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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 12 décembre 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

Face-à-Face : Marie-Hélène Thoraval

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Quand est-ce que ça a basculé madame le Maire ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous voulez dire quand vous parlez de la colère et de la manière dont ça s'est passé ?

  • 3:01RelanceÉludée

    Est-ce que c'est du ressort de l'émotion plutôt que de l'enquête ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Vous dites que les réponses ne sont plus adaptées à ce type de délinquance. Quels comportements au quotidien ?

  • 5:01FerméeRéponse directe

    Vous redoutez d'autres drames ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05Marie-Hélène ThoravalFait
    « C'est une ville de 34000 habitants où on aspire à une forme de tranquillité qu'on aimerait bien retrouver. »
  • 2:30Marie-Hélène ThoravalFait
    « La Justice le procureur a dit oui il y a neuf des personnes qui étaient présentes dans la fête qui disent avoir entendu en effet des propos de cet ordre. »

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] BFM TV face à face AP Pauline de Malerbe il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour marie-éline toraval merci d'être venue dans ce studio vous êtes la mère de roman surzer dans la Drome roman surrizer qui est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs jours désormais lieu du drame lieu des affrontements lieu des oppositions roman surizer c'est là que se trouvait le lycée de Thain c'est là qu'il jouait au rugby roman surizer c'est là aussi que sont nés les principaux suspects de l'attaque de crépul et de la mort de Thomas roman surizer c'est là encore que des militants d'ultra droite venus de toute la France sont ont débarqué samedi pour en découdre c'est un drame qui nous fait courir le risque d'un basculement de notre société si nous ne sommes pas à la hauteur voilà ce que le porte-parole du gouvernement a dit à vos côtés hier alors qu'il est venu sur place quand est-ce que ça a basculé madame le Maire alors si moi j'étais capable de le dire beaucoup auraient dû seen rendre compte bien avantfin aujourd'hui roman c'est c'est une ville moyenne comme nous en avons beaucoup en France c'est une ville de 34000 habitants où on aspire à une forme de tranquillité qu'on aimerait bien retrouver il y a eu les événements qui se sont opéré sur crpol les auteurs identifiés euh sont des habitants de roman de jeunes habitants de de roman né à roman comme vous l'avez précisé et qui habit dans un quartier avec des problématiques des difficultés mais aussi une forme de de de groupe minoritaire qui vient polluer la vie de tout le monde le quartier de la monnaie le quartier qui est incriminé c'est un quartier qui fait environ 4500 habitants il y a à peu près une centaine de jeunes qui metett un bazar pas possible avec vraiment un groupe extrêmement dur et parmi ces 100 ce que vous vou dire c'est qu'il y a 4500 habitants et c'est c'est vraiment ce que je veux qu'on essaie de comprendre avec vous vous êtes mère depuis 2014 vous l'avez donc vu évoluer vous avez observé ce quartier vous dites 4500 100 jeunes qui au quotidien pose problème et un noyau dur no qui sont particulièrement violents qui sont particulièrement violents on a pu mesurer le degré de violence qui était le leur notamment dans dans le dans le drame qui s'est opéré à crépool samedi dernier le jeune Thomas a été poignardé et je dois dire que lors de la visite du ministre verrant hier il a PRU prendre la pleine mesure de la de la douleur des familles et aussi la manière dont ça s'est passé quoi et donc ça veut dire quoi ça madame le Maire parce que on a quand même l'impression que beaucoup a été dit que dès que les politiques parlaient ils étaient accusés les uns de récupération les autres de minim is pendant 10 jours vous avez finalement été assez seul vous avez vu l'agitation politique mais sur le terrain personne n'est venu jusqu'à ce que finalement le porte-parole vienne vous avez dit d'ailleurs vous êtes senti abandonné et que le gouvernement ne prenait pas la mesure du DRAM qui s'était joué quand vous dites la la colère et la manière dont ça s'est passé qu'est-ce que vous voulez dire on a entendu parler de Rix l'ensemble des jeunes qui étaient là et des adultes parlent tous d'attaque et lorsqu'on regarde et qu'on écoute aussi le Témo les témoignages les différents témoignages ils sont tous concordant pour aller dans le sens de l'attaque deux choses les