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InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprises

Philippe Gosselin, député LR de la Manche, dénonce la baisse des remboursements de transports sanitaires

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Depuis ce matin, pour certains patients, il faut mettre la main à la poche. Avant, le transport était pris en charge automatiquement. Vous venez d'écrire à la ministre de la Santé ce que vous dénoncez, c'est une double peine ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Alors, Philippe Gosselin, ces dernières années, il y a eu quand même des abus qui ont été pointés du doigt avec des entreprises de taxi et d'ambulance qui facturent au prix fort les transports sanitaires. Fallait agir ?

  • 3:45ComplaisanteRéponse directe

    Oui, parce qu'il n'y a qu'une certaine partie.

  • 4:41OuverteRéponse directe

    On est quand même dans la même logique que la fin du remboursement total de certains médicaments. C'est toujours cette logique d'éviter que le trou de la sécu continue de s'agrandir.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « Tout le monde a bien en tête un déficit, mais je crois qu'on s'y prend le pied dans le tapis et on s'y prend pas bien. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « qui va avoir pour conséquence de renoncer aux soins. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Vous avez raison d'évoquer un certain nombre d'abus. »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « Mais je crois qu'on se trompe un peu de cible en voulant lutter contre certains abus, en voulant éventuellement faire des économies. »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « Là, on rajoute, avec cette suppression de la LD non exonérante des motifs de prise en charge des transports, une complication. »
  • 4:15Invité politiqueFait
    « Et puis, c'est un coût de transport qui explose, en particulier ces derniers mois, avec le prix du carburant qui, lui aussi, a explosé totalement. »

Temps de parole

  • Philippe Gosselin79 %
  • Présentateur15 %
  • ?3 %
  • Présentateur 23 %

≈ 23,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Cotentin, premier sur l'actu locale dans la Manche, ici matin. A 7h45 avec l'invité de la rédaction,

0:06
Locuteur

on

0:06
Présentateur

parle d'un décret qui entre en vigueur aujourd'hui pour les transports sanitaires. Oui, un resserrement des critères de remboursement pour par exemple des malades chroniques qui doivent emprunter des ambulances privées pour se rendre à l'hôpital. Invité d'ici Cotentin ce matin, le député de la droite républicaine de la Manche. Bonjour Philippe Gosselin. Bonjour. Depuis ce matin, pour certains patients, il faut mettre la main à la poche. Avant, le transport était pris en charge automatiquement. Vous venez d'écrire à la ministre de la Santé ce que vous dénoncez, c'est une double peine. On est malade et on doit payer ?

0:36
Philippe Gosselin

Alors, il y a cette difficulté effectivement, même si on peut comprendre d'une certaine façon la volonté d'économie de la Sécu. Tout le monde a bien en tête un déficit, mais je crois qu'on s'y prend le pied dans le tapis et on s'y prend pas bien. Bon, c'est un décret, celui que vous évoquez, dont nous parlons, qui a été publié en plein été, qui laisse d'ailleurs peu de temps aux intéressés pour s'habituer ou en tout cas s'organiser, puisque aujourd'hui ça rentre en vigueur. Certes, ça ne vaut que pour l'avenir, mais effectivement,

1:05
Locuteur

c

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Philippe Gosselin

'est un obstacle qui me paraît sérieux à la continuité des soins. C'est un obstacle aussi qui va faire qu'un certain nombre de personnes, et notamment

1:15
Locuteur

dans

1:15
Philippe Gosselin

des départements comme les nôtres, où il y a des lieux

1:17
Présentateur

qui

1:18
Locuteur

sont

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Philippe Gosselin

parfois un peu éloignés en milieu rural, qui va avoir pour conséquence de renoncer aux soins. Et ça, je crois que c'est une très, très mauvaise idée.

1:28
Locuteur

Et

1:28
Philippe Gosselin

ça touche, oui, en particulier des personnes qui peuvent être âgées et qui ont plus de difficultés de locomotion. Et puis, on n'a pas non plus, dans un département comme le nôtre, des transports collectifs qu'on peut trouver dans des grandes agglomérations. Donc,

1:43
Locuteur

c'est

1:43
Philippe Gosselin

un vrai sujet. Je trouve que ça tombe comme un cheveu sur la soupe et ça touche souvent les personnes les plus fragiles, puisque justement, elles ont besoin de soins particuliers.

1:53
Présentateur

Alors, Philippe Gosselin, ces dernières années, il y

1:54
Locuteur

a

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Présentateur

eu quand même des abus qui ont été pointés du doigt avec des entreprises de taxi et d'ambulance qui facturent au prix fort les transports sanitaires. Fallait agir ?

