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interviewBLAST (sur YouTube)· 18 novembre 2024 88 min

EMMAÜS, DURALEX : INVENTER DE NOUVEAUX MODES D'ACTIONS POLITIQUES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir tout le monde bonjour tout le monde alors euh on va pas se mentir cette rentrée est un peu décourageante voire carrément déprimante pour à peu près toutes les personnes qui se battent pour la démocratie pour l'écologie pour la justice sociale ou encore le féminisme les résultats des élections législatives ont été piétinés l'écologie est invisibilisée du débat public comme si c'était même plus en sujet et surtout au milieu de tout ça les besoins euh réels des Françaises des Français sont complètement oubliés alors que la pauvreté s'aggrave dans le pays on vient de la prendre avec le dernier baromètre du Secours populaire mais au milieu de tout ça il y a quand même de l'espoir les élections législatives ont montré la puissance immense de la société civile elle a fait naître un sursaut citoyen puissant pour mobiliser faire du porte à porte informer unlassablement et tout faire pour que l'extrême droite n'accète pas au pouvoir mais nous le savons la politique ne se résume pas aux élections et les équilibres aujourd'hui assez précaair de l'Assemblée nationale ne vont clairement pas faciliter la construction d'une société plus juste et plus écologique aujourd'hui et donc c'est justement la raison pour laquelle la société civile doit poursuivre ses mobilisations pour voir advir cette société et la construire pas à pas alors on le sait une partie de la bataille se mène aussi sur le plan économique alors quel rôle les mouvements citoyens les associations les syndicats les coopératives peut-il peuvent-ils choisir de jouer pour transformer l'élan républicain aux mobilisation durable et contrer les plans de quelques milliardaires comment est-ce qu'on peut articuler aujourd'hui les différents modes d'action comment est-ce que les coopératives de la transition peuvent participer concrètement au aux mobilisations citoyennes à venir c'est à toutes ces questions et bien d'autres que nous allons tenter de répondre aujourd'hui avec toute à ma droite Cécile Duflot directrice générale de l'association oxf à ma droite mootzarda co-présidente des licornes et directrice générale du label EMU à ma gauche Suliman elmousaoui délégué CFDT salarié de Duralex désormais transformé en coopérative vous allez nous raconter ça et juste à côté de vous Vasco da Silva secrétaire CSE Duralex alors pour commencer cette cette table onde j'avais envie de vous poser une question générale à toutes et à tous comment est-ce que vous vous sentez en cette rentrée politique comment ça va en fait je pense que ça ne va pas si pire je vais être un peu peut-être un peu à contre à contreflot mais parce que je rappelle que il y a quelques semaines seulement à l'issue du premier tour des élections législative tout un tas de projections pouvaient laisser penser de manière assez fondée que ce qui était devant nous c'était une majorité absolue de députés extrême droite et un gouvernement de Jordane Bardella donc honnêtement tout plutôt que Jordan Bardella et même Michel Barnier c'est pas si pire donc déjà je voudrais dire ça et et encore davantage que le fait que nous n'ayons pas eu de gouvernement d'extrême droite il y a le fait queil y a eu une énorme mobilisation électorale de deux sortes d'abord des gens qui étaient pas allés voter qui sont allés voter une participation très importante et la deuxième chose c'est des gens qui n'ont pas écouté les consignes de vote en particulier des consigne de vote qui disait ni RN ni LFI de la part d'une partie de la droite ou même de certains porte-parolle de ce qui était la majorité présidentielle et qui ont fait dans les urnes échec à ses instructions puisque 42 % des électeurs de droite et des électeurs de la leure majorité présidentielle ont quand même voté pour le candidat contre le rassemblement national quand c'était un candidat NFP même intitulé LFI donc globalement ce que ça signifie c'est que le corps collectif de notre pays a fait un mouvement de vrai sursaut y compris pour certains en votant de façon difficile comme d'autres ont pu le faire en votant à droite contre pour faire échec au rassemblement national pour pouvoir éviter ce scénario et donc ça ça veut dire qu'on a quand même une base qui est une base importante ensuite le premier tour il a dit une chose très claire il a dit un désaveux net de la politique qui était menée qui était une politique qui aggrave les inégalités et qui n'apporte pas de solution tangible durable à la catastrophe écologique donc évidemment on se retrouve dans une situation totalement paradoxale donc on pourrait être un peu en colère un peu énervé un peu perplexe on peut mettre tous les tous les qualificatifs qu'on veut mais ce qui est sûr c'est c'est que il y a quand même un Terrero plutôt favorable c'est-à-dire que si on arrive à trouver les bonnes voies de mobilisation on peut réussir à faire émerger un horizon politique qui soit un horizon politique de justice sociale et écologique en tout cas c'est l'analyse qu'on fait chez auxfam et c'est pour ça que dans la période qui vient on va continuer de s'engager on l'a fait au sein de la coalition 2024 qui est en gros un regroupement de beaucoup d'assaut d'ONG et de tous les syndicats pour faire échec à l'extrême droite on a vu avait été porteur de sens pas seulement parce qu'on disait qu'on était contre mais parce qu'on soutenait 16 propositions et on veut continuer à travailler sur qu'est-ce que ce serait l'Alter une vraie alternance qui euh met fin à cette politique dont on sait qu'elle nous emmène directement dans le mur et on est convaincu que ce scénario làà il est possible et que les résultats du mois de juin nous montrent qu'on n'est pas si loin de pouvoir y arriver les derniers mois ils ont été enfin bouleversant à à deux titres pour moi les élections comme beaucoup de personnes et puis et puis bah l'affaire de la bapierre évidemment quand on est chez emus ça a été quelque chose et certainement ça l'a été pour beaucoup de Françaises et de français euh et comme je vais essayer de voir le le verre à moitié plein dans les deux cas je dirais que le le premier cette claque euh de l'extrême droite elle a a un peu réveillé aussi les militants euh de gauche et les militants de l'écologie je pense et ça c'était salutaire et euh ben on parle voilà maintenant plus que jamais de justice sociale euh d'insertion d'inclusion de diversité et voilà j'espère que cette dynamique là elle va s'encrer et se transformer vraiment dans dans les mois qui viennent et où nos mouvements vont vont vraiment et bien s'inspirer de de ce que fait le le monde de l'insertion par exemple depuis très longtemps on est voilà tout ça ce sont des mondes cousins et on peut se fertiliser voilà donc c'est cette prise de conscience que j'ai trouvé très intéressante dans dans nos mouvements et puis après bien l'affaire de l'abé pierre je j'espère que ça marque une étape une nouvelle étape clé dans la libération de de la parole euh et et en tout cas c'est un tsunami évidemment dans dans un mouvement comme comme emus mais je pense que ça va aussi je l'espère être salutaire dans ce mouvement comme dans toute la société pour que la la parole se libère toujours plus quel que soit la personnalité inculpée h Suliman Vasco comment comment ça va en cette rentrée politique bonjour à tous merci de nous avoir invité tout d'abord concernant la politique moi j'ai pas d'opinion politique on peut s prendre qu'à nous-même fallait pas voter Macron au dernières élections présidentielles [Musique] voilà bonjour à tous bah dans la continuité de mon collègue j'ai pas vraiment d'avis pour sur la politique je suis pas venu le micro un peu je suis pas venu pour discuter de politique ici donc je suis venu pour parler de Duralex par contre une chose qu'on peut souligner c'est que la situation de Duralex est tombée en pleine période d'élection électorale européenne et ensuite législative aussi euh je pense que ça a été une bonne chose pour nous mine de rien que politiquement on soit dans un climat comme celui où on était parce que beaucoup de politiques ont parlit de nous de tout bord et parler de nous c'est ce dont on avait besoin pour pouvoir aboutir à un projet comme celui qu'on a qu'on a créé aujourd'hui donc euh je m'exprime pas sur la politique en elle-même mais le climat politique nous a été favorable il faut le reconnaître alors pour commencer notre conversation Cécile Duflot vous avez donné un entretien au Monde il y a un mois dans lequel vous dites on a besoin que la politique nationale ouvre un horizon de justice sociale et écologique on connaît pas encore le nouveau gouvernement il n'a pas encore été nommé mais on peut imaginer que il va pas forcément ouvrir cet horizon en tout cas pour le moment c'est pas vraiment la tendance qui est donnée comment est-ce que vous envisagez le rô doxfan et des ONG de façon générale dans la période politique qui s vous l'avez dit un peu avec la coalition 2024 mais est-ce qu' vous pouvez rentrer plus concrètement sur justement comment vous voyez votre rôle en tant que qu'ONG alors nous on le voit de plusieurs ordre d'abord oxam c'est une organisation qui croit au pouvoirs citoyens c'est-à-dire qui pense que si les citoyens sont bien au courant d'un certain nombre d'enjeux ils ont une capacité à peser sur le réel et peser sur les décideurs politiques donc nous on va continuer de creuser ce sillon en montrant euh que l'aggravation des inégalités dans notre pays non seulement c'est pas une fatalité mais c'est résultat de choix ou de non choix mais là en l'urrence de choix politique et que donc du coup on peut en faire d'autres et peut-être que justement le fait que le Parlement soit et que l'Assemblée nationale soit plus diverse benah ça va donner la place à des débats sur ce sujet donc typiquement la semaine prochaine nous allons sortir un un rapport sur les super héritages qui montre que on cache le débat sur les frais de succession en disant les Français sont contre les Français sont contre mais en fait il y a une inégalité extrêmement grande et que les supers héritages sont très très peu taxés donc je ne vous révèle pas l'intégralité de ce rapport qui sort normalement mardi prochain mais on veut faire exister ce débat en disant bah voilà d'un côté on dit qu'est-ce qu'il faut faire diminuer comme dépense est-ce que on fait on fait on fait baisser les remboursements de santé des affections de longue durée est-ce que on empute le budget du ministère de l'écologie ou est-ce que on ouvre le débat sur les recettes et nous on veut qu'on ouvre ce débat là parce que il est tout à fait possible il est un peu tué médiatiquement mais il existe donc ça c'est la première façon c'est de continuer notre travail de donner à voir d'autres solutions qu'on peut mettre en œuvre que celles qui sont aujourd'hui à l'œuvre le deuxième axe c'est effectivement de travailler dans