familles demandent deux choses la première c'est une fermeté sans appel de la justice ça c'est c'est vraiment extrêmement important la deuxième chose c'est que le caractère raciste qui a été manifesté par ses attaquants soit pris en compte et ça c'est extrêmement important vous vous arrêtez là-dessus il y a eu au départ deux témoignages qui avaient été rapportés par la presse par le Dauphiné Libéré et par Paris Match disant que certaines certains habitants de crépool avaient entendu les attaquants pour reprendre votre mot dire on vient pour tuer du blanc euh mais la Justice le procureur a dit oui il y a neuf des personnes qui étaient présentes dans la fête qui disent avoir entendu en effet des propos de cet ordre pour autant il ne retient pas le caractère raciste de l'attaque si je vous écoute pour vous ça ne fait aucun doute et le simple fait d'en douter ne ferait qu'aggraver les choses moi je pense que la première des chose ce serait de le considérer quitte à l'analyser après je pense que là c'est le rôle de la justice mais je pense qu'il faut enfin c'est même pas je pense je dis qu'il faut que ce soit pris en compte par les politiques par le gouvernement par la justice il faut qu'elle le prenne en compte et qu'elle puisse apprécier ces éléments est-ce pas du ressort de l'émotion plutôt que de l'enquête mais pourquoi quoi le dire maintenant je veux dire c'est à la justice de le déterminer ça donc je pense que il n'y a pas enfin pour avoir entendu ces jeunes et je pense que le ministre les a entendus hier et j'ose même imaginer que s'il avait un avis avant d'arriver il en avait un tout autre lorsqu'il est reparti avant de repartir il a finalement dit c'est un drame qui nous fait courir le risque d'un basculement de notre société si nous ne sommes pas à la hauteur vous êtes inquiète du fait qu'on ne soit pas à la hauteur alors ce on il est collectif hein je n'ai pas le droit d'être inquiète parce que lorsqu'on a des engagementsf il s'agit aussi de prendre la pleine mesure des situations donc moi je suis déterminé je suis extrêmement volontaire et j'aurais le courage de tout mettre sur la table mais je peux pas être seul parce que sur ce type d'intervention sur cette volonté d'êt acteur sur les quartiers qui sont difficiles avec des poignées de jeunes qui sont je vous le dis on va se dire les choses trafic de drogue délinquence de plus en plus forte et puis la radicalisation disons les choses quoi radicalisation ça veut dire religion radicalisation religieuse musulmane musulmane tout à fait donc il y a un moment donné il faut que tout le monde se mette autour de la table puis quand on dit trafic de drogue il y a aussi la consommation et je dis aussi la consommation c'est-à-dire ceux qui achètent mais aussi les délinquentss qui eux-mêm consomment B bien sûr enfin tout le monde personne ne l'ignore ça et sur ce point-là je pense que il y a une chose qu'il faut aussi considérer parce que on parlait souvent d'intégration l'intégration c'est très intéressant on a eu des intégrations qui marchent extrêmement bien je voudrais quand même dire que la plupart des des personnes qui sont à Romans qui sont d'origine maghrébine on a absolument aucun problème certains font partie de nos équipes municipales nous n'avons aucun souci et nous ne pouvons que nous en féliciter quoi mais aujourd'hui on a tout un quartier qui souffre avec cette poigné qui met un bazar pas possible enfin c'est même plus un bazar c'est-à-dire qui ont des comportements qui ne sont pas entendableblement vous avez dit justement vous avez alerté sur cette forme de délinquence qui est devenue inoui vous dites d'ailleurs que les réponse on va y revenir sur la question des sanctions ne sont plus adapté à ce type de délinquence c'est quoi comme comportement c'est quoi au quotidien je veux dire sans arriver jusqu'au drame absolu qui est la mort de Thomas quand on décide de faire de son quartier une zone de non droit c'est pas possible ça c'est la première des chos c'est une zone de non drroit ce n'est pas une zone de non droit moi je leur dis ce ne sera pas une zone de non droit mais il le tent et par il t ben parce qu'ils occupent le terrain après je dis que la réponse pénale sur l'ensemble des délits qu'ils ont pu commettre avant elle n'était pas à la hauteur non plus des actes commis c'est dire qu'on pratique la culture de l'excuse à longueur de temps il faut arrêter il faut arrêter il faut arrêter la culture de l'excuse et il faut des sanctions plus fermes ditvous alors vous savez quoi on va rentrer dans le détail très concret un exemple Shahid qui est l'un des gardés