2:03
Locuteur

Il

2:04
Philippe Gosselin

fallait vraisemblablement, effectivement, agir. Vous avez raison d'évoquer un certain nombre d'abus. Mais je crois qu'on se trompe un peu de cible en voulant lutter contre certains abus, en voulant éventuellement faire des économies. Encore une fois, le principe n'est pas le sujet. On se trompe de cible. Là, ce ne sont pas les transporteurs, les ambulanciers qui éventuellement vont être sanctionnés d'une certaine façon. Eh bien, les patients, et ça, ça pose un problème, justement, dans un département

2:36
Locuteur

où

2:37
Locuteur non identifié

on

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Philippe Gosselin

peut avoir une difficulté d'accès aux soins, où on a des sujets de continuité de soins qui sont bien réels. Vous savez, vous

2:46
Locuteur

avez déjà

2:46
Philippe Gosselin

des gens qui hésitent à se soigner parce que le coût peut être compliqué.

2:50
Locuteur non identifié

C'est

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Philippe Gosselin

notamment la question des médecins non conventionnés. On en a un certain nombre dans

2:56
Locuteur

le

2:56
Philippe Gosselin

département de la Manche. Et il n

2:59
Locuteur

'y

2:59
Philippe Gosselin

a pas de remboursement, déjà, pour ces patients. Là, on rajoute, avec cette suppression de la LD non exonérante

3:03
Locuteur

des

3:04
Philippe Gosselin

motifs de prise en charge des transports, une complication. Et je voulais tirer la sonnette d'alarme. Je l'ai fait parce que j'ai aussi été sollicité par un certain nombre de patients. Je vais être très honnête. S'il n

3:18
Locuteur

'y

3:18
Philippe Gosselin

avait pas eu cette sollicitation, et c'est ça l'intérêt de pouvoir faire remonter cette sollicitation par des patients, je ne l'aurais pas nécessairement vue. Je ne suis pas concerné. Et on ne peut pas être en alerte sur tout, par définition. Mais j'ai plusieurs patients qui sont concernés et qui m'ont sollicité en me disant « Mais on ne comprend pas. Moi, j'ai tel ou tel enfant qui va être concerné. » Alors, il se trouve que, provisoirement, les enfants ne vont pas être concernés.

3:43
Présentateur

Oui, parce qu'il n'y a qu'une certaine partie. Oui, oui,

3:47
Locuteur

ça

3:47
Philippe Gosselin

ne vaut que pour l'avenir. Donc, les prescriptions qui ont été lancées avant ce 1er octobre ne vont pas trouver à s'appliquer maintenant. Mais il y

3:56
Locuteur

a

3:56
Philippe Gosselin

une vraie alerte, et les gens que j'ai eus étaient vraiment paniqués en disant « Écoutez, nous, c'est à Caen. On habite telle partie du centre-manche, par exemple, ou du Cotentin pour d'autres. Et on ne sait pas comment on va faire. C'est du temps déjà sur la route.

4:12
Locuteur non identifié

Ce n

4:12
Locuteur

'est

4:12
Locuteur non identifié

pas si

4:12
Philippe Gosselin

simple. Pour des parents, ce n

4:14
Locuteur

'est

4:14
Philippe Gosselin

pas évident. Et puis, c'est un coût de transport qui explose,

4:18
Locuteur

en

4:18
Philippe Gosselin

particulier ces derniers mois, avec le prix du carburant qui, lui aussi, a explosé totalement.

4:24
Locuteur

Donc, encore

4:26
Philippe Gosselin

une fois, oui aux économies, oui à la moralisation, sans doute, des conditions de transport. Mais

4:34
Locuteur

je

4:35
Philippe Gosselin

trouve qu'on sort l'artillerie lourde sans récertation et sans tenir compte des patients et des malades.

4:41
Présentateur

On est quand même dans la même logique que la fin du remboursement total de certains médicaments. C'est toujours cette logique d'éviter que le trou de la sécu continue de s'agrandir.

4:53
Locuteur

Alors,

4:54
Philippe Gosselin

il y a une logique, évidemment, avec le non-remboursement de certains médicaments. C'est vrai. Mais on a là un élément qui touche davantage encore le milieu rural et des départements comme les nôtres. Quand on dérembourse certains médicaments, on a parfois des questions d'utilité, d'efficacité des médicaments qui se posent. Et ça, c'est un autre sujet. Là, on ne remet pas en cause la nécessité d'avoir des psychologues, des orthophonistes, des séances de kiné ou de médecins particuliers pour certains soins précis. On remet en cause l'accès

5:32
Locuteur

par

5:32
Philippe Gosselin

un mode de transport. Ce n

5:34
Locuteur

'est

5:34
Philippe Gosselin

pas l'efficacité des soins qui est en cause. Alors que sur certains médicaments,

5:39
Locuteur

ils

5:39
Philippe Gosselin

sont retirés des médicaments remboursables pour des raisons d'efficacité. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose et la même logique. Et c'est cette logique

5:49
Locuteur

qui

5:50
Philippe Gosselin

me paraît un peu trop comptable que je veux pourfendre et que je veux combattre.

5:54
Présentateur

Merci beaucoup. Philippe Gosselin, député droite républicaine de la Manche. Bonne journée à vous.

5:59
Philippe Gosselin

Merci à vous aussi. Bonne journée.