ces coalitions alors que sont le PAC du pouvoir de vivre et l'Alliance écologiste et sociale parce que on a fait le constat il y a quelques années que il y avait souvent et je suis contente de le dire en étant à côté de deux syndicalistes de la tension parfois entre les organisations environnementales et les syndicat les uns défendant l'emploi les autres disant l'Ance c'est la transition et que il y avait parfois de la tenstion alors je pense que dans ces deux coalitions on a dépassé ces deux horizons là et on est capable de travailler ensemble en se disant on doit pouvoir penser systématiquement simultanément les questions de justice sociale et d'écologie et ça c'est vraiment le deuxième chantier pour nous très important de travailler dans ces collectif là pour dire voilà ce que ce serait le chemin pour que les gens qui sont inquiets et légitimement inquiets j'aiécouté ce matin les planans qui sont prévus pour Volkswagen et la panique qui saisit les les les salariés de ces entreprises à qui on garantissait jusqu'àalors un emploi à vie bah bien sûr on peut pas juste dire aux gens bah en fait l'activité dans lequelle vous travaillez c'est polluant ou ça va pas donc on va arrêter et puis voilà ça ça peut pas être une position qui a une position qui permet l'adhésion et donc on veut vraiment travailler ensemble à secteur par secteur trouver la manière de mettre en musique cette transition dont on a besoin qui à la fois va diminuer les émissions mais et c'est le dernier point sur lequel je veux insister nous allons cette année on a commencé cet été avec la publication d'un rapport et travailler avec d'autres aussi sur la question de l'adaptation la France est aujourd'hui est fait face à des conséquences importantes euh qui sont celles de la réalité du changement climatique et c'est pas dans quelques années c'est aujourd'hui et j'ai entendu le Premier ministre tout à l'heure qui disait il faut que la France soit un pays de production il faut que la France travaille à son réarmement industriel et euh dans le pays de production il parlait d'agriculture mais l'agriculture en France telle qu'on la connaît la viticulture dans le Sud-Ouest la syviculture dans le Morvent bah elles vont être en grande difficulté du fait des du changement climatique donc si on ne prend pas cette question là dans tous les sujets c'est-à-dire qu'à la fois on mène le chantier de la transition notamment énergétique mais on prend en considération le fait que notre pays va être bouleversé bah on se plantera et on aggravera l'inquiétude des gens donc voilà les trois chantiers sur lequels on veut travailler justement pour essayer de d'enlever C ce couvercle d'inquiétude qui fait que quand on est très inquiet bah là tendance naturelle c'est d'essayer soit de se réfugier dans le dénis soit de trouver un coupable à cette situation oui c'est ce que vous disiez notamment avec ce rapport c'est qu'il y avait une nécessité aujourd'hui de mettre le débat sur l'adaptation et les effets déjà présents du réchauffement climatique en France qui en fait on on pense que c'est pas le cas mais la France est très exposée au risques climatique vous montrez dans le rapport que il y a une grande partie de nos droits fondamentaux qui sont menacés aujourd'hui et même voilà là aujourd'hui on est à Paris bah par exemple paris est la ville en Europe dans laquelle il est le enfin c'est où on il y a plus de chance de mourir du fait des canicules en fait on est la ville la moins protégée par rapport aux canicules qu'onimagine vous donz un autre exemple par exemple et donc on va illustrer thématique par thématique et bientôt on va parler de cette question des écoles maternelles aujourd'hui il y a 100 % des écoles maternel en Gironde euh à Paris en et en dans les Bouches du Rhône qui ne sont pas du tout adapté pour faire face au vague de chaleur que l'on va connaître dans les 10 prochaines années c'est-à-dire de celle pour lesquels certains enfants sont déjà des nourrissons mais sont déjà nés et donc de de mettre les sujets dans le débat par des aspects extrêmement concret pour que tout le monde puisse bien s'en emparer alors donc vous parliez de renforcer les coalitions déjà existantes d'aller plus loin aussi sur certaines alliances qui qui ont été faites mzarda vous vous êtes récemment devenu co-présidente des licornes avec Adrien Montagu et et est-ce que vous pouvez donc simplement dire en deux mots ce que sont les licornes pour les personnes qui qui ne saurait pas et surtout en fait comment est-ce que aujourd'hui les coopératives peuvent réellement devenir en fait un lieu où la transition se fait sans attendre la puissance publique parce que on voit bien toutes les limites que ça peut avoir d'attendre que la puissance publique se bouge sur ce sujet oui alors les licornes ce sont 12 coopératives ce sont en majorité des CS des sociétés coopérativ d'intérêt collectif mais dans tous les cas ce sont des coopératives de multi sociétariat donc voilà nous n'avons pas que des salariés comme dans des scopes qui sont sociétaires nous avons évidemment les salariés puisque c'est une c'est une obligation statutaire mais nous avons aussi des toutes les parties prenantes donc ça peut être donc des bénéficiaires de nos services des des partenaires des des collectivités comme des citoyens et dans les licornes on a un petit peu cette spécificité d'avoir un un échamp plutôt national aussi bien par notre présence physique que par nos plateformes numériques euh avec énormément de citoyens en fait donc c'est c'est c'est vraiment cette dimension de de mobilisation citoyenne qui se faisait pas forcément en fait l'origine des des Cys hein puisque c'était plutôt des des projets territoriaux donc beaucoup avec les collectivités dans dans le capital et et moins des des citoyens donc ça c'est c'est aussi une dimension de mobilisation très importante sans attendre la force publique d'agir nous-même et donc là l'idée c'est de d'orienter le l'intérêt collectif vers l'intérêt général et nos nos modèles économiques sont sont vraiment et bien fondés sur les enjeux de transitions environnementaux et sociaux et et l'idée c'est justement par rapport au modèle économique d'essayer de proposer sur les grands besoins les grands services dont on a besoin en tant que citoyen en quelque sorte des alternatives au modèles économique dominant c'estàd que ce soit sur les questions énergétiques que ce soit sur les questions de transport et cetera oui bah c'est on on est plein de de de de petit David face à de d'immenses Goliath en fait donc inercop dans dans l'énergie la nef dans dans le monde bancaire la finance la belle emus dans les biens de de consommation en ligne face à à Amazon télécope common dans la téléphonie enfin voilà c'est biocope dans l'alimentaire donc c'est c'est le défi de montrer que c'est possible même dans des univ ver ultra concurrentiel comme comme Cuxa et du quotidien c'est possible d'avoir des alternatives qui peuvent aller très loin très très radical par exemple notre coopérative forcément c'est celle que je connais la mieux la belle Maus 100 % des bénéfices sont réinvestis dans l'outil de travail c'est voilà c'est aucun dividende possible reversé à des sociétaires et donc non pas des des actionnaires des échelles de salaire aussi extrêmement resserré de de 1 à trois fois le SMIG dans la réalité de 1 à 5 dans nos statuts donc c'est c'est des engagements très très forts et donc c'est une radicalité qui est d'autant plus frappante dans des univers où règnent des Amazones et alors justement comment est-ce que vous envisagez le rôle des des licornes aujourd'hui et comment est-ce que ça peut aller encore plus loin dans dans la capacité à remettre réellement en question ce modèle économique dominant B moi je pense que nos coopératives sont de de puissants outils de propagande elles ont une capacité en fait de marquer les consciences deux fois trois fois peut-être 10 fois supérieur à aujourd'hui leur capacité de de créer de l'emploi et de de la valeur économique et je pense que enfin l'exemple de Duralex il est il est frappant vous avez 200 salariés je crois à peu près ils vont raconter leur histoire après voilà non mais je voudrais juste dire moi enfin voilà personnellement et je pense on a été beaucoup c'est en fait c'est entre guillemets c'est c'est peu de salariés par rapport à la puissance du message en fait à la viralité de de de ce que ça a projeté dans dans les imaginaires et donc c'est c'est un petit peu ça aussi qu'on essaie de faire je pense les les licornes on est B on est quand même 140000 sociétaires à nous tous donc c'est c'est c'est pas rien non plus on a de la belle et ma on a 100000 clients voilà donc il y a des vrais clients il y a une vraie prestation de de service des vrais colis dans notre de de des vrais contrat d'énergie téléphone et cetera mais ça reste petit euh tout de même dans à l'échelle de l'économie global euh mais le message qu'on porte il peut être extrêmement puissant pour cela à mon sens il faut rester très très radical euh extrêmement cohérent dans dans ce message làà donc je pense que c'est c'est une des c'est un des premiers objectifs qu'on a dans dans les licornes frapper fort les consciences même avec des des petits moyens petitte coopérative gros pldoyer j'ai j'ai envie de dire et et puis ensuite après à notre échelle on développe de la coopération économique quelque chose qui qui n'existe pas dans dans le monde économique vraiment et et ça c'est la culture je pense esss où quand même on arrive à porter des pléidoyers ensemble o on arrive à faire bouger des lignes de régulation et cetera ensemble et donc ça on essaie de l'appliquer au monde économique comment on peut faire bouger les lignes de la visibilité euh de de de la publicité de de la de la communication ensemble entre nous des opérations commerciales entre nous donc voilà renouveler aussi un petit peu le genre de de la coopération économique et enfin ben c'est du c'est du plaidoyer et du lobbying en fait en coulisse auprès de d'acteurs publics qu'on va attraper sur les réseaux sociaux en fait on va parce que on a projeté une image qui interpelle on va pouvoir taguer ces personnes sur les réseaux sociaux et avoir des rendez-vous dans des ministères de cette façon c'est assez triste mais c'est beaucoup comme ça qu'aujourd'hui ça fonctionne et est-ce que ça donne quelque chose alors ça donnit quelque chose avant le mois de juin c'est un peu plus compliqué maintenant il y a tout à reconstruire désormais bon on va on va y revenir je me tourne vers vous suinan elmessaoui et Vasco da Silva vous vous êtes un peu la preuve que les salariés peuvent reprendre leur destin en main et se réapproprier les outils de production estce que vous êtes parvenu à transformer la verie française Duralex en scope est-ce que vous pouvez nous raconter comment s'est déroulé votre combat et d'une certain manière com qu'est-ce qu' raconte un peu plus largement selon vous vous pouvez faire moitié moitié comme vous euh alors le le combat a démarré fin avril