à vue désormais mis en examen il y a donc 9 m en examen pour meurtre en bande organisé tentative de meurtre ou violence volontaire commise en réunion six sont d'ailleurs été placés en détention provisoir trois sous contrôle judiciaire l'un d'eux donc avait déjà eu affaire à la police et à la justice au moins deux fois avec deux condamnations des amendes pour recel de vol pour l'un pour violence avec port d'armes blanche et il s'est vu notifier le 25 septembre dernier une peine complémentaire d'interdiction de détenir ou de porter une arme un couteau est une arme d'une durée de 2 ans cette notification très officielle de ne pas avoir le droit de porter un couteau bon qui s'est avéré donc totalement inutile ça vous fait même lever les yeux au ciel vous dites c'est ce genre de sanction vous vous dites ça n'a ça ne sert à rien ça ne sert à rien ça ça n'a aucun je veux dire ça ça ne ser ça ne sert strictement à rien je pense que ce qui serait intéressant je je ne vais pas CIT non parce que moi je ne connaisis pas directement cette personne et vous et vous reviendrez justement sur cette question parce que ça a fait Desbat mais allez-youi oui on peut revenir dessus je ne connais pas personnellement et directement cette personne je dis juste une chose c'est que ce noyau dur on a aussi un ensemble d'individus qui sont issu de parents qui étaient déjà délinquants donc c'est quelque part c'est c'est une culture qui se transmet quoi à un moment donné aussi on a sur ce noyau dur des jeunes pour lesquels il y a des problématiques qui relèvent de la santé mentale alors je suis à peu près la seule à le dire mais je suis pas la seule à le constater donc à un moment donné moi je dis les choses je il y a plus rien à faire du point de vue de la justice il faut pas du tout c'est c'est dire que si c'est appliqué les lois de telle manière de dire ben tiens il a une peine ça va l'objectif est quand même lorsqu'il y a une peine c'est de le remettre dans le droitchemin sauf que si vous essayez de cabler quelqu'un qui n'a pas déjà les gaines de passage ça fonctionnera jamais donc la réceptivité de ces personnes par rapport à la peine qu'ils ont reçu mais ça n'a absolument aucun effet et quand ils reviennent ils sont encore plus forts que lorsqu'ils sont partis parce que ça devient les caïdes donc à un moment donné je dis qu'il faut arriver à extraire ce noyau dur les extraires et les mettre où il y a CIN des neuf mis en examen qui avait déjà été condamné pour des délits je vous parlais de celui qui a été condamné deux fois mais il y en a un qui a même été condamné à une peine de de 2 ans de prison avec surcis pour violence aggravée euh quelle est quelle est l'étape d'après c'est-à-dire que quand vous dites il faut les extraire ça veut dire quoi ça veut dire que effectivement les peines avec surcis n'ont n'ont aucun intérêt qu'il faut c'est quoi c'est ça relève de l'éducation ça relève de la sanction je pense qu'on pourrait euh alors il y a plusieurs choses moi je je je peux donner des idées mais je pense qu'on a quand même plus d'idées à plusieurs il y a quand même des spécialistes aussi et vous appz d'ailleurs à ce que le gouvernement et d'utres se remettent autour de la table une chose est sûre euh c'est que lorsqu'on fait de la prévention donc on fait on fait ce qu'on peut on en a on a à peu près 68 enfants qui sont avec nos éducateurs actuellement qui les accompagnent mais pour un un éventail de de démarche vous n'imaginez même pas quoi donc on les accompagne mais il y en a qu'on ne captera jamais parce que ce sont ce sont des décrocheurs extrêmement tô les parents ont déjà décroché enfin je veux dire le sens de l'école de l'éducation ça ne leur parle absolument pas mais ave qui on va pas abandonner ah mais faut pas abandonné mais ça veut dire qu'à un moment donné dans certaines familles je pense notamment à l'aide à l'enfance qui revient au département et oui mais ils constate exactement la même chose c'est-à-dire que ils ont des enfants parmi lesquel la notion par exemple de santé mentale dont dont je parlais à l'instant même et bien c'est pratiquement plus d'un tiers j'avais dit la moitié hier mais je me je me je révise un peu parce que je je pense que c'est un petit peu plus du tiers d'enfants de jeunes enfants qui présentent déjà ces troubles ça veut dire que ce sont des enfants quelquefois qui sont issus de parents qui sont issu des trafics de la consommation de d'un ensemble de consommation illicit une fragilité ont ét mis en fragilité ils sont déjà en frag mais une partie des enfants qui doivent être placés des enfants qui doivent être