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interviewSud Radio· 19 août 2025 28 min

Quand les séniors doivent travailler de nouveau pour… survivre !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Route de l'été, Sud Radio vous écoute et cette semaine, on va explorer un phénomène qui bouscule les clichés. De plus en plus de retraités reprennent le chemin du travail. Pour comprendre pourquoi et bien déjà, on va donner la parole à Anne, notre témoin, toujours active malgré son âge tout simplement.

Garder un lien social, arrondir ses fins de mois ou continuer de se rendre utile chaque jour. Mais avant de commencer ce sujet, Théo Payc, je voudrais évidemment en savoir plus sur Anne Richard. Qui est cette femme au parcours exemplaire mais au quotidien difficile ?

Anne Richard, elle a 76 ans. Toute sa vie, elle a travaillé très tôt, dès l'âge de 13 ans dans une ferme. Puis elle devient humanitaire engagée auprès des femmes berbères avec son association Terre de Soleil.

S'enchaîne ensuite des années dans la restauration puis dans l'immobilier. Avec une retraite de 1100 € par mois, pas le choix. Elle reprend les animations jusqu'à l'année dernière.

à 75 ans, elle était encore au travail pour je cite remplir le frigo m'attelle redit hier encore au téléphone. Aujourd'hui, c'est la précarité qu'elle ressent le plus. Elle pense à reprendre un travail pour compléter ses fins de mois 58 ans de carrière mais surtout une amertume, le manque de reconnaissance de la part de l'État.

Et ce n'est pas tout puisque Anne a un fils de 50 de 57 ans qui souffre de schizophrénie. Elle s'en occupe seule au quotidien. Anne Richard est avec nous ce matin.

Elle va nous raconter son quotidien et la place. fait au travailleurs de l'ombre. Anne Richard, bonjour.

Oui, bonjour madame. Merci d'être avec nous sur Sud Radio. Alors, on va écouter votre témoignage dans quelques secondes, mais je voudrais aussi accueillir nos deux autres invités.

Benjamin Zimmer qui est directeur délégué et associé de la Silver Alliance. Bonjour monsieur Zimmer. Bonjour.

Et nous aurons également Bertrand Martinau qui est économiste spécialiste de la question du chômage et des politiques de l'emploi. Merci beaucoup d'être avec nous. Bertand Martino.

Bonjour. Alors Anne, on va déjà vous donner la parole évidemment parce que Sud Radio vous écoute. C'est avant tout une émission de témoignage.

Racontez-moi votre quotidien Anne. Qu'est-ce c'est pourquoi êtes-vous obligé aujourd'hui de continuer de travailler à 76 ans ? Alors bonjour à tous les auditeurs et merci de m'accueillir.

Je suis très ému, hein. Et je pleure. Regardez.

Oui, vous dites que j'ai repris le travail à 70 ans. Non, chère madame, j'ai pas repris le travail à 70 ans. J'ai pas arrêté de travailler jusqu'à 75 ans.

J'ai travaillé 59 ans. Parce que j'ai travaillé d'abord en temps normal comme commercial. Bon, je veux pas raconter ma vie.

Je travaill une ferme toute jeune, après j'ai travaillé comme employé de maison. J'étais autodidacte. Ma mère m'a ressortie du collège à 13 ans pour aller travailler dans les fermes envoyé un peu.

Donc j'ai pas eu la chance comme tout le monde d'aller à l'école et je me suis battu toute ma vie. Et donc euh j'ai arrêté de travailler à 76 ans, à 75 ans. Mais vous savez pourquoi ?

Moi j'étais animatrice dans les grandes surfaces. J'adorais mon métier, j'adorer le contact humain et j'ai eu un Covid long, de Covid plus un Covid long dont j'ai failli mourir. Alors là, j'ai dû arrêter 1 an parce que je pouvais plus marcher.

Je j'étais complètement désinguée et j'ai repris un petit peu mais je voyais que ça n'allait pas. Donc j'ai arrêté de travailler définitivement à 74 ans. Voyez 57 ans de travail quand même.

He et et du coup là vous avez repris Vous êtes dans quelle région Anne ? Je suis dans les en Bretagne dans les codes d'armor. D'accord.