quand l'entreprise a été prononcée en redressement judiciaire par l'ancienne l'ancienne gestion en fait de l'entreprise donc la maison du bar français et dès dès le premier jour en fait euh on s'est concerté avec la direction donc qui était la direction au sein de l'entreprise non pas le le comité exécutif Directoire qui était de la maison français mais là vraiment des gens de l'entreprise et euh les élus du CSE et on s'est dit qu'il fallait trouver une solution pour euh pas de nouveau tomber dans un montage comme on a eu dans le passé où on nous met au tribunal on est repris par une entité et ils nous exploitent et ils font plus ou moins des bonnes choses avec nous quand il y a des profits on on envoie jamais la couleur et il y a jamais de réinvestissement dans l'usine et donc c'est de là qui est parti l'idée rapidement de de de démarrer un dossier de scope en fait pour éventuellement essayer de faire une reprise atypique par rapport à ce qui s'est fait jusqu'à maintenant chez nous et dans l'intérêt des salariés dans l'intérêt de la marque qui est comme on a pu le voir chériry des français et même des de tout de tout pays donc on s'est dit dit vraiment qu'on a été rendu à un moment pour pour la vie de l'entreprise où le la seule solution c'était qu'on prenne en main nous-même notre outil de travail et afin de pouvoir la faire perdurer le le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions possibles pour tout le monde comme il a dit mon collègue on voulait prendre notre desesttin en main on voulait être acteur et pu spectateur après on a eu la chance d'avoir un soutien au niveau des fédérations SCOP notamment le développement régional de l' scope région centrreev de lois Florence de laacroix qui a su nous expliquer le fonctionnement des scopes c'était quoi les valeurs de la scope surtout l'entraide le partage et c'est ce qui a fait que 138 salariés ont adhéré au projet de scope mais avant tout c'est d'ord un projet industriel c'est pour ça que on a eu beaucoup de soutiens des élus locaux régional de tout bord d'ailleurs et c'est ce qui a fait notre force et comment ça va se passer justement maintenant parce que la décision du tribunal elle est assez récente de vous autoriser à devenir une scope bah depuis le 1er août on est détenteur de la marque donc ça veut dire que notre priorité c'est de vendre chose qu'on on va devoir s'appliquer après on sait que nous les salariés on est des producteurs on sait produire donc on demande qu'à travailler qu'à vendre merci beaucoup Cécile du vous parliez tout à l'heure justement du fait que les association écologistes ont pas toujours été capable de de vraiment faire alliance avec des travailleurs des ouvriers qui se battaient justement pour se réapproprier leurs outils de production ou parce que leur usine elle est été localisée et qu' elles ont voilà qu'on parfois on a tendance aussi à poter du doigt des personnes qui vont travailler dans des voilà dans des dans des métiers polluants dans des usines pétrochimiques ou autres est-ce que est-ce qu'on pourrait rentrer un peu plus dans le détail sur pour vous comment est-ce que justement les mouvements et les forces politiques écologistes peuvent s'investir davantage sur cette question du travail sur cette question de en fait il va falloir renoncer à certaines industries il y en a d'autres qui vont devoir se transformer et comment est-ce que justement on peut ça ça peut être accompagné ça aussi alors d'abord je pense que le meilleur moyen de le faire c'est pas d'être très théorique mais c'est de prendre à bras le corord des sujets qui existent et avec l'Alliance écologiste et sociale on a une histoire très particulière qui est celle d'une mobilisation collective pour la chapelle d'arbla la chapelle d'arbla c'est une papéterie de papier recyclé qui se trouve à côté de rouan qui était menacé de fermeture et délocalisation des machines pour des raisons financière de la part de son propriétaire il y avait une mobilisation des syndicats sur place mais on a rejoint cette mobilisation et on l'a élargi justement en y apportant bah un regard qui était un regard différent et notamment un regard avec une approche d'économie circulaire et et d'écologie en disant un site pareil à proximité de la scène qui reçoit le papier récupéré dans toute l'agglomération parisienne ne doit pas partir et ça nous a permis de d'avoir bah un certain nombre d'interpellation commune de déplacement mais aussi d'organiser une mobilisation un peu visible puisque c'est une mobilisation qui s'est traduit par le fait que un certain nombre de membres de nos organisations arrivent en zodiaque au pied de Bery avec le savoir-faire et l'organisation de Greenpeace pour installer une banderolle et demandé à être reçu par euh le le ministre de l'Économie justement pour insister sur la nécessaire le nécessaire appui des pouvoirs publics à euh euh un projet de reprise qui permettrait le maintien de l'activité ça c'est un premier exemple le deuxième exemple c'est la raffinerie de grand-puit où là aussi il y a une mobilisation commune alors ça pouvait sembler étonnant avec des organisations écologistes et des raffineurs mais parce que le scénario qui été choisi par euh le propriétaire en l'occurrence totale était en tout cas il y avait une totale hypocrisie d'expliquer que c'était un scénario écologiste et cetera et donc le fait de discuter avec les organisation syndicale et avec les salariés a permis d'avoir une position commune et une action commune et puis ça enrichi tout le monde ça ça permet à chacun de réfléchir et puis à tous ceux qui euh j'allais dire dans des organisations comme les nôtres qui font des plans sur la comète qui disent on devrait faire si ou ça bah ça les permet de se confronté à à la réalité et je trouve que ce qui s'est passé avec Duralex est très intéressant parce que c'est la suite que je trouve trouve encore plus chouette c'est-à-dire que ça a trouvé une audience très forte dans le public où les gens ont compris quelle était l'enjeu ont compris ce que ça signifiait et ont manifesté leur soutien notamment en achetant leurs produits mais c'est la même chose et je suis très contente parce que je sais pas s'il est encore là mais j'ai vu Olivier Leberquier et l'histoire des scopties c'est aussi une histoire édifiante donc si on pouvait multiplier ce type de d'exemple je pense que faut prendre au mot le le Premier ministre qui a parlé de réarmement industriel et et je pense que ce réarmement il passe surtout par le fait que les entreprises industrielles soient protégées des logiques ultra financières qui les ont fragilisé et que un de ces moyens c'est justement d'utiliser le statut de scope qui permet d'impliquer tout le monde et d'impliquer largement les parties prenantes donc voilà pour les quelques exemples qui ont montré bah ça nous a aussi fait du bien à nous tous hein parce que ça a permis à des gens de réfléchir et de dialoguer avec des gens qui travaillent dans le secteur industriel qui sont face à des enjeux qui sont des des enjeux compliqués parce que c'est des enjeux de marché c'est des enjeux de concurrence et donc ça ça ça nous oblige tous mutuellement à à la fois nous nous poser des questions et à trouver le bon scénario crédible engageant pour tout le monde alors justement à partir de là si on continue à parler des mobilisations on peut aussi se demander comment est-ce que en fait on fait face aux entreprises et aux multinationales du modèle économique dominant et comment est-ce qu'on fait mieux connaître justement les alternatives qui proposent une autre vision de l'É économie qui bon je pense on peut le dire hein est une vision de l'économie de la post-croissance euh modsarda vous vous avez fondé en 2016 le labelle Emmaus vous l'avez dit hein qui a une boutique en ligne solidaire de produits de de seconde main mais vous le dites en fait aujourd'hui vous êtes profondément menacé par cette fameuse loi du plus fort qui est imposé par Amazon ou encore Chine ou temou quel pour vous quelles sont justement les mesures qu'il faudrait prendre aujourd'hui parce que tout ne dépend pas de la bonne volonté des alternatives ou des coopératives il y a aussi ce qui déb de la puissance publique euh pour quel quelles seraient les mesures politiques à prendre aujourd'hui pour laisser une véritable chance aux alternatives dans cette loi du plus fort oui c'est c'est largement le le secteur là de de du made in France de la seconde main qui est extrêmement menacé et et il y a il y a beaucoup de fermetur hein très très concrète ces ces derniers mois euh bah c'est la guerre des prix c'est la guerre des prix parce que évidemment c'est c'est l'inflation euh mais c'est aussi la guerre des prix parce que on a ce ce déferlement de produits lowcost euh fast fashion sur nos marchés et que même même si on a envie de passer à de la seconde main ou voilà ou du made in France quand on peut acheter dans par les temps qui court du neuf moins cher même que que la seconde main et évidemment beaucoup moins cher que que du made in France et bien c'est c'est trop facile en fait de laisser les consommateurs en fait livrer à ça moi j'entends trop tous les jours que le consommateur doit se responsabiliser c'est le consommateur et cetera mais en fait il faut quand même se rendre compte enfin tout à l'heure je je parlais du matraquage publicitaire auquel on fait face mais comment voulez-vous que le consommateur soit responsable de la situation quand on a une entreprise temou euh le géant chinois une seule entreprise qui dépense 2 milliards de dollars sur seulement les réseaux sociaux de MTA en une année 2 milliards de dollars en publicité et en influenceur sur juste Instagram Facebook et WhatsApp en fait c'est euh c'est vertigineux c'est c'est c'est impossible de concurrencer tu mou moi je j'ai été moi-même matraquer partout où je pouvais aller sur sur Internet qui ne l'a pas été en fait ils ont quand même réussi faut se rendre compte et ça fait un peu plus d'un an qu'ils sont arrivés sur le marché français ils sont déjà dans le top 10 des citycmerce ils ont déjà 13 millions d'utilisateurs en France c'est voilà donc bah on peut continuer voilà à dire que non il ne faut pas protéger les entreprises parce que ça va limiter l'innovation ou c'est le c'est le consommateur et cetera voilà donc c'est c'est de la franche hypocrisie franchement même je n'arve arrive même pas à comprendre qu'on laisse faire ça je n arrive pas à comprendre je je pense que c'est des intérêts peut-être géopolitiques je je j'imagine parce que sinon là la Chine va arrêter d'acheter je sais pas moi le cognac de Charente ou je ne sais quoi enfin franchement c'est comment c'est possible qu'on laisse faire ça alors que les prod toutes ces grandes entreprises chinoises comme Huawei et cetera ont évidemment des responsables des relations publiques qui vont à l'Assemblée en permanence pour faire en sorte que les lois soient les moins contraignantes pour eux enfin je ve dire il y a aussi un travail de lobbying politique très fort bien