placés ne le sont parfois pas faute de structure adapté faute de place et donc on laisse ces enfants continuer à être aux mains de parents qui visiblement sont enprs mais tant bien que mal alors on aménage des horaires à l'école mais ça ça marche pas l'aménagement d'horaires à l'école ça ne fonctionne pas comment voulez-vous en fait vous on on on met ses enfants qui sont en échec et là franchement leur échec est visible par tous parce qu'on leur dit bon ben alors tu vas aller à l'école le matin mais pas l'après-midi ou je où on fait des horaires aménager sauf que comment voulez-vous qu'il qu'il puisse au moins penser raccrocher c'est pas possible quoi et puis ça ça ne fonctionne pas le décalage enfin ils sont trop loin quoi vous redoutez d'autres drames alors euh vous dire que je n'y pense pas ce serait mentir donc je le redoute j'avais je je suis obligé de faire des choix aussi dans dans les manifestations que que j'organise le drame ne s'est pas fait à roman mais c'est tous les Romanis c'est tout un territoire euh qui est qui est touché parce que on dit crépole il y a pas crépole d'un côté roman de l'autre beaucoup de gens qui habitent crpole on ont des attaches romanesses on se connaît tous quoi on se connaît tous on est sur un territoire où il n'y a pas enfin je veux dire il n'y aura pas d'un côté les ruraux comme j'ai bien voulu enfin comme on a bien voulu le faire dire et puis d'un côté il n'y a pas de Fran qui se font face ce qui a été aussi presque on peut dire il y a eu du souffle sur cette idée qu'il y aurait une confrontation une opposition vous parliez de la question des des prénoms tout à l'heure c'est aussi notamment le journal JDD qui dit que ses prénoms auraient été volontairement cachés mais qui il y aurait d'un côté Thomas de l'autre je reprenais l'un des prénoms qui a été donné également par Le Figaro est-ce que est-ce que est-ce qu'effectivement il y a quand même de cela ou est-ce que c'est une manière d'encourager encore les divisions moi je je pense que de de ne pas avoir communiqué sur les prénoms plutôt euh c'était ah je trouve que c'était ind descent ça je je le dis parce que par respect pour les familles je ne vois pas pourquoi lorsqu'il s'agit d'un autre drame et bien on va communiquer nom prénom tout de suite et là qui il a été nécessaire enfin chacun attendait et finalement les noms circulaient sur les réseaux sociaux avant qu'il ne soit confirmé par les autorités ça va pasz ce que vous voulez dire c'est que les autorités ont siamment tenté de de cacher elles avaient certainement une bonne raison mais je ne connais pas la raison en tout cas les dégâts sur le terrain ben ils sont ce qu'ils sont aujourd'hui parce que il y a une Inc une incompréhension et je veux dire ça ne fait que renforcer la stigmatisation ça ne fait que renforcer la stigmatisation et la et la crainte qu'on a voulu les leur cacher qu'on a voulu cacher cette confrontation là bien sûr parce que est-ce qu'on a eu peur de de ce qui est allait être dit mais de toute manière à un moment donné il allait bien falloir lacherne donc pourquoi on n' pas cette notion de transparence dès le départ je veux dire faut on assume donc quand on assume ça veut dire aussi que quand je vous demande quand je vous dis pardon madame de malerme qu'il faut qu'on se mette autour de la table et qu'on fasse un diagnostic partagé et qu'on arrête les grands mes de dire ben moi j'ai fait c moi j'ai fait ça et voilà tout ce que j'ai fait non stop aujourd'hui évaluons nos politiques évaluons ce qu'on a mis en place mais évaluons-le en enembble d' et d'ailleurs des choses ont été faites de l'argent a été mis vous avez dit que 140 millions d'euros avait été investi notamment dans le quartier de la monnaie depuis 2014 depuis que vous êtes maire et vous avez ajouté avec presque une forme de de désarroi on a cru bien faire j'ai entendu ce mot que vous avez prononcé on a cru bien faire ça veut dire quoi ça veut dire qu'on a été on s'est trompé on a été naïf on on on n'a pas donné la réponse qu'il fallait je pense pas on a pensé que la répse était de l'argent non c'était pas ça je je pense que par exemple dans tout ce qui a été mis en place sur la politique de la ville avec la rénovation urbaine sur son premier volet sur son second volet donc là ce sont des interventions fortes de l'ét et heureusement qu'on a l'état derrière nous notamment s'agissant de de la rénovation urbaine l'intervention de la CAF et là aussi je pense qu'il y a quelque chose qu'on n pas saisi on on a je je pense qu'on a procédé comme si c'était toute chose égal par ailleurs c'est-à-dire que on