France. Il dit "On ne laissera pas violer nos femmes." Et ça ça vous choque ?
Moi ça me choque pas, voyez. Voyez en Hongrie, vous voyez en Hongrie, il y a pas d'immigration clandestine. Vous pouvez être une femme en jupe, vous baladez à 2h du matin dans Budapest, croyez-moi que vous vous sentez en sécurité.
J'ai pas de problème à travailler avec toutes les bonnes volontés pour améliorer la sécurité des Français. Mais non, parce que vous préférez travailler avec les Macron. Tout à l'heure, parlait de Ringis qui est au cœur de ma circonscription.
Je suis député et au cœur de ma circonscription, il y a Ringis et que vous allez effectivement tôt le matin, il y a le monde entier qui est en train de travailler à Ringis, des gens qui viennent des quatre coins du monde et sans cette immigration-là qui est une immigration de travail, de gens responsables, des gens qui sont pas venus pour violer qui que ce soit, et ben juste on ne mange pas en France et en Île-de-France. Donc à un moment donné faire un trait d'égalité entre immigration et viol, moi ça me choque. Je vais pas faire tout tous les changes là-dessus mais je regrette que vous ayez pas condamné.
Vous seriez grand l'échange se termine et ce sera la dernière réponse de de Jordan B. Euh bah vous savez quoi ? Je vais prendre les chiffres du ministère de l'intérieur.
J'ose espérer que vous n'attaquerez pas son patron. 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles qui sont commises dans les transports en commun d'Île-de-Fance sont le fait d'étranger. Ça ne veut pas dire que on est étranger en France, donc on est délinquant, on est criminel.
Je ne dirai jamais cela et je n'ai jamais dit cela. En revanche, il y a vrai, une surreprésentation de l'immigration clandestine notamment dans les faits délictuels et les faits de criminalité. Alors là, si vous niez ça, je pense que tous les gens qui nous regardent à 23h27 se marrent.
Et je ne pas ça. Et être républicain, c'est condamner tous ceux qui veulent qui ne respectent pas nos lois d'où qu'ils viennent et avec la même fermeté. Et nous, on a le sentiment en vous entendant et même un petit peu ce soir qu'au fond vous voulez trier les gens en fonction de leur couleur de peau ou leurs origines.
Si tel n'est pas le cas, dites-le et condamnez les propos qui sont tenus là. Moi, j'ai le sentiment que vous voudriez être socialiste, mais que vous n'y arrivez pas. Absolument pas.
Croyez-moi, croyez-moi, la fermeté la plus totale avec ceux qui agressent la République. J'ai toujours tenu ces propos. Défendre la République.
Je ne sera le dernier mot. Allez-y finir et on a des points d'accord, des points de désaccord. Mais honnêtement, je ne trouve pas ça très honnête de me faire porter le chapeau d'une forme de sectarisme à l'Assemblée nationale.
Chapeau, surtout quand vous êtes en terme d'assiduité 542e sur 577 à l'Assemblée nationale. Donc si vous étiez plus souvent à l'Assemblée nationale, peut-être que vous verriez que notre esprit de cohésion et certainement plus que vous avez vu à la région, mais c'est dommage de terminer là-dessus. Je pense qu'on ait pu construire d'autres discours.
Merci Vincent Jean-Brin d'être venu porter la contradiction pour ce débat. Merci à vous. Merci Jordan Bardella pour euh cette émission.
Merci d'avoir joué le jeu avec tous les Français. Je vous remercie aussi. C'était un débat intéressant, un débat de qualité, des échanges de qualité.
Vous avez été franc, vous avez dit ce que vous aviez en tête, ce que vous aviez sur le cœur et je crois que ce soir c'était un échange de qualité. Donc merci beaucoup à vous pour cela. Petite précision donc le le compte de Monté Cristo c'était 100 millions.
Voilà, vous aviez dit j'ai dit quoi ? 100 milliards par erreur je pense. Et moi j'avais rectifié en disant non c française mais cou pas c'est bien 100 milli c'était 100 millions.
Voilà merci à merci à vous bien sûr de nous avoir suivi. Merci à Joselin Hucher à la rédaction en chef ce soir. Merci à Quentin Brillant à l'édition et à toutes les équipes de particules production autour de Marine Apresses.
Tout de suite vous retrouvez Darius Rochebin. Bonsoir à tous. Bonsoir David.
Bonsoir à toutes et à tous. L'événement après l'événement politique de cette grande confrontation. Allons aux événements à l'étranger.
Ils sont nombreux. Ce sont ces scènes impressionnantes de Trump hué mais aussi applaudit pour son action de force en Californie. Certains le soupçonnent d'une volonté de dictature et d'abord cet accident spectaculaire.
Arrêtons-nous sur les images d'abord. Cet accident d'avion spectaculaire aussi par la survie miraculeuse d'un passager. On va le voir en détail, ce Boeing d'Air India qui s'est écrasé sur des immeubles d'Amédabad dans le nord-ouest de l'Inde.
Peu après le décollage, il partait pour Londres, ne laissant qu'un seul survivant connu sur les 242 personnes à bord. Il y a aussi la série évidemment des accidents de Boeing sur lesquels on va on va s'arrêter. La dernière catastrophe aérienne en Inde remonte à 2010.
Avec nous ce soir, en particulier un spécialiste aéronautique, Jean-Christophe Laminette, ancien commandant de Borchir Airfance. Merci beaucoup d'être d'être là. Marc Rochet, vous aussi, bonsoir Marc Rochet, vous êtes expert sur l'ensemble des métiers du transport aérien, ancien président d'Air Caraïbe et puis Marion Frangame, Renault Girard, le général Nicolas Richou.
Merci à tous et à vous Marion qui êtes qui êtes là. Commençons évidemment par ce survivant. C'est l'aspect le plus marquant de ce le plus inoui de cet accident.
Les autorités ont indiqué que un seul homme avait survécu à la chute du Boeing. Le commissaire de police d'Améabad indique que les autorités ont trouvé un survivant. C'est celui du siège 11. information confirmée par les autorités sanitaires.
Tout à l'heure en rédaction, il y avait presque de la un doute. D'abord, il a fallu vérifier plusieurs fois parce qu'on se disait ça paraît tellement inoui. Crocher, ce sont des événements extrêmement rares qui est comme ça, un survivant sur un siège
Jordan Bardella