sûr mais en plus là en fait en fait ils sont dans l'illégalité la plus totale en fait c'est c'est ça qui est quand même assez fascinant je veux dire il il y a quand même des consommateurs des des associations de consommateurs genre UFC co choisir ou autres qui qui ont testé les produits et par exemple les jouets de temou il y en a 11 sur 12 qui ne respectent pas les normes européennes quoi donc c'est on se parle de toxicité enfin ils ont même prouvé il y a la Corée du Sud à interdit certains produits qui étaient tellement toxiqu qu'ils attaquaient la fertilité en fait c'est non mais c'est c'est démentiel quoi bon bref donc nous dans tout ça euh ben on en parle voilà sur les réseaux sociaux on essaie de de faire avancer des lois genre la loi antifass fashion par exemple que Oxfam connait bien aussi euh tout ça est un peu tombé malheureusement aux oubliettes avec avec la dissolution hein ça devait passer c'était une belle victoire quand même la le le Parlement qui qui votait la loi antifast fashion sauf ça devait passer au Sénat et que bon bah voilà donc on va voir si ça va être remis au goût du jour mais tant qu'on aura pas des lois qui vont attaquer la publicité la communication comme ça a été le cas à un moment donné sur le tabac sur l'alcool enfin qu'on fasse la même chose sur ces produits-là évidemment des barrières douanières évidemment des taxes euh des bonus malus en fonction de son impact environnemental et social euh nos initiatives elles resteront forcément euh petit ti euh menacé aussi en permanence et d'ailleurs justement toutes ces propositions de type étiquetage plus d'informations sur les produits la publicité sur les produits polluants tout ça ça avait été proposé par la Convention citoyenne pour le climat et ça a complètement été mis de côté dans la loi climat ou en tout cas modifié parce que l'interdiction de publicité sur les produits polluants est devenu une interdiction de publicité pour les énergies fossiles donc bon euh voilà ENF il y a rarement les gens vont mettre de l'essence dans leur voiture parce qu'ils en ont besoin pas parce qu'ils voient une pube totale mais bon façon euh comment justement on dépasse ces ces blocages là en quelque sorte aujourd'hui enfin est-ce que est-ce que vous vous avez l'impression vous avez quand même des des des députés des parlementairire avec qui vous avez gardé des liens qui ont été réélus et avec qui vous allez pouvoir repousser ces sujets à nouveau où vous allez l'impression que ça ça va devoir passer par autre chose par une grande mobilisation citoyenne par moi j'ai envie de croire quand même que que c'est sur ces sujets de réarmement industriel de Made in France on peut quand même largement avoir même des coalitions politiques tout de même donc c'est c'est je je pense que c'est c'est ça qu'il faut faire en fait hein il faut quand même qu'on soit très pragmatique sur ces sujets-là sur ces lois-là qui sont fondamentales pour déjà préserver notre économie nos emplois et et après avoir des des gradations de de de soutien et de protection en fonction de de son niveau d'impact environnemental et et social évidemment mais je je pense que vraiment il faut avancer de de concert là bien sûr syndicat tout bord politique franchement association euh coopérative et cetera euh oui je pense que il peut avoir vraiment de l'écoute quand même dans dans les politiques euh et euh et tout de même c'était déjà donc je le répète mais tout de même une belle victoire cette loi antifast fashion alors c'est vrai que la majorité des députés ce jour-là avait piscine hein donc euh c'est sûr que ça a aidé donc il faudra je pense être un peu malin et regarder le planning pour trouver le bon moment mais mais tout fa déjà pousser pour que cette loi là soit adoptée enfin qu'elle finisse son son parcours et puis après adoption il faut truc qu'elle soit bien sûr décret et cetera et donc en fait les les lobbyes ils l'ont pas trop vu passer venir en tout cas cette loi antifast fashion c'est assez intéressant donc elle est passée et puis après là ils ont ils sont un petit peu réveillés et donc ils ont attaqué plutôt le côtéth puisque en fait pour faire du bonus malus il faut bien avoir un repère pour noter donc et ben l'étiquetage donc hop ils ont foncé sur cette histoire de détictetage et là le lobby a commencé pour que évidemment oui ça ça vienne pénaliser un Shine ou un temou mais que un H&M kabille et compagnie continue à à pouvoir passer out alors qu'en fait les géant chinois c'est l'arbre qui cache la forêt quand même oui ça qui est terrible c'est qu'en fait comme à chaque fois le m'invente encore pire que ce qu'il a déjà inventé un temou ou un Chine paraît presque enin un H&M paraît éthique à côté d'un Chine ou un temou j'ai j'ai vu récemment sur sur Internet qu' avait une une une étiquette d'un vêtement Chine où une personne avait vu qui avait écrit help me donc c'était quelqu'un don en fait les droits étaient menacés qui avait fait imprimer sur l'étiquette pour faire un message d'alerte enfin c'est c'est quand même des choses qui sont juste délirantes quoi et et et et Shine arrive quand même à porter plainte contre tou he pour concurrence déloyal he ça c'est voilà c'est juste pour la petite blague quoi alors justement Suliman el moaoui et Vasco da Silva vous êtes on l'a dit vous êtes pas les premiers à transformer votre entreprise en coopérative on en a parlé enfin Cécile dufle on a parlé Olivier Leberquier je sais pas s'il est toujours dans la dans la salle mais il y a aussi cet exemple très emblématique de l'usine fralibe qui fabriquait qui était le fabricant du thé éléphant et qui en 2014 est devenu une coopérative scopty après 1336 jours de lutte donc si vous avez des infusions des TH 1336 mais ça vient de là euh non parce que parfois les gens ne font pas le lien euh pour vous qu'est-ce que justement ça raconte du rôle des syndicats aujourd'hui parce que j'ai j'ai lu dans une interview par exemple vous disez que vous n'auriez pas pu devenir une coopérative sans la CFDT notamment euh oui effectiv parce que le syndicat mine de rien on un rôle très important parce que on est les premiers à être sur le terrain à communiquer avec les salariés pour expliquer le principe d'une scope sachant que la CFDT était majoritaire du Relx il fallait convainc nos collègu de travail que la meilleure solution pour nous c'était la scope et effectivement on a un contact plus sur le terrain que la direction donc c'est ce qui a permis pourquoi il y a eu autant de Salers qu'ils ont atéré au projet COP on a aussi eu un rôle en tant que représentant enfin que qu'organisation syndical de rencontrer beaucoup d'acteurs qui alors politique ou non qui voulaient nous rencontrer pour nous aider à leur manière pouvoir relayer des informations sur l'avancement de la situation faire parler de nous et comme je disais tout à l'heure c'est quelque chose on avait dont on avait besoin à ce moment-là et donc le climat politique est tombé à pic euh on on a passé beaucoup de temps aussi comme l'a dit mon collègue à rencontrer rencontrer réapprendre à connaître des salariés de l'usine qui habituellement nous ne nous sollicite pas forcément là il y avait vraiment des gens qui venaient au dialogue pour savoir qu'est-ce que ça impliquait une scope qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça voulait dire il y avait beaucoup de gens qui ne savaient pas ce que c'était quand quand on a commencé à discuter de du mot scope donc on a eu vraiment un rôle d'essayer de fédérer les salariés pour leur expliquer les ire sur le fonctionnement d'une scope ce que ça engageit ce que ça n'engageait pas euh les rassurer sur certaines craintes aussi euh que certains avaient non fondé donc ça a été du boulot syndicalement et on a on a on a je pense beaucoup aidé dans le dans la création du dossier de la scope et donc pour vous vous considérez que c'est vraiment aussi une question d'information qui est clé c'est-à-dire queil y a il y a trop peu de de de salariés qui sont au courant euh des différents autres modèles économiques et donc justement des coopératives qui peuvent leur permettre de garder leurs emplois enfin c'était vraiment cette question d'information que ça a joué oui oui il y a des il y a des gens qui n'avaient jamais entendu parler du moscope et je pense que c'est pas non plus quelque chose qui est inhérant à chez nous c'est malheureusement certainement le cas dans plein d'autres boîtes en France et c'est quelque chose qui je pense est maintenant aujourd'hui euh mis au au grand jour grâce un peu à à notre nom euh comme ça a été dit tout à l'heure on n pas une grosse boîte on est on est niveau taille une PME 228 salariés mais on a eu un tsunami médiatique juste par notre nom en fait la marque Duralex qui qui est connue de partout et ça je pense que le fait d'avoir maintenant depuis le 1er août le nom Duralex avec scope à côté ça ça peut avoir un impact sur le futur de d'autres entreprises qui pourrai se retrouver dans dans notre cas ou même dans un cas complètement différent comme ça a été dit sur le débat de tout à l'heure d'une société qui fait du bénéfice mais n'en ferait pas assez pour son actionnaire et il déciderait de fermer une entreprise qui est qui est qui est péren peut-être essayer de fédérer des gens de cette entreprise là qui sont concernés de se dire que mais en fait on va peut-être pas se laisser fermer comme ça on sait ce qu'on produit on sait comment le vendre on sait à qui on le vend euh on sait travailler donc pourquoi ne pas reprendre l'activité et partir sur un modèle de scope alors justement mozarda vous vous vous avez pris ce rôle de de coprésidente pour le moment toutes les coopératives ne sont pas réunis au sein des licornes loin de là comment est-ce que vous est-ce que comment est-ce que vous comptez appréhender justement ce rôle des autres coopératives qui existe est-ce que votre but c'est de créer plus d'allian de créer de la visibilité aussi en tant que justement organisation qui est un peu plus connu parce que elle regroupe les des coopératives qui sont aussi peut-être les plus visibles en quelque sorte comment est-ce que vous voyez justement cette interaction entre tous ces tous ces modèles différents ou je pense qu'on est vraiment très en lien avec enfin nous on a beaucoup de de liens avec la CG scope par exemple et euh et voilà il y a il y a copf il y a il y a tout un tas de d'univers coopératifs différents et les les licornes c'est bon déjà c'est aussi pour mettre en vraiment en lumière les les cyes aussi ce multisociétariat parce que c'est une forme de de coopérative qui est encore moins connu que que la scope euh donc c'est je pense c'est important que les citoyens ils puissent savoir qui qui peuvent placer leur épargne directement au capital de structure euh et pas sur un livré développement durable où absolument personne ne sait que ça fonctionne en 9010 et encore c'està direire 90 100 hein c'est 10 % de ce que je vais mettre là-dedans ça va aller vers l'impact et 90 et du CAC 40 he pour faire cours et