na pas pris en compte l'évolution comportementale des des habitants de ces quartiers alors quand je dis des habitants et notamment et plus particulièrement de l'évolution de la forme de la délinquence c'est-à-dire qu'on a une délinquence qui est de plus en plus forte mais de plus en plus dure de plus en plus Durre de plus en plus violente et vous parlez effectivement de ces deux points qui sont le trafic de drogue et la radicalisation parce que moi j'entends le le ministre de l'Intérieur qui parle de milice moi j'ai vu sa fermeté ce matin j'aurais aimé qu'il est la même lorsque nous avons eu les émeutes nous dans nos villes moyennes parce que les moyens comme j'ai eu ce weekend j'en ai jamais eu autant sur mon territoire madame le Maire ce que vous dites ce matin c'est que quand géralde Darmanin dit on a évité une petite guerre civile je ne laisserai aucune milice d'extrême droite faire sa loi vous dites ok très bien mais vous attendiez cette même fermeté vous ne l'avez pas eu jusqu'à présent pourquoi ne l'avonsnous pas eu pendant les émeutes fin juin début juillet moi j'aurais aimé autant de moyens j'aurais aimé autant de moyens il y a des choix qui sont faits qui que vous ne comprenez pas alors que je ne comprends pas ou alors je veux bien qu'on me les explique et je veux bien je veux bien entendre je veux bien écouter je sais qu'on pouvait pas mettre des moyens partout mais à un moment donné ça veut dire que on est capable de mobiliser dans certaines situations et pourquoi on a minimisé les autres situations alors après on va me dire oui mais alors là euh le weekend dernier c'était principalement roman et pas les autres villes sauf que là quand je regarde un petit peu l'actualité j'ai l'impression que c'est en train de gonfler un peu partout quoi il y a eu et il y a eu ces milices qui qui se sont retrouvé dans les rues de Lyon hier soir une centaines d'individus cagoulés masqués armés de barres de fer pour nombre d'entre eu sû à roman Le le weekend dernier malgré tout vous étiez contents qu' qu'ils soitent là les les policiers qu'ils évitent comme l'a dit géralne pas la violence pour la enfin de de résoudre les problèmes de de violence par la violence bien évidemment et je peux vous assurer que d'avoir euh les Milic parce que je je vais réemployer le terme du ministre franchement moi j'avais jamais vu ça dans ma ville donc c'est quand même extrêmement inquiétant enfin et euh cette confrontation la confrontation cette menace de Guer et attention parce que pire c'est que les agressetteeurs risqueraient de passer pour les victimes maintenant donc attention c'est-à-dire vous voulez dire les agresseurs de de Crépol risqueraient de paraître pour les victimes des milices je dis que ceux euh qui sont le noyau dur de la monnaie enfin ce qu'il en reste après ces arrestations mais il en reste toujours je le confirme euh finalement la police est intervenue les CRS était là enfin tout le monde a conjugué ses forces et c'est très bien mais c'est en fait il faut pas oublier pour vous moment donné protéger voilà voilà on a on est obligé de de protéger quoi enfin la la ça revient euh et c'est dans les compétences de l'État vous retrouvez avec deux fronts désormis alors on se retrouve avec deux fronts et d'un côté euh finalement ceux qui avaient agressé euh la semaine d'avant B se retrouve victime donc je je pense que il faut arrêter ce ce genre de vous faites confiance désormais la prise de conscience est là euh vous auriez imaginé c'estd que quand on vous écoute madame le Maire et qu'on sait que vous êtes maire depuis 2014 vous auriez imaginé aujourd'hui devir dire les choses comme vous les dites vous même vous ne les disiez pas comme ça si je je je les disais pas comme ça je je les disais quand même un peu après euh quand quand on devient maèire euh la notion de de délinquence quand c'est pas nécessairement votre parcours ou euh pas nécessairement les les fréquentations que vous avez eu vous découvrez aussi hein moi je je vous le dis très très honnêtement et je dois pas être la seule dans ce cas-là quoi donc euh ce que je crains aujourd'hui euh ce que je crains et ce que je dis qu'il faut vraiment endiguer c'est cette évolution de la violence de cette notion de noyau dur et si on n'est pas foutu d'intervenir sur sur un un noyau dur qui en gros fait euh 50 individus ce qui est pas le cas dans d'autres villes je le comprends et dans des villes plus plus importantes mais euh moi je je dis que il faut au moins essayer quoi il faut au moins essayer Marie-Hélène toraval merci d'êtreevenu dans ce studio vous êtes la mère donc de roman sur