Ben on abrasse nos amis Breton et vous avez repris le chemin du travail là. Non là je viens d'arrêter. Je vous disais à cause du Covid, ça fait un an que j'ai arrêté.

Ah c'est bon mais mais alors pourquoi vous aviez continué à travailler avant ? C'est quelles étaient les raisons ? Une petite retraite madame une petite retraite de 1100 € et si vous savez vous savez comme moi que quand on voit la les rentrées d'argent avec la retraite est-ce qu'on paye tous les mois en facture et compagnie ben il reste rien pour vivre.

Alors moi j'ai toujours fait un autre boulot aussi. J'avais une association pour l'Afrique. Je faisais des présenter des conférences dans les écoles, les maisons de retraite.

Bon après, j'ai dû arrêter à cause de Excusez-moi, je vais dire la vérité hein, le comment monsieur Patti qui avait été assassiné, les gens ne voulaient plus entendre parler de mes conférences. Donc après, je me suis tournée parce que moi je je défends toujours la cause des femmes dans tous ces pays qui souffrent là. Euh, j'ai pas été en Afghanistan, heureusement, je devais y aller, je serais peut-être jamais revenu.

Mais les femmes berbères au Maroc, c'est-à-dire que je vendais des huiles d'argan du Maroc ici dans mon en Bretagne. J'avais créé une petite entreprise qui marchait très très bien et pour aider les femmes ber aussi comme je dis tout le temps à sortir de leur cuisine puisque ces femmes-là normalement n'ont pas beaucoup le droit de sortir dehors et d'aller travailler et ce commerce marchait très très bien. Ça a duré 2 ans puis à Beaujour est arrivé, moi je je défendais toujours la cause des femmes.

Je vous dis c'était une coopératrice de femmes. Ouais, c'était et un jour un homme est arrivé à la tête de cette coopérative et ce monsieur il a dû trouver que je vendais trop bien et ben il a mis la moitié d'huile d'olive dans mes huiles d'ardent. J'ai dû arrêter mon entreprise mais sans aucun dédommagement bien sûr.

Évidemment là aujourd'hui vous avez une retraite de combien ? 1100 €. Et et vous vous imaginez vous vous évoquiez à Théo que vous alliez sans doute devoir retrouver du travail aujourd'hui à 76 ans ?

B c'est-à-dire que madame, je vais vous dire comme j'écoute beaucoup de séquelles de de santé aussi he quand même j'ai la polié j'étais au purée des d'un cû qui me fait très mal depuis des années. Enfin je suis que vousz quand même à 76 ans et puis je dis que oui si je trouve rien je vais être obligé de recommencer à travailler. Alors j'ai écris à monsieur Baouiec à monsieur Macron vous récupérez aussi la perte d'argent de 7000 € quand même que j'ai perdu par rapport au Covid et ça tout le monde ne veut pas en parler.

De toute façon, c'est la dictature maintenant en France, on faut pas dire ce qu'on pense. Et là, j'écris à monsieur Baï et Baï, pardon. Et je lui ai dit puisqu'il nous dit qu'il veut demander au aux français, aux gux comme il nous appelle he les pauvres gens quoi, les pauvres gens qui font vivre la France.

Mais enfin, c'est nous. Et ben je lui ai dit que avec tous les Je vais lui dire comment il faut faire pour réduire la dette. Moi, il n'a qu'à déjà diminuer tous les politiques, diminuer le salaire et puis que chacun fasse une petite cagnotte pour moi qui monsieur Baou récolte ça 20 € et ça me permettrait de sortir de ma misère parce que là je suis vraiment en galère et vous vous rendez compte que je vais peut-être me trouver en surendement à 76 ans.

C'est pas une honte ça ? Ah mais si, bien sûr. Et ben oui, alors attends, je termine juste quand même.

Vous savez que les banques ne vous font de crédit après 70 ans. Alors vous faites comment ? Ben vous vous suicidez puis c'est tout.

Voilà comme beaucoup de paysans et tout ça qu'on écoute pas. Et ce sont ces gens-là qui tiennent la France en hale. Anne Anne, en tout cas euh merci d'être de de nous faire confiance et et de de venir vous raconter, de témoigner de de cette dure réalité qui est la vôtre.