en fait en moyenne faut quand même savoir que c'est 5 % c'est même pas 10 d'accord donc enfin je pense que ça si enfin si les gens prenaient conscience de ça et que à côté il ils savaient qu'il y a des coopératives qui ont un taux de pérennité à 5 ans qui est supérieur à celui d'une entreprise classique c'est ça la réalité en fait quoi mais personne enfin dans le grand public ne va se dire qu'une coopérative c'est plus solide euh que une entreprise classique et il y a enfin c'est il y a tellement à à toucher ce c'est les gens alors aussi bien les travailleurs qui qui pour qu'ils puissent savoir que il y a il y a quand même cette option qui est possible qu'un qu'à un moment donné s'il se fédèent ensemble ils peuvent peut-être sauver leur boîtes et se réapproprier leur leur outil de travail mais en même temps voilà tout un chacun tout épargnant et et ça c'est une puissance énorme enfin le l'épargne euh l'épargne en général euh et l'épargne solidaire c'est c'est tout petit euh l'épargne solidaire c'est c'est 26 millions euh à peu près d'euros sur sur des milliards euh je crois pas 10 milliards à peu près non l'épargne salariale au au global euh voilà donc il y a il y a vraiment à à capter des fonds aussi hein euh vers vers nos structures alors Cécile du Fau vous parliez de tous les euh les les chantiers euh à venir pour pour Oxfam euh quels sont euh les chantiers sur lesquels vous avez le sentiment que vous allez avoir besoin d'une véritable mobilisation citoyenne pour que ça fonctionne parce qu'on a commencé en parlant des législatives et de ce surceau citoyen je pense qu'il y a aussi beaucoup de gens aujourd'hui qui sont découragés mais en même temps qui sont prêts en fait à à y retourner mais qui savent pas vraiment vers où aller pourquoi comment avec qui en quelque sorte donc qu'est-ce que comment est-ce que vous vous aimeriez justement redonner un peu de vitalité à ce mouvement qui a existé mais je pense qu'il y a les deux dimensions il y a la dimension collective dont je parle parlait avec une vision générale et je trouve que l'existence de ces collectifs le travail en commun entre toutes ces organisations est très utile et puis ensuite je crois que nous on proposera mais on peut parfois aussi soutenir d'autres euh des mobilisations ciblées sur certains sujet parce que même si le modèle des coopératives est un très bon modèle on doit pouvoir aussi faire en sorte qu'une l'immense majorité des entreprises dites classiques converge converge en terme de lutte contre les inégalités en plafonnant les écarts de salaires c'est ce que nous proposons converge sur la gouvernance en faisant rentrer des salariés au CA et notre proposition nous c'est que ce soit la moitié du conseil d'administration de ces entreprises qui soi composé de salariés ce qui va singulièrement colorer les débats au sein du CA mais aussi de travailler sur tout ce qu'on appelle le reporting extrafinancier alors c'est un peu une formule un peu un peu barbare mais ça veut dire de de considérer que la performance d'une entreprise elle ne se juge pas exclusivement sur ses résultats financiers mais elle est aussi inscrite alors ça a commencé par l'inscription de la raison d'être dans la loi Pact mais je pense qu'on peut aller plus loin et à ce titre là on soutient aussi beaucoup tout ce qui est fait au sein du mouvement impact France qui rassemble beaucoup de d'entreprises de toute nature et notamment des entreprises privées classiques qui veulent justement s'imposer à elles-même mais aussi plus largement qu'on dise que ça devient ça doit faire partie des règles communes des entreprises donc je pense que il me semble important qu'en lien avec tous ceux qui travaillent dans ce domain domaine on puisse continuer comme on l'a fait avec la loi fast fashion comme on l'a fait avec la loi sur la responsabilité des entreprises d'honus d'ordre c'est la loi qui a été votée longtemps après mais inspirée par la tragédie du Rana Plaza et l'effondrement de de cette usine textile qui en fait accueillait des employés qui travaillaient pour beaucoup de marques d'entreprise française en disant en fait vous devez avoir une responsabilité sur la manière dont travaillent vos sous-traitants ou les sous-traitants de vos sous-traitants en gros c'est vous les clients finaux et vous pouvez pas vous dédoiner de votre responsabilité en multipliant les sous-traitants et d'ailleurs je tiens à dire qu'au nom de cette loi nous avons porté plainte contre la BNP dans une action qui vise à faire reconnaître sa responsabilité dans l'inaction dans une forme d'inaction climatique de sa part puisqu'elle continue d'investir dans euh des fonds et de soutenir des entreprises qui sont dans entreprises fortement émettrices de carbone et notamment des entreprises dans les énergie fossile et en très particulier dans le pétrole et dans le charbon donc il est pour nous très important qu'on puisse à la fois avoir cette vision et ce combat collectif mais ensuite aller de manière très séquencée sur des sujets très particuliers ou sur des Dossi spécifiques comme bah la chapelle d'harmbla ou comme Duralex ou comme des futurs dur ralex pour être au soutien de ces initiatives là de pas laisser les gens se débattre tout seul mais les inscrire dans un dans un dans un récit collectif et et je partage ce qui a été dit sur l'importance de Duralex Duralex je sais pas quel est le taux de notoriété de votre marque mais c'est genre presque 100 % quoi voilà c'est ça bah une marque est connue par 100 % des Français il y en a pas énormément non plus et donc c'est très précieux parce que du coup le lien il se fait tout de suite et je pense que ça va pouvoir ouvrir plein de trapppes de réflexion à à plein d'autres d'autres personnes donc moi je voulais vous dire merci au nom de tous ceux qui mènent ces combats là parce que vous allez sacrément enfin j'espère que vous pour vous tout va bien se pass que ça va être aussi une source d'épanouissement pour les salariés mais ça va beaucoup aider au au combat collectif et la et à la visibilité parce que bien sûr et là faut être très lucide sur les moyens qu'on euh les associations les organismes comme les nôtres qui veulent essayer de montrer qu'il existe des alternatives et puis ceux qui veulent défendre le modèle euh actuel et voir gagner sur ce modèle extrêmement prédateur qui peuvent avoir des milliards à dépenser pour s'insinuer partout et je suis complètement d'accord sur le fait qu'on sort du discours de responsabilisation des des des des consommateurs il faut savoir que vous connaissez l'empreinte carbone c'est-à-dire combien vous émettez de carbone individuellement c'est une donnée qui a été fabriquée par les pétroliers pour dire en fait c'est pas un problème de nous les émissions c'est un problème des consommateurs c'est un peu la même logique que les marchands d'armes qui veulent pas qu'on interdise les armes qui disent c'est pas l'armes le problème c'est la personne qui la tient mais en fait dans les pays où il y a moins d'armes il y a moins de mort par par arme à feu donc donc je pense que c'est la même la même logique pour nous c'est de remettre la responsabilité là où elle se trouve c'est-à-dire au sein des entreprises qui doivent engager leur transition y compris en interdisant par exemple une distribution de dividende au sein des entre aux actionnaires des entreprises qui sont pas sur un scénario conforme à l'accord de Paris mais en allant plus loin oui tout ce qui peut être mise en place pour mettre des règles du jeu pour toutes les entreprise qui permettent de mettre tout le monde à égalité et notamment d'interdire bah une forme de prédation par la public par exemple B c'est quelque chose qui est très important il faut pas laisser les consommateurs seuls et leur dire c'est de leur faute ou les consommateurs aiment donc tout va bien on est un pays où on réglemente énormément et je crois qu'on a besoin l'être humain a besoin de cette contrainte je pense que le meilleur exemple alors s'il y a des gens qui m'ont déjà entendu je le dis souvent donc peut-être qu'ilont l'impression que je radote c'est possible mais quand Volvo invente la ceinture de sécurité 3 points il trouve que c'est tellement génial un seul geste pas très cher et une baisse de la mortalité lors des accidents de la route considérable donc il ne dépose pas de brevet ils disent à tous les constructeurs automobiles allez-y vous pouvez faire ce truc c'est le c'est le meilleur compromis efficacité simplicité sécurité alors déjà il y a très peu de constructeurs qui s'en emparent mais ensuite ça devient une option donc on peut l'acheter en option il faut demander au moment où on commande la voiture qu'il ait une ceinture et pour pour que les gens portent cette fichus ceinture il a fallu rendre ça obligatoire mais que si on le fait pas on subit une amende et un retrait point on est une espèce particulière qui pour sauver sa propre vie a besoin qu'on l' oblige et qu'on le menace bon don tact on pourrait avoir une grande réflexion sur le pourquoi du comment mais c'est la réalité en conséquence de quoi je pense que y compris pour les consommateurs d'avoir un certain nombre de réglementation qui rendent pas des choses qui nous détruisent aussi facile d'accès aussi peu ch parce qu'au final elles sont pas du tout peu cheres ça me semble une bonne politique on laisse pas en vente libre du poison et ben en fait la fast fashion quelque part c'est du poison il y a plein d'autres types de consommation qui sont du poison du poison collectif qui contribue à l'épidémie de cancer qui contribue à au dérèglement climatique et à mettre en péril l'habitabilité de la planète donc on a la légitimité de considérer que la puissance publique peut réglementer une partie de ses activités il faut pas être timide et là pour le coup la diversité de l'Assemblée nationale nous permettra d'avoir des dialogues avec les uns et les autres et de voir qui fait quoi qui dit quoi qui vote quoi et qui va à la piscine alors avant de vous donner la parole je vais vous poser une dernière question euh générale euh on a commencé en parlant du présent donc j'aimerais bien qu'on parle un petit peu de l'avenir euh est-ce que chacun chacune d'entre vous peut dire assez rapidement comment est-ce que vous voyez tout ce qu'on a évoqué là qui était très large en fait en quelque sorte euh s'articuler dans les dans les mois à venir et s'il y avait une sorte de scénario idéal comment est-ce que vous le voyez je pense que enfin voilà moi je sais que parfois ça m'aide d'imaginer concrètement parfois des choses qui sont facilement atteignables et et de se dire bah voilà il y a il y a tel calendrier et ça c'est faisable et on n'est pas tout de suite en train de se projeter dans une utopie euh qui n'est peut-être pas réaliste donc je je sais pas qui peut commencer ça alors pour Duralex donc le calendrier idéal c'est que les affaires reprennent comme jamais et qu'on fasse des gros chiffres d'affaires forcément mais pour être plus sérieux il y a il y a un point d'honneur à mettre sur