Intervention de Marion Maréchal-Le Pen lors de la discussion du projet de lutte contre le terrorisme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 1 089 Français impliqués dans le djihad selon les derniers chiffres au friciel, vraisemblablement plusieurs milliers selon différents spécialistes, dont des anciens de la DCRI. »
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« Ces chiffres font de la France le premier foyer de recrutement djihadiste. »
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« M. Fabius n'a-t-il pas déclaré il y a quelques mois « Bachar et la CED ne méritent pas d'être sur terre ». Son message a visiblement été entendu par les sujets du Daesh. »
- 1:47Invité politiqueFait
« La gravité de la menace justifiait plutôt une suspension de l'espace Schengen, sans quoi la maîtrise de nos frontières demeure impossible. »
- 2:07Invité politiqueChiffre
« Vous prévoyez trois ans d'emprisonnement pour l'individu qui aura violé une interdiction judiciaire de sortie du territoire en vue de faire le djihad. »
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« L'interdiction imposée par l'UE d'opérer des fouilles systématiques à la sortie des parloirs facilite les trafics d'armes et de téléphones portables au sein des établissements. »
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« Une soixantaine de personnes au département judiciaire de la DGSE, une trentaine à la direction antiterroriste, pas de quoi affronter un phénomène d'une telle ampleur. »
- 3:41Invité politiquePromesse
« Il serait temps de durcir la politique d'expulsion des imams prêchant l'islamisme radical, ainsi que le contrôle des financements de mosquées venues de l'étranger. »
- 3:54Invité politiqueFait
« En aval, que fait-on de ces soldats formatés et formés aux combats qui reviennent chez nous ? »
- 4:03Invité politiquePromesse
« Il est grand temps d'envoyer un message de fermeté qui doit être entendu jusque dans nos banlieues. »
- 4:12Invité politiquePromesse
« Il faut réformer les dispositions relatives à la déchéance de la nationalité française, afin d'en assouplir l'application et de l'étendre comme l'ont fait les britanniques avec leurs binationaux. »
- 4:23Invité politiquePromesse
« Tout comme la privation des aides sociales. »
- 4:29Invité politiquePromesse
« Les étrangers susceptibles d'être condamnés à une peine d'interdiction de sortie du territoire pour des actes de terrorisme devraient être exclus immédiatement et non assignés à résidence, comme l'indique l'article 2. »
- 4:40Invité politiqueFait
« Les Français n'ont pas à supporter les coûts de prise en charge de terroristes étrangers. »
- 4:51Invité politiqueFait
« L'apparition de ces individus hybrides franco-terroristes et une politique migratoire incontrôlée qui conduit au communautarisme et à la désassimilation. »
- 5:10Invité politiquePromesse
« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales français, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière. »
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« L'ampleur du risque qui pèse sur nos concitoyens ne peut pas laisser de place à la candeur ou à la timidité. »
Temps de parole
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La parole est à Marion Maréchal Le Pen pour 5 minutes. Merci Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues. Ce texte est le bienvenu alors que nous sommes confrontés à une menace inédite, celle d'un terrorisme en pleine mutation avec l'apparition d'un cyber-jihad offensif et la multiplication d'ennemis intérieurs, des compatriotes hostiles de la civilisation qui les a vus grandir. 1 089 Français impliqués dans le djihad selon les derniers chiffres au friciel, vraisemblablement plusieurs milliers selon différents spécialistes, dont des anciens de la DCRI. Ces chiffres font de la France le premier foyer de recrutement djihadiste.
L'incohérence de la politique étrangère de droite comme de gauche ces dernières années, la faiblesse de nos gouvernants à imposer les valeurs républicaines et françaises sur notre territoire, font de la France la complice, malgré elle, de la création et de l'extension du califat mondial impulsé par l'État islamique. M. Fabius n'a-t-il pas déclaré il y a quelques mois « Bachar et la CED ne méritent pas d'être sur terre ». Son message a visiblement été entendu par les sujets du Daesh. Il n'est pas évident pour un pays d'anticiper des événements auxquels il n'a plus été confronté depuis plusieurs décennies. La vague terroriste d'attentats majeurs datant de 1995-1996 pour la France.
Si l'on ajoute à cela votre crainte pathologique de la stigmatisation, je comprends aujourd'hui pourquoi votre grille de lecture est dépassée. En effet, votre réponse politique est manifestement insuffisante et partielle. Bien que quelques avancées soient à saluer. Je pense à l'interdiction de sortie du territoire. Mesure minimale quand des personnalités comme Loïc Garnier, directeur de l'unité de coordination de lutte antiterroriste, nous explique qu'il ne s'agit pas de savoir s'il y aura une attaque terroriste, mais quand elle aura lieu. La gravité de la menace justifiait plutôt une suspension de l'espace Schengen, sans quoi la maîtrise de nos frontières demeure impossible.
La création du délit d'entreprise individuelle terroriste est indispensable afin d'appréhender ces nouveaux loups solitaires comme la presse aime à les définir. Surtout qu'à l'heure actuelle, sur 118 djihadistes interpellés, à leur retour, sur les 53 ont été incarcérés. Dommage que votre récente réforme pénale rende cette nouvelle sanction tout à fait inopérante. Vous prévoyez trois ans d'emprisonnement pour l'individu qui aura violé une interdiction judiciaire de sortie du territoire en vue de faire le djihad. Or, la contrainte pénale applicable à ce type de délit réduit la sanction à une peine hors les murs et un accompagnement socio-éducatif.
Pas de quoi faire trembler les apprentis barbares que vous essayez de neutraliser. Bien évidemment, une peine de prison ferme aurait été à la mesure de la gravité de ces actes. Encore faudrait-il endiguer efficacement le prosélytisme islamiste au sein des prisons françaises. Dans ces conditions, ces condamnés deviennent des bombes à retardement au sein de structures où 60% des détenus sont de confession ou de culture musulmane, selon le rapport du député L'Arrivée. Certes, l'administration pénitentiaire interdit les mouvements collectifs religieux, mais se contente de noter la radicalisation individuelle.
Il faut mettre un terme à cette mixité carcérale en isolant les individus répertoriés comme radicaux islamistes. Sans parler du problème de sous-effectifs, il est grand temps de former le personnel pénitentiaire et les imams agréés à identifier ces comportements et à devenir de véritables acteurs du renseignement. L'interdiction imposée par l'UE d'opérer des fouilles systématiques à la sortie des parloirs facilite les trafics d'armes et de téléphones portables au sein des établissements. Lorsque l'on sait que la radicalisation s'opère principalement par Internet, il est urgent d'entraver cet accès que permet des téléphones détenus illégalement.
L'administration doit pouvoir accéder aux données numériques de ces téléphones et restreindre l'accès au réseau si nécessaire. En matière de prévention, la question des effectifs une fois de plus se pose. Une soixantaine de personnes au département judiciaire de la DGSE, une trentaine à la direction antiterroriste, pas de quoi affronter un phénomène d'une telle ampleur. Il serait temps de durcir la politique d'expulsion des imams prêchant l'islamisme radical, ainsi que le contrôle des financements de mosquées venues de l'étranger, dont on sait que beaucoup viennent de pays accoquinés avec les mouvements islamistes.
En aval, que fait-on de ces soldats formatés et formés aux combats qui reviennent chez nous ? Il est grand temps d'envoyer un message de fermeté qui doit être entendu jusque dans nos banlieues. Il faut réformer les dispositions relatives à la déchéance de la nationalité française, afin d'en assouplir l'application et de l'étendre comme l'ont fait les britanniques avec leurs binationaux. Il n'y a pas de scrupules à avoir. Ces individus n'ont rien de français. Ils combattent nos valeurs et notre République. A ce titre, la remise en place de la double peine supprimée par Sarkozy serait justifiée. Tout comme la privation des aides sociales.
Il est impensable de bénéficier de la solidarité nationale lorsque l'on viole les fondamentaux de la République. Les étrangers susceptibles d'être condamnés à une peine d'interdiction de sortie du territoire pour des actes de terrorisme devraient être exclus immédiatement et non assignés à résidence, comme l'indique l'article 2. Les Français n'ont pas à supporter les coûts de prise en charge de terroristes étrangers. Peut-être un jour finirez-vous par ouvrir les yeux sur le lien de cause à effet entre l'apparition de ces individus hybrides franco-terroristes et une politique migratoire incontrôlée qui conduit au communautarisme et à la désassimilation.
Ajoutez à cela votre complicité face aux pressions politico-religieuses qui transforment le défenseur de la laïcité en sectaire islamophobe. Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen, en particulier les méchants et sales français, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière. Tel est le message de l'international djihadiste le 22 septembre. L'ampleur du risque qui pèse sur nos concitoyens ne peut pas laisser de place à la candeur ou à la timidité. C'est pourquoi je m'abstiendrai sur ce texte que j'estime insuffisant.