Aujourd'hui, je voudrais qu'on accueille en même temps Jacques qui a fait le 0826 300. Bonjour Jacques. Oui, bonjour.

Vous vous avez une autre réalité également. Votre frère et des amis travaillent alors qu'il devrait être à la retraite. C'est ça.

Oui, mon entourage, je vois beaucoup de gens qui qui travaillent quand même et ils font ils font du ramassage scolaire le matin, le soir, assez contraignant. Et par contre, ben 55 ans, ils trouvent pas de boulot quoi. Et paradoxalement 63 64 ans, on trouve du boulot.

C'est complètement, je trouve ça un peu bizarre. Et c'est des métiers très différents peut-être non Jacques ? Oui, sûrement. mais qui n'aurait sûrement pas pris à 57 ans.

Mais en même temps euh ben ils ont plus le choix quoi, parce qu'ils ont une petite retraite parce que ils ont euh moi je pense que les retraites en France c'est un un vrai vrai vrai sujet. H euh il y a des J'ai lu un article où il y avait 80 % des retraités en France qui touchaient pas la bonne retraite. Personne en parle, personne ne revient dessus.

On on voit encore le gouvernement qui va taper sur les retraités. Je sais pas. [Musique] Sur les routes de l'été, Sud Radio vous écoute et nous continuons à parler de ce sujet quand les seniors doivent travailler de nouveau pour vivre et survivre.

On en parle avec Anne qui a déjà témoigné sur le début de notre émission, qui va être sans doute obligé de retrouver du travail alors qu'elle a 76 ans, alors qu'elle a déjà eu une vie à ne faire que travailler une retraite de 1100 € seulement. Elle s'occupe de son fils également qui est schizophrène au quotidien et voilà, elle dénonce le manque de reconnaissance de l'État, une précarité grandissante. Elle est avec nous évidemment sur Sud Radio.

On va parler aussi dans quelques instants avec Benjamin Zimer qui est directeur et délégué associé de la Silver Alliance. Nous avons eu Bertrand Martinau qui reste avec nous, économiste spécialiste de la question du chômage et des politiques de l'emploi qui nous apporte la réalité des faits et des chiffres pour la grande majorité d'entre nous. Et je vais tout de suite accueillir Xavier qui lui aussi a appelé le 0826 300 et qui veut apporter son témoignage de vie.

Bonjour Xavier. Bonjour. Bonjour Laurence.

Merci d'être avec nous et merci de la confiance que vous nous apportez pour vous raconter sur Sud Radio. Vous aussi vous avez dû retrouver du travail. Quel âge avez-vous Xavier ?

Alors moi, j'ai 73 ans et je suis un journaliste à la retraite mais pour des accidents de vie, des choses, j'ai été obligé de retravailler pour compléter ma retraite. Pourtant, j'ai une retraite tout à fait correcte. Mais malheureusement, il fallait que je travaille.

Donc, je suis chauffeur pour enfant handicapés. Quelqu'un en a parlé dans l'émission. Je travaille pour une société qui a des contrats avec les départements et je transporte des enfants d'APP pendant donc j'ai un CDI à temps partiel.

Donc là, en ce moment, je travaille pas évidemment, mais je voulais dire par rapport à monsieur Martinau, euh c'est bien beau, mais moi je fais partie des 30 % des retraités qui n'ont pas de maison à eux. Moi, je suis locataire et c'est un co de vie aussi peut-être, mais je je le le problème c'est qu'avec le discours que tient ce monsieur, le gouvernement s'en sert pour dire les les retraités sont plus aidés, donc il faut qu'ils passent au bâ. Et ben moi, je suis pas d'accord avec ça parce que c'est pas vrai.

On n'est pas tous des riches retraités. Vous disiez vous-même que vous aviez une retraite à peu près correcte. Vous avez combien de retraites vous aviez dans les 2000 € on va dire mais sans compter donc le travail que je fais maintenant parce que je gagne à peu près 500 € par mois de plus de plus en étant chauffeur.

Je vais demander à Bernard à Bertrand Martinau de réagir hein puisque vous vous vous l'avez alpagué à l'antenne donc c'est normal que que je lui donne la parole. Bertrand. Oui mais nous sommes pas du tout en désaccord.

Il y a effectivement euh une proportion importante de retraités qui ont du mal à joindre les debouts. De même qu'il existe une proportion encore plus importante de non retraités qui ont du mal à joindre les debouts. Effectivement, je parle de moyenne parce que les moyennes effectivement aujourd'hui une retraite moyenne si on prend en compte la base plus la complémentaire, ça fait à peu près 1600 € net par mois.

Bon effectivement et alors par ailleurs un certain nombre de de retraités, une majorité de retraités effectivement et propriétaires de son appartement euh ont des ont des revenus financiers, on une assurance vie et cetera. Le patrimoine en France est quand même très concentré sur les plus de 60 ans, il faut quand même le savoir et de plus en plus d'ailleurs. Bon, sachant que vous héritez, en général, les héritage maintenant se font à 60 ans.

Donc c'est une sorte de de de cadeau de de cadeau de de bienvenue. Quand vous rentrez en retraite. Souvent vous héritez de vos parents.

Alors vous allez me dire il y a aussi des retraités qui n'héritent pas du tout parce que leurs parents sont pauvres par voilà, ce sont des moyennes exement. Et donc il y a des situations dramatiques mais j'insiste sur le fait que les situations les plus dramatiques sont souvent liées à des problèmes qui ne sont pas que de la retraite mais qui sont liés à des problèmes de santé, à des problèmes d'enfants à charge, des des des accidents de la vie en fait. H vous êtes économiste spécialiste de la question du chômage et des politiques de l'emploi.

Donc je pense quand même que vous connaissez bien votre sujet. Je voudrais qu'on accueille parce que tout va très vite dans cette émission. C'est un sujet qui nous intéresse tous et qui nous qui nous touche tous.

Benjamin Zimer qui est directeur délégué associé de la Silver Alliance. Bonjour Benjamin. Rebonjour.

Merci de votre patience. Est-ce que vous pouvez nous expliquer les missions euh que que Benjam que pardon que la Silver Alliance propose au seigneor ? Bah en fait notre métier à nous, c'est de pouvoir apporter un ensemble de produits et de services qui vont permettre aux Français, vous les appeler les retraités, moi je les appelle les Français, qui veulent rester le plus longtemps possible dans leur domicile.

Euh et donc c'est des services à la personne, c'est de la prestation de services pour de la prévention santé. Donc moi, je travaille avec différentes différentes entreprises, des entreprises comme Odika, comme Stana, comme O2 et j'en passe. Et en fait, on n pas trouvé mieux que de trouver cette organ de créer Silver Alliance en réponse en fait au vieillissement démographique puisque dans l'ensemble des propos qui ont été tenus en fait, on là on on parle de cas qui sont effectivement comme le disait Bertrand assez symptomatiques et qui caractérisent pas toutes les personnes tous les retraités mais qui sont qui font partie de cet ensemble.

Il faut quand même rappeler qu'on est dans un processus démographique qui est inédit. Vous aurez en 2030 un français sur 3 qui sera âgé de plus de 60 ans, ce qui n'est jamais arrivé dans l'histoire de l'humanité, en tout cas en France, mais dans tous les pays du monde, c'est ce qui est en train de se passer. Donc de voir des gens qui sont à la retraite euh retrouver un travail euh je pense que ça va ça risque de se produire de manière beaucoup plus amplifiée dans les temps qui vont venir euh parce que en fait pour pouvoir euh verser des pensions de retraite, il faut des actifs euh qui qui travaillent et comme on va avoir un déficit, une balance qui va être négative du nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités, euh il est très probable que dans les temps qui viennent on travaille plus longtemps.

Alors, c'est des mesures qui sont impopulaires, c'est des choses qui sont compliquées dans notre modèle social. Mais malheureusement, je vous parle de ça, moi j'ai 41 ans, je sais très bien que je partirai pas à la retraite à 64 ans. Euh et je pense que ça, on va le vivre.

La question qui est sous-jacente à tout ça, c'est la question du travail et des valeurs qu'on met dans le travail. On a toujours l'impression que travailler c'est un effort qui est insupportable mais travailler aussi ça a des fonctions qui permettent de s'inscrire dans un paysage social, d'avoir des relations sociales et on est des êtres sociaux. Donc il faut aussi revoir ces choses-là dans dans la la manière la le récit qu'on donne autour du du mot travail.

Alors, j'ai quelques chiffres et j'ai beaucoup de réactions sur la page Facebook de Sud Radio et je vais redonner la parole à Anne. Je voudrais bien avant qu'on finisse ce sujet, ce dossier qui est très important sur lequel on aurait pu vraiment faire une émission beaucoup plus longue, mais euh on a une pension moyenne pour les retraités, la pension moyenne hein, et de 1661 € brut, ça fait à peu près 1545 € nets. Ça c'était des chiffres en début 2025, c'est la pension moyenne.

Ça c'est important de de le préciser. On a plein de réactions. Alors, je vais essayer de lire une partie de de ces réactions que nous avons sur la page Facebook de Sud Radio.

Marie Antoninette nous dit "Faut pas oublier que les retraités sont souvent malade et que les médicaments ne sont pas remboursés. Moi, j'ai 10000 € par mois, je suis propriétaire mais il faut pas oublier non plus les charges de chauffage, la taxe foncière et tout le reste. Il faut que les hommes politiques soient moins payés au lieu de prendre sur les retraités.

C'est trop facile", nous dit Marie-Antoinette. Nous avons Brigitte également qui réagit, Stéphane qui réagit, beaucoup de gens, beaucoup beaucoup. Il y a Monique qui nous dit "Écoutez bien, j'ai été conjointe du collaboratrice, pardon, j'ai été conjointe collaboratrice sans salaire.

J'ai dû me battre sans succès pour bénéficier de la loi 2005. J'ai dû travailler jusqu'à 68 ans puis malade, j'ai une toute petite retraite, je suis locataire et je suis sans aide." Voilà, on est vraiment face à à ces réalités là.

Anne pour vous redonner la parole quelques instants et et pour peut-être je sais pas passer un appel sur l'antenne de Sud Radio. Euh vous aimeriez vous ce serait quoi l'idéal pour vous en en terme d'emploi de petit emploi pour vous aider à boucler la fin de mois ? C'est à moi que vous parlez.

Oui Anne. Ah d'accord. Alors d'abord j'aurais répondre à monsieur Martinau hein parce qu'avec l'économiste ça me fait marrer moi statistique tout ça.

On voit ça tous les jours. C'est facile les écritures et tout de voilà. Alors moi, je voulais dire quand même que tous les tous les retraités ne sont pas en couple et ne n'ont pas de bonnes retraites, hein, ou un campingc ou une belle voiture, hein.

Euh moi beaucoup, c'est des femmes seules comme moi qui galèrent et avec un site handicapé, donc personne ne s'en occupe parce que de toute façon quand on a un enfant comme ça, on considère que vous êtes aussi à moitié bobo, hein. Je suis désolée. Et la retraite, on l'a gagné.

On a travaillé toute notre vie. Et alors une chose que je vous pose comme question à ce monsieur là, Martinau, économiste là, et alors qu'est-ce qu'on fait pour donner envie aux jeunes d'aller bosser ? avec respect Anne s'il vous plaît quand même je respect mais je suis énervé c'est tout'estce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait monsieur Martinau aujourd'hui pour donner envie aux jeunes d'aller bosser parce qu'il faut des actifs pour avoir des retraités mais on en a de moins en moins d'actifs alors qu'est-ce qu'on fait alors puisque monsieur Bertrand Martinu est avec nous encore et que vous êtes spécialiste de la question du chômage et des politiques de l'emploi et vous êtes vous-même économiste, je vous laisse répondre à Anne.

Oui. Donc bah je pense que c'est pas c'est pas une bonne chose de de d'opposer les jeunes et les et les retraités. Les jeunes vont beaucoup travailler beaucoup plus longtemps que les les actuels retraités.

Ils auront une retraite beaucoup plus faible. Bon donc la question de excusez-moi monsieur Martin la question de c'est comment est-ce qu'on leur donne envie de travailler puisqueà priori il y a il y a aussi beaucoup de problèmes c'est pas qu'une question d'envie de travailler c'est qu'ils ne sont pas beaucoup nombreux les jeunes. Je rappelle que notre démographie fait qu'aujourd'hui il y a plus depuis la première fois depuis l'après-guerre depuis les années 30 il y a plus de décès que de naissance.

Donc il n'y a pas assez de jeunes dans ce pays. Donc c'est pas qu'ils travaillent pas assez ou que ils sont particulièrement feignants alors que les les fameux retraités seraient au contraire des gens formidables tous qui auraient travaillé comme des bruts. C'est pas comme ça que ça se fonctionne.

C'est un problème démographique et la démographie est têtue. Voilà déjà les les bébés et même si on en faisait maintenant de toute façon il travailleraiit pas avant 20 ou 25 ans. Donc de toute façon, on a un problème démographique énorme et la question politique qui se pose à nous, c'est comment on répartit l'effort ?

H voilà, c'est tout. Alors après, c'est des débats politiques, on peut répartir l'effort plutôt sur les jeunes, plutôt sur les retraités et voilà. Et là, là c'est un débat politique.

Mais on va pas dire on va sanctuariser les retraites ou au contraire on va pas toucher aux jeunes. Tout le monde malheureusement va devoir faire des efforts. On va faire la politique de notre démographie, il y a rien à faire.

Euh merci en tout cas d'être avec nous et d'être droit dans dans droit dans vos réponses et et et ça nous permet quand même d'éclairer aussi ce cette réalité aujourd'hui qui fait que beaucoup de retraités repartent sur le lieu du travail. Je voudrais conclure avec vous euh Benjamin Zimer de la Silver Alliance, vous en être le directeur délégué et associé. Aujourd'hui, qu'est-ce que la Silver Alliance peut proposer à tous ceux qui nous écoutent et voilà, comment est-ce que vous pouvez aider ceux qui ont besoin de travailler ?

Bah déjà, merci de me redonner la parole. Euh déjà juste préciser que nous on organise, on fait une étude tous les 2 ans avec un CSA Institut notamment sur le l'évolution du pouvoir d'achat des retraités et tous ce tous les chiffres qui vous ont été donnés sont parfaitement vrais. Euh je voudrais juste ajouter un point, c'est que par foyer en France euh le le pouvoir enfin le le ça s'élève les revenus s'élèvent à 2524 € et les dépenses de ce même foyer sont de 1842 €.

Donc ça veut dire qu'il reste quand même un une capacité d'épargne pour les retraiter. Effectivement, les cas que qui ont été cités aujourd'hui font pas partie de ces cas et effectivement il faut pouvoir il faut pouvoir les traiter. Nous maintenant ce qu'on fait concrètement euh c'est que on travaille avec des acteurs qui développent en fait des plateformes de services.

Je pense à Tip Job et à d'autres d'autres d'autres structures qui permettent bah des retraités d'avoir accès à à de l'emploi parce que vous pouvez faire un cumul emploi retraite. Et ça c'est un vrai c'est un c'est un sujet qui fonctionne plutôt bien et qui est en croissance. Et alors juste pour conclure ce qu'on arrive à la fin de l'émission, vous avez parlé de tipi job T I P I T E E E P Y et plus loin job J O B.

Voilà. Et c'est ça c'est une des plateformes sur lesquelles tous ceux qui écoutent Sud Radio ce matin peuvent aller fouiner un petit peu, regarder et trouver un un un emploi de de complément. En tout cas, on va pas repartir sur un CDI à 39h ou 35.

Exactement. Et vous avez de plus en plus au niveau de donc de France Travail, anciennement Paul Paul Emploi des propositions d'offre d'emploi pour justement ce type de personnes parce que effectivement vous avez parlé tout à l'heure des chauffeurs pour les transports scolaires ou pour les transports sanitaires, c'est des demandes et effectivement il y a il y a aussi un certain nombre de de postes à pourvoir sur ces situations. Merci beaucoup à tous les trois d'être intervenu dans cette émission.

Merci beaucoup à Anne d'avoir témoigné de sa réalité, de s'être ouverte ainsi à à l'antenne de Sud Radio sur ces réalités compliquées. J'espère Anne que les choses vont s'arranger en tout cas au mieux pour vous. Merci à vous Benjamin Mazimer, directeur délégué associé de la Silver Alliance d'être intervenu également sur Sud Radio et à Bertrand Martinau économiste spécialiste de la question du chômage et des politiques de l'emploi.

Merci à vous trois. dans quelques instants.