le recrutement deune équipe commerciale et marketing on est on a dû se reposer pendant plus de 3 années sur le ce que nous avveit vendu une équipe de rêve le la maison du ver français donc avec ses équipes à châurou et à Vincen euh qui visiblement n'a pas n'a pas eu l'effet escompté donc aujourd'hui on doit se se refabriquer une équipe commerciale mais on sait que il y a des gens qui sont motivés pour pour rejoindre Duralex et on invite tous ceux qui le seraient à à postuler on cherche des des commerciaux senniors des gens qui se connaissent en marketing parce qu'aujourd'hui euh on a on est une usine qui sait produire et qui sait travailler maintenant on a juste besoin de vendre avec avec toute la demande qu'on qu'on peut avoir et qu'on va avoir dans le futur comme j'ai dit tout à l'heure on a eu un tsunami médiatique euh donc si si les commandes suiv on va devoir avoir besoin de force pour les pour les pour les honorés mais et c'est un un fait honorable d'ailleurs qu'on peut mettre en avant dès le début de la mise en redressement judiciaire on n jamais entendu ni lu dans la presse le mot grève venant de dur Alex parce que justement on est on est 228 salariés qui sont tous mobilisés sont tous ont tous envie de travailler et ont tous envie de faire la marque donc voilà pour le pour le calendrier on va dire les grosses lignes et maintenant les plus petites lignes pour pour l'avenir de Duralex c'est grâce au modèle de la scope justement pouvoir mettre des sous en réserve et investir dans l'outil parce que c'est quelque chose qui est nécessaire pour une usine comme la nôtre et qui a été négligée pendant pendant plus de 10 ans même 15 ans on a eu des des précédents preneurs qui ont fait du chiffre avec nous mais n'ont jamais mis 1 € dans l'usine ni dans le social ni dans le mat c'est malheureusement pas une industrie qui peut marcher sans mettre des sous en maintenance donc c'est un des gros point d'honneur pour nous dans le futur pouvoir bloquer de l'argent en réserve pour si demain on a besoin de racheter un équipement qui coûte cher pouvoir le leonorer et c'est quelque chose qui est obligatoire pour nous pour continuer l'activité moi je vais juste donner un exemple euh le fait qu'on soit une scope récemment il y a l'entreprise Poulin qui m'a contacté car elle envisageé justement de faire une scope au cas où il avait pas de repreneur et il y a eu un bon déléement pour eux ils ont été repris par Andros donc ça c'est une bonne chose après concernant la scope on voulait vraiment mettre en avant que on parle de très très loin parce que notamment la Fédération des scope au début ne croyait pas à notre projet on a su les convaincre mais ça a pris beaucoup de temps et la deuxème point c'est concernant le gouvernement on trouvait qu'il y avait pas d'qu quité pour le nouveau salari du Relx et avec un des futurspreneurs car il a garantissé à hauteur de 7 millions un prê garanti par la BBI et nous on a reçu que à peine 700000 € donc l'quité entre quelqu'un qui veut qui prenne la casse sociale et quelqu'un qui avait conservver l'emploi chez Durex donc voilà à moi moi je suis je je je crois qu'il faut qu'on on réussissent à reprendre aussi le la conversation publique enfin on est souvent en défens en défense sur un certain nombre de sujets alors qu'en fait c'est plutôt nous qui détenons une partie des solutions enfin quand bien même on écoute l'agenda de l'extrême droite ou de la droite qui va être celle de du du Premier ministre actuel en fait ils sont assez désarmés par rapport à la situation parce que on a beau expliquer réarmement ceci réarmement cela on va pas faire reculer l'océan par l'autorité on va pas empêcher les glacier de fondre on va pas empêcher les inondations donc avoir un un discours très clair sur ce qu'on peut faire sur comment on peut produire autrement comment on peut produire à proximité comment on peut vendre différemment aussi bah je je crois qu'il y a un vrai espace pour ça et et qu'on a la respons éité de raconter ça alors c'est pour ça que je redis que Duralex c'est un bon exemple parce que il faut prendre des exemples très concrets on est dans un moment où la parole publque a quand même été un peu dévoyé parce que il y a eu beaucoup de promesses peu de résultat que le résultat des élections donne un gouvernement qui semble pas en cohérence avec le résultat des élections et ça peut donner aux gens qui sont mobilisés pour voter un sentiment de j'allais dire de désaveux et et de que que la démocratie sert à rien donc je crois qu'il faut redonner de la crédibilité à à ce qu'on à ce qu'on propose et notamment sur les questions budgétaires alors c'est un peu moins fun mais là on va être tous écrabouillé par 5,6 % de déficit peut-être même 6,2 ah là là où est-ce qu'il faut couper où est-ce qu'il faut couper où est-ce qu'il faut couper et nous par exemple à auxam on dit ben en fait pardon mais on peut aussi avoir des nouvelles recettes plutôt que enlever le financement des allocations longue durée on pourrait réfléchir à la taxation sur les super profits et d'ailleurs une grande partie de l'assemblée était favorable ensuite Bruno le maire s'était bien sorti pour amoindrir le truc et faire un décret encore plus effacé mais on on a des options et donc je pense qu'il faut être assez confiant dans notre capacité à gagner certaines batailles et et pour ça il faut qu'on les raconte de manière très simple et très compréhensible et qu'on soit pas en défense voilà parce que en vrai ce scénario là c'est un scénario qui est un scénario possible qui est pas un scénario évident mais qui est tout à fait possible et on a souvent été écrasé par l'idée qu'il y avait pas d'autre solution que oui voilà il y a le déficit et donc il va falloir bah couper dans les dépenses bah non on va aller chercher des nouvelles recettes et donc mardi prochain vous pourrez lire combien on peut récupérer si on va taxer les supers héritages au-delà de 13 millions d'euros ça va aller tout le monde avec 13 millions d'euros les gens qui rent de 13 millions d'euros ils sont détendus bon bah du coup on peut s'occuper de ce sujet là par exemple et et il y a plein d'autres sujets sur lequels on peut avancer je vous renvoie à une proposition qu'on a faite il y a maintenant 2 ans et qu'on actualise très régulièrement qui s'appelle le est fiscale d'Oxfam France parce que nous on est on soutient tous ceux qui disent il faut plus d'argent pour les services publics plus d'argent pour l'investissement dans la transition écologique et cetera mais la question souvent c'est de dire bah d'accord mais on le prend où cet argent et ben sur ce manifeste on dit comment on récupère alors je de Têtre la dernière version c'est 88 milliards par an en étant absolument ind dollor pour tous les gens qui touchent moins de 2500 € net individuellement donc une immense majorité des gens et ceux qui n'applaudissent pas c'est ceux qui gagnent plus de 2500 € net ce sera pas beaucoup mais un peu quand même il faut dire les choses et et ça c'est c'est c'est intéressant parce que justement ça rouvre des perspectives et on pourrait très bien imaginer qu'on ait aussi des services publics qui soient beaucoup plus dimensionnés pour appuyer les entreprises de taille moyenne et intermédiaire et les salariés et les syndicats qui veulent reprendre ses entreprises en scope parce que il y a Poulin mais il y en a plein d'autres qui peuvent être confronter à ce genre de situation et que ce soit pas une bataille homérique mais que ça puisse devenir simple ça peut tout à fait s'organiser il y a des banques publiques don normalement c'est la mission pas de soutenir uniquement des des start-ups qui ont ensuite être revendu mais de pouvoir travailler avec l'économie réelle avec les entreprises du quotidien donc tout ça c'est vraiment des des choix politiques et donc à partir du moment où c'est des choix on peut les faire et je pense que si on s'empêche de les faire c'est aussi parce qu'il y a vraiment l'idée de de démoraliser et ça peut nous arriver à tous he d'être un peu démoralisé se dire bah mince enfin de de sentir trabouillé par tous ces enjeux mais si on relève la tête on constate qu'on est quand même beaucoup plus nombreux que les quelques-uns voir les très peu pour ce qui concerne les milliardaires qui aujourd'hui achètent des journaux pour essayer de nous expliquer ce qu'on doit penser mais si on décide de pas obéir à ça bah en fait on a une latitude d'action qui est bien bien bien plus large que tout ce qu'on peut [Applaudissements] imaginer alors à l'échelle de la belleemus moi mon objectif c'est qu'on soit rentable voilà parce que parce que on aura prouvé que c'est possible uniquement quand on sera rentable ça fait voilà ça fait partie du du Paris et et ça je lâcherai pas j'espère bien que on fêtera nos 10 ans en fêant notre rentabilité et et en même temps notre indépendance financière donc bah il reste plus que 2 ans donc ach allez acheter les vêtements dont vous avez besoin à la belle et maisus je précise bien dont vous avez besoin après pour pour les licornes le temps en tout cas de de la coprésidence bah je mettrai toute mon énergie sur le sujet de du financement j'en fais une une affaire personnelle presque et je vais moi aussi mettre un petit taquet à la BPI parce que voilà je pense que le le jour où j'ai eu la réponse négative et oui la banque publique d'investissement publique un public d'investissement le jour où j'ai reçu un nom de la BPI pour 40000 € de subvention et que le même jour j'ai appris qu'il mettait 7 millions d'euros dans dogami qui fabrique des chiens virtuels dans le web 3 ce jour-là je me suis dit qu'il y avait un souci et donc on les lâchera pas euh les les banques publiques caiss des dépôts euh banque des territoires voilà c'est la même chose BPI doivent jouer leur rôle auprès de l'esss et auprès des coopératives il y a pas d'excuses franchement c'est de l'argent public ça doit aller vers l'intérêt général nous avons des emplois qui sont en France on réinvestit tout dans nos outils de production ça ne part pas de lointains actionnaires il n'y a aucune raison et en plus on a un taux de pérénité supérieur à des entreprises classiques donc ça suffit c'est cet argent doit aller vers nos [Applaudissements] structures et et en plus ils peuvent pas dire qu'il y a pas d'argent puisque il y a un petit article qui est passé cet été où on a retrouvé on a retrouvé 6 milliards d'euros à la BPI voilà c'est alors ça c'est c'est 6 milliards on a retrouvé voilà bon euh et puis et puis puis voilà ça sera déjà pas mal si si on fait ça et et après bah de continuer sur sur cette lutte des des imaginaires je pense que on tient on tient un truc quand même sur cette question là et et donc qu'on soit autant dans le faire que dans le faire savoir on en parlait tout à l'heure c'est c'est vraiment tellement important que nos organisation de l'esss nos coopératives passent autant de temps à faire qu'à faire savoir communique plaidoyer réseaux sociaux influenceur il faut absolument que on parlait même de monter un divertissement mais pourquoi pas pourquoi pas on nurait pas une émission de divertissement avec des chroniqueurs avec des humoristes où on parlerait que de nos sujets avec je suis sûre qu'on pourrait faire beaucoup d'humour sur sur nos sujets voilà ben peut-être que ce sera un projet pour qui va rejoindre les licornes je sais pas euh je je ne m'avance pas euh ben on va passer aux questions vous devez sûrement en avoir donc il y a un micro qui va circuler euh je vous mets juste en garde sur le fait que si vous posez une question pas trop longue et ben il y a un maximum de personnes qui vont pouvoir poser des questions et donc ce sera plus démocratique ça ressemblera un peu plus à la société qu'on a envie de faire émerger voilà bonjour Cécile le bourdon citoyenne militante ma question pour dur Alex c'était vous dites qu'il a fallu expliquer beaucoup aux gens qui ne connaissaient pas les salariés qui ne connaissaient pas la scope mais justement la question que je me pose c'est qui chez vous a eu cette idée à quel moment ça a émergé en situation de crise qui a pensé à ça c'est donc l'idé scope a émergé avec une discussion notre directeur du site et syndicat CFDT et justement c'est grâce au réseau CFDT qu'on a pu rentrer en contact avec la délégué régional du développement région Centre de LO île-defance et l'idée qu'on voulait c'est que vraiment que on sauve du Rex c'est vraiment ça notre ultime combat avant tout bonjour la continuité de cette question là vous parlez donc la CFDT est-ce que il y avait d'autres organisations syndicales représenté et comment vous avez su vous allier ou pas avec elle ou est-ce que vous avez pu vous allier avec des organisations qui étaient pas représenté chez vous à ce moment-là pour ce combat alors comme je l'ai dit plutôt dans une sur un des passages dans la discussion de tout à l'heure on a eu donc une discussion avec toutes les tous les élus du CSE donc qui n'est pas constitué que d'élus CFDT on a aussi la CGT etfo qui est représentatif chez nous CFDT éant majoritaire mais on a quand même deux autres donc c'est une discussion qu'on a eu avec tous les élus dès le départ s'ils étaient prêts à à s'engager à travailler dans ce sensl parce que c'est c'est à la fois long 3 mois procédure judiciaire mais c'est à la fois aussi très court pour pouvoir monter un dossier euh un dossier de reprise surtout sous forme de scope c'est vraiment compliqué on se rend compte plus on avance qu'il y a des bâtons dans les roues quiattendent à chaque à chaque coin de rue mais donc on a dû discuter avec les autres organisations syndicales pour qu'on soit sûr qu'on aille tous dans le même sens ce qui a globalement était le cas majoritairement on va dire il y a eu des des réticences de la part d'autres membres de d'organisation sindical mais on a quand même eu d'autres membres de d'autres organisations qui allaient dans dans dans le sens où il fallait aller parce que le but c'est quand même d'avancer de de trouver une solution pour l'usine malheureusement on a eu des personnes au sein des autres organisations syndicales de Duralex qui avaient juste pour pour entre guillemets mot d'ordre de dénigrer la scope mais sans sans fondement et à côté de ça sans non plus essayer de proposer d'autres solutions ou d'aller engager des discours vers vers autre chose ou ou se faire parler de juste de l'usine médiatiquement parce que on peut aussi essayer dans des situations comme ça de contacter les médias et de faire parler de nous sans forcément porter un projet en particulier donc c'était pas s% syndicalement on va dire dans le même sens mais en majorité oui et on a su quand même dialoguer pour pour pouvoir avancer euh oui bonjour Alors moi je j'avais pas une question en tant que tel c'était plus une une remarque euh mais pour rebondir un peu sur ce qui a été dit euh moi moi je bosse dans une dans une coopérative qui pour le coup elle effectivement a des problèmes financiers de trésorerie qu'elle qu'elle rencontre malgré malgré ce qu'elle fait et en fait moi j'aimerais rebondir sur la le titre donc imaginons d'autres formes de mobilisation politique et et effectivement c'est vrai que il y a cette tension d'un côté de d'assurer un petit peu euh la mission qu'on a sur sur le l'activité qu'on a qu'on essaie de mener au mieux avec des valeurs euh particulières qui sont les nôtres de gouvernance et cetera et en même temps il y a cette tension du fait d'une compétitivité toujours plus grandissante et et aujourd'hui moi je reste en même temps c'est c'est une grande question et euh il y a peut-être une un beau potentiel mais en même temps je reste un peu sur ma fin sur euh notre capacité justement du fait qu'on est proche des citoyens euh qu'on a un modèle plus éthique donc qui nous permettrait en fait justement par rapport à cette ambiance d'extrême droite et ainsi de suite bah en fait de d'agir concrètement d'être une vraie courroie de transmission par rapport aux autres je dirais activités politiques et en même temps on n pas cette capacité financière de temps bref de d'environnement en fait qui qui nous permettrait de le faire donc moi ce que enfin là où jeuraie sur ma fin mais ce qui est un chantier pour moi ce serait en quoi on pourrait se dégager du temps en quoi on pourrait imaginer un un modèle qui nous permettrait en même temps de de travailler et en même temps d'être acteur de pont en fait entre les entre les différents acteurs B alors je je peut-être qu'on est pas tous dans effectivement les mêmes univers au niveau en tout cas de je pense de de la belleus et des licornes on n'est pas forcément de tous de très très grosse structure avec un opérationnel qui va nous aspirer pas mal aussi mais c'est partie intégrante de notre modèle que de faire du pldoyer et de dégager du temps pour ça euh moi à titre personnel je je passe 50 % de mon temps dans je suis directrice et en même temps 50 % de mon temps c'est c'est des conférences c'est c'est des réseaux sociaux c'est voilà donc déjà c'est c'est c'est un peu changé de paradigme sur le entre guillemets le retour sur investissement et notre capacité à dégager du temps pour pour faire ça je pense qu'on on fait pas ce travail pour le salaire on le fait pour changer le monde et et et changer notre notre économie donc euh ce temps-là il oui il faut absolument qu'on qu'on arrive à à le prendre après les outils on les a enfin les outils de mobilisation euh ils sont là euh une coopérative typiquement de multi sociétariat une association euh voilà euh permet tout à fait de mobiliser les les citoyens sur euh sur des combats qui sont bien autres que économiques y compris sur une une entreprise et j'avais une question suite à l'intervention des personnes présentant la la transformation Duralex en scope par rapport au au rapport aux relations entre les syndicats et le monde de l'esss en général j'ai si j'ai bien compris il y avait quelques réticences de certain syndicats vis-à-vis du passage en scope et je trouve ça un peu dommage et je voudrais savoir qu'est-ce qu'on peut faire en tout cas collectivement qu'est-ce que peut faire euh les licornes pour favoriser ce lien et qu'on a tellement d' de de d'opportunités de transformer des sociétés euh de type Duralex en scope ou en sciic que je trouve ça dommage que le monde du salariat le monde du du syndicalisme s'en par pas de ces opportunités pour aller vers le monde de l'esss quoi et donc aussi je nous interroge en tant que licorne pour créer des des des passerelles avec le monde syndical pour que bah la culture de l'esss incrémente quelque part le monde syndical voilà euh alors il y a en tout cas pour la CFDT c'est quelque chose sur lequel le syndicat est réceptif le passage en création en scope on a on a été soutenu dès le départ on a forcément consulter notre départemental de du Loiré on a soutenu dès le départ eux là-dessus ils sont très ouverts après il y a d'autres syndicats qui pour diverses raisons ne sont pas forcément pour la scope pour le principe de scope en lui-même ou de C de coopérative je vais pas citer de nom maisfin je va pas citer le nom de syndicat mais il y en a qui ont pour créneau de taper sur le patron si demain l'ensemble des salariés sont les patrons sur client va taper donc j'ai pas cité de nom euh donc non après je pense que c'est des mentalités qui doivent changer mais en soi ça il faut aussi instruire peut-être certaines organisations syndicales certaines union départementales et euh essayer de monter sur des des réseaux de discussion avec les syndicats pour vraiment parler de ce que c'est une scope de ce que ça peut être une scope ou une s et euh du fait que fondamentalement ça peut permettre de sauver des entreprises qui sont pérennes mais qui sont peut-être amenés à être fermés parce que un autre site ailleurs en France marche un peu mieux donc on va se débarrasser de celui-ci donc non il y a il y a des choses à faire avec avec un modèle de coopérative et il faut que ça rentre dans les mentalités pour pour certains syndicats pour d'autres c'est déjà le cas mais il y a encore du travail là-dessus à ce niveau-là aussi oui bonjour Alors je voulais vous demander alors merci beaucoup Suleiman et Vasco arrêter là aujourd'hui hein puis vous découvrez aussi le monde coopérative donc j'espère qu'on vous donnera envie d'adhérer au licorne mais ça va dépendre aussi de nous euh je voulais savoir aussi quel était euh le la résistance dans parmi vos salariés euh à devenir sociétaire est-ce que enfin comment vous allez comment vous allez gérer ça et aujourd'hui vous avez combien de de sociétaire déjà dans votre scope alors là actuellement on a 138 sociétaires qui sont donc rentrés au capital à hauteur de au minimum 500 € et au maximum 2000 €. euh c'était on avaitétabli au départ un un ticket d'entrée à 500 € parce qu'il nous fallait on avait déjà sondé avant de de définir la somme le nombre de personnes qui qui étaient porteurs et souteneurs du projet au sein des salariés donc on avait on s'était dit que idéalement il n faudrait un capital de 50000 € en fond propre des salariés qui ensuite serait doublé par par la métropole d'orléand par la région pardon euh et pour au final arriver à un capital de 100000 € ce qui était en fait un un chiffre symbolique qui nous permettait de déjà d'avoir un un poids et de pouvoir aller voir des des organismes bancaires avec avec ce chiffre là en tête de 100000 € de capital dont la moitié levé par des ouvriers majoritairement donc c'est des c'est pas des gens qui gagnent des gros salaires mais qui ont mis la main à la poche pour pouvoir porter ce projet et ensuite on a on a établi un ticket d'entrée maximal pour éviter des disparités énormes entre entre divers actionnaires enfin associés pardon et dans tous les cas peu importe la somme qui a été mis par les associés donc que ce soit 500 ou 2000 € il y a une personne une voix donc au niveau de au niveau des assenciers ensuite on a des réticents qui veulent tout simplement pas s'engager financièrement j'appellerai pas ça de la rétisance mais plutôt de la de la non un un manque de d'envie de participer au projet et peut-être de de s'impliquer peut-être des gens qui n'ont pas envie forcément de de devoir se renseigner sur tout ce qui concerne la vie d'une coopérative en fait il a eu des gens qui étaient aussi intéressés par le fait de devenir associé mais qui ne pouvaient pas financièrement avec même avec ce ticket d'entrée de 500 € mais même avec une une proposition dans le futur de l'étaler sur sur plusieurs mois donc il y a des gens qui peut-être plus tard nous nous rejoindront en cours de route et il seront les bienvenus et il y a aussi dès à présent en fait on a dû forcément clore le l'entrée au au capital par les associés avant le avant le dossier pour le cabis il fallait donc clore la liste des associés et liste qui a été ouverte aujourd'hui enfin la semaine dernière donc en fait là s'il y a des des associés dans l'usine qui veulent rentrer au capital qui ne l'ont pas fait avant parce que que du coup avec un peu plus de recul ils estim qu'en fait si ça peut être une bonne chose pour eux et une bonne chose pour l'entreprise he c'est c'est de l'argent au capital c'est c'est ce qu'il nous faut on en a besoin et donc il y a des gens qui d dès à présent qui étaient peut-être un peu rétissant il y a un mois de ça qui aujourd'hui se disent en fait ouais peut-être que je vais rentrer capital là dans les dans les semaines à venir dans les mois à venir on arrive en décembre il y aura le 13e mois c'est peut-être l'occasion voilà bonjour merci merci à tous et toutes pour cette belle conférence je voulais un peu connaître les coulisses de comment c'était passé les discussions du coup à 160 ou 120 sociétaires enfin je trouve ça assez impressionnant de se dire que en très peu de temps vous avez réussi à vous mettre d'accord sur une gouvernance et un fonctionnement en scope et je voulais en savoir plus pardon je me suis pas présenté claireanerau de du cabinet d'avocat leggicop alors les coulisses ça a été beaucoup de boulot en plus de notre travail normal donc le le mandat de de syndicat de d'aller vers les gens discuter avec les gens et et leur expliquer on n pas encore eu de première assemblée générale vu qu'on a été on est rentré en exercice au au 1emer août la première assemblée générale des associés aura lieu en octobre et je pense que ça va être ça va être sport quand même parce que 140 140 associés 140 personnes qui vont qui vont avoir une discussion ouverte sur l'avenir de leur entreprise pour la première fois de de de la vie de tous les salariés en fait parce que jusqu'à présent on a on a jamais eu de de consultation sur aucun sujet que ce soit en fait le c'est ça va être vraiment la première expérience coopérative sachant qu'en plus à cette assemblée générale là il y aura aussi le vote du comité comité d'administration définitif car actuellement pour la même raison qu'on a dû clore l'entrée au au capital avant le cabis on a dû aussi clore la liste des des des personnes qui constituent le comité l'administration euh donc qui a été nommé provisoirement jusqu'à la première assemblée générale qui sera dissous et ensuite revotter à majorité absolue donc oui il y a du boulot il y a on a des gens qui sont motivés par le fait de rentrer au comité d'administration donc c'est bon signe mais ça veut aussi dire qu'il aura beaucoup de fois à voter pour 140 personnes donc ça ça sera vraiment une première expérience pour nous pour pour cette première assemblée générale et même avant ça pendant le la instition du dossier ça a été ça a été des des grosses discussions et et beaucoup de temps à passer à à savoir comment on allait euh comment on allait en fait faire les statuts parce que c'est quelque chose qu'on a tous appris on a on a eu des appui mais faire les statuts comment aller gérer la gestion de l'entreprise donc on reste on reste une usine qui est a beaucoup beaucoup de de corps de métiers différents ça va de ça va du du du la logistique basique jusqu'à euh des des des métiers bien plus techniques donc on a quand même un besoin d'avoir une un management un peu vertical entre guillemets un management classique euh parce qu'on a vraiment des des beaucoup de postes différents dans beaucoup de de domaines différents donc là-dessus niveau gestion on sait qu'on on sait on savait déjà avant qu'on allait rester sur un un management un peu classique mais on a quand même la chance d'avoir un un un très très bon dialogue social dans C entreprise et on sait que le management c'est pas quelque chose qui pêchait avant donc il y a pas de raison ce soit quelque chose qui pêche maintenant et à ce niveau-là ça ça changera pas oui bonjour bonjour Valérien je suis gérant de magasin biocope en scope dans le sud de la France du côté de Montpellier euh je voudrais changer un petit peu de de sujet euh je me posais la question Oxfam produit des des rapports depuis pas mal de temps des rapports qui sont généralement très intéressants très impactants qui ont droit parfois à des reprises médiatiques mais je voudrais savoir si vous avez un suivi par rapport à leur devenir est-ce que vous arrivez à mesurer si sur tel ou tel sujet vous avez réussi à faire bouger plus ou moins les choses alors généralement plutôt moins quand il s'agit de faire payer les riches et cetera mais enfit est-ce que il y a quelque chose par rapport à ça bonjour Merci pour votre question bien sûr ce que le but c'est pas de sortir des rapports le but c'est qu'il soit efficace donc non seulement on essaie de mesurer ce qui leur reprise qui les reprend médiatiquement de façon politique par les uns par les autres est-ce que certains sont obligés de se positionner y compris en s'y opposant mais du coup ça oblige à ce que le sujet soit dans le débat et pour donner un exemple notre plus beau succès récent c'est le rapport qui est sorti sur le plafonnement des écarts de salaire donc Oxfam défend l'idée d'un salaire maximum dans un premier temps entreprise par entreprise et il se trouve que c'était l'époque où il y avait des grandes manifestations contre la réforme sur les retraites et le président de la République pouvait plus se déplacer librement donc en fait il faisaient des des sortes de visites surprise et un matin il est arrivé en hélicoptère à côté du marché de doll c'était le jour où on a sorti le le rapport et en se promenant sur le marché il y a un monsieur entre deux pendrillons de de vêt qui lui dit est-ce que vous trouvez pas que il y a des patrons qui sont vraiment trop payés et est-ce que vous pensez pas qu'il faut faire un salaire maximum alors nous quand on a vu la vidéo on s'est dit mais qui est ce monsieur surtout que le Président de la République a dit que oui lui aussi il était choqué et que vraiment il trouvait qu'il y avait des salaires qui étaient beaucoup trop élevés mais qui pouvait rien faire et on pouvait pas espérer mieux parce que du coup bah ça nous a permis de rebondir et d'expliquer comment on pouvait faire et qu'avant le salaire minimum il y avait pas de salaire minimum et que pour l'instant il y a pas de salaire maximum mais très bien il y en avoir un et pour info l'idée c'est que on pense de façon assez avérée que le fait que les salaires s'envolent des dirigeants des grandes entreprises notamment du CAC 40 est très lié au fait qu'ils ont une stratégie très financière pour leurs entreprises pour maximiser la distribution de dividende pour leurs actionnaires et qu'il y a une espèce de Pact tacite entre les haut dirigeants et les et les actionnaires qui est pas bon pour les entreprise et pour la justice sociale donc typiquement là on avait réussi on a cherché à retrouver le monsieur pour savoir comment ça se fait qu'il parlait de notre rapport et en fait il était abonné à notre newsletter et il l'avait lu le matin avant d'aller faire son marché donc voilà là c'est le je pense que c'est notre meilleur coup des des CIN dernières années mais donc on mesure ça euh la manière dont dont c'est repris et puis évidemment le fait que ça fasse bouger des choses donc dans l'histoire d'oxfem on a contribué avec d'autres à mettre en place à faire mettre en place de manière encore limitée mais la taxe sur les transactions financières on a réussi à faire avancer le débat sur la transparence des salaires alors Bruno Le Maire a menti en disant que c'est bon il l'avait intégré dans la loi Pact nous on veut une transparence des écarts de salaires par cartil c'est-à-dire les 25 % les moins payés les 25 % juste au-dessus pour qu'on puisse voir quand les salaires évoluent si c'est tous les salaires qui évoluent ou si en moyenne les salaires augmentent mais en fait tous les salaires stagnent sauf les 10 % des salaires les plus élevés qui augmentent énormément ce qui fait qu'en moyenne tous les salaires augmentent typiquement ce genre de chose je pense qu'on pourra le gagner de de faire la transparence et ensuite ça permet aux syndicats dans les entreprises de pouvoir améliorer leur négociations une fois qu'ils disposent de ce de ces élémentsl mais oui on fait très attention à l'efficacité de ce qu'on produit et par exemple là il y a un chemin qu'on a pris depuis un certain temps c'est de rendre nos rapports le plus accessible possible parce qu'on s'est rendu compte qu'on avait parfois un vocabulaire compréhensible alors sûrement ultra facilement dans cette salle mais vraiment par une catégorie de gens déjà presque très déjà ouvert à nos à nos sujets typiquement je je parle de salaire maximum nous on parlait de plafonnement des écarts de salaire bah ça le plafonnement des écarts de salairire ça parle pas forcément à tout le monde donc voilà on a aussi un travail sur notre vocabulaire la façon don qu'on a de de de s'exprimer pour rendre nos nos messages lisibles et puis des gens avec qui on travaille des médias avec qui on travaille des euh des vidéos qu'on produit de voilà on a aussi un recul sur est-ce que la manière dont on a d'exprimer de de mettre en lumière nos rapports et quelque chose qui qui atteint sa cible après on va pas vous mentir notre dernière victoire c'est d'avoir créé un fond de soutien aux organisations féministes des pays du Sud au sein de l'Agence française de développement alors c'est un un pladoyer qu'on mena avec d'autres organisations depuis des années sans succès et en 2019 ça a pu être le cas et ça a été mise en œuvre et ça fonctionne bien mais pour le reste sur les questions justice fiscale justice sociale faut se dire les choses assez franchement ça a été assez hermétique depuis les 7 dernières années voilà merci c'est la fin de cette table ronde merci beaucoup à toutes et à tous d'être venu vous pouvez applaudir nos intervenants et intervenantes cécile dufl a dû partir un tout petit peu en avance parce qu'elle devait partir à 18h30 pile n'oubliez pas de soutenir les ONG de soutenir les coopératives et de soutenir les médias indépendants bonne soirée [Applaudissements] [Musique] [Musique]

EMMAÜS, DURALEX : INVENTER DE NOUVEAUX MODES D'ACTIONS